
In this French‑language coaching video, Antonio Elevation uses the physiological concept of blood‑sugar regulation as a metaphor for emotional dependency in romantic relationships. He explains how brief “sweet” moments—flirtatious messages, compliments, sexualized exchanges—produce a dopamine‑like insulin spike that is followed by a crash, creating a craving for the next “sugar hit.” He extends the analogy to describe emotional insulin‑resistance, where a person becomes accustomed to constant high‑intensity stimulation and can no longer feel satisfaction, leading to mental overload and a loss of self‑worth. The speaker then guides the viewer through a series of reflective questions (e.g., does the partner calm or activate you? can you rest in the relationship? when was the last time you felt truly safe?) to perform an “autopsy” of past relationships. Practical exercises follow: listing the last five emotional peaks, monitoring the emotional “elevator,” and a 48‑hour social‑media detox to reduce dopamine‑driven overstimulation. The overall aim is to stabilize one’s “emotional glycemia,” foster healthier relational patterns, and regain personal agency.
Chapters
Hop là, voilà, parfait, nous y voilà. Alors depuis le temps, depuis le temps que je t'en parle de ce fameux, de cette fameuse comparaison analogie avec l'indice glycémique, nous y voilà. Je t'ai préparé une petite image ici. Je pense que tu es au courant de ce que c'est l'insuline. Voilà, c'est le taux de sucre dans le sang grossièrement parlant. On n'a pas besoin d'être des scientifiques, juste voilà, principalement c'est ça. Et en fait, il définit beaucoup de choses dans ton corps en fait. Et lorsque tu consommes du sucre, il y a des variations. Cette variation dans ton corps, c'est le taux de sucre, donc l'insuline. Et quand ce taux explose, ben en fait, tu te sens bien, tu te sens heureux, tu te sens plein, tu te sens rassasié, tu te sens— c'est un shot de dopamine, grosso merdo, comme je te disais un peu dans la vidéo précédente. Et puis une fois que tu as eu ça, nécessairement, structurellement, ton métabolisme va donc se débarrasser de ça et ça va t'amener dans une période down. En deçà de la normalité, en deçà du niveau de zéro, pour atterrir dans ce qu'on appelle ici, hop, une crise d'hypoglycémie. C'est quand tu es carencé, quand tu es en manque, quand tu as cette pulsion, quand tu as cette envie, tu sens que tu pourrais manger tout et n'importe quoi et tu visualises déjà en fait tous les mauvais trucs que tu pourrais ingurgiter. Est-ce que tu me vois venir ou pas avec mes gros sabots? Cette comparaison avec ta relation avec les hommes en général. Ce qui se passe, c'est que quand tu es célibataire et que tu converses avec un homme sur une plateforme, quelle qu'elle soit, même avec plusieurs mecs en même temps, en fait tu vas chercher à obtenir d'eux du sucre, une petite fraise tagada. Cette petite fraise tagada, c'est ce truc presque, enfin c'est pas presque, c'est carrément plus qu'agréable de, ah mais qu'est-ce que tu es belle, qu'est-ce que tu sembles être intelligente, tu me fais un effet de dingue. Que des phrases de ce type-là, toi forcément, on est tous constitués de la même façon, surtout là-haut. Bon, au final, qu'est-ce qui va se passer? Ça fait plaisir, ça nous fait monter, tatata. Et dans cette quantité, si je sais pas toi, mais moi quand je commence à manger un truc de ce type-là qui est mauvais mais qui est bon au goût, plus j'en mange, plus j'ai envie d'en manger. Et donc dans cette comparaison avec les applications de rencontre, tu veux en fait que cet homme continue son élan afin que tu puisses surfer sur cette vague. Et donc qu'est-ce que tu vas faire? Tu vas jouer le jeu. Tu vas rentrer dans son propre jeu et pour certains et certaines, ils vont même aller jusqu'à une forme de sexualisation de cette conversation. Parfois, c'est très sain et parfois, c'est très bien et ça répond à un besoin éphémère à l'instant T, c'est très bien, je ne juge pas, il n'y a pas de souci là-dessus. Mais pour certains ou certaines, en fait, c'est une monétisation, une instrumentalisation, un outil, la sexualisation par téléphone parce que du coup, en envoyant une petite photo qui est depuis Babelweb dans ta librairie de téléphone, t'envoie ça. Et donc le mec, il va continuer, il va surchauffer, etc. Et donc tu vois que tu as un effet sur lui. Et là, tu comprends tout de suite en fait que par rapport à l'effet de Skinner, bah là, tu as déjà une addiction. Non pas à lui, non pas au côté hasardeux, mais à la femme potentiellement que tu pourrais incarner à ses yeux, à lui. Parce que ce qui te fait triper, c'est pas l'homme, C'est la femme que toi tu arrives de temps en temps à incarner aux côtés de tel ou untel. D'ailleurs, si tu te regardes un peu dans le miroir, mais surtout dans le rétroviseur, avant d'avoir été séduite par le précédent, ce qui t'a le plus plu, c'est celle que tu arrivais à incarner toi au début de la relation, au début quand tout allait bien, quand il te regardait d'une certaine façon. Et finalement, tu étais séduite par ton reflet dans sa pupille quand son regard se posait sur toi. C'est factuel et ça, c'est quelque chose en fait qui est immuable. C'est tout le temps la même chose dans nos relations. Le fait d'en prendre connaissance, déjà, ça fait du bien. Pourquoi est-ce que c'est important pour moi de te faire cette analogie avec les variations glycémiques, avec le pic d'insuline et la crise d'hypoglycémie? Parce que pour éviter de prendre du poids, pour avoir une santé la plus saine possible, ce qui nous est prodigué, ce qui nous est conseillé, c'est d'avoir une stabilité au niveau de notre insuline, qu'il y ait le moins de variations possible. Parce que si tu es dans cette dynamique-là, ben en fait ton corps va se sentir respecté, il va être sain, et du coup il n'aura pas cette forte proportion à venir stocker. D'ailleurs, à force de manger tout et n'importe quoi, je suis pas sûr du terme, mais je crois que le terme c'est insulino-résistant, c'est un truc du genre. Comme quoi, ben en fait ton corps, quand tu manges du sucre, ben en fait vas même plus avoir les, les pics, tu vas juste rester haut. Et du coup, tout ce que tu vas ingurgiter va se transformer bien plus facilement en gras. Idem, cette comparaison par rapport à tes relations. Si tu deviens, insulino-résistant émotionnellement parlant, tu te retrouves toujours à être dans une urgence, dans un truc élevé où il faut que ça aille vite et que ce soit intense et que ce soit passionnel. Et du coup, tu vas pas prendre du poids, mais Peut-être bien que si, proprement dit, mais moi, dans mon truc imagé, la conséquence, c'est pas nécessairement, c'est la prise de poids, c'est la charge mentale qui se cumule. Parce que, bah, l'air de rien, à chaque fois que tu cours après lui, c'est comme si tu te vendais au rabais. À chaque fois que tu tolères l'intolérable, tu laisses ce je ne sais quoi venir éroder ton capital confiance. Et ça, tu finis par le payer, tout comme ce truc de prise de poids dû à l'insuline. C'est exactement la même chose. Donc en fait, l'idée pour nous aujourd'hui, c'est faire en sorte de stabiliser autant que possible ta glycémie. Alors, je me permets de regarder un tout petit peu mes notes quand même. Voilà, pour parfaire mon analogie avec la métamorphose, bon, la glycémie émotionnelle, il faut que tu partes du principe suivant, c'est que quand tu prends un bonbon, un bonbon, pardon, il y a un pic de plaisir. Après le pic de plaisir, il y a le crash violent, OK. Et juste après, qu'est-ce qu'il y a après le manque? C'est l'envie de reprendre un autre bonbon le plus rapidement possible. Et là, déjà, tu es dans une forme de dépendance. Et plus tu vas avoir tendance à répéter ce mode de fonctionnement, plus tu vas ancrer ça comme quelque chose de normal dans ton mode de fonctionnement. Et du coup, tu vas le dupliquer, et c'est comme ça que tu t'embourbes dans un schéma relationnel qui a ni queue ni tête. Et c'est pas ce qu'on veut, d'accord? Donc tu remarqueras que ça là, ça ressemble beaucoup à des montagnes russes, d'accord? Eh bien, on va aller sur ce terrain-là. Quand tu es dans ces montagnes russes, tu as l'impression que plus cela secoue, plus ça vit, d'accord? Mais en réalité Tu es juste en train d'avoir une hyperventilation intérieure. Un bon lien, un lien sain avec quelqu'un, c'est comme un bon matelas. Il soutient, il stabilise et il ne te comprime pas. Tout l'extrême opposé de ce qu'on a vu avant avec cette glycémie émotionnelle, avec les relations dans la dépendance affective, d'accord? Donc là maintenant, il y a des questions que tu devrais peut-être toi te poser pour faire l'autopsie de tes anciennes relations et en apprendre davantage sur toi et gagner en clarté. J'espère que tu es prête. Première des questions, c'est: est-ce qu'il t'a calmé quand tu étais à ses côtés? Est-ce qu'il te calme ou bien est-ce qu'il t'active? S'il t'active, c'est qu'en fait, hop, dopamine, hop, sérotonine, hop, cortisol. C'est quoi les hormones en fait? Là, j'essaie de visualiser ça au niveau de ton cerveau, que ce soit cérébral, parce qu'il y a un côté émotionnel, il y a un côté rationnel, mais il y a aussi quelque chose de physiologique psychologique qui se joue. Donc c'est pour ça j'emploie le terme venir faire l'autopsie. On va essayer de décortiquer ça. Donc regarde bien dans ton rétroviseur. Deuxième des questions, est-ce que tu peux te reposer? Est-ce que tu peux te reposer dans cette relation? Est-ce que c'est une course irréfrénée? Est-ce que c'est un marathon joué à la façon d'un sprint? Oui, c'est que c'est pas bon. Tu es censé, une relation saine, donc qui est assujettie, qui est probablement pérennisable, donc sur le long terme, c'est nécessairement une relation où tu peux te reposer. Parce que s'il s'agit pour toi de tout le temps faire tes preuves, s'il s'agit pour toi de tout le temps devoir mériter, c'est que ce n'est pas sain. Et ça, tu es à même de le voir dès le début de la relation. J'ai arrêté le nombre de femmes que j'ai, de compter, pardon, le nombre de femmes que j'ai accompagnées qui au début étaient dans la méritocratie, dans l'amour sacrificiel, dans le don de soi, et qui, au fil de l'eau, après les accompagnements que j'ai eus avec elles, ont été épatées de constater qu'en fait elles pouvaient attirer à elles des relations saines, mais surtout qui ne demandaient absolument aucun, aucun effort. Et c'est ce que j'espère provoquer chez toi à travers le QG des Cœurs Blindés. Donc s'il te plaît, sois assidu, sois appliqué, et fais-moi confiance dans la mise en pratique de ce que tu dois faire. Voilà, après derrière, toi tu n'as plus qu'à mettre en pratique. OK, 3e des questions: quelles sont les dernières fois où tu t'es sentie totalement en sécurité? Alors il faut respirer un bon coup et te poser vraiment cette question. De quand date la dernière fois où tu t'es sentie vraiment en sécurité? Est-ce que c'était quand tu étais petite? Est-ce que lorsque tu étais dans les bras de ton ex? Est-ce que finalement c'était au début de cette relation? Est-ce que ça date et tu t'en souviens même plus? Ça, c'est un truc important à venir pondérer, mesurer, monitorer, pour que tu aies une unité de mesure et que tu saches si tu es sur le bon chemin. Si ça fait un bail et que limite tu t'en souviens pas, c'est que véritablement tu as besoin de créer un environnement sécurisant. Parce que la sécurité, c'est pas l'homme qui va te l'apporter. L'homme, c'est un peu comme un crédit, c'est un effet de levier. C'est-à-dire qu'en fait ou comme l'alcool. Voilà, tu vois, j'ai donné l'exemple de l'alcool. Je pars du principe que l'alcool ne fait que ressortir ta vraie facette. Il y a des personnes qui sont méga drôles et qui en fait, sans boire de l'alcool, sont drôles, mais en buvant, elles deviennent encore plus. Certaines en fait cachent une forme de violence et une fois qu'elles ont été alcoolisées, elles deviennent violentes. D'autres sont introverties et puis officiellement, une fois qu'elles ont bu quelques verres, en fait deviennent extraverties. Mais la facette de soi sous alcool, c'est notre vraie version de nous. Moi aussi, mon hypothèse, c'est comme ça que je ressens les choses. Tu es pas obligé d'adhérer, mais quoi qu'il en soit, c'est un accélérateur, c'est un effet de levier. Tout comme l'homme qui rentre dans ta vie, bah en fait, si de base tu as un terrain insécurisé, quand il sera là, ça sera d'autant plus insécurisant parce qu'il va appuyer là où ça va faire mal, d'accord? En fait, lui, il va pas être là pour t'aider, il va être là en fait pour tester où est-ce que tu en es dans ta vie. Et ça fait suer de se dire ça parce que du coup tu as une part de responsabilité d'un coup d'un seul là qui tombe sur tes épaules. Mais la bonne nouvelle, quand tu en es responsable, c'est que c'est justement sous ton contrôle. OK, dernière petite question: quand tu vas mal, est-ce que tu vas venir chercher du lien, ou alors est-ce que tu vas chercher un shot de je ne sais quoi pour aller mieux? Quand ça va mal, autrement dit, est-ce que tu cherches des solutions à court terme ou sur du long terme? Quand ça va mal, est-ce que tu vas de nouveau retourner vers cet ex plan cul où tu sais pertinemment que tu n'auras rien de lui à part un coup de quéquette? Ou est-ce que tu décides en fait d'embrasser, d'enlacer l'ennui, la solitude, même momentanément, parce que tu sais qu'elle sera libératoire et parce que ce sera le ciment de ton futur avenir? Ça, c'est des questions à se poser. OK, maintenant en termes d'exercice, chose simple, on se veut pratico-pratique ici dans cette formation. Je vais te demander de lister les 5 derniers pics émotionnels que tu as ressentis. Par exemple, ça va être message, euphorie, attente de message, angoisse, un appel, ah, soulagement, et de nouveau attente. Regarde comment est-ce que tu vis ton ascenseur émotionnel, regarde comment est-ce que ta vie est à l'image d'une montagne russe. Parce que si tu identifies ton contexte, les outputs, les choses qui sont en extérieur de toi, alors tu pourras mieux disséquer et apprécier les inputs. J'ai confondu les deux, excuse-moi. Les inputs, c'est l'extérieur, ce qui rentre en toi, et le output, c'est le résultat final. Voilà, désolé pour la confusion. Voilà. Dernier exercice et puis après on aura fini sur ce module-là, en tout cas cette vidéo-là, excuse-moi, parce que le module sur la dépendance affective on est loin, loin de l'avoir fini. Exercice pour justement tenter de commencer doucement mais sûrement ton sevrage. J'aimerais idéalement que tu puisses faire le choix pour les 20 heures ou idéalement 48 heures de ne plus consommer. De réseaux sociaux. Tu peux venir te former ici, tu peux lire, tu peux faire plein de choses, mais les réseaux sociaux avec la surstimulation, avec cette gestion bancale de la dopamine, avec tout ce qui en découle, j'aimerais que tu puisses stopper ça pendant 2 jours, pendant 48 heures vraiment top chrono, et puis prendre le temps de noter comment est-ce que tu t'es senti, quelles sont toutes ces choses-là. Et tu verras qu'il y aura de très fortes analogies d'inconfort Comme lorsque ce mec met davantage de temps pour te répondre. Voilà, je te laisse te désensibiliser de la chose, je te laisse reprendre le contrôle avant d'entamer la prochaine vidéo.










