Les schémas affectifs inconscients

Dans ce module vidéo, Antonio expose son hypothèse selon laquelle nos choix amoureux sont guidés par des schémas affectifs inconscients, comparés à la partie immergée d’un iceberg. Trois couches invisibles sont détaillées : le schéma affectif qui répète les chemins familiers, l’écho du passé (notamment la figure paternelle) qui colore nos attractions, et les blessures actives (abandon, rejet, trahison) qui fonctionnent comme des serrures émotionnelles attirant des partenaires capables d’y « mettre la clé ». Il illustre chaque couche par des métaphores (randonnée, héritage transgénérationnel) et montre comment ces mécanismes maintiennent des dynamiques dysfonctionnelles. Antonio propose ensuite des exercices pratiques – questions de réflexion, exercice du miroir, rédaction d’une lettre à la blessure – pour identifier les patterns, les premières blessures familiales et les attentes inconscientes. Il annonce également le cadre d’accompagnement (QG des Cœurs Blindés, ateliers, lives, vidéos) destiné à aider les participantes à désamorcer ces schémas, à gagner en clarté et à avancer vers une souveraineté féminine plus autonome.
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Pour débuter ce nouveau module, je vais te partager mon hypothèse hypothétique. Je pars du principe en fait qu'il y a des mécanismes qui vont influencer dans ta dépendance affective. Précédemment, on a vu quelque chose qui était d'ordre psychologique, d'ordre sociétal, d'un mécanisme comportemental. OK, on a vu aussi qu'il y avait ton environnement et ta consommation de différentes choses qui créent des habitudes. Puis après, on a vu aussi qu'il y avait le comportement de l'homme en lui-même avec les stratégies, notamment tout ce qui était en lien avec les PN. Je te laisse t'y référer si c'est pas déjà fait. Ensuite, aujourd'hui, bah, j'aimerais te montrer des éléments comme dans l'image ici, tu vois. C'est, c'est imagé, ça ressemble un peu à un iceberg. J'ai fait du mieux que j'ai pu, voilà. Et tu remarqueras que donc en fait, là, c'est la partie visible de l'iceberg, c'est donc le choix relationnel. On pourrait dire, ben voilà, mais c'est factuel, à chaque fois je tire à moi ce genre d'homme et c'est juste comme ça. L'air de dire j'y peux rien, sauf que c'est faux. Il y a des choses que tu peux changer, il y a des choses que tu peux modifier pour que ça te soit plus profitable, plus aisé, juste plus doux en fin de compte pour toi. J'en ai énuméré ici 3 de choses qui vont influencer de façon totalement inconsciente. Voilà, donc c'est pour ça que j'ai appelé ce petit module les schémas affectifs inconscients qui influencent les schémas relationnels. Le premier élément, le premier gros steak qui va venir influencer tes relations, c'est le schéma affectif. Qu'est-ce que j'ai noté ici? Le système affectif cherche à rejouer ce qu'il reconnaît déjà. Je donne un exemple: j'adore la randonnée, j'adore les balades en pleine montagne, et si on me laisse le choix, bah, inconsciemment, je vais faire en sorte d'emprunter encore et encore le même sentier pédestre. Non pas que j'ai pas envie de découvrir de nouveaux lieux, c'est pas ça. C'est juste que ça me demande un effort parce que naturellement mon cerveau va aller prendre le chemin qu'il connaît déjà. Parce que prendre un chemin que je connais, que j'ai déjà emprunté, c'est sécurisant. Et en fait, te concernant, s'il s'agit de faire quoi? En fait, réussir à sortir de ta zone de confort, réussir à comprendre que ta zone de confort, plus tu t'y ancres, plus tu t'y enracines, plus elle devient inconfortable. Pourquoi est-ce qu'elle devient inconfortable? Parce que, bah, en fin de compte, tu, tu, tu réitères encore et encore le même schéma, les mêmes modalités, les mêmes rencontres, les mêmes issues. Voilà. Et donc là-dessus, sur le schéma relationnel, ce que tu as besoin, et j'espère envie de faire, c'est de te dire que là, j'en ai vraiment plein les ovaires, là, j'en ai vraiment marre. Il s'agit pour moi en fait de de m'offrir l'opportunité d'essayer quelque chose de nouveau. D'ailleurs, tu remarqueras, alors c'est pas moi, c'est Einstein, il a dit, c'est une hérésie, c'est une folie, voire même une dinguerie de croire que l'on peut obtenir un résultat différent en faisant tout le temps la même chose. Et inconsciemment, tu es comme moi, c'est-à-dire tu vas vouloir emprunter le même sentier pédestre. Par moment, ose te conjuguer différemment avec le genre masculin. Ose prendre le lead. Parfois, justement, soit si tu es— si jusqu'à présent en fait tu as été très proactive, initiée, à ne pas lui laisser l'opportunité de marquer des points parce que tu aimes que la locomotive avance vite, OK, essaie quelque chose de différent. Laisse-lui de la place. Au lieu d'être actrice, deviens spectatrice. Si auparavant tu étais beaucoup trop spectatrice, sois davantage actrice. Essaie de te renouveler afin de pouvoir jauger et trouver ton juste milieu. Deuxième des choses, c'est qu'en fait, inconsciemment, l'écho du passé finit par teinter ton présent. L'homme choisi est un écho de ton passé. Pareil, j'ai arrêté de compter le nombre de fois auprès de mes clientes où je me suis rendu compte avec elles qu'en fait, ses ex ressemblaient bizarrement, bizarrement comme deux gouttes d'eau à leur papa. Que leur papa soit un homme sain ou un homme dysfonctionnelles, ça ne changeait rien. Elles étaient systématiquement attirées par le même genre de gars que leur papa a été pour leur maman. Si leur papa faisait du rugby et qu'il était mastoc, elle va chercher une figure mastoc. Si son papa en fait avait des dépendances, par exemple pour l'alcool, eh ben elle va être attirée par les hommes alcool. Pourquoi? Typiquement, sa maman n'a pas réussi à sauver son papa qui était alcoolique, et en grandissant, en fait, elle va vouloir sauver un homme étant alcoolique, parce qu'il y a comme qui dirait un transfert. Sauf que l'homme que tu vas avoir dans ton cœur, dans ta tête et dans ton lit, ça ne sera pas ton père. Bon, évidemment, tu le sais très bien. Je, voilà. Par contre, le fait de le verbaliser, même avec un ton un peu sarcastique, ironique de la sorte, bah en fait, ce que je cherche à provoquer chez toi, c'est une prise de conscience. C'est un petit électrochoc. Je cherche à venir secouer ton pommier pour que tu réalises un truc très important, c'est qu'en fait, tant que tu ne résous pas tes problèmes avec ton papa. Alors ça, pareil, ça sera le sujet d'un des lives, certainement l'une des sessions de blindage qu'on fera en collectif tous ensemble, parce qu'il y a des ateliers, il y a des Google Forms à faire, il y a plein de trucs et plein d'ateliers qui t'attendent. Il faut que tu sois patiente, ça va se faire petit à petit. Là, on est en train de construire quelque chose de gros ensemble. Laisse-moi le temps et je te jure que je suis, je serai à fond derrière toi, tout comme toutes les autres. Il faut qu'on puisse structurer la chose et là, on en est qu'aux balbutiements. Quoi qu'il en soit, il faut que tu puisses identifier en fait quel a été le rapport que tu as eu avec ton papa. Quels sont, quels ont été par exemple la posture, l'énergie? Qu'est-ce que tu as fait toi pour briller dans les yeux de ton papa? Qu'est-ce que tu faisais pour être adoubé, validé, etc.? Et admettons, qu'est-ce qui se passe Antonio si mon papa, si mon père, ma figure paternelle ou mon géniteur, tu l'appelles comme tu veux, n'était pas là? Parce qu'il m'a abandonné, parce qu'il était mort, parce qu'il était en rejet, parce que je l'ai jamais connu, parce que X ou Y. Eh bien, idem. En fait, à un moment donné, s'il y a eu ce manque, ça veut dire donc que tu as surcompensé d'une autre façon et tu as bien souvent cherché un tuteur, une figure paternelle. Et demande-toi, mais pour toi en tant que femme, quelle a été pour toi la figure paternelle? Quel a été ton référent? Peut-être même que c'est ta mère qui a joué les deux casquettes. C'est possible. Moi, la mienne, c'est ce qu'elle a fait. Elle a joué le rôle de papa et de maman pour moi, tu vois. Et c'est comme ça que j'ai, je me suis construit autour de tout ça. Et ben, pose-toi ces questions: comment est-ce que tu agençais ton mode de fonctionnement, ta posture aux côtés de cette personne-là qui faisait office de tuteur, de figure masculine, pour ensuite comprendre ta posture actuelle? En fait, et enfin, les blessures actives. Ça, c'est la troisième couche invisible de ton iceberg. La blessure active attire le même profil. Je vais prendre un exemple. Il y a rien de mieux que les exemples pour faire comprendre aux gens des concepts plus compliqués. Si tu es, admettons, si tu as eu la blessure de l'abandon, OK, l'abandon, le rejet, eh bien, à l'âge adulte, tu vas mettre en place tout un tas de stratégies en vue pour que cela ne se réitère pas. Sauf que tes stratégies, 95% du temps, elles sont bancales, dysfonctionnelles. Et le pire dans l'histoire, c'est qu'elles finissent par attirer à toi ce que tu veux éviter le plus possible, c'est-à-dire une énième, un énième abandon, un énième rejet. Pourquoi est-ce que ça se passe comme ça? Parce que tu as tellement peur en fait de revivre la scène que du coup tu vas créer un contexte désincitatif Ton insécurité va finir par contaminer la sécurité, qui deviendra une insécurité interne auprès de ton partenaire. Étant toi intimement convaincu qu'il finira par soit te rejeter, soit par t'abandonner, tu vas l'air de rien utiliser certains phrasés, l'air de dire non mais je sais qu'un beau jour tu vas finir par me quitter, et toutes les autres conneries de ce genre-là. À force de lui répéter, c'est du matraquage, et ça finit par percer son cerveau, ça finit par rentrer dans son esprit. Et le problème, c'est que tu es tellement intimement convaincu de cela que ça va finir par le convaincre. Une fois convaincu, il n'y aura pas de rétropédalage derrière. Donc la solution ici, quelle est-elle? C'est faire en sorte de travailler directement sur ta blessure. Là pareil, je vais créer des ateliers. Là pareil, je vais faire des vidéos spécifiques sur chacune des blessures afin que tu puisses venir décortiquer tout ça. Alors ça prendra du temps. Là, au moment où tu regarderas la vidéo, je ne sais pas si à ce moment-là j'aurais déjà fait tous ces modules parce que ça me prend un temps de malade, comme tu peux bien l'imaginer. Mais c'est OK, de toute façon ta métamorphose prendra du temps. Tu as mis je ne sais combien de décennies pour en arriver là, ça te prendra également des années pour désamorcer certaines bombes, pour, comment on appelle ça, enlever certains, certains boulets attachés aux pieds et les, certains ancrages et certains enracinements qui sont profondément ancrés en toi. À cause notamment du transfert, de l'héritage transgénérationnel, de la fidélité à l'éducation qu'on t'a partagée et par rapport aux dogmes. Il y a tellement de pressions et ça aussi pareil, les pressions sociétales et les pressions que tu as ici feront bien évidemment sujet de différents modules de formation qui t'attendent petit à petit. Alors en dehors de ce petit schéma, j'avais noté également quelques idées clés à transmettre, c'est qu'en fait ton système affectif cherche à rejouer ce qu'il connaît, pas ce qui est bon pour toi. On reprend l'exemple de la randonnée. J'emprunte un chemin et finalement il me plaît, même s'il a, comment on appelle ça, c'est quoi, un dénivelé, un dénivelé de malade mental. Bon bah franchement, ça fait mal aux genoux, c'est inconfortable, je suis toujours essoufflé, c'est un terrain technique tellement que finalement je ne prends même plus plaisir à regarder le ciel puisque j'ai toujours les yeux à même le sol pour regarder où est-ce que je pose les pieds. Et malgré tout ça, bah, la fois d'après, puisque maintenant je connais ce chemin, j'ai le choix, je peux prendre l'autre chemin, mais je sais pas où est-ce qu'il va m'amener. C'est exactement la même chose pour toi. L'idée, c'est que tu puisses t'offrir l'opportunité d'être agréablement surprise par quelque chose de nouveau, d'autant plus quand tu raisonnes très, très bien, de façon purement factuelle. Tu sais déjà à quoi t'en tenir avec celui-ci. Le mieux, c'est que tu sais déjà que tu vas être déçu. Au mieux, par contre, tu prends le risque d'être agréablement surprise. Quant à l'autre, en fait, on n'en sait rien. Le pire, c'est que tu puisses découvrir quelque chose de nouveau et en apprendre davantage sur toi. Parce que c'est vrai aussi, s'il est au contact des autres personnes, c'est au fil de tes relations que tu en apprends davantage sur toi, sur ce qu'il te plaît et sur ce qui te rassasie. Deuxième idée clé que je voulais te transmettre, c'est que l'homme que tu choisis n'est pas toujours une nouveauté. C'est bien souvent un écho de ton passé. C'est ce que je te disais ici par rapport à ta figure paternelle, par rapport aux hommes par exemple que ta mère avait choisis pour ton statut de père ou de beau-père ou d'ex. Voilà, ces exemples-là, c'est les premiers modèles relationnels qui finissent par nous teinter de base. Cette couleur-là vient par finir par nous pénétrer et modifier légèrement nos choix d'adultes. Et enfin, dernier élément par rapport aux blessures: tant que la blessure est active, tu vas être attiré par le même profil encore et encore. Phrase clé, celle-ci c'est la plus importante il me semble, c'est qu'une blessure c'est comme une serrure émotionnelle. Je répète: Une blessure, c'est comme une serrure émotionnelle. Ce que je veux dire, c'est que tu finis par attirer inconsciemment des hommes qui ont la bonne clé. Ça oui, ils ont la bonne clé pour l'ouvrir, mais pas pour la guérir. Tu vois ce que je veux dire ou pas? C'est comme si ton cœur avait un logiciel qui te dit je veux plus revivre ça, OK, mais inconsciemment tu appuies de nouveau sur la touche rejouer encore et encore. Voilà. Et tout ça aujourd'hui, avec ces modules vidéo, avec le QG des Cœurs Blindés, avec les interactions et tout ce que tu peux mettre en place de ton côté, ben en fait tu es en train de t'émanciper, tu es en train d'être infidèle à ce modèle, tu es en train de te créer des pas de géant vers ta propre souveraineté féminine en osant emprunter de nouveaux chemins. Alors maintenant, les questions que tu devrais peut-être te poser pour élucider certains points de ta vie. Première question puissante que j'aimerais te poser: quel est le point commun entre les hommes qui t'ont le plus marqué? C'est pas forcément les hommes de ta vie avec qui tu t'es envoyé en l'air, ça peut être certains profs, des parents, des parents d'amis, peu importe. Tant que c'est un homme, comment est-ce qu'il t'a marqué et quels sont Quel est le principal ou les principaux dénominateurs communs à tous ces hommes-là? Regarde bien. Deuxième question puissante: quelle est la première blessure que tu as ressentie dans ton histoire familiale? Rejet, abandon, trahison, ouais, je sais plus les autres d'un coup là. Seul, il y en a plein. Tu regardes, tu viens disséquer et tu regardes comment est-ce que tu as décidé en fait de traiter la chose. Peut-être que tu l'as même pas traitée, peut-être que tu l'as mis juste dans ton grenier émotionnel. Et si c'est le cas, pareil, on va progressivement commencer à attaquer ton grenier émotionnel pour que tu puisses t'émanciper, que tu puisses t'en libérer et gagner en clarté. Plus tu gagnes en clarté, plus tu mets de la lumière dans ton grenier émotionnel, plus tu avances avec légèreté, tranquillité, à un rythme qui est le tien, pas celui de l'urgence, pas celui de la je ne sais pas quoi. Juste, OK. Si ton cœur était une enfant, OK, quel adulte attend-elle encore? Attends, cette phrase elle a pas de sens, je l'ai mal écrit. Si ton cœur était— excuse-moi, je me suis gouré, je me suis gouré. Attends, j'en ai deux autres de questions, celle-ci ne la prends pas en compte, je suis désolé. Alors, j'arrive pas à voir. Deux secondes. Ah voilà, ok. Qu'est-ce que tu attends inconsciemment de tes futures relations? Qu'est-ce que tu attends inconsciemment de tes futures relations? Est-ce que tu attends d'être adoubée, validée, d'être considérée comme une femme, ou simplement d'avoir de la considération, être respectée, avoir de l'écoute active? Choisis bien avec minutie. Tu peux pas tous les mettre, évidemment tu mérites tous, là n'est pas la question. Je dis juste que tu dois les prioriser. Voilà, si tu n'arrives pas à les choisir, choisis-en 5 et mets-le dans l'ordre décroissant, du plus important au moins important. Important. De cette façon-là, tu vas pouvoir comprendre en fait de quoi aujourd'hui tu sembles être carencé. Si tu as besoin de considération et d'écoute, ça veut donc dire qu'en fait toi-même tu ne t'en offres pas assez de la considération et de l'écoute. Pourquoi? Parce que ton passé, etc., là-dessus on l'a vu et revu. Par contre, aujourd'hui, ce qui est tributaire de toi à 100%, c'est est-ce que je pars du principe que cette carence c'était quelqu'un d'autre de l'assouvir, ou est-ce que c'est à moi de venir la résorber? La solution, tu l'as, c'est évidemment toi. D'ailleurs, c'est pour ça qu'on est là. Donc maintenant, en termes d'exercices, on arrive à la fin de ce petit module. Premier exercice: exercice du miroir. Consiste à lister 3 reproches principaux faits à l'homme en question. Tu te rappelles tout à l'heure, je t'avais dit de regarder quels étaient les principaux points communs entre tous ces hommes-là. Il y en a un qui sort du lot, il y a un de ces mecs-là qui sort forcément celui qui t'a beaucoup plus touché profondément que tous les autres. Tu le sais. J'aimerais que tu puisses lister les 3 reproches que tu as à lui faire, OK? Puis se demander, une fois que tu as mis ça, tu vas ensuite te demander, quand ai-je ressenti ça pour la première fois de ma vie? Est-ce que c'est dans mon enfance? Est-ce que c'est dans mon adolescence? Est-ce que c'est lorsque j'étais jeune femme? Est-ce que c'était avec lui? Pose-toi cette question. Ensuite seulement, À qui ai-je voulu dire ça enfant sans jamais vous, sans l'avoir lu? Ce, mais qu'est-ce que je comprends pas ce truc-là? À qui je me goure à chaque fois? Je me goure sur la dernière question, je suis désolé. Celle-ci n'en prend pas en considération, idem. Décidément, Toto Antonio, n'importe nawak. Donc là, la question, tu l'as compris, c'est comment ai-je ressenti ça pour la première fois dans ma vie? Et une fois que tu as compris ça, où est-ce qu'il se réfère? Enfin où est-ce qu'il se positionne dans ta frise chronologique, pour ensuite te référer à combien de fois est-ce que c'est apparu et comment est-ce que toi tu as réagi à chaque fois. Tu vas commencer à y voir plus clair pour comprendre quelles ont été les stratégies compensatoires que tu as mises en place pour ne pas affronter la chose. Parce que si tu l'avais affrontée de façon saine, c'est-à-dire pour toi, probablement que tu n'aurais pas eu à revivre encore ce même schéma. Deuxième devoir que j'aimerais te proposer, c'est créer une lettre à ta blessure, cette blessure-là qui te fait mal, OK. Comme on a vu tout à l'heure, blessure abandon, rejet, trahison, etc. Eh bien, écris une lettre pour la blessure que tu as eue au fond de toi, comme si c'était une enfant. Tu vas lui adresser une lettre en lui parlant directement comme si c'était une enfant, avec beaucoup de bienveillance, beaucoup d'empathie, beaucoup de Voilà, tu viens la choyer. L'idée c'est quoi? C'est qu'on puisse faire en sorte que toi et elle vous compreniez aujourd'hui, que tu puisses comprendre quelle a été l'utilité qu'elle a eue dans ta vie pour que tu n'aies pas à la rejeter, mais au contraire à l'accueillir. Comprendre aujourd'hui c'est qu'elle a encore à t'offrir comme bienfait, comme leçon, comme externalité positive. Et ensuite tenter pourquoi pas de lui faire une promesse. À cette blessure. Comme quoi aujourd'hui, dorénavant, en fait, tu vas apprendre à vivre avec, non pas comme une béquille émotionnelle avec des stratégies compensatoires, mais comme une coloc qui se respecte, où vous êtes bienveillant l'un envers l'autre, et faire en sorte en fait de vous protéger mutuellement. Au lieu d'être en rejet l'un de l'autre, de vous protéger mutuellement. Et ça va se passer en faisant quoi? En venant assumer pleinement la présence de ton cohabitant, la personne qui vit dans la même maison que toi, mais j'ai oublié le terme, désolé. Donc c'est de cette personne-là, donc de ta blessure. Plus tu vas l'assumer, plus tu vas réussir à la verbaliser auprès de tes interlocuteurs. Et donc tu lui offres de la considération en parlant d'elle, tu lui offres de la considération, elle se sentira vivante, se sentira respectée. Tu te sentiras de facto donc respecté, et les personnes à qui tu vas en parler seront bien plus à même de savoir se conjuguer, conjuguer pardon, sereinement mais surtout sainement avec toi. Voilà.










