L’insécurité d’être une femme en 2024

Dans cette vidéo, l’auteur raconte deux faits vécus par sa sœur de 18 ans pour illustrer le sentiment d’insécurité que ressentent les femmes en ville, de jour comme de nuit. Le premier incident se déroule dans un parking à 2 h du matin, où trois hommes insistent pour l’emmener en voiture. Le second se passe dans un magasin Action, où un homme d’une cinquantaine d’années profère des insultes et tente de toucher une jeune femme. À partir de ces récits, le créateur propose des stratégies concrètes pour désamorcer ou sortir de telles situations : (1) verbaliser clairement la peur avec la phrase « vous nous faites peur », ce qui pousse l’agresseur à reculer ; (2) si l’insistance persiste, dégainer une petite bombe lacrymogène (pepper spray) comme moyen de dissuasion, en précisant son coût et sa légalité. Il recommande également de crier ou de solliciter l’aide des passants en exprimant à haute voix la peur collective (« nous avons peur, au secours »). Le discours mêle anecdotes, conseils pratiques, réflexion rationnelle sur l’émotion et invite les spectateurs à le contacter via Instagram pour en parler davantage. L’objectif global est de sensibiliser à la réalité de l’insécurité féminine et d’armer les femmes de techniques simples et accessibles pour reprendre le contrôle.
Chapters
Bonjour à toi. Alors dans cette vidéo, je vais te raconter l'histoire de ma petite sœur qui a tout juste 18 ans au moment où je tourne cette vidéo. Et c'est simplement pour illustrer l'insécurité ambiante qui règne lorsque tu es une nana qui se balade en ville de jour comme de nuit. C'est même pas— et qu'importe la taille de la ville, le lieu, je pense que c'est totalement généralisé. Tu peux même être une daronne de je ne sais quel âge, tu vas ressentir cette insécurité. Donc cette vidéo ici a pour objectif de te sensibiliser à la cause, bien que tu l'aies déjà, mais surtout prendre conscience qu'en fait tu as un putain de pouvoir pour désamorcer ce genre de situation. Je vais donc donner 2 exemples pour ce faire. Et pour ce faire, je vais utiliser l'histoire de ma petite sœur, ce qu'elle m'a donné comme exemple et ce que je lui ai répondu. Et je pense que ces 2 exemples-là vont toi t'aider à t'extirper des situations qui puent la merde, d'accord? La première histoire, elle est relativement simple. Ma sœur sort de soirée, elle est dans un parking pour aller chercher le scooter à un une amie à elle et il doit être, je sais pas, 2 heures du matin. OK, 2 heures du matin dans un parking, ça tu sens déjà l'entourloupe. Et là tu as une équipe de 3 garçons qui débarquent pour faire connaissance et surtout leur demander où est-ce qu'elles vont pour lui proposer des services. Typiquement, bah écoute, mais non mais t'inquiète, venez avec nous en voiture, nanana. Évidemment, pour monter dans une voiture de pur inconnu, je pense que toute maman qui se respecte a déjà dit à son enfant tu montes pas dans ce genre de caisse de merde, OK. Et ça n'a pas manqué, sauf que ma sœur a dû répéter à plusieurs reprises, non, nous ne sommes pas intéressés, on veut pas, patati patata. Sauf qu'au bout de 3 fois, t'imagines bien que la pression monte, l'insécurité règne, t'es dans un endroit clos où il n'y a pas ou que très peu de personnes. Bon, les caméras c'est bien, mais en cas de problème, ça sert seulement après le problème. Comment est-ce que tu peux faire? Alors déjà, avant de te donner la solution selon moi, c'est de comprendre un truc, c'est que le mec qui est en face de toi, il peut être mal intentionné comme juste très simplet. Et il peut se dire en fait, si je rends service à cette nana, peut-être bien qu'elle voudra de moi et qu'elle se rendra compte que je suis un mec bien. Et du coup, je vais insister un tout petit peu. Et peut-être que les mecs qui étaient en face avaient vraiment envie de rendre service. OK, je suis dans un monde de Bisounours, je te l'accorde. Mais quand bien même, si c'est le cas ou pas le cas, dans tous les cas de figure, il y a une solution relativement simple que tu peux faire, mettre en place. C'est de dire à ces mecs, les gars, s'il vous plaît, en vrai, là, vous nous faites peur. Cette petite phrase, aussi anodine soit-elle, qui coûte que chi, bah en fait va prendre, va faire prendre conscience à la personne en face de toi que bah déjà en fait elle n'aura pas de partie de jambes en l'air avec toi. Parce que clairement, un homme aussi simple soit-il, si tu veux, n'aura pas ce raccourci intellectuel de se dire ouais mais t'inquiète, si en fait elle a peur de moi, il y a moyen quand même qu'elle veuille de moi. Non, chaque homme sait très bien qu'en fait si une femme se sent en insécurité, il y a zéro moyen de moyenner. Donc si toi en tant que femme tu verbalises le fait que vous messieurs vous nous faites peur ou vous me faites peur, automatiquement le mec va faire un pas, un pas en arrière. Et là c'est full bénef. Ah excusez-moi les filles, c'est pas ce qu'on voulait faire, on vous laisse tranquille, très bonne soirée à vous, prenez soin de vous. Basta, emballé c'est pesé. Si maintenant malgré le fait d'avoir verbalisé la chose, bah en fait le mec continue, bah en fait là c'est le moment pour toi de sortir la petite bombe lacrymo pour dissuader. Alors ça, si tu en as pas une, demande à ton grand frère de t'en acheter une. Moi j'en ai acheté à ma petite sœur. Et sinon ça coûte 20 à 25 balles et tu peux le trouver de partout. La police va pas t'enquiquiner si jamais tu as ça sur toi. L'idée c'est pas de l'utiliser, c'est simplement de dissuader pour pouvoir t'extirper d'une situation, d'une configuration qui pue de la gueule. OK, ça c'était le premier exemple. Je vais te donner également un deuxième exemple ici, tout aussi parlant, avec presque la même astuce, mais cette fois-ci c'est pour appeler à l'aide d'une certaine façon, tu vas voir. Ma petite sœur était à la boutique Action, tu dois certainement connaître, je crois qu'il y en a partout maintenant en France. Elle était accompagnée de 3-4 de ses copines, OK, même tranche d'âge, c'est des petites nénettes de 18 ans, voilà, toutes menues quoi, toutes, tu vois. Et ce qui se passe, c'est qu'il y a un mec comme ça qui regarde l'une de ses copines et qui commence vraiment à lui dire, mais qu'est-ce que tu as à me regarder, espèce de sale pute? Enfin, des trucs, des trucs violents quoi, genre vraiment de la violence gratuite, alors que le monsieur en face avait plus de la quarantaine. OK, donc vraiment un daron face à une petite nénette, OK. Et il y a rien de péjoratif quand je dis petite nénette, qu'on soit bien d'accord, c'est limite affectif. Ma petite sœur, c'est une petite nénette, qu'est-ce que tu veux, qu'est-ce qu'il y a? C'est simple, c'est bien fait, c'est bienveillant. Face à ça, le monsieur a continué parce que la jeune fille qui a reçu l'insulte était juste tétanisée. Ses copines, dont ma sœur, étaient juste choquées de la situation et Et le monsieur, voyant que personne n'agit vraiment, a même osé s'approcher et mettre la main comme ça sur la joue de la jeune fille. On est dans une boutique qui s'appelle Action, il y a des caméras, il y a des agents de sécu, et puis tout un tas d'hommes et de femmes aux alentours. Situation what the fuck complet. Et ça s'aggrave. Je vais pas aller dans les détails, mais en fait il a fallu que ma sœur prenne le dessus, OK, et que bah en fait les agents de sécurité finissent par venir. Mais si en fait il n'y a pas les agents de sécurité, S'il n'y a pas une fille dans le collectif qui commence à sonner le hola, qu'est-ce que toi tu peux faire? Bah voilà, moi le conseil que j'ai donné à ma petite sœur, et peut-être qu'il te sera tout aussi bénéfique à toi, c'est simplement de dire: excusez-moi, là on a peur, on a peur, on a peur. Le fait de dire ça, si moi je suis dans une boutique en tant qu'homme, d'accord, j'ai mon ego, OK, si j'ai survu, c'est juste je suis passé à côté, j'ai vu qu'il y avait une situation what the fuck, mais sans vraiment prêter attention parce que j'ai mes écouteurs, je sais pas quoi, ça peut passer et je peux ne pas m'en occuper. C'est triste à dire, mais OK. Si maintenant une jeune fille ou juste une femme verbalise le fait qu'elle se sente en insécurité et qu'elle le dise de vive voix, je ne peux pas faire fi de ça parce que j'ai une figure, parce que je peux pas laisser passer. Et du coup, c'est pas en fait se montrer vulnérable, c'est ne pas courber l'échine que de verbaliser le fait que tu as peur à ce moment-là. Le fait de dire que tu as peur, en fait, c'est un peu comme si tu enlevais d'un coup l'emprise que l'homme face à toi, qui se veut insécurisant, qui veut te taper, violer ou je sais pas quoi, a sur toi. Si tu le verbalises de la sorte, en fait, lui perd son emprise, tu gagnes du terrain, tu domines la situation. Voilà, postillon, désolé. Tu domines la situation et tu partages finalement la responsabilité de cette situation sur les épaules des autres hommes qui sont autour de toi. Maintenant, j'en ai parlé avec ma femme, elle m'a dit ouais mais attends, peut-être bien que dans le premier exemple où ma sœur était dans le parking tard le soir, peut-être bien que si ta sœur avait dit les choses en mode les gars vous me faites peur et que si elle avait quand même, si ces messieurs décidaient d'avancer quand même vers elle, peut-être que ton phrasé leur aurait donné du pouvoir. Et je me veux rationnel, d'ailleurs c'est un peu mon taf en tant que coach, mais on n'est pas là pour ça, c'est juste pour dire que Je cherche à rajouter de la rationalité dans quelque chose qui est pourtant imbibé d'émotions. D'accord? Et ce qui se passe, c'est que s'il avance malgré le fait que tu aies verbalisé ta crainte, ton insécurité, le fait que tu aies peur, ça veut dire qu'il l'aurait fait quoi que tu fasses. Donc vraiment, tu as tout intérêt à mettre en place ce genre de stratégie la prochaine fois, le plus tard possible, j'espère pour toi, et peut-être même jamais. Ça serait encore mieux que ça soit itérant ou que ça n'apparaisse dans ta vie. Mais si ça refait surface, pense à ces 2 petits conseils. Soit tu te montres soi-disant vulnérable en disant les choses. OK, là les mecs, excusez-moi, mais là vous nous faites peur. En fait, on veut juste rentrer chez nous, merci, laissez-nous tranquilles. Désolé les filles. Deuxième cas de figure, clairement tu parles fort, à la limite de crier, de hurler, en verbalisant le fait que tu as peur, ou alors les filles ensemble, on a peur, s'il vous plaît, au secours. Le fait de les dire enlève l'emprise de l'homme qui cherche à dominer. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire. Prends soin de toi, prends soin des gens que tu aimes, fais Si tu as envie d'en parler avec moi, n'hésite pas à me contacter sur Instagram. Voilà, tu as tout en barre de description, tu as juste à cliquer, à regarder. Je te souhaite une très bonne journée et puis offre-toi peut-être une bombe lacrymo au fond du sac, ça viendra te rassurer pour sûr. Et l'idée encore une fois, c'est de t'extirper d'une situation que j'espère n'existera plus bientôt. Je te fais la bise.










