Quand On Veut, On Peut... Se Culpabiliser !

In this informal French YouTube episode, the hosts dissect the popular saying "quand on veut, on peut" (when you want, you can) and argue that it functions as a guilt‑inducing trap. They illustrate how the phrase ignores real constraints—illness, socioeconomic barriers, and personal history—by presenting a binary success/failure narrative that leads to self‑blame and harsh internal dialogue. The conversation then proposes a healthier alternative mindset: "quand je peux, alors je veux" (when I can, I want), which aligns desire with actual capability, reduces culpability, and encourages self‑compassion. Various examples (cancer patients, people from disadvantaged neighborhoods, weight‑loss journeys) are used to show the limits of willpower alone. The hosts discuss the importance of gratitude for effort, warn against minimizing achievements, and conclude with a call to action inviting viewers to subscribe, comment, and reach out via Instagram for personalized support. The overall tone is conversational, humorous, and persuasive, aiming to shift listeners toward a more realistic and compassionate approach to ambition.
Chapters
Excusez-moi, je me boutonne la chemise et j'arrive.
Oh putain, non mais reste déboutonné.
Si, si, si, si, là c'est pas interdit aux moins de 18 ans ici. Salut à toi, j'espère que tu vas bien. Aujourd'hui on va parler d'une phrase que je trouve très perfide. Ah, je t'ai pas laissé dire bonjour.
Oh là là, bon ben bonsoir.
Bonsoir, bonjour à toi.
C'est pas grave, c'est pas grave.
La phrase qui dit quand on veut, on peut, tellement perdue, tellement frustrante, tellement— en fait les gens ne se rendent pas compte à quel point en fait ce qui derrière, c'est la phrase de il suffit de. Il suffit de.
Mais il suffit de quoi?
Il ne suffit pas de.
Il y a des fois, il y a des choses, on peut les vouloir mais plus que n'importe quoi, on les aura jamais. Non, on les aura jamais. Je suis désolée, mais de temps en temps, en fait, ça ne suffit pas. Va dire à la personne qui est là à l'hôpital avec son cancer que si elle veut, elle peut guérir. Bah, je suis désolée, mais en fait, non, des fois tu peux pas. Quand Moi, j'aimerais avoir une méga grande maison. Bon ben, en tout cas, aujourd'hui, à l'heure actuelle des choses, je dis pas que je l'aurai jamais, mais aujourd'hui, je ne peux pas. Et pourtant, je la veux. Non, c'est pas vrai. Tout ce qu'on veut, on ne peut pas l'avoir.
Je t'invite à être un tout petit peu patiente parce que juste après, on va te partager notre réflexion. Et on s'est dit qu'il y avait un switch à opérer dans notre mindset pour avoir un rapport beaucoup plus sain à cette phrase. Donc on a une alternative à te proposer, mais avant ça, en fait, moi aussi j'aimerais pouvoir étayer un peu mon propos et creuser un peu ce bourbier.
Dans la phrase il suffit de, quand tu y penses, mais vraiment que tu prends le temps d'y penser autour d'une pinte ou 2 ou 3, même sobre, en vrai c'est pas un souci, tu peux y penser sobre également, tu auras la même résultante.
Non mais bon, autour d'une table, voilà, quand tu te penches sur le sujet, tu te rends compte qu'avec le il suffit de, perfide à souhait, parce qu'il Là, il y a un arbre de probabilités binaire. C'est soit j'y arrive, soit je n'y arrive pas. Et quand, bah, en fait tu n'y arrives pas, tu vas te faire le pire harakiri de ta life parce que tu vas te dire quoi? Putain, en plus il me suffisait juste de le vouloir, en fait il me suffisait juste de faire ça et malgré tout je l'ai pas fait. Qu'est-ce que, qu'est-ce que je vais me dire? Quel discours interne de merde que je vais me pondre? Il va être horrible. Je vais me faire un harakiri, mais je vais être mon pire bourreau, like ever before, vraiment.
Pas le pire, parce que le pire c'est si tu finis par y arriver. Tu finis par y arriver et en fait tu te diras quoi?
Tu as même pas de gratitude envers toi-même.
Gratitude, tu vas juste minimiser en fait tout ce que tu auras fait pour y arriver, parce qu'en fait il suffisait.
De toute façon, il me suffisait simplement de faire ça, donc en fait aucune valeur. Et tu minimises finalement tout le parcours, tout le cheminement, tous les efforts que tu as fournis pour en arriver là. Donc au final, cette phrase, vraiment, j'appelle ça une filsputerie. Ce mot, je sais, il n'existe pas, mais je le qualifie comme tel parce qu'il le mérite.
Ouais, mais là pour le coup, franchement, c'est clairement le cas.
C'est juste à propos.
C'est clairement le cas.
L'alternative à cette phrase?
L'alternative à cette phrase? Eh ben donc c'est pas quand je peux, non, quand je veux, c'est quand je peux, alors je veux. Parce qu'en fait, si tu es en capacité de faire la chose, eh bien à ce moment-là, tu as le choix de pouvoir vouloir la faire. Et là, c'est complètement différent en fait. Le mindset, il n'est pas pareil.
C'est quand je peux, alors je veux. Et elle est beaucoup plus proche de la réalité à mon sens parce qu'en fait cette phrase-là est beaucoup moins culpabilisante déjà. Et dans la réalité économique, ben en fait c'est complètement la réalité. En fait, le banlieusard qui a envie en fait de croître, de s'élever, de s'inscrire dans l'ascenseur émotionnel, de s'extirper de sa condition sociale, il a une volonté, mais sa volonté ne va pas être comme par magie concrétisée. Ce dont il sait être capable, il va vouloir le faire. Et factuellement, et sans faire des stéréotypes, parce que là j'ai pris un exemple qui me vient en tête, il sait de quoi il est capable pour faire de l'argent, alors il va le faire. Je prends un autre exemple pour qu'on me dise pas que je suis raciste ou je sais pas, parce que là du tout n'est pas mon propos. Si quelqu'un sait d'avance qu'il est en capacité en fait de perdre du poids parce qu'il l'a déjà fait auparavant, et et donc il a preuve à l'appui qu'il est en capacité de, parce qu'il a emprunté le sentier nécessaire pour arriver à ça, il aura beaucoup plus de chances de réitérer la chose.
Et puis il aura la volonté d'aller sur ce chemin-là. Mais c'est clairement beaucoup moins déculpabilisant parce qu'en fait, le fait de savoir que tu peux le faire, c'est ton premier pas que tu fais en fait vers ce chemin-là. Et c'est complètement différent parce que quand on te dit quand on veut on peut, mais en fait tu as même pas de chemin, tu as un truc, toi tu es là, tu as un autre truc là-bas, il y a même pas de pont au milieu, il y a que dalle. Vas-y, Prends tes ailes et vole, mais on vole pas en fait.
Je viens de trouver un appel à l'action tellement pourri, mais je peux pas m'en retenir, il faut que je le dise. Ah ouais, de ouf. En fait, sache que tu peux très facilement t'abonner. Alors aie envie de le faire s'il te plaît.
Mais je suis sûr que tu peux le faire.
Mais de ouf, parce que pour le coup franchement, ça va te mettre à l'abri en fait de tout un tas de moments sympatoches avec nous. Donc n'hésite pas en fait, saisis cette opportunité en plein vol si c'est pas déjà fait. Exactement, exactement. Et si tu peux, tu veux, tu peux également revenir vers nous directement à travers les commentaires ci-dessous, ou bien mieux encore à travers l'outil Instagram dans la section DM, pour que nous puissions échanger surtout sur tes ambitions, tes désirs, et peut-être bien sur quels sont les éléments sur lesquels nous, nous pouvons potentiellement t'aider.
Peut-être qu'en fait nous, notre capacité ce sera de voir et justement de mettre en lumière Quelles sont tes capacités à toi pour pouvoir t'aider à prendre ton envol et aller vers là où tu veux. Et peut-être que tu ne sais pas où tu veux aller, mais que tu as juste besoin de savoir et d'être un peu aiguillé.
Moi, j'ai deux petits mots avant de les laisser tranquilles. C'est qu'en fait, je pars du principe qu'il y a deux catégories de personnes: celles qui disent putain, j'ai de la chance, et celles qui disent j'aide la chance. Putain, phonétiquement parlant, ça y ressemble vachement, mais sur le fond, ça n'a rien à voir. La deuxième des choses, eh ben je l'ai oubliée. Et voilà, c'est pas grave. Écoute, on me fait le reproche souvent de faire des vidéos trop longues, c'est peut-être pas plus mal. Voilà, je te souhaite quoi? Bon apéro? Non, on va pas dire apéro parce qu'après, avec l'exemple de la bière tout à l'heure, une très bonne après-midi, une très bonne journée, un bon appétit, peu importe. Bref, tout ce qui est bon pour toi à saisir, prends-le, fais-toi kiffer. Et nous, on se dit peut-être sur une prochaine vidéo dès la semaine prochaine pour ces relations, pour ces vidéos de couple.
Voilà, bisous, ciao ciao!










