Sortir du réflexe de mendicité affective

Dans cette vidéo de coaching, Antonio Elevation propose un module complet destiné aux femmes qui souhaitent se libérer de la « mendicité affective », c’est‑à‑dire de la dépendance émotionnelle où elles se vendent à bas prix pour obtenir l’attention ou l’affection d’un homme. Le conférencier structure son propos comme un parcours balisé de A à Z : il introduit le concept en le comparant à une économie de rareté, décrit les symptômes typiques (attente passive, recherche de signes, acceptation de statuts précaires, snacking émotionnel), illustre ces comportements par des exemples concrets, puis explique pourquoi ils érodent l’estime de soi. Il propose ensuite un « retournement interne » : passer de la femme actrice à la femme spectatrice, observer sans convaincre, valoriser son amour comme une ressource précieuse, repenser l’idée d’exclusivité, et appliquer une hygiène émotionnelle. Le module se conclut par des exercices pratiques – listes de comportements, création d’une échelle de dignité, mantras, jeu du miroir inversé et questions à se poser avant d’envoyer un message – afin d’ancrer la souveraineté féminine et d’arrêter de mendier affectivement. Le ton est à la fois pédagogique et motivant, avec un sentiment d’encouragement et de détermination à changer.
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Alors, j'avais vraiment hâte d'attaquer avec toi en fait ce module parce qu'ici en fait tu vas trouver une trame, tu vas trouver un protocole, un process, un chemin pédestre balisé de A à Z pour justement t'émanciper en fait de ce mode de vie, ou plutôt devrais-je dire de survie émotionnelle, où tu viens quémander, vers une forme de souveraineté féminine. Alors, comme d'habitude, je te prends par la main, on y va étape après étape. Donc avant Arme-toi de patience et essaie de prendre des notes si tu en as besoin. Alors comme d'habitude, je te mets tout en dessous pour te faciliter la vie, mais le plus important c'est que tu puisses passer à l'action. Parce qu'il y a certaines choses, tu verras, ça va venir te challenger, ça va provoquer chez toi un inconfort parce que tu vas devoir être infidèle à l'ancienne femme que tu as été en termes de mode de fonctionnement, de communication, d'affirmation de soi, de légitimité dans Bref, je t'en dis pas plus, tu vas voir par toi-même. Alors déjà, dépendance affective, pour moi c'est comme une notion, une économie de rareté. Alors je sais, j'ai cette fâcheuse habitude en fait de faire des analogies avec l'économie, avec le marché. Et c'est vrai que ben en fait, quand tu regardes bien, tu pars du prisme suivant, comme quoi en fait un homme bon, un homme bien, est un homme rare. Parce que tu as été accoutumé, tu as été habitué autour de toi, autour de tes copines, de voir que des branquignols, que des bras cassés, des mecs fatigués de la vie qui n'en pouvaient plus. Et en fait, tu es tellement intimement convaincue que tous les péquenauds autour de toi ont le même profil que du coup, bah en fait, tu te vois en train de te vendre au rabais. Tu vois tes critères de sélection fondre comme neige au soleil. Et ça, on va chercher à le changer. Et d'ailleurs, alors ça sera pas ici que je vais te le partager, mais j'ai déjà vu avec certaines de mes clientes, elles sont déjà OK, pour justement participer à de futurs lives, à de futures sessions de blindage avec moi, où elles prendront la parole et je vais leur poser des questions. Elles pourront te narrer leur propre épopée, parce qu'elles sont parties du même bloc que toi, dans la même tambouille, avec le même pingouin fatigué de la vie. Et aujourd'hui, ben en fait, elles ont plus rien à voir avec l'ancienne femme qu'elles étaient. Aujourd'hui, elles sont en couple, elles sont heureuses, elles sont épanouies, elles ont une intimité parfaite, ils ont une relation avec un partenaire qui regarde dans la même direction, qui est impliqué, avec une communication saine, la totale. S'ils ont été capables, tu peux le faire aussi. Et alors le fait est que ça, il va falloir que tu sois présent dans ces lives. Et puis je laisserai aussi ces lives en replay pour que tu puisses t'en imbiber si nécessaire, même en différé, d'accord? Parce que c'est important que tu puisses voir en fait que le champ des possibles est tout autre. Et tout est une question de paradigme, de comment est-ce que toi en fait tu regardes les choses, quelle est la paire de lunettes que tu vas utiliser ici ou là. Donc voilà, ça arrivera en différé parce qu'aujourd'hui c'est un live, pas un live, c'est un module que je fais ici quand je registre et que tu pourras regarder en différé, mais il y aura également le live. Bon, on revient à notre tambouille. Les symptômes de la mendicité affective. Alors c'est juste ici, eh bien, j'ai énuméré quelques symptômes, quelques exemples hurlants que j'ai eu que trop l'habitude d'observer. Attendre une réponse au lieu de vivre ta vie. Dès lors que tu es dans une salle d'attente à patienter après un homme qui lui potentiellement ne t'attend même pas, tu dévalorises l'une des choses que tu as en trop peu quantité. Quelle est cette chose? C'est ton temps. Et une fois que tu le vends au rabais, ben en fait c'est toi-même, en fait ça a une conséquence directe sur toi. D'ailleurs regarde, je l'ai écrit ici, cette posture de quête permanente vient éroder progressivement ton estime personnelle. Parce que si ton temps à toi n'a pas de valeur, tu n'as pas de valeur. Prenons le problème à l'envers, si tu veux bien. Au bureau, en open space, tu peux imaginer cette collègue, cette collaboratrice au travail qui a un super pouvoir, celui de faire croire qu'elle est toujours overbookée, qu'elle est toujours blindée et qu'elle est dans l'urgence. Et surtout quand le manager ou le responsable passe par ici et là. Alors qu'en vrai, tu le sais pertinemment, elle n'en branle pas une. Pourquoi est-ce qu'elle fait ça? Parce qu'elle part du principe que, comme dans la loi du marché, l'offre et la demande, tout ce qui est rare a de la valeur. Si son temps à elle est rare, c'est qu'il a de la valeur. Si son temps à elle a de la valeur, c'est qu'elle-même a de la valeur pour la boîte. C'est ça le mécanisme. Sauf que toi, tu l'utilises mais dans l'autre sens, pour te déflater, pour te vendre au rabais. Et ça, c'est hors de question. Donc, dès lors que tu constates ce genre de choses, et ça je viendrai le voir en différé durant les prochaines slides, il faut mettre un stop de cow-boy. Donc, je continue parmi les exemples: te justifier d'exister, d'avoir besoin, ou alors de ressentir quelque chose. Tes émotions, ce qui te fait vibrer, ce qui te fait vivre, leur seule existence vient ou viennent asseoir en fait la légitimité de ce que tu ressens. Tu n'as pas besoin de venir convaincre. D'ailleurs, tu n'as même pas besoin que l'autre vienne comprendre ce que tu vis, absolument pas. Ce dont tu as besoin, c'est que l'autre s'intéresse à ce que tu vis, à ce que tu ressens, et qu'il puisse potentiellement, en fait, avec toi, gamberger à trouver une solution. Point, c'est tout. Mais lui n'est pas ton sauveur. Il peut être co-acteur de ce que tu entreprends, mais il n'est pas ton sauveur, il n'est pas ta béquille émotionnelle. Mais tu te dois de venir verbaliser. Et en verbalisant, tu viens donner du crédit, de la légitimité à tes émotions, au lieu de venir les censurer et de chercher à le convaincre de, mais si je ressens ça, c'est parce que tu comprends X et Y choses qui se sont passées dans ma vie. En fait, non, non, non, tu ne cherches pas à venir asseoir la légitimité, elle est déjà actée. Et la magie opère parce qu'en fait, si toi-même tu es intimement convaincu de la légitimité ou de quelque chose que tu affirmes, étant intimement convaincu, tu deviens convaincant, tellement convaincant que tu ne chercheras même plus à convaincre et donc à argumenter. Quand tu ne cherches plus à argumenter, tu ne te vends plus au rabais. Tout comme pour le temps, avec la dégringolade de la valeur perçue de ton temps. Autre exemple que je t'ai donné ici, c'est accepter des statuts Ou un statut bancal, vraiment précaire, comme un plan cul, comme un plan B, comme quand je suis en pause, comme par exemple je suis en stand-by, ou l'amante cachée dans un triangle d'amour où toi tu es nécessairement l'officieuse. D'ailleurs l'officieuse, au final, c'est l'un des statuts qui se pérennisent le plus. J'ai connu des clientes qui malgré elles sont restées 15 ans, 15 ans de leur vie, dans un triangle amoureux, à rester officieuse. T'imagines autant de temps gâché, autant d'énergie gâchée, autant d'espoir usé jusqu'à la moelle pour pas grand-chose? Ça, c'est rédhibitoire, c'est interdit pour toi. J'aimerais que tu n'aies pas à expérimenter ce sentier pédestre-là, d'accord? Donc clairement, il s'agit pour toi de te choisir. Enfin, j'ai nommé un dernier exemple, c'est chercher constamment des signes qu'il tient à toi. Si ce n'est pas une évidence, c'est mort. Je répète, si ce n'est pas une évidence, c'est mort. Tu n'as pas à chercher à incarner— c'est quoi déjà cette fonction, ce métier? Archéologue, voilà. Tu n'es pas une archéologue, tu n'es pas censé chercher le petit indice que là, en fait, ça, ça veut dire ceci, alors du coup je peux creuser davantage. À force de creuser, tu vas te retrouver en Chine, à Pékin, je sais pas où là, C'est hors de question. Tu n'es pas une archéologue, tu n'es pas censé chercher la petite bête, le petit indice te permettant de corroborer ceci parce que ceci implique cela. OK, donc pareil, autre fonction, autre casquette que tu pourrais avoir, c'est Inspecteur Gadget. Tu n'es pas Inspecteur Gadget. Alors un exemple pour étayer tout ça, parce que je le sais et je l'ai vu, la nana qui sur son téléphone, tac, elle fait une story, story visée bien évidemment, et du coup connais. Et elle va regarder l'accusé de réception. Si au bout de 23 heures le mec en fait n'a pas regardé sa story, qu'il n'y a pas le petit accusé de réception comme quoi Bob ou Pierre, Paul, Jacques, ou on s'en fout, n'a pas regardé sa vidéo, c'est le bordel dans sa tête. Mais tu te rends compte à quel point en fait là cette personne dans cet exemple-là, peut-être que tu l'as incarné à un moment donné, se retrouve à quémander une miette de pain de l'attention de son, même pas prétendant, même pas partenaire, de son interlocuteur. En fait, c'est pas possible, c'est pas possible. Et si tu en es là, t'inquiète, le chemin est là. En fait, tout est balisé, tu vas pouvoir t'émanciper de ça. Donc on va continuer ensemble. Portrait de la mendicité affective. Alors ici, ça va aller très vite, c'est grosso merdo ce que je t'ai dit ici. Cette femme qui continue à lui écrire, à Koh-Lanta, alors qu'il ne répond pas. Comme pour l'histoire des stories visées où le mec s'en fout royalement. Petite story réelle cette fois-ci, histoire vraie. Le fait est que quand tu te contentes de ce genre de petits stimuli riquiquis, on peut l'assimiler à du snacking émotionnel. J'espère que tu as regardé les modules précédents et tu vois donc de quoi je te parle par rapport au snacking émotionnel. C'est ce rassasier de petites choses qui ne te remplissent pas véritablement, mais qui donnent l'illusion que voilà, tu es vivante et que tu es visible auprès de quelqu'un. Et donc ça te fait sentir pleine, bien, mais ça répond pas à tes vrais besoins émotionnels et physiologiques. Eh bien, parmi ces choses qui te remplissent mais qui ne te rassasient pas pour de bon, il y a ces petits messages, il y a ces petits accusés de réception qui n'ont de sens que pour toi. Sauf que si ce mec t'envoie un message Mais si rikiki ça compte pour du beurre et que en fait ça tu peux pas te contenter de ça parce que désolé pour l'exemple il est un peu bancal mais il pourrait t'envoyer ce message en étant aux toilettes en faisant popo et tu mérites bien mieux que ça en fait t'as besoin qu'il se déplace t'as besoin qu'il initie t'as besoin qu'il orchestre t'as besoin qu'il prenne les devants t'as besoin qu'il te montre de l'intérêt et qu'il s'implique si son investissement se réduit à ça c'est donc pas que tu ne vaux que ça, c'est que juste il n'est capable, lui, que de ça. C'est pas du tout la même chose. Donc déjà, il faut que tu puisses te détacher, comme quoi son niveau d'implication ne définit aucunement ta valeur. Je sais, c'est rude, c'est très difficile, parce que bien souvent quand il est impliqué, tu vas t'en auto-encenser. Tu vas te dire, ah putain, s'il agit comme ça, c'est que je suis donc une femme extraordinaire. Mais dès lors qu'il ne le fait plus, ah, c'est donc que je suis une belle merde. Mais non, en fait, surtout pas. Donc, il faut que tu te détaches de ce truc parce que c'est une vision dichotomique. L'un n'implique pas l'autre, l'un n'influence pas l'autre. Deuxième phrase que j'avais ici pour ambition de te partager, c'est celle qui comprend les absences. Je l'avais dit tout à l'heure avec l'image de la salle d'attente, à patienter après un homme qui ne t'attend pas. Et enfin, celle qui accepte une relation sans engagement. Tu sais là où tu veux aller, tu sais ce que tu veux emprunter. Tu ne veux pas de relation éphémère, tu ne veux pas de relation basée sur la gymnastique en aérobie sous la couette. C'est pas ta came. Si c'est ta came, c'est ok. Mais là, si t'es en train de suivre ce module, clairement, je ne pense pas que tu veux trinquer à tout ce qui était éphémère et à juste une soirée basta cozy. C'est pas ton, c'est pas ta came. Donc cesse de venir te mentir à toi-même en en te disant ouais mais bon. Ça fait pas de mal. Alors bah si, figure-toi que ça fait du mal. Ça fait du mal parce que quand tu le fais juste pour le pied, pour le plaisir, c'est OK, c'est la régalade, c'est très bien. Mais quand tu le fais en alimentant un espoir non verbalisé, non assumé, non légitime à tes yeux, c'est là où tu finis dans la salle d'attente après un homme qui ne t'a rien promis au meilleur des cas, et dans les pires des cas, il t'a aussi promis des trucs. OK, alors un retournement interne est nécessaire. Qu'est-ce que j'ai noté ici? Tu n'attends plus que l'autre te valide. Ça, c'est déjà un pas en avant vers ta souveraineté féminine. Tu choisis la relation ou pas, parce que c'est pas une nécessité sine qua non à ton bonheur. Mais admettons, il ne te choisit pas. Heureusement qu'alors, alors pour moi, pour moi, s'il ne te choisit pas, c'est full bénef. Parce qu'en fait, je préfère ne pas être choisie qu'être choisie à moitié. Garde ça en tête. Et enfin, qu'est-ce que j'ai marqué? Tu te retires et c'est ça l'amour-propre. Alors, c'est plus complexe que ça, là j'ai beaucoup trop synthétisé, je dois bien l'avouer. Mais le fait de réussir à te retirer quand cela ne te va pas, ne te convient pas, c'est une preuve d'amour énorme. Et je l'ai trop vu également, ce truc de, non mais je préfère attendre qu'il soit en face de moi pour lui dire parce que j'aime pas rompre de telle façon. OK, mais en fait lui il l'aurait fait. Lui il s'en bat les steaks royalement de la forme. S'il avait voulu rompre avec toi, il l'aurait fait direct. Parce que si lui continue, c'est que ça répond à certains besoins et que du coup forcément la relation est déséquilibrée à son avantage à lui. Donc franchement, ne te soucie pas nécessairement de la forme tant que ça répond à tes besoins. Si toi tu as besoin de rompre avec ce mec, cesse de lui accorder du temps parce que quand tu lui accordes du temps, tu lui accordes beaucoup plus que du temps. Tu lui accordes du temps certes, mais de l'espoir et de l'énergie. Et ces 3 ressources-là sont des ressources limitées dans le temps, dans ta besace. Et les vendre au rabais, c'est venir éroder, un peu comme je t'avais dit ici, là tu te rappelles. Voilà, donc une érosion progressive de ton estime personnelle et ça c'est hors de question. On continue sur notre lancée. Donc, choisir sans quémander. Qu'est-ce qui se passe? Comment fait-on cela? Alors, il y a plusieurs choses, il y a plusieurs règles. J'en ai noté 3 ici. Évidemment, au fil de l'eau, tu en découvriras d'autres. La première des choses, c'est réussir à observer pour ne plus chercher à convaincre. L'état des lieux, c'est quoi? C'est que bien souvent dans mes coachings, je l'ai remarqué et c'est peut-être de nouveau ton cas. Toi, en tant que femme, tu as bien souvent la casquette de la femme actrice, mais très rarement celle de la femme spectatrice. Tu as l'habitude de venir initier, orchestrer, concrétiser, mener de front le truc parce que tu as envie que ta locomotive avance, tu as envie que ta relation soit sur de bons rails et que les choses avancent à un certain rythme parce que ça te permet de te sentir vivante. Sauf que Quand tu es seulement actrice, ben en fait tu peux très rapidement tomber amoureuse du potentiel de la relation ou de l'illusion, non même plus que lui cherche à te susurrer au coin de l'oreille, mais que toi-même tu es en train de te narrer. OK, parce que si à aucun moment tu n'es spectatrice, tu ne peux, tu t'empêches toi, tu t'empêches toi de payer le prix de la certitude et de vérifier si oui ou non, ben en fait ton partenaire est co-acteur de la relation. Dis-moi si je raconte des conneries, mais en théorie, pour que ça fonctionne, il faut qu'il y ait un couple moteur. Un couple moteur, ça se fait à deux. C'est pas toi qui fais le couple moteur, d'accord? Donc, pas maman, pense aussi à poser les armes et à juste être spectatrice afin de vérifier qu'est-ce qui se passe quand toi tu ralentis la cadence. OK, ça c'est la première des choses. Donc j'avais noté ici: tu observes ce qui est donné naturellement sans avoir à mendier. Déjà rien que ça, ça te donne énormément d'indices sur le comportement de ton partenaire. Et encore une fois, en étant spectatrice, tu lui offres une double opportunité. La première, celle d'agréablement te surprendre lorsque tu vois que même si tu ne fais rien, il y a telle et telle chose qui s'opère. La régalade, c'est trop bien! Et puis la deuxième des choses, tu lui offres également l'opportunité de potentiellement te décevoir. S'il te déçoit, c'est pas nécessairement la fin de la relation. Tu lui donnes également une énième opportunité en verbalisant le besoin qui n'a pas été validé à tel instant. Et t'as pas besoin nécessairement de le verbaliser sous forme de grief ou de reproche. C'est de dire, voilà, à ce moment-là, j'aurais beaucoup aimé vivre la chose de cette façon-là. Évidemment, tu pouvais pas le savoir, mais aujourd'hui je te le dis parce que j'ai envie de continuer notre relation, j'ai envie de te revoir, j'ai envie de partager encore quelques négociations de virages avec toi, et plus s'il y a affinités. Pour le moment, on n'en sait rien. Mais voilà, tu crées un élan et tu montres le sentier pédestre balisé dans la direction que toi tu souhaites. Évidemment, si en arrachant une page de ton mode d'emploi, en lui donnant ce mode d'emploi, tu te vois qui se torche le cul avec, Pas besoin de pérenniser le truc et de lui donner une énième chance. Juste tac, et puis une deuxième, et c'est fini, d'accord? Mais au moins là, tu es raccord, tu es alignée, et tu ne vas pas mendier. Tu es juste spectatrice et tu verbalises ton besoin en étant à 200% ancrée dans la légitimité de ce que tu verbalises, OK? Valoriser ton amour. Ici, c'est quoi? C'est-à-dire que tu considères ton amour comme une ressource précieuse et non pas comme une dette à rembourser. Alors j'ai un petit truc en plus à te partager ici qui moi me fait triper. C'est un constat de ouf en vrai, je l'ai vu que trop de fois. C'est par rapport à la notion d'exclusivité. Alors oui, ici on va parler un peu de sexe si tu veux bien. Le fait est que parmi les femmes que j'ai accompagnées, bien souvent elles cherchaient de l'exclusivité, elles cherchaient des relations sérieuses, pérennes, épanouissantes, surtout long terme où c'est un à un, on se partage pas. Il n'y a pas les idées de trucs de clubs ou de je sais pas trop quoi. Juste une relation classique lambda que 99% de la population connaissent. Et le problème c'est quoi? C'est qu'en fait dès le départ elles partent du principe qu'elles ne veulent surtout pas s'envoyer en l'air avec n'importe qui. Elles ne veulent pas donner leur intimité parce qu'elles ont l'impression de donner quelque chose. Déjà moi j'ai beaucoup de mal avec cette notion-là parce que c'est pas un don, c'est un partage. Déjà ça ferait du bien d'adopter un nouveau paradigme, une nouvelle façon de voir les choses. Mais je pars du principe que tu penses comme elle sur ce truc-là bien précis, comme quoi tu donnes ton intimité. Admettons que tu visualises des trucs de ce type, dans cette dynamique. Le fait de donner, en fait de ne pas vouloir donner ton intimité à n'importe qui, c'est un fait. Mais concrètement, ce qui se passe, c'est que même si t'as pas envie de donner ton intimité à n'importe qui, tu finis par donner ton exclusivité au premier venu. C'est ça qui est ouf en fait. Parce que ton exclusivité, à mon sens, a d'autant plus de valeur que ton intimité. Parce que ton intimité, ça se partage. Enfin voilà, c'est ok. Mais ton exclusivité, c'est le seul qui aura le droit de venir te butiner. C'est un truc de barge. Et pour autant, Bah tu le donnes non pas à n'importe qui mais au premier venu parce qu'une fois que, bah maintenant je me sens comme obligé de m'engager pour donner du sens à ce que je lui ai donné. Tu vois le truc? Et c'est le serpent qui se mord la queue parce que du coup tu vas donner du crédit à quelque chose qui peut-être ne répond même pas à tes besoins ni physiques ni émotionnels ni physiologiques et là tu te fais un mal de chien. Donc voilà, c'est une petite aparté. Pour finalement réussir à valoriser les choses, même dans ton intimité, même dans ta sexualité. Je reviens maintenant dans notre sujet initial: réussir à dire non à ce qui te diminue. Alors là, c'est tout con, mais je te réfère par exemple à l'hygiène émotionnelle. C'est l'un des premiers modules. Réussir à utiliser les bonnes questions afin de venir driver ta posture, réussir à vérifier si aligné ou pas avec tout ce que tu es en train d'entreprendre. Alors là, typiquement, même si ça fait mal, tu refuses ce qui ne te respecte pas, enfin ce qui ne respecte pas ta dignité. Donc pour vérifier cela, comment est-ce que tu fais? Tu te demandes, bah toi, est-ce qu'en faisant cela, est-ce que je me rapproche un peu plus ou un peu moins? Ou est-ce que je m'éloigne peut-être de mon système de valeurs en faisant ça? Est-ce que le reflet dans le miroir, est-ce qu'il est embelli ou est-ce qu'il est noirci? Est-ce qu'en faisant ça, je m'aime un peu plus ou un peu peu moins. C'est tout con, ça mange pas de pain, mais ça fonctionne. Et en faisant ça, en fait, tu n'es plus dans la mendicité, tu es juste dans le respect de toi-même. En te respectant, tu vas irradier davantage et tu vas attirer à toi une toute autre forme de catégorie de Pokémon. Et tu verras que les exemples de femmes que je vais inviter dans les futurs Zoom, dans les sessions de blindage, tu verras, en fin de compte, c'est exactement la même chose, c'est ce parcours-là qu'elles ont fait. Elles ont exécuté, incarné la chose et aujourd'hui ça se passe du feu de Dieu pour elles. Exercices pratiques, parce que moi on est bien ici machin, mais à un moment donné faut que ça soit du pratique au pratique. Alors quelques exercices que j'ai voulu imaginer ici pour toi, mais avant ça je me permets juste de boire un petit coup si tu veux bien. Hop là. Alors La première des choses, c'est lister la liste, enfin, liste des comportements. Note les moments où tu t'es senti en attente ou alors en bas de son truc de priorité. Si tu n'as pas été dans son arbre de hiérarchie, de priorité, si tu te retrouves en bas, verbalise-le tout de suite. Je préfère en fait que tu donnes le bâton pour te faire taper dès le début et que tu puisses vérifier si oui ou non lui est un partenaire de qualité ou pas. Et au moins comme ça, tu ne viens pas t'embourber dans un sable à la con là, tu vois. Donc voilà. Ensuite, la phrase, si tu te retrouves à dire je prends ce qu'on me donne, c'est que clairement là tu es dans une posture où il faut fuir, OK. Donc je t'invite à identifier ce que tu aurais pu faire ou dire pour la place pour justement te respecter. Donc ça, je t'invite à le faire déjà en regardant ton rétroviseur, donc ta relation passée. Et si actuellement tu as un pingouin, excuse-moi, une grenouille sur laquelle tu peux t'entraîner, un homme là avec qui tu t'envoies en l'air ou tu converses ou je ne sais quoi, essaye d'être spectatrice non pas juste de ce qu'il fait, mais également de ta posture, également de ton phrasé, de ton niveau d'implication, pour identifier en fait les moments de ton homme où Ou bah tu te vends au rabais, ou alors tu ne te respectes pas suffisamment. Parce qu'une fois que tu le conscientises, eh ben ça va te faire suffisamment mal pour que tu n'aies plus envie de le réitérer. Et c'est ça qu'on cherche à faire. OK, ensuite je pars du principe ici que bah en fait tout ce qui est mesurable est gérable. Donc je t'invite à créer une échelle de ta dignité. Crée une échelle de 0 à 10 sur ta fierté émotionnelle. Alors pour chaque relation en cours, C'est tout con. Je t'invite à noter ton score. Si c'est en deçà de sept, tu prends tes baskets et tu te transformes en Speedy Gonzales et taillot taillot taillot tu te casses. OK? Quelques phrases mantra et après on a fini. Ça y est. Je te félicite d'avoir tenu bon jusqu'à là. Je ne suis pas un brouillon d'amour. Typiquement, ça c'est une des phrases que tu pourrais mettre en rappel sur ton téléphone pour qu'il apparaisse comme le rappel pilule. Mais sauf qu'il y a cette phrase ici qui apparaît pour, ben, en fait te le matrixer, pour te le faire rentrer comme avec un marteau au fond de ta cabessa petit à petit. Également, tu peux écrire voilà je mérite l'évidence et pas un effort désespéré. Au début de cette session, je t'avais dit quoi? Si en fait ce n'est pas une évidence, ce n'est pas la peine. Tu n'es pas censé en fait gravir des montagnes pour que ce monsieur daigne enfin te choisir. Ok? Et enfin, je choisis ceux qui me choisissent. Alors, je préfère préciser un truc ici. Jusqu'à présent, tu as fait en sorte que l'on te choisisse. Tu t'es battue bec et ongles pour faire en sorte d'avoir cette posture de je vais chercher, lors d'un date avec un gars, vérifier si moi je lui plais. Très bien. Et tu t'es arrêtée sur ça. Tu as même oublié de vérifier si lui te plaisait. D'accord? Donc, Ça, c'est le petit aparté. Cette phrase, elle est très bien: je choisis ceux qui me choisissent. Mais ce n'est pas parce que lui te choisit que toi tu dois nécessairement le choisir. Le problème, c'est qu'avant tu t'arrêtais que sur ça. Tu voulais simplement vérifier si toi tu lui plaisais, et puis ensuite la réciprocité, tu n'en avais plus rien à faire. Et c'est là en fait que j'aimerais rajouter mon petit grain de sel: pense à l'étape d'après. Ce n'est pas juste parce que toi tu lui plais que ça y est, en fait on peut construire quelque chose. C'est ça va beaucoup plus loin. Il faut qu'il y ait la réciprocité, et pas juste sur l'instant T. Au début, cette question, il faut que tu te la poses, j'allais dire presque quotidiennement. C'est pas être psychorigide, mais voilà, il faut prendre le temps de se poser les questions et de prendre rendez-vous avec toi-même pour vérifier où est-ce que tu en es avec ta boussole émotionnelle. Voilà, dernière des choses, un jeu miroir inversé. Pour chaque message que tu t'apprêtes à lui envoyer, En fait, c'est tout court. Pose-toi la question suivante: si c'était lui qui faisait ça pour moi, est-ce que je trouverais ça digne? Si lui, en fait, faisait une énième relance alors que tu ne voulais pas lui répondre, est-ce que tu trouverais ça digne de lui? Est-ce qu'en fait ça viendrait te séduire? Est-ce que ça viendrait t'éloigner? Pose-toi ces questions-là. Rapport de force polarisé. Tu incarnes le mec et tu te demandes, mais en fait, est-ce que ça, moi, ça me donnerait envie? Est-ce que ça, je le trouverais digne? Et tu verras que tout de suite, paf, tu vas avoir le bon alignement en termes d'hygiène émotionnelle pour faire en sorte de te choisir, de pas te vendre au rabais et ne plus être dans cette mendicité émotionnelle.










