
This content was created by Elizabeth Carrio. This content was uploaded by Elizabeth Carrio. This is a French-language YouTube presentation titled "Crise existentielle et spirituelle" (published 2022-02-09) in which a single presenter (labeled SPEAKER A) introduces and explains transpersonal psychology and the concept of spiritual or existential crises (also called spiritual emergencies). The speaker reviews historical and theoretical contributors (Grof, Jung, Assagioli, Wilber, Lukoff), outlines types of spiritual emergencies (e.g., kundalini awakenings, mystical experiences, possession states), contrasts these with psychosis, and argues for a multidimensional diagnostic and supportive approach rather than immediate symptom-suppressing medication. Practical guidance is given for clinicians and helpers (assessment of medical causes, context, personality; therapeutic posture; tools such as meditation, art-therapy, psychosynthesis, holotropic breathwork), the presenter mentions using non‑orthodox tools (astrology, Kabbalah) as part of broader assessment, and invites viewers to consult the provided bibliography, slides, and to comment with their experiences.
Chapters
Bonjour et bienvenue de nouveau sur ma chaîne. Cette fois-ci, j'ai décidé d'aborder un nouveau thème, un thème un petit peu différent, bien que dans la mouvance de ce que j'ai animé auparavant. Aujourd'hui, je vais vous parler de la crise existentielle ou crise spirituelle, comme on voudra, comprendre ces concepts, comprendre aussi ce qu'on appelle une crise transpersonnelle en psychologie. Un grand mot, mais vous verrez que c'est relativement simple à comprendre, mais toutefois que cela remet en question certaines approches psychologiques. Donc pourquoi ce sujet? Pourquoi est-ce que j'ai choisi ce sujet? D'abord pour faire connaître la psychologie transpersonnelle. Donc c'est un nouveau courant dans la psychologie et donc je voulais vous faire partager encore une fois l'objet de mes recherches et de mes découvertes, bien sûr. Et aussi parce que ce sujet est venu, a émergé au cours de discussions pendant des groupes d'intervision. Alors, des groupes d'intervision, ce sont des réunions de psychologues qui discutent autour d'un cas anonymisé, bien sûr, puisque c'est le cas qui nous intéresse et pas la personne. Et donc, pendant cette discussion, l'urgence spirituelle a émergé, et surtout le problème de sa prise en charge. Donc l'objectif bien sûr de cette présentation aujourd'hui, c'est d'échanger de pratiques, savoir si vous avez eu à traiter de telles situations et comment vous les avez traitées. Donc n'hésitez pas à laisser vos commentaires sur cette vidéo et bien sûr, comme je vous l'ai dit, vous sensibiliser à de nouvelles approches en psychologie, une nouvelle approche de la psyché humaine. D'abord un mot sur la psychologie transpersonnelle, relativement peu connue en France. Là, nous sommes dans la mouvance de la psychologie humaniste, la psychologie existentielle, de Grof, ça ce sont les grands noms, Grof, Jung, Assagioli, Wilberg. Donc comme c'est indiqué, le terme transpersonnel est utilisé ici pour faire référence à des catégories psychologiques qui transcendent les caractéristiques normales du fonctionnement ordinaire de l'ego. C'est-à-dire les étapes de la croissance psychologique ou de la conscience et qui vont au-delà du rationnel et qui précèdent le mystique. Donc on va s'intéresser ici à tout ce qui est évolution de la croissance, aux états modifiés de conscience par exemple aussi, tout ce qui est au-delà de la conscience, développement de la conscience. Donc on va s'intéresser à l'évolution de l'homme. C'est une partie de la psychologie qu'on a longtemps occultée. Puisque la psychologie, vous le savez, historiquement a voulu se rattacher à la médecine. Donc tout ce qui est, quand vous allez voir un psychiatre, il y a une connotation de maladie derrière, de maladie mentale. Pareil pour un psychologue, c'est parce que vous n'allez pas bien. Et en fait, il y a tout un courant de la psychologie qui dit non, non, on s'intéresse nous à l'évolution de la personne comme étant une étape normale dans son développement. Et donc vous n'êtes pas forcément malade, mais vous par une phase pendant laquelle votre niveau de conscience change, diminue, augmente, en général augmente. Et donc ce sont des phases transitoires pendant laquelle vous allez arriver encore une fois à un autre niveau de conscience et qui fait partie de ce que Jung appelait le processus d'individuation, c'est-à-dire que vous devenez vous-même et vous devenez qui vous devez être. Cette définition que j'ai mise là est extraite d'un article de Crowley. J'ai mis à la fin de la présentation une bibliographie pour ceux que ça intéresse. Donc très rapidement, parce que je ne veux pas rentrer dans les détails, vous voyez ici la psychologie transpersonnelle, là ici dans ce coin-là, s'intéresse, est dans la mouvance plutôt de la philosophie, des courants philosophiques, et notamment Elle est issue de la psychologie existentielle qui est elle-même issue de la psychologie humaniste, ici du romantisme du 19e siècle et des théories de Saint-Augustin si on remonte encore plus longtemps au 4e siècle. Donc l'existentialisme a différentes— vous avez ici les principaux noms de l'existentialisme selon les pays dans lesquels elles se sont développées. Donc c'est relativement récent, nous sommes dans la psychologie transpersonnelle un siècle à peu près après l'apparition de— même pas, 70 ans après l'apparition de l'existentialisme dans la psychologie, dans le domaine psychologique. Et donc vraiment, nous sommes dans cette mouvance psychologie existentialiste, humaniste et maintenant transpersonnelle. Donc la crise existentielle, ou ce qu'on appelle aussi l'urgence spirituelle, la première fois, les premiers auteurs à en avoir parlé, ce sont Grof, Stan Ingham et Christina Grof. Ce sont les premiers auteurs qui ont fait connaître cette particularité. En fait, comme ils le décrivaient, je vous les cite ici, donc il existe des états de conscience non ordinaires spontanés qui en Occident seraient considérés comme des psychoses et traités médicalement par des médicaments suppressifs. C'est-à-dire qu'on va supprimer les causes de la maladie, on va les atténuer, on va vous mettre sous camisole chimique. Mais si nous, je continue la citation, mais si nous utilisons les observations tirées de l'étude des états non ordinaires et également d'autres traditions spirituelles, ils devraient vraiment être traités comme des crises de transformation, des crises d'ouverture spirituelle, quelque chose qui devrait être accompagné plutôt que supprimé. Si elles sont bien comprises et correctement soutenues, elles sont en fait propices à la guérison et à la transformation. Donc on a tous ces crises existentielles ou d'urgence spirituelle à un moment donné, ce qu'on appelle des étapes dans la vie. J'assimile à ces crises existentielles les crises d'adolescence par exemple, ou ce qu'on appelait, ce qu'on appelle toujours d'ailleurs, la crise de la quarantaine. C'est un moment très particulier où on se pose des questions et où on se transforme, notre conscience se transforme, se Suivant la personnalité, parce que je pense que ça dépend, qu'il y a un terrain plus ou moins favorable aux symptômes, suivant la personnalité, il se peut que lors de ces crises existentielles, des crises psychotiques, des épisodes psychotiques apparaissent. Ce n'est pas pour tout le monde pareil puisque chacun a sa personnalité, son histoire, mais il est possible que des crises psychotiques accompagnent ces crises existentielles d'évolution, évolutives. Le problème, c'est qu'à ce moment-là, les psychiatres, les psychologues auront tendance à donner des médicaments, à vous mettre encore une fois sous psychotropes et bloquer la crise, et donc bloquer bien sûr les symptômes psychotiques, mais aussi bloquer la crise d'évolution. Or, qui dit crise ne dit pas forcément effet négatif, mais parfois nécessité. Donc il est important de passer, de vivre ces crises. Pouvoir les transcender, pour arriver à un autre état, à un autre niveau de conscience. Donc bloquer ces crises, bloquer l'évolution de ces crises ne fait que les retarder ou bloque l'évolution de la personne et de sa psyché. Donc là, il est important aussi de comprendre ce qu'est une crise existentielle et/ou une urgence spirituelle, telles que je l'écris ici. Alors, Grof, pour continuer l'exposé, décrit plusieurs formes d'urgence spirituelle. Encore une fois, cette urgence spirituelle peut être élargie aux crises existentielles. Ils vont parler d'éveil de la puissance du serpent, c'est-à-dire la remontée de certaines personnes, vivent des remontées d'énergie très très fortes, les voyages chamaniques également pour ceux qui pratiquent l'activation d'un archétype central. C'est toutes les personnes, un petit peu comme dans Star Wars, qui opposent le bien et le mal et qui pensent avoir un rôle messianique à jouer dans la vie, à réconcilier le bien et le mal. En fait, toutes ces approches-là, ce sont ce qu'on peut appeler, qui sont assimilées à des urgences spirituelles. Une ouverture psychique, tout ce que, quand on Jung parlait de synchronicité à un moment donné, ou dès qu'on est, si vous voulez, dès qu'on vit des expériences un petit peu paranormales, donc synchronicité, etc., avec ces risques d'inflation de l'ego en disant, moi j'ai des pouvoirs surnaturels. C'est pas toujours le cas, c'est même très souvent ce n'est pas le cas d'ailleurs, mais ce sont ça, c'est une crise spirituelle, une crise existentielle. Aussi, vous avez aussi l'émergence d'un schéma karmique quand on a l'impression d'être incarné ou de représenter des incarnations précédentes, d'avoir vécu des situations également précédentes ou des vies précédentes. Enfin, le dernier cas, qui est un cas tout à fait particulier pour avoir interviewé un exorciste, c'est les états de possession. États de possession que l'on rencontre parfois d'ailleurs chez les adolescents, très rarement mais ça peut arriver, et qui sont assimilés aussi à des crises d'urgence spirituelle. Il y en a d'autres, comme vous le voyez peut-être sur la vidéo, il y a plusieurs expériences, des expériences mystiques, des expériences de mort imminente, méditation, des visions, des crises chamaniques, des rencontres avec des extraterrestres, bien il Tout ce qui sort un petit peu de l'ordinaire quand la personne vient vous voir, vous en tant que psy, et vous dit, voilà, j'ai vécu quelque chose qui sort de l'ordinaire, extraordinaire ou parapsychique. Alors bien sûr, quand vous êtes face à ces personnes, la tendance est de dire, c'est une psychose. C'est-à-dire, donc je vous ai remis là deux définitions de psychose et donc La personne, comme on disait auparavant, la personne, il est peut-être fou. Donc c'est la question qu'on va se poser quand on voit de telles personnes. Et en fait, non, ça peut être des épisodes très temporaires et prouvant qu'il y a un changement de niveau de conscience, un changement dans la psyché de la personne. Il n'est pas forcément malade. Possible, mais ce n'est pas forcément le cas. Donc la psychose, je vous rappelle la définition, est l'un des nombreux états altérés de la conscience dont on est dans le même cas que l'urgence spirituelle, transitoire ou permanent, persistant, qui empêche l'intégration de signaux sensoriels ou extrasensoriels de l'environnement dans des modèles de réalité acceptés par un large consensus de la société et qui conduisent à un comportement inadapté, à des sanctions sociales. Mais ce qu'il veut dire par là, ça veut dire que ce sont des épisodes qui empêchent de vivre en ce qu'on appelle une vie normale. Alors, on peut ouvrir un large débat sur qu'est-ce qu'une vie normale, qu'est-ce que la normalité. Et là, la psychiatrie et tous les courants psychiatriques et psychologiques voient les définitions de la normalité évoluer au fil du temps. Je vous rappelle les expériences sur les femmes hystériques au début du siècle. Curieusement, ce n'était d'ailleurs que des femmes. Et donc chaque fois qu'on avait une personnalité un peu exubérante, on était classé d'hystérique et donc enfermé, voire soumis à des électrochocs, parce que ça correspondait pas, ça correspondait à la norme de la société de fin du 19e siècle, début du 20e siècle. Heureusement, les choses ont évolué, surtout pour les femmes. Mais la psychiatrie représentait un petit peu cette définition de la normalité qu'avait une société à une époque et donc soumettait le patient à un certain nombre de traitements plus ou moins barbares suivant l'époque, ce qu'on considère nous comme barbare maintenant. Alors durant une crise psychotique, la personne atteinte peut perdre tout contact avec la réalité, être envahie par des hallucinations, des idées délirantes, des troubles de la pensée, des troubles de comportement. Donc, et donc je vous dis, être qualifiée de malade alors que la question à se poser serait, et si elle n'était pas malade? Et si seulement elle était en train de vivre un changement de conscience? Ça peut être des épisodes extrêmement perturbants pour la personne et pour son environnement d'ailleurs. Je vous dis, le rationnel est différent, le rationnel de ces deux crises entre la crise psychotique et l'urgence spirituelle peut être, et le rationnel est différent entre ces deux crises. Là, je me réfère aux travaux de Wilberg, Wilberg qui a écrit en 84 que les formes de troubles émotionnels reconnus par la psychiatrie académique, donc psychose, etc., borderline, tous ces mots qui ont été inventés, toutes ces étiquettes qui ont été inventées pour catégoriser les personnes dans un schéma pour leur donner tel ou tel médicament, sont des perturbations spécifiques au stade d'évolution de la conscience qui intègre la pleine intégration de l'esprit et du corps. Et en outre, Wilber a décrit diverses formes de psychopathologies qui sont spécifiques aux niveaux subtils et causaux du spectre de la conscience et qui ne peuvent être prises de manière adéquate par la psychiatrie traditionnelle. Celles-ci appartiendraient aux urgences spirituelles. Donc vous voyez avec cette slide que les travaux sur l'urgence spirituelle ont déjà maintenant une cinquantaine d'années. Donc il y a eu des chercheurs qui ont véritablement voulu faire intégrer cet aspect de spiritualité, de crise existentielle dans le dans ce qu'on appelle le DSM, qui est le dictionnaire des psychiatres, qui répertorie théoriquement, bien sûr, parce que c'est très ambitieux, toutes les maladies ou toutes les maladies psychiatriques de l'individu. Et donc certains théoriciens comme Wilber, Lukoff, etc., ont essayé de faire entrer la crise, l'urgence et la crise existentielle dans ce fameux dictionnaire. Encore une fois, l'objectif c'était pas vraiment de faire reconnaître ceci comme une maladie, mais encore une fois comme une étape dans l'évolution d'un individu. Alors pourquoi je vous dis tout ça? Je dis tout ça parce que la prise en charge, comme je vous le disais tout à l'heure, de ces deux types de crises différentes, la crise est différente de la crise existentielle et donc la prise en charge doit être différente. Donner des médicaments à quelqu'un en pleine crise spirituelle peut arrêter son évolution et donc être contre-productif dans son évolution en tant qu'individu. Très bien, me direz-vous, mais alors comment fait-on si les symptômes sont les mêmes? Comment fait-on pour différencier l'urgence spirituelle et la crise, ou la crise existentielle, d'une crise psychotique, d'un état psychotique permanent. Moi, je pense, je pense, mais encore une fois ceci est ouvert à débat, je pense que l'important est d'avoir un diagnostic multidimensionnel, ne pas s'intéresser seulement à l'individu qu'on a en face de soi, mais s'intéresser aussi à son contexte, à ses valeurs, savoir si auparavant il y a eu des épisodes spirituels et comment ils ont été traités, s'il n'y a pas bien sûr de désordre cortical. On n'y pense pas souvent, mais il faut toujours faire, enfin moi je recommanderais tout de même de faire un scanner. On sait jamais ce qui peut arriver, il peut avoir tout de même un problème de tumeur ou quelque chose comme ça. Donc éliminer les causes purement biologiques pour voir aussi s'il y a une absence ou non de maladie physique, si les conditions somatiques sont bonnes, mais aussi s'intéresser au contexte social de la personne, à son enfance, aux messages hérités, savoir s'il y a eu des antécédents psychiatriques antérieurs chez lui mais aussi dans sa famille, connaître l'état de ses relations sociales, c'est-à-dire poser encore une fois un diagnostic multidimensionnel qui prend en compte l'intégralité des éléments, des paramètres de la vie de la personne, considérer la personne dans son environnement. Alors personnellement, j'utilise un outil qui n'est pas très orthodoxe sur le plan de la médecine. J'utilise l'astrologie, j'utilise la Kabbale, j'utilise les traditions anciennes pour essayer de poser ce diagnostic multidimensionnel. Je ne suis pas qualifiée pour couvrir certaines certaines caractéristiques, dont certains diagnostics médicaux, etc. Mais je demande à la personne si elle a été voir un médecin, poser un diagnostic médical. Mais ce diagnostic médical n'est qu'une partie du diagnostic multidimensionnel. Une personne et une psyché est beaucoup plus complexe et ne peut pas être réduit ni à son cerveau, ni à une connexion, ni à des connexions corticales L'environnement est important, ce qu'elle a vécu, ses expériences sont importantes. Donc sur le plan psychologique, il est important d'intégrer tous ces paramètres et pas seulement l'aspect, puis encore une fois, purement médical ou purement symptomatique de la crise observée. Mais il est important de comprendre d'où vient la personne, qui elle est réellement, ce qu'on appelle une approche féministe phénoménologique et globale de la personne, avoir une approche véritablement globale encore une fois de cet individu. Chacun est unique, chaque individu est unique. Donc nous sommes, vous avez détecté une crise spirituelle ou existentielle, a été détectée, a été diagnostiquée, Comment faire puisque là encore une fois l'objectif est de sortir de ces traitements suppressifs, c'est-à-dire par les médicaments, arrêter les symptômes par les médicaments sans soigner la cause mais seulement soigner les symptômes. Donc là le diagnostic a été posé, vous êtes en phase d'une crise spirituelle ou existentielle, que faire? Alors surtout faire confiance, écouter, la posture du psychologue est vraiment essentielle. Posture basée sur la confiance en l'autre, c'est la confiance sur la psyché, l'évolution de la psyché humaine, la confiance de son évolution. Ne pas mettre d'étiquette pathologique, c'est un peu la mode, le travers de nos sociétés. On essaie de tout catégoriser, de tout mettre des étiquettes partout. Après, extrêmement difficile de se débarrasser de ces étiquettes. Je parle de bipolaire, schizophrène, schizophrène, dépressif, d'un certain nombre d'adjectifs comme ça avec lesquels, une fois qu'on vous l'a collé, il est assez difficile de s'en débarrasser, y compris de soi-même vis-à-vis de soi-même d'ailleurs. Souvent c'est assez confortable. Mais il faut faire aussi en sorte que le client différencie le monde quotidien de celui des archétypes. Alors je m'explique ici, dans les traitements sur l'approche plutôt de crise existentielle, on utilise beaucoup de symbolisme, beaucoup d'archétypes. La personne symbolise quelqu'un. Je vous parlais tout à l'heure de quelqu'un qui se prenait pour un martien ou un messie qui voulait sauver le monde, d'un certain avec différents degrés. Donc il faut véritablement que la personne, qu'on arrive à faire prendre conscience à la personne qu'il y a le monde de la réalité qui peut ne pas comprendre ce type de langage, et celui des archétypes de la personne qu'il incarne. Donc principe de réalité, principe de, encore une fois, de faire redescendre la personne sur terre, surtout s'il y a une confusion, inflation de l'ego, ou si psychopathologie comme je le mets ici. Si le client n'a pas de problème dans sa vie quotidienne, plusieurs outils sont possibles. Bien sûr, la méditation, l'introspection, les exercices physiques. Certaines personnes sont très physiques, donc contact avec la nature, le sport bien sûr, l'art, ce n'est pas indiqué ici, mais l'art-thérapie est un excellent moyen, la bibliographie, certains sont très intellectuelles. Vous savez qu'il y a 4 catégories, 4 grandes catégories de personnes ceux qui sont plus émotionnels, plus intellectuels, plus corporels et enfin plus spirituels. Donc suivant la personnalité que vous avez devant vous, et bien sûr que vous avez diagnostiquée en amont comme je vous l'ai expliqué, les outils pourront être différents et adaptés à la personne. Et vous avez une pléthore d'outils. Votre disposition. Et bien sûr, certains grands types d'outils, si vous voulez, émotionnels, etc. Et donc vous pourrez piocher dans votre boîte à outils pour accompagner la personne. Je vous ai mis aussi des choses un peu plus techniques la psychosynthèse, la respiration holotropique, là j'en ai parlé, etc. Donc l'outil peut être importe. Je sais qu'actuellement on demande aussi de présenter quels outils, de présenter les outils qu'ils utilisent, mais à la limite ce n'est pas important. Ce qui est important, c'est la personne que l'on accompagne et ce qu'elle est capable, et la façon, non, et comment dire, la qualité de trouver l'outil qui lui correspond. Encore une fois, suivant la personnalité de la personne qu'on suit, mais pas suivant l'outil qu'on utilise parce qu'on l'a appris à l'école et qu'il faut l'utiliser, qu'on a un beau diplôme et qu'on a un diplôme qui justifie l'utilisation de l'outil. Mais c'est pas l'outil qui est important, c'est l'accompagnement de la personne et encore une fois l'essence de sa psyché. Quelle est-elle exactement et quel est l'outil qui va lui correspondre, pas l'inverse. Donc là aussi, c'est quelque chose peut-être qu'il faudra réfléchir et oublier un petit peu tous ces outils plus ou moins commerciaux d'ailleurs, et s'intéresser véritablement à la psyché de la personne, sa complexité d'ailleurs. Et surtout, comme par exemple, je compléterai, la possibilité qu'elle ait plusieurs sous-personnalités. Alors je voulais vous parler aussi de quelques, dans la mouvance des crises spirituelles, de quelques mots, vous dire quelques mots sur le travail d'Assagioli et de l'auto-actualisation, ce qu'il va appeler l'auto-actualisation. Je vous l'ai mis là. Assagioli était un psychiatre italien, un pionnier, donc il va parler de réalisation de soi, le diagramme de l'œuf, le modèle de la personnalité, etc. Donc extrêmement prolixe. Il a une très belle carrière derrière lui. Et encore une fois, lui aussi, il est partisan du fait que le développement d'une personne passe par des transformations, transmutations, un terme alchimique, de la personnalité, qui permet le réveil des potentialités de la personne. Et donc lui dit, il y a 4 phases de développement. Pour ceux que ça intéresse, je pourrais envoyer les slides. Donc 4 phases de développement. Il y a une crise qui précède le réveil spirituel, et beaucoup reconnaîtront ici la crise de la quarantaine. Donc l'homme ordinaire, entre guillemets, bien sûr, va se réveiller avec un sentiment d'insatisfaction des réalités. Il peut fuir dans une survie ou non, il peut avoir une crise morale, voilà, culpabilité parce qu'il a envie de changer de métier, qu'il a une famille et que ça ne se fait pas, etc. Donc il peut présenter à ce moment-là les symptômes d'une névrose ou d'un état schizophrène borderline et aussi être accompagné de troubles somatiques et troubles par exemple du sommeil, etc., ou même troubles somatiques, je pense, démangeaisons, etc. Donc c'est toujours intéressant aussi d'observer les signes somatiques qui peuvent apparaître à ce moment-là. Suivi donc, deuxième étape, le réveil spirituel, l'ouverture de la conscience, etc. Donc la personne trouve son chemin, elle amène de la joie, du soulagement, sauf si la personnalité n'est pas équilibrée au départ, ou est ce que j'appelle sous une personnalité très émotionnelle et très sujette déjà à l'imagination, aux rêves, etc. Donc il peut avoir un débordement d'émotions non maîtrisé. C'est là qu'on peut avoir une assimilation aux crises psychotiques. Donc l'ego devient inflationniste, vous avez trouvé sa voie, peut devenir fanatique. J'ai vu effectivement des personnes se prendre pour des gourous à ce moment-là. J'ai trouvé ma voie après avoir fait pendant 50 ans quelque chose de totalement différent. Donc important de se rappeler la distinction entre l'essence de la personne, qui elle est véritablement, et son ego. On s'invente pas gourou à 60 ans, en général on le sait avant. Donc il y a cette crise égotique, et par contre il est important de ne pas contrer le patient ou le client, comme vous voulez, de rester neutre, écouter. Donc voilà, essayer de ramener la personne à la réalité des choses, lui faire prendre conscience de la distinction encore une fois entre l'ego et la réalité des choses. La troisième phase, une réaction au réveil spirituel. Donc un état d'exaltation, l'état d'exaltation, de bien-être, de joie en général ne dure pas. Peut être suivi par une phase dépressive. Est-ce que je suis, voilà, poser des questions sur son incapacité, sur son indécision, sur son incompétence. Les doutes commencent à se réveiller. Voilà, c'est donc ces états d'exaltation très forts suivis des étapes parfois de dépression en disant mais je ne suis pas à la hauteur pour celui qui veut qui a une mission, qui s'estime avoir une mission messianique ou être gourou. Je suis pas à la hauteur, donc il faut que je me forme, etc. Donc il peut avoir aussi une phase de doute, de critique et de dépression. Et donc une fois ces 3 phases passées, on arrive à la 4e phase, c'est véritablement du processus de transformation, qui passe par une transmutation, régénération de la personnalité. On retourne à l'équilibre, vous voyez, phénomène de balancier, exaltation, dépression, et enfin équilibre. Et la personne véritablement travailler sur son projet, sur qui elle est, sur son projet en tant qu'être humain. Je veux dire, voilà, on va retourner dans le principe de réalité une fois que cette crise est passée. On va véritablement, mais on revient transformé. Je sais pas si vous avez vu le Si vous avez lu Le Voyage du héros, que je dois avoir quelque part ici dans ma bibliothèque, on passe par toutes ces phases jusqu'à revenir au principe de réalité. Mais parce que la vie continue, bien sûr, la vie habituelle continue. On suppose qu'il n'y a pas de rupture avec cette vie. Mais par contre, il peut y avoir une période difficile puisque la vie antérieure et tout ce qu'on a mis en place continue à exister et qu'il faut le transformer en une nouvelle vie, un nouveau projet de vie. Et donc c'est pas— il peut y avoir de la fatigue, avoir des insomnies, peut avoir jusqu'à ce que le nouveau moi, si vous voulez, la nouvelle identité même puisse être réintégrée et acceptée. Il peut y avoir aussi des ruptures avec l'entourage, donc ça aussi c'est jamais très facile à gérer. Donc conclusion, conclusion très, très, très brève. Donc le développement spirituel s'accompagne parfois de troubles psychologiques qui peuvent être assimilés à des crises psychotiques. Attention à ne pas confondre les deux, ce sont véritablement deux choses totalement différentes. Les problèmes psychologiques qui émergent, qui émergent du développement spirituel, qui accompagnent le développement spirituel, sont seulement des réactions temporaires. Mais si les troubles sont similaires entre développement spirituel et troubles psychotiques, les causes sont différentes et donc le traitement est totalement différent. Je vous ai mis ici en résumé donc les deux grandes catégories. Donc les problèmes psychologiques, s'ils sont constatés, si les symptômes sont régressifs, on a des entre les aspects conscients et inconscients de la personnalité ou entre soi et son environnement. La thérapie, c'est éliminer les peurs, les inhibitions, les dépendances, travailler sur les responsabilités, l'appréciation correcte de soi et de soi-même. En cas d'individuation, les difficultés ont un caractère progressif. La personne cherche à changer, à se changer, et elle cherche à aller au-delà d'elle-même, elle cherche à se transcender, elle cherche à évoluer, donc un nouveau projet de vie. Le traitement est complètement différent, c'est l'harmonie par assimilation de ce qu'on appelle les supra-énergies et leur intégration avec les aspects préexistants de la personnalité, ce qu'Assagioli appelait la psychosynthèse, c'est-à-dire la personne va se dépasser et essayer de réaliser son projet de vie. Mais encore une fois, il faut les intégrer avec les aspects préexistants de la vie de la personne. Ça ne peut pas émerger d'un seul coup, on ne peut pas devenir comme ça du jour au lendemain, avoir, comment dire, se transformer encore une fois en gourou, pour prendre un exemple très concret, ou en messie tout d'un coup après avoir été, je dis n'importe quoi, c'est un exemple, agent d'assurance pendant 30 ans et tout d'un coup se révéler devenir messie. Donc c'est beaucoup plus difficile et là des questions doivent se poser. Je ne vous dis pas que c'est impossible, rien n'est impossible, mais il faut se poser des questions. Et là je vous donne également l'ensemble de bibliographie pour ceux que ça intéresse et si vous voulez aller plus loin dans ces études, donc qui comme vous le voyez a commencé à peu près une cinquantaine d'années dans le domaine de la psychologie. Je vous invite également à répondre à ces quelques questions, donc pour vous-même, ou bien sûr de me l'envoyer, de me les envoyer pour qu'on puisse en débattre. Ce sera véritablement avec plaisir, même si vous êtes contre. Je sais, j'ai des collègues qui n'acceptent pas cette approche, donc savoir si vous avez eu des expériences de suivi avec des clients qui ont vécu des expériences spirituelles et comment vous les avez accompagnés, quelles ont été vos difficultés, quelles ont été les difficultés de votre patient. Donc, encore une fois, merci pour votre attention et j'espère vous retrouver bientôt avec une nouvelle vidéo.
More from Elizabeth

3.1 Archétypes & sous-personnalités : vous n'êtes pas un seul moi — Comprendre

Transformez Votre Vie : Atteignez Vos Objectifs Grâce à la Psychologie Transpersonnelle








