
Élisabeth Carrio surveys consciousness research across psychology, neuroscience, and philosophy. She traces how consciousness links to memory, language, and cognition, then uses clinical cases like Ken Parks's sleepwalking and blindsight to show information can be processed without awareness. Libet's experiments suggest we act before we consciously decide.
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Bonjour et bienvenue sur le site soit d'Emergence 21, soit d'Élisabeth Carrio, suivant le site sur lequel vous vous êtes connecté. Donc ceci est une nouvelle série d'études concernant cette fois-ci la conscience. Je voulais faire le point avec vous sur l'état de la recherche actuelle dans le domaine psychologique, naturellement, comme d'habitude, sur tout ce qui concerne la conscience. Vous verrez que cela pose pas mal de problèmes et pas mal de questions, en fait, plus de questions que de réponses. Alors, de quoi allons-nous parler? Comme je vous le disais, nous allons faire l'état des lieux de la recherche dans le domaine psychologique sur la conscience. Vous verrez que nous adopterons une approche multidisciplinaire puisque nous allons parler de neurosciences, de psychologie, mais aussi de philosophie. Mais d'abord, en introduction, essayons de définir la conscience. Alors, j'ai volontairement situé la conscience dans le domaine de l'étude sur les intelligences. Vous savez que c'est un domaine qui me passionne particulièrement pour comprendre les comportements des hommes, pour savoir s'il leur est possible de changer de comportement, voire de personnalité, ce dont je crois moins. La majorité de mes études porte sur l'intelligence spirituelle, l'une des intelligences à notre disposition. Mais je m'intéresse aussi à la théorie des personnalités et également, bien sûr, donc le troisième volet, à la conscience et conscience et neurosciences. Vous verrez que l'étude de la conscience dépasse largement le domaine des neurosciences. Tout cela se situe dans un cadre beaucoup plus général qui est la psychologie humaniste et existentielle, courant qui est né aux États-Unis dans les années 50 et qui n'a cessé de se développer compte tenu des limites que présentent la psychanalyse dans le domaine de la compréhension de l'être humain. Alors, sans dévoiler le sujet totalement, autant le dire tout de suite, la conscience, c'est un mystère. Sur le plan, elle peut être traitée sur différents plans, notamment sur le plan philosophique. Ça pourrait être un sujet de philosophie au bac, mais nous savons intuitivement ce qu'est être conscient. Mais quand on a essayé de le définir, cela devient très, très compliqué. Donc l'étude de la conscience donc ne peut être que multidisciplinaire. Elle va s'intéresser aussi bien aux apports faits par les neurosciences que par la philosophie et bien sûr la psychologie. Alors, que veut dire ConSciences? ConSciences veut dire avec la science. Donc cela peut supposer que cela fait appel à une pensée rationnelle. On devient conscient quand certains événements arrivent à conscientisée, à être pensée. Elle peut être faussée, cette pensée, ou bien sûr influencée. La conscience est liée aussi à un traitement de l'information reçue. Là, on est vraiment dans toute l'approche qu'a adoptée la psychologie et les neurosciences, notion d'information que l'on traite. Vous verrez également que le traitement de la conscience a ouvert le débat sur la responsabilité, la notion de bien ou de mal. C'est cette notion de bien et de mal qui varie suivant les époques, les individus. La conscience est liée aussi à la perception. Donc je vous renvoie à l'illusion de Müller-Lyer sur le cube pour ceux qui sont intéressés à tout ce qui est illusion et perception. La conscience, eh bien, c'est aussi l'attention. Pourquoi certaines informations arrivent jusqu'à notre cerveau, à notre conscience, et d'autres non? Ou à nos pensées. Et la conscience enfin peut être source d'erreurs, comme tout ce qui a trait à la perception et à l'attention. Donc vous verrez bien sûr, donc la conscience infère avec de nombreuses étapes psychologiques comme je viens de vous l'exposer. Donc la mémoire, on parlera de mémoire, on va parler d'expérience linguistique aussi. Si on n'a pas de mots pour parler de ces expériences conscientes, on peut même supposer qu'il n'y a pas d'expérience consciente pour certains chercheurs. Et enfin nous parlerons aussi de perception et d'attention. Alors, comme je vous le disais, la conscience, cette conscience mystérieuse que nous allons essayer d'approcher, donc cette connaissance, puisque la définition logique cum scientia, je vous ai mis la définition donnée par Wikipédia, ça veut dire avec science, donc qui a trait à la connaissance. Ce qui est intéressant, c'est qu'on va parler des connaissances donc fondées sur des relations objectives et vérifiables. Ça, c'est une adjectifs qui aiment beaucoup la science. Et vous comprenez que dans le domaine de la conscience, toute la difficulté va être d'avoir des données objectives et vérifiables prouvant qu'il y a bien eu un accès à la conscience. Donc on parle de pensée rationnelle, on parle, comme je vous l'ai dit, de perception et d'attention. Là aussi, attention, source d'erreurs. Et vous voyez tout de suite que dans un domaine très immatériel, puisqu'on parle de conscience, donc quelque chose qu'on ne peut pas toucher, on essaye d'avoir, d'adopter une approche extrêmement rationnelle de cette étude et ça va être toute la difficulté de la recherche actuellement. Alors mon étude va être décomposée en 4 chapitres pour essayer de vous faire approcher de plus en plus près de la notion de conscience. Nous commencerons par des exercices sur le fait de penser la conscience. Nous étudierons des approches donc des neurosciences, des approches aussi des philosophes et pour s'intéresser enfin à ce qu'on appelle le mystère au problème des zombies et ce que Chalmers appelle le problème difficile de la conscience, c'est-à-dire comment de la matière, à savoir le cerveau, donne naissance à des idées, donc à quelque chose d'immatériel. Donc je vous invite avec moi à commencer ce parcours, ce voyage, par le premier chapitre, Penser la conscience. Mais d'abord, commençons par un exercice. Essayez de prendre quelques minutes, pas plus de 10 minutes, pour écrire ce que vous décririez comme une expérience consciente au moment où vous lisez, vous écoutez cette vidéo. Donc qu'en déduisez-vous? Que pouvez-vous en déduire? Moi personnellement, là, au moment où j'enregistre, j'entends des bruits dans le jardin, j'entends des bruits autour de moi, donc je suis consciente de certains événements. Que déduisez-vous, vous, de cette expérience consciente de vous-même à ce moment-là? Il est à noter surtout que vous savez, en général, on décrit des objets, mais on ne décrit jamais la façon dont on devient conscient. En fait, pour les chercheurs, il y aurait un lien entre conscience et mémoire, c'est-à-dire que notre description dépendrait de notre capacité à emmagasiner des informations disponibles de façon consciente et donc disponibles pour un traitement ultérieure. Mémoire parce que nous savons ce que représente tel ou tel bruit, ce que représente telle ou telle matière, par exemple. Mais il y aurait une contradiction, donc, vous comprenez bien, dans la notion même de conscience. Réfléchir à la conscience nous pousse à penser à des choses dont nous sommes conscients. Mais pour comprendre vraiment ce qu'est la conscience, il faudrait expliquer le processus par lesquels ces choses arrivent jusqu'à notre conscience. Vous commencez déjà à avoir une idée du problème de la définition de la conscience. Ce n'est pas la description de ce dont nous avons conscience, mais la façon dont les pensées arrivent, ou les informations arrivent jusqu'à la conscience et les restituent. Comme je l'ai dit dans la définition, la conscience serait liée à l'intelligence cognitive. Et qui dit intelligence cognitive, logique et rationnelle, veut dire langage. Donc il faut des mots et des mots pour le dire. Dans le papier que j'ai écrit et que vous trouverez sur mon site, parce que tout ce que je vous dis là a été développé de façon beaucoup plus détaillée sur mon blog, donc si vous n'avez pas de mots pour décrire votre expérience consciente, vous n'auriez pas de conscience. De même, deux différentes cultures auraient des visions, des représentations conscientes totalement différentes. Mais donc la conscience, donc pour les psychologues, pour les chercheurs en psychologie, serait liée à l'intelligence cognitive. Mais est-ce qu'elle peut être seulement réduite à des processus psychobiologiques tels que la vision, le langage et la pensée? C'est une façon, telle que vous le voyez ainsi, qui serait assez réductrice de la conscience. Mais avant de répondre à ces questions, essayons de situer le problème de la conscience au travers de quelques cas cliniques qui ont incité les chercheurs à pousser plus loin leurs études. Et d'abord le somnambulisme. Vous vous souvenez peut-être du cas de Ken Parks dans les années 80 qui tua sa belle-mère dans une crise de somnambulisme et qui blessa son beau-père et qui fut tout de même relaxé par la justice parce qu'il a été considéré comme inconscient. Donc en état d'automatisme. Donc dans cet état, on suppose que la conscience elle-même est associée avec une nécessaire prise de conscience, ce que les juges ont réfuté, ou la pensée cognitive et le contrôle volontaire des comportements. Donc la justice, si vous voulez, a donné une définition de la conscience comme étant associée à un contrôle volontaire du comportement et Eux-mêmes, ce contrôle étant lui-même guidé par une intention. Donc dans la mesure où il n'y avait pas d'intention de tuer et qu'il n'y avait pas de contrôle volontaire de comportement, Ken Parks a été acquitté. Donc le problème qui s'est posé aux psychologues, c'est de savoir comment la conscience peut se mettre en veilleuse, comment il peut, de telle sorte qu'on agit sans voir, sans comprendre, par pur automatisme, tout en réalisant des actions, des séquences complexes d'actions. Deuxième problème que les chercheurs ont noté, deuxième cas clinique auquel les psychologues se sont intéressés, c'est la négligence visuelle ou héminégligence, dans lesquels les patients ne voient qu'une partie de l'image alors qu'ils sont capables de restituer cette image alors que cette partie de la vision leur est inaccessible. Ils sont aveugles de façon partielle. Donc là aussi, très étonnant, il semblerait que la conscience enregistre des informations sans que le patient soit conscient de cela. Donc l'enregistrement se fait malgré le patient. Donc il est possible que cette information soit traitée de façon perceptuelle et normale sans toutefois être consciente. Donc c'est une relation complexe, il semblerait qu'il y ait une relation complexe entre conscience et traitement de l'information. Même remarque en ce qui concerne la fonction aveugle, la vision aveugle ou scotome. Pareil, les patients semblent voir dans une région où normalement la vision leur est interdite, où ils sont aveugles. Et pourtant, ils voient des choses et sont capables de les restituer. Pour eux, ce serait par intuition. Ils ne sont pas du tout sûrs d'avoir raison, mais ils réussissent à restituer l'information dans une majorité des cas. Alors certains, et pourtant certains aspects de leur environnement visuel ne sont pas disponibles pour leur conscience. Donc elles ne sont pas disponibles mais accessibles pour des fonctions psychologiques. Enfin, il y a l'amnésie post-traumatique, pareil, identique, où la personne a inhibé l'accès à une partie de ces informations car trop douloureuses. Donc ces exemples montrent que la conscience peut être étudiée à différents degrés. Il n'y a pas une simple opposition entre deux états, conscient et non conscient, mais il y a différents états de conscience et différents types de conscience. Et nous allons le voir un peu plus tard, il semble qu'il y ait des états de conscience qualitativement distincts et ayant différents degrés qui vont de la pleine conscience, je suis absolument conscient de mes actes, du contrôle de mes actes, jusqu'à la non-conscience. Alors j'utilise plus particulièrement le terme de non-conscience et pas d'inconscient comme Freud, ce terme d'inconscient étant de plus en plus remis en cause d'ailleurs. La non-conscience n'a pas d'aspect névrotique tel que Freud le considérait au niveau de l'inconscient. Il y a seulement plusieurs niveaux de conscience, la non-conscience étant assimilée à l'automatisme et la conscience à une conscience globale, un contrôle sur ses actes. Donc plusieurs niveaux de conscience, non-conscience ou automatique, conscience de l'environnement dans lequel je vis, conscience de moi, du soi, ce qu'on va appeler le soi dans certaines approches psychologiques, ou pleine conscience, c'est-à-dire moi dans l'environnement. Alors, on ne peut pas parler de conscience et de non-conscience sans parler de l'expérience de Libet, d'après laquelle nous agirions avant que la pensée arrive à la conscience, ce qui remet en cause beaucoup d'idées préconçues. C'est-à-dire qu'on a un stimuli externe. Un stimuli, c'est toutes les informations qu'on reçoit au travers de nos 5 sens. Ces stimuli sont filtrés. Il y a des choses qu'on voit, qu'on entend, ou d'autres qu'on n'entend pas du tout. Par contre, sur le niveau de l'émotion, on va percevoir et faire attention à ces filtres, à ces stimuli, pardon, sous l'effet de l'émotion. Donc soit une émotion, soit une intention. Donc on va percevoir ou non ce stimuli. Si nous le percevons, si nous y faisons attention, ou si l'émotion est assez forte pour le faire entrer à l'état d'expérience consciente, alors la pensée rationnelle va se mettre en branle et nous serons conscients de ce stimuli. L'information sera consciente et nous agirons éventuellement, porterons un jugement, nous poserons une action, etc. Toutefois, Libet s'est aperçu que les émotions déclenchaient l'action avant que la pensée rationnelle traite l'information. Ce qui fait que nous agirions quasiment instinctivement, ou nous prendrions des décisions à un autre niveau qu'au niveau de la pensée rationnelle qui viendrait après l'action et le jugement, après l'action de façon générale. Donc où se situe la conscience dans ce schéma? Difficile de savoir puisque la conscience serait un traitement rationnel de l'information C'est ce qu'on pensait en tout cas, ce traitement rationnel de l'information donnant lieu à une action. Or, ce n'est pas le cas. On prendrait des actions en puisant dans ce réservoir de non-conscience. Et là, c'est tout à fait intéressant parce que ça remet tout à fait en cause notre Homo economicus, l'homme rationnel par essence, puisqu'en fait l'homme rationnel serait agi par plutôt qu'il agit lui-même. Donc on aurait donc une préconscience. Nos sens donc alimentent nos émotions qui eux-mêmes alimentent nos mémoires, notre perception et notre attention. Et donc la non-conscience prendrait naissance dans ce réservoir et induirait une action en dehors de toute pensée rationnelle. Alors essayez de prendre quelques minutes pour relire le chapitre qui est sur le blog ou pour revoir cette présentation et Essayez de lister tous les différents mots que j'ai utilisés pour parler de conscience, tels que perception, mémoire, prise de conscience, non-conscience, action. Donc vous voyez que cela a beaucoup d'implications sur l'étude de la conscience parce qu'à la fin on ne sait plus très bien de quoi on parle. La conscience a été abordée en effet sous différents thèmes et différentes définitions ont été données intention, action, perception, etc. Beaucoup de choses entrent en jeu comme je viens de vous l'exposer, et à la fin, il est extrêmement difficile de savoir ce que l'on étudie. Peut-être cela a amené certains chercheurs à penser qu'il y avait une constellation de phénomènes et qu'on ne pouvait pas utiliser le même mot pour définir tous ces différents phénomènes. Donc je tiens à attirer votre attention sur le fait que la définition de la conscience et de ce qu'on étudie quand on étudie la conscience peut poser un problème. Donc je vous invite à éclaircir avec vos interlocuteurs ce dont vous parlez quand vous parlez de conscience. Alors continuons notre perspective sur l'état actuel du problème quand on étudie la conscience. Et bien entendu, qui dit conscience dit Descartes, Descartes et sa méthode du doute. Qui va commencer donc très tôt à poser le problème de ce qui deviendra le problème difficile de la conscience, à savoir comment quelque chose d'aussi peu physique qu'un sentiment ou une pensée peut-il être produit par quelque chose d'aussi physique que le cerveau. Donc Descartes utilisa donc la méthode du doute pour comprendre l'essence même de l'être. Avec sa fameuse phrase, je pense, donc je suis. Et donc il a bien situé le problème de la personne. Parce qu'en résumé, qu'est-ce qui— qu'est-ce que nous dit Descartes? Donc si l'essence de la personne est de penser, alors il peut être concevable que l'esprit existe indépendamment du cerveau. Quel que soit l'esprit, il semble que sa base physique— il pourrait que sa base physique physique soit immatérielle. Donc pour Descartes, les pensées ne dépendent pas du tout du fait que nous ayons un cerveau. Donc une approche du mystère de la conscience serait de respecter à la fois les vues de Descartes, donc inutile d'avoir un cerveau pour penser, sur le fait donc que l'esprit transcende la matière, en d'autres termes plus philosophiques, et des hypothèses conventionnelles d'après lesquelles toute chose dans l'univers serait d'ordre physique. C'est l'approche adoptée par la science. Donc vous voyez que nous sommes loin des vues de Descartes quand nous avons une approche scientifique. Donc après Descartes, le problème de la conscience est tombé un peu dans l'oubli. En plus, c'était un problème assez complexe. Donc il faudra attendre les années 80-90 du siècle dernier pour voir des chercheurs en neurosciences d'autres disciplines comme la philosophie qui ont commencé à s'y intéresser et s'y intéresser de plus en plus. On a une pléthore de publications sur la conscience qui posent surtout des questions plus qu'elles n'apportent de solutions puisque ça reste une aire de recherche très dynamique. Donc les recherches aujourd'hui, l'état de la recherche aujourd'hui, donc elle est plutôt multidisciplinaire. Elle rapproche donc les philosophes, les psychologues cognitifs, les neuropsychologues, psychologues, les physiciens, etc. Et on commence, c'est tout de même une recherche que l'on pourrait qualifier d'embryonnaire. Alors pour finir, pour conclure ce chapitre, je vais vous rappeler tout ce qu'on a abordé pour les ingrédients, les quelques ingrédients que nous avons collectés pour comprendre ce qu'est la conscience. La conscience, c'est la pensée rationnelle. Quand on parle de conscience, on va surtout penser, on va parlé de pensée rationnelle. Donc qui dit pensée rationnelle dit mémoire, langage et sens. Les sens, c'est vision, perception, nos 5 sens habituels. Ça, on va parler aussi de conscience. On a parlé de contrôle volontaire de comportement ou d'automatisme. Alors les contrôles volontaires de comportement sont en général guidés par une intention. Je vous rappelle le cas de Ken Parks qui était en état de somnambulisme. Nous avons parlé aussi aussi de conscience et de responsabilité morale. Si nous sommes sous l'effet de somnambulisme, c'est-à-dire avec des comportements automatiques, nous ne pouvons pas être déclarés responsables pour la justice. Donc si nous ne sommes pas conscients, nous ne sommes pas responsables. Cela n'ouvre pas la porte à tout et n'importe quoi tout de même. Notre non-conscience serait liée à l'activité du cerveau. Pas toujours, nous dit Descartes. Pas toujours, nous dit Libet. Il n'est pas toujours aussi nécessaire pour traiter l'information qui elle peut être l'information peut être traitée par d'autres processus que la conscience. Donc Libet, c'est ce que nous dit l'expérience de Libet, notamment par le subconscient ou le non-conscient. Elle peut être aussi liée à un ressenti, à une expérience, une émotion. C'est ce qu'on va trouver quand on va— c'est ce dont on va parler, excusez-moi, lorsqu'on va parler, évoquer la conscience phénoménale, un des problèmes les plus difficiles de la conscience. Alors juste à titre d'information, une méthodologie qui a beaucoup été utilisée pour étudier la conscience en psychologie, c'est l'exercice mental ou l'expérience de pensée. L'exercice mental, c'est un dispositif conçu pour nous amener à questionner notre propre façon de penser, un peu ce qu'utilisait Descartes dans sa méthode du doute. En se posant de telles questions, on vise à mettre en lumière des concepts sur lesquels cette décision repose et d'en tirer les conséquences sur des hypothèses de travail. Donc c'est une méthodologie qui est assez utilisée en psychologie, surtout quand on n'a pas de données directement observables comme c'est le cas pour la conscience. Donc on se rapproche beaucoup de la philosophie. Donc je tenais à vous donner ces méthodologie qui peut être intéressante à explorer, bien que non strictement scientifique. Alors, les autres chapitres vont aborder maintenant plus en détail les approches de la psychologie cognitive, des neurosciences et de la philosophie pour faire, comme je vous l'avais dit, l'état sur la recherche actuellement en psychologie dans le domaine de la conscience.
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