
This content was created by Elizabeth Carrio. This content was uploaded by Elizabeth Carrio. This is a French-language YouTube lecture titled "Le management humaniste" (posted 2017-08-08) presenting a single-speaker, educational talk on humanistic/existential management. The speaker (identified by references to elizabethcario.com and Emergence21) defines management humaniste, explains its historical and cultural drivers, discusses values (including Schwartz's value model), prerequisites for and limits of applying this style, and practical implications for leaders and organizations. The content is instructional and aimed at managers or students of organizational behavior.
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Bonjour à tous. Aujourd'hui, nous allons aborder un nouveau thème le management humaniste et la conduite du changement. En fait, ce que je voudrais vous présenter ici, c'est tout ce qui constitue l'essence même des entreprises humanistes et les, ou même ce qu'on peut appeler les entreprises apprenantes, et leur nouveau mode de management, les nouveaux outils, les outils qu'ils utilisent pour pour faire passer en général leur passion qui est celle d'entreprendre. Alors qu'est-ce que le management humaniste? Nous allons d'abord voir les définitions, définition de ce qu'est le management et de ce qu'est l'humanisme. Alors le management est l'action de conduire, de diriger ou d'entraîner. Et l'humanisme, comme c'est humaniste, c'est un philosophe, c'est un penseur qui considère l'homme comme la valeur suprême. Donc le manager va replacer l'homme au centre de son intérêt. Il va se déplacer donc de la recherche pure et simple de profits pour aller vers des intérêts beaucoup plus humanistes, de satisfaction de besoins et de réalisation du bien-être des personnes qui composent l'entreprise. Donc est-ce qu'on peut réconcilier ces deux termes? Oui, effectivement, on peut réconcilier ces deux termes. Le management c'est une action de conduire et on conduit bien que des hommes. On ne conduit pas, par contre l'humaniste va prendre en considération le bien-être de ses équipes et pas seulement l'action de conduire en elle-même vers un but donné, à savoir la réalisation de profits à tout prix. Donc le philosophe, le management humaniste va vouloir gagner cette certain, comme tout manager va vouloir atteindre des objectifs, mais il va le faire dans une perspective beaucoup plus respectueuse de l'être humain. Est-ce qu'il est possible de changer un style de management et mettre en place de façon volontariste un management humaniste? Oui, bien sûr, cela est possible. Cela passe par une prise de conscience, prise de conscience de soi-même, de ses limites. Donc il faut beaucoup d'humilité pour un manager humaniste, et aussi prise de conscience des limites des autres, mais aussi et surtout de leurs ressources et de leur capacité à apporter quelque chose en vue d'un but à atteindre. Donc cela passe par la considération de l'être humain sous une autre perspective que celle seulement des capacités techniques de quelqu'un. Donc est-ce que humainement il peut aider à atteindre l'objectif que s'est fixé l'entreprise? Pourquoi cet intérêt pour le management humaniste? En fait, depuis une vingtaine d'années, on a pu assister à un changement de paradigme, changement de paradigme, c'est-à-dire un changement de référence, un changement culturel pour parler plus simplement, dans toutes les civilisations, dans toutes les sociétés occidentales et les organisations donc bien sûr qui composent ces sociétés. On est allé vers une plus grande recherche de spiritualité, ce que je qualifierais de spiritualité laïque, une plus grande recherche d'équilibre et de bien-être. Essentiellement sous l'influence d'ailleurs des courants asiatiques, et cet équilibre que l'on remarque actuellement entre vie privée et vie professionnelle. Donc des sociétés occidentales se caractérisent aussi par une plus grande individualisation, la féminisation de beaucoup de professions, donc par exemple les professions médicales, une gestion aussi de la complexité, qui a été souligné par Edgar Morin, et d'autres phénomènes bien sûr comme l'accélération du temps, internet, la multiplication des communications, l'afflux d'informations dans lequel on n'y voit pas très clair, la volonté de se créer une image qui soit décalée de ce qu'on est réellement, etc. Tout un ensemble de phénomènes que vous avez pu observer et qui ont changé nos références, qui ont changé notre façon de voir le monde. La seconde chose qui explique le management humaniste, c'est l'évolution des valeurs, donc l'évolution spirituelle sur lesquelles se construisent actuellement nos sociétés occidentales. Les valeurs traditionnelles s'estompent, ont beaucoup moins de force et d'influence. Donc toutes ces valeurs traditionnelles qui étaient liées à l'autorité, la famille, la religion, les gens sont de plus en plus éduqués, sont de plus en plus autonomes, indépendants, posent de plus en plus de questions c'est-à-dire l'esprit critique a été fortement développé. Donc on va plutôt maintenant vers des valeurs dites modernes de démocratie, d'innovation, de responsabilisation, d'existence, de création de soi. Et d'autre part, pour faire référence aux travaux de Maslow, un psychologue des années 1950, nous sommes passés des besoins de survie et des valeurs de survie comme la sécurité, l'appartenance, à des valeurs d'expression donc de bien-être, de qualité de vie et de créativité, ceci de par l'effet de l'augmentation du niveau de vie et du développement économique. Est apparu alors un management, ce qu'on appelle le management du troisième type ou le management humaniste. Il est apparu sous l'effet d'une constatation. On a pu constater sur le plan psychologique qu'un individu pouvait devenir dépressif s'il ne comprend pas le sens de sa vie et la place qu'il a dans la société. Et c'est cette observation qui a été faite par les psychologues humanistes positifs existentiels surtout a été appliquée aux organisations et aux entreprises. Donc la question s'est posée de comment aussi diriger des équipes si celles-ci n'ont pas le sentiment de participer à quelque chose de plus grand que le travail routinier qui leur est proposé, voire même imposé. D'où l'évolution du management, d'un management scientifique, le taylorisme que vous connaissez, donc les machines, et qui a été caricaturé par Charlie Chaplin, vers le management émotionnel dans lequel il fallait être empathique avec ses équipes, donc vers un management maintenant de troisième type plus humaniste ou existentiel. Donc je vais vous donner ici une définition du management humaniste ou existentiel c'est un management qui s'appuie sur la compréhension de la place de l'organisation dans dans un environnement global et mouvant, place économique naturellement vis-à-vis de ses concurrents, de ses clients, des institutions, mais aussi de son rôle, du sens de son action, de ses responsabilités, et bref de la société. Donc comme vous le voyez, comme est en conformité avec les principes existentiels, le management humaniste est beaucoup plus global. Nous dirons en psychologie qu'il est holistique, il a une approche holistique, c'est-à-dire qu'il prend en compte non seulement son propre besoin, ses propres besoins, mais en plus il prend en considération les besoins des équipes qui le composent et surtout la place qu'il a, la place que l'entreprise a dans la société, ce qu'elle apporte à la société, comment elle participe à son évolution. Donc un grand changement dans cette approche managériale. Alors quelques précisions sur le management humaniste. Le management humaniste ne peut pas être appliqué dans toutes les situations et pour toutes les entreprises. J'ai moi-même beaucoup travaillé dans des missions dans lesquelles des conditions étaient extrêmement difficiles puisque c'était des missions d'après-guerre où l'urgence était à gérer. Le management humaniste n'a pas vraiment sa place dans ce genre de contexte. Tout en considération et en respectant les équipes, il est parfois plus compliqué, on n'a pas vraiment le temps de s'occuper de la place de l'organisation, de son action dans un contexte beaucoup plus globale. Comme je vous le disais, ce type de management apparaît quand les besoins primaires ont été satisfaits, y compris dans l'organisation. Et l'un des besoins primaires, par exemple, est un besoin de survie. Donc le management humaniste ne s'applique pas forcément à ce stade de développement ou à ce type de conditions. Donc le management humaniste aussi n'a pas pour but d'éviter des situations conflictuelles, mais de les comprendre, de les anticiper aussi, et de les résoudre par la reconnaissance des besoins, des attentes, et aussi des valeurs individuelles. Donc encore ici, vous trouvez un principe majeur de la psychologie existentielle, à savoir l'humilité et l'écoute. Le manager humaniste se met en position d'écoute. Il n'a pas forcément la solution à tous les conflits, à toutes les situations, mais il écoute énormément ce que l'environnement lui dit et lui donne comme information. Je vous invite à ce niveau-là à étudier tout le travail effectué par Autocharmeur et le Presenting Institute. À ce niveau, ils ont beaucoup travaillé sur l'écoute. Et humaniste ne signifie pas aussi humanitaire. L'humanitaire est un autre domaine. Le management humaniste, lui, doit réaliser l'équilibre entre compréhension et rigueur, celle requise par toute gestion. Voir l'exemple des organisations humanitaires et onusiennes qui, elles, ne cherchent pas l'équilibre, mais cherchent à résoudre des situations d'urgence, des situations de conflit, la plupart du temps dans l'urgence et malheureusement dans des situations souvent de guerre, d'où la complexité d'adopter un management humaniste dans ces situations, comme je vous l'expliquais. Donc le management humaniste peut et doit parfois être autoritaire selon les situations, c'est ce que je vous disais. Donc on revient tout de même au management hiérarchique de l'apparition qui est apparue au début de l'ère industrielle, donc au 18e et 19e siècle. Donc suivant les situations, la position de management humaniste ne s'appliquera pas forcément. Comment mettre en place un management humaniste? Comme je vous le disais, le manager humaniste essaye de trouver le sens de son action et la place de son organisation, ou de sa division, ou de son département suivant les organisations, dans un espace, dans un environnement plus plus grand. Donc cela impose de comprendre les valeurs sur lesquelles s'appuie cette action. Qu'est-ce qu'elle cherche? Quelles sont les valeurs que l'on cherche à satisfaire? Donc le management humaniste s'appuie sur la compréhension et l'appropriation des valeurs de l'organisation et la réconciliation de ces valeurs avec les valeurs des membres qui composent l'organisation. Et C'est toute la difficulté. Pourquoi se référer aux valeurs? Les valeurs, c'est comme on dirait en anglais un benchmark. Ça permet d'étalonner son action, ça permet de lui donner du sens, ça permet de, un peu comme les symboles en ésotérisme, ça permet de façon très illustrée, très concentrée, de donner un sens à l'action. Donc les valeurs ont la capacité adaptative pour assurer le maintien des organisations En effet, quand on se retrouve, les équipes se forment autour d'une valeur, elles se reconnaissent autour d'une valeur. Les valeurs sont aussi des concepts et des croyances qui se rapportent à des fins ou des comportements désirables, donc encore une fois faciles à identifier. Elles transcendent des valeurs spécifiques et sont l'expression de motivations destinées à atteindre des objectifs particuliers comme la sécurité, l'accomplissement, l'autonomie. Je fais référence ici au travail qu'a fait Shalom Schwartz, un psychosociologue qui a beaucoup écrit sur sur les valeurs dans les années 90. Donc les valeurs guident les choix, elles permettent l'évaluation des comportements envers des personnes et des événements. Elles sont ordonnées également suivant l'importance relative en tant que principes qui guident la vie. Donc il est important pour un manager humaniste de définir les valeurs auxquelles il se réfère et de comprendre également si ses équipes adhèrent aux mêmes valeurs. Et encore une fois, donc on a toujours cette approche interne de l'organisation, mais vis-à-vis de l'environnement ou de l'extérieur, il faut voir si les valeurs sont congruentes avec l'endroit où se trouve l'entreprise, le contexte culturel, dirons-nous. Les valeurs correspondent à 3 besoins besoins biologiques qui peuvent être comme par exemple un besoin de reproduction, qui va donner naissance à des valeurs comme l'intimité ou l'amour, des besoins d'interaction sociale qui s'expriment dans des valeurs comme l'honnêteté, l'égalité. Et enfin, il y a des besoins de survie et de bien-être au sein des groupes. Ce sont des valeurs que l'on pourra trouver sous la dénomination sécurité, paix, etc. Donc ces valeurs en général sont universelles. Et comme je vous le disais, moi je me réfère beaucoup au travail qu'a fait Shalom Schwartz qui a identifié 56 valeurs mais qu'il a regroupées en 10 domaines motivationnels qu'il appelle 10 valeurs fondamentales que l'on retrouve dans toutes les cultures. Il a fait un travail assez exceptionnel de comparaison de cultures les unes par rapport aux autres et donc a développé tout ce modèle de valeurs que je trouve particulièrement intéressant et que vous trouverez plus en détail sur le site d'Emergence 21. Donc comme je vous le disais, il a appliqué ces valeurs, cette structure psychologique de valeurs humaines dans une quarantaine de pays. Les théories, donc sur la base de ce qu'il a dit en 93, les théories qui aspirent à l'universalité comme celle-ci doivent être testées sur de nombreux échantillons et culturellement différents. Donc un énorme travail scientifique a été fait pour identifier ces valeurs universelles qui sont donc tout à fait applicables dans le cadre d'une organisation quelles qu'elles soient, pour définir les valeurs auxquelles elles se réfèrent. Alors très brièvement sur le modèle de Schwartz, je vous donne la structure des valeurs. Donc il y a des valeurs liées à l'anxiété, non-anxiété, aux pertes ou à la recherche de gains, à la protection de soi ou au contraire l'expansion et la croissance. Vous voyez ici les 10 valeurs fondamentales qu'il a identifiées réussite, pouvoir, hédonisme, stimulation, autonomie, sécurité, conformité, tradition, universalisme, bienveillance. Encore une fois, vous trouverez plus d'informations sur le site Emergence 21 ou même directement sur internet sur les travaux de Schwartz. Donc ces valeurs ont été regroupées en 4 axes fondamentaux l'affirmation de soi, bien sûr, qui s'oppose au dépassement de soi, et la continuité, qui s'oppose à l'ouverture au changement. Donc l'intérêt est que soit on s'intéresse à la personne, certaines valeurs s'intéressent plus à soi-même qu'aux autres, d'autres valeurs s'intéressent surtout plus au social et à l'environnement. Mais les deux valeurs, l'ensemble des valeurs donc, peuvent être retrouvées dans toutes les cultures. Ce travail sur les valeurs a mené également à la définition des exigences du management humaniste. Que faut-il avoir comme qualités pour développer un management humaniste et ceci en termes de valeurs? Donc il faut d'abord prendre conscience de la nécessité de mettre en œuvre et de préserver la coopération et le soutien entre les membres. De l'équipe, de l'organisation. Donc la notion de team building, qui est, pour reprendre un mot à la mode, est essentielle à ce niveau-là. Donc le point crucial dans la transmission des valeurs et donc dans la cohésion de l'organisation est de faire en sorte de développer l'engagement dans des relations positives identification au groupe, loyauté envers ses membres et envers l'organisation. Donc pour reprendre une métaphore, l'équipe se retrouve dans le même bateau. Et c'est cette prise de conscience par les équipes qui est extrêmement importante. Il n'y a pas le chef d'un côté avec son pouvoir et ses capacités d'enrichissement personnel, mais il y a toute une équipe qui travaille ensemble pour arriver à un but donné et un but plus large que celui seulement qui est affiché dans un objet social d'entreprise comme vendre un produit. À quoi, pourquoi sommes-nous ensemble dans cette équipe et à quoi voulons-nous répondre comme besoin sociétal? Mais ce n'est pas la seule exigence. La seconde exigence est que le manager doit donner aux individus la motivation pour consacrer du temps et fournir des efforts physiques et intellectuels nécessaires à la réussite d'une tâche productive. Il faut qu'ils aient envie de résoudre les problèmes rencontrés à cette occasion, de concevoir de nouvelles idées, de trouver des solutions techniques. En fait, on ne demande pas seulement à l'individu, aux salariés, collaborateurs, consultants, de venir et de remplir sa tâche techniquement. On lui demande d'utiliser aussi ses ressources fondamentales et sa créativité, de réfléchir différemment pour résoudre les problèmes lui-même, et donc de pas voir le chef en lui apportant des problèmes, mais essayer de le résoudre, et pour cela de faire appel à toutes les capacités qu'il a à sa disposition, capacités internes. Bien sûr, cela suppose aussi qu'il ait la possibilité de le faire et qu'il ait une certaine autonomie sur son poste de travail ou dans sa mission. Troisième exigence, enfin, il est utile de donner une légitimité à la satisfaction des besoins, des désirs personnels, dans la mesure où cela ne s'oppose pas aux objectifs du groupe. Donc la notion de gratification individuelle devient importante. Donc on sort du système procédures à appliquer, règles très strictes à appliquer. Je pense surtout au niveau des ressources humaines, contrôle sur les gens et la façon dont ils travaillent, notes hiérarchiques, tout ce qui limite la créativité de l'individu. De toute façon, soyons clairs, si celui-ci ne veut pas travailler, il pourra tout à fait faire semblant de le faire et mais je pense surtout aux personnes qui s'arrêtent le soir très tard et qui n'osent pas partir de leur entreprise quand elles-mêmes, quand elles n'ont plus de travail à faire, pour donner une bonne image d'elles-mêmes. Partant de là, elles s'ennuient profondément et ne font pas avancer plus que ça ni l'organisation ni la société dans son ensemble. Donc le management humaniste devra, le manager humaniste devra donc veiller à ce que les besoins et désirs personnels soient satisfaits, que les gens ne soient là qu'ils ont envie d'apporter quelque chose à l'organisation. Alors tout le monde peut-il être un leader ou un manager humaniste? Pas forcément. Bien sûr ça s'apprend, bien sûr il y a des techniques. Il n'y a pas forcément de théorie dans le management humaniste actuellement. Il y a beaucoup d'observation des leaders humanistes et à partir des observations de ces managers on arrive à identifier quelques traits communs Mais il y a en tout cas des prérequis, ce qu'il ne faut pas faire et les prérequis qu'il faut avoir. Alors dans les ne pas, il faut pas avoir peur, il faut pas avoir peur de perdre son contrôle, faut pas avoir peur de perdre sa légitimité, il ne faut pas avoir un ego trop surdimensionné. Deuxième chose, c'est ne pas être anxieux. Et la troisième chose, c'est ne pas chercher la sécurité pour soi mais le mieux-être pour l'autre. C'est-à-dire, comme on dit, l'ego, le phénomène d'accumulation de biens matériels en général répond à un besoin de sécurité pour soi. Mais là donc il y a un renversement et donc c'est surtout le mieux-être pour l'autre. Quand je dis pour l'autre, c'est au sens très large, c'est pas seulement l'équipe, mais c'est sûrement pour l'autre au sens qu'est-ce qu'on change dans la société, qu'est-ce que l'entreprise change dans la société. Donc c'est le mieux-être sociétal qui est aussi considéré. Mais il y a aussi des prérequis. Donc il faut aimer le risque, c'est pour ça que tout le monde ne peut pas être manager ou leader. Il faut chercher à gagner, donc c'est tout de même un battant. Humaniste, encore une fois, ne veut pas dire humanitaire, ça ne signifie pas pleurer avec les gens et être complètement compassionnel. La notion de gagner est tout de même relative, revient tout de même en force dans cette notion de management humaniste. On sort de l'empathie et de l'émotionnel à tout prix pour aller vers une notion de battants. Et enfin, il faut écouter. Comme je vous le disais, dans l'écoute, il y a beaucoup d'humilité. Il faut écouter pour comprendre, savoir identifier les valeurs de l'autre, de ses collaborateurs, ses patrons, et aussi, comme je vous le disais, de la société en général. Alors, tout manager peut-il devenir un manager humaniste? Il y a des qualités à la base, ça c'est certain. Il y a une prédisposition. Je travaille beaucoup sur les personnalités des individus, donc on peut apprendre des techniques de management humaniste mais il y a tout de même des prédispositions à la base, des personnalités qui seront plus spontanément ouvertes sur l'extérieur et à avoir une vision globale de l'entreprise dans son environnement. Donc il est possible d'adopter les techniques du management humaniste. Quant à devenir un manager humaniste, cela suppose un travail sur soi tout de même extrêmement important. Est-ce même souhaitable? Pas forcément. Comme je vous le disais, suivant certaines situations, le management humaniste ne peut pas s'appliquer. Il vaut mieux revenir à un management hiérarchique. Donc ça, c'est tout, tout dépend des situations et des contextes. Il faut que les besoins de base aient été satisfaits. Donc le manager peut-il adopter un comportement humaniste si les leaders et l'équipe de direction n'adoptent pas, ne se réfèrent pas eux-mêmes à des valeurs humanistes n'ont pas identifié leurs valeurs et celles de l'organisation qu'ils dirigent et ne se posent pas la question de la place de l'organisation dans la société, cela va être extrêmement difficile parce que le manager humaniste va se sentir tout de même en porte-à-faux par rapport au leader et à l'équipe de direction. Donc il faut véritablement que l'équipe de direction soit convaincue du bien-fondé de cette approche. Travailler sur leurs valeurs. Donc il est vraiment important que les comités de direction prennent du temps pour identifier ces valeurs et la place de leur organisation dans la société. Sans ce travail préalable, le manager humaniste, malgré d'énormes capacités et d'énormes et d'immenses qualités, ne pourra pas appliquer son style de gestion, surtout si son équipe de direction ou si son leader ne croit qu'en la hiérarchie, aux procédures, Et donc sa capacité, sa marge de manœuvre sera beaucoup plus limitée. Enfin, je vous laisse mes coordonnées pour toute question sur le management humaniste, les références management humaniste ou organisation apprenante. Vous pouvez aussi trouver des informations dessus. Vous trouverez également des informations sur les 2 sites, donc le mien particulièrement sur elizabethcario.com et sur Emergence21 également sur tout ce qui concerne les valeurs management humanistes et psychologie existentielle, intelligence spirituelle. Merci pour votre attention.
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