
Transcript of a French-language section from the YouTube video “Jean Pain English A visit to the company” (Richard Perkins, May 17, 2012). The speaker describes the Jean Pain composting method and its goals (transforming toxic wood compounds, creating stable humus to restore poor soils), practical composting parameters and observations (pile size, moisture changes, temperature/odour markers, mass balance), and experiments using pre-composted material in simple anaerobic digesters to produce heat and methane. The speaker also discusses limits of using biogas for vehicle fuel (compression, storage) versus stationary heat/electricity use and argues for prioritizing agriculture and soil fertility.
Questions this video answers
10–15 m3 of finished material
About 40% initial moisture raised to ~80% during piling
About 50% of the water in the pile is lost by evaporation
About 50–60% humidity in the finished material
1 tonne of branchage yields about 1.2 tonnes of finished compost
Chapters
Jeanpin a voulu être personne publique, donc tout est dans le domaine public. On ne doit rien à Jeanpin, à personne pour faire les méthodes Jeanpin. Donc ce que j'approuve, c'est-à-dire que c'est important parce que bon, en plus, on ne peut pas le faire taire. Le fond du problème, c'est qu'on va... à l'encontre des principes profonds de l'agriculture. Porte aux plantes la nourriture dont, a priori, elles ont besoin. NPK. Ensuite, on a les agricultures biologiques, qui vont continuer de vouloir nourrir la plante, mais en respectant le sol. De bois vivant, qu'on apporte tel que... pré-composté qu'on apporte au sol, qui va apporter à ce sol une microbiologie particulière qui va permettre aux plantes de se nourrir par une nourriture que j'appellerais temporelle. Temporelle dans le sens où une plante, comme nous, comme un animal, a besoin de nutriments en fonction de son activité. Ça, c'est du compost de jambon. Donc ce qui est important pour nous au niveau produit, c'est qu'on doit avoir un produit qui n'est pas trop fin et qui n'est pas grossier non plus. C'est-à-dire qu'il ne faut pas qu'il y ait d'éclats de bois importants. Parce que le bois, par origine, est toxique pour le sol. On a les acides phénoliques, on a les tannins, les résines, qui sont toxiques pour le sol. L'actif du compostage, et de transformer, résoudre ou transformer ces produits toxiques. Et non pas de minéraliser la matière. Les huiles essentielles, qui vont être à priori transformées par évaporation, en fait. Les acides phénoliques, les tannins. Et on va laisser le produit travailler en tas pendant plusieurs mois, jusqu'au moment où il va passer dans la phase de décomposition. de minéralisation. Mais on ne doit pas en minéraliser au niveau du tas. Normalement, le plus objectif qui soit, c'est le pH. Pour que l'aménisation puisse s'engager, il faut que le pH soit proche de la neutralité. Quand on a l'habitude de faire du compost, on s'en rend compte à l'odeur. C'est-à-dire qu'au début, on a une odeur qui est assez âcre, qui n'est pas agréable. Et à un moment donné, on passe sur l'odeur de litière animale, litière forestière. Donc on sent le champignon ou on sent une odeur beaucoup plus douce. Et si on fait les analyses pH, on verra qu'on est proche de la neutralité. Et ça aussi, c'est une spécificité du système. C'est quel que soit le type de végétaux qu'on prend au départ. on arrive toujours à neutralité. Ça c'était parce que justement on cherchait avec Jean-Pin le fait de résoudre le problème des gros morceaux parce qu'on a utilisé d'abord des broyeurs qui existaient donc sur le marché parce que bon on voulait pas recréer ce qui existe où on a changé de technique et où on a abouti enfin à un système où on a une homogénéité telle qu'on en a besoin. Quelle que soit la taille de l'appareil, quelle que soit la taille des végétaux que l'on va mettre dans nos appareils, on obtiendra la même qualité de plaquettes. Ici, on est sur un sol argileux pur, terre à poterie. On est dans une zone de poterie. C'est-à-dire que c'est un sol qui est impropre à toute culture. Aujourd'hui, il a 25 ans. Ce jardin n'a reçu que du compost jantin. On a aujourd'hui obtenu une terre qui est équivalente à une terre maraîchère de fond de vallon. Ça, c'était un seul argileux. Là, il est particulièrement humide, mais c'est un sol, on n'aurait jamais pu faire ça il y a avant. Sans travailler seul, voilà le seul outil qu'on utilise. C'est-à-dire que ça, c'est une machine qui a 20 ans. Et là, on voit, par exemple, où il n'y a pas de compost, où il n'y a pas de compost, il n'y a pas de culture, l'herbe va se développer spontanément. Dès qu'on va mettre une plantation en place, La plantation va coloniser le sol et ne va pas permettre à d'autres végétaux de s'installer. Il n'y aura pas d'envahissement comme dans un jardin classique. Ça, c'est le sol de l'année passée. Là, il a été préparé avec la machine. On a passé un petit coup de rotative et là, la plantation a été mise en place. C'est vraiment beau. Et on a, tiens par exemple là, une pomme de terre qui est en train de germer. Et on voit bien les tissus racinaires qui tout de suite s'installent dans le sol. Donc on a un développement racinaire qui est très important, qui va coloniser le sol, et qui va permettre dans les zones sèches de capter toute l'eau qui est disponible quand il ne pleut pas. Tout est basé sur une microbiologie complexe, champignons, bactéries, micro-organismes, vers de terre forcément. Le champignon a une action, les bactéries ont une action et je pense que l'un ne se passe pas de l'autre. La fertilité forestière, c'est-à-dire ce qu'on voit autour... On dit que c'est un sol qui est impropre à toute culture. Bon, no comment, hein ? Voilà. D'ailleurs, si on fait le calcul de ce que la forêt est capable de produire en valeur énergétique brute, l'agriculture est très faible. Un humus de qualité est un humus qui contient 50 % de lignes. C'est Waxman... Tous les grands maîtres de l'agronomie le disent. Donc si on veut un humus de qualité, il faut de la lignine. Et donc tout le système d'engrais verts à partir de cellulose ou autre ne produit pas un humus de qualité. Et c'est cet humus de qualité qui permet de soutenir une microbiologie qui permettra de nourrir les plantes dans leur intégralité. Avec la méthode Jean Pain, on n'a ni à choisir l'essence, ni à choisir la taille. Si on a la possibilité d'avoir un gros broyeur, on peut passer un arbre entier sans que ça nous dérange sur le plan qualitatif du produit. La seule chose qui est importante, c'est qu'on doit travailler sur un végétal vivant, c'est-à-dire qu'on coupe, on broie, on met en tas et sur l'intégralité du végétal. C'est-à-dire qu'on part du bourgeon ou de la feuille et on va jusque au pied. Et on va devoir réaliser un tas qui va avoir, bon, pour que ça marche bien, il faudrait 10 à 15 m3 de matière finie, c'est-à-dire qu'on va humidifier, c'est-à-dire qu'on va apporter de l'eau, parce qu'on a une matière qui a 40 % d'humidité, à peu près, donc quand on est en végétal ligneux, On va faire monter cette humidité à 80% d'humidité. Il va y avoir donc des réactions microbiologiques, bactéries, champignons, bactéries pour la chaleur, champignons pour le reste. Et on va avoir une élévation de température et on va avoir une évaporation de l'eau. C'est-à-dire qu'on perd à peu près 50% de l'eau qui est contenue dans le tas. On obtient une matière au final qui a entre 50 et 60% d'humidité. Et pour bien démontrer qu'on n'a pas de minéralisation et qu'on n'a pas de perte de matière sèche, avec une tonne de branchage, on fait une tonne 200 de compost fini. Sur le plan énergétique, il y a deux choses. La première chose, c'est que la matière en fermentation produit de la chaleur. que l'on peut exploiter, sans nuire à la production. Après, on a travaillé sur la production de méthane, parce que l'idée était de pouvoir dire, on va broyer de la matière, on va produire de l'énergie, et cette énergie va faire tourner le broyeur. La seule chose importante, c'est qu'on doit avoir une matière qui a préfermenté avant, c'est-à-dire que quand la matière est bonne à mettre sur le sol, Elle est bonne à mettre dans un digesteur. Et c'est pour ça que, même encore aujourd'hui, on nous dit que ce n'est pas possible. Jean-Pin a été plus médiatisé parce qu'on avait produit de l'eau chaude et qu'après on a produit du méthane, que parce qu'il a fait son compost de Jean-Pin. Jean-Pin a eu l'occasion de rencontrer en Californie John Fry, que l'on a traité gentiment de méthanomaniaque. Et John Fry a montré à Jean-Pin qu'avec une bouteille de champagne, avec une jarre en verre, avec une... comment dire... une jerrycan, on pouvait faire un digesteur. Et donc Jean-Pin, en rentrant de Californie, on s'est tout de suite mis au travail, et avec une jarre en verre, une chambre à air, on a fait notre premier digesteur. Mais tout le monde peut réaliser facilement avec une géricale, un peu de produits pré-compostés, on met dans la géricale, du moment qu'elle est à 30°, 30, 40°, la méthanisation se produit et ça marche très bien. C'était une cuve de 1000 litres. C'était en fait une cuve qui est destinée à faire les fosses septiques, donc une cuve en plastique, avec juste une ouverture au-dessus, et qui faisait 1000 litres. Comme toute méthanisation, c'est remplissage aux trois quarts, Donc trois quarts de matière est noyée dans l'eau. L'eau vient recouvrir pour chasser toute l'air qui est à l'intérieur de la matière. Si je mets ça, tel que c'est là, dans un digesteur, nos productions. Si on produit un peu d'hydrogène, si on prend le produit qui est là-bas, on aura une production. Généralement, le tas qui va être autour du digesteur va servir pour les digesteurs futurs. Non, ce n'était pas suffisant. La voiture était expérimentale. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on veut avoir un véhicule pour pouvoir se déplacer, il y a nécessité de compression et de stockage dans des bouteilles haute pression. Donc on doit stocker à 200 bars. Et les expériences qu'on a faites étaient faites dans des conditions non sécuritaires. C'est-à-dire qu'on n'avait pas le compresseur adapté et on a pris certains risques qu'on ne connaissait pas d'ailleurs à l'époque et on a arrêté le jour où on l'a su. Pour passer de la production de méthane pour pouvoir après l'utiliser sur le plan routier, le déplacement matériel, ça devient assez compliqué. et je suis plus partisan pour une organisation plus longue. La production de méthane dans le but de produire de la chaleur, donc de faire chauffer, faire tourner un groupe électrogène pour injecter sur le réseau, oui, parce que là on stocke en volume libre. La production de méthane qui sort du digesteur est une production 60% méthane, 40% CO2. Quand on veut l'utiliser en chauffage, on peut l'utiliser brut. Les appareils de chauffage qui travaillent au gaz de ville sont aptes à utiliser le gaz en production de méthane. On a besoin de 15 millibars de pression. 15 millibars, on les obtient par le réservoir électrogène, moteur thermique. il y a nécessité de laver le gaz. Quand on ouvre un digesteur ou un stockage avec les problèmes d'électricité statique. c'est-à-dire qu'on peut créer une petite étincelle et boum. On contrôle très bien par une installation électrique correcte. Il faut savoir que la compression du méthane, pour le mettre en bouteille haute pression, donc on travaille à 200 bars, consomme 15% de l'énergie que l'on stocke. Le méthane, dans le but de produire de la chaleur, donc de faire chauffer, faire tourner un groupe électrogène pour injecter sur le réseau, oui, parce que là, on stocke en volume libre. Pour passer sur du matériel mobile, c'est plus compliqué. Moi, je serais plus partisan d'utiliser le compost pour cultiver des végétaux. L'avance de l'agriculture aujourd'hui, c'est qu'il faut que cette agriculture devienne plus raisonnable, dans le sens où la recherche de la production, ne doit pas être l'objectif principal. L'agriculture doit nourrir les gens et ne doit.
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