Les migraines et les femmes - E166
31 Aug 2026 · 23 min
Dans cet épisode du podcast "Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking" animé par la naturopathe Alie Bragz, l’auteure explore en profondeur les migraines chez les femmes. Elle commence par présenter les statistiques qui montrent que les migraines touchent une femme sur trois, presque le double des hommes, et souligne que le phénomène s’accentue après la puberté, indiquant un rôle hormonal. Alie décrit le mécanisme physiopathologique moderne : une vague d’activité électrique (cortical spreading depression) qui active le nerf trijumeau, libère les neuropeptides CGRP et PACAP, provoquant inflammation locale et douleur pulsatile. Elle détaille comment les fluctuations d’œstrogènes – chute prémenstruelle, pic ovulatoire, variations pendant la périménopause et l’impact de la prise de contraceptifs – modulent la libération de CGRP, augmentant le risque de migraine, avec des données chiffrées (risque +25 % cinq jours avant les règles, +61 % deux jours avant, double le jour des règles). Elle relie également le stress (cortisol vs prégnénolone), le poids (aromatisation du tissu adipeux), l’histamine/DAO, le microbiote intestinal (estrobolome) et la fonction hépatique comme co‑facteurs. Après avoir critiqué les traitements pharmaceutiques classiques (triptans, anticorps anti‑CGRP) pour leurs limites, elle propose un protocole naturel appuyé par la recherche : magnésium 600 mg/j (glycinate), riboflavine B2 400 mg/j, CoQ10 100‑300 mg/j, combinaison NAC + vitamine C (≈3 g C, 1‑2 g NAC), mélatonine 1‑3 mg au coucher, oméga‑3, et conseils de suivi (journal du cycle et des crises, ne pas sauter de repas, gestion du stress, tests hormonaux/DUTCH). Elle partage son expérience personnelle – réduction drastique de la fréquence des migraines – et encourage les auditrices à prendre le contrôle de leur santé neuro‑hormone, en envisageant éventuellement une clinique anti‑migraine. Le ton est à la fois pédagogique, enthousiaste et empathique, avec un appel à l’action à la fin.
Chapters
On s'est moqué des frères Wright lorsqu'ils affirmaient que l'homme pourrait un jour voler. Pourtant, ils ont prouvé que c'était possible et l'avion existe aujourd'hui. On a aussi ignoré Thomas Edison quand il disait qu'on pouvait créer une source d'énergie indépendante. Et pourtant, lui aussi l'a réussi et l'ampoule fait partie intégrante de notre quotidien. Alors si moi je te dis qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans en santé, est-ce que tu me croirais? Te voici dans Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Alie Bragz, naturopathe et autrice du best-seller C'est toi la boss de ta vie. Ce podcast est destiné aux femmes qui veulent vieillir en santé, perdre du gras et garder une apparence jeune avec des remèdes et techniques naturelles. Chaque épisode révélera les nouvelles technologies ou astuces de biohacking données par moi ou un expert pour enfin obtenir des résultats durables sans bousiller sa santé. Prête à commencer à rajeunir? On y va! Hello les filles, ici Alie Bragz, votre naturopathe funky, on pourrait dire. Et aujourd'hui, épisode 166, on va parler des migraines et des femmes. Est-ce que vous le savez que, est-ce que tu le sais qu'une femme sur 3 va vivre une migraine dans sa vie et un homme c'est sur 5. Puis ça, c'est pas un hasard, c'est pas juste être plus sensible ou être plus stressé. En fait, les femmes souvent c'est hormonal, c'est neurologique on pourrait dire, et aussi mesurable. Donc aujourd'hui j'ai envie qu'on rentre dans le sujet du cerveau d'une migraine. En fait, on regarde exactement ce qui se passe quand par exemple l'œstrogène chute et surtout un protocole que la recherche appuie pour comprendre comment le contrôler. Puis je trouve ça important d'en parler parce que moi je suis une migraineuse. J'en ai souvent parlé à travers mes podcasts, mes Reels, mes conférences. Ça date de très très jeune et j'ai jamais su d'où ça venait réellement. Et je suis tellement fière parce qu'aujourd'hui je n'ai presque plus de migraine. Et c'est fou, là avant je pouvais en faire une sur 3. Et j'ai même dit à mon mari, hey, un jour je vais ouvrir une clinique de migraine, anti-migraine, parce que c'est c'est incroyable que quand on a une migraine, ça peut gâcher notre vie. Puis je me suis rendu compte que c'était vraiment multifactoriel, le fait que j'avais des migraines, que oui, mes hormones avaient un rapport, mais il y avait aussi mon alimentation, il y avait aussi mon leaky gut. J'avais une hyperperméabilité intestinale qui faisait en sorte que j'avais des problèmes de migraine. Ça a fait vraiment une grosse différence d'aller traiter toutes ces petites choses-là qui fait en sorte qu'aujourd'hui j'en ai presque plus. Puis comprendre le mécanisme aussi, ça aide. En plus, j'ai comme un protocole que j'ai trouvé que je me suis testé plusieurs fois sur moi, puis quelques clients, ça a bien fonctionné pour diminuer les migraines sans prendre des Tylenol. Parce que, Seigneur Dieu, avant je prenais toujours des Tylenol et des Advil, puis je me suis rendu compte comment ça venait toucher justement là les, les AINS qu'on dit là, les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Ça peut vraiment avoir un impact sur la muqueuse intestinale, sur l'estomac, puis ça peut engendrer beaucoup de problèmes. Donc mon but c'est de vous éclairer le plus possible sur quoi, si toi tu as une migraine, justement pourquoi. Ça veut pas dire que c'est la seule cause, mais tu peux peut-être te voir à travers tout ça. Donc, les chiffres qui nous parlent en lien avec la migraine. On sait que la migraine, ça touche environ 15% de la population mondiale. Une femme sur 3 va en faire dans une— une femme sur 3 va en faire une dans sa vie, contre un homme sur 5. C'est quand même presque le double. Ce ratio-là explose après la puberté. Ça, ça dit tout de suite que c'est lié justement aux hormones. Puis c'est pas juste un gêne qu'on aurait pire que les hommes, par exemple. On sait aussi que la plupart des gens font une crise et demie par mois en moyenne, mais un quart des personnes touchées en font chaque semaine et pour 5 c'est devenu chronique. Ça, c'est quand même atroce. C'est genre 15 jours de mal de tête et plus par mois. Moi, j'étais cette femme-là. C'est fou parce que j'ai décidé de parler de migraine aussi là, une petite histoire à part, parce que dans mon téléphone j'ai beaucoup de notes. Moi je note tout, tu sais, vu que je fais plein de protocoles, j'essaie des suppléments, j'essaie des techniques d'entraînement. Puis je suis tombée sur mes notes de migraine que j'avais il y a 2 ans. Et là je regardais ça, puis je l'ai même montré à mon mari parce que j'en revenais pas. Je faisais une migraine quasiment tous les jours. Puis là je mettais, mettons, OK, aujourd'hui comment je me sens sur 10, c'est quoi ma douleur, elle est où exactement ma migraine, qu'est-ce que j'ai qu'est-ce que je fais, puis je suis où dans mon cycle. C'est fou là parce que des fois c'était comme 1er décembre, 2 décembre, 3 décembre, 4 décembre, 5 décembre, 6 décembre, 7 décembre, OK, j'ai presque plus de migraine. Puis là c'était ça tous les mois. J'ai, on dirait que j'ai passé la moitié de ma vie avec une migraine, c'est incroyable. Puis on sait qu'une crise en plus ça peut durer de 4 heures à 3 jours au complet, puis c'est ça qui est incroyable. Fait que je vais essayer d'un peu de vous dire typiquement en 4 étapes Qu'est-ce qui se passe quand on a une migraine? Premièrement, tu sens venir un malaise dans les heures ou même les jours avant. Moi, je le sens toujours quand j'ai une migraine. On dirait que je commence comme— on dirait que moi, c'est avec la température me gosse, mes yeux me gossent, je commence à être bizarre. On dirait que je suis comme plus fatiguée, je me sens bizarre. Puis là, il y a certains qui vont avoir aussi l'aura. Quand on parle d'une migraine aura, en fait, c'est des points lumineux, une vision embrouillée. Il y a des personnes qui pourraient avoir ce ce type de migraine-là. Puis après ça, la douleur, il y a une douleur pulsatile qu'on pourrait dire. Fait que c'est comme un genre de lendemain de veille qui peut durer jusqu'à 2 jours. Fait que moi, c'était vraiment ça dans mes notes, j'écrivais toujours gueule de bois, gueule de bois, puis je bois pas là parce que moi, quand je bois un verre d'alcool, je peux avoir comme 2 jours de migraine. Fait que c'est vraiment bizarre. Fait que gueule de bois, ça peut être justement le début d'une migraine. Donc quand quelqu'un te dit juste prends un Advil quand tu es comme ça, ben tu comprends pourquoi que ça coupe pas tout, ça marche pas toujours là. Puis tu sais, moi je le dis tout le temps, c'est exemple, si je me le dis à moi aussi là dans le temps là, si tu prends un Advil là puis ça marche pas ta migraine, ben ta migraine c'est pas relié à l'inflammation parce qu'un Advil c'est un AINS, c'est un anti-inflammatoire non stéroïdien, c'est censé fonctionner. Tu sais, tu prends ça, ça enlève l'inflammation. Mais si ça marche jamais, ben clairement que ton Advil, ben il règle pas le bon problème. On s'entend qu'un Advil ne règle pas la cause profonde, c'est plus ton soin palliatif quand tu as des douleurs et autres. Fait que moi, les Tylenol marchaient plus parce que les Tylenol ont une partie antidouleur aussi, plus qu'un Advil qui est vraiment plus anti-inflammatoire. Fait que ça, c'est un petit truc à savoir aussi. Puis c'est quoi qui se passe concrètement? Parce que pendant longtemps, on pensait que la migraine, c'était juste des vaisseaux sanguins qui se dilatent et qui se contractent trop fort dans la tête. Mais on sait aujourd'hui que c'est pas ça. En fait, le vrai problème part des neurones, pas des vaisseaux, puis les vaisseaux réagissent après coup. En fait, puis ça, tout ça, je prends ça de mes notes de physiopathologie parce qu'on a quand même bien exploré les migraines, plus un peu mes lectures que j'ai faites. Mais en version simple, qu'est-ce qui se passe? C'est comme si tu aurais une vague électrique qui traverse ton cerveau, un genre de court-circuit qui part d'une zone et se propage lentement. C'est ça qui cause l'aura, en fait, chez celles qui en ont. Fait que l'aura, que je répète, c'est les lumières, les points, la vision qui déforme. Puis cette vague, elle fait qu'après, ça peut réveiller le nerf trijumeau. Fait que ce nerf-là, c'est un gros nerf qui capte la sensation dans ton visage et ta tête. Donc quand ce nerf-là, il est activé, ça libère des substances qui font gonfler et enflammer les tissus autour du cerveau. Puis c'est littéralement une petite inflammation locale qui cause genre de douleur pulsatile. Il y a 2 molécules aussi qui sont les vrais coupables. C'est pas important de tout apprendre ça par cœur. Il y a la CGRP puis la PACAP, en fait, parce que vous allez voir, la CGRP, je vais y revenir tout à l'heure dans l'épisode, mais ça, c'est des molécules qui déclenchent et qui entretiennent la douleur. Donc un peu les neuroceptions qu'on parle. D'ailleurs, il y a des nouveaux traitements de migraine qui vont cibler directement la CGRP, en fait, comme le Aimoving puis le Emgality. Etc. Moi, j'avais essayé les triptans, mais c'est quelque chose que moi, ça marchait pas. Puis les triptans, le problème, si tu m'écoutes, tu as des migraines, peut-être tu sais c'est quoi, c'est qu'il faut que tu le prennes avant que la migraine arrive. Fait que c'est pas toujours le fun de, de guesser si la migraine, elle arrive ou pas. Fait que c'est pour ça qu'il manque beaucoup d'efficacité dans ces médicaments-là. Malheureusement, il existe aucun test sanguin ou imagerie pour diagnostiquer une migraine. C'est 100% basé sur les symptômes, puis chaque personne a un seuil différent avant de basculer vers une crise. Fait qu'il y a certaines qui vont tolérer beaucoup, ils vont en tolérer beaucoup de stress ou manque de sommeil, mais il y en a d'autres qui vont basculer avec presque rien. Puis moi, j'étais genre cette personne-là, je manquais comme une heure de sommeil, je me pognais une migraine, par exemple. Puis là, ce seuil-là, en grande partie, c'est comme un peu le bagage génétique, mais il peut être abaissé, et c'est là que les hormones peuvent rentrer en jeu. Fait que moi, si je fais le lien maintenant avec le lien avec les estrogènes, j'aime beaucoup en parler parce que je me suis rendu compte que ça avait un gros impact. Quand je regardais mes migraines, je me rendais compte que c'était pas juste pendant ma phase lutéale, parce que la phase lutéale, c'est avant les règles, puis c'est souvent là que la femme va pas bien. On va moins bien pendant cette phase-là, c'est plus difficile. On est censé avoir plus de progestérone, mais si tu as une difficulté justement avec ton corps jaune, on le voit beaucoup de femmes qui manquent de progestérone à cause du cortisol. Seule aussi, ben les femmes peuvent faire des migraines. Mais je me suis rendu compte que je faisais des migraines aussi proche de mon ovulation. Puis c'est là que j'ai commencé à me renseigner beaucoup sur le sujet des migraines puis l'estrogène. Et qu'est-ce qu'on s'est rendu compte? C'est comme si en fait les fluctuations de l'estrogène causaient des migraines. Donc avant l'ovulation, on sait qu'on va avoir un pic d'estrogène, puis vers les règles, avant, pendant la phase lutéale, on va avoir un pic, une baisse d'estrogène. Fait que je me suis rendu compte, OK, à chaque fois mon œstrogène bouge, on dirait c'est là que j'ai des migraines. Fait que c'est quand même un point important dans l'épisode, que c'est pas d'en avoir trop ou pas d'en avoir assez d'œstrogènes, c'est la vitesse à laquelle elle peut chuter ou monter. Fait que comme je l'ai dit, juste avant les règles, l'œstrogène dégringole rapidement, puis c'est normal parce que c'est ça qui fait qu'il faut avoir nos règles. On doit avoir le moins possible d'hormones dans le sang. Mais chez celles qui font des migraines, cette chute est comme plus abrupte que la moyenne, puis un cerveau déjà un peu plus sensible génétiquement plus une chute hormonale plus brutale que la normale, ben ça peut suffire pour ouvrir la porte à une crise de migraine. Pas une crise de migraine, mais une crise de migraine. On est dans votre podcast, je me permets. Souvent avec un petit coup de pouce d'un déclencheur ordinaire, genre un verre de vin, une mauvaise nuit, une journée stressante, mais paf, tu es dans ta fluctuation hormonale, paf, ça te cause une migraine. Puis le pont entre ça et la douleur, ben c'est encore la CGRP en fait que j'ai parlé tout à l'heure. C'est la molécule en fait qui allume la douleur au niveau du trijumeau. Donc l'estrogène, ça a été documenté que ça va venir contrôler directement combien de CGRP est libéré. Puis les femmes qui prennent la pilule, ou en plus de ces— en fait, les femmes qui prennent la pilule ont plus de CGRP dans le sang que celles qui n'en prennent pas. Parce que pendant les règles, au moment où l'estrogène chute, les femmes migraineuses, on le sait, qui ont encore plus de CGRP que les femmes non migraineuses au même moment. Fait qu'en gros, la chute d'estrogènes ouvre la porte, puis là, la CGRP vient allumer le feu, puis les douleurs. Fait que là, le calendrier, oui, il est prévisible. Fait que regarde justement, toi, est-ce que 5 jours avant tes règles, tu as un risque qui augmente? Parce qu'ils ont pu documenter que le risque peut augmenter de 25% 5 jours avant les règles, puis 2 jours avant, ça peut grimper à 61%. Le jour 1 de tes règles, ton risque double carrément parce que c'est ça qu'on appelle une migraine menstruelle. Ça peut toucher une femme migraineuse sur 4 et encore plus dans les cliniques spécialisées. Les autres moments où ton hormone bouge et que ça donne, ben là oui, il y a la grossesse aussi, là pendant la périménopause, parce que souvent c'est souvent le pire moment parce que l'estrogène fait des montagnes russes pendant la périménopause. Les femmes vont faire du spotting par exemple, les règles seront plus régulières, vont passer des cycles, mais là ça peut vraiment être causé. Généralement ça peut s'améliorer à la ménopause aussi. Ça, c'est assez courant aussi. Puis comme je l'ai dit aussi, avant l'ovulation, quand elle monte, ça peut faire cet effet-là. Il y a aussi le surplus de poids qui a été associé à plus de migraines, probablement parce que les tissus adipeux, on le sait, ça transforme la testostérone en œstrogènes à cause de l'aromatase, ce qui ajoute encore plus de fluctuations. Puis il y a même un petit fait qui confirme le tout, même les hommes migraineux ont un taux d'estrogènes plus élevé que la moyenne des hommes. J'en avais déjà parlé ça pendant un épisode, qu'un homme de 50 ans a plus d'estrogènes qu'une femme de 50 ans qui est en ménopause. C'est assez impressionnant ça, puis ça c'est à cause des aromatases justement. Plus l'homme vieillit, moins d'estrogènes, moins de testostérone qu'il a. Puis il pouvait voir que les hommes pouvaient avoir aussi des migraines, puis c'était un facteur justement les estrogènes. Il y a d'autres morceaux du casse-tête aussi. Là, si on va dans une vision médecine fonctionnelle, on sait que le stress, il vole les hormones sexuelles aussi. Fait qu'il y a beaucoup de documents là-dessus, que en fait le corps, on sait qu'il fabrique le cortisol, qui est l'hormone de stress, et les hormones sexuelles, l'œstrogène, la progestérone, à partir de la même matière première au départ. Puis ça, on appelle ça la prégnénolone, en fait, un peu comme deux usines qui partagent le même entrepôt. Mais quand tu es stressé, ton corps priorise la production de cortisol. Il aime bien mieux être en survie que se reproduire. Ça se fait au détriment des hormones sexuelles qui reçoivent moins de matières premières. Le résultat, il y a un terrain hormonal déjà instable qui devient encore plus fragile face aux chutes d'œstrogènes de cycle. C'est pour une des raisons aussi pour lesquelles le stress est nommé comme un déclencheur dans 8 crises sur 10 quand même. Gérer le stress, c'est pas un bonus dans le protocole de la migraine, c'est vraiment un pilier. Il y a aussi un lien avec l'histaminique, l'histamine. Puis moi, ça a été, j'ai longtemps cru que mon problème c'était avec l'histamine, puis j'ai réussi à aller faire un taux sanguin d'histamine. L'histamine, en fait, c'est en lien avec les allergies. Donc c'est en fait, tu as des petites cellules immunitaires, les mastocytes qu'on appelle, puis qui vivent tout près des nerfs sensitifs de ton cerveau. Puis quand ces mastocytes-là s'activent, ça va libérer des histamines. C'est la même substance impliquée dans les allergies puis l'urticaire. Ça, ça va venir irriter directement le nerf de la douleur. Fait que les personnes migraineuses ont tendance à avoir plus d'histamine dans le sang et à être très sensibles. Puis aussi une enzyme qui s'appelle la DAO, la DAO qui dégrade l'histamine en trop. Fait que si tu es en manque de DAO, l'histamine s'accumule. Ça, ça peut être génétique aussi, puis ça peut se traduire par des maux de tête puis des migraines récurrentes. Il y a aussi le lien, bien, encore avec l'œstrogène. On sait que l'œstrogène, ça stimule la libération d'histamine et ça ralentit la DAO. Alors que la progestérone a un effet contraire, plus calmant. Donc les montagnes russes du cycle peuvent aggraver une sensibilité à l'histamine qui existe déjà. Fait qu'il y a vraiment un lien étroit là envers les crises histaminiques et l'œstrogène aussi. Là, puis on voit beaucoup de dominance œstrogénique, j'en ai parlé souvent dans mes podcasts. Il y a aussi le foie, bien sûr. Là, en naturopathie, on va parler du foie puis de l'intestin, qui a aussi un mot à dire là dans les migraines, on s'entend. On sait que les bonnes bactéries de ton intestin, on appelle ça les estrobolones, va déterminer en fait en partie combien d'œstrogènes est réabsorbé dans ton corps versus éliminé aux toilettes. Fait que si ton intestin ou ton foie ne fait pas bien son travail d'élimination, mais on sait que les œstrogènes, ça peut fluctuer de façon encore plus imprévisible, en plus de créer un déséquilibre avec la progestérone. Fait que ça, c'est problématique. J'en ai parlé beaucoup dans mon séminaire là, en lien avec la dominance œstrogénique, l'imprégnation œstrogénique, et justement les problèmes hépatiques ou d'élimination microbiote et autres. Fait que c'est exactement le genre de choses que moi je vais investiguer avec un Dutch test ou un bilan hormonal complet pour bâtir un protocole complet sur mesure avec mes clientes. Donc si on regarde les déclencheurs les plus rapportés dans la littérature, on voit que le stress c'est 80%, les fluctuations hormonales c'est 65%, les repas sautés c'est 57%, Le changement de météo, j'ai trouvé ça génial de trouver cette information-là parce que moi, le changement de météo, ça peut me donner mal à la tête. 53%. Trop ou pas assez dormi, 50%. Douleur au cou, 38%. On dirait que c'est tout moi, c'est tout moi ça. Les lumières fortes, 38%. L'alcool, 38%. Le tabac, 36%. Se coucher tard, 32%. La chaleur, 30%. Certains aliments, 27%, comme l'aspartame, semblent jouer un rôle important. Le chocolat, La tyramine, la preuve est moins claire qu'on pense, par exemple, puis l'exercice 22%. Fait que c'est assez intéressant. Maintenant, petit protocole naturel appuyé par la recherche que moi j'ai beaucoup aidé, que j'adore faire quand j'ai des migraines. Quand même un avertissement important à dire, aucun supplément ne remplace un diagnostic. Si les crises sont fréquentes, sévères, ou que le pattern change soudainement, ça doit être évalué par un professionnel en médecine. Mais voici la science appuyée Fait que moi, quand j'ai mal à la tête, qu'est-ce que je fais? Parce qu'avant, je prenais tout le temps des Tylenol, puis j'ai arrêté cette maudite habitude pour justement mon foie puis mon estomac. Là, faut que j'en prenne soin. Fait que le magnésium, on sait que c'est bon, mais moi, je monte à 600 mg en continu, puis pas juste pendant la crise. 600 mg dans ma journée, fait que je vais prendre 300 mg le matin puis 300 mg plus tard. C'est l'option avec le meilleur niveau de preuve selon les grandes associations de neurologie. Fait que c'est très efficace. Fait que vous montez ça. En fait, on le sait, le magnésium, ça calme l'hyperexcitabilité de tes neurones, ça empêche cette fameuse vague électrique qu'on fait dont on a parlé plus tôt. Puis la preuve est particulièrement forte pour la migraine menstruelle et la migraine avec aura, exactement le sujet d'aujourd'hui justement. Si l'intestin ne tolère pas bien, essaie, ben je dis toujours de prendre une forme glycinate, fait que pas prendre 600 d'un coup. En fait, comment on s'intoxique au magnésium, tu vas avoir la diarrhée. C'est ça que tu vas avoir. Mais si tu prends 300 mg matin et 300 mg le soir, forme biglycinate, ben ça va être parfait. Une autre chose qui a beaucoup montré, c'est la B2. On parle de la riboflavine. 400 mg par jour, ça nourrit directement les mitochondries. On sait, j'en parle souvent, j'en ai parlé dans les 3 derniers épisodes, les petites usines à énergie dans tes cellules. On sait que le cerveau migraineux a souvent un déficit énergétique au niveau cellulaires. Puis la B2, ça va venir combler ça. Puis c'est un supplément avec le meilleur niveau de preuve pour réduire la fréquence des crises. Assez intéressant, merci. Une autre molécule que j'aime beaucoup, c'est un antioxydant, la coenzyme Q10, de 100 à 300 mg par jour. Même logique que la B2, ça va venir soutenir la production énergétique dans les cellules cérébrales. Puis les études les plus récentes sont partagées, certaines ne montrent pas d'effet clair seul. Elle fonctionne probablement mieux en combo qu'en solo. Un autre que j'aime beaucoup, le combo antioxydant. Moi, je faisais la NAC vitamine C, mais j'ai trouvé l'étude NAC vitamine C vitamine E. Fait qu'il y a une étude clinique quand même, clinique c'est qui s'est testé, a montré une vraie réduction de la fréquence et de l'intensité des migraines avec cette combinaison-là. On adore ça, fait que bonus pour notre angle hormonal. En plus, on sait que la vitamine C puis la NAC, ça soutient aussi le travail du foie pour éliminer l'excès d'œstrogènes. Fait que ça rejoint directement ce qu'on disait aussi peut-être sur les strobolones. Moi, la vitamine C, je la monte, fait que je vais prendre environ un 3000 mg dans ma journée. Fait que je vais prendre 1000, 1000, 1000. Encore une fois, si tu en prends trop, tu peux avoir la diarrhée. Fait que fais 1000, 1000, pas 3000 d'un coup, Seigneur Dieu non. Puis la NAC, là, tu peux aller à 3 capsules environ. Là, moi, je monte à 1800 mg dans ma journée, fait que ça peut être une option aussi. D'autres options qui ont un bon appui scientifique: la mélatonine, 1 à 3 mg au coucher. Les gens avec des migraines chroniques ont souvent de la mélatonine plus basse aussi. L'oméga-3, toujours mis de l'avant, c'est un soutien anti-inflammatoire général. Fait que moi, je le monte beaucoup, beaucoup quand j'ai mal à la tête aussi, et c'est quelque chose que j'adore. Fait qu'on finit en disant ton plan d'action concret. Qu'est-ce que tu peux faire avec les migraines? La première chose, c'est track ton cycle et tes crises pendant 3 mois. Moi, je l'ai fait, puis tu vois, aujourd'hui je lis puis je vois beaucoup de choses pour voir si ton pattern colle vraiment à la fenêtre autour de tes règles. Est-ce que c'est ton alimentation? C'est-tu des crises histaminiques justement? C'est-tu ce que tu manges, etc.? Ne saute jamais de repas. On sait que la glycémie stable, c'est un des leviers les plus importants et les plus négligés. Magnésium, ça c'est très sûr, essayez-les 600 mg pour une journée en continu, pas juste quand ça fait mal. Gestion de stress, très très important. Moi je conseille toujours de faire évaluer le bilan, ton profil hormonal complet, Si c'est quelque chose qui t'intéresse, nous, c'est quelque chose qu'on offre dans nos services maintenant. Avant de commencer, changer une contraception hormonale ou même l'hormonothérapie, peut-être d'aller voir plus en profondeur tes métabolites. On peut explorer la piste aussi des histamines, puis d'autres pistes si les autres pistes ne suffisent pas. Ma femme en santé, les migraines, c'est pas juste dans ta tête au sens où on le dit pour minimiser ce que tu vis, c'est littéralement dans ta tête. En fait, on peut parler du nerf trijumeau, le système hormonal. Tout ça est mesurable, donc tu n'es pas condamnée à vivre avec ça, tu as le pouvoir de comprendre ton cycle. J'espère que tu as aimé ça et on se retrouve la semaine prochaine avec un autre sujet. Puis partage cet épisode à des femmes qui ont besoin d'en savoir. Va me donner un commentaire aussi, donne-moi des likes, c'est toujours pertinent. J'aime ça avoir vos comebacks, de savoir que vous m'écoutez et tout ce que je fais vous aide.
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