De retour avec Le succès par le bien-être - Discussion avec Mélissa Normandin Roberge (EP213)

Mélissa Normandin Roberge, CEO of Payette Inc., talks about redefining success through wellbeing instead of traditional achievement. She shares how she reconciles ambition with motherhood, the daily habits that sustain her confidence like journaling and meditation, and why small victories matter especially for her autistic son.
Chapters
Allô Mélissa.
Allô Isabelle.
Merci d'avoir accepté mon invitation.
Merci de m'avoir invitée.
Peux-tu croire que tu pars ma saison?
C'est vrai?
Oui, parce que moi j'ai arrêté le podcast parce que j'allais devenir maman.
Oui.
Puis je trouvais que c'était beaucoup et c'est parce que je rentrais à un autre projet qui était d'écrire un livre. Donc, j'ai écrit un livre qui va sortir le 14 octobre qui s'appelle Être riche ne suffit pas. Puis ça fait un peu comme le tour de tous mes épisodes de podcast. C'est comme un peu toutes mes opinions honnêtes, doc personnelles, expériences, tout ça. Puis ce que j'ai appris en invitant des gens sur mon podcast. Puis pour chaque chapitre, il y a 8 chapitres dans mon livre, je vais faire un épisode de podcast. Ça va être comme cette saison-ci. Puis le premier chapitre, c'est le succès et le bien-être. Et je trouvais que tu représentais très bien tout ce qui est succès et bien-être. D'ailleurs, tu es enceinte pour un autre bébé, donc tu es une personne qui en a beaucoup puis qui réussit quand même à prendre soin de toi et à avoir du succès. Donc, peux-tu nous dire un peu, tu es qui, tu fais quoi, pour les gens qui te connaissent pas?
Mélissa Normandet-Roberge. Je suis la PDG de Payette Inc. depuis 10 ans, mon entreprise depuis 10 ans, mais je suis entrepreneure depuis que j'ai 18 ans. En fait, je dis souvent que j'ai pas connu autre chose que l'entrepreneuriat. Pour moi, c'est tellement facile, c'est tellement une façon de vivre. Je pense que ça fait beaucoup, beaucoup partie de mon identité aussi. Donc, avec les années, on a construit beaucoup de programmes en ligne, des événements pour les femmes, des produits aussi. Et oui, maman de 3, bientôt 4, puis 4 à 42. Je dirais que que je pense que je suis la revendicatrice d'une vie hors norme et où une vie de comme, fais donc ce que tu veux.
Moi, j'allais dire une vie extraordinaire choisie.
Exactement, une vie alignée vraiment qui fait du sens pour toi.
C'est ça, c'est ça. Puis comment tu as construit cette vie-là qui aligne succès mais aussi prendre soin de toi? Comment tu as réussi à construire ça?
Ça s'est fait avec les années, en fait. Je ne pense pas qu'on arrive avec cette conscience-là parce qu'on a tellement de programmation de, si tu as du succès, c'est sûr que tu vas sacrifier ta maternité. Si tu es maman, c'est sûr que tu ne pourras pas avoir de grands projets. Puis on dirait que cette idée-là, elle n'a jamais fait de sens pour moi. Je regardais ça quand j'avais, dans ma jeune vingtaine, j'étais comme, ben voyons, on ne peut pas tout avoir. On ne peut pas juste combiner tout ça. Puis on se fait tellement dire, il faut que tu choisisses. Tu ne peux pas tout avoir. Faut que tu choisisses et où faut-tu te contenter. Puis moi, c'est vraiment début ma trentaine qui a été un tournant, tu sais, de dire la vie passe vite, ça va vite. Puis on a beau se dire non mais tu sais, moi je suis à l'abri de tout ça puis je profite de chaque moment. Ouais, mais attends, tu vas te revenir de bord puis c'est ça, tu vas être rendu à 50, 60, 70, puis ta vie va avoir passé comme ça. Puis c'est toujours le commentaire que j'entendais, profites-en, tu vas voir, ça passe vite. Donc à 30 ans, ça a été un j'oserais dire un électrochoc de faire, OK, qu'est-ce que je veux vraiment de ma vie? Puis j'ai comme compris à ce moment-là que je pouvais la créer pour vrai. À la base, je suis une artiste, j'aime beaucoup créer, j'aime m'exprimer par l'art. Mais j'ai fait, OK, si je transposais ça dans ma vie personnelle, ça ressemblerait à quoi? Je créerais quoi? Si j'ai une page blanche, ça ressemblerait à quoi? Je pense qu'il faut d'abord définir c'est quoi, par exemple, le succès. C'est quoi le succès selon toi? Pas le succès qui t'a qui t'est peut-être imposé par les médias sociaux, par peu importe. C'est quoi le succès selon toi? Puis ensuite, qu'est-ce que tu veux vraiment dans ta vie? Puis comment tu peux avoir— Moi, souvent, je me disais, comment je peux avoir les deux? Quand j'ai commencé Paillettes, c'était un feu roulant. J'étais souvent en Europe, ça allait vraiment, vraiment vite. Puis j'avais trois jeunes enfants, j'étais monoparentale à ce moment-là. Puis je me disais, je ne veux pas sacrifier un, puis je ne veux pas sacrifier l'autre. C'est impossible et impensable. Donc, au lieu de me dire, comment je vais faire? C'était, comment je peux avoir les deux? Et qui je dois être pour avoir les deux. Donc, une maman présente, c'est quoi dans ma définition à moi? Une entrepreneure qui a du succès, c'est quoi dans ma définition à moi? Puis après ça, tout est un choix, tout le temps. Je sais que c'est super galvaudé, mais ton horaire, c'est un choix. Le fait d'entrer ton entraînement, c'est un choix. Le fait d'être présente à 4 h 30 quand les enfants arrivent de l'école, c'est un choix. Il y a eu des moments, il y en a qui vont qualifier ça de sacrifice, mais moi, encore là, c'était un choix de me dire, OK, les enfants arrivent de l'école à 4 h 30, puis c'était vraiment important c'est qu'ils vont pas au service de garde, ils sont avec moi. Je vais travailler quand ils vont être couchés. De 8 h à 10 h 30 peut-être. Là, je mettrais les bouchées doubles, puis j'avancerais certains projets pour être présente avec eux pendant cette période-là. Donc, à l'époque, encore une fois, ça allait vite. Mais moi, les enfants, sur l'heure du dîner, ils étaient chez nous. On n'allait pas au service de garde. Le matin, j'allais les reconduire à l'école. Le soir, quand ils arrivaient, c'était terminé. Je travaillais plus. Mais j'allais plus tard faire du travail. Donc quand tu te redonnes ce pouvoir-là de choisir, c'est clair que ça change tout. Puis moi, je dis souvent que ça prend une décision radicale. Tu veux tout? Go! Ça vient avec plein de choses, là.
Mais c'est beaucoup de choses que les gens font pas, tu sais, dans le sens qu'il y a plein de choses que tu devais pas écouter à la télé, là. Tu devais pas écouter à la télé, tu savais pas comment c'est quoi Téléroman, toi, là.
Non, non, c'est ça, c'est un choix. Exact. Donc moi, à cette époque-là, tu sais, j'étais une nouvelle célibataire. Je sortais pas là, je sortais pas, je rencontrais pas, j'avais pas le temps pour ça parce que je bâtissais mon entreprise puis je bâtissais aussi cette nouvelle vie de famille-là qu'il fallait que je me réapproprie, tu sais. Puis aujourd'hui, ben c'est sûr, c'est différent, les enfants ont grandi. J'ai hâte de voir avec le bébé, est-ce que je vais repérer ce rythme-là, tu sais. Ça fait partie un peu des fois de mes craintes de me dire j'avais du temps, tu sais, c'est facile, ils sont rendus adolescents, j'ai le temps de prendre mon café le matin et tout. Mais en même temps, on est vraiment, puis je dis on parce qu'avec mon conjoint maintenant qui travaille avec moi, on se construit tellement une vie qui nous ressemble, mais un choix. Il a quitté sa job corporative, il a quitté ses avantages, tu sais, qui selon bien du monde faisaient pas de sens. Mais quand tu fais vraiment cette— quand tu prends cette responsabilisation-là puis ce choix radical-là, c'est là que tout change, je pense.
Je suis tellement d'accord. Puis je constate que, tu sais, quand tu parles d'avantages, tout ça, moi, la vie, là, c'est un choix qu'elle soit abondante aussi. C'est comme moi, j'ai même chose, j'ai quitté mon travail d'avocate. J'avais un excessivement bon travail, des super bonnes conditions, des boss qui m'adoraient. Tout était sur papier, là, comme elle a le vent dans les voiles, puis comme elle va rester là longtemps, puis elle va avoir tellement de belles qualités de vie, puis tout ça. Mais moi, ma définition du succès, c'était pas l'argent, puis les assurances collectives, puis le bon boss, puis le bureau vitré. Moi, ma définition, c'était la flexibilité, c'était la liberté, c'était de travailler quand je veux, c'était d'avoir une mission qui me tient à cœur. Tu sais, je travaillais pour une entreprise que la mission, tu sais, je la voyais pas dans ma mission à moi, tu sais. Là, j'ai une mission qu'à chaque jour, on des témoignages, qu'on change des vies. Mais moi, ça, c'est bien plus aligné, puis ça a beaucoup plus d'avantages qu'une assurance collective.
Ouais, des gens sur papier auraient dit de ta vie d'avant, ça c'est le succès. C'est ça. C'est tellement important de venir l'aligner selon notre définition. C'est des questions qu'on se pose. Là, nous, on évolue dans le développement personnel. Excuse-moi, ça fait partie des réflexions qu'on a, mais la majorité des gens, faut se poseront pas cette question-là. Ils vont juste faire comme, ben, c'est ça le succès. Puis moi, je réussis à la hauteur d'eux, mais je réussis peut-être pas à la hauteur d'eux aussi parce que selon ce qu'on nous a dit, c'est ça avoir une bonne job, l'assurance collective, le grand bureau, le bon boss. Mais il y a autre chose.
Exactement. C'est là que je trouve que les gens doivent se réaligner avec vraiment leur définition de succès. Puis moi, dans mon chapitre, le premier chapitre, c'est de dire ça. C'est-à-dire, ton devoir, c'est de déterminer Quelle est ta définition du succès? Ta vie qui a du succès pour toi. Si cette vie-là, c'est de vivre en campagne au ralenti, qu'est-ce que tu fais à vivre dans un condo à Griffintown? Tu sais, c'est comme, c'est là qu'il faut que tu viennes écrire. Comme tu dis, tu avais une page blanche là à 30 ans, puis tu as comme redéfini ce succès-là. Toi, c'était quoi ta définition du succès?
C'était une grande vie, vraiment. À l'époque, j'avais des écoles de musique, puis on faisait des grands, grands projets avec des artistes invités. Puis à ce moment-là, c'était quand même une très belle définition du succès, mais il reste que moi, je m'empêchais. Je m'empêchais de faire beaucoup de choses, voyager, de pouvoir avoir une carrière qui avait un impact, beaucoup. C'était ça qui me drivait à cette époque-là, mais j'ai aucune idée comment je vais faire, tu sais. Mais il y avait le fait de vivre une grande vie dans laquelle je m'autorise à vivre ce que j'ai envie de vivre, puis de m'autoriser à sortir du cadre complètement, tu sais. Je viens d'un petit milieu, d'une famille modeste, Puis je regardais ça, puis bien que j'adore ma famille, mais le milieu dans lequel j'évoluais, j'étais comme, il y a d'autres choses, ça peut pas être juste Shawinigan. Il y a autre chose que Shawinigan. Donc, c'était vraiment de vivre une vie dans laquelle quand c'est un oui, c'est un oui. C'est pas un oui, puis là, je vais essayer de... C'est ça que je veux? Go, on le fait. Puis je dirais que finalement, c'est pas mal la liberté, en fait. Tu sais, quand je regarde avec un pas de recul, c'est que je voulais juste faire ce que je veux, quand je veux, où je veux, avec qui je veux. Pas avoir cette restriction-là de temps, d'énergie, de ressources. Mais c'était pas aussi clair que ça, je te dirais, il y a 10 ans, alors que là maintenant, ben, c'est ce qui fait le plus sens pour moi.
Toi, je dis dans le livre, le titre c'est Être riche ne suffit pas. Dès le premier chapitre, je dis au final, être riche, ça suffit si tu sais c'est quoi qui te rend riche, si tu sais c'est quoi les ressources. Parce qu'être riche, on va dire ah mais c'est l'argent. Non, être riche, qu'est-ce que tu viens de dire? Le temps, l'énergie, la liberté. Oui, ça, mais si tu as ça, oui, être riche suffit. Mais c'est qu'il faut que tu redéfinisses c'est quoi ta définition de la richesse. Tu sais, au final, les gens vont faire de l'argent pour s'acheter de la liberté la fin de semaine puis du bonheur la fin de semaine. Fait qu'ils vont sacrifier 5 jours de, OK, j'en ai pas de liberté, j'en ai pas de temps, j'en ai, mais là j'ai de l'argent pour en avoir 2 jours semaine. Moi je me dis Ben moi, j'aime mieux en avoir 7 jours sur 7, du temps, puis de l'énergie, puis de la liberté. Puis j'ai pas besoin d'acheter rien. Tu sais, j'ai pas besoin de l'acheter, ça. Je l'ai tout le temps. Finalement, je l'achète pas la fin de semaine. Ça, je trouve ça vraiment important. Y a-tu des choses dans ta vie qui, pour toi aujourd'hui, représentent ce succès-là? Comme des choses que t'as faites, que t'as été, que t'as obtenues, qui te font comme, OK, ça, c'était un moment pour moi. C'était définitivement un succès.
C'est clair que tous les événements Paillettes qu'on a faits, qui étaient— Tu sais, moi, je parle beaucoup des rêves de petites filles qu'on a. C'est vraiment quelque chose qui m'allume beaucoup parce que j'ai l'impression que quand on va jouer dans cet espace-là, on se trompe pas. C'est des rêves qui étaient purs, qui étaient pas encore ternis par tout ce qu'on nous avait dit. Et les productions que j'ai faites dans les 6 dernières années étaient à la hauteur de ce que la petite Milsa aurait fait à l'époque. Puis je me rappelle d'avoir vu ces événements-là. Tu sais, cette année, il n'y en aura pas parce que je veux pas être bâmonde, enfin. Mais de rentrer dans ma propre salle puis de voir ça, de faire comme, ça, c'est le succès. Ça, c'est ce que j'ai toujours rêvé. Puis je redevenais une petite fille, là. Tu sais, je suis sur scène puis j'ai 8 ans. Je fais un spectacle devant mes amis, là. Tu sais, c'est vraiment cette représentation.
Tu es costumée, tu chantes.
Oui, c'est ça. C'est des moments justement où on fait qu'est-ce qu'on veut, ça parfait, on le fait. Combien ça coûte? Ça vaut, on le fait. Je te dirais que toutes les conférences à l'international aussi, tu sais, c'est encore une fois, ça représente les rêves. C'est vraiment de se dire attends, j'ai été appelée faire une conférence au Maroc, pourquoi? On sait pas, tu sais, mais d'être là puis de toujours prendre ce pas de recul-là puis de faire OK, ici, ça, ça s'appelle le succès. C'est selon moi. Puis c'est clair que je dirais l'impact qui s'est bâti avec les années avec Payette, puis le fait de me donner cette permission-là de vivre ce que j'ai envie de vivre. La grossesse en ce moment, pour moi, c'est un synonyme de succès, de faire fi un peu de ce qu'on nous dit, qu'après 40 ans, c'est impossible, on est un peu périmé. Que c'est pas le cas du tout. Enfin, j'ai jamais été aussi vivante qu'en ce moment. Puis de continuer de vivre une vie qui est douce. Tu sais, moi, je reste à la campagne. Il y a rien de glamour à la campagne, mais pourtant, c'est tellement aligné. Aligné, ouais. Puis avec évidemment mon chum, puis mes enfants et tout. Ouais.
Puis comment tu fais pour faire un peu l'équilibre justement entre l'ambition, le bien-être, le plaisir? La famille, tout ça. Comment tu as réussi à comme un peu équilibrer ça, puis à être partout un peu, on pourrait dire?
Oui. Je pense que justement, c'est de ne pas le diviser. À partir du moment où là, tu te dis, OK, professionnellement, ça a besoin de plus d'énergie ici. C'est vrai, mais en même temps, c'est un tout. Puis encore une fois, je reviens au choix. C'est que moi, j'ai choisi d'avoir cette vie-là au complet. Il n'y a personne qui me l'a imposée. Il n'y a personne qui m'a dit que c'était ça qu'il fallait que je fasse. C'est ce que moi, j'avais envie de faire. Puis quand j'ai arrêté de diviser les sphères de ma vie, puis de faire, moi, c'est une vie dans laquelle il y a plusieurs rayons dans cette vie-là, mais ça a été plus facile. Plus facile de me dire, c'est comme si j'avais l'impression en fait que je dispersais plus mon énergie. C'est comme un business as usual. Les enfants sont là, la business est là, ma relation de couple est là, puis on se prévoit toujours des moments aussi pour venir peut-être justement équilibrer ça. Donc, on a une grosse semaine, OK, mais ça sera pas négociable quand même, mon entraînement. Ça sera pas négociable, ma date night avec mon chum. Ça sera pas négociable, le temps avec mes enfants. Puis quand on a cette, je vais dire, cette dévotion-là envers nos non-négociables, là, on est capable de venir balancer en sachant qu'il y a des moments que ça va être déséquilibré. Tu sais, comme je m'attends que dans les prochaines semaines, avec un bébé naissant, probablement que j'aurai pas le temps de faire mon skincare comme je le fais d'habitude. Je vis très bien avec ça et ce sera temporaire.
Exact.
C'est correct. Si on vise tout le temps l'équilibre parfait, l'équilibre parfait, c'est quand on est mort.
C'est une ligne qui— Moi, j'appelle ça l'harmonie. Ce n'est pas un équilibre, c'est une harmonie. C'est comme de la musique. Quand tu vas voir un orchestre, tu les ferais jouer n'importe comment, ce serait un chaos. Puis là, quand c'est tout mis orchestré par un au centre, Ça crée une harmonie.
Exact.
Mais moi, c'est comme ça que je vois ma vie. C'est pas un équilibre. Il y a rien d'équilibré. Genre, quelqu'un d'autre regarderait ma vie, puis elle ferait, elle est complètement déséquilibrée, cette personne-là. Voyons donc. Souvent, on me dit, j'ai trop d'affaires. Comment tu fais pour pas être stressée? Mais moi, c'est tout en harmonie, tout ça. Comme moi, ça travaille ensemble. Je me dis, OK, je veux courir un 10 km. Je vais chercher mon gars à 3 h à la garderie. Je vais le mettre dans la poussette. Son power nap, il le fait pendant que moi, je cours ma course. C'est pas un ou l'autre. Je suis avec mon fils. Il regarde le paysage. Il trouve ça le fun.
Un coup, il s'endort un peu.
Parfait. On a combiné deux affaires ensemble. Moi, c'est une harmonie, ça. Puis moi, mon travail, ben justement, je l'ai choisi pour qu'il soit flexible, pour me permettre d'avoir cette harmonie-là que j'ai choisie, tu sais. Mais c'est, tout le monde a une harmonie différente. Au final, la mélodie qui va jouer dans ta vie sera pas la même mélodie que dans ma vie à moi.
Non. Puis comme dans toute œuvre symphonique, tu as des, tu as 3, souvent tu as 3 mouvements. Tu as un mouvement qui est plus rapide, un mouvement qui est beaucoup beaucoup plus lent qu'un mouvement qui est très rapide, avec des punchs, avec des très doux, très forts. C'est la même chose, mais ça veut pas dire que ça sonne pas moins bien. Ça sonne très bien, c'est juste qu'il y a plusieurs variations. Puis l'harmonie, et où harmoniser sa vie, c'est aussi l'adaptation. C'est qu'il faut être, je veux dire, il faut choisir en fait d'être flexible, tu sais, de se dire que ça se peut qu'il y ait des moments qui soient vraiment chaotiques, puis il y a des moments qui vont être super doux. Maintenant, Avec ton pouvoir personnel à toi, c'est de dire, OK, ben, je vais naviguer ça, puis ça va durer 3 semaines. Je vais être fatiguée peut-être, ça se peut, mais voici pourquoi je le fais. Voici c'est quoi l'intention en arrière. Voici la mélodie que je veux entendre.
Oui. Ça a été quoi, comme on pourrait dire, tes non-négociables pour arriver à ce succès-là puis cette harmonie-là dans ta vie à toi?
Clairement, mes routines de bien-être.
OK. Elles ressemblent à quoi?
Que j'ai commencées il y a... Je vais dire 11 ans, 11 ans ou 12 ans, m'entraîner. C'est clair que j'ai commencé à m'entraîner quand mon fils est né, mon premier fils, il y a 20 ans, bientôt 21 ans. J'ai commencé à m'entraîner là parce que j'étais pas quelqu'un qui était sportive du tout, du tout, du tout, du tout. Je détestais le sport, puis j'ai trouvé vraiment dans l'entraînement quelque chose qui me ressemblait à moi. Puis par la suite, vraiment, ma routine a commencé à se définir avec mon journaling qui qui est inévitable dans ma vie. Si je le fais pas, je ne me sens pas ancrée, je sens que je passe à côté de quelque chose. La lecture, beaucoup. J'étais déjà quelqu'un qui lisait beaucoup, mais c'est comme si là je m'étais faite en boîte une routine. Je pense que c'est le seul endroit de ma vie qui est dans une boîte, qui est comme étape 1, 2, 3, 4. Ça me permet, moi, de venir vraiment m'ancrer. Donc journaling, lecture, m'entraîner, méditer, c'est pas mal mes 4 musts que qui ont toujours été présents, puis qu'un coup que j'ai amplifié ça, c'est là que j'ai commencé à connaître vraiment plus de succès aussi dans ma vie. Parce que oui, ça m'emmenait la discipline, la persévérance, la résilience, mais c'est comme si ce moment-là venait redéfinir aussi qu'est-ce que je veux vraiment, puis qui j'ai envie d'être. Donc, quand je vais m'entraîner, c'est pas juste pour m'entraîner, c'est que j'ai envie d'être cette maman-là qui est en forme, qui va prendre soin de ses enfants le plus longtemps possible, Ça, vraiment, c'est comme mes 4 non-négociables. Maintenant, c'est sûr, le temps avec mes enfants, ça c'est non-négociable. Le temps avec mon chum, c'est non-négociable. Puis le, je vais dire, l'énergie de dévotion que je mets dans mon entreprise, c'est non-négociable. C'est ce que je vais faire et ce que je vais créer, c'est jamais juste parce qu'il faut que je le fasse. C'est une discipline quand même, mais c'est de se remettre dans pourquoi je le fais, c'est quoi la si on sait quoi la vision à l'arrière de ça, sinon ça devient comme je coche des affaires sur ma liste puis j'ai pas envie de faire ça là.
Je comprends. Fait que tu vois tout le temps plus grand, même si ça, c'est pas, c'est pas juste une doudou, c'est toujours comme qu'est-ce qu'on peut faire mieux puis comment qu'on peut l'amener plus loin.
Ouais, ouais, ouais.
Puis ça m'intéresse de savoir un peu ta relation de couple justement et comment tu fais. Tu sais, souvent les gens, moi je côtoie beaucoup de gens que On dirait que leur relation de couple les empêche des fois de comme d'aller dans leur vie un peu hors norme. Comme, est-ce que quand tu l'as rencontré, c'était déjà hors norme? Est-ce que comme tu lui as dit que toi, t'étais hors norme?
Moi, j'ai fait exprès. J'étais avec des lunettes en cœur, des lunettes fumées en cœur. J'ai dit, regarde, il va comprendre le personnage rapidement. Nick, c'est la plus belle surprise de ma vie parce que je ne croyais pas que c'était possible. Moi, j'étais celle qui faisait vraiment peur aux hommes de par mon ambition, de par justement ma présence sur les médias sociaux. Tu sais, je suis quelqu'un qui est extravagante, mais très introvertie en même temps. Fait que, tu sais, ce que tu vois, c'est vrai, mais il y a aussi la personne qui est très gênée à l'intérieur. Puis j'avais donc peur qu'un homme vienne éteindre ma vie parce que c'est toujours ce que j'ai vécu. Tout le temps, tout le temps. Puis là, j'avais vraiment fait ce travail conscient-là de dire: Tant et aussi longtemps que je ne sentirai pas que la personne que je rencontre me permet de prendre mon expansion complètement, je ne me mets pas en couple. C'est terminé, ça sera plus possible. Puis c'était pas dans l'espace de frustration, c'était vraiment dans un espace de je sais ce que je veux. Moi, je la veux cette vie-là.
Vraiment.
Puis quand j'ai rencontré Nicolas, oui, ça a été nommé rapidement. En fait, j'ai pas fait de cachette sur qu'est-ce que je fais dans la vie, Puis je suis vraiment allée, vraiment, pauvre gars, il est arrivé en plein tournage d'une websérie. Il y avait comme 50 filles qui travaillaient chez nous. Voici ma vie, welcome. Puis la plus belle surprise, c'est ça, c'est que là maintenant on travaille ensemble. Il a quitté son emploi pour venir m'appuyer parce qu'il connaît, il sait tellement à quel point c'est important pour moi cette mission-là. Puis lui aussi a appris, il y avait déjà quand même des belles grandes idées, mais il y a Je pense que de par le milieu qui vient, c'était encore fermé dans une boîte. Et là, depuis qu'on est ensemble, mais on se parle tellement de nos projets, de la vie qu'on veut vivre, on est tellement alignés là-dessus. Mais c'est vrai qu'on peut pas imposer ça à tout le monde.
Non, c'est ça.
Puis moi, c'est ce que j'ai compris dans les dernières années, c'est que c'est pas tout le monde qui veut ça, puis c'est correct. Mais maintenant, ça veut dire faut que tu deviennes un match pour quelqu'un qui veut aussi ça. Donc tu réduis pas ta lumière, tu réduis pas qui tu es, tu réduis pas tes idées, tu fais pas, ah ben là, j'ai un gars qui rentre dans ma vie, fait que je vais diminuer un peu ma présence sur les médias sociaux parce que je veux pas que ça le dérange. C'est au contraire, c'est être le plus vrai possible dans tout ça. Donc lui, c'est ça, l'année qu'il est arrivé, moi j'étais en plein tournage de Minirenov qui était une websérie. J'avais un talk show que j'animais à tous les mercredis, c'était comme un vrai chaos à ce moment-là. Puis lui a fait comme, c'est extraordinaire, je trouvais ça tellement le fun, très loin de sa réalité. C'est sûr, aujourd'hui, ben là, c'est drôle parce que là, il y a la mission de mon entreprise autant à cœur que la mienne, tu sais.
C'est exceptionnel, pour de vrai. Ça serait quoi les plus grandes leçons justement que tu as tirées de tes diverses expériences depuis toujours, dans le fond, depuis que tu es entrepreneur, depuis les grandes leçons que tu as envie que les gens mettent dans leur vie pour justement avoir du succès puis du bien-être?
À quel point on est conditionné à réduire ce qu'on fait. Ça, c'est un des constats que je savais, mais je pense que je le savais inconsciemment. J'avais pas encore justement la notion de voir avec lucidité à quel point on s'est fait conditionner, puis qu'on s'est fait dire que c'était pas possible. Puis dans tous les systèmes dans lesquels on évoluait, que ce soit le système scolaire, que ce soit peu importe, Mais de, excuse-moi, je perds la voix. Ça veut dire je vais accoucher?
Comment ça marche? Je sais pas, moi je la perdais pas. Mais peut-être que j'en viens comme peser sur quelque chose, on ne sait pas.
On sait pas. Fait que ma voix part, revient. Jusqu'à maintenant, j'ai pas de contraction, tout va bien. C'est ça. Enfin, je me disais pendant longtemps, en fait, je me disais il me semble qu'il y a plus que ça. Puis quand j'ai ouvert cette espèce de boîte de Pandore-là, puis je me suis entourée surtout de gens qui avaient la même réflexion que moi. Premièrement, j'ai arrêté de me sentir seule avec mes grandes idées et ça m'a donné des ailes pour le faire. Donc, je pense que la première chose, c'est de prendre conscience. Est-ce que tout ce que je crois, c'est vraiment ce que j'ai envie de croire? Est-ce que ça fait encore du sens pour moi? Je pense qu'il y a de plus en plus de gens qui font ce constat-là de dire, comment ça donc que je travaille 5 jours sur 7, comme une forcenée, que j'attends mes week-ends avec impatience, que dans le fond, j'aime pas vraiment ce que je fais.
C'est grave. Quasiment de l'anxiété du lundi.
Oui, c'est ça. Je trouve ça grave. Je trouve que la vie passe tellement vite, je reviens à ça, mais la vie passe tellement vite que tu vas te faire chier pendant 20 ans dans une job que t'aimes pas.
Exact. Puis le pire, c'est que c'est pas parce qu'ils aiment pas. Moi, je connais plein de monde qui ont des jobs, on pourrait dire, normaux, ils adorent leur travail, ça c'est correct. Moi, tu es excitée le lundi d'aller travailler avec tes collègues, puis ça c'est ça qu'il faut. Fait que d'avoir une job entre guillemets normale, mais qui t'amène plein de choses, qui t'amène le mode de vie que tu veux. Tu sais, j'ai un ami, il a une job vraiment normale, mais il me dit, moi cette job est normale, on pourrait dire une job de bureau, mettons, qui est pas une job d'entrepreneur ou de faire de la magie. On n'est pas là, c'est ça. Puis, mais il dit, cette cette job-là n'est pas ma passion, mais elle m'amène tellement de liberté et de place pour mes passions. Puis elle m'amène justement, tu sais, il peut travailler de la maison, tout ça. Mais lui, cette job-là, il l'aime parce qu'il y a pas d'anxiété du lundi, parce que tout autour ça fonctionne avec sa vie. Mais c'est ça l'important, c'est pas tant que tu fasses la magie puis que tu es entrepreneur. Non, c'est que ta job t'amène à avoir l'harmonie qui est alignée avec toi.
Parce que tu peux avoir une entreprise puis détesté ceci. Vraiment, vraiment. Je pense que c'est ça, c'est d'avoir cette conscience-là de qu'est-ce que je veux vraiment. Puis si on pousse plus loin, c'est de reconnecter à ses rêves. Tu sais, je réalisais dernièrement, en fait au printemps, j'ai comme eu un waouh, OK, j'avais pas vu ça. Ce qui va pas bien au Québec en ce moment, c'est qu'on a plus de rêve collectif, on a plus de projet de société, on a plus de vision d'où est-ce qu'on s'en va. C'est comme On essaie de patcher des trous dans une situation, dans des situations qui font plus de sens. Puis c'est bien niaiseux, mais tu sais, la fièvre des séries est arrivée, des Canadiens. Je suis pas le public cible, vraiment pas. Puis là, j'étais comme, ben voyons que tout le monde est aussi...
Allié. Oui!
Tout le monde est ensemble, tout le monde est comme go, go, go! Mais ça nous amène à un rêve collectif.
C'est vrai.
Puis je pense que cette notion-là, elle est non seulement perdue, mais elle est pas valorisée. Tu sais, quand les enfants vont à l'école, pourquoi ce serait pas quand ils rentrent le premier jour, C'est quoi le rêve que tu veux cette année? On va travailler pour ça. Puis toutes les situations qu'on va, toutes les matières qu'on va voir vont t'aider justement à prendre conscience que ben faut que tu fasses des étapes pour réaliser ton rêve. Puis je remarque ça en fait, puis je sais que c'est très utopique, mais en même temps je pense que la clé elle est là. Puis Payette, ça a été ça, ça a été dans les 10 dernières années de faire moi je réalise mes rêves, mais les femmes que j'accompagne, on dépasse l'entrepreneuriat. C'est comme C'est quoi ton rêve, en fait? Je reviens à ça, mais on va mourir. Ça me fatigue, ça m'énerve. C'est une idée qui ne me quitte jamais. C'est un peu lourd, en fait. Mais c'est vrai. Est-ce que je veux quitter cette terre-là en ayant fait du temps, en ayant été dans une relation qui me convient pas, en ayant justement l'anxiété du lundi à tous les lundis? C'est long, là. C'est long, longtemps. Alors que si on a une bucket list avec vraiment, pas besoin d'en avoir 1000, mais quelques rêves qui sont dessus, puis c'est ça notre purpose à tous les jours de faire comment je peux me rapprocher de ça. Non seulement c'est plus de joie, c'est plus de plaisir, c'est plus de conscience, c'est plus d'implication, c'est moins de temps à écrire des conneries sur les médias sociaux puis à basher quelqu'un qui est en train de réaliser ses rêves. Parce qu'en passant, si tu le fais, c'est que tu es jaloux. En passant.
Puis tu n'es pas un créateur de ta vie de rêve.
Non, pas du tout. Puis je sens que, en tout cas surtout en ce moment, tu sais, ça a jamais été aussi mal de ce qu'on voit, de ce qu'on entend. Et si la clé c'était ça, de revenir juste à, mais moi dans la vie je veux quoi? C'est quoi mon rêve? Puis si on l'a perdu?
J'avais lu un, quand je suis rentrée dans mon ancien emploi comme avocate, mon boss était très dans genre faut qu'on aille lire les mêmes livres tout le monde, tout ça. Puis c'était correct, il faisait lire des livres dans le personnel, puis il y en avait comme 5-6 là qu'il fallait tous employer à Élu. Il m'en donne un premier, c'est Les 5 grands rêves de vie. Je sais pas c'est quoi en anglais, c'est un livre en français. Puis dans le livre, dans le fond, ça dit de faire, de prendre un mot à 5 lettres, puis pour chaque lettre écrire comme un rêve. Moi, j'avais choisi le mot aimer parce que je voulais vraiment profondément aimer ma vie. Puis le A, j'ai écrit avoir ma propre entreprise. Puis là, j'étais en train de travailler pour mon employeur qui m'a donné ce livre là pour que je découvre c'est quoi mes rêves. Parce que lui, il avait la volonté que tous ses employés aient leurs rêves, réalisent leurs rêves. C'est à quel point c'est un bon employeur, c'est magnifique comme façon de penser. Puis je vais toujours le remercier, puis je vais toujours trouver que c'est un employeur merveilleux. Mais en me faisant lire ça, il m'a fait réaliser que moi, mon plus grand rêve, c'est d'avoir ma propre entreprise. Je pouvais pas rester là, tu sais, je lui rendais pas service à être son employée.
Non.
Il y a des gens qui peuvent être entrepreneurs, qui peuvent être dans l'entreprise de quelqu'un, des gens qui peuvent être salariés. Mais moi, j'ai réalisé, puis je trouve l'exercice vraiment intéressant, de prendre un mot. Puis tu sais, j'avais ma collègue, elle, elle avait écrit avoir. Puis j'étais comme, avoir, c'est ton mot? Puis elle, c'est une personne qui avait beaucoup manqué. Tu sais, elle avait beaucoup manqué. Donc elle, le mot avoir était puissant. Puis c'était pas nécessairement matérialiste. Mais je trouve ça puissant de trouver un mot à 5 lettres qui vient comme un peu Puis là, c'est de faire, ça va être quoi tes 5 rêves non négociables? Puis récemment, je sais pas pourquoi, dans mon cell, tu sais, tu as comme tes photos, photos. Je dois avoir 25 000 photos dans mon cell. Et out of nowhere, ça a tombé sur la feuille. J'avais pris en photo ma feuille où j'avais écrit ça. Ça a tombé là-dessus et j'ai relu mes 5 rêves. Il faut que tu saches, et si le public le sait pas, c'est nouveau, je recommence le podcast, puis il y a des gens qui m'écoutaient juste sur mon podcast, mais je suis nouvellement séparée, OK? Puis un de mes rêves, c'était écrit, c'était-tu avec le, je sais pas avec quelle lettre, mais c'était comme de dire que je voulais me marier, je pense le M. Je voulais me marier puis je voulais célébrer mon amour entourée des gens que j'aime. Puis j'ai bien réalisé que moi, ce rêve-là, je l'avais comme un peu mis de côté avec mon ancienne relation parce qu'il y avait pas cette connexion-là de dire qu'on était tellement amoureux qu'on en avait besoin de dépenser de l'argent pour se marier.
Je comprends.
Moi, je veux trouver quelqu'un avec qui ce n'est pas une dépense, c'est un rêve de me marier. Je veux me marier. Puis je mettais ce rêve-là de côté. Puis comme ça, je trouve ça fou, le lien avec ce que tu dis, c'est arrêtez de mettre vos rêves de côté pour votre employeur, pour votre conjoint, pour vos enfants. Vos enfants, ils veulent vous voir réaliser vos rêves parce que vous montrez l'exemple. De réaliser les siens.
C'est qu'à toutes les fois que tu diminues, c'est une lumière que tu diminues. Un rêve, c'est flamboyant, c'est beau. Puis à toutes les fois que tu diminues ça, faut pas que tu t'étonnes après que ce que tu matches, ben matche l'équivalent de ce que tu es en train de diminuer. Si tu assumes pas le mariage, tu assumes pas que c'est ça que tu veux vraiment, tu deviens un match pour quoi? Tu deviens un match pour une relation, personne qui en a un peu rien à cirer aussi.
Moi, la personne que je vais rencontrer, qui va me marier, là, elle va plus vouloir me marier que moi.
C'est ça, là, c'est ça.
Elle va m'en parler à tous les jours, complètement, puis elle va me fiancer après un an, là, tu sais, comme elle va être obsesse avec moi, puis ça va être comme je veux te marier, Isabelle, comme pas on se mariera, ça tente, moi ça me dérange pas. Non, non, non, ça va être la première question de la première date. Ah oui, oui, je serais même pas gênée. Non, je serais même pas gênée parce que c'est ça, ça fait partie de mes rêves. Fait qu'il va falloir que comme j'assume ce rêve-là. Puis je pense c'est quelque chose, ça, assumer nos rêves complètement, les assumer à 100%.
S'ils sont là, il y a une raison pourquoi ils sont là. Ils sont pas arrivés là par hasard, ils sont pas arrivés là juste aussi égoïstement. Tu sais, moi je pense qu'un rêve existe pour en faire allumer d'autres. Je suis certaine de ça. Quand toi tu réalises ton rêve, il y en a pour qui ça va les gosser, ça va les déranger, tu vas être une menace.
Vraiment.
Mais pour tellement d'autres, quelqu'un qui réalise— Y a-tu de quoi de plus beau que quelqu'un qui réalise un rêve? Il y a personne de plus beau au monde que quelqu'un qui vient de matérialiser quelque chose comme ça. Puis je sens vraiment qu'en ce moment, on est dans un tournant. Ça peut pas aller plus mal, je pense, de partout. Mais si tout le monde se ramenait à ça, au lieu d'aller écrire ton thread Reddit, va donc penser à qu'est-ce que tu as le goût de faire dans ta vie. Je te jure que ta vie va changer.
100%. Puis j'ai l'impression qu'on est d'accord avec les gens qui vivent leur rêve quand les gens sont vulnérables et pas chanceux, pas privilégiés. Là, on est comme d'accord. Mais quand c'est une personne qui elle-même l'a choisi, là, on est comme moins d'accord. Tu sais, ça déclenche des espèces— en fait, c'est un déclencheur, tu sais, chez soi, quand on voit quelqu'un plus réussir. Mais je pense que rendu là, c'est comme qu'on disait au début, c'est de revenir à c'est quoi ta définition à toi de la réussite. Parce que moi, ça devrait pas me déclencher parce que clairement, j'ai pas la même vie que personne.
Exact.
Puis je veux pas la même vie que personne. Ma vie, elle est 100% unique. Puis ma définition du succès est 100% unique. Ma définition du bien-être est 100% unique. Puis c'est là que j'ai envie d'aller aussi, comme toi, ta définition du bien-être, te sentir bien, c'est quoi?
C'est une bonne question parce que j'ai eu souvent l'impression que c'était peut-être difficile à y accéder, à ce bien-être-là. Pour mille et une circonstances, le bien-être pour moi, je pense que je l'associe souvent à la paix. Puis c'est quelque chose que je n'ai pas souvent dans ma vie. Qu'il faut que je travaille. Il faut vraiment que je travaille pour l'avoir. C'est probablement une croyance qui est enfouie, mais c'est aussi un concours de circonstances qui fait que aussitôt que j'y touche, on dirait qu'elle quitte. Mais le bien-être, c'est très simple. C'est supposé être très simple. C'est supposé être, on regarde un coucher de soleil et on a un verre de bulles sans alcool, Puis ça, pour moi, c'est le bien-être. C'est juste de— Je pense que j'ai longtemps repoussé l'idée d'être bien parce que je trouvais ça plate. Tu sais, être bien. Comment ça va? Bien. Mais il faut que ça soit extraordinaire.
Oui, je comprends.
Fait que là, si c'est extraordinaire, c'est des grandes variations parce que c'est extraordinaire là, mais c'est extraordinaire là aussi. Puis je commence à apprivoiser, puis mon chum m'aide beaucoup pour ça parce que c'est un gars qui est tellement terre à terre et rationnel que Tu sais, être, on est bien, Émilie, là. Tu as raison. C'est vrai, ça n'a pas besoin d'être constamment dans les up and down. Fait que ouais, je pense que c'est dans les moments très simples, mais c'est aussi encore une fois un choix. Tu sais, si je veux avoir du bien-être dans ma vie, je dois le mettre à l'horaire. Ça va ensemble. Tu ne peux pas juste dire, j'ai l'intention de m'entraîner 3 fois par semaine, OK, quand, de quelle heure à quelle heure, puis tu vas faire quoi dans ton entraînement. Puis je pense que c'est un résultat en fait qui est collatéral à tout ce que tu vas mettre en place. Le bien-être, ça arrivera pas, c'est du travail, c'est toujours du travail. Ça arrivera pas juste parce que tu décides que tu as du bien-être, c'est parce que tu vas avoir mis des choses en place qui vont exister, qui vont être matérialisées, qui vont être dans ta réalité pour vrai.
Puis toi, mettons, c'est quoi que tu veux, parce que tu le fais pas nécessairement souvent, mais mettons, c'est quoi que tu veux, que tu sais qui t'amène du bien-être? C'est quoi les choses qui font que tu amènes du bien-être, que tu es comme quand j'ai ça, là j'ai du bien-être?
Ouais, une bonne question. Les, vraiment les moments simples. On a des animaux, 3 animaux, un chien, 2 chats, puis on est gaga avec nos animaux. Genre, ils couchent avec nous. Mais il y a quand même quelque chose de quand on est tout le monde couché dans le lit, les animaux et tout et tout, c'est comme là on est bien. Là on est assez bien là. Le feu de foyer l'hiver avec un livre puis un latté, on est bien. Je pense que c'est vraiment un état qui est dans les petites et simples choses parce que quand je vis des grandes choses, c'est pas l'état que je qualifierais. C'est plus comme l'euphorie. L'euphorie, exactement. L'euphorie, la l'action. Mais ouais, je réalise ça avec les années que j'ai eu longtemps peur d'être juste bien parce que j'avais vraiment ceci, que c'était boring.
Je comprends. Moi, je pense que moi, quand je suis bien, là, c'est que j'ai le temps d'observer. Ouais, quand j'ai le temps de contempler puis d'observer comme un coucher de soleil, là je suis bien, je suis bien. Mais s'il y a pas de l'euphorie puis de l'action quelques heures après, ça fonctionne pas. Je peux pas être bien. Je peux pas faire de la plage toute la journée, ça fonctionnerait pas. Je peux regarder le lever du soleil, mais après on s'en va te chouiner bien le pickleball, on s'en va te faire une randonnée, on s'en va. Fait que moi, le bien-être, c'est de pouvoir, d'avoir l'espace pour contempler, observer. Comme tu disais, j'observe mon feu de foyer, j'observe mes animaux. Je pense c'est beaucoup dans la contemplation. Tu sais, moi, mon entreprise, ça s'appelle Constance, puis le logo, c'est un lever ou un coucher de soleil, voilà, comme tu veux. Puis c'est parce qu'on avait eu l'illumination qu'aller voir un coucher de soleil ou un lever de soleil, ça sert absolument à rien, à part d'être bien.
C'est vrai.
Ça sert absolument à rien.
Non, non, c'est vrai, t'as raison.
Mais c'est être bien. Puis moi, mon entreprise, c'est une entreprise de bien-être qui amène les gens à être bien, à être bien dans leur corps, bien dans leur tête, à être bien dans leur peau. Fait que j'étais comme, qu'est-ce qui symbolise le plus le bien-être? Un lever du soleil ou un coucher de soleil que tu fais absolument rien, que tu contemples. Puis que tu es juste, tu réalises que tu es juste bien. Puis ça, moi, je trouve ça vraiment important de comprendre que le bien-être, c'est pas une émotion que tu dois avoir 24/7. Parce que comme tu dis, c'est boring. Comme moi, dans ma vie à moi, moi, quand tu me parles de faire une retraite de 3 jours que je vais juste faire, ou admettons, on est dans le sud, puis je vais juste faire de la plage, lire un livre, puis boire un cocktail, it's getting boring après une heure.
C'est long.
C'est long. Fait que le bien-être, pour moi, ce n'est pas ça. C'est d'avoir l'espace pour contempler des moments de paix. Mais j'aime ma vie chaotique, moi aussi, là. Puis comme j'en ai besoin. Puis je pense que c'est ça, c'est de déterminer comme qu'est-ce qui t'amène à être bien, puis de t'en donner à chaque jour le plus possible, en tout cas, des moments comme ça où tu es plus dans la contemplation.
Oui, totalement.
Oui, puis au final, c'est d'être bien dans sa peau aussi.
Oui, bien, c'est ça. Je reviens souvent à cette notion de travail-là. Puis, c'est pas obligé d'être lourd, le travail sur soi. Mais ton bien-être psychologique, est-ce qu'aujourd'hui tu as fait une action pour te garder en état de bien? Je cherche mon mot, mais est-ce que dans ton bien-être physique, tu sais, il y a tellement de sphères au bien-être. Puis le corps, l'esprit, le cœur le ressent aussi. Puis c'est vrai que juste Juste ça, juste cet état-là constant, je pense qu'il manquerait de couleur, il manquerait de saveur. On a besoin des moments où ils sont plus excitants, plus grisants. Mais de consciemment choisir le bien-être, je reviens encore au choix, mais tu peux choisir de t'arrêter puis regarder le feu de foyer, puis de regarder le coucher de soleil. Ça reste un choix.
Ça reste un choix tout le temps. Puis moi, j'aime ça dire aux gens, tu sais, ça n'a pas besoin d'être du chemin parfait. Puis dans mon livre, j'ai fait comme une espèce de tableau à quadrants. C'est un peu comme une boussole. Tu veux te diriger vers le nord. Puis dans le fond, le nord, autant il est rempli de plaisir, il est agréable et il est sain, mettons. Il est tout ça. Mais des fois, tu vas aller, mettons, tu prends la route, c'est rare que c'est nord, puis c'est comme tu vas arriver à destination. Des fois, il va y avoir des petits bifurcages. Fait que tu vas aller, mettons, vers l'ouest. Puis ça va être le fun, mais ce ne sera pas sain. Fait que tu vas manger un souper avec tes amis, tu sais qu'il est très gras puis qu'il n'est pas sain, mais mon Dieu, que tu as eu du plaisir. Puis là, il y a d'autres fois, ça va être sain, mais pas si le fun que ça, mais c'est vraiment bon pour toi. Tu sais, c'est comme justement, tu vas manger, tu sais, je sais pas, pas forcément manger, mais tu vas faire un entraînement. C'est super sain. Ce jour-là, tu as pas eu de fun, ça te tentait pas, mais c'est super sain. Puis tu sais que c'est bon pour toi, ça t'amène dans la bonne direction. Ce que tu veux pas, c'est aller vers l'opposé, pas sain, pas le fun. Mais ça, ça arrive dans, moi je trouve, c'est souvent dans des relations. Tu réalises que des relations qui t'amènent ni de fun Nique tes, c'est pas agréable, c'est pas le fun, puis c'est pas sain. Ou encore, tu sais, tu prends de l'alcool, par exemple, mais toi, ça t'amène pas de fun, puis c'est même pas sain. Pourquoi tu fais ça, mettons? Si ça t'amène du fun, OK, tu bifurques, tu t'en vas vers la bonne direction. Mais c'est, moi, souvent, j'ai envie de dire ça aux gens, c'est pas parfait, mais va dans la bonne direction. Ouais, tu sais, va-t'en dans la bonne direction. Puis encore une fois, la direction, faut que tu la trouves en te posant des questions.
Faut que tu prennes le temps. Exact.
Tu prennes le temps. Qu'est-ce qui est le fun pour moi? Puis qu'est-ce qui est sain pour moi. Si tu t'arrêtes jamais à te poser ces questions-là, comment tu vas le savoir?
Non, puis c'est ça qui est fascinant, c'est que, tu sais, quand on regarde autour de nous, la majorité des gens ne se posent pas ces questions-là. Non, ça me fascine, tu sais, puis c'est sans aucun jugement, là. Je comprends parce que j'ai été dans cette situation-là de faire, hey, tu sais, life is life, puis go, on se lève, on pousse. C'est ça, tu sais, il y a pas ce moment-là de faire, moi, mais ça, ça me convient-tu?
Ouais, c'est ça.
Dans le fond, ce choix-là justement de boire de l'alcool, est-ce que je le fais parce que tout le monde boit de l'alcool, puis puis dans le fond, pourquoi moi je le ferais pas? Ou c'est, ben non, c'est pas ça que j'ai envie, c'est tout. Fait qu'arrête d'en boire, ça te convient pas. Mais parce qu'on est entraîné, parce qu'on veut donc pas être rejeté, parce que mille et une raisons. Ça a toujours été de même, tu sais, ça a toujours été comme ça. C'est cette phrase-là qu'on entend constamment. Oui, mais ça changera pas, ça a toujours été de même. OK, mais demande-toi pas pourquoi ça change pas non plus, là.
C'est ça. C'est quoi que tu vois dans ton entreprise auprès des gens que tu accompagnes qui a le plus d'impact sur leur vie? Qu'est-ce qui est les décisions ou les choses qu'ils font qui ont le plus d'impact?
C'est vraiment, tu sais, au départ, Payette, c'était pas ça. Au départ, c'était comme j'amenais les femmes à avoir une entreprise parce que je m'adressais plus à des entrepreneurs. Avoir une entreprise, point, et/ou une entreprise qui grandit. Tu sais, ça, c'était très superficiel, très en surface. Puis je me suis rendu compte avec les années que oui, il y a toute la philosophie de, elles se rendent compte de qui elles sont, donc elles se permettent de briller davantage. Mais quand on voit encore plus où est-ce qu'elles sont, c'est que c'est des femmes qui ont réalisé des rêves, qui là soudainement ont fait, wow, pourquoi je fais ça? C'est quoi le point? C'est quoi l'importance? Qu'est-ce que je veux vraiment? Puis que là, commencent à cocher. Une qui voyage finalement 6 fois par année alors que c'était pas possible dans sa tête. N'existait pas ça. Puis c'est la même chose aussi dans le développement personnel, puis tout ce qu'on va créer, c'est comme produit ou comme événement. Moi, quand les filles ressortent de mes événements, ils ont comme le goût de revirer le monde à l'envers. Oui, oui, ils ont le feu de Dieu d'allumé. Puis ok, ben là, si elle peut le faire, moi aussi je peux le faire. C'est vraiment ça, c'est parce qu'il y a eu des transformations physiques dans Paillettes qui sont exceptionnelles, tu sais, de femmes qui avaient le teint plus gris qui avaient un surplus de poids, qui avaient— puis ils ont rien fait, là. Ils ont pas commencé à— ils ont commencé à prendre soin d'elles et tout, mais je n'enseigne pas comment s'entraîner.
C'est pas du mental, là.
Non, non, non, pas du tout. Mais c'est qu'avec le temps, c'est les choix qu'elles font parce qu'elles se permettent vraiment cette version-là d'elles. Puis là, c'est là que leur vie change complètement. Fait qu'on a des avant-après. C'est des femmes que tu te dis, voyons, elles avaient pas l'air de ça il y a 3 ans, puis que là, elles sont pimpantes, sont belles, sont radieuses, prennent soin d'elles, sont habillées comme elles ont envie d'être. D'être habillées, elles deviennent littéralement des paillettes. Il y a vraiment des femmes qui brillent et qui s'empêchent plus de briller.
Ouais, c'est, je pense, le premier devoir, ça devrait être d'écrire tes rêves. Écris tes rêves sur papier, puis assume-les, puis laisse-toi guider. Je pense que ça fait un effet domino. C'est, moi je dis souvent que quand on prend soin de nous, mettons, et on s'entraîne, mais moi je trouve que, tu sais, les gens vont dire je vais, l'entraînement sert à rien, je vais juste mieux manger, je vais perdre du poids. Moi, ce que je dis souvent, c'est l'entraînement, c'est souvent le premier domino qui fait que tu t'es bougé, fait que là, tu es plus fatigué quand tu te couches le soir, tu as ton énergie, fait que tu dors mieux. Puis quand tu dors bien, tu prends des meilleures décisions alimentaires. Quand tu prends des meilleures décisions alimentaires, l'entraînement devient plus facile. Puis là, ben, tu te muscles. C'est comme un effet domino, puis un cercle vertueux qui amène le fait de bouger. Pourtant, c'est vrai que quand tu penses à qu'est-ce qui amène le plus, mettons, de bienfaits physiquement. Ce n'est pas, ils disent partout, ce n'est pas l'entraînement, mais c'est ça qui va te pousser à prendre, à être le feu d'allumage. Le fait d'être actif va t'amener à prendre des meilleures décisions dans ta vie. Fait qu'au niveau du succès, je pense que le premier domino, ça serait d'écrire tes rêves sur papier.
Complètement.
Parce que ça, ils sont dans ta face, là. Puis tu sais, j'ai une amie dernièrement, puis je vais la nommer, le débit, elle a fait mon cours de manifestation que j'ai sur l'application. C'est un vieux cours, mais il y a encore du monde qui le font, puis il y a super bon. Il y a 6 modules, OK, c'est, c'est 6 modules. Moi, je fais un module par semaine parce que c'est quand même gros, là. Puis elle l'a fait, puis elle a fait son vision board. Puis là, elle a mis son vision board dans son ordi. Elle a fait ça au début de l'année, on est en septembre, tout est accompli, tout. Elle me l'envoie l'autre jour en photo, puis elle est comme, Isabelle, elle a dit, mon vision board, elle dit, c'est ma vie actuelle. Elle dit, c'est ça, là. Puis elle dit, là, le mois prochain, 1er octobre, je suis officiellement pigiste travailleur autonome, je ne travaille plus comme salarié. C'était la dernière affaire que je cochais sur mon vision board. J'ai dit, tu sais, j'ai dit au final là, cours de manifestation, pas ça comme tu veux là, mais comme au final c'est d'écrire ce que tu veux. C'est juste de l'écrire puis d'y croire puis de faire des actions. Ça tombera pas sur la tête.
Si t'es pas à l'aise avec le mot rêve, il y en a plusieurs qui sont très cartésiens, remplace ça par objectif. C'est la même affaire. C'est juste qu'est-ce que je veux atteindre. C'est de faire le travail conscient de se poser la question Qu'est-ce que je veux vraiment, indépendamment de la société, indépendamment de mes parents, indépendamment de mon conjoint? Moi, là, dans un an, je veux quoi? Je vais avoir coché quoi? Puis c'est aussi simple, tu sais, faire un vision board, c'est simple. Tu prends des images et— mais c'est que c'est— tu viens de mettre quelque chose dans le vrai monde. Tu viens de sortir quelque chose de ta tête. Puis si c'était dans ta tête, c'est qu'il fallait que ça existe. Tu le mets dans le vrai monde, puis ensuite toute sa ligne, finalement, si tu travailles pour, mais tu sais, toutes les actions que tu vas faire en l'ayant toujours dans le, pas trop loin dans ton regard, ben c'est là que tu réussis à réaliser ce que tu veux. Puis là, ta vie prend un sens. Parce que sinon, ça n'a pas de sens.
Puis les gens qui ont peur du jugement, tu leur réponds quoi?
Ben c'est normal, c'est tellement normal. On veut pas être rejeté, c'est la dernière chose au monde qu'on veut. Après la peur de la mort, c'est la peur d'être rejeté. On veut être aimé. On est des humains avec un cœur qui veut aimer les autres, même si on se dit des fois qu'on déteste les humains. C'est pas vrai. On a besoin de connexion. Fait que je pense que c'est de reconnaître la normalité de cette peur-là, qui va apparaître des fois dans une vie, qui va disparaître, qui va être plus forte, moins forte. Moi, je pensais que j'étais guérie. Puis honnêtement, les 2 dernières années, j'ai fait, ben voyons, je suis zéro guérie de ça. J'ai encore plus peur, je pense, qu'il y a plusieurs années.
Ça m'a rendu complètement— devenir maman, là, ça va. J'ai vu que, tu sais, le concept est girls girls. Les moms ne sont pas des moms moms.
Non, vraiment pas.
Vraiment pas. Mais moi, enceinte, ça allait super bien. Aucun jugement, ça allait vraiment— aucun jugement, quasi pas. Devenir maman, moi j'ai décidé que mon contenu réseaux sociaux, c'est à peine— je mets rien de ma maternité là.
C'est vrai?
J'ai découvert que c'était un monde qui était vraiment pas girls girls. Puis moi, être une bonne maman, je le sais que je le suis. Mais si tu me fais douter de ça, c'est un gros trigger. Gros trigger. Puis moi, j'ai pas beaucoup de choses qui me trigger. Parce que je dis souvent que quand c'est un trigger, ça veut dire que c'est une part de vérité un peu. C'est que tu le crois, tu sais, toi aussi. Puis vu que c'est la première fois que je suis maman, effectivement, je crois pas que je suis la mère parfaite. Je crois pas que je suis une mère parfaite, puis je le serai jamais. Fait que nécessairement, je me dis oui, ça peut être quelque chose qui peut m'attaquer parce que je crois profondément qu'effectivement je ne suis pas une mère parfaite. Fait que quand tu m'attaques sur ma qualité de mère, ça m'affecte.
Puis j'ai découvert qu'être une mère sur les réseaux sociaux, c'est vrai, ça j'avais comme pas—
c'est une— oh mon Dieu, c'est des— j'ai jamais eu autant de jugement sur moi.
C'est quoi les jugements?
C'est le fait que, mettons, je travaille, je me prends pour une autre, tu sais. Mettons, je vais donner des conseils entre guillemets, c'est plus, hey, ça a marché pour moi, essaye-le donc. C'est pas un conseil, là, c'est juste, moi j'ai fait ça, ça a fonctionné, pourquoi tu l'essaierais pas toi aussi? Moi je fais ça de même, ça fonctionne, je te le partage. Mais j'ai décidé que je partageais plus rien. Non, à cause de certaines personnes qui me jugent, ben plein de monde perdre accès à ce qui fonctionne pour moi. Mais moi, c'était un sujet trop sensible.
Je comprends.
Puis j'étais plus capable. Fait que j'ai décidé que je sortais de cette sphère-là. Puis je pense ça va faire la même chose pour comme ma séparation, mettons. Je donnerai aucun conseil. Je donnerai aucun conseil. Je donnerai pas. Je suis pas la pro de la séparation, vraiment pas. J'ai pris des décisions, j'ai pris des choix, j'ai fait des choix qui sont pas alignés avec tout le monde. Puis à un moment donné, comme, on me persécutera, mais moi c'est la vie que j'ai choisie.
Puis en même temps, tu sais, j'ai envie de dire, attire-le pas, dans le sens que non, c'est ça.
J'ai juste inspiré plus, en fait, à date, par rapport à ce sujet-là, j'ai senti que j'avais quand même inspiré des gens. Mais ça reste que rendu là, c'est mon choix de comme qu'est-ce qu'on veut montrer, qu'est-ce qu'on veut pas montrer pour obtenir le jugement. Mais je pense que j'ai pas Je t'ai vraiment beaucoup coupée là, mais comme moi, je m'excuse, mais moi le jugement, je pense que ça m'affecte quand justement c'est que je considère qu'il y a une part de vérité.
Oui, ben oui, c'est toujours là aussi. Tu vois, les fois où j'ai eu le plus, justement tu avais eu, oui, ben en fait c'est que moi je connaissais pas Reddit.
Oh bienvenue!
Je ne connaissais pas Reddit, puis quand j'ai vu ça, ça m'a replongée à mes ça, 14 ans, qui là entend des rumeurs sur elle à l'école, puis que là je sais que c'est pas vrai, mais là je sais plus comment gérer ça. Ça a été ridicule. J'ai été, j'ai été parodiée dans une série québécoise. La fille s'appelle Étincelle et elle parle à ses petites étoiles, mais elle est habillée en robe de princesse, les cheveux longs bruns. Je suis comme, ben non, je pense que c'est moi dans le fond. Mais ça m'a tuée. Pendant des mois, là, tu sais, de faire, hey, là, moi, j'ai pas signé pour être la risée de tous ces gens-là. Ça m'intéresse pas. Et je me suis beaucoup ramenée en faisant, je n'ai pas le droit de m'éteindre, j'ai pas le droit de ça. Parce que ça fait rire probablement Steve puis Karen, mais ça l'aide bien leur face. Mais ça aide qui? Voyons, ça a aidé Marilyn, ça a aidé Claudia, puis Joannie, Peu importe qui, tu sais, grâce à Payette, pas grâce à moi, grâce à l'idée de Payette, il y a eu eux autres aussi des étincelles dans leur entreprise, tu sais. Mais c'est tellement, c'est ça, on veut tellement pas être à part et être en marge. Alors la façon que moi j'ai toujours essayé de me ramener, ben je vais l'assumer, tu sais. Fait quand on dit, ben oui, mais avant du rêve, oui, exactement ce que je fais. Puis pour vrai, c'est exactement ça que je fais. Parce que je pense qu'on en a jamais eu autant besoin. Elle parle toujours d'argent, tellement fake et tellement— ben, je vais continuer d'en parler de l'argent, je vais continuer de le faire. Puis c'est vrai que des fois je fake, c'est vrai que des fois j'ai pas envie de jouer le jeu de qui je suis vraiment, fait que je vais prendre un petit personnage une fois de temps en temps. C'est vrai. Fait que plus je l'ai assumé, tu sais, moi c'est ça où on m'a attaquée puis que ça a fait le plus mal, c'est effectivement ma maternité, parce que j'étais pas en paix avec l'idée que je suis ambitieuse, c'est vrai que je le suis, et je veux être une maman présente. Fait que la journée où j'ai fait, il est où le problème? Dans le fond, je fais pas les lunchs pour mes enfants parce qu'il y a quelqu'un qui fait les lunchs pour les enfants. Je fais pas à manger pour les enfants parce qu'on a quelqu'un qui vient faire à manger. Est-ce que ça fait de moi une mauvaise mère? Ben, il y a une couple d'années, je croyais que oui, parce qu'une bonne mère, dans ma définition, c'est ma mère. C'est ma mère qui prend des congés, qui coupe sa carrière, qui nous fait toujours nos pas nos collations, nos petites boîtes à lunch avec des petits sandwichs en lapin. Ça m'intéresse pas de faire ça. J'ai pas le goût de faire ça. Moi, ce que j'ai le goût, c'est d'emmener mes enfants à Paris. Puis ce que j'ai le goût, c'est d'être présente à tous les jours avec eux aussi, en travaillant en même temps. Puis ce que j'ai envie, c'est de leur montrer que tout est possible. Donc, quand j'ai redéfini ça, puis tu sais, je vis souvent des challenges avec mes enfants, puis mes enfants qui sont plus grands maintenant, puis qui là, en ce moment, en plus, réagissent avec la grossesse. Ça, c'est tout. Mais il y a une chose que je leur répète souvent, il n'y a personne qui va réussir à me convaincre que je suis une mauvaise mère. Plus maintenant. Je sais que je suis une bonne maman. Je suis une maman qui est hors norme. C'est sûr, sûr, sûr. Si tu t'attendais à avoir une mère qui fait des muffins à ton retour d'école, ben non, elles sont faites, par exemple. Mais ce n'est pas moi qui les ai faites. Mais si ça peut avoir, même pour eux, peut-être qu'ils vont réaliser plus tard, de faire, il n'y a pas juste un modèle de ça. Fait que je pense que c'est vraiment d'assumer, puis c'est de se rappeler, tu sais, la facilité en fait c'est de se rappeler que Ben Sif puis Karen, ils ont pas la vie que moi j'ai. Non, c'est ça. Puis comment ça je suis en train d'écouter ou de lire le commentaire puis de faire ils ont un peu raison alors qu'ils ont pas fait le 20e de ce que j'ai fait. Non, c'est ça. Puis en toute humilité là, ils ont pas fait ce que j'ai fait, ils ont pas pris les risques que j'ai pris, ils ont pas, ils ont pas fait les erreurs que j'ai pu faire aussi. Aussi, qui ont pas eu les apprentissages que j'ai eus. Fait que Steve et Karen, en toute bienveillance, allez chier, c'est tout.
Puis est-ce qu'ils aiment leur vie nécessairement? Toi, tu aimes ta vie.
Je pense pas qu'ils aiment leur vie parce que moi, tu vois, j'ai insulté une personne une fois sur les médias sociaux, pour ne pas nommer François Legault. Puis j'étais pas contente cette journée, j'étais pas dans une belle énergie, c'était pas ma plus belle vie, la plus belle journée. J'étais fâchée, j'étais très fâchée. C'est la seule fois de ma vie, j'ai pas le temps de faire ça. J'ai pas le temps d'aller insulter le monde sur les réseaux sociaux. Entre follow si ça m'intéresse pas, puis c'est tout.
C'est ça.
J'en reviens à ça. Si t'es en train de créer ta vie de rêve, t'as pas le temps. T'as pas le temps de faire ça. Merci pour tes commentaires, mais je vais passer mon tour.
Je comprends. Fait que c'est de vraiment s'aligner avec, continuer d'être aligné, assumer. Puis après ça, de se faire guider par des gens peut-être qui sont plus comme nous, qui veulent cette vie-là.
Oui, puis de t'entourer de Je parle en entrepreneuriat, mais tu sais, moi je me suis entourée toujours de mentors qui ont fait le chemin avant moi, puis qui en ont mangé de la boîte, puis qui en ont mangé de la garnote, puis que les gens ont dit que c'était un si ou un ça. Puis après, c'est ça, je pense que tu sais, un peu comme tu disais tantôt, c'était se questionner sur c'est-tu vrai?
Ouais, c'est ça.
C'est vraiment vrai? Est-ce que je suis vraiment certaine? Si j'avais vu justement, j'ai arrêté en passant les soirées Reddit, je suis arrivée le temps d'un après-midi, mais j'avais vu tu sais comme quoi j'étais la méchante dans toutes les histoires, tu sais, que c'est de ma faute, j'ai perdu des employés, c'est sûr qu'elle est méchante. Puis là, j'étais comme, mon Dieu, c'est vrai, tu sais, dans le fond, il y a des employés qui ont quitté, j'ai des amis que j'ai plus dans ma vie. Pour un moment donné, faire tout ça, là, c'est normal. Je veux dire, je suis entrepreneur, c'est normal qu'il y ait des départs, des embauches. Ça s'appelle une entreprise, c'est normal que dans une évolution, je perds des amis, j'en gagne, je décide que finalement ça fait plus mon affaire. Puis j'ai vraiment accepté ça, ça m'a vraiment aidé. Ça se peut que je sois la méchante dans ton histoire, ça se peut, dans ta version à toi, ça se peut très bien. C'est que toi tu as payé un jour pour faire partie de mes programmes, tu as pas fait le quart de ton travail qu'il fallait que tu fasses, donc tu as pas eu de résultats. Puis là tu dis que moi je suis vraiment la pire des voleuses au monde parce que tu as payé 3000 piastres puis que j'ai pas voulu te rembourser. Ouais. Ben oui, je suis la méchante de ton histoire. Maintenant, prenons du contexte, je suis vraiment la méchante? Ben non. Maléfique non plus n'était pas méchante dans la vraie vie, finalement.
Je comprends. Je comprends. Puis, ma dernière question, comment avoir plus confiance en soi?
C'est une bonne question. C'est sûr que ça vient de l'amour, de l'amour de soi, tu sais. Ça, c'est la chose qu'on a vraiment, vraiment de la difficulté à soutenir et à garder. On va avoir la facilité à aimer nos enfants peu importe ce qui se passe. Facilité à aimer souvent notre conjoint aussi quand c'est vraiment aligné. Facilité à être en amour avec différentes personnes dans différents contextes. Mais s'aimer soi, c'est pas tout le temps évident parce que ça implique tellement de choses. Ça implique l'acceptation, ça implique de se pardonner, ça implique d'avoir cette cette lucidité-là sur qui on est vraiment. Donc, ça veut dire qu'il y a aussi des défauts, ça veut dire des défauts physiques, défauts dans notre personnalité et tout. Mais ça se bâtit, la confiance, ça se bâtit à coups de petites réussites. Puis souvent, on en parle à mon fils. Mon fils Georges-Édouard a un diagnostic d'autisme. Fait que la confiance en lui, là, ça commence à être difficile, surtout à 14 ans, que là, il se rend compte compte qu'il est pas pareil. Il est pas pareil comme tout le monde. Fait que tu sais, souvent on va lui dire, c'est une victoire à la fois, Georges. Tu sais, plus que tu as une victoire cumulative, plus tu fais, ah, là je suis capable de faire ça. Puis c'est de provoquer ces petites victoires-là. Fait que c'est sûr que si on refait la même chose constamment, ben tu as pas de victoire. Tu fais juste revivre un événement ponctuel que tu as déjà une victoire. Puis le but, c'est pas d'avoir des grandes victoire non plus, mais c'est de se donner ce droit-là de dire je vais faire une chose différente aujourd'hui qui va m'apporter une victoire, aussi petite soit-elle, et là je vais prendre confiance. Puis ensuite, c'est vraiment de se donner cet espace-là pour s'aimer profondément, se pardonner, puis se guérir, puis prendre soin de soi. C'est là qu'on commence à avoir plus confiance, puis d'accepter que ça va être fluctuant, surtout pour les femmes. Tu sais, c'est très hormonal aussi la confiance. C'est un jour tu es au top of your game, puis le lendemain couchée en boule, puis tu sais pas pourquoi. C'est temporaire, c'est vraiment, vraiment temporaire. Puis tu sais, je dirais, je pense que ça se provoque la confiance en soi, tu sais. Ça peut être aussi futile dans les vêtements. Est-ce que tu es bien? Est-ce que tu te sens belle? As-tu pris soin de toi? As-tu pris soin de tes cheveux? À toutes les fois que je dis ça, il y a toujours des commentaires de belle, tellement superficielle.
Ça a un impact.
Ça a un impact pour vrai, pour vrai de vrai. Puis c'est pas tant dans le geste de OK, je vais prendre soin de mes cheveux, c'est dans le geste de je prends ce temps-là pour moi, comme je ferais pour mon bébé qui vient de naître, que je prends le temps de le crémer puis de l'enrober dans une couverture chaude. J'ai choisi son petit pyjama. C'est la même affaire, c'est juste qu'on le fait pas pour parce qu'on n'a pas le temps, parce que ça va vite. Puis c'est ça, j'ai plein d'autres gens à m'occuper. Mais si je fais juste 5 minutes de vraiment conscient, si c'est du maquillage, ce sera du maquillage. Mais moi, je me dis tout le temps, c'est juste de la crème, c'est juste, tu sais, prendre ce temps-là pour t'aimer, en fait.
Oui, j'adore. Et as-tu un devoir pour notre audience pour cette semaine?
Oui. Ouais, ça pourrait être. Je sais pas à quel moment ils vont regarder l'épisode, mais peu importe la journée, dites-vous que c'est votre première et dernière fois que vous vivez cette journée-là. C'est terminé après. Donc, en sachant ça, en étant conscient que ça ne reviendra plus jamais, avec qui vous voulez passer cette journée-là? Qu'est-ce que vous en faites? Comment vous vous présentez au monde et dans quelle énergie est-ce que vous avez envie de la vivre? Parce que ça, ça va être un game changer complètement. Puis à chaque jour, faites-le.
J'adore. As-tu une recommandation?
Ben, c'est sûr que Joe Dispenza dans vie, oui. Là, ça c'est un grand grand oui. Taylor Swift. Ah oui, c'est vrai. Taylor Swift. Ça d'ailleurs, je l'ai lu sur Reddit. Elle parle tout le temps de Taylor Swift.
Oui, j'en parle tout le temps. C'est la plus grande artiste de notre.
Bon, on en est. J'en reviendrai jamais.
Je sais que je suis un gars un petit peu, mais de notre génération, c'est la plus grande artiste.
J'ai lu dernièrement que l'impact de Taylor Swift que le souhait va être aussi grand que celui des Beatles. Fait que là, je me prépare à me faire tirer des roches, je me prépare. Mais sans blague, en fait, c'est plus de— je réalise de tout ce qui est musique, gardez-vous en haute fréquence. C'est facile dans la musique de glisser en basse fréquence, d'être dans les chansons qui sont mélancoliques et tristes et tout. Puis je remarque que Taylor a pris un virage il y a plusieurs années et ses chansons sont très high vibe. Alors Taylor, Joe Dispenza. Puis recommandation, faites donc ce que vous voulez avec votre vie, mais faites donc qu'une vie soit pleine de sens. Ouais, ouais. Merci, merci à toi. Merci à toi. La première en plus.
Ben oui, on part ça la gang, on part la saison.
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