France vs Suède : les leçons culturelles à connaître ! Dire non à la suédoise : affirmation de soi

Dans cette vidéo‑podcast, Maria Kulas (EMBA), formatrice en négociation, présente une série d’observations interculturelles issues de son séjour en Suède. Elle explique que l’objectif de la série n’est pas de juger les cultures mais d’élargir le champ des possibles en offrant des points de vue différents, afin d’encourager l’ouverture d’esprit et la créativité. Elle décrit la diversité multiculturelle de la Suède – taxis partagés entre Uber et taxi, chauffeurs originaires de Somalie et de Syrie, personnel d’hôtels et de restaurants provenant de Philippines, Égypte, Asie de l’Est, ainsi que la présence de restaurants coréens, chinois et japonais. Elle évoque la cuisine traditionnelle suédoise (harengs fermentés, légumes lacto‑fermentés) et le musée du Vasa, un navire du XVIIᵉ siècle préservé dans la mer Baltique. Elle compare ensuite les comportements français et suédois sur plusieurs dimensions : gestion du conflit (argumentation vs recherche de consensus), prise de décision (autorité individuelle vs décision collective), style d’expression (parole abondante vs silence et réponses brèves) et manière de dire non (indirecte et conditionnelle en France vs directe, posée et assertive en Suède). Elle relie ces différences à des compétences de négociation, notamment l’usage du silence comme outil et l’affirmation de ses limites. Enfin, elle invite les spectateurs à s’inscrire à un webinaire gratuit sur l’art de dire non sans culpabilité, en précisant le lien du site coursedenegotiation.fr/direnon.
Chapters
Qu'est-ce que les Français peuvent apprendre des Suédois? Je viens de rentrer de Suède où j'ai passé quelques jours en vacances et je profite de cette petite vidéo, de cet épisode de podcast pour vous donner un petit résumé des différences multiculturelles entre les deux nations. J'en parle pendant cette série, cette playlist sur les différences interculturelles. Parce que grâce à mes voyages ou visites ou enseignements ou les pays où j'ai habité, j'ai gagné quelques points de vue, des leçons, des notions que peut-être pas tout le monde de vous connaît. Et ça me fait plaisir de les partager avec vous pour faire une sorte de comparaison. Cette comparaison-là peut nous permettre de se positionner quelque part. Donc la série n'a pas pour objectif de juger ou de critiquer. La série sur les cultures différentes a pour objectif d'agrandir les champs de possibles, de montrer plusieurs points de vue et la palette comme un lieu de possibilités. Donc c'est un portefeuille d'options grâce à laquelle on peut devenir quelqu'un avec l'esprit ouvert, avec les idées plus constructives, un peu plus créatives. Et tout cela pour vous dire que grâce à ce champ des possibles qui s'est élargi, on devient quelqu'un de nouveau sans nécessairement être obligé de voyager. C'est juste parce qu'on est intéressé, on veut écouter, on a esprit prêt à être challengé. Je m'appelle Maria Kulas, je facilite les cours de négociation. Sur cette vidéo-là, je veux vous partager les petites astuces, les indicateurs, les indices, les petits conseils pour que vous puissiez communiquer mieux, plus efficacement d'être plus à l'aise à l'oral, de prendre parole en public et aussi savoir dire non, poser ses limites, s'affirmer dans votre milieu professionnel et personnel. Bientôt, j'organise un webinaire offert. Je vous invite à vous inscrire sur mon site coursedenegotiation.fr/direnon. La Suède. La Suède, c'est un pays qui est très vaste et on peut dire que c'est quelque chose qui— chacun de nous a certains clichés. Quand on entend la Suède, première chose, le drapeau bleu et jaune qui arrive devant nos yeux, ou peut-être l'image d'IKEA, à nouveau bleu et avec les lettres jaunes qui qui apparaît. Et bien sûr, les glaces ou les hot-dogs qui sont en vente toute l'année. Pour les plus jeunes, il y a des moumies ou les fifilles d'Astrid Lindgren, et donc les personnages très connus pour les enfants. Pour les un peu plus âgés, il y a bien évidemment les prix d'Alfred Nobel, donc Marie Curie-Skłodowska, ou bien Albert Camus, qui est un novelliste et qui a écrit des livres très intéressants, un roman que j'appréciais. Et peut-être vous, pendant la phase de Covid aussi. Tout ça, ce sont des petites choses qui arrivent quand on entend le mot la Suède. Maintenant, qu'est-ce que ça nous apprend sur la population et la culture? Quand je suis partie en vacances, première chose qui m'a surprise, c'est l'immigration présente à tous les coins de la rue. Donc, en commençant par les chauffeurs de taxi, notamment les taxis, peut faire en même temps un Uber, qui en France pas possible parce que soit tu fais un chauffeur de taxi et tu es réglementé sur l'ordre d'être un chauffeur de taxi, soit tu fais un chauffeur d'Uber. Et là-bas, c'était la même voiture, la même personne qui faisait deux activités en fonction de la commande qui arrive sur son téléphone. Donc les chauffeurs, ils venaient Le premier de Somalie, un deuxième de Syrie. Donc ce sont des chauffeurs qui sont arrivés en Suède avant que les frontières soient un peu plus ouvertes, quand la Suède a cherché des immigrés pour élargir exactement et donner ce genre de métier aux gens à la recherche de travail. Maintenant, ils ont leur propre visa, ils sont là-bas depuis 20 ans, ils parlent un peu suédois parce qu'ils ont passé un examen culturel et de la langue. Donc ils nous ont raconté en voiture comment ça se passe, que oui, c'était difficile, mais maintenant ils sont ancrés et intégrés dans les nations. Ensuite, on arrive à l'hôtel. Qui est à la réception? Une personne des Philippines, l'autre personne d'Égypte, et une fille, elle était avec un visage asiatique, mais je n'ai pas demandé le pays. Mais quelqu'un de l'Asie de l'Est. Ensuite, dans quelques restaurants dans la ville, il y a beaucoup de restaurants qui sont coréens, chinois, japonais, donc beaucoup de restaurants qui sont très populaires. Il y a bien évidemment dans le quartier du centre des restaurants qui servent la nourriture traditionnelle suédoise, donc avec beaucoup de poissons, des harengs qui sont fermentés, des légumes lactofermentés, donc les pickles, les concombres, les choux. Il y avait beaucoup de haricots qui étaient mélangés avec des choux, par exemple. Pas mal de légumes qui permettaient aux marins de tenir la vitamine C à un haut niveau élevé pendant leurs excursions à la mer. Et quand on parle de la mer, je dois vous dire une chose nécessairement. Si vous partez par hasard à Stockholm, n'hésitez pas à visiter le musée de Vasa. Vasa, c'est un bateau et c'est immense. C'est vraiment, pour moi, c'était expérience de, de mes vacances. C'est un bateau qui a coulé il y a 400 ans exactement, dans 2 ans ça va être 400, et ce bateau, c'est vraiment Un objet tellement impressionnant. Aujourd'hui, il a son propre musée. C'est 98% des pièces d'origine. Donc ils l'ont sorti de la mer en 1956, si je m'en souviens bien. Et ils ont vraiment réparé la construction du bateau. Il est préservé tellement bien parce que dans la mer Baltique, la température est basse. Il n'y a pas de vers qui mangent le bois. Et il y avait suffisamment de pollution pendant les derniers 4 siècles pour que les bois se préservent dans la boue au fond de la mer. Et en plus, c'était suffisamment profond pour que les autres bateaux qui arrivent au port de Stockholm ne les touchent pas et donc ne les abîment pas parce qu'ils étaient vraiment couverts suffisamment profondément. Donc toute cette histoire, elle est magnifique. Nous avons passé, je pense, 3 heures au musée parce qu'il est vaste. Il y a des visites guidées, il y a des films, il y a vraiment des instructions, ils montrent comment ils ont passé des phases, 2 ans pour sortir ce bateau. Impressionnant. OK, OK, on revient à notre sujet là. Je vais vous donner maintenant quelques informations sur les différences culturelles entre les Français et les Suédois. On commence par les rapports au conflit et à la confrontation. Les Français, on peut les étiqueter, on peut dire, identifier que les Français ont un esprit un peu Comme le profil bleu dont je parle souvent sur mes vidéos, ou le profil rouge, donc un mix des deux. Ce sont des gens qui ont besoin d'argumenter, de montrer la logique du discours, de prouver que se confronter, c'est une valeur en soi. C'est quelque chose de très, très apprécié. Les Suédois, par opposition, ils sont plutôt vers la composition d'un profil vert. Donc ils pensent que le consensus, c'est quelque chose qui est le plus apprécié. Donc eux, à tout prix, ils cherchent une conciliation. Donc ce sont les valeurs communes qui sont les plus importantes, qui sont recherchées, et pas ses propres arguments pour une des deux parties. Deuxième catégorie, je veux vous parler de la prise de décision. Les Suédois apprécient beaucoup et valorisent la prise de décision du groupe. Donc c'est quelque chose qui vient de l'ensemble des parties engagées, un peu ici en contraste avec les Français où la prise de décision peut venir de nous ou de la personne qui a le plus plus d'importance ou d'influence. OK, donc ce n'est pas nécessairement pareil et ça complète un peu la vision de profil rouge versus profil vert. Sur la manière de s'exprimer, les Suédois parlent peu. Ce que moi j'ai observé pendant mon week-end, ce sont souvent des personne que je pouvais décliner comme les introvertis ou timides ou quelqu'un qui n'ose pas ou ce n'est pas bien vu. Même au restaurant, quand je demandais à une serveuse de me donner quelques mots, des conseils, des indications, les réponses étaient très courtes. Donc j'étais obligée de poser des questions ouvertes pour la solliciter, pour avoir plus de à récupérer et ce n'était pas évident parce qu'elle finissait toujours ses réponses très, très vite. Donc c'était intéressant pour moi de voir qu'ils sont 4 au bar, mais ils communiquent peu, chacun a sa tâche à faire. Donc même entre eux, ils étaient assez posés, je dirais. Les Français, par opposition, ce sont des gens qui n'aiment pas le silence. Et ils comblent le silence avec les mots. Et ici, j'aimerais vous dire quelque chose de très intéressant parce que dans mon cours de négociation, dans mes programmes et aussi de l'accompagnement, je vous montre que le silence, c'est de l'or. Et il faut pas avoir peur d'être silencieux. Donc ces 2 secondes de se freiner et de ne pas combler les vides et de ne pas se justifier sans être demandé, c'est tout à fait possible. Donc je ne dis même pas que c'est attendu, je ne dis pas que c'est bien, je dis juste que c'est possible. Donc c'est même une étape avant du champ des possibles que je vous ouvre. Si vous voulez savoir plus, venez vous inscrire au webinaire qui est offert. Ça va être vraiment 2 heures en live avec moi, c'est pas une vidéo comme sur la chaîne YouTube. C'est le temps où vous pouvez me poser des questions et moi je peux réagir à vos demandes en temps réel. Donc inscriptions sont ouvertes sur coursenegociation.fr/dire-non. Encore la dernière chose, exactement sur comment les deux nations, les Suédois et les Français, disent non. Les Suédois sont capables de dire non dans une façon calme, direct, posé. Donc c'est quelque chose qui est très assertif, on dirait. Donc l'assertivité, c'est une compétence douce, c'est la façon comment on peut s'exprimer avec un respect vers soi, vers ses propres besoins, et le respect vers l'autre. Donc cette façon de s'affirmer est très courante pour les Français, ils apprennent ça depuis le début. Et les Français, par opposition, souvent ont du mal à dire non d'une façon cash. Moi, comme une Polonaise, franco-polonaise, je sais que ça demande beaucoup d'efforts aux Français de refuser parce que cette formulation indirecte, cette formulation qui est un peu avec le conditionnel, elle est en place, elle est habituelle. C'est le savoir-vivre. En France. Les nations comme les Américains, les Polonais ou les Suédois, nous avons un peu moins du mal avec le refus. C'est pour cela, encore la dernière fois, l'invitation pour s'inscrire au webinaire offert: Savoir dire non, poser ses limites sans culpabilité et sans friction au travail. Les inscriptions sont ouvertes, le lien est quelque part à côté de cette vidéo ou de ce podcast. Encore une fois, courdenegociation.fr/direnon. J'espère vous voir bientôt. Merci.










