Générations Baby Boomers, X, Y, Z et la négociation salariale

French-language instructional talk by Maria Kulas EMBA explaining characteristics and values of four generations (Baby Boomers, Generation X, Millennials/Gen Y, Generation Z), how those differences affect negotiation styles (especially salary negotiation), and practical advice for approaching people of different ages. The speaker also outlines negotiator psychological profiles (assertive, reserved, slow-to-start-but-powerful) and emphasizes intergenerational understanding and collaboration as a negotiation asset.
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On discutait avec quelqu'un qui est plus âgé ou plus jeune que nous. Ça arrive que pendant la négociation, on a en face de nous quelqu'un d'une autre génération. Quelqu'un qui est vraiment à côté de la plaque, disons, parce qu'il ne parle pas la même langue, il n'utilise pas les mêmes mots, il n'a pas la même vision. Et ce n'est pas parce que nous sommes différents comme les êtres communs, c'est parce qu'il y a cette différence d'âge entre nous. Dans cette vidéo, je vais vous donner les caractéristiques des quatre générations qui permettent de voir avec qui on a affaire. Restez avec moi si vous voulez avoir des informations concrètes, les critères à cibler et comment aborder quelqu'un qui n'a pas le même âge que moi pour se comprendre. Je m'appelle Maria et je facilite le cours de négociation pour les individus qui cherchent à obtenir les meilleurs résultats de leur discussion. Dans mon expérience, qui est internationale et dans le domaine de l'industrie différente, j'ai rencontré souvent des gens qui sont des âges différents et ou des histoires qu'ils portent sur les épaules différentes. Ces gens-là me font penser qu'on ne discute pas de la même façon avec quelqu'un qui est éduqué à une ESCP Paris Business School et quelqu'un qui vit en Normandie, qui fait un artisan et il fait quelqu'un qui fait le taille de haie, un traitien de jardin depuis quand il était un gamin. Ces choses-là pèsent beaucoup parce que c'est une façon de vie et où ils sont, quel moment de vie où ils sont, pèsent, qui donnent des contextes de discussion, de malcompréhension, de disputes potentielles. Aujourd'hui, j'aimerais parler de Baby Boomers, génération Y, X, Commençons par la génération des baby boomers. Ce sont les gens qui ont été nés environ 1946 jusqu'à 1964. Et ces gens-là, ce sont les bébés nés après la Deuxième Guerre mondiale. Donc, les gens qui qui sont dans les moments de développement économique. Le monde, après la Deuxième Guerre mondiale, a eu besoin de repousser l'économie pour vivre, pour donner de l'espoir aux gens. Donc, ces gens-là, ce sont les forts travailleurs. Pour eux, le travail, c'est une valeur. C'est vraiment… Grâce au travail, ils s'identifient. Ils sont quelqu'un parce qu'ils peuvent travailler. Donc ils ne savent pas faire autrement. Donc ce travailleur dont je parlais de Normandie, il travaille depuis quand il est gamin parce qu'il était appris comme ça. Il peut survivre uniquement si tous les jours, lundi, samedi, dimanche, il sort s'occuper de sa vache, il sort s'occuper de ses chevaux. Regardons, Baby Boomer, c'est la génération qui porte beaucoup sur la relation entre les hommes. C'est une époque où on a discuté des choses ensemble parce qu'on a su que tout seul on ne peut pas survivre. Les gens ont mis beaucoup de valeur sur les relations de long terme. C'est avec mon voisin que je peux co-construire quelque chose et j'ai besoin de mon voisin au cas où j'ai un problème avec mon tracteur. Je vous donne ce genre d'exemple, vraiment tangible, pour que vous voyiez que dans l'esprit des gens de cette date-là, de l'année 50-60, les relations entre les êtres humains sont primordiales. On ne peut pas les casser comme ça. On va voir qu'avec la génération Z, tout cela, ça va être l'inversé. Parce que la génération Z, donc les enfants nés à partir de 1997 et l'année 2000, les enfants pensent qu'on achète tout sur Internet. Il n'y a pas besoin d'avoir un copain voisin parce que je n'ai pas besoin de mon voisin. Si le tracteur ne marche pas, je vais le remplacer. Si ma voiture, plutôt, ne marche pas, je vais prendre une autre en leasing. C'est un garage qui me donne la voiture de remplacement. Vous voyez, il n'y a pas cette optique de co-construire les relations à long terme parce que Les jeunes de la génération Z pensent n'y pas avoir besoin. La génération des baby boomers, il y avait ce pic de naissance parce que c'est un pic démographique. Après la guerre, maintenant, on peut se permettre d'avoir des enfants. Et effectivement, il y en avait beaucoup. Et tout cela a produit aussi cette approche Concentration sur les résultats. C'est l'approche que je veux obtenir. Je dois aller en avant. Je me focalise et je veux, j'aime. Je veux l'obtenir. C'est sûr. Si on parle maintenant des enfants de baby boomers, donc les gens nés entre L'année 65-80 environ, la génération qui s'appelle... Cette génération, ce sont des enfants avec la clé autour du cou. Pourquoi? Parce que leurs parents, ce sont les travailleurs, ce sont les gens qui ne sont plus à la maison. Ils cherchent d'obtenir des résultats, ils cherchent à grandir, ils cherchent à booster l'économie, donc les enfants étaient seuls à la maison avec une clé pour s'ouvrir la porte et rentrer attendre les parents à la maison. Ici on a un boom de Beatles, de festivals de Woodstock, des enfants fleurs. Ce sont des années aux États-Unis qui parlent d'une grande indépendance, de quelque chose qui nous permet de se libérer parce qu'on a déjà ce moment dans la vie où on veut profiter. On n'est plus dans l'esprit de la guerre, d'approvisionnement de la guerre, de production des machines pour des armes. On est maintenant l'année fin 60, 70 et on veut profiter de la vie, d'avoir cette notion que la vie est belle. Et pourquoi c'est important dans les discussions qu'on emmène avec des gens de cette époque-là? Parce que dans leur tête, ils peuvent se permettre d'être plus libre. Pour eux, ce n'est pas une valeur de travail. Pour eux, la valeur, c'est la liberté. D'où le divorce, d'où aussi cet esprit que les femmes vont au travail, ont besoin de droits et elles veulent s'émanciper. Si quelqu'un comme ça est en face de vous, il n'y a pas besoin de lui argumenter « Ah, vous voyez les valeurs que vous allez apporter au travail, c'est quelque chose d'angible, je vous remercie. » Oui, il faudrait parler de l'équilibre de la vie perso et pro. Le temps que j'ai passé au travail, c'est pour gagner de l'argent, pour profiter et faire des balades, faire des excursions, aller en montagne. Pour eux, la chose importante, c'est la valeur de la vie. La génération suivante, la génération Y, ce sont les millénials. On parle des gens qui sont nés entre les années 81 jusqu'à 96 environ. Moi, j'appartiens à cette génération-là, donc je peux vous donner plein d'exemples sur moi-même parce qu'effectivement, j'ai testé les options et les discussions avec des générations différentes. Mon mari c'est la génération X, moi je suis Y et déjà entre nous il y a la différence de perception et comment moi je m'agite, comment moi je suis beaucoup plus speed disons par rapport à lui qui il a cette expérience et aussi il a vu des choses déjà et pour lui il y a des valeurs que pour moi finalement pas encore tout à fait les mêmes que pour lui. Quand moi j'étais jeune, c'était pas encore l'époque d'internet, mais quand j'étais petite, c'est venu. Moi j'ai vu l'internet venir. Téléphone était déjà à la maison, pas de problème, depuis que j'étais petite je me souviens de la téléphone fixe, je me souviens de la télé de couleur, je me souviens d'arriver d'une télécommande à la télé et c'est intéressant parce que mon frère Quand nous avons eu la nouvelle télé, on est tellement excités, on change le programme avec la télécommande, et lui me pousse « eh, vas-y, mets le plus fort! » et moi je marche vers la télé pour mettre le plus fort, et en fait il a pu déjà faire avec la télécommande, mais moi j'ai oublié, je marchais comme avec l'ancienne, on a toujours fait qu'il fallait se lever, aller chercher un courseur sur la télé, sur la boîte, Après je me souviens aussi arriver d'internet et c'est... C'est le bruit qui faisait un modem pour se connecter à Internet grâce à un ordinateur fixe. Ce bruit-là, c'était finalement juste pour envoyer un mail parce que ça coûtait cher de garder la connexion à Internet. On payait par minute et la ligne fixe de téléphone était bloquée. Personne ne pouvait nous appeler au moment où on était connecté à Internet. Donc, il fallait préparer un email en amont et après se connecter à Internet. Cliquez juste un bouton pour envoyer. Quand l'email est parti, il fallait se déconnecter d'internet de modem pour ne pas bloquer la ligne de téléphone fixe. Bon, tout cela, c'était un changement dans ma tête d'une fillette parce qu'on a pu envoyer une lettre qui arrivera en temps réel à quelqu'un qui est à l'autre bout du monde. Mon frère, il était mon deuxième frère, il était ce temps-là en échange d'étudiants à Outrecht. Et effectivement, nous étions encore en Pologne. C'était intéressant de pouvoir échanger avec mon frère avec les langues mailles envoyées et reçues dans le temps réel. Cette histoire, cet exemple-là, c'est pour vous montrer que les valeurs, pour moi, comme la génération, c'est la flexibilité, c'est l'adaptabilité, c'est la vitesse, c'est les options qu'on a. Maintenant, avec l'Internet, moi, je peux tout. Si je veux partir en vacances, ça dépend uniquement de mon budget. Je peux partir tout en vacances. C'est pas que j'ai prévu les montagnes, Mon objectif de vie, je veux toujours en montagne, ça dépend où sont les montagnes. Non, moi je veux faire du ski, ok, en attendant du ski, je veux faire du surf, je peux me commander un coach de surfing et aller surfer. Des générations comme moi, grâce à Internet, on a 100 de possibles illimités. 100 de possibles qui nous montrent que Rien n'est figé pour négocier avec quelqu'un comme ça. Par exemple, si tu parles du travail, si moi je ne veux pas adhérer aux valeurs de l'entreprise ou à une mission où il n'y aura pas assez de d'équipes pour travailler avec moi, ou l'équipe est trop petite, ou mon manager a une équipe qui est trop grande et moi je ne serai finalement pas en contact avec lui, ou il me demande de se déplacer. Bref, s'il y a quelque chose qui ne me convient pas, moi je vais chercher une autre offre de travail parce que je sais qu'il y a d'autres. Je ne suis pas crispée comme les générations précédentes que, par exemple, Baby Boomers, ils vont tous dire oui, oui, le travail c'est la chose la plus importante de ma vie. Génération Y, c'est la génération qui veut se sentir libre. qui veut se sentir indépendante. Il y a de plus en plus de filles de mon âge qui ne veulent plus se marier, qui ne veulent plus avoir d'enfants. Elles font le choix de rester seule, de rester single, parce qu'elles préfèrent être single. C'est plus confortable pour elles. Il y a aussi des hommes qui préfèrent rester singles et ne pas se marier. Ça fonctionne dans les deux sens. Maintenant, parlons de la dernière génération, génération Z. Ce sont des enfants, comme je dis tout à l'heure, nés entre 1997 et 2010 environ. Ces enfants-là, Ce sont des enfants qui connaissent déjà Internet. Ils ont été nés quand leurs mamans ont eu des téléphones portables dans la main. Les téléphones portables et faire ces mouvements-là, c'est naturel pour les petits bébés. On parle maintenant de gens qui ont ce changement technologique acquis. Il n'y a pas de changement technologique. Pour eux, technologie, c'est aujourd'hui. Ce genre de solutions technologiques et l'accès instantané aux informations fait que les enfants, la génération Z, pensent qu'ils savent tout. Ils n'ont pas besoin d'apprendre parce qu'ils ouvrent le téléphone et ils ont Wikipedia. Maintenant, ils ouvrent leur téléphone et ils ont Tchatchipiti. Il n'y a pas besoin de se mémoriser des choses parce que les réponses sont là. à un clic. En plus, tout le monde a l'accès à l'Internet dans leur téléphone. Il n'y a pas besoin d'un modem pour s'y connecter. L'approche « j'essaie tout, tout m'appartient », l'approche d'instantané à l'accès et aussi à la possibilité de commander quelque chose au matin sur Amazon et le recevoir au soir, C'est une approche qui dit que le monde doit être vite. Il n'y a pas cette accroche, la relation entre les humains, entre les voisins, parce que je n'en ai plus besoin. Si je panne ma voiture, je vais appeler le service routier qui viendra me dépanner. Donc cette génération-là met les valeurs sur quelque chose qui me plaît. Beaucoup plus sur qu'est-ce que moi je veux, comment moi je veux m'habiller, comment moi je veux me présenter aux autres. Parce que je peux tout. Je peux commander une chemise qui a été fabriquée aux Etats-Unis, elle viendra ici. Ici il y a quand même un piège. Parce qu'avec cette richesse, l'abondance et l'accessibilité de tout, on peut s'y perdre. Et il y a quelque chose comme le syndrome d'imposteur qui n'a pas eu lieu avant. C'est maintenant qu'on découvre l'existence d'un syndrome d'imposteur, quelqu'un qui n'a pas le droit d'exister, qui n'a pas le droit d'obtenir, de recevoir, d'être autorisé pour quelque chose. Pourquoi je parle d'imposteur ici? les générations entre elles, elles ont besoin de soutien mutuel. Elles ont besoin de savoir communiquer entre eux. Elles ont besoin de la richesse des parents, des grands-parents, parce que c'est grâce à l'expérience de collaboration, d'échange parmi les hommes. qu'on garde cette évolution et on devient meilleur grâce aux expériences des générations passées. Les enfants sont souvent sur les épaules des parents et les générations montent comme ça des étages grâce aux épaules sur lesquelles ils peuvent s'appuyer. Imposteurs donc! Pour sortir des pieds d'être dans cet impasse, il devrait revenir aux générations précédentes et écouter. Si on veut discuter avec la génération Z, c'est quelqu'un qui va vite, il faudra qu'il se ralentisse. La génération de Baby Boomers, c'est quelqu'un qui est un peu figé, il doit s'ouvrir pour voir ce que la nouvelle génération apporte. Tout ça pour vous dire que, ok, nous avons des profils de négociateur par rapport à l'âge, mais nous avons aussi des profils de négociateur par rapport à la constitution psychique. Comme quelqu'un qui se sent pas à la hauteur d'un imposteur, c'est un piège du XXe siècle, mais ça ne veut pas dire que ça n'existait pas avant, c'était juste pas défini. Donc, dans les profils psychologiques, nous avons des négociateurs qui sont forts, stables, qui vont se battre, qui sont impatients, qui sont en colère. Il y a d'autres profils qui sont plutôt timides, réservés, secondaires dans leur décision, prise de parole, ils ne vont pas se porter volontaire, ils vont être en recul à observer. Il y a aussi des profils qui sont difficile à commencer à mettre en place des solutions avancées. Mais une fois la locomotive mise en mouvement, elle va délivrer parce que ça, c'est une machine forte qui est puissante, qui maintenant est en mouvement. Là, elle va livrer tous les véhicules, tous les wagons jusqu'à la destination. C'est quelqu'un qui peut être difficile au début à mettre en mouvement, mais il va se souvenir de tous les détails, ça peut être un bon comptable, ça peut être quelqu'un qui a vraiment le soin des détails et quelqu'un dont on a tous besoin. Tout cela pour vous dire, la richesse est dans le groupe, dans la variété. On a besoin de tout le monde pour arriver à la destination. Prenons soin de la génération, n'importe s'ils sont plus vieux ou plus jeunes. Est-ce qu'on se comprend tout de suite ou est-ce qu'il faudra mettre un peu plus d'efforts pour que les choses fonctionnent entre nous? Parce que nous ne sommes pas les mêmes négociateurs. Nous nous communiquons différemment. Faisons en sorte de s'entendre. Dans mes prochaines vidéos, je vais parler plus de profil de négociateur et comment discuter pour se comprendre. Cliquez like et suivez-moi pour.










