Mon aventure aux États-Unis et les astuces pour communiquer avec bienveillance sans la friction

Dans cette vidéo, Maria Kulas EMBA raconte son séjour aux États-Unis, d’abord en 2004 comme fille au pair à Chicago, puis plus tard en 2016 lors d’un voyage d’études à San Francisco. Elle décrit les difficultés rencontrées : la recherche d’un emploi saisonnier limité à trois mois, les contraintes de sécurité (ne pas marcher seule, danger des autoroutes), le mode de vie très matérialiste, les exigences élevées de la famille d’accueil, le manque de reconnaissance et les conflits avec un enfant malade. Elle explique comment elle a été licenciée après avoir quitté la maison pour un week‑end à New York, ce qui, paradoxalement, lui a apporté un soulagement. Elle compare ensuite cette expérience à un travail de serveuse plus détendu, puis à son séjour académique à la Silicon Valley, où elle a découvert un environnement plus calme mais où subsiste une méfiance envers les Américains. Ces expériences l’ont conduite à développer une philosophie de communication basée sur la bienveillance, l’assertivité et le respect mutuel, qu’elle transmet dans ses cours de négociation. Elle profite de la vidéo pour promouvoir un cours en ligne de quatre semaines sur l’assertivité (modules chaque lundi, lives le jeudi), en invitant les spectateurs à s’inscrire via coursdenegociation.fr/direnon et à le suivre à deux pour plus de motivation.
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Sur la carte du monde, un des pays qui m'a marquée beaucoup, où j'ai vécu à nouveau quelques mois pendant mes années d'études, c'est les États-Unis. Dans cet épisode, je vais vous raconter ma perception subjective, comment moi je perçois les Américains, comment je me suis sentie chez eux, qu'est-ce que j'ai appris et quel impact sur ma vie ça donne. Je m'appelle Maria, je facilite les cours de négociation. Sur ma chaîne, je donne des astuces comment communiquer mieux. Régulièrement, j'organise aussi des événements qui sont offerts et l'un de ces événements est pour bientôt. C'est un cours de 4 semaines avec 4 modules diffusés chaque lundi en replay et les lives pour les questions et les réponses. De jeudi. Ce cours, il portera sur les compétences en assertivité, donc apprendre à poser ses limites pour diminuer les frictions au travail. Si vous êtes challengé par vos managers, vos collègues, si vous prenez trop sur soi parce que vous ne savez pas refuser, se défendre, dire non, vous êtes pas d'accord pour travailler vendredi à 18h encore et ce n'était pas prévu, Ce cours peut vous apporter des astuces comment se protéger, comment se défendre, comment s'affirmer pour ne plus subir et ne pas provoquer des frictions innécessaires. Pour s'inscrire, rendez-vous sur coursdenegociation.fr/direnon. Et si vous voulez que ça apporte vraiment un bénéfice, invitez quelqu'un avec vous parce qu'à deux, la motivation augmente. Vous pouvez en échanger ensemble, faire suivre la situation de votre vie quotidienne. Donc c'est vraiment quelque chose à ne pas manquer, de prendre par la main une collègue et faire ce cours à deux. Aux États-Unis, pour moi, c'était une aventure. J'avais 20 ans, donc c'était 2004. Et en 2004, le monde était différent. On n'était pas encore dans le monde digital. Il y avait les cartes caméra analogue avec des films Kodak à l'intérieur, ou Fuji, et avec des chèques-papiers très communs, avec des voyages en bus, en cartes, sur la route nationale du pays. Donc pour moi, c'était assez signifiant. Je suis partie aux États-Unis parce que là-bas, j'avais une famille lointaine qui pouvait m'accueillir. Donc ils m'ont envoyé cette invitation et j'ai reçu le visa touristique pour 3 mois. Ce qui était intéressant pour moi, c'est de faire l'expérience de travail dans ce pays-là. Je parlais bien anglais et je voulais à nouveau faire un fille au pair. Ce qui par contre n'était pas évident, c'était de trouver ce job uniquement pour 3 mois parce que les familles, pour les enfants, on cherchait quelqu'un à long terme, donc minimum 1 an. Moi, je ne voulais pas rester un an loin de ma famille parce que j'étais encore jeune, j'étais au milieu surtout de mes études, donc je voulais profiter uniquement de la pause d'été pour économiser un peu d'argent et avoir pour l'argent de poche quand j'étudiais. C'est la première chose qui était difficile, donc c'était de trouver un job d'été. Il y avait encore les journaux en papier, il n'y avait pas beaucoup d'annonces qui étaient en ligne parce qu'en ligne, l'internet, c'était toujours avec un modem qui fait bip bip bip pour se connecter. C'était par téléphone, donc la ligne téléphonique était coupée au moment où on se connectait à Internet. Donc vraiment un autre monde. Ce qui m'a marquée cependant, c'est la notion de danger qui est très commune. Les gens à Chicago où j'habitais, dans les banlieues de Chicago entre Evanston et la ville Chicago, ne marchent pas seuls sur la rue. On ne se déplace pas à pied. Pas uniquement parce qu'il y a une chaleur d'été insupportable avec l'humidité élevée, Mais c'est simplement dangereux. Donc c'est plus simple d'avoir sa propre voiture fermée et on n'ouvre pas la porte au feu rouge. Et le mieux, ce sera de ne pas s'arrêter au feu, mais vraiment continuer. Ce qui est très dangereux aussi, c'est les highways, les autoroutes, les gros camions avec les 16 grosses roues qui roulent avec une vitesse incroyable et toi en petite voiture personnelle qui est très basse parce que ce n'était pas encore la mode de SUV, c'était plutôt les Honda ou Hyundai qui étaient tout plus proches du sol. C'était vraiment effrayant. Une autre chose qui m'a marquée, c'est l'approche, style de vie très matérialiste. Donc les gens parlent d'argent, passent leur temps dans les shopping malls. Dépensent beaucoup pour acheter, pour consommer et pas nécessairement en profiter. Mais ils achètent, on peut les rendre pendant 12 mois si tu as une carte fidélité à la boutique. Donc tu achètes, tu, tu vraiment tu, tu crées les stocks chez toi, tu, tu consommes sans vraiment consommer, tu, tu achètes hors mesure. Ce qui était signifiant pour la famille d'accueil qui finalement m'ont pris, J'ai commencé à travailler pour 4 juillet, je m'en souviens. C'était une grosse fête, on est allé au bord du lac Michigan pour regarder les feux d'artifice. Et à nouveau, il y a cet élan de se montrer. Donc la famille était très riche chez qui je travaillais. Lui, il était un hindou très connu, un professeur à l'université, il écrivait des livres. Elle était américaine, elle ne travaillait pas parce que lui soutenait la famille. Ils ont eu 3 enfants. Le fils aîné, il était malade quand il avait 8 ans. Il avait un cancer. Et moi, quand je suis arrivée, il avait 10 ans. Donc c'était 2 ans après, mais il était toujours un peu sous la cloche. Donc entre la compassion que j'avais pour cette famille-là, il y avait des exigences très élevées au niveau du temps passé avec les enfants, de la propreté de la maison. Et moi, en fait, finalement, à la place de s'occuper et de prendre soin des enfants, je faisais plutôt une servante qui faisait le ménage d'une grande villa de 4 étages. Et ce qui était très difficile pour moi, c'est le manque de reconnaissance, c'était des ordres que je recevais directement de cette femme américaine. Et ce qui était crepe ton jean, pour moi, c'est ces attentes qui ont été envoyées comme d'une arme mécanique, la liste de choses à faire, sans quelque part de recul. Est-ce que je me suis blessée au jardin? Est-ce que ce n'est pas trop lourd pour moi de porter 2 seaux d'eau pour arroser? Et est-ce que faire dans la cave avec cette grosse machine qu'on voit de temps en temps dans les films la cire et le sol en PVC. Et est-ce que c'est quelque chose que moi je peux faire? Est-ce qu'il faudra que je protège les oreilles du bruit ou pas? Etc., etc. Donc peut-être ce sont des expériences assez dures que je vous raconte. En même temps, je vous montre ça parce que pour moi, quand j'étais virée, imaginée de chez elle, j'étais soulagée. Et pourquoi j'étais virée? Parce qu'elle est partie avec les enfants pour une semaine à New York. Moi, j'ai pris un week-end aussi à New York, sauf elle, elle a fait un voyage en avion et moi j'ai pris, comme tout à l'heure je vous ai dit, un voyage avec une carte parce que c'était moins cher. Donc on a voyagé toute la nuit pour arriver pour 2 jours à New York et voyager toute la nuit pour revenir. Donc pour partir à New York, j'étais obligée de sortir de la maison à 15h vendredi et pas à 17 h. Donc je suis sortie 2 h plus tôt vendredi de la maison et elle a appelé à la maison et moi je n'ai pas pris le téléphone parce que je n'étais plus là. Donc c'est là, ça a commencé à l'inquiéter ou angoisser ou agacer, je ne sais pas dire, mais elle a commencé à me chercher. Donc elle a trouvé l'agence de travail et ils ont appelé aussi la famille où j'étais hébergée. Donc elle a compris que je ne suis pas à la maison, que je ne travaille pas. Pour elle, c'est les 2 dernières heures. Donc elle m'a virée parce que voilà, je ne tenais pas mon contrat, donc je n'étais pas présente où j'étais censée être présente. Je vous raconte tout ça parce que moi, j'étais jeune, je ne tenais pas à mes responsabilités, à ce que je me suis engagée. En même temps, j'étais virée, donc mon dernier chèque de toute la semaine n'était pas payé parce qu'elle a freiné le chèque à la banque. Donc tout mon salaire d'une semaine était suspendu. J'étais soulagée parce que ce que j'ai vécu là-bas, c'était très difficile pour moi. C'était un enfant qui était malade, qui a subi beaucoup de choses. Mais maintenant, il ne sait pas gérer ses émotions. Donc quand il était énervé, il jetait le couteau de la cuisine vers moi. Et moi, j'étais surprise parce que je suis un être humain et jeter un couteau quand lui, il est en pleine émotion, ça ne règle pas les problèmes. Moi, je me suis sentie en danger. Il y a ces deux petites sœurs qui regardent ce qui se passe dans la cuisine. Il y a les exigences de maman qui sont hors normes par rapport au service à la maison. Donc je ne savais pas en fait comment à ce moment-là me défaire de ce contrat de travail qui ne me plaisait pas, qui ne correspondait pas à mes attentes. Donc quand c'est elle qui m'a virée, j'étais vraiment soulagée. Est-ce que je pouvais rentrer plus tôt à la maison et quelque part trouver un autre job? Et j'ai trouvé un autre job. Je faisais une serveuse dans un restaurant où quelque part la clientèle était posée parce qu'ils m'ont donné des pourboires et ils ont commandé des repas et moi je servais les plats et des verres de vin. Et voilà, donc je travaillais moins d'heures et je gagnais un peu moins d'argent. Mais c'était plus dans le cadre de travail que je cherchais. Ces histoires-là m'ont marquée quelque part parce que les voyages que j'ai répétés après— je suis allée à San Francisco en 2016, j'étais là-bas une semaine. C'était beaucoup plus un voyage d'études avec l'école business school ESSEC. C'était un voyage où on était dans les entreprises, on a visité le gros campus Silicon Valley. On était aussi hébergés dans une auberge de jeunesse, on a visité plein de choses sympathiques, les attractions touristiques à San Francisco. Tout cela, c'était en mode beaucoup plus cool, calme, comme dans un film, avec de jolies couchers de soleil devant les maisons colorées de Hill in San Francisco. Cependant, en moi, il restait cette peur et méfiance aux Américains qui poussent en avant, qui ont une façade. Et c'est quelque part difficile de se connecter au niveau plus humain, plus subtil, plus humain. Donc je ne dis pas que ça n'existe pas parce que je suis convaincue que ça existe. Et ce que je fais, c'est une généralisation. En même temps, je sais que par exemple je ne voudrais pas habiter aux États-Unis, pas uniquement au niveau des qualité de la sécurité, qualité de la nourriture qui est meilleure en Europe, au niveau des frais de santé publique qui n'existent pas aux États-Unis. Là-bas, il n'y a pas de sécu comme on le comprend en France, mais surtout en relation humaine qui sont d'un autre niveau que moi je cherche. Et sur ma chaîne de négociation, ce que j'essaie de transmettre, ce que je fais, c'est que j'y crois. Ce sont les conversations qui sont cordiales, qui sont humaines, qui tiennent aux autres, qui construisent la relation. C'est pas une dispute, c'est pas une manipulation, c'est pas la rivalisation. Moi, je n'essaie pas de vous enseigner comment être plus fort, plus gagnant et écraser l'autre. Ce n'est pas dans mes valeurs. J'ai l'impression que quelque part, les États-Unis m'a marquée dans ce sens-là aussi, sur mon chemin de de la vie. Donc si vous ne voulez pas rentrer dans la direction américaine mais rester plutôt dans la dimension de bienveillance avec les autres, ce cours dont je parle sur l'assertivité, comment poser ses limites clairement et aussi dans une façon bienveillante, peut-être le cours est fait pour vous. N'hésitez pas à vous inscrire sur coursdenegociation.fr dire non. À bientôt!










