Pourquoi jouer un rôle au travail vous éloigne de la meilleure version de vous-même ?

Dans cette vidéo, Maria Kulas EMBA explique comment le fait de jouer un rôle au travail conduit à la perte d’authenticité, au regret et à la dévalorisation de soi. Elle s’appuie sur les travaux du psychologue Carl Rogers, notamment le concept d’écoute active, pour proposer une méthode permettant d’aligner pensées, émotions et actions (congruence). Elle décrit les principes de l’écoute active – synchronisation physique et verbale, questions ouvertes, reformulation, et validation empathique – et montre comment les appliquer tant avec les interlocuteurs qu’avec soi‑même. Maria identifie deux pièges fréquents (transfert d’expériences personnelles et jugements internes) et propose des exercices quotidiens simples (position physique, adaptation du ton, espace d’écoute, micro‑pratiques de gestion du stress) pour développer une présence authentique et efficace. Elle conclut en rappelant l’importance des compétences douces, notamment savoir dire non, et invite les spectateurs à rejoindre un challenge gratuit sur la prise de limites en milieu professionnel.
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Tu connais ces moments où tu sors d'une réunion et tu te dis: «J'aurais dû dire ça.» Ça arrive très souvent qu'on a une prise de conscience après le coup et nous nous sentons mal, on regrette, on se blâme, on perd le respect pour soi-même. Ça arrive que dans les situations stressantes, on veut performer le mieux. Donc on joue un rôle pour prétendre qu'on est quelqu'un qu'on n'est pas vraiment. Donc on oublie ce qu'on a voulu dire ou on ne trouve pas les mots comment les dire ou on dit les mots que franchement ce ne sont pas les nôtres. Pour démêler un peu cette confusion, pour vous donner quelques astuces, comment vivre la meilleure version de soi-même, d'être aligné avec qui nous sommes et pas jouer un rôle, je vous invite à regarder cette vidéo, écouter ce podcast, parce que c'est ici que je vais vous donner des pistes tangibles comment être la meilleure version de soi-même. Je m'appelle Maria Kulas, je facilite les cours de négociation. Donc j'enseigne des compétences douces, comportementales, relationnelles, personnelles, tout ce qui compte pour devenir les meilleurs interlocuteurs. Dans cet épisode-là, je veux vous présenter un psychologue américain des années 60 qui s'appelle Carl Rogers. J'ai trouvé un article sur lui dans un magazine Open Mind. Ce magazine qui a un sous-titre de «se reconnecter, se relier, s'écouter», il est plein d'articles sur la psychologie, sur le bien-être, sur qui nous sommes, donc sur le développement personnel. Puisque la négociation rentre dans le cadre des compétences douces, je vous invite aujourd'hui à écouter un peu plus sur la compétence d'une écoute active. Donc c'est exactement ce que Carl Rogers a développé et cette compétence-là va vous permettre de vous approcher de qui vous êtes vraiment. Donc pour arrêter de regretter de ne pas avoir osé, de ne pas avoir fait, dit, devenu quelqu'un qu'on rêve de devenir, Aujourd'hui, je vous invite à écouter quelles sont ces astuces, ces pistes qui vont vous approcher petit à petit à ce que vous voulez vraiment. Carl Rogers, c'est un père d'une écoute active. Donc qu'est-ce que c'est une écoute active? On peut dire que c'est une compétence à être avec une une écoute ouverte. Donc on se synchronise avec la personne qui est en face, on donne, on met des efforts à suivre où vont les émotions de la personne en face. Ce qui différencie maintenant des approches humaines d'une écoute via les compétences d'un coach en ligne ou un bot d'intelligence artificielle, C'est exactement cette empathie, cette compétence, cette capacité d'être dans la connexion émotionnelle qui est caractéristique pour les êtres humains, donc dans cette intelligence émotionnelle en face de quelqu'un avec qui nous sommes en relation. Carl Rogers dit que l'écoute peut s'apprendre, s'améliorer et se perfectionner. Ça veut dire que nous ne sommes pas nés avec cette compétence donnée. On peut l'améliorer. Donc on peut en tirer plus de bonheur, plus de qualités, plus de choses qui vont nourrir la relation avec la personne qu'on a en face de nous. Pourquoi j'en parle dans le cadre de travail? Parce que souvent, quand nous rentrons dans les règles d'une structure, organisme, l'entreprise où on travaille, on rentre comme dans un moule et on a des attentes à remplir. Donc on essaie de faire de notre mieux et petit à petit, on s'adapte pour fonctionner comme toutes les personnes dans cette entreprise. Maintenant, des mots pour de vue, du point de vue de l'Ayurveda et du point de vue de Carl Rogers, il ne s'agit pas de jouer un rôle, il ne s'agit pas de s'adapter, il ne s'agit pas non plus de se réparer pour devenir quelqu'un d'autre. Ce que nous cherchons, c'est la congruence, donc cet alignement, comme il explique le psychologue Carl Rogers, d'être dans d'accord avec ce que dit mon cerveau, ce que dit mon cœur, ce que disent mes tripes. Donc cette intuition, cette compétence de char humain avec des émotions qui nous envoient des messages qu'on est capable de décrypter parce qu'on les a écoutés. Donc l'écoute active peut jouer dans deux sens: avec quelqu'un en face de nous, mais aussi avec moi-même. Donc pour devenir cette personne qui va être la plus performante, il ne s'agit pas de s'échanger, s'adapter, jouer un rôle. Il s'agit de devenir cette personne qui au plus profondément de moi, c'est moi à 100 %. Je suis naturelle, authentique et apaisée, sereine dans cette posture-là. J'espère que sur ma chaîne YouTube vous trouverez suffisamment de contenu, comme par exemple dans la vidéo suivante qui parle exactement d'autres compétences douces, parce qu'il y a tout un paquet. Il y a des compétences douces relationnelles avec l'autre, compétences douces personnelles, comment gérer et être le plus performant soi-même. Pour cela, je vous invite à regarder cette nouvelle vidéo. Qui est déjà disponible, ou sinon le lien sera dans les commentaires sur cette vidéo-là. Et pour aller encore plus en profondeur, ce que j'aimerais vous transmettre ici, c'est vraiment se focaliser: qui suis-je? Quels sont mes atouts? Quels sont mes points forts? Quels sont mes points faibles, donc les talons d'Achille? Qui peut-être, si je connais les systèmes de gestion des risques, comment mitiger ces points faibles et les caches qui sont derrière, je peux avoir des stratégies d'anticipation pour vraiment savoir comment gérer mon stress, comment je m'exprime mieux, comment je me tais si je ne sais pas quoi dire, etc. Pour arrêter jouer un rôle au travail, Et devenir cette meilleure version de soi-même, je vous invite à faire des petits pas quotidiens, vraiment de ne pas prétendre d'être quelqu'un d'autre, mais avec les petites actions que vous pouvez mettre en place parce que c'est gérable, parce que c'est simple. Donc je ne dis pas nécessairement facile, je dis que c'est simple, ça demande pas beaucoup d'efforts. C'est plutôt, en anglais on dirait, «effortless», sans effort. C'est quelque chose qui vient naturellement chez vous parce que c'est vous dans la meilleure version, vous naturel. Si vous mettez en place ces petits exercices, petites astuces, la vie changera en face de vous. Dans cet article-là, j'aimerais vous dire quelles choses que vous pouvez faire à partir d'aujourd'hui, dès maintenant, C'est par exemple se positionner à la hauteur de l'autre physiquement et intérieurement. Donc si on veut se synchroniser avec notre interlocuteur, si quelqu'un est assis, nous on s'assoit. Si quelqu'un est debout, on se lève. Si quelqu'un est triste parce qu'il parle des émotions douloureuses, on va pas sursauter de joie, on va rester plutôt sérieux. Posé et en présence. Donc vous voyez, cette synchronisation peut avoir plusieurs modes. Souvenez-vous pareil que dans une écoute active, pour avoir cette ouverture de quelqu'un, pour qu'il se livre à vous, il ne suffit pas être juste au téléphone. Ce que Carl Rogers propose, c'est savoir mettre son interlocuteur à l'aise. Donc donnez les petits signaux avec l'intonation, un «je vois », donc les petits mots qui confirment que vous suivez ce qu'il vous dit. Souvenez-vous aussi qu'on se confie rarement à une personne qui est anxieuse, stressée, ou complètement à l'opposé, quelqu'un qui est plein de croyances et de convictions lui-même. Donc si quelqu'un jette des certitudes, a des réponses à tout, s'il nous donne des conseils même si on n'a pas demandé, c'est difficile d'appeler cet échange comme plein d'écoute active parce qu'on ne veut pas entendre ce que l'autre dit. On a déjà nos solutions à lui jeter, proposer, sans demander de les faire. Pour écouter activement, Carl Rogers propose de questionner par des questions ouvertes et courtes. Aussi, on s'adapte au rythme et au langage similaire. Donc si quelqu'un nous parle avec des mots courts, avec le langage familial, on peut répéter les mots qu'il ou elle utilise. Une autre chose que j'aimerais vous dire, que le plus beau cadeau qu'on peut donner aux gens, c'est de donner cet espace d'écoute. Parce que j'ai une croyance que chacun parmi nous sait quelque chose que moi je ne sais pas et je devrais. D'avoir cette conviction, ça me permet d'être ouverte pendant les réunions avec des amis, en famille, de se taire parce que franchement tout ce que moi je sais, je le connais déjà, j'ai appris, je l'ai intégré en moi. Si par contre je me laisse surprendre qu'est-ce que les autres ont à dire, Il y a toujours quelque chose que je ne savais pas, je n'ai pas appris, je n'ai pas testé, je ne suis pas Wikipédia. Donc laisser cette opportunité d'apprendre quelque chose de nouveau, d'être surprise, ça me permet de profiter pleinement d'un échange même si moi je ne parle pas. Donc je n'aime pas le centre d'intérêt sur moi. Pour finir, j'aimerais vous proposer de regarder une photo Et aussi savoir qu'il y a 2 pièges qu'il vaut mieux ne pas faire pendant un échange avec quelqu'un. Donc première chose, si quelqu'un nous livre une description, une histoire, essayons de ne pas être en transfert sur nos expériences, notre histoire personnelle, et rebondir en disant: «Ah tu sais, moi je sais, moi je comprends parce que chez moi c'était comme ci et comme ça.» Même si vous avez vécu un vol de la voiture, ou vous étiez stressé dans un aéroport, ou il y a un entretien d'embauche et vous avez perdu les mots et vous ne savez pas quoi dire, tes ressentis ne sont jamais pareils comme les ressentis des autres. Ce que tu peux dire, tu peux reparafraser, répéter ses émotions. Donc si quelqu'un te dit qu'il était stressé, tu répètes: «Ça aurait dû être stressant.» Donc utilise vraiment la description, les adjectifs que l'autre utilise. Comme ça, lui, il va se sentir entendu, écouté et compris. Deuxième piège, c'est d'avoir ses jugements d'intérieur. Donc quand quelqu'un se livre à nous, on a cet élan d'ajouter un jugement, notre pensée: «Ah non, il fallait pas faire comme ça.» «Ah non, moi j'aurais pas fait comme lui, elle.» Vous voyez, si on se compare, si on ajoute nos étiquettes aux gens, on n'arrive pas à être présent ici et maintenant et dans l'écoute du discours. On est déjà dans notre tête en ajoutant des opinions sur les faits. Donc essayez de ne pas tomber dans cette piège-là. Surtout, je fais un «clean day» au profil rouge de l'interlocuteur qui me connaît bien. Je vous invite à s'arrêter, dire merci cette pensée, je te mets à côté pour le moment et j'écoute la suite, qu'est-ce que l'autre a à me dire. Pour clôturer cette petite vidéo, j'aimerais vous rappeler que j'enseigne les compétences douces et notamment la compétence de savoir dire non, poser ses limites, exprimer sans culpabilité ce que ton nous avons besoin, envie ou un souhait. Je vous invite à s'inscrire à un challenge offert sur savoir dire non sans friction dans un environnement de travail. Pour cela, cliquez sur le lien coursdenegociation.fr/direnon. À bientôt!










