Farmers in Action: Fertilisation des cultures avec John Deere Precision Ag Technology en France

This is a YouTube video titled "Farmers in Action: Fertilisation des cultures avec John Deere Precision Ag Technology en France" created in January 2025. The content is a French-language interview and field visit featuring Simon and Éloi discussing precision agriculture techniques, including dose modulation, soil analysis, and the use of John Deere technology for fertilisation and crop management on Éloi's farm. The video includes detailed explanations of the technology, practical demonstrations, and insights into the benefits and challenges of precision farming.
Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Alors aujourd'hui on se retrouve dans cette vidéo où je me rends dans l'Oise. J'arrive sur la ferme, sur l'exploitation, c'est-à-dire des lois. On va parler agriculture de précision, modulation d'os, etc. On va aller voir normalement le troisième apport d'engrais. Et il va nous expliquer en fait comment il utilise toutes ces cartes de préco, pourquoi et quel intérêt il y trouve. Donc je vois qu'on arrive sur son exploitation et visiblement les lois nous attendent. Salut Simon ! Salut Éloi, comment ça va ?
Ça va et toi ?
Écoute, ça va, merci de me recevoir sur ton exploitation.
Bienvenue.
Merci. Est-ce que tu peux nous décrire les 2-3 activités que tu as en ce moment, j'imagine assez chargées, et puis c'est quoi le programme finalement de la journée ?
Aujourd'hui, on va parler de modulation de dose, d'agriculture de précision, de nouvelles technologies, et on aura la chance d'aller voir dans les champs de l'épandage d'engrais, du semi-monograine et du semi-classique.
Ok, donc relativement chargé en ce moment.
Voilà, écoute, je t'invite à aller au.
Bureau si tu veux qu'on discute de.
Tout ça plus en détail.
C'est parti.
Donc Simon, écoute, on se retrouve dans mon bureau où se passe la génération des cartes.
Ok, alors est-ce que tu peux déjà m'expliquer qu'est-ce que tu modules sur l'exploitation ?
Ici, moi je module tous les apports du semi jusqu'au dernier apport avant la récolte. Les semis, les engrais et les produits phytosanitaires.
Ok, donc fongicide, j'imagine, principalement.
Fongicide et régulateur de croissance, pour ce qui est de la génération de CAR.
Alors, sur l'ordinateur, sur l'écran là, est-ce que tu peux, je dirais, me montrer comment ça se passe et comment tu envoies, finalement, vers John Dee Reproduction Center ?
Donc écoute, aujourd'hui, nous sommes en train de faire le troisième apport d'azote sur blé, donc nous allons générer une CAR via le compte SMAG que Be Happy m'a fourni et rebasculer la carte ensuite sur John Deere Operations Center pour que mon collaborateur dans le tracteur reçoive la carte en instantané et puis s'épande sur la parcelle.
Et que lui en soit, une fois que c'est au tracteur, il n'a rien à gérer ?
Non, l'épandeur se gérera tout seul. Lui n'a qu'à sélectionner la parcelle et on ira le voir tout à l'heure, l'utilisation de la carte et l'épandeur ensuite se gère tout seul selon la carte qui lui a été envoyée.
Ok, et donc, tout ça je dirais sonne automatiquement, pas de clé USB ?
Non, pas de clé USB, les cartes sont capables d'arriver directement au tracteur via le réseau.
Ok, et donc toi tu peux ensuite contrôler, je dirais, tout le travail j'imagine ?
Et ensuite, en effet, sur le GenDeer Operation Center, il est possible de contrôler le travail en instantané ou a posteriori.
Donc là, en l'occurrence, on va aller dans cette parcelle-là.
Voilà.
Éloi, on est sur ta parcelle de maïs. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi tu t'es lancé dans l'aventure des nouvelles technologies et de la modulation de dose en général sur ton exploitation ?
Alors, je suis parti du constat de l'hétérogénéité des types de sols au niveau intraparcellaire. C'est-à-dire que dans une même parcelle, je pouvais avoir vraiment jusqu'à 5, 6, 7 types de sols différents. Donc, de facto, 6, 7 potentiels de production différents. Donc, j'ai démarré les analyses il y a 3 ans pour mettre en place l'agriculture de précision et donc essayer d'optimiser au maximum mes parcelles.
Et alors est-ce que c'est quelque chose aujourd'hui qui t'a permis de déplafonner les rendements, déplafonner tes apports d'engrais peut-être ? Ou au contraire c'est resté plutôt hétérogène, homogène ?
Alors non, moi je ne cherchais pas du tout à déplafonner mes rendements ni à déplafonner mes apports d'engrais. Je cherchais cependant à mettre la bonne dose au bon endroit selon le potentiel de production de la micro-parcelles en fait.
Et tiens juste une petite question, quand tu modules tu fractionnes en plusieurs fois tes apports ?
Oui, alors mes apports sont fractionnés en plusieurs fois, alors après le nombre dépend des cultures. Au final, par exemple sur blé, je fais trois apports. Trois apports via la modulation dose et au final qui est adapté au potentiel de production de la microparcelle, ce qui est rattaché au final au type de sol de la microparcelle.
Alors moi à chaque fois je me dis modulation etc ça s'adresse au final qu'à des agriculteurs du moins qui ont des grands parcellaires est-ce que tu penses enfin tu confirme cette idée là ou pas du tout ?
Pas du tout au final moi j'ai une moyenne parcellaire d'une douzaine d'hectares mais par contre dans une parcelle de 12 hectares je peux avoir comme je te disais 7 types de sols différents donc 7 potentiels de production différents ce qui m'amène à moduler sur toute la parcelle à au moins 7 zones différentes.
Ok. Est-ce qu'on va voir une parcelle de blé ?
Non, avant je te propose d'aller faire un tour avec Quentin en cabine qui est en train d'épandre de l'engrais.
Ok, on va aller voir ce que ça donne. Bon Quentin, avec toi en cabine, qu'est-ce que ça donne en fait au niveau de la modulation, je dirais, sur le terrain ? Comment tu procèdes au final quand t'arrives dans la parcelle, quand Éloi t'a envoyé un chantier depuis le bureau ?
Bon déjà pour commencer, on met le nom de sa parcelle dans le GPS.
Ok.
Une fois que ça s'est rentré, on appelle la parcelle dans Config, tout ce qui est Rx. Comme ça, le compteur de la parcelle se remplit avec la modulation. Puis après, en fonction de la dose que Eloy a choisie, ça se débrouille tout seul.
Même BAPI ?
Grâce à BAPI aussi.
Grâce à BAPI, qui a été défini par l'outil, par l'OAD. Et donc, tu fais de la modulation de dose également ?
Oui, aussi.
Côté par côté, si j'ai bien compris.
Par exemple, si on a une dose à 150 kg sur du rouge et 200 kg sur du vert, il prendra toujours la dose la plus forte. Une fois qu'on a fait le contour de sa parcelle, on tire un point A, un point B. Comme ça, ça définit le passage tous les 36 mètres.
Et en termes de prise en main, c'est quelque chose qui est facile ?
Franchement, oui.
Si quelqu'un est novice, il peut rapidement...
Une fois qu'on lui a montré, après, franchement, ça va.
Et concrètement, en termes d'évolution, tu verrais ça comment demain par rapport à l'utilisation de l'outil ?
Ce serait bien qu'on puisse déjà tirer notre ligne directement avec l'ordinateur. Comme ça, dès qu'on arrive, franchement, on n'aura plus grand-chose à faire.
Ça serait peut-être plus utile, pas forcément langage, parce que tu commences par tes tours.
Au moins, tout le monde est d'accord. Tout le monde commence au même endroit. Comme si on arrive à deux, un qui prépare devant, l'autre qui sème derrière. Au moins, on a la même ligne.
Faut être à la même largeur.
Voilà, oui, oui, si, oui. Ça, c'est...
Donc Simon, nous nous trouvons ici dans une parcelle de blé qui a été modulée à partir du semis.
Alors tout à l'heure on a vu, tu m'as expliqué le pourquoi t'es parti dans la modulation de dose ou du moins l'agriculture de précision, maintenant est-ce que tu peux expliquer comment tu procèdes, on a vu tout à l'heure les cartes, je dirais avec quels leviers et quels moyens d'analyse tu as pour interpréter ensuite tes cartes avec le potasse, le calcium, etc. Comment tu procèdes finalement ?
Alors, il y a déjà une mise en place qui est assez longue pour l'agriculture de précision quand on veut faire de la modulation avec BAPI puisqu'on est basé sur la connaissance du sol. Donc, premièrement, on a passé un conductivimètre, donc on a mesuré la charge électrique de toutes les parcelles, ce qui nous a permis de voir les différences de type de sol. De là, on a placé nos points d'analyse et on a placé nos points où on a creusé les fosses pédologiques qui ont été interprétées par des spécialistes. Une fois que tous ces points ont été placés, on a procédé au prélèvement et à la réalisation des fosses. Après on s'est retrouvé avec un jeu de données qu'il a fallu traiter. Et c'est là qu'on arrive dans des choses assez longues et chronophages, c'est le traitement de données. Mais une fois que les données sont traitées, donc on arrive à environ deux années après le début de la démarche, une fois que les données sont traitées, on peut ensuite utiliser l'agriculture de précision. Donc on a analysé au final les teneurs en aliments nutritifs, notamment NPK, Et bien d'autres, la CEC, la PM, les fosses nous ont permis de déterminer la RU, on a mesuré également le pH, etc. Et bien d'autres paramètres qui nous ont permis de délimiter des micro-parcelles auxquelles sont associés un niveau de production, un potentiel de rendement.
Donc derrière, c'est ça qui t'a donné les micro-parcelles qu'on voit sur la carte ?
C'est ça.
Et donc ensuite, en fonction de ça, tu détermines telle densité de semi, telle modulation, etc.
Tout à fait.
Alors, j'imagine que tu as commencé, ça fait deux ans. La prochaine étape, ou du moins la dernière étape par rapport à la récolte.
2023, ça va être la carte de rendement. La moissonneuse va nous servir à sortir une carte de rendement, ce qui va nous permettre de quantifier les exportations par micro-parcelles.
Donc on va dire que la boucle sera bouclée en l'occurrence ?
Et la boucle est bouclée.
Ok. Et alors juste une dernière question, notamment par rapport à la partie modulation en fongicide, c'est quand même relativement propre au final, tu trouves que c'est un intérêt ? Je dirais qu'il y a un intérêt de moduler aujourd'hui... Oui, il y a.
Un intérêt aujourd'hui pour moi de moduler tous nos intrants pour des raisons d'optimisation de l'outil de production.
Toujours pareil.
Je te propose d'aller voir le parc matériel maintenant.
Ça marche. On va essayer de déterminer s'il faut que ce soit plus ou moins récent, tout neuf ou au contraire.
C'est ce qu'on va aller voir tout de suite.
Eloi, pour terminer cette journée, j'aurais aimé poser la question, savoir quel conseil tu donnerais à quelqu'un qui voudrait se lancer dans l'agriculture de précision ? Quels sont les prérequis et qu'est-ce que tu donnerais comme conseil avant de se lancer dans cette aventure ?
Alors, il y a plusieurs volets à prendre en compte. Le premier volet, c'est d'avoir une connaissance stricte de son sol. C'est-à-dire que, comme on l'a vu tout à l'heure, il faut absolument connaître son type de sol pour déterminer son potentiel de production par micro-parcelles.
Donc avoir un penchant vers l'agronomie.
Tout à fait. Et le deuxième volet, il y a quand même un volet matériel qui est à prendre en compte. Il faut aujourd'hui que le matériel soit au minimum Isobus ou au moins communique tous dans le même langage et d'avoir des outils de guidage, puisqu'on marche quand même avec de la cartographie, qui sont quand même assez performants.
Donc on peut, j'imagine, aussi dire qu'il faut avoir une certaine standardisation, comme en l'occurrence chez toi, avec une seule marque, une homogénéisation finalement du matériel.
En effet, moi avec un parc matériel homogénéisé et un concessionnaire réactif, Bouchard-Vroman notamment, j'arrive à avoir une facilité de mise en place de l'agriculture de précision qui est quand même assez forte. Et on peut même observer, on a trois tracteurs derrière nous, on a deux tracteurs qui sont quand même relativement récents, on a aussi un 8320 qui a aujourd'hui 20 ans, on l'a rééquipé d'un faisceau Isobus, on lui a remis un GPS, donc un faisceau GreenStar, un ATU et une console avec section contrôle, donc ce qui nous permet aujourd'hui de travailler dans les champs avec ce tracteur tout en pratiquant l'agriculture de précision.
Donc un tracteur de 20 ans avec toutes les nouvelles technologies.
C'est ça.
Et alors toi, dans ta situation, comment tu te vois au contraire dans quelques années avec l'agriculture de précision ? Quelles sont finalement tes attentes d'ici à quelques temps ?
Alors aujourd'hui, moi je ne travaille pas avec du RTK. Donc là cet été j'ai décidé de passer au RTK, on va donc après la moisson arpenter toutes les parcelles et de ce fait je pourrais tracer les lignes en amont dans mon bureau depuis mon ordinateur et planifier les opérations que j'enverrai sur les consoles des tracteurs pour les opérateurs.
Donc une certaine standardisation finalement et puis un confort de travail.
Un confort de travail, que ce soit pour moi ou les opérateurs dans les champs.
Bah écoute en tout cas merci beaucoup pour le temps passé, je te dis à très bientôt.
De rien.
Au plaisir.
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