In this multi‑speaker testimonial recorded during the 2023 summer workshop in Brest organized by Association IWA, participants discuss what contemporary African dance means to them, how it differs from traditional forms, and the social issues it can address. They describe the practice as a creative, author‑driven process that deconstructs tradition to question gender, identity, refugee experiences, and violence. The speakers share personal benefits such as joy, freedom, stress relief, emotional release, and a sense of bodily empowerment. They also highlight the pedagogical lineage of griots, the importance of community engagement, and the collaborative nature of the workshop. The discussion ends with enthusiasm for the workshop’s growth, noting past collaborations with Patrick and expressing a desire to reconvene in 2024.
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La définition de la danse africaine contemporaine, il n'y a pas de particularité spécifique. Elle appartient à la même famille que la danse contemporaine d'une manière générale, et qu'elle se caractérise sans doute par une approche plus créative, par un travail plus d'auteur, par un travail qui à la fois s'inscrit dans dans les traditions, mais pour mieux les déconstruire et les amener vers ailleurs. Cet ailleurs, on ne sait pas ce que c'est. C'est ça la danse contemporaine, c'est de questionner ce qui a de la valeur, c'est questionner ce qui aussi n'a pas de valeur, les incarner selon nos croyances, nos désirs, nos envies, ce qu'on a envie de dire. Quand je parle de croyances, je ne parle pas forcément de religion. Je parle là des choses auxquelles on croit, les valeurs, de dénoncer les questions de genre, les questions identitaires, c'est les questions des réfugiés, c'est la violence. Autant la danse africaine traditionnelle reflète l'identité d'une communauté, autant la danse africaine contemporaine questionne cette société-là, questionne ce monde d'aujourd'hui et essaie d'apporter par le corps des réponses qui nous parlent aujourd'hui.
En fait, c'est une communication en général.
Nous, on—
moi, je suis né dans une famille en fait de griots. Griots, c'est des communicateurs traditionnels. On a l'habitude d'avoir cette relation avec la communauté. On s'inspire de là pour ramener la musique ailleurs en fait, pour la faire vivre les autres. Les autres, cela veut dire que vous-même et le public qui consomme. Ça, c'est notre goal dans la société.
On a voyagé. J'ai envie de dire que c'est un voyage intérieur qui apaise, qui fait du bien. On pratique la musique d'une autre façon, quoi. Et c'est très bien, c'est très bien aussi que d'être juste dans le—
voilà.
On peut se permettre d'expérimenter, d'aller chercher plein de voies différentes et ça, c'est cool. C'est très intéressant.
C'est cool quand il y a une connexion entre les deux, en fait, quand tu arrives à capter le mouvement dans ce que tu fais, dans les variations, dans les phrasés.
Vous voyez, c'est une joie quand on danse. On se libère la joie et puis on se libère aussi l'énergie et ça nous fait du bien. Ça nous fait aussi de travailler nos corps. Quand on danse, on oublie tout. C'est ça, on oublie tous nos soucis.
Ça nous fait libérer, enfin le stress qu'on avait.
Et quand on danse de plus en plus aussi, ça nous donne un peu d'émotion, on ressentit des fois, il y a de l'émotion dedans. Des fois on danse et on pleure avec la danse, mais après ça nous remonte et ça nous donne plus d'espoir, ça ouvre une porte de joie. C'est ça la danse. On est contente quand on danse.
On voit toujours, on est là souriante.
Dans sa prière, c'est énergique.
C'est comme une boule de feu qui explose et qui s'arrête jamais.
C'est le rythme intérieur et La joie de vivre, être ensemble. La danse africaine contemporaine, pour moi, ça représente la liberté, aller au-delà des normes et voilà, liberté.
La danse africaine, ça me fait rire, ça me fait beaucoup rire et ça m'énergise beaucoup, c'est trop bien.
Ça me libère, ça me Je me sens libre et léger.
Danse africaine, ça fait du bien.
C'est la joie. Je le vis comme quelque chose qui est au plus proche du mouvement naturel du corps. Même si c'est pas ma culture, j'y ai trouvé en tout cas l'opportunité d'asseoir, et c'est le cas dans ce week-end, ce que je suis, ma présence au monde, et simplement techniquement le sentiment d'avoir une liberté pour se mouvoir. Vaste que d'autres pratiques corporelles. Après, j'en connais pas beaucoup, mais en tout cas, moi, j'ai le sentiment d'être chez moi dans le mouvement et dans l'intention que, en tout cas, ce que moi j'en fais dans mon corps de la danse africaine. Je trouve ça assez accessible. Et rythmé et non, ça donne la pêche. Ça me réveille. Ouais, donc tu laisses aller en fait. La danse africaine, ça fait du plaisir, du bonheur, du partage, la musique, des couleurs. Pas mal déjà.
Participer à ce stage-là, bah écoute, déjà c'est une chance parce qu'on On avait déjà fait des choses avec Patrick ultérieurement, donc là on remet les couverts là-dessus. Et ce qui est chouette, c'est qu'on a grandi aussi chacun de notre côté dans nos pratiques, donc sur notre chemin artistique, donc là du coup, et pédagogique. Donc là on se retrouve sur ce stage-là, franchement c'est top, avec des gens qui viennent de partout. L'idée était celle-là, donc les gens ont répondu, donc chouette, on est vraiment super contents. Donc voilà, vivement l'année prochaine quoi. 2024, on remet ça, c'est le top.
Ce que j'ai envie de dire, c'est qu'il y aura un avant et un après.
Danser ensemble, en fait, on est seul, on est une individualité qui donne, qui danse dans le collectif, et ça, c'est, ça sauve la vie. Ça fait partie de la vie, de ma vie. Depuis 30 ans et ça ne m'a jamais quittée et j'espère que ça va continuer encore, même si je me suis fait un petit peu mal aujourd'hui parce que j'ai fait la maligne toute la semaine.