Fitness et stéroïde avec Stéphanie Gagnon - E072
23 Sept 2024 · 43 min
Dans cet épisode du podcast "Biohacking au féminin", l'animatrice Annie Brice interviewe Stéphanie Gagnon, coach sportive chez Think Fit et ancienne athlète de compétition. Stéphanie raconte son parcours : d’une adolescente peu sportive à la découverte des abdos, son entrée dans un gym de Laval, puis ses 7 compétitions de fitness (body‑fitness, figure, WNSO, championnats provinciaux et nationaux) où elle a obtenu une carte pro en 2013. Elle décrit en détail l’usage de substances dopantes – Winstrol, Anavar, GH, diurétiques, anti‑œstrogènes, speed – et leurs effets physiques (masse musculaire excessive, pilosité, mâchoire élargie, arrêt des règles pendant plusieurs années) ainsi que les conséquences hormonales, psychologiques (dysmorphie, perte d’identité, anxiété) et les risques de santé à long terme. Après avoir été mise en garde par son entraîneur, elle a arrêté les stéroïdes, a traversé une période de récupération difficile, a fait face à des troubles alimentaires et à la dysmorphie post‑compétition, mais a finalement réorienté sa carrière vers un coaching holistique centré sur la santé intérieure, la motivation intrinsèque et le bien‑être durable. Elle partage comment elle concilie maternité (deux enfants) et entraînement, en intégrant les enfants dans ses routines et en privilégiant des repas équilibrés et des activités familiales. Stéphanie insiste sur l’importance de comprendre le « why » de leurs objectifs, de placer la santé avant l’esthétique, et évoque son histoire familiale marquée par le cancer (foie, côlon, rein, sein) qui alimente sa peur et son engagement à agir sur son épigénétique via un mode de vie sain. Elle parle de la vision de vivre jusqu’à 180 ans grâce à une hygiène de vie optimale, liant santé, longévité et réalisation de rêves. Elle donne des conseils aux femmes qui souhaitent s’entraîner de façon saine, éviter les pièges du monde du fitness compétitif, et souligne l’importance de la santé comme fondement de la longévité et du bien‑être.
Chapters
On s'est moqué des frères Wright lorsqu'ils affirmaient que l'homme pourrait un jour voler. Pourtant, ils ont prouvé que c'était possible et l'avion existe aujourd'hui. On a aussi ignoré Thomas Edison quand il disait qu'on pouvait créer une source d'énergie indépendante. Et pourtant, lui aussi il a réussi et l'ampoule fait partie intégrante de notre quotidien. Alors si moi je te dis qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans en santé, est-ce que tu me croirais? Te voici dans Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Ali Braggs, naturopathe et autrice du best-seller C'est toi la boss de ta vie. Ce podcast est destiné aux femmes qui veulent vieillir en santé, perdre du gras et garder une apparence jeune avec des remèdes et techniques naturelles. Chaque épisode révélera les nouvelles technologies ou astuces de biohacking données par moi ou un expert pour enfin obtenir obtenir des résultats durables sans bousiller sa santé. Prête à commencer à rajeunir? On y va!
Salut tout le monde, ici Annie Brice dans l'épisode 72 dans Biohacking au féminin et aujourd'hui j'ai une invitée très spéciale, une invitée que j'aime plus que tout qui est Stéphanie Gagnon, une coach sportive au sein de ThinkiFit, maman de 2 enfants qui a obtenu aussi, c'est très impressionnant pour moi, sa carte pro en fitness en 2013 et elle a à son actif plus de 7 compétitions en fitness. Stéphanie qui a beaucoup d'expérience, qui a un cœur enrichi, je suis très enjoyée de t'avoir aujourd'hui avec moi dans l'épisode. Comment ça va ma belle?
Ça va bien toi?
Ça va super bien! Donc je suis tellement contente de t'avoir ici parce qu'en plus d'être une amie, en plus d'être une membre de la famille, une membre de mon équipe, tu es aussi une ancienne athlète.
Oui!
Et une sportive incroyable et je trouvais ça tellement pertinent que tu partages ton expérience, tes ressentis, ton apprentissage à travers les femmes qui nous écoutent aujourd'hui parce que ça m'impressionne comment tu es disciplinée, comment tu es à ton affaire, tu es maman en plus et tu continues toujours d'être une femme en santé. Je pense que il y a beaucoup de choses que tu vas pouvoir apporter. Fait que j'aimerais ça que tu commences. D'où vient ta passion pour le fitness? Là, tu as fait des compétitions, j'aimerais ça savoir plus en détail. Ça a parti comment tout ça?
ben, quand j'étais jeune, en fait, quand j'allais à l'école, j'étais zéro sportive. OK. Même que genre j'essayais de trouver des, des excuses pour pas aller à mes cours d'éduc tellement j'étais pourrie. Fait que j'étais vraiment pas une sportive, puis je me suis rendu compte tranquillement que j'étais comme pas une sportive de groupe, tu sais, ça c'était clair, j'aimais pas ça.
Genre le soccer, volleyball, tout ça?
Le soccer, tout ça, ben un peu le basket, mais tu sais, je trippais sur le basket, puis je pense que je me suis pété 3 doigts, fait qu'à un moment donné, j'étais comme rendue découragée, fait que j'avais vraiment un billet du médecin comme quoi j'avais mal au ventre, puis j'allais à la bibliothèque dans mes cours d'éduc, ça te donne une idée, fait que j'étais zéro sportive. Puis à un moment donné, j'ai commencé à faire des abdos chez nous pour le fun parce que je voyais des filles avec des abdos, puis j'étais jeune, puis mes abdos, crois-le ou crois-le pas, ils sortaient. Là, j'étais comme Mais c'est pas supposé être dur d'avoir des abdos! J'étais comme Ah, j'ai des abdos! Puis un petit peu plus tard, il y a un petit monsieur qui est venu cogner chez nous puis il vendait des cartes pour un gym. Des cartes qu'on poinçonnait, je pense, pour des essais dans le temps. C'était un gym à Laval. J'ai décidé d'y aller puis j'ai commencé à m'entraîner puis j'ai commencé à aimer ça.
Tu avais quel âge?
Mon Dieu, peut-être 17-18 ans. Ça me parlait, j'aimais ça. Il y a quelqu'un qui m'a fait un petit programme de base, ça me parlait. Puis là, les entraîneurs sont venus un peu me solliciter. Dans le fond, tu as vraiment une bonne génétique puis tout ça. J'ai une génétique, puis là il commençait à me parler des compétitions de bodybuilder, puis finalement tu as des bonnes épaules, puis là j'étais comme mais c'est vrai que je musclais à rien, tu sais, je m'entraînais puis je musclais à rien quand j'étais jeune.
Fait qu'on s'entend, faire du muscle c'est quand même difficile là. Moi j'avais pas cette génétique-là malheureusement.
Ouais, c'est ça, moi j'étais vraiment, tu sais, j'avais une facilité à prendre du muscle, c'était là pour vrai, ouais, tu as vraiment des épaules, tu avais vraiment comme le X comme ça qu'on cherchait. Fait que ça a pris du temps, mais à un moment donné, je pense que ma première à 22 ans, j'ai dit ouais, je pense que j'ai commencé à travailler au gym, j'ai commencé à travailler au juice bar Puis j'ai décidé de faire ma première compétition qui s'appelait du body fitness dans le temps. Aujourd'hui c'est du figure.
OK, body fitness.
Ouais, c'était du body fitness.
OK, c'était avec quelle association?
C'était dans le fond, c'était la PQ, mais dans le temps ça s'appelait le FCPAQ. OK, donc la Fédération des Culturistes du Québec, Association du Québec, là, fait que Professionnel du Québec. Fait que c'est comme ça que ça a débuté.
OK, je trouve ça inspirant parce qu'on a un peu un parcours qui on se ressemble dans le fond. C'est beau à écouter.
Oui, je pense que oui. Parce que ben oui, on va dans le fond, moi c'était vraiment pendant aussi que j'ai eu des problèmes comme toi en toxicomanie. Fait que moi aussi j'ai eu ces troubles-là.
Tu veux-tu en parler un petit peu dans le fond? Est-ce que les compétitions de fitness t'ont amené avec des troubles ou?
Oui, oui, j'essaie de me souvenir exactement c'est où dans le parcours parce que j'en ai, comme je te dis, j'en ai fait 7. La première, ça a quand même bien été Est-ce que tu étais naturelle? La première, oui. Sur 25 filles, on était toutes dans le line-up de 25. C'était un peu parce que dans le temps, c'était bodybuilder puis bodyfitness. Il y avait pas de bikini, il y avait pas— soit tu étais bodybuilder ou soit tu étais bodyfitness. Fait que c'était quasiment comme une rangée de bikinis, quasiment. Sur 25 filles, j'ai fini 5e quand même. Fait que là, les entraîneurs étaient comme c'est ta première compétition, t'as rien pris, c'était pas une compétition naturelle, t'as fini 5e, Steph! Ben, ce sont des filles qui ont pris quelque chose.
Wow!
Fait que là, j'étais comme ok, je veux en faire une autre, là, tu sais. J'étais vraiment entourée de gars qui me stimulaient au bout à continuer. Fait que j'ai continué, j'ai fini 4e, j'ai même fait une vraie compétition de fitness à la WNSO où je faisais vraiment du fitness, des push-ups à une main, puis tout ça. J'ai fini encore 4e, puis après ça j'ai encore fait APQ, j'ai fini 3e, 2e, puis après ça j'ai fait la Fédération naturelle un petit peu plus tard.
Là je suis curieuse, tu sais, là on parle de stéroïdes, fait que toi tu as pris des stéroïdes. Qu'est-ce que tu prenais? Es-tu à l'aise d'en parler?
Oui, j'ai fait La plus grosse gaffe que j'ai faite, on va se le dire, c'était du windstraw.
Ok, ouais, ça c'était pour prendre de la masse, si je me souviens.
Oui, puis honnêtement, je sais même pas si c'était du vrai windstraw, au point que je suis venue la mâchoire comme ça. Puis ça, c'était à WNSO, je regarde des photos encore aujourd'hui, je suis comme oh my god.
On va les mettre en passant.
J'ai la mâchoire comme ça, je suis en train de me transformer en homme. C'est là que j'ai commencé à avoir du poil, mes règles ont arrêté carrément pendant 4 ans, j'ai pas été menstruée parce que j'ai fait mes compés quand même condensés, à part ma dernière, mais les autres que j'ai pris des stéroïdes, j'ai été faite condenser, j'avais plus de menstruation.
Fait qu'on voit que justement prendre des stéroïdes ou autres hormones synthétiques peut apporter des problèmes chez une femme. Puis moi, je les ai connus. Moi, c'était du Anavar puis du Clenbutérol que je prenais.
Oui, ça, je l'ai fait après.
C'est ça. Puis moi non plus, pendant 4 ans, j'ai pas eu de règles.
C'est spécial, hein, comment tu te sens là-dessus?
C'est incroyable. Puis le pire, c'est qu'on se sent bien.
Oui.
Tu sais, on peut se le dire entre toi et moi, je me sentais tellement bien, je me sentais en forme, je me sentais forte avec mon Anavar, je me sentais en shape.
C'est fou. Mais les répercussions après, tu dors qu'à tard, puis j'allais jogger mon jogging à 1h, mais j'étais en train de me transformer quasiment en homme. J'avais pas de cœur dans mes relations avec les gars. J'étais pas tant, tu sais, je vais pas dire un homme, c'est pas vrai, il y a des gars sensibles aussi, tu sais. Mais j'étais rendue vraiment bizarre, là, tu sais. Là, c'était ma personnalité était plus la même quasiment, tu sais. Sur OneStraw, l'année avant aussi, j'ai fait après, c'était un peu plus doux par exemple, tu sais. Je regarde les photos, ils ont quand même un petit peu plus d'allure, je suis moins quand même. Que même le Winstrol, je me demande si— parce que moi je voulais pas m'injecter.
Oui, oui, en passant, c'est tout des stéroïdes en fait qu'on prend en pellules.
Exact. Mais là, on a— moi j'ai soupçonné en tout cas, puis un autre entraîneur que je connaissais, on a soupçonné qu'il y avait pas juste Winstrol là-dedans, genre de la testo. Ouais, sûrement, parce que j'étais même plus capable. Quand ils sont arrivés pour me déshydrater à la fin, me faire pisser, j'étais même pas capable de me vider. Fait que j'étais arrivée sur le stage là comme juste pleine d'eau puis grosse.
OK.
Musclé, c'était comme bizarre. C'était ouais, fait qu'on a soupçonné. Fait que non, il y a des répercussions terribles. J'ai eu des grosses crises d'acné, des poils.
Est-ce que tu penses que ça a valu la peine de prendre ces substances-là pendant le moment de tes compétitions? Est-ce que ça t'a vraiment aidé ou tu penses que tu aurais pu réussir sans?
C'est sûr que dans une compétition où ce que le monde font de quoi, malheureusement je pense que T'arrives à un niveau, comme le niveau où j'en allais faire le championnat canadien, j'avais gagné le provincial, puis c'est là que mon entraîneur m'a arrêtée, puis je le remercie de tout mon cœur parce qu'il m'a regardée et il a dit Steph, est-ce que t'es prête à être un homme? Parce que là, tu t'en vas vers là, tu ne seras plus jamais. C'est irréversible.
C'est drôle ce que tu dis parce que, il n'y a pas si longtemps, je suis allée voir mon coach qui m'a emmenée, moi j'ai eu ma première place au championnat régional, puis Fred en fait, puis j'ai dit Ah, j'aimerais peut-être refaire une compé. Puis ça, ça fait environ un an de ça. Pis il m'a regardée pis il m'a dit «Non, non, le calife aujourd'hui, le calibre aujourd'hui, ils sont tous vraiment beaucoup sur le stock.» Exact. Pis on va pas critiquer ça parce que je veux pas critiquer les athlètes là-dedans, mais c'est des risques à avoir. Ça joue beaucoup sur le système hormonal d'une femme.
Exact.
La progestérone, l'estrogène, on l'a vu, on a plus de règles par exemple, du poil, même la voix.
La voix, tu sais là, elle est encore grave mais elle était bien plus grave que ça avant.
Moi je sais pas si tu— ouais, j'ai le droit de dire ça, c'est mon podcast, mais même mon clitoris avait changé.
Oui, moi aussi. Pour vrai là. J'ai capoté.
Là, il y a un problème. Puis moi, je pense que c'est à partir de là que j'ai dit OK, là, faut faire attention. Puis je trouve ça plate et pas plate, mais on dirait qu'aujourd'hui, on est comme dans une société d'extrémistes.
Exact.
Fait qu'on pourrait plus— tu sais, je pourrais plus aller faire une compé de bikini puis me dire— je me demande si ça existe encore, des compétitions naturelles.
Ben oui. Moi, en tout cas, ils m'ont suivie jusqu'aux toilettes puis ils m'ont regardée faire pipi. Après, ils sont rentrés avec moi. Mais tu sais, là, je parle de 2013.
Mais c'est ça, je parle aujourd'hui, on est en 2024. Parce qu'on dirait le calibre, tu sais, tes voix, les filles sont tellement—
moi, je les trouve belles, mais c'est l'affaire, c'est comme moi quand j'ai fait en 2013, oui, j'étais naturelle, mais j'avais encore quand même, si tu as moins vraiment une bonne génétique comme j'avais, ma masse, je l'avais pas perdue là parce que j'étais toujours entraînée.
Exactement.
Fait que c'est sûr, j'étais plus massive qu'une fille qui, même qui s'entraîne fort, mais qui a jamais fait de stock, tu sais, parce que je l'avais déjà kiki mon système. Exactement. Mais oui, les bikinis, mettons, rendus niveau national, sont grosses comme des figures. Les figures sont quasiment grosses comme des préciser que là on était ailleurs. Si je vais aller faire au Canada, puis là il me parlait de primo-volant puis d'injection.
Tu en as pas fait d'injection toi?
Non. Puis quand il m'a dit ça, c'est là qu'on est allé dans une fée des nations parce qu'il dit ça va être irréversible. Exactement. Moi je le ferais pas, mais si tu me payes pour t'amener, je vais t'amener.
Il a été correct de te le dire. Moi je me suis injectée, mais moi c'était en hormone de croissance.
Oui, ouais, ça fait que c'est une sous-cutanée. L'autre, il me faisait peur là parce qu'il est déjà arrivé avec une aiguille devant moi. Je sais que ben trop long, fallait qu'il me mette ça dans les fesses.
Des piqûres d'insuline, puis ça coûtait, ça coûte vraiment cher les hormones de croissance. Hormones de croissance, en fait, c'est l'hormone de la jeunesse qu'on pourrait dire. C'est ça qui nous permet à dormir, à être plus forte. Et plus qu'on vieillit, plus qu'on en perd. Fait que moi, j'avais décidé de faire ça, mais j'ai fait un cycle, je détestais m'injecter, ça me faisait faire des crises d'angoisse. Et je n'ai pas vu les résultats parce que c'est tellement cher, il en faut tellement. D'habitude, les gens vont prendre ça avec de la testo, puis moi je voulais pas faire de testostérone.
Il y a quelqu'un qui m'a fait peur avec ça, les hormones, comme quoi que ça pourrait peut-être faire croisser ton cancer. Ouais, je l'ai lu ça aussi.
Si tu as un Quand ils m'ont dit ça, j'ai dit «Non, je veux pas d'enfant.» Je remercie le Seigneur aujourd'hui que je suis en naturopathie et que je fais mes prises de sang et aujourd'hui j'ai mes règles, j'ai un cycle de 28 jours. C'est quoi ça a été, toi, les impacts après quand t'as décidé? Fait que là, à un moment donné, t'as décidé d'arrêter, tu t'es dit «OK, c'est assez, j'ai ma carte pro.» Félicitations en passant.
Les impacts, c'est là que j'ai— quand on parlait de consommation tantôt, ben tu sais, c'est sûr qu'après chaque compé, tu fais de la dysmorphie. Tu te regardes et tu te penses énorme, mais finalement, t'es super en shape. Qu'est-ce que ça faisait? J'ai pris du speed, j'ai pris du GH. C'était la drogue des bodybuilders, si on veut, parce que t'as pas le droit de boire d'alcool, t'as pas le droit de consommer. Tu vas dans des clubs et tu prends du GH. T'as le même effet que l'alcool. Je suis tombée dans le speed pour être sec, sec, sec, mais speed excessif. Ça a des conséquences vraiment dévastatrices.
C'est fou, hein?
Mon entraîneur dit Tu peux pas rester en shape à longueur d'année. Moi, je restais pareille de même. J'étais comme folle.
Je pense qu'on était toujours en train de se comparer à notre physique sur un stage.
Exact.
Mais c'était tellement irréel. Sur un stage, je faisais je pense 96 livres. Et je me souviens que durant cette compétition-là, je trouvais que je faisais de l'eau puis j'étais pas assez sec.
On n'est jamais contente, jamais.
Puis aujourd'hui, je regarde les photos, j'ai l'air d'un cadavre. C'est incroyable, hein? C'est fou qu'est-ce que ça peut jouer. Puis Aujourd'hui, en ce moment, est-ce que tu as encore des répercussions? Est-ce que tu as encore ces problèmes-là? Comment tu te vois là-dedans?
Moins, mais tu sais, c'est sûr que ça crée une identité après tant d'années. Les gens sont comme c'est Steph Gagnon, compétition, shape. Même au gym où je travaillais à Rosemère, il y avait mis un gros poster de moi, Steph Gagnon numéro 1. Tu sais, j'étais identifiée. Ça fait qu'aujourd'hui, j'ai quasiment pas le goût d'aller dans les gyms. Je m'entraîne dans mon sol. Ça m'a fait faire un peu d'anxiété quand j'allais dans les gyms. J'étais comme tout le monde va regarder me regardait parce que là, tu sais, j'ai l'air de quoi là, tu comprends? Tu sais, je suis pas comme j'étais avant, c'était fait rendu de même, tu sais. Tu t'imagines plein d'affaires et tout ça. Fait que ça fait, oui, j'ai encore un peu de dysmorphie, mais j'ai appris à travers tout ça, j'ai appris tellement de choses que ça va, c'est de mieux en mieux.
C'est intéressant ce que tu dis parce que moi, quand j'ai arrêté les compétitions de fitness, c'est parce que j'ai fait ma psychose. En fait, je pouvais plus, j'allais à l'université puis je prenais trop de drogue, ça marchait plus. Toi aussi c'était pendant? Ouais, moi j'ai pas arrêté, c'était pendant. Puis ma dernière compétition, je me suis pété la gueule sur stage parce que j'avais fait du speed puis j'avais plus aucune force, puis mes poses étaient affreuses. J'ai quand même fini 5e, c'est ça le pire, parce que ma shape était très belle, mais la prestance sur le stage n'était pas là. Mais tout ça pour dire que quand j'ai pris la décision d'arrêter, tu as tellement raison, c'est un deuil parce qu'on a tellement— j'étais tellement fière de dire que je fais du fitness, c'était tellement une identité pour moi de dire que je suis une fille de fitness que je me suis dit ok, mais mais si je suis plus cette fille-là, je suis qui, tu sais?
Exact.
C'est fou, hein? Fait que c'est vrai que moi, avec, après, je voyais le monde, puis je suis comme je suis plus aussi sec qu'avant.
Non, c'est sûr.
Là, je m'entraîne plus aussi fort qu'avant. Je m'entraîne bien, mais je suis plus aussi forte parce que naturellement, mes entraînements sont différents. Fait que ça, c'est vrai que c'est une identité qu'il faut mettre de côté.
Puis tu as quand même une piqûre. Tu sais, moi, veux, veux pas, j'entraîne encore du monde qui veulent en faire. Je suis très sélective, par exemple, parce que j'ai eu ma dose par rapport à ça. Mais je vais quand même dans leur compé, puis là je vois ça, puis là c'est comme je pourrais faire un pro show, tu sais, je pourrais, tu sais, ça revient tout le temps dedans. Je suis comme, ben non Steph, ben non, tu t'es prouvée là, tu te l'es prouvée, tu l'as gagnée ta carte, arrête là. Mais ça reste en dedans là, ça reste en dedans.
Mais c'est ça qui est bien aujourd'hui dans Team Fit, tu sais, une approche plus holistique justement. Ça serait quoi la différence de ton coaching avec ces filles-là versus Team Fit aujourd'hui? Si tu pourrais dire des grandes lignes à ça.
C'est deux mondes. Il n'y a rien de santé dans quelqu'un qui fait une compétition de fitness. Dans le fond, être en shape, mais il n'y a rien de moins en shape que ça en dedans. J'ai déjà, avec un de mes amis qui est entraîneur, qui faisait de la compé aussi, on mangeait ensemble, les deux, les dents nous ont pété dans la bouche. Imagine, on est en prep de compé, comment on est en déficience de minéraux et de vitamines. Lui, il a eu la bactérie mangeuse de peau. Oh my god. Moi, avant de monter sur un stage, j'étais gênée, mon entraîneur m'a dit Tiens, prends ça. Il m'a donné une demi-fiole de Qu'est-ce qui est en santé là-dedans? Je ne suis pas en shape là. Je suis en shape esthétiquement, mais je suis pourrie par en dedans. Là, ce qu'on fait chez Think Fit, c'est qu'au contraire, on s'en va dans des valeurs, dans des motivations intrinsèques, on s'en va vers quelque chose vers l'intérieur, puis des choses qui vont durer à long terme. C'est deux mondes. C'est juste de l'extérieur, c'est juste de l'esthétique, c'est juste du flafla. J'étais vraiment tannée, c'est une des raisons pourquoi je trippe à travailler pour Think Fit. Avec tes filles. Avec tes filles. Mais c'est pour ça, c'est ça, parce que c'est vraiment différent.
On va aller plus dans les habitudes en fait, parce que souvent, je veux pas dire que des abdos c'est pas sain parce que j'en ai des abdos puis je me sens tellement en santé, mais ça veut pas dire que tu es en shape, que tu es en santé de l'intérieur.
Zéro, zéro, ça c'est clair.
Puis toi, tu peux me parler un petit peu de ton parcours dans tes études là? Développé des capacités ou tu as fait des diplômes à travers ça? Tu peux parler un petit peu de—
ben c'est beaucoup d'expérience à travers mes compétitions, ça c'est sûr. Tout le bagage que j'avais avec mes compétitions, parce que j'ai eu 2 entraîneurs seulement, puis c'était 2 entraîneurs très compétents, très très forts. Ben j'ai appris par rapport à eux autres, puis là à un moment donné j'ai voulu rentrer pour un gym qui demandait là d'avoir une certaine formation. Fait que j'étais allée suivre mon cours chez CanFit Oui, puis écoute, on était 30 coachs, puis sur 30, ils en choisissaient 2, puis ils m'ont choisie. J'ai vraiment été contente quand je rentrais à ce gym-là. Puis après ça, j'avais cette formation-là, puis après ça, j'ai été travailler dans un autre gym privé qui m'a vraiment, vraiment beaucoup appris aussi au niveau de la périodisation, de la programmation, puis tout ça. Fait que c'est tout le bagage de toutes ces années-là, parce qu'il y a de l'expérience là-dedans aussi.
Mais l'expérience, c'est incroyable ce que ça fait, là. Tu sais, j'en ai vu sur papier des gens très qualifiés être très, très bon en fait et avec beaucoup d'études, mais finalement quand tu es même avec une cliente—
Il faut peut-être la personnalité. Je suis arrivée avec un entraîneur qui n'avait pas peur en tout et qui avait toutes les formations. Mais j'ai travaillé aussi beaucoup avec des ostéopathes. Tu sais, moi, à un certain gym, fallait que je prenne des clients même si je n'avais pas les compétences à manier. Je m'en souviens, il y en avait un, il était blessé de partout. J'étais comme Mais je n'ai pas les compétences pour ça, mon Dieu! Puis il dit Ouais, mais c'est toi que je veux! Tu sais, fait que l'ostéopathe, il m'a aidée.
Oui.
Que les spécialistes m'ont rentré, mais j'ai tellement d'expérience par rapport à ça qu'aujourd'hui je suis comme, c'est pas un centre de formation qui m'ont donné ça. Je sais comment ça marche un hernie, je sais comment ça marche ça, je sais comment ça marche ça. Je les ai toutes eu, c'est des expériences dans les gyms.
Tu aurais combien d'années tu penses d'expérience dans les gyms?
Ben au total, entraîneur, entraîneur, pas juste, j'ai dû commencer 25, j'ai 20 ans, ça fait 20 ans, 20 ans d'expérience.
Et vraiment, Steph, tu sais, dans Think Fit, t'es l'experte dans les entraînements adaptés justement.
Oui.
On l'appelle la coach sportive justement parce qu'elle va aller pousser les limites de cette cliente-là. On le sait que dans Think Fit, on a une approche holistique coach sportive, coach naturopathique, coach spirituel, mais toi, t'es vraiment la spécialiste en fait pour la forme physique.
Oui.
Comme tu dis, les entraînements plus adaptés là, ça fait une grosse différence justement, une femme qui veut prendre la masse musculaire, qui a beaucoup plus d'expérience justement dans le domaine que c'est pas pas seulement une perte de poids, mais elle veut aller pousser un petit peu ça. Fait que c'est ça qui est super. Et puis aussi, tu as amené des femmes en compétition, c'est ça?
Oui, j'en ai amené beaucoup. Puis il y a une année, j'étais enceinte. Ça a été un de mes plus gros défis. Enceinte de ma fille, j'en ai amené 6 en même temps.
Oh my God!
Je n'ai fait gagner une, la manette overall, toute seule. Après, ouais, elle a tout gagné, figure toute. Après ça, une année, une autre compétition, 3, puis La fois que je venais amener 6, j'étais comme enceinte, j'étais à 8 mois de grossesse, puis j'étais backstage en train d'écrémer. Je te jure, tout le monde était comme Elle va tomber, elle va tomber. Les filles me regardaient, puis c'était vraiment bizarre ça, je te dirais, d'être dans un monde de fitness puis être grosse de même. J'étais au plus gros que j'ai jamais été de ma vie, puis je regardais tout le monde en shape, j'étais Wow! Dans ma tête, c'était comme Où est-ce que je suis, moi, l'entraîneur, qui arrive avec ma grosse bedaine? et tout, là, tu sais, c'était spécial.
Est-ce que tu penses que c'est les compétitions de fitness qui t'ont amené cette mindset-là, cette discipline-là? Parce que, tu sais, il y a des femmes justement qui sont enceintes puis qui veulent pas s'entraîner, ils ont peur de trop pousser. Mais toi, tu as une forte personnalité, tu penses que ça s'est développé avec toutes ces expériences-là?
De m'entraîner?
Non, mais plus, tu sais, justement, tu sais, je suis enceinte, c'est pas grave, ça va pas m'empêcher de Oui, parce que moi, mon médecin, à mes deux grossesses, il m'a dit tu peux continuer à t'entraîner.
Oui, tout à fait. Parce que tu sais, c'est sûr, fallait que je fasse attention. Il y a certains mouvements que je le sentais, mais sinon, oui, tout à fait.
On veut juste le dire, une femme qui est enceinte peut s'entraîner.
Oui, puis juste comme ça aussi, ma compétition que j'ai gagnée ma carte pro, c'était après mon gars. Fait que j'avais eu mon gars là, tu sais. Fait que tu avais quel âge?
Juste pour inspirer les gens.
En 2013, là on est en 2024, c'est ça, ouais, fait que 34, 33, 33, quelque chose comme ça, ouais, 33, 33, 33, dans ce coin-là, parce que c'est après ça j'ai eu ma fille, c'est ça. Fait que où est-ce que j'en étais là? Ben là on parlait de ton mindset, de l'enfance, ouais, ouais, fait que ouais, ça prend un moment. Mais là c'est ça, tout ça pour dire que quand que j'ai accouché de ma fille, après ça, je te dirais que ça a été un bout dur. Mes filles que j'avais entraînées en compétition, elles arrivaient chez nous en larmes parce qu'ils voyaient plus leur abdo, mais moi je voyais très bien leur abdo. Puis moi j'ai mon bébé de même, j'ai la pire shape ever parce que c'était ma deuxième. Fait que là je la regarde, tu sais, ta dysmorphie tu vas aller la faire ailleurs que chez nous, Steph. C'est comme, je suis genre cernée jusqu'ici, là. Je dis on voit encore tes veines sur tes abdos. Non Steph, je capote, je capote. J'étais là avec mon bébé, puis là j'ai vu à quel point j'étais comme, mais c'est des monstres. Quasiment dans ma tête j'ai créé des monstres.
C'est là qu'on voit que c'est malsain comme lieu Penses que ça serait quoi la plus grande difficulté ou le plus grand obstacle d'une fille qui est une femme qui est en fitness justement? Puis là on parle de fitness, de compétition de fitness.
C'est là après, c'est là après, c'est terrible après pour vrai. Là c'est, tu te vois pas comme tu es, il y a un déséquilibre qui a été fait. Si on a pris des, je sais pas si tu as pris des diurétiques, moi j'en ai pris, c'est terrible après comment tu gonfles. Il y en a qui gonflent des cuisses, qui font un déséquilibre hormonal, qui ont, ils viennent des plus gros cuisse qu'il y avait avant, plus, parce qu'on le muscle, plus le déséquilibre hormonal, tu sais. Moi, j'ai pris aussi de l'anti-estrogène. Tu as fait de la DIMM, genre, compagnie, anti-estrogène médical. C'était fou là. Fait que tu sais, je me compte chanceuse même d'être comment je suis aujourd'hui. J'en ai vu des filles là doubler puis tripler après leur compétition là, tu sais.
Moi, je me souviens, après mes compétitions, j'étais tellement restreinte toute la compé que, hey, je mangeais, mais mangeais. J'ai jamais mangé comme ça. Je mangeais à m'endormir. Puis je m'endormais, puis quand je me réveillais, c'est là que je prenais mon speed.
Ouais, parce que là tu regrettais de— tu sais, moi je me calais des cannes de sirop d'érable, shake and mince.
C'est fou, hein?
Parce que ça, ben oui, là tu te punis, tu prends un speed, tu t'en vas jogger, tu spinnes, tu sais.
J'ai— tu es dans l'extrême.
Ça, ça fait pas longtemps que j'ai arrêté un petit peu ça aussi. J'avais cette— moi j'ai jamais été anorexique ou boulimique, mais j'ai eu des problèmes de surentraînement si je mangeais, tu sais, dans le fond. Fait que ça, j'ai commencé à dire ok, c'est assez là. Ouais, fait Ça aussi, c'est un autre problème.
Est-ce que tu penses qu'il y a beaucoup de femmes qui développent ce problème-là en fitness, justement?
Oui, 100 Ah, j'ai mangé ça, Steph, puis je suis allée courir ça le lendemain. Je me l'ai fait dire souvent. Ça change rien. Il y a d'autres choses à travailler. Aujourd'hui, c'est là qu'on dit pourquoi tu manges? Qu'est-ce qui fait que tu manges?
Le why, justement.
Exact. Puis c'est ça qu'ils ne voyaient pas dans le gym. Moi, je m'entraînais par des gars, ils me regardaient puis ils riaient. On s'en fout que t'aies menstrué, tu sais. J'avais une périostite à un moment donné, je suis pas capable d'aller courir. Bon, on s'en fout, tu cours dessus.
Ouais, c'est ça.
C'est hyper malsain, là. Je courais puis je broyais en même temps, là. Ça fait des chocs dans ma jambe.
C'est dans l'extrême. J'ai une question, puis peut-être t'as pas la réponse, mais je serais curieuse de savoir ton avis. Est-ce que tu penses que ça peut se faire, seulement une compétition de fitness?
Une? Seulement une?
Ouais.
Ben, la plupart des filles me disent qu'ils veulent en faire juste une.
Non, parce que c'est tellement— je me souviens quand j'ai commencé, c'est ça, tu dis que tu en fais une, mais pourquoi tu en fais une? Dans le fond, tu en fais pour aller chercher ton trophée, fait que c'est rarement une, tu sais.
À moins que tu gagnes one shot. Puis encore là, tu sais, la fille que j'ai faite gagner, c'était sa première compète, gagner overall, elle est allée refaire Québec, elle est allée faire Canadien, tu sais, elle voulait aller gagner encore plus haut. Fait que toi, tu en as fait combien?
J'en ai fait 4 ou 5.
5, exact. C'est dur d'arrêter.
C'est vraiment dur d'arrêter. J'ai arrêté quand mon corps il m'a dit c'est assez. C'est pas ma tête qui me l'a dit, c'est mon corps qui m'a dit Hey là, t'arrêtes là. C'est tellement malsain. Puis là, côté mindset, parce que là, hey, une carte pro, peux-tu expliquer c'est quoi une carte pro? Parce que moi je savais pas que Steph avait une carte pro, puis quand elle m'a dit ça, je suis comme T'as ta carte pro? Grosse jalousie en dedans de moi.
C'est vraiment tough avoir une carte Carte pro, ben ouais, dans le fond, une carte pro, c'est comme ils prennent les filles qui se sont classées dans des top 3. Fait que mettons, une fédération naturelle, mais ça vient de plein de compés, faut que tu aies été classée dans un des 3 premières. Fait que tu te bats contre des filles qui ont été dans des top 3.
C'est ça, première overall, ça.
Exact, de toutes ces filles-là qui— parce que tu sais, tu as une catégorie novice, c'est des filles que c'est leur première compé. Tu as des catégories plus régulières, puis tu as des catégories—
exactement. Parce que j'ai passé avant ça, moi.
Exact.
Ok, fait que dans le fond, tu gagnes première de ta catégorie, puis après c'est toutes les premières comptent, puis là tu gagnes, tu as ta carte pro.
Non, c'était juste du monde de top 3. Ok, ouais, exact, juste du monde qui avait été dans les 3 premières partout dans n'importe quelle compétition. Si tu arrivais là, tu avais une preuve que tu étais dans les 3 premières, ben tu compétitionnais dans cette catégorie-là. Puis là, vu que j'ai gagné ça, ben là, puis le overall de tout dans le fond, fait que là j'ai ma carte pro, puis là je pourrais aller faire un pro show naturel. Mais c'est là que ça me trottait dans la tête, mais je fais non, c'est tellement hot.
Moi j'aurais tellement aimé ça, mais moi j'étais dans les plus petites bikinis, puis c'est tout le temps les plus grandes qui finissaient overall. Il y en a eu là des bonnes qui ont fini première, il y en a eu, je vais pas mettre ça, mais je me souviens les filles plus grandes que moi là, la shape qu'il y avait, je pouvais pas compétitionner contre elles.
C'est l'avantage que j'avais, j'étais dans les petites, mais j'étais la plus grande. Mais tu étais tout le temps à côté.
Moi j'étais les plus petites, je suis Saint-Pierre, fait petite, petite.
Je pense que même à IDFA, là, mon coach se tisnait parce qu'il voulait me mettre dans grande. Non, non, dans une petite. Non, non, non, regarde la ligne, regarde la ligne. Puis là, il se tisnait, il voulait que je sois la plus grande des plus petites. Genre, mais c'est pas grave, j'arrête de te—
Non, non, mais c'est— non, non, c'est important.
Exactement. Il était content.
Comment tu as fait pour garder ta motivation entre guillemets tout le long? Qu'est-ce qui faisait que tu t'es— que tu t'es poussée jusqu'à là? Parce que on s'entend qu'il y a tellement de red flag tout le long qu'on se dit, ok, il faut abandonner. Mais qu'est-ce qui a fait que tu as continué?
C'était ma vie carrément. J'ai déjà lâché une job parce que je pouvais pas m'entraîner, parce qu'il fallait que je m'entraîne le soir, puis je suis pas capable de m'entraîner le soir. J'ai lâché la job parce que moi, il fallait que j'aille à une job qui peut me permettre de m'entraîner le matin, tu sais. Puis c'était comme, il y a rien qui m'a empêchée. C'était ma vie complètement, complètement.
C'est là qu'on voit que c'est une identité, quand on parle d'identité dans Think Fit là.
Totalement. J'avais même pas de char, je marchais pour aller jusqu'au gym là. Puis tu as pas de tout, c'était ben non, ben non, moi je mettais tout mon argent mes compétitions. Ben non, c'était juste mes compétitions. La dope des compétitions. Je veux gagner, je veux gagner, je veux gagner. Tu sais, mais mes coachs aussi me le disaient là, tu compétitionnes, c'est de même, c'est all about that, c'est juste ça.
C'est vrai qu'on pensait juste à ça. Tu sais, genre moi j'en ai fait pendant 4-5 ans d'affilée. Ouais, fait que moi c'était tout le temps en avril, à PQ, je me souviens, les compétitions, c'était tout le temps pour ma fête. J'ai pas fêté ma fête, ça me dérangeait pas. J'avais plus d'amis.
C'est quand que tu as fait ta OPQ? Ben, j'ai fait mon OPQ moi en 2016 peut-être.
Ouais, environ. J'avais jamais de fête, j'avais jamais de week-end, j'avais pas d'amis. Genre, mes amis, c'est eux que je voyais au gym. Mais c'est fou comment on se build.
Mais c'est bon, au moins tu étais pas entournée. Moi, j'étais entouré de bodybuilders qui prenaient du GH.
Ben, j'ai eu mon frère qui était un peu là-dedans aussi, mais Non, tu sais, parce que j'avais mon chum dans le temps, mais on consommait, tu sais, on était deux petits punks ensemble qui consommaient. Ok, fait que j'avais comme pas de vie, c'était ma vie de party, mais ma vie de fitness, c'était tellement bizarre. Mais vraiment, fait que c'était ton identité, tu as créé une identité à travers ça.
Ouais, vraiment, vraiment.
Puis y a-tu déjà des moments que tu as voulu abandonner? Si oui, tu as-tu une anecdote genre de quelque chose qui s'est passé?
Ben, ma jambe là, ma périostite là, j'étais aucun sens, ça me faisait mal. Là, je te dis, là, c'était comme un couteau qui me rentrait dans la jambe à chaque fois que je mettais le pied à terre quand je joguais, tu sais. Puis il m'avait dit, ben, viens à jeun le matin, puis après ça, va-t'en chez vous. Mais moi, j'avais pas d'auto, là. Fait que là, fallait que j'aille à jeun le matin au gym, puis que je revienne parce qu'il voulait que je fasse un autre genre de cardio. Je dis, non, faut que je jog, j'ai pas le choix, là, j'ai pas d'auto. Ben, il dit, jog dessus. Oh my God, c'est— je le faisais, là, j'étais comme, c'est où que je m'en vais?
C'est long à guérir, ça. Comment tu as fait pour passer à travers ça?
Mais j'ai pris un bon break après, j'ai pris un bon break. Mais que j'ai failli lâcher, non, non, c'est ce qu'on veut pas. On est tellement motivé. J'aurais été prête à n'importe quoi, n'importe quoi. Ouais, je la faisais.
Ouais, tu as vraiment un bon mindset. Quel résultat positif, on va aller dans les deux sens, quel résultat positif ça t'a apporté dans ta vie d'avoir cette expérience-là puis avoir fait tout ça?
Ça m'a amenée là, tu sais, positif. Tu sais, comme les gens me demandent souvent comment tu fais pour être aussi disciplinée. Aujourd'hui, pour moi, c'est facile d'aller jogger le matin une demi-heure. Ben voyons donc, je courais des 1h30 là, puis je mangeais à moitié de ce que je mange aujourd'hui, tu sais. C'est ça, c'est positif, la discipline.
Tu dois avoir une meilleure empathie aussi, tu sais, de comprendre plus les femmes qui ont des troubles.
Ça c'est sûr, oui, oui. As-tu en ce moment? Oui, en ce moment, oui, je leur dis là, tu sais, tu seras jamais contente. Ouais, moi là, quand j'étais à la compé, je me trouvais bien trop maigre. Je me regarde, mais moi je suis pas sûre que j'aime ça, c'est comme trop maigre, tu sais. Je m'aimais là 2 jours après la compé, là, puis c'était fini.
Une journée après, c'est fini. Moi je m'aimais sur stage, mais aussitôt après que tu débarques Tu te fais un peu d'eau. Moi, je me mets plus—
moi, je me mets plus comme ça parce qu'il me faisait prendre des diététiques, puis je me regardais le matin, je suis bien laide.
Pas d'eau, juste un café noir, une galette de riz. T'es chanceuse, t'es chanceuse.
C'est ça. Fait que ouais, c'est la résilience aussi là beaucoup, puis d'accepter des choses. Là, moi, ça me prend beaucoup de choses pour lâcher. Ouais, aujourd'hui, c'est comme c'est tout, c'est Tu sais, puis si j'ai mal à quelque part, ça va pas m'empêcher de m'entraîner. Mais tu sais, dans la mesure que ça reste sain, là, je veux dire, c'est ça.
Et qu'est-ce que ça t'a apporté de négatif dans ta vie aujourd'hui, là?
Mais j'ai plus jamais été capable de perdre ce muscle-là, premièrement. J'ai même fait affaire avec mon entraîneur, puis il a dit Steph, tu sais, le plus bas j'ai descendu, ben, sur un stage, j'étais extrêmement pesante. Tu disais que tu étais 96, moi j'étais 125. Mais tu sais, j'étais pas une fille si massive que ça quand j'étais jeune. J'ai déjà été 115, tu sais. Fait que j'ai toujours été pognée à rester de même. Fait que tu sais, si tu veux être un peu plus petite, je peux là, mais je veux dire, faut vraiment quasiment plus je mange. J'ai le choix de ça gros. Le plus petit j'ai descendu, c'est genre keto avec un gros jean, une size 8 là, puis un keto clean. Puis là, là, j'ai une petite, mais tu sais, écoute, c'était quelque chose, c'est quelque chose que je peux pas tenir dans l'équilibre Équilibre, je trouve ça difficile. Ton corps, il est rendu qu'il va pas réagir avec n'importe quoi, là, je trouve. Je sais pas, mais moi c'est comme ça, tu sais. C'est compliqué, ça crée aussi un peu de troubles hormonaux. J'en ai encore des répercussions, tu sais. Ils disent que mes hormones sont correctes, mais je les sens pas totalement correctes.
On est toutes pas contentes parce que moi j'aimerais ça avoir de la masse musculaire. Puis c'est ça, moi j'ai de la misère à en prendre. Mais c'est ça, c'est là qu'on voit aussi qu'on est fait différent.
J'avais voulu être bikini, puis mon coach dit tu fais pas quelque chose qui est pas toi, Steph, c'est n'importe quoi ce que tu dis. J'aimerais ça faire bikini.
Non, c'est ça, juste par rapport, tu vas être out. J'aimerais un peu aller dans le sujet de tu étais maman pendant tes compés ou juste ma dernière? Ta dernière? Ouais, mon petit gars.
Mon petit gars d'amour.
Puis là aujourd'hui, tu sais, tu es super disciplinée, tu t'entraînes, tu manges bien. J'ai vu que tu comptais ton eau quand tu faisais le 75 hard même. Comment tu fais pour garder cette routine-là puis être maman? Parce qu'il y a beaucoup de mamans qui nous écoutent en ce moment puis qu'ils ont sûrement besoin de se mettre une belle routine dans leur vie pour avoir une bonne hygiène de vie, pour avoir une meilleure santé, une meilleure longévité. Comment tu fais? Moi, je veux juste me dire, j'ai pas d'enfant, je le dis tout le temps, j'ai pas d'enfant. J'ai hâte d'en avoir des enfants puis vous en donner des conseils. Mais là, on a Steph avec nous. Yes, Steph maman, qu'est-ce que tu nous donnerais comme conseil?
Ben tu sais, c'est vraiment d'essayer comme de combiner ça. Ça veut pas, tu sais, il y a des enfants qui mangeront pas là tout ce que toi tu manges, ça c'est sûr, tu sais. Mais moi, je trouve des alternatives. Exemple, je dis souvent ça à mes clientes, là, mettons, je me fais un pâté chinois patate douce petits pois steak haché, puis je leur fais un pâté chinois normal, tu sais. Ça, c'est dans mes meal prep, dans le fond, là. Je vais en faire une grosse batch, une grosse batch. Ils vont manger du spaghetti, je vais manger une courge spaghetti. Mais ils me voient. Ma fille a commencé à manger des salades de poulet. Mon gars, il a commencé à checker du sucre, ses ingrédients. Ça commence, là, je les vois, je suis comme ah, Mat, as-tu vu du sucre là-dedans? Mat, nanana, tu sais. Puis je leur ai pas imposé. Ils m'ont juste regardé aller, ils me regardent aller, puis tout ça. Puis aujourd'hui, ils ils sont déjà en train de regarder les étiquettes puis checker, comme, sans être maladif, là, tu sais. Mais de combiner ça, là, je pense, c'est juste, ils vont te suivre. Ouais, ils vont te suivre. Je pense qu'ils vont juste te suivre. Puis, mais c'est de pas être trop maladif non plus, là.
Est-ce que tu as des fois tendance à te mettre de côté justement pour prioriser les enfants, ou tu t'es toujours priorisée avant?
Toujours priorisée. Ça, ils savent. Puis ça, depuis leur naissance. Moi, je m'entraînais, je les avais dans mes bras. Je faisais des squats dans les voitures. Tu veux pas dormir? Ok, je l'emmenais. Let's go, je squattais, squat ballon avec mon bébé. J'allais dehors avec mon pousse-pousse, puis j'allais jogger. Je me suis jamais empêchée, c'était impossible. Je pouvais pas, je pouvais pas pas faire ça, tu sais.
Parce que si maman va pas bien, les enfants, les enfants iront pas bien non plus.
Exactement. Même encore, puis même aujourd'hui, je te dirais que mon gars, il est impressionné de moi.
Ah oui?
Qu'est-ce qu'il dit? Il dit tu reviens de jogger? Ok, mais là, réveille-moi là quand tu y vas. Ah, c'est tellement Pis l'hiver on va faire du fat bike ensemble pis il est comme pas capable de monter pis moi je monte. Il dit «Mais là c'est ben trop dur ces jambes, comment tu fais, man?» C'est tellement hot! Ouais, fait que quand même je suis en forme là, je suis contente parce que je me dis, j'ai dit souvent à mes enfants «Je vais être une mamie en forme.» Ouais, tellement! Moi quand je vois des mamies là, moi je voudrais l'été partir avec vos enfants pis là je les garde tout l'été pis je m'en vais avec eux autres pis je suis full en forme, tu comprends? Quand je vois des mamies en forme là, C'est m'inspire, ces femmes-là, super en shape, en forme, qui sont là avec leurs petits-enfants, puis ont genre 60-70 ans. Je suis comme ça, moi.
C'est là l'importance de la longévité, justement, puis prendre soin de soi. Puis c'est beau ce que tu dis. Moi, je me souviens, j'ai eu mon adolescence de folie, mais je me souviens, quand j'étais plus jeune, ma mère m'emmenait tout le temps à son gym, puis elle faisait de l'aérobie, ma mère. Fait qu'elle me mettait à côté sur le tapis, puis je me souviens, je faisais comme elle. J'ai beau été rebelle, mais T'as cette mentalité-là de santé, mais revenue, tu sais. Fait que c'est la même chose de ce que tu fais avec tes enfants, dans le fond.
Absolument.
Je pense que n'importe quelle mère aimerait ça que son enfant lui dise «Maman, t'es hot, tu m'inspires.
Hey, c'est tellement cool ensemble.» C'est moi qui traîne. Des fois, ma fille, elle vient prendre des marches avec moi. «Ah ouais, let's go!» Puis on va pas continuer si longtemps que ça. «Hey, c'est pas normal, là. Tu as 10 ans, j'en ai 44.» Tu sais, là, je suis plus en forme qu'eux, là, tu sais. Fait que ça, je trouve ça le fun parce que je les Je les amène à un autre. J'en vois de mes amis Comment tu fais pour avoir du ginou de même? J'aimerais ça moi aller faire telle randonnée. Mais vas-y! Je pense que c'est quelque chose qui est très bien en tant que maman à apporter à ses enfants.
Tu donnerais quoi comme conseil aux mamans qui ont peur justement peut-être de ne pas être à la hauteur ou peur de mettre de côté leur enfant?
Tu ne peux pas te sentir coupable de vouloir être en santé. Parce que tout ce qu'ils veulent, tes enfants, tes enfants sont pas responsables d'être venus au monde. Ce qu'ils veulent, c'est une maman en santé. Tu comprends? Il y a aucune culpabilité. Moi, des fois, mes enfants, ils se lèvent puis je suis pas revenue de jogger, puis ça fait longtemps que c'est de même. Ils savent Ah, ben, maman est partie jogger.
Puis tu faisais comment quand ils étaient plus jeunes?
C'est sûr que j'avais un bon chum. Je m'appelle Dani. Mais ouais, pour ma compétition de 2013, quand mon gars il était pas vieux, il avait de quoi, 4-5 ans, je revenais de jogger, mon déjeuner était prêt, il allait porter mon gars à la garderie, ma petite crêpe Gruau avec des petits bonhommes quasiment. J'étais comme, j'ai eu vraiment un conjoint exceptionnel à ce moment-là. C'est sûr que si tu veux faire une compétition avec un enfant, je te conseille d'avoir un bon coéquipier avec toi.
On conseille pas nécessairement, je pense que quand même on le conseille pas. Non, je pense que j'ai eu plus d'expérience avec mes clients puis mes études que ma compétition du fitness. Ça m'a vraiment apporté beaucoup de troubles justement. Là, moi, l'anorexie, c'est venue direct après les compétitions. Je me comparais toujours à ça. Et là, je suis avec ma dernière question que je pose à toutes mes invitées est-ce que tu penses que ça serait possible de vivre jusqu'à 180 ans?
Si je pense que ça serait possible, j'aimerais que ça soit possible. C'est sûr que j'ai regardé l'émission que tu nous as demandé de regarder, Le Secret des ondes bleues. C'était assez impressionnant, tu sais. Puis j'essaierais de mettre tout pour y arriver. Je trouve ça vraiment impressionnant, impressionnant. Mais si je pense 180, je trouve ça vieux. Si je suis capable de vivre 120, je vais être contente. 100-120, je vais être contente. En pleine santé aussi, c'est de le vivre en santé.
Ben totalement, on parle de santé.
De se rendre à 90 tout pépé ou de se rendre jusqu'à 90 en santé, il y a une différence. Moi, je veux vivre le plus longtemps possible mais en santé. Pas dans le fond d'un hôpital.
Est-ce que tu penses que tu t'en vas dans ce sens-là? Avec ton bagage, ton expérience, avec ce que tu fais aujourd'hui, tes connaissances?
Je pense que oui. Je ne veux pas me comparer, mais des fois, je vois des amis d'école et je les regarde et je suis comme—
Ils sont différents.
Je pense que je suis dans une bonne place en ce moment.
On va voir jusqu'à 104 ans avec Team Toupie, ça va arriver. Tu aurais-tu un mot de la fin pour les femmes qui t'écoutent, justement qui ont peut-être des troubles alimentaires, qui aimeraient faire des compétitions ou des mamans? Qu'est-ce que tu leur dirais, leur conseillerais pour prendre soin d'elles, avoir une meilleure longévité? Surtout pour vivre jusqu'à 180 ans?
Ben, ça serait vraiment de prendre soin de ton intérieur, d'aller chercher vraiment, comme on vous parle, les why. C'est tellement important. C'est vraiment ça, vraiment, votre raison de pourquoi vous voulez être en santé. C'est pas parce que je veux être belle. Dans le miroir, tu vas te trouver belle s'il y a des choses à régler intérieurement. Ça risque tu vas avoir la shape de rêve puis tu trouveras pas belle encore. Fait que tout ça pour dire que c'est pas juste une question d'esthétique, là, c'est d'aller chercher le maximum de tes motivations internes. Pour pas, c'est pas juste le physique. Je conseille pas à personne de s'entraîner juste pour le physique. Il y a d'autres choses en arrière de ça, c'est plus ça.
Toi, ça serait quoi ta raison?
La santé, en fait. J'ai perdu ma mère, fait que moi, ça, ça m'a beaucoup choquée aussi, tu sais. Ça fait longtemps, ça fait l'âge de mon gars, ça fait 16 ans. Ça fait que ça, ça m'a beaucoup réveillée aussi, je te dirais.
Elle était pas en santé, elle prenait pas soin d'elle.
C'était pas quelqu'un qui buvait, pas quelqu'un qui fumait, c'est pas si pire. Puis fait que ma génétique est très portée sur le cancer dans ma famille, de quoi? Foie, côlon, mon père le rein, mes tantes le sein. Fait je suis entourée de ça, fait que là, ça me fait extrêmement peur. Ouais, fait que je te dirais que c'est pas tantôt que je veux régler ça, c'est là, là, exactement, c'est là que ça se passe.
Puis surtout qu'on sait aujourd'hui que la génétique est juste responsable de 5 à 10%, fait que si tu peux aller dans, c'est ça, si tu peux aller dans ton épigénétique puis aller dans un bon mode de vie, une bonne hygiène de vie, l'alimentation, l'entraînement et autres, ça peut, tu vas pouvoir vivre jusqu'à 180 ans.
C'est ça que je veux, puis c'est ça que je pense que tout le tout le monde devrait vouloir. Oui, ben plus, ça donne quoi d'être en shape?
Puis ben, tu pourrais arrêter de manger, tu pourrais arrêter de manger, puis tu maigrirais, mais tu serais-tu heureuse?
Puis dans 10 ans, tu meurs parce que tu manques de vitamines, minéraux. C'est ça, c'est ça, tu sais. Tout le monde voudrait, veut être en santé. Il y a rien de plus important que la santé. Si tu as plus la santé, tu as plus rien.
Ah, c'est un peu notre mission, tu sais. On veut prouver que la santé est là pour justement après réaliser tes rêves.
Exactement, tu sais.
Tu peux pas aller construire des gyms dans la jungle ou Exact! Faire le tour du monde si t'es pas en santé, ça fonctionnerait pas dans le fond.
Voilà, exactement. Tu peux même pas prendre l'avion si t'as le cancer, t'es même plus assurable je pense. Au moins, tu es pas capable. Attendez pas que ça arrive là. Il y en a on dirait qui attendent ça, d'être hospitalisés. Ok, là faut que je fasse quelque chose, j'ai été hospitalisé. Il est limite trop tard.
Tous tes résultats d'aujourd'hui, ils viennent de tes actions passées.
Exact, exact. C'est ma vraie motivation. C'est ce que je dis souvent quand je suis dans les appels de groupe. Pourquoi tu es disciplinée comme ça? Parce que je ne le fais pas juste pour ça. Je ne le fais pas pour voir ma balance baisser. Je le fais parce que je veux être en santé longtemps. C'est ça qui arrive, c'est que c'est super important.
Merci Steph!
Ça me fait plaisir.
Où est-ce qu'on peut te rejoindre?
Où est-ce qu'on peut me rejoindre? Chez Think Fit.
J'adore ça! Tes réseaux sociaux aussi, tu as Instagram?
Oui, Instagram, Facebook.
Parfait, on va te mettre les liens en bas. Merci beaucoup, c'est vraiment apprécié. Je t'aime beaucoup.
Merci à toi, moi aussi je t'aime.
Je pense que tu vas impressionner beaucoup de femmes qui vont écouter ça, ça va en inspirer une couple. Naturellement, si vous voulez faire des compétitions de fitness aussi, soyez sûr d'être bien accompagné. On veut vraiment pas négliger—
pas négliger—
le mot est plutôt, on ne veut pas critiquer les gens qui font de la compétition parce que je pense que c'est des athlètes quand même hors pair. Ils ont beau prendre des substances et autres, ils ont quand même fait le travail pour y arriver. Je pense juste qu'il faut être consciente dans quoi qu'on s'en va puis faire attention en fait à qui on demande conseil. Je pense que c'est ça le plus important.
Absolument, absolument. Vous y allez peut-être même avec une fédération naturelle, sauf que c'est ça, on sait jamais vers qui qu'on va être compétitionnée là. Sauf que si vous voulez faire quelque chose, au moins faites le naturel.
Pour pas avoir des impacts par la suite sur ses hormones, c'est tellement important les girls d'avoir ses règles. Oui, très très important. Merci beaucoup, on se retrouve la semaine prochaine. Bye!
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