Hormones en transition : ce qui se passe vraiment autour de 35 ans - E132
5 Jan 2026 · 10 min
Aly Bragues explores the hormonal shifts women face starting in their thirties, particularly perimenopause around 35. She breaks down estrogen, progesterone, and other key hormones, explains the Dutch test for mapping them, and covers early signs like fatigue, anxiety, and irregular cycles. She also discusses bioidentical hormones and nutritional strategies to support hormonal balance.
Chapters
On s'est moqué des frères Wright lorsqu'ils affirmaient que l'homme pourrait un jour voler. Pourtant, ils ont prouvé que c'était possible et l'avion existe aujourd'hui. On a aussi ignoré Thomas Edison quand il disait qu'on pouvait créer une source d'énergie indépendante. Et pourtant, lui aussi il a réussi et l'ampoule fait partie intégrante de notre quotidien. Alors si moi je te dis qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans en santé, est-ce que tu me croirais? Te voici dans Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Ali Braggs, naturopathe et autrice du best-seller C'est toi la boss de ta vie. Ce podcast est destiné aux femmes qui veulent vieillir en santé, perdre du gras et garder une apparence jeune avec des remèdes et techniques naturelles. Chaque épisode révélera les nouvelles technologies ou astuces de biohacking données par moi ou un expert pour enfin obtenir obtenir des résultats durables sans bousiller sa santé. Prête à commencer à rajeunir? On y va! Salut tout le monde, ici Aly Bragues dans l'épisode 132 et aujourd'hui, on va parler d'hormones féminines, d'hormones sexuelles, on va reparler d'estrogènes, progestérone, testostérone et j'ai envie de parler d'un enjeu hormono que je ne connaissais pas avant et que je me suis rendu compte que je me reconnaissais là-dedans. Donc super intéressant, je viens de tout juste finaliser mon cours d'endocrinologie et c'est vraiment un sujet qui me passionne le plus, les hormones, parce qu'on se rend compte en fait que ça envoie beaucoup de signaux dans le corps et ça peut contrôler carrément tout notre corps, tous nos systèmes. Et on se rend compte que s'il y a beaucoup trop de fluctuations à ce niveau-là, c'est là que la femme en particulier ne va pas bien. Si on compare ça avec un homme qui a toujours les hormones pas mal stables, c'est sûr que les femmes avec leur cycle hormonal suivi de la ménopause Eh bien, il y a toujours une cascade de choses qui peut arriver, autant d'inconfort que de changement de mood. Donc aujourd'hui, je vais parler de quelque chose super intéressant. On va faire le tour, en fait, si tu es une femme qui a des challenges avec ses hormones, qui a des SPM, puis qui sait pas pourquoi, ou qu'elle est en périménopause ou ménopause, mais je crois que cet épisode-là pourrait être pour toi, pour que tu comprennes un petit peu plus qu'est-ce qui se passe dans ton corps. Je trouve ça intéressant parce qu'on nous a toujours appris que C'est comme si on allait avoir des enjeux hormonaux qui commencent seulement à la ménopause. Moi, je me souviens plus jeune, sûrement que j'avais des SPM, puis parce que j'avais vraiment une mauvaise hygiène de vie, puis je me suis jamais vraiment rendu compte est-ce que mon cycle irrégulier, est-ce que mes symptômes, mes inconforts viennent de mon cycle hormonal? Puis là, aujourd'hui, j'ai 32 ans, puis je me rends compte que my god, c'est pas parfait, puis j'ai toujours pas d'enfant. C'est sûr que pour moi, mon ovulation est importante parce que je veux avoir des enfants. J'en veux 3 d'ailleurs. Mes proches disent que je m'y prends un petit peu tard, mais moi je dis que rien n'est possible dans la vie. Mais c'est vraiment intéressant de savoir en fait que j'ai appris que la périménopause, ça débute souvent à partir de l'âge de 35 ans. Donc je trouvais ça vraiment intéressant de voir que, ok, moi dans ma tête, périménopause, préménopause, c'était comme avant la ménopause, genre à 45 ans, 40 ans. Les femmes, elles ont environ leur ménopause à 50 ans, puis ça dépend aujourd'hui, là, les femmes ont leur ménopause de plus en plus jeune, là, on s'entend. Là, je vulgarise et je généralise beaucoup, mais moi, on dirait que jamais j'avais pensé à ça, puis ça m'a vraiment surprise. Fait que c'est pour ça un peu, je vais t'en parler, parce qu'on pense que, ok, c'est, on va commencer à avoir des challenges avec nos hormones parce que les règles arrêtent, parce que quand on parle d'une ménopause, c'est 12 mois par exemple sans avoir des règles. Mais vraiment, c'est pas à l'arrêt des règles qu'il va y avoir, que ça va être marqué qu'il y a un début de quelque chose. En fait, on sait que on peut voir des inconforts comme la fatigue, l'anxiété, sommeil fragile, cycle irrégulier, prise de poids. Puis tous ces déséquilibres-là sont pas anodins, c'est vraiment les premiers signes d'une transition endocrinienne réelle. Puis c'est ça qu'on appelle la périménopause. Donc aujourd'hui, comme je t'ai dit, on va parler d'hormones sexuelles, je vais te parler un petit peu c'est quoi l'insuffisance lutéale. Puis je me suis rendu compte que moi je suis là-dedans en ce moment, puis je savais pas. J'ai fait un Dutch test, ce connais pas ça, un Dutch test, un des tests les plus précis que tu peux faire sur tes hormones avec ta salive et l'urine. Donc tu peux voir toutes tes hormones sexuelles plus au niveau des surrénales, ton cortisol et tout. Super pertinent parce que tu le fais sur 30 jours, sur 28 jours, c'est ça qui est pertinent. Contrairement à une prise de sang, tu peux pas tout savoir comment il va ton cycle. Puis je me suis rendu compte que, my god, je veux pas tout le temps. Puis pourtant, moi je suis une femme super en santé qui prend soin d'elle, qui mange bien, qui prend des suppléments, j'ai pas vraiment de symptômes SPM, je suis pas là-dedans vraiment, mais my god, les tests, les biomarqueurs me le disent, Ali, tu manques de progestérone. Fait que je veux t'en parler parce que c'est un phénomène que beaucoup de femmes peuvent vivre, de manquer de progestérone. Puis on sait que quand ça va vers la ménopause, c'est vraiment l'estrogène qui finit par faire ses valises, s'en aller. Mais intéressant à savoir, on va parler de périménopause, puis je vais parler un peu de ménopause aussi. Et je vais te parler aussi du rôle central des surrénales qui prennent le relais hormonal, parce qu'on sait que les surrénales leur job première, c'est d'aller sécréter le niveau de cortisol, mais quand les surrénales sont trop en demande, puis les ovaires, les gonades ne peuvent plus faire, ne peuvent plus, on pourrait dire, ne peuvent plus en fait subvenir aux besoins des œstrogènes et progestérone, mais c'est les surrénales qui doivent prendre le relais. Mais si les surrénales sont trop occupées, c'est là qu'il y aura vraiment plus de production d'hormones sexuelles et ça cause beaucoup de symptômes aussi. Fait que vraiment un beau monde qu'il y a là-dedans. Moi, j'adore ça.
Fait qu'on y va.
Fait qu'on sait que premièrement, les hormones sexuelles sont des hormones, on dit stéroïdiennes, parce qu'elles sont fabriquées à partir du cholestérol. Donc le gros mythe de dire qu'il faut pas manger de gras, faut pas faire de cholestérol, c'est de la grosse bullshit. Toutes nos hormones viennent à partir du cholestérol, c'est vraiment la matière première. Ça, faut que tu le saches. Fait que c'est pour ça qu'on dit souvent aux femmes qu'il faut manger du gras, des avocats, des jaunes d'œuf, des amandes, etc. Tout ce qui peut contenir du gras, c'est bon pour la santé et c'est bon aussi pour faire des hormones. Donc ça, c'est important. Puis on sait que les hormones sexuelles, en fait, sont produites par les ovaires. On dit les gonades, oui, pour les femmes. Les gonades, c'est soit les testicules ou les ovaires. Ça va être aussi produit par les surrénales. Donc les surrénales, c'est les glandes, en fait, qui sécrètent les hormones de stress. Il va y avoir aussi les tissus adipeux. Je sais pas si tu le sais, mais le gras peut sécréter des hormones aussi. Puis on va parler du foie qui, minimum, un petit minimum, qui va sécréter aussi des hormones. Là, qu'est-ce que tu dois savoir, c'est qu'il y a plus qu'une sorte d'estrogène. Je pense qu'il y en a comme une centaine de sortes d'estrogènes, mais moi je te parle des 3 principales qu'on entend souvent la E1, la puis la E3. Parce que quand on parle d'estrogène, on parle pas d'une seule hormone, c'est vraiment une famille hormonale, puis chacun en fait leur contexte. Puis là, tu sais, on parle d'hormones là, puis c'est pas le but de l'épisode aujourd'hui, mais je vais pouvoir en faire une là. On pose souvent la question en lien avec les hormones bioidentiques. Ali, t'en penses quoi? Est-ce que c'est bon? C'est pas bon? Puis même moi, souvent, j'ai fait l'erreur de critiquer des choses sans vraiment connaître ça. Puis je me suis rendu compte que les hormones bioidentiques, ça peut être vraiment utile pour certaines femmes. Je me suis d'ailleurs acheté une crème aux États-Unis qui contient de la progestérone, parce que ça se vend pas au Canada, c'est illégal. Mais je suis allée dans une boutique naturelle, puis il y avait comme plein de crèmes avec des hormones dedans. Puis je suis allée m'acheter la crème de progestérone. Je l'ai pas encore essayé parce qu'en ce moment, j'essaie de me me soigner le plus possible avec des plantes, donc du Vitex ou des genres de formules ménopause avec plein de sortes de plantes qui va aider à la production de ma progestérone justement. Mais je me dis, si vraiment un moment donné j'ai comme trop d'inconfort, de symptômes, ça va pas bien, je vais l'essayer. Fait que je l'ai en backup. Mais tout ça pour dire que je vais vous faire un épisode sur mon opinion puis ce que j'ai appris en fait sur les hormones bioidentiques. Puis tu sais, des fois j'ai cette discussion-là avec mes clientes, sont comme, mais non, moi je veux pas prendre des œstrogènes, c'est pas bon pour la santé. Puis vraiment, ils prouvé que c'est pire, les symptômes puis les problèmes que ça peut engendrer, c'est pire de manquer d'estrogènes pour une femme que d'en avoir trop. Parce qu'on sait que c'est vraiment relié, par exemple, au système cardiaque. Donc c'est vraiment prouvé que les femmes qui manquent d'estrogènes peuvent décéder plus tard d'une crise cardiaque ou autre. Donc il y a vraiment des corrélations qu'on peut faire avec ça, mais c'est pas le but d'aujourd'hui, fait que je fais juste effleurer là, mais pour vous dire que c'est super intéressant d'utiliser les estrogènes les hormones bioidentiques. Puis quand on dit bioidentique, c'est que la molécule, elle est exactement pareille. Fait que je vais pas plus en détail, je te laisse un petit tease pour le prochain épisode, peut-être pas la semaine prochaine, mais un des prochains épisodes que je vais parler de ça.
Donc, 3 sortes d'estrogènes qu'on aime beaucoup. Ils ont chacun en fait leur forme, ils jouent un rôle différent selon l'âge, le cycle et le contexte hormonal. Fait que si on commence avec, bon, dans mes notes j'ai le E2, l'estradiol, en premier parce que l'estradiol, en fait, c'est la forme la plus active active.
On sait que c'est elle qui va vraiment agir au niveau des cellules, des tissus.
Elle est active biologiquement, puis c'est vraiment l'estrogène qu'on va avoir en âge de reproduction. Donc, on sait que c'est principalement produit par les ovaires, à condition que l'ovulation ait fonctionné aussi. Puis, le rôle de l'estradiol, en fait, c'est la, ça stimule la croissance et la vascularisation de l'endomètre. Ça soutient la santé osseuse en freinant la réabsorption osseuse. Ça agit directement sur le cerveau. Fait que vraiment, une femme qui manque d'estrogènes, elle va avoir vraiment des problèmes cognitifs. Ça, c'est vraiment courant. Donc, une femme a besoin d'estrogènes pour la mémoire, l'humeur, la clarté mentale. Ça va aider à améliorer la sensibilité à l'insuline aussi, puis la régulation du métabolisme. Ça va participer à la dermo-régulation. Ça va soutenir la libido, la motivation et la vitalité.
J'en ai un peu parlé pendant le cycle aussi.
Ça va contribuer à la santé de la peau et des muqueuses. Donc, on sait que tant que l'estradiol c'est bien produit, le corps féminin bénéficie d'une stabilité hormonale. Puis vraiment, en périménopause, sa production elle va devenir irrégulière et c'est ça qui va donner, par exemple, des bouffées de chaleur, des troubles de sommeil, de l'anxiété et du brouillard mental. Donc, l'estradiol c'est vraiment la meilleure qu'on pourrait dire, mais pas la meilleure parce qu'elle est très proliférante aussi. C'est souvent celle qu'on pense qui est mauvaise pour la santé, qui va créer le cancer.
Ça, on l'entend beaucoup.
mais c'est un petit peu un mythe. Il faut aller vraiment nuancer tout ça. L'estradiol, on en a besoin, mais encore une fois, c'est la dose qui fait la toxicité. Autant que si tu en as trop, ça peut créer des effets secondaires, mais autant que tu en manques, que ça peut être pire. Fait qu'il faut vraiment pas avoir peur avec ça. Par contre, il y a des phénomènes de dominance estrogénique que je vais pouvoir parler un petit peu après aussi. Il y a l'estrone, ça c'est la E1 qu'on dit, parce qu'en fait l'estrogène de transition, en fait, c'est l'estrone, parce que l'estrone est vraiment moins puissante, moins proliférante que l'estradiol. Mais plus qu'on vieillit, plus qu'on peut l'avoir. Elle est produite principalement par la conversion périphérique des androgènes, qu'on dit, par les tissus adipeux, on va dire les aromatases, les surrénales indirectement aussi. Donc, qu'est-ce qui est important? L'estrone, on peut avoir une réserve de sulfate d'estrone, qu'on dit. Ça, C'est très rare que dans les prises de sang ils vont vous demander de le faire, mais c'est vraiment pertinent pour quelqu'un d'aller voir sa réserve d'estrone. Puis c'est en sulfate d'estrone que tu peux aller demander dans tes prises de sang pour aller voir la réserve.
Aussi, on sait que l'estrone peut être convertie en estradiol, puis c'est pour ça qu'on dit qu'il y a une réserve en fait selon les besoins du corps. Puis cette hormone, l'estrone, c'est elle qui est vraiment plus dominante pendant la ménopause et la périménopause, qu'on pourrait dire. Elle est moins active, moins proliférante, mais elle sert quand même à quelque chose. Mais c'est sûr que c'est pas la même que l'estradiol qu'on a pendant qu'on est fertile, par exemple. On sait que quand la progestérone chute, l'estrone peut exercer une stimulation estrogénique relative, même si les estrogènes totaux ne sont pas élevés. C'est ce qui explique que plusieurs femmes vivent avec des symptômes de dominance estrogénique sans avoir trop d'estrogènes sur papier. Fait qu'on parle souvent de la dominance estrogénique, puis moi j'en ai parlé beaucoup là en lien avec mes femmes qui ont, par exemple, la culotte de cheval, de la cellulite, les cuisses, la graisse et tout ça. On voit que c'est une dominance estrogénique. Une dominance estrogénique peut se percevoir même si tu as pas beaucoup d'estrogènes, parce que dans le fond, qu'est-ce qui est important avec ça, c'est le ratio progestérone-estrogènes. Ces deux hormones-là sont tout le temps ensemble, c'est des sœurs, elles s'aiment. Fait que c'est tout le temps ça qui va être important de calculer, les ratios. Fait que peut-être que toi, tu as de l'estrogène bien normal dans le corps, mais tu manques tellement de progestérone que tu as une dominance estrogénique, puis ça peut se manifester avec des inconforts. Je me retrouve un petit peu là-dedans en ce moment. Mon estrogène est très normal, mais mon Dieu, je manque de la progestérone. Je manque pas tant de progestérone, mais j'en manque qui fait en sorte que je ovule peut-être pas tout le temps. C'est ce qui fait qu'on peut dire qu'Alicia Marcelle Martine Bragalli a une dominance estrogénique et c'est ça qui peut faire vivre en fait des symptômes d'inconfort. Si je vais avec la dernière, on parle de l'estriol. L'estriol, on l'appelle l'estrogène protecteur. En fait, c'est le plus doux et le moins stimulant de la famille. Contrairement, on pourrait dire, à l'estradiol puis l'estrone, il n'est pas produit directement par les ovaires. Il vient aussi, il provient surtout de la transformation hépatique de l'estradiol. Il devient l'estrogène dominant pendant la grossesse. Il me semble aussi que c'est par le placenta qu'on peut aller sécréter justement de l'estriol. Et puis son rôle, en fait, à l'estriol, ça soutient la santé vaginale et urinaire, ça va maintenir l'intégrité des muqueuses, ça va exercer un effet non-proliférateur sur l'endomètre, donc on dit que c'est la moins cancérigène. Ça agit comme modulateur protecteur face aux effets trop stimulants de l'estradiol, puis elle est vraiment associée à une meilleure tolérance hormonale, notamment en périménopause les ménopause parce que ça protège vraiment sans sur-stimuler, avoir un effet proliférateur. Donc ça, c'était vraiment pour les œstrogènes. Si je vais maintenant avec la progestérone, on sait que c'est l'hormone post-ovulatoire qui est sécrétée par le corps jaune avec le signal de la LH. Je vais expliquer un petit peu plus après ça. La progestérone, on peut faire un lien étroit avec les récepteurs au niveau du neurotransmetteur, le GABA, qui est un une hormone en fait inhibitrice, donc contre l'anxiété. Ça va calmer le système nerveux, ça va soutenir le sommeil, ça va venir équilibrer les estrogènes comme je t'ai dit, parce que ça c'est vraiment comme une équipe ensemble. Et aussi on sait que ça va venir soutenir la thyroïde. Sans ovulation, eh bien, on n'a pas assez de progestérone. Donc ça c'est vraiment vu. La progestérone, on en a besoin là, puis je vais parler un peu du cycle menstruel par la suite. Si je vais un petit peu grosso modo avec la testostérone, je trouve ça intéressant d'en parler parce qu'on pense que la testostérone, c'est juste les hommes qui en ont, mais c'est totalement faux. On sait qu'on en a une petite quantité, mais elle est vraiment essentielle à la vitalité, à la libido, à la masse musculaire. Chez la femme, elle dépend largement aussi de la DHEA surrénalienne par une transformation avec— non, c'est pas l'aromatase, pardon, je me suis trompée. C'est vraiment, elle vient de la DHEA. Qui reste une hormone androgène. Quand on parle d'aromatase, en fait, c'est quand on prend une hormone masculine qui se transforme en hormone féminine, mais la DHEA fait partie des hormones androgènes. Maintenant, si on parle un petit peu du cycle normal, on sait qu'on a plusieurs phases. Il y en a qui dit qu'on en a 3, il y en a qui dit qu'il y en a 4. En fait, je vais les comme décortiquer, que je commence avec la phase folliculaire. Donc après les règles, qu'on pourrait dire qu'on a une dominance estrogénique. Quand on a nos règles, c'est jour 1. Quand tu as tes premières journées de règles, c'est vraiment jour 1 en fait. Et là, tu commences à compter, tu es tutu, puis après 5 jours environ, puis on s'entend, c'est pas toutes les femmes qui ont leur cycle sur 28 jours. Il ne faut pas croire que tu es à 30 jours puis que tu es irrégulière. Si tu es tout le temps à 30 jours, ça peut être correct, OK. Il n'y a pas grand monde qui est vraiment à 28 jours. Moi, je le suis étonnamment. Et puis, Donc là, tu as eu tes règles et par la suite, phase folliculaire, il y a une dominance estrogénique. Donc augmentation de l'estrogène et c'est là qu'il va y avoir maturation folliculaire, en fait. Puis jusqu'avant l'ovulation, en fait, on va avoir un pic d'estrogène et aussi de testostérone. C'est là que la lubrification vaginale est bonne. C'est là qu'on a de l'énergie. C'est là qu'on a confiance en nous. C'est là qu'on a plus de libido. C'est là qu'on est plus willing de faire des choses. Ça, je vous le conseille peut-être. Moi, j'ai un truc avec mon mari. Mon mari, il a mon calendrier hormonal dans son cellulaire. Donc ça, c'est vraiment pratique parce qu'il sache un petit peu ce qui se passe dans mon corps en ce moment. Puis il sait que quand c'est avant l'ovulation, ben let's go, on y va. Vraiment, pour les femmes justement qui ont de la difficulté avec la lubrification, manque de libido, c'est vraiment un moment propice à essayer d'avoir des relations sexuelles aussi. C'est pas pour rien, c'est là qu'on ovule, qu'on peut tomber enceinte. Le corps est bien fait, on est quand même des animaux, faut pas l'oublier. Et jusqu'à tant qu'on a l'ovulation, en fait, il y a vraiment un gros pic d'estrogènes et de testostérone. Et ça, tout ça, c'est stimulé par la FSH. En fait, on a une stimulation au niveau du cerveau qui va aller envoyer un signal aux ovaires let's go, on y va! Par la suite, il y aura plus de FSH, on va avoir de la LH qui est stimulée au niveau du cerveau, et ça, ça veut dire let's go, on ovule! on va aller sécréter la progestérone. C'est vraiment un événement central, puis c'est là que la phase lutéale embarque. Il y a la montée de progestérone et c'est là que, ouf, il y a la baisse d'estrogènes, il y a la montée de progestérone et c'est là qu'on peut être un peu plus fatigué. On va avoir l'augmentation de la faim. C'est là qu'il y a des femmes qui peuvent avoir de la dysphorie, des SPM. Puis surtout, je te dirais, la première partie de la phase lutéale peut aller bien, mais c'est vraiment la dernière phase, Les quelques derniers jours avant ses règles, c'est là qu'on a plus de difficultés parce qu'il y a une petite fluctuation d'hormones qui fait en sorte que ça peut rendre inconfortable la femme, justement. C'est pas là qu'on a envie d'avoir des relations sexuelles non plus. On a moins d'énergie, on a le brain fog des fois, problème de concentration. Moi, dans ces moments-là, des fois, là, je le suis en ce moment, je suis pas si pire, mais des fois, genre, je fais des podcasts, je vais bégayer, je vais oublier mes mots, je vais être un peu confuse. Ça va m'arriver de temps en temps, puis c'est vraiment dans cette phase-là. Contrairement à ma phase folliculaire, je le vois tellement avant mon ovulation, comment j'ai de l'énergie, je parle bien, je pourrais redessiner le monde. Mais on s'entend que tu ne redessines pas le monde pendant une phase lutéale. Ce n'est pas là que tu fais des jeûnes non plus. Ce n'est pas là que tu t'en vas faire un marathon ou un Ironman. Si les girls, vous pouvez calculer votre cycle hormonal avec un Ironman, mais c'est vraiment pendant la phase folliculaire avant l'ovulation. Donc, c'est là qu'on comprend que la phase lutéale va se fragiliser en premier avec l'âge. Donc, vraiment, moi, je me retrouve là-dedans, puis c'est là qu'on parle d'une insuffisance lutéale. C'est le premier signal. Quand on parle d'une insuffisance lutéale, c'est là qu'on a une ovulation un peu plus faible, tardive ou absente. La phase lutéale va être raccourcie. Tu vas avoir tes règles avant ou plus tard. Tu vas avoir une— dans le fond, tout ça va venir par une production insuffisante de progestérone. Puis moi, je me sens vraiment là-dedans en ce moment. Puis dans le fond, les inconforts fréquents vus, c'est des SPM intenses, l'anxiété prémenstruelle. Moi, c'est mon symptôme. Je vais faire de l'anxiété le soir, puis je vais avoir de la difficulté à m'endormir. Mon sommeil est toujours super bon, mais je vais être dans mon lit, puis je vais pas être capable de m'endormir. Puis on dirait que je vais somnoler. Je déteste ce moment-là. Puis là, j'étais en train de me faire un petit protocole avec des plantes puis des suppléments, puis ça marche vraiment bien. C'est peut-être pour ça qu'en ce moment, je bégaye juste un petit peu, mais je suis censée avoir mes règles dans 4 jours. Mais anxiété prémenstruelle, migraine, seins douloureux, insomnie. Puis là, c'est là que je dis, c'est pas de la ménopause parce que la ménopause, en fait, c'est pas avoir ses règles pendant 12 mois. Puis tu es censée, en ménopause, un biomarqueur, c'est FSH/LH très élevé au niveau des biomarqueurs. Mais c'est là qu'on peut dire, hey, tu es en début de périménopause. Moi, je trouve ça incroyable parce que je savais pas ça avant. Qu'est-ce qui est intéressant aussi que je veux survoler, le lien avec les surrénales, en fait, parce que ça prend le relais. Et puis c'est ici que la majorité des femmes ne comprennent plus ce qui se passe. On pourrait dire qu'à partir de la mi-trentaine, les ovaires deviennent moins constants, l'ovulation est moins fiable, la progestérone chute en premier, puis c'est là que les surrénales vont venir prendre progressivement le relais hormonal. C'est qu'est-ce qu'ils font les surrénales en fait, c'est qu'elles font partie de l'axe hypothalamus, hypophyso, hypothalam— non, hypothalamus, hypophyso, surrénalien, qu'on pourrait dire hypothalamo-hypophyso-surrénalien, je l'ai, pardon, et ça va venir produire du cortisol, l'aldostérone, l'adrénaline et du DHEA. Puis le DHEA, c'est ça le précurseur des hormones sexuelles. Donc en périménopause, puis surtout en ménopause, je voulais dire, c'est que la DHEA devient une hormone clé majeure pour les femmes, en fait, parce que c'est la DHEA qui va prendre le relais pour aller produire les hormones sexuelles. Sexuelle, puis elle va produire en fait l'estrogène, la testostérone, puis elle va soutenir hormonalement. Dans le fond, ça va donner un soutien hormonal indirect global, donc on peut dire qu'on en a besoin. Par contre, ce qu'on voit, c'est comme si la DHEA, c'est comme une réserve. Quand le cortisol, il est fucked up, là, qu'une femme est en— on pourrait dire qu'une femme est comme en stress chronique trop longtemps, sur le bord du burnout, La DHEA, c'est elle qui va venir soutenir en arrière, tu sais. Mais le problème avec ça, c'est que la DHEA aussi va diminuer dès l'âge de 30 ans. Puis je me suis trouvée chanceuse, dans mon, dans mon dos test, on disait que ma DHEA était bien là. Fait que ça, j'étais contente parce que j'en ai eu beaucoup, beaucoup avec ma désintox ou autre, des gros stress chroniques, à plus me reconnaître là, on s'entend. Puis on s'entend que c'est vraiment le stress chronique qui va accélérer la chute du DHEA. Puis en ménopause, on sait que ça devient la principale source indirect hormonal. Puis là, c'est là qu'on dit que si les surrénales sont épuisées, si tu es tellement stressée que tes surrénales doivent produire du cortisol, ben, ils n'auront pas le temps d'aller produire de l'estrogène. Parce qu'on sait que quand on est en ménopause, eh bien, les ovaires ne produisent plus vraiment d'estrogène. Je pense qu'ils en produisent quand même un petit peu, mais pas assez pour fonctionner. Fait qu'il faut aller chercher d'autres façons d'aller créer les hormones sexuelles, puis c'est vraiment les surrénales qui vont venir aider. Mais tes surrénales sont déjà fatiguées, puis on s'entend qu'un organe ne peut pas être fatigué, là c'est entre guillemets je dis ça, mais si tes surrénales sont déjà en train de produire du cortisol puis ils sont fucked up, ben ça va pas venir produire ton estrogène et c'est là que la femme va pas passer une bonne période de ménopause. En fait, le relais va être vraiment inefficace. On sait aussi que le cortisol il est fabriqué à partir, on dit, de la pregnenolone. J'ai toujours de la misère à le dire, surtout en phase lutéale. C'est la mère des hormones. Puis encore une fois, entre stress chronique, la pregnénolone est détournée vers le cortisol, donc il y a moins de substrat pour la DHEA. C'est ce que ça veut dire, c'est qu'il y a moins d'hormones sexuelles par la suite. Et c'est là qu'on voit qu'en périménopause, il y a une chute de progestérone, il y a une chute d'ovulation et c'est là qu'il y a vraiment une dépendance accrue aux surrénales et le corps va toujours choisir la survie et pas la reproduction. C'est important ça de le savoir que quand le corps, il est en danger, Pis en danger, c'est pas que tu as un lion derrière toi, c'est parce que ça existe pas le lion. Il y a pas de lion autour de nous maintenant. Les dangers sont dans notre tête, dans notre imagination, mais le corps, dans sa tête, il se dit qu'il y a un lion. Il te croit. Tu sais, le corps, il est bien fait. Il est comme Hey, il y a un danger, je le vois pas visuellement le lion, mais il est à quelque part dans ma tête. Fait que le corps, il va réagir exactement pareil, puis il va vraiment mettre de l'avant la survie. Puis il va s'en foutre de la reproduction, il va s'en foutre de ton ovulation, il va s'en foutre de ta digestion, il va s'en foutre de bien des affaires parce que lui, qu'est-ce qu'il veut? C'est aller battre le lion. Fait qu'il va s'arranger pour sécréter plus de cortisol, il va augmenter la fréquence cardiaque, il va dilater tes pupilles, il va dilater tes bronches, il va tout faire en sorte pour aller battre la bite. Mais mané, après quelques semaines, après quelques mois, après quelques années, ben tu fournis plus. Puis c'est là qu'on appelle ça un burnout. Un burnout que tu es à plat, que tu n'es même plus capable de sécréter du cortisol, que tout est à plat. Puis ça, on en voit beaucoup dans le dodge test. La professeure vous avait montré, c'était vraiment intéressant, qu'il y a des dodge tests vraiment là qu'il y a aucune production de cortisol parce que tu as vraiment été au bout du rouleau. Inquiète-toi pas si tu te sens dans cette situation-là, il y a des choses à faire bien sûr, mais c'est ce qui fait qu'après naturellement tes hormones sexuelles sont fucked up aussi. On sait que le cortisol, en plus, c'est une hormone hyperglycémiante parce que le but, c'est de rétablir la glycémie en cas de stress. Fait qu'elle va augmenter la glycémie, elle va favoriser la résistance à l'insuline, ça va stimuler la graisse viscérale. Puis ça, j'en parle beaucoup, là, de la graisse au niveau du ventre. Et ça va faire vraiment un cercle vicieux inflammatoire, qu'on pourrait dire. Donc, on comprend que la périménopause, c'est pas uniquement un problème ovarien, mais il y a vraiment un enjeu aussi neuroendocrinien, qu'on pourrait dire, qui qui s'est centré sur les surrénales. Si j'y vais grosso modo aussi, je vais vous faire un épisode complet sur la ménopause, mais je vais en parler un petit peu quand même. La ménopause, on dit que c'est 12 mois sans règles. Les FSH et LH quand même élevées parce que ça essaye de fournir, surtout la FSH, il me semble. Physiologiquement, il y a une chute ovarienne qu'on dit. L'estrone devient plus dominante dans une production périphérique. La progestérone est quasi absente, c'est la première qui qui fait ses bagages puis qui s'en va, la progestérone. Et on sait que vu qu'il y a une dépendance vraiment presque totale aux surrénales, qu'est-ce qu'on doit faire avec ça? Ben, c'est sûr qu'il y a beaucoup de choses à faire. Puis moi, je conseille tout le temps aux femmes, là, j'ai de plus en plus, je demande aux femmes de faire le Dutch test quand elles rentrent dans mon bureau. Parce que oui, on peut essayer plein de plantes. Il y a des femmes qui ont moins le budget pour les Dutch tests. Là, un vrai Dutch test, c'est au moins 700 Mais avec ça, peux vraiment tout voir pendant un mois, ton cycle il ressemble à quoi, puis c'est vraiment cool après parce que moi je suis en train de le faire, je vais prendre des plantes pendant ma phase luthéale, je vais prendre des plantes pendant ma phase folliculaire, je vais arrêter 2 jours, je sais exactement quoi faire parce que j'ai tous les chiffres devant moi. Qu'est-ce que tu peux faire grosso modo sans dodge test? Ben, stabiliser ta glycémie, c'est très important, donc avoir une alimentation avec des nutriments clés pour t'aider justement à avoir une bonne glycémie, garder ton énergie, soutenir le foie, ça j'en ai fait beaucoup des détox de foie pendant mon Biohack tes hormones, on avait fait une grosse dehors. Beaucoup de femmes sont venues faire la détox de foie, c'est incroyable les témoignages que j'ai eus, comment que les femmes avaient plus d'énergie, leurs règles étaient revenues, il y avait plus d'SPM par exemple ou autre. Ça aide beaucoup parce qu'on sait qu'on peut s'intoxiquer avec un surplus d'estrogènes au niveau du foie qui est réutilisé en fait. Et ça, c'est en lien avec l'Estrobolome, mais on en reparlera une autre fois si on parle du foie puis la détox. On réduit la charge de stress, on met ça en étoile les girls. Le stress, on en a besoin et c'est vital le cortisol, mais c'est la gestion de ton stress le problème. On vient soutenir les surrénales avec des plantes, on va adapter l'entraînement et l'alimentation. Puis vraiment, si le but c'est d'individualiser la phase hormonale, ce que tu as besoin, il n'y a pas de protocole miracle. C'est vraiment chaque femme est différente, c'est là que c'est important de consulter si on voit que tu as vraiment beaucoup d'inconfort. Fait que tu le comprends, la conclusion à ça c'est que la périménopause c'est pas une faiblesse, c'est juste une transition biologique normale mal accompagnée accompagner selon moi et c'est exactement pour ça que j'ai créé un séminaire de 3 jours, le 6, 7, 8 janvier prochain où qu'on va décortiquer tout ça. On va parler de la, le rôle de la glande thyroïde parce que les hormones thyroïdiennes ont un lien avec ça aussi. On va parler des hormones féminines encore plus en détail puis je vais dire exactement quelles plantes utiliser pour toi et aussi on va parler du cortisol et pourquoi tu accumules au niveau du ventre de la graisse viscérale. On va parler vraiment du rôle central des surrénales parce qu'on sait que c'est là pour équilibrer les hormones sexuelle. Donc, sans comprendre le stress, le métabolisme et les surrénales, je pense que tu peux ne pas réussir. Fait que si ça t'intéresse, c'est 17 On commence l'année ensemble. Je mets un 17 pour vraiment avoir des femmes sérieuses avec moi. C'est le 6, 7, 8 janvier prochain. Je vais te mettre le lien en bas en commentaire. 17 Tu t'inscris, c'est environ 1 heure et demie toutes les soirs. Tu vas voir, tu vas avoir de la belle matière nouvelle. Je vais te donner aussi des trucs quoi faire. Tu vas savoir exactement quoi faire pour toi. Et le but, c'est par la suite d'appliquer tout ça pendant ton année. Donc, tu le comprends, la péri-ménopause, c'est pas une fatalité, c'est pas une maladie, c'est vraiment juste une transition hormonale normale, mais qui exige quand même la stratégie. C'est important. Fait qu'on s'oublie pas là-dedans. Puis tu as juste à t'inscrire en fait avec le lien en bas si c'est un sujet qui t'intéresse. Et sinon, on se retrouve la semaine prochaine avec un autre sujet. Et je t'embrasse fort, merci de ton intérêt.
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