La médecine naturelle à l'épreuve du temps avec André Saine - E091
3 Feb 2025 · 65 min
Dans cet épisode du podcast "Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking", l'animatrice Alicia Marcelle Martine Bragalli (Ali Braggs) interviewe André Saine, naturopathe et expert mondial en homéopathie. André raconte son enfance dans la clinique de son père, le Dr Sen, qui pratiquait la médecine naturelle et a mené de longues batailles juridiques contre le Collège des médecins. Il décrit les traitements atypiques de son père – électrothérapie, venin d’abeille, nutrition – et son propre parcours d’études : chiropratique, naturopathie, école d’Oregon, spécialisation en homéopathie. La discussion s’étend à l’histoire de la médecine, de la médecine héroïque du XVIIIᵉ siècle aux révolutions de Hahnemann, en passant par l’hydrothérapie, l’orthopathie et le développement des professions de chiropratique, d’ostéopathie et de naturopathie. André explique les principes de l’homéopathie, donne des exemples de cas curatifs (spondylite ankylosante, eczéma, etc.) et introduit la technique BNS (Bilateral Nasal Specific), une méthode de libération des sutures nasales censée traiter les commotions et de nombreux déséquilibres. Ils abordent la situation réglementaire de la naturopathie au Québec versus l’Ontario et les États‑Unis, ainsi que les perspectives d’une reconnaissance officielle. Enfin, le podcast lie ces pratiques à la vision du biohacking et de la longévité, citant Bryan Johnson comme exemple de ralentissement du vieillissement, et conclut sur l’importance de vivre longtemps en santé plutôt que simplement atteindre un âge avancé.
Chapters
On s'est moqué des frères Wright lorsqu'ils affirmaient que l'homme pourrait un jour voler. Pourtant, ils ont prouvé que c'était possible et l'avion existe aujourd'hui. On a aussi ignoré Thomas Edison quand il disait qu'on pouvait créer une source d'énergie indépendante. Et pourtant, lui aussi l'a réussi et l'ampoule fait partie intégrante de notre quotidien. Alors si moi je te dis qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans en santé, est-ce que tu me croirais? Te voici dans Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Ali Braggs, naturopathe et autrice du best-seller C'est toi la boss de ta vie. Ce podcast est destiné aux femmes qui veulent vieillir en santé, perdre du gras et garder une apparence jeune avec des remèdes et techniques naturelles. Chaque épisode révélera les nouvelles technologies ou astuces de biohacking données par moi ou un expert pour enfin obtenir obtenir des résultats durables sans bousiller sa santé. Prête à commencer à rajeunir? On y va! Salut tout le monde, ici Annie Bragg dans l'épisode 91 et aujourd'hui j'ai l'immense privilège de recevoir un homme incroyable qui est mon professeur. C'est un des plus grands experts mondiaux en homéopathie est un véritable pionnier de la médecine naturelle. Il est diplômé en médecine Dr. Naturopathie en 1982. Il est également certifié en homéopathie et enseigne cette discipline depuis près de 40 ans. Doyen de l'Académie canadienne d'homéopathie, André a consacré sa vie à aider les gens atteints de maladies chroniques graves et à transmettre son savoir unique à travers ses écrits, ses séminaires et ses recherches. Prépare-toi dans cet épisode d'aujourd'hui parce que tu vas voir comment l'homéopathie et le biohacking pourraient peut-être un jour vraiment nous permettre de vivre jusqu'à 180 ans. Et en passant, c'est l'homme qui m'a aidé à réduire mes migraines jusqu'à 70 et j'avais une discussion avec lui tout à l'heure et il me disait même que ça devrait être à 100 Donc reste jusqu'à la fin du podcast que c'est que tu vas avoir le secret de comment il a fait pour m'aider à réduire mes migraines. Je vous présente André Senne. Allô André!
Salut Alicia!
Ça va bien?
Oui!
Oui, merci de me recevoir aujourd'hui.
Ah, tu es bienvenue chez— je suis ravi.
On est même dans sa clinique aujourd'hui, c'est tellement impressionnant. Il y a beaucoup de bibliothèque, beaucoup de vécu, beaucoup de recherche. Je suis vraiment choyée d'être ici aujourd'hui.
C'est mon plaisir.
Pour commencer, André, moi ce que j'ai adoré de vous, c'est votre histoire en lien avec votre histoire en lien avec la médecine et tout votre passion. J'aimerais ça que vous commenciez à un peu montrer aux gens de quel monde vous venez. D'où vient cette passion pour la médecine naturelle?
Bon, nous, moi je suis né à Montréal, puis mon père avait une clinique. Mon père était médecin, mais il pratiquait la médecine naturelle. Puis qui était contraire à la médecine conventionnelle. Alors c'est pour ça que toute sa vie il a eu des problèmes avec le Collège des médecins. Mais finalement il a toujours gagné. À la fin il a gagné en cour d'appel parce qu'il était toujours poursuivi par le Collège des médecins. La dernière fois qu'il est allé en cour d'appel, ils ont dit, les juges ont dit au Collège des médecins laissez-le tranquille, on veut envoyer même pas un inspecteur autour de sa clinique. Même pas autour de s'approcher. Ah, tu parles. Alors moi, je suis né dans une clinique qui, la nuit, le soir, devenait nos chambres à coucher. Les salles de traitement devenaient nos salles de coucher. Puis quand il pleuvait dehors, nous, je me souviens, quand on revenait de l'école, on jouait toujours dehors. On était toujours, toujours dehors. Mais s'il pleuvait, moi je restais dans la clinique puis je suivais mon père. J'allais d'une salle à l'autre, puis lui, il prenait comme 2 à 3 heures pour examiner un nouveau patient. Il y avait 5 infirmières dans la clinique. Il y avait 4 salles de traitement. Il y en avait une salle de traitement qui pouvait recevoir peut-être 8 à 10 patients à la fois. Ça, c'était la salle des femmes. Il y avait la salle des hommes, 5, puis là, il y avait 2 autres salles pour des cas particuliers. Alors, ils pouvaient recevoir comme peut-être une vingtaine, 20-25 patients à la fois. Ils voyaient 125 patients par jour. Mais ils étaient 3 médecins et 5 infirmières. Wow! Puis lui, mon père, quand il examinait un nouveau patient, c'était 3 heures. Alors moi, je l'ai vu souvent examiner un patient, puis quand je suis allé à l'école, puis il nous montrait comment examiner un patient, je savais déjà, je l'avais toute faite. Je l'avais toute vue. Mais j'ai vu des cas extraordinaires, comme je me souviens, il y avait, quand j'étais jeune, je parle de peut-être 4 ans, il y avait un homme qui est venu, je me souviens très vividement, il est venu, il était couché comme ça, il était dans une chaise roulante, il était penché comme ça. Puis je l'ai vu au cours du temps devenir droit. Devenir droit. Il est sorti de sa chaise éventuellement, puis il a marché. Alors mon père, lui, c'était le—
Puis c'est quoi de la médecine naturelle? Il traitait comment?
Lui, il disait aux patients vous allez changer votre nutrition. Si vous changez pas de nutrition, vous avez pas besoin de venir me voir. Vous devez faire de l'exercice tous les jours. Vous devez gérer votre stress. Puis mon père utilisait l'électrothérapie. Il était spécialiste là-dedans pour aider comme la circulation, puis les flux sanguins. Puis surtout les gens comme qui avaient l'épilepsie ou la sclérose en plaques, il faisait une électrolyse au niveau du cerveau. Ça faisait un courant électrique qui est très, très bénéfique. Puis lui, c'était le seul qui le faisait, puis éventuellement c'était le seul au monde qui le faisait.
Est-ce que c'est légal faire ça?
Ben oui, ça a été développé par un professeur de l'Académie de médecine. Alors, et puis lui était le spécialiste mondial de l'utilisation clinique du venin d'abeille.
OK.
Alors les abeilles là, alors lui utilisait le venin en injection. Puis juste pour donner une idée, un patient qui venait, c'est un peu homéopathique le venin d'abeille parce que ça crée une inflammation pour traiter quelqu'un qui a de l'inflammation. Alors, il y avait, disons, comme j'y voyais là, il y avait un patient qui venait avec l'arthrite rhumatoïde puis il pouvait pas bouger leurs doigts, tout ankylosé. Elle lui prenait une injection, j'en ai pas une là ici, disons on prend un crayon. Elle lui prenait, disons ça c'est une injection. Il injectait pas, il faisait juste toucher avec l'aiguille, pénétrer, puis le juste pénétrer, c'est comme gouttelette qui restait là. Alors, il faisait comme ça.
Avec le venin.
Le venin dans la seringue. Comme si la personne recevait des piqûres d'abeilles, n'est-ce pas? Puis dans quelques heures, ça venait tout enflé comme si ça avait été piqué par des abeilles, puis ça brûlait. Mais la main du patient, incroyable, parce que le corps réagit à l'inflammation aux veines en guérissant.
C'est comme l'homéopathie, comme on va parler après. C'est quoi l'homéopathie?
C'est comme homéopathique, semblable à la maladie. Puis il y avait des résultats extraordinaires, les gens venaient de partout dans le monde pour venir le voir. D'ailleurs, j'ai eu un patient moi qui m'a dit une histoire longtemps après mon père était mort. Comment il était devenu patient de mon père, c'est parce que son beau-frère était à la douane canadienne. Il était pas un douanier, ouais aux douanes là, puis il y avait quelqu'un qui venait de Suisse pour se faire traiter. Puis la personne a dit Pourquoi vous venez vous faire traiter? Vous avez pas de médecin en Suisse? Il dit Ah, parce que je viens voir le Dr Sen.
Il n'y a pas de Dr Sen là.
Il pratique où lui? Là, il a envoyé son beau-frère qui avait la spondylite ankylosante lui aussi. Il marchait comme ça. Il s'appelle Émile Loubier, je me souviens très bien. Puis ça, c'est un comme miracle. Mais c'est comme ça, c'est soit par un patient qui venait de Suisse. Alors, les gens venaient de partout dans le monde, puis il y a des médecins qui venaient de partout dans le monde. Pour venir apprendre les techniques de mon père.
Puis vous, en tant que jeune, comment vous avez vécu ça? Est-ce que vous aimez ça, à l'âge de 4 ans, voir votre père faire ça? Au début, vous aimez pas ça?
Non, moi, c'est comme si c'était naturel. Je voyais, je savais pas qu'il y avait d'autres formes de médecine. On sait pas quand t'es jeune. Mais après ça, j'ai appris que, comme mon père, il allait toujours en cours parce qu'il se faisait poursuivre par le Collège des médecins, il pratiquait pas la médecine traditionnelle. Alors lui, il se défendait toujours, mon père.
Je me souviens que vous avez dit «On n'est pas un vrai naturopathe si on n'a pas été en prison.» Je l'ai adoré celle-là.
Mais tu vois, mon père, c'est un survivant des massacres arméniens. C'est un Arménien. Alors, il est venu ici, il était orphelin. Puis, c'est pas le Collège des médecins qui était pour l'arrêter. Alors, comme je t'ai dit tantôt, il est allé jusqu'en Cour d'appel du Québec, la plus haute cour du Québec. Puis, les juges Ils ont tous été du côté de mon père. Son avocat a dit J'ai jamais vu une cause si injuste dans ma vie. Puis celui qui a dit ça, il avait comme 73 ans, puis avant ça, il était, il s'appelait Philippe Casse-Grain, il était le doyen de la faculté de droit à McGill. Puis il a dit au juge Toi, puis toi, puis toi, je vous ai enseigné le droit, n'est-ce pas? Les 3 juges disent «Sacrament, j'ai jamais vu une cause si injuste que ça.» Puis c'était fini. Alors finalement, mon père a eu raison contre le Collège de médecins, mais toute sa vie, il allait en cours. Moi, la médecine qu'il prescrivait, je voyais, c'était la bonne médecine. Mais après ça, j'ai pris conscience qu'il y avait une autre forme de médecine, la médecine conventionnelle, qui était très dangereuse. Puis mon père, d'ailleurs, on avait des Mon père gardait souvent des journaux dans lesquels il était. Puis, il y avait une photo dans le Journal de Montréal de peut-être 1964.
Est-ce que vous avez encore les journaux?
Non, non. Peut-être chez mon frère. Mon frère gardait la maison, peut-être. Puis, il y avait un— Ça se peut, ça se peut que ce soit encore là. Je me souviens de la première page du Journal de Montréal, ça marquait Le Dr Sen est contre la vaccination.
Pour vrai?
Oui, oui. Les années 60. Parce que lui trouvait ça dangereux. Il voyait des patients qui étaient—
C'est un conspirationniste qu'on dit là.
Pas que conspirationniste, c'est qu'il voyait qu'il y avait des gens qui venaient mal. Non, non, qui avaient perdu leur santé à la suite de la vaccination. Puis il y avait des moyens naturels pour aider aux gens à surmonter les maladies infectieuses. Par exemple, lui, il était toujours fier qui avait jamais fait d'amygdalalectomie à une personne, à un enfant. Il dit moi j'ai jamais fait ça parce que quand les gens venaient avec des enfants avec les amygdales inflammées, puis infectées.
Moi je les ai faites enlever.
Lui il dit on traitait la personne puis ça partait puis ils gardaient leurs amygdales. Il disait toujours on a les amygdales parce que le bon Dieu voulait qu'on ait des amygdales.
Exact, ça fait partie du système immunitaire aussi, on en a besoin.
Exactement. Alors moi, je suis, j'ai vécu là-dedans. Puis mon père était médecin, mon frère était médecin, mon cousin était médecin, ma sœur était médecin, mes tantes étaient médecins, mon oncle était médecin. Il y avait beaucoup de médecins quand on est dans une réunion de famille, il y a beaucoup de médecins.
C'est donc pas des beaux parties, ça.
Mais comme ma sœur, et puis là mon père voulait que j'aille en médecine. Moi, j'étais le 7e de 8. Alors, il y avait une avec qui m'avait précédé. Et puis, quand je voyais ma sœur qui était allée à l'Université de Montréal, qui avait fait 5 ans de médecine puis qui pratiquait, qui est venue pratiquer avec mon père, elle pratiquait pas ce qu'elle avait appris. Elle avait passé 5 ans de, peut-être plus, puisque peut-être elle a fait une résidence, je me souviens pas. Mais elle a passé 5 ans ou plus à apprendre quelque chose qu'elle, à part les sciences de base, qu'elle ne pratiquera jamais. Alors moi j'ai dit non, j'irai pas en médecine. Alors j'ai cherché pour voir s'il y avait une profession alternative, pas la médecine parce que je pensais même pas que ça pouvait exister une profession alternative. Mon père était médecin alternatif, mais je pensais pas qu'il existait une profession.
Ça a été bien qu'il ouvre son école.
Ouais, peut-être, mais il était déjà occupé à traiter les gens. Et puis j'ai pensé à étudier la philosophie parce que j'aimais beaucoup la philosophie, mais quand j'ai regardé qu'est-ce qu'ils enseignaient à la faculté. C'était plus comme de la théorie, ça n'a pas été intéressant. Puis j'ai pensé aussi à être ingénieur forestier, mais je dis là je vais travailler pour une compagnie, ça m'intéresse pas parce que moi j'étais toujours intéressé par la nature, attiré par la nature. Et puis je trouvais pas d'avenue après le cégep. Alors je suis allé décider d'aller vivre dans le bois. J'ai vécu 3 ans dans le bois en Gaspésie, construit mon chalet. Un sauna. C'est encore là. Il existe toujours le chalet. Puis quand j'étais en Gaspésie, parce que j'étais enfant d'un médecin, les Gaspésiens, il y avait beaucoup de gens là-bas qui étaient, qui ne savaient ni lire ni écrire. Et puis, ils se fiaient beaucoup à moi pour des conseils de santé. Alors, une fois, ils avaient un petit garçon, il s'appelait Denis, il avait 10 ans. Qui saignait de l'oreille. Alors, les parents sont venus me voir pour que j'amène Denis à l'hôpital. Pourquoi moi? Parce que j'étais fils de médecin, puis si le médecin te parlait, eux autres, ils allaient comprendre. Le père, il s'appelait Fridim, puis la mère s'appelait Martienne. Puis le père, quand il m'a vendu sa terre, il a signé avec un X. Il était jamais allé à l'école.
Wow!
Alors là, il voulait que j'amène son garçon Denis à l'hôpital qui était à près 25 milles de chez nous. C'est en plein en plein milieu de la péninsule, c'est à Murdochville. Alors je l'amène là, il y avait une salle d'attente, il devait y avoir peut-être 50 personnes dans la salle d'attente, puis finalement je vois le docteur. Et puis là il me reconnaît parce que moi je faisais du sucre d'érable, j'avais recommencé la tradition de faire du sucre d'érable en Gaspésie. Les vieux avaient tous arrêté ça, ils avaient acheté du sucre blanc, puis moi j'avais recommencé la tradition, mais Pis là, il se met les deux pieds sur le bureau, il s'allume une cigarette pis il me parle de faire le sucre d'érable parce que lui il venait de la région de Québec pis il avait connu les érablières pis faire le sucre d'érable, mais pas à l'ancienne comme moi je faisais dans le bois. Alors, il était intéressé peut-être à s'acheter une terre pour faire ça. Pis là, pendant ce temps-là, pendant qu'il fumait sa cigarette pis il me demandait des questions, il avait écrit une prescription pour l'enfant, pour Denis. Il y avait 3 médicaments. Un analgésique, un antibiotique, puis de la tisane. Pour calmer l'enfant. Puis il était pas excité en fait.
Juste au cas.
Non, c'est parce qu'après j'ai appris que ce médecin-là, il prescrivait de la tisane à tous les patients. Tous les patients. Tous les Gaspésiens qui venaient le voir recevaient de la tisane. Puis il disait ça. Incroyable, hein. Puis après ça, j'ai appris Plusieurs années plus tard, peut-être 20 ans plus tard, que le petit gars, il est devenu, il était encore sur la tisane.
Oh my God.
Non, pas parce que moi je l'avais acheté puis je lui avais donné, mais plus tard, il est allé voir le médecin quand moi j'étais pas là, puis le médecin lui a re-prescrit de la tisane, puis il a été sur la tisane. Ça lui a pris longtemps, longtemps pour sevrer de la tisane.
Mais c'est un gros sevrage quand tu vas arrêter.
Oui, puis lui peut-être il y a 15 ans, il avait commencé peut-être, Je sais pas là, mais j'ai su plus tard, puis j'avais quitté la Gaspésie pour les études.
OK, vous êtes retourné aux études par la suite en quittant le bif?
Ben moi, quand j'étais dans le bois, puis là j'ai dit, puis là il y avait des gens qui crient, le médecin avait écrit sa prescription, puis j'ai dit vous l'avez même pas examiné. Il saignait de l'oreille. Ah bon, OK, OK. Là, il sort son otoscope, il regarde, il a pas changé la prescription, il m'a donné la prescription, puis tout ça. C'est parce que j'ai dit, puis il avait fumé sa cigarette. C'est pas une belle image de la médecine. Non. Vraiment pas. Surtout là tu vas. Oui. Tu regardes pas dans l'oreille puis il fume sa cigarette. Bon. Alors moi je me suis dit, si je reste en Gaspésie, il y aura pas de soins, il y a personne pour donner des soins de santé. Puis à cette époque-là, on avait une terre en Ontario puis mon frère m'avait demandé d'aller sur la terre pour couper du bois. Il dit tu pourrais-tu venir avec un bûcheron? Puis, je t'emmène à Fédime qui est un bûcheron. Je suis allé avec lui en Ontario pour couper du bois sur la terre de mon père. Et puis là, mon frère, il m'a vu que je me déboîtais souvent l'épaule. Puis, il fallait que quand je me déboîtais l'épaule, fait que là je perdais tous les sens dans le bras, dans la main. Il fallait que je me tire l'épaule vers le bas pour qu'elle rentre. Puis, il fallait que j'attende parce que je pouvais même pas bouger les doigts. Tu sais, pendant peut-être 2 ou 3 minutes, c'était mort. Il y a plus de chose. Ça arrivait une fois par jour à peu près, puis c'est arrivé au moins pendant 3 ans, les 2 épaules. Alors avant d'aller vivre dans le bois, je me suis fait opérer l'épaule gauche, puis j'ai jamais sorti depuis ce temps-là. L'épaule droite, je voulais pas la faire parce que le chirurgien dit tu vas être comme ça pendant 3 semaines. Tu vas être comme ça pendant 3 semaines. Fais-en une, tu reviens dans 3 mois, on va faire l'autre. Je suis jamais retourné, mais Quand mon frère m'a vu que je me déboîtais l'épaule, il dit pourquoi tu vas pas voir un chiropraticien? Ah, c'est quoi ça? Et là, il m'a fait voir un chiropraticien. J'étais vraiment à l'autre bout de la ferme, puis j'étais là juste pour 2 semaines. Je l'ai vu 2 fois, puis le chiropraticien a dit si tu fais attention, elle sortira jamais ton épaule. J'ai dit lui, il connaît pas son affaire parce qu'elle sort tous les jours, en moyenne une fois par jour, des fois 2 fois, 3 fois, mais en moyenne une fois par jour depuis 3 ans. Plus de 1000 fois qu'elle est sortie. Elle est jamais sortie.
Wow!
Ça, c'était en 73, à peu près, 74. Elle est jamais sortie, l'épaule. Jamais, jamais, jamais. C'est extraordinaire quand même. Et puis quand j'ai décidé, là je me suis intéressé à la chiropraxie parce que dans le bureau du chiropraticien, il y avait une petite brochure puis c'était marqué qu'il y avait comme des principes que j'ai trouvé ça bien intéressant. C'est qu'il y a des causes aux maladies Ouais, ça c'est vrai. Mon père parlait toujours de ça. Puis c'est la cause qu'il faut affecter. Là, mon père, là j'entendais mon père parler. Puis le corps, c'est le corps qui se guérit lui-même. C'est pas le médecin qui guérit, c'est pas le chiropraticien, c'est pas le chiropraticien, c'est la vie dans la patiente qui guérit. Alors je dis, il a raison. Puis la troisième chose, c'est que pour la chiropratie, c'est s'il y a une interférence au niveau de l'influx nerveux, il va avoir une fonction qui marchera pas au bout de cette ligne-là. Puis dans mon cas, c'était vrai. Dans mon cas, l'épaule miraculeusement a jamais débarqué, jamais, jamais depuis. Et puis j'ai su que c'était mieux parce qu'au printemps, ça c'était à l'automne, comme au mois d'octobre, puis au printemps je me promenais le long d'un lac, puis j'ai pris une pierre puis je l'ai lancée. Pis là, je me suis arrêté. J'ai dit, c'est la première fois en 5 ans que je lance quelque chose. Parce qu'avant ça, je lançais comme ça. Parce que si je faisais ça, elle serait déboîtée. Pis là, j'ai dit, c'est vrai, elle s'est pas déboîtée depuis le mois d'octobre. C'est extraordinaire. Pis je dis, OK, je vais aller étudier la chiropratie, je vais aller voir ce que ça a l'air. Je me suis inscrit, ils m'ont accepté.
Où vous êtes allé?
À Toronto.
Toronto.
Alors, je suis parti avec un sac à dos puis des bottes de bois. Puis en autobus, puis j'étais arrivé là-bas, je connaissais personne. Je suis arrivé avec mon sac à dos, puis là j'ai trouvé un appartement, puis là j'ai étudié.
Est-ce que votre père était encore vivant? Il était pour que vous soyez chiropraticien?
Il était pas contre, mais il connaissait pas tellement la chiropratie. Mais après, je l'ai référé à un chiropraticien qui a réglé un problème de sciatique qu'il avait, puis c'est devenu son ami. C'est comme son ami personnel. Alors, il a bien aimé le chiropratic. Alors, une semaine dans le cours de chiropratic, les professeurs s'introduisent. Puis un professeur, il s'appelle Joseph Bonion, il écrit son nom Joseph Bonion, DC, qui veut dire chiropraticien, puis il met ND avec HOM en parenthèse. Je savais pas ça voulait dire quoi. C'est des lettres que je connaissais. Je connaissais MD, DDS, dentiste, ND.
J'arrive au ND.
Je connaissais pas ça. Alors après le cours, je m'assois à la cafétéria. Je sais pas qui a initié. C'est lui qui s'est assis devant moi ou c'est moi qui me suis assis devant lui. Mais je suis assis devant le Dr Boniure. À la cafétéria après son premier cours. Et puis il dit «Docteur Bonhomme, ça veut dire quoi ND?» Là il m'explique. Ah, j'ai essayé d'être intéressant.
J'ai dit «Quoi HOM?» Mais ND, on peut le dire, c'est docteur naturopathe qu'on peut dire?
Docteur en médecine naturopathique.
C'est ça. Puis HOM?
HOM, c'est homéopathie.
Ah, OK.
Alors il s'est spécialisé en homéopathie, c'était sa spécialité. Alors il dit Il dit, quand je lui demande c'est quoi l'oméopathie, il dit c'est un peu compliqué. Il dit viens voir comment je pratique, puis tu vas peut-être mieux comprendre. Il dit je pratique le mardi soir, puis jeudi soir à telle place, puis samedi. Une ou deux semaines plus tard, je vais à son bureau. C'était comme après les heures de salle de soin, il était comme 7 h. J'arrive là, il y a une salle d'attente vide. Je savais qu'il y avait quelqu'un dans le bureau puis je l'entendais parler. Puis je m'assois dans la salle d'attente. Puis il y avait une petite brochure. C'était marqué The National College of Naturopathic Medicine. Le Collège de Médecine Naturopathique nationale. Wow! J'ai dit hé, ça c'est ce que je cherche. La médecine naturelle. Un médecin de médecine naturelle. Tu apprends toute la médecine mais juste—
Comme mon père.
Comme mon père. Mais à l'école. Tu vas à une école pour apprendre ça. Ah, j'ai dit ça c'est génial. Puis là, la porte s'ouvre, il laisse partir la patiente. Là, il m'invite. Puis il y avait une autre patiente qui était venue entre-temps, il laisse s'asseoir, il l'a invitée. Je me souviens pas qu'est-ce qu'elle avait son problème. Il l'a vu pendant 10-15 minutes, il a prescrit un remède. Puis là, le prochain patient, c'était un homme d'à peu près 42 ans, c'est un dermatologue qui avait de l'eczéma.
C'est tellement drôle.
Qui a eu de l'eczéma toute sa vie.
OK, wow, le dermatologue.
Il a insisté au moins 3 fois, si c'est pas 4 fois, j'y crois pas à l'homéopathie. Non, non, je ne crois pas, Docteur Bonhomme, à l'homéopathie.
Je suis assise devant vous, mais j'y crois pas.
J'y crois pas, mais vous avez vu 2 de mes patients que vous avez guéri complètement de leur eczéma. Mais j'y crois pas à l'homéopathie. Il voulait vraiment que le Docteur Bonhomme comprenne qu'il croyait pas à l'homéopathie.
Ses antibiotiques n'ont pas marché, je pense.
En tout cas, le Docteur Bonhomme, il fait une entrevue d'à peu près 1 heure et quart, à peu près, si je me souviens bien. Puis là, après ça, il m'invite d'aller dans une antichambre juste à côté. Vous faites comme ça, pharmacien, Puis il y avait 2 murs avec tout des meubles en chaîne avec tous des petits tiroirs. Là, il ouvre un petit tiroir, il prend un petit bout de papier puis il écrit Zinco Metallicum 10M Alors c'est du latin, puis j'avais appris le latin. Bon, finalement, ça va servir à quelque chose. Puis là, il prend, il ouvre un autre tiroir, il prend une poudre, il met une petite poudre, à peu près comme la moitié d'un un petit pois vert là, les petits pois secs là, la moitié de ça, une petite poudre, il met ça dans l'enveloppe, il la ferme d'une façon très systématique. Puis là, il va voir le patient. On retourne dans la salle, il donne au patient, il dit vous allez prendre le petit sachet, vous allez l'ouvrir, mettre la poudre dans un verre d'eau, brasser vigoureusement, vous allez prendre une cuillerée, puis vous allez revenir dans 6 semaines. Une cuillerée de cette petite poudre-là. Ça veut dire qu'il prend Un millième de la, non pas un millième, disons un cinq centième de la petite poudre. Puis, il était pas là quand il est revenu. Mais j'ai trouvé ça extraordinaire. Mais il y avait un étudiant de deuxième année qui s'appelait Bob, qui allait voir souvent le Dr Bodin pour apprendre l'homéopathie de lui. Puis Bob a vu le dermatologue quand il est revenu, comme 6 semaines plus tard, il était dans le bureau, puis il me l'a conté. Il dit Tout son eczéma amplifié. Partout où il y a eu de l'eczéma dans sa vie, ça amplifiait. Excepté la paume des mains puis la plante des pieds, il y avait de l'eczéma partout. Puis c'est tout parti petit à petit. Puis quand le 6 semaines, c'est tout parti. Il dit pour la première fois de ma vie, j'ai une peau de bébé. Il avait dit. Puis là, moi c'est ça. Alors ce soir-là, non seulement j'avais découvert ma profession, la médecine naturopathique, par la petite brochure, mais ma spécialité, l'homéopathie. Puis tout de suite, j'ai appliqué pour aller étudier en Oregon, mais pour certaines circonstances, j'ai fini mon cours de chiropratie. Puis après ça, je suis allé en Oregon, puis ça a été une bonne chose.
Vous avez fini votre chiropratie?
Oui, j'ai fini.
En fait, vous l'avez pas fini.
Oui, parce que moi j'ai appliqué, puis ils disent ben, tu peux pas venir avant l'année prochaine, c'est déjà le mois d'octobre, c'est peut-être la fin octobre. Ils n'ont pas de session qui commence au mois de janvier. Tu vas venir au mois de septembre l'année prochaine. Alors j'ai appelé puis il m'accepte pour septembre de l'année d'après. Par contre, moi je décide de pas y aller parce qu'il aurait fallu que je recommence toute ma première année. C'est parce qu'en Oregon, ils étudiaient l'anatomie puis la pathologie en même temps. Ils allaient par système. Genre, en automne, ils faisaient le système cardiovasculaire Faisait l'anatomie, l'histologie.
C'est piège de faire ça comme ça.
Oui, le diagnostic puis la thérapeutique, tout d'un bloc. Puis, il fallait par bloc. Alors moi, en première année, j'ai fait juste l'anatomie, puis la pathologie, c'était en deuxième année. Faisait comme les sciences de base, microbiologie. C'est pas encore à l'école. Oui, la première année. Alors, il a fallu que— non, ça aurait été impossible de transférer. Il fallait que je finisse mes sciences de base. Alors là, j'ai fait 2 ans, puis là, j'étais prêt à y aller. Mais j'ai dit, j'apprenais l'OMPC avec Dr Bonhomme, j'utilisais mes mains, puis j'aimais ça. Puis j'ai dit, je vais faire une année clinique. Une année clinique pour utiliser mes mains, puis après ça, je vais aller là-bas. Puis là, après 3 ans, il restait 9 mois. J'ai dit, tu m'aides, Fanny?
Oui, c'est ça, tant qu'à.
Puis j'utilisais tellement la nutrition quand j'étais à l'école de chiropraxie que quand il y avait un examen, disons, d'anatomie, moi j'étudiais la nutrition, puis les autres, mes collègues, étudiaient l'anatomie parce que moi je l'avais écouté dans la classe ou je savais, mais j'étudiais la nutrition pour moi-même. Jusqu'à un tel point que quand on était en 4e année puis on avait un cours de nutrition avancée au Collège de Québécoisie, les étudiants sont allés voir le doyen pour que j'enseigne moi la nutrition. Mais j'ai jamais enseigné. Par contre, Mais ça a été une bonne chose parce que quand je suis arrivé en Oregon, on m'a demandé là-bas éventuellement d'enseigner les manipulations. Puis pendant que j'étais étudiant, j'étais professeur à plein temps. J'enseignais tous les cours. Wow! J'ai eu bien du fun. Et puis j'étais bien chanceux parce que quand je suis allé en Oregon, un naturopathe de l'Ontario qui était aussi médecin, il s'appelait Léo Roy, il m'a dit «Oh, tu es bien chanceux d'aller étudier là-bas.» Il dit sois sûr d'apprendre du Dr John Bastyr. Je dis c'est qui ça John Bastyr?
Il dit ça, c'est le meilleur.
Ouais, c'est le meilleur médecin au monde. C'est ça qu'il m'avait dit, je me souviens. Il était Canadien-Français, Léo. Il était dans l'Ontario. Il dit c'est le meilleur médecin au monde. Wow! Puis, il connaissait mon père, mon père le connaissait. Alors, j'avais quand même un petit peu, une petite introduction. Mon père venait à une conférence en Alberta. Puis Dr. Basté était là puis ils s'étaient connus. Alors quand j'allais en Oregon, la première semaine, Dr. Basté nous donne un cours sur l'endocrinologie.
Tiens.
Puis je vais le voir puis je dis à la pause, je dis «Y a-tu quelqu'un?» Lui il venait de Seattle puis nous on était à Portland. Il y avait 3 heures de différence de voiture. Il avait conduit. Puis j'ai dit «Y a-tu quelqu'un qui?» Parce qu'il devait nous donner un autre cours dans l'après-midi. J'ai dit «Y a-tu quelqu'un qui qui vous invitait à aller luncher. Non, il dit, moi je connais une bonne place, une place qui faisait des, comment ça, des Moyen-Orient, du hummus, du baba ghanoush, une place à côté, je peux vous amener. Alors là, c'est là que je lui demande, je peux-tu étudier avec toi? Il dit, ah, t'apprendras rien André, il y a rien à apprendre. C'est parce que j'ai appris plus tard que Il y avait un étudiant 11 ans avant moi, peut-être pas 11 ans, peut-être 7 ans avant moi, qui avait fait un internat avec le Dr Basset puis il avait volé ses livres.
Wow.
Puis il était bien dans la merde par rapport à ça. Mais finalement, je l'ai convaincu d'aller apprendre avec lui. Puis là, toutes les semaines—
Vous avez appris du meilleur.
Ben oui, toutes les semaines, j'allais à Seattle de Portland pour aller apprendre avec lui. Puis ça a été— Moi, j'ai été très, très chanceux parce que j'ai appris Comme la dernière génération des vieux là, parce que mon école, c'était la seule à l'époque de médecine naturopathique. Puis en 1973, je pense qu'il y avait un étudiant qui avait gradué. Ça tenait juste par un petit bout de fil notre profession.
Kongoot.
Un petit bout de fil qui tenait la profession. Mais ça, c'était en juin, il y avait un étudiant qui a gradué, mais en septembre, Il y avait comme 45 hippies qui étaient sortis du bois puis qui sont venus étudier.
Ça, c'est la photo que vous nous avez montrée en cours.
45 étudiants qui sont venus, ben je le lis dans un autre livre ici, qui sont venus pour l'étudier. Puis les professeurs, ils croyaient pas. Il y avait un étudiant en 4e année puis il y avait 6 professeurs. Wow! Il y avait plus de professeurs que d'étudiants. Mais là, la professeure était comme sauvée. Puis là, elle a beaucoup, beaucoup, beaucoup grandi depuis. Maintenant, il y a plusieurs écoles.
Pourquoi il y a autant de guerre entre la médecine conventionnelle et naturelle?
Ça fait longtemps.
Ça part de où selon vous?
Ça part de la médecine du 18e siècle. On appelait ça la médecine héroïque. En fait, ça vient un peu plus en avant. Il y avait Francis Bacon qui était philosophe, un scientiste britannique au 17e siècle, il a dit le rôle du scientifique, c'est plus d'étudier la nature, d'observer, mais de contrôler la nature. Puis si tu extrapoles ça à la médecine, c'est-à-dire de contrôler la maladie.
C'est fou.
Alors la médecine, de plus en plus, elle devenait agressive. Puis ils ont appelé ça la médecine heroic. Alors c'est-à-dire On saignait les patients, on mettait des sangsues, on les brûlait.
C'est pas la maniaque aussi, vous disiez? À l'arsenic?
Non, le mercure.
Le mercure.
On leur donnait du mercure par le rectum, par la bouche. Si on regarde comment le premier président américain a été tué, c'est par la saignée. Mozart est mort par la saignée. Beaucoup de personnes de la famille de Napoléon sont mortes par la saignée. S'il y avait la grippe, on meurt pas de grippe quand t'es jeune. L'empereur de l'Empire romain, il est mort de À 42 ans, il avait un problème digestif puis il est mort.
Mais pourquoi les gens ont tant—
Il saignait les gens jusqu'à 65 ou 70 de leur sang. Mais si quelqu'un perd 40 de son sang, c'est garanti qu'il va mourir, presque garanti qu'il va mourir. Mais il saignait les gens jusqu'à un point que c'est certain qu'ils allaient mourir.
Pourquoi les gens croyaient à ça selon vous?
C'était la théorie, c'était si une saignée Ça ne fonctionne pas, faites une autre saignée. Alors ça, c'est la médecine héroïque. Puis ils brûlaient les gens, puis ils leur donnaient des doses toxiques de mercure. Ils donnaient tellement de mercure que quand ils arrêtaient de donner du mercure, c'est quand ils appelaient ça, la personne était mercurialisée. Une personne mercurialisée, c'est quand ils perdaient leurs dents. Quand les dents commençaient à tomber puis toutes les gencives étaient enflées, ça saignait.
C'était un peu trop.
Non, non, léger. Ils sont saturés, ils en ont assez.
Oh my God.
Mais ces gens-là qui étaient mercurialisés, quand ils mouraient, ils faisaient une autopsie, ils trouvaient, il y a eu des cas rapportés dans la littérature, il y avait une tasse pleine de mercure, du pur mercure qui était enquisté dans le foie. Wow. C'est-à-dire le foie, il est engorgé. Non, le foie, il prenait le mercure puis il le mettait comme dans un kyste pour le sceller. Mais c'était du mercure pur qui était comme une tasse de mercure pur. C'est aussi que les gens avaient pris beaucoup, beaucoup de mercure.
Mais au fil du temps, ça n'a pas fait peur des gens de dire mon Dieu.
Là, il a commencé à y avoir des alternatives. Certaines personnes, parce qu'il y a toujours des révolutionnaires, des gens qui ne savent pas de bon sens. Mais comme aujourd'hui, les gens ne se révoltent pas contre la médecine traditionnelle, n'est-ce pas, mais c'est une médecine qui est folle, qui était absolument le contraire de ce que devrait être la médecine. Les gens ne voient pas, ils pensent que c'est le meilleur que la science peut offrir. Puis les médecins, ils le disent eux-mêmes, ils disent «Nous, on pratique le meilleur de ce que la science nous dit.» Puis la médecine alternative, eux autres, ils ne sont pas scientifiques, ils ne connaissent rien. Mais en fait, c'est tout le contraire. C'est comme la plus grosse illusion qui peut exister en science, ce serait le fait que les médecins croient qu'ils pratiquent une science, une médecine qui est bonne et scientifique, mais quand pourtant les faits montrent qu'elle est très, très dangereuse, puis c'est pas scientifique. C'est vraiment pas scientifique. OK, alors il y a eu des alternatives qui sont développées contre la médecine conventionnelle. La première, ça a été Mesmer avec le mesmerisme, de guérir avec les mains, mais il était pas bon brosseur. Ça s'est développé, mais pas jusqu'à aujourd'hui.
Même moi, j'ai de la misère à y croire. Ouais, c'est quelque chose que j'ai appris avec vous.
Puis, mais pas longtemps après, peut-être une dizaine d'années après, après Mesmer, ça a été Hahnemann. Non, un peu plus longtemps.
Vous allez me parler de lui là.
Hahnemann, c'est en 1890 qu'il a commencé à développer l'homéopathie.
Ça fait 200 ans, c'est plus que 200 ans, 235 ans.
Alors, il a développé l'homéopathie, puis ça, ça a été vraiment tout un système Hahnemann était un bon professeur. Il écrit beaucoup clairement.
C'est un vulgarisateur.
Non, c'est pas vulgarisateur, c'est un révolutionnaire. Un révolutionnaire qui connaissait très, très bien l'histoire de la médecine. Il connaissait tellement bien l'histoire de la médecine qu'il pouvait lire toute, presque toute la littérature en histoire de la médecine. Il pouvait lire le latin, le grec, l'espagnol, l'italien. L'anglais, le français, l'allemand, mais il pouvait aussi lire des langues qui étaient utilisées pour l'histoire de la médecine comme l'arabe, l'hébreu, le chaldéen, l'araméen. Ça, des langues anciennes. Mais ça veut dire qu'il voulait lire toute l'histoire de la médecine. Puis il a eu accès à 2 bibliothèques, 2 grandes bibliothèques qui avaient les textes en arabe, qui avaient encore les textes en en chaldéen puis en araméen. Alors lui, il pouvait les lire puis il a pu comprendre toute l'histoire de la médecine. Puis en comprenant l'histoire de la médecine, il a vu les fautes de la médecine puis aussi les grands principes de la médecine. Puis c'est lui qui a créé la plus grosse révolution en médecine. Après ça, il y a eu d'autres qui ont créé des révolutions comme il y a eu aux États-Unis un autodidacte, Thomson, qui a développé la médecine botanique. Il y a eu Presnit en Allemagne qui a développé l'hydrothérapie. Il y a eu Jennings aux États-Unis qui a développé l'orthopathie, c'est-à-dire l'hygiène de vie. C'est-à-dire lui traitait les gens et leur donnait des mie de pain, des boules de mie de pain qui étaient colorées, mais c'était de la mie de pain. Puis il leur disait, là vous arrêtez les produits laitiers, la viande, tous les produits animaux, puis vous allez manger telle chose, une diète vegan parce qu'il interdisait tous les produits animaux, une diète vegan, puis il les faisait jeûner. Puis là, il dit vous allez prendre cette petite boule, la boule bleue, 2 par jour. Mais c'était de la mie de pain qui était collée avec des colorants.
Un placebo.
Un placebo. Puis après 20 ans de pratique comme ça, il avait tellement une bonne réputation qu'il n'y avait aucun médecin de médecine traditionnelle qui pouvait pratiquer dans son comté. C'est-à-dire, pense si au Québec, disons, on était dans un comté, il y aurait un médecin de médecine naturelle puis il y aurait aucune autre forme de médecine parce que tu pourrais pas survivre.
Tellement qu'il était bon.
Tellement il était bon, les gens ils savaient. Alors, après 20 ans de pratique comme ça, il a décidé de publier un livre puis là de révéler qu'il donnait de la mie de pain, mais son approche de diète végétalienne et de d'un régime de vie qui correspondait aux lois de la nature fonctionnait très, très bien. Puis, il a développé toute une école de pensée. Après ça, il a appelé ça l'ortho-petit. Ortho, c'est droit, petit, maladie. Mais c'est pour dire qu'en vivant une vie saine, la santé va venir spontanément. Puis, il a eu raison. Puis, il y en a d'autres qui ont dit on va associer ça avec avec l'hydrothérapie, ça a bien fonctionné.
On a parlé de l'hydrothérapie dans un podcast.
Puis alors ça a bien fonctionné l'hydrothérapie avec l'orthopathie. Puis il y en a d'autres qui ont décidé de prendre l'hydrothérapie puis le combiner avec l'homéopathie. Mais Hahnemann l'avait déjà fait, mais il y en a d'autres qui l'ont décidé de faire plus systématique. Alors ils ont combiné ça, puis avec, ils ont combiné les 3, plusieurs disciplines. Puis ceux qui ont combiné le plus de disciplines, ça a été les naturopathes. À la fin du 19e siècle, mais juste avant que les naturopathes débutent, il y a eu les chiropratiens puis les ostéopathes. Eux autres, ils ont développé la médecine manuelle comme dans la tradition de Mesmer. Mais à peu près 100 ans après, un peu plus de 100 ans après Mesmer, la médecine manuelle. Puis aujourd'hui, ça existe que ce qu'il y a aujourd'hui. Puis après ça, tout de suite après, comme les ostéopathes, c'est en 92 à peu près, les chiropraticiens en 95, puis les naturopathes en 96. Alors, à peu près en 5 ans, il y a eu 3 professions. En 1800, là, pas 1900, tu avais 100 moins 3 ans. Non, puis 97 ans de moins. OK, en tout cas, peu importe. Alors, ces 3 professions-là se sont développées, mais les naturopathes, eux autres, Ils ont décidé de, l'idée de la naturopathie, c'est d'assembler toutes les médecines naturelles en une profession. Et puis ça s'est développé pas mal aux États-Unis, ça s'est commencé aux États-Unis, mais en fait les racines c'était beaucoup en Allemagne. L'hydrothérapie en Allemagne, l'homéopathie en Allemagne. Alors la tradition était européenne Puis, mais avec le système libéral américain, ça a pu se développer. Tandis que dans d'autres pays où il y avait un gros contrôle autoritaire de la médecine traditionnelle, ça pouvait pas se développer. Mais aux États-Unis, avec une politique plus libérale, plus démocratique, alors la médecine naturelle s'est beaucoup, beaucoup développée.
Et puis là, c'est le Québec qui n'accepte pas la naturopathie, en fait.
Il y a jamais accepté ici au Québec parce que la médecine la médecine, comme en France d'ailleurs, la médecine conventionnelle, elle permet pas aucune alternative. Comme en France, ils permettent pas les acupuncteurs, permettent pas à aucune autre profession médicale de se développer. Même chose au Québec.
Puis où qu'on peut par exemple se développer? Où que ça se développe plus?
Tu veux dire apprendre?
Ouais, où que c'est plus—
Disons qu'il y a 6 écoles de médecine naturopathique accréditées en Amérique du Nord. Il y en a une à Vancouver, une à Toronto, une à Seattle.
C'est pas loin du Québec, c'est ça qui est incroyable.
Il y en a 6 en Amérique du Nord. Puis, il y a l'école ici à Montréal, l'École d'enseignement supérieur de naturopathie du Québec. C'est une école, on pourrait dire, émergente. Elle essaie de de se développer malgré le système autocratique conventionnel. Ils essaient de percer, mais on va réussir un jour.
Vous croyez? C'est quoi vos souhaits, vos pensées dans l'avenir?
La médecine naturopathique va être réglementée au Québec. Moi, je suis président de l'Association des médecins naturopathes du Québec depuis 30 ans. On m'a fêté cette année pour 30 ans.
Bravo, on a besoin d'hommes comme vous.
Il n'y a pas d'autres personnes qui veulent prendre ma place, j'aimerais ça. Mais en tout cas, on a fait, on est allé jusqu'au bout des négociations avec la Fédération des professions. Et puis là, ils sont en train de faire un renouvellement de toutes les professions. Puis en théorie, on va être inclus, mais on peut pas se fier parce que, en tout cas, la Fédération nous a dit notre dossier était complet, c'était un des meilleurs dossiers qu'ils avaient jamais eu. Et puis là, en ce moment, ils font un renouvellement de la loi sur les professions. Où est-ce qu'on va être? Est-ce qu'on va être inclus ou exclus? Mais nous, on n'arrêtera pas tant qu'on n'aura pas été inclus.
Parce que c'est quoi la différence dans le fond si on est inclus ou pas?
Ben regarde, la différence c'est ça. Au Québec, il y a, on est 23 membres de l'association des médecins naturopathes. C'est-à-dire des personnes qui ont gradué d'une école accréditée. Il y en a 23. Il y a beaucoup de Québécois qui sont allés étudier comme moi, qui sont partis du Québec pour aller étudier soit en Ontario ou dans l'Ouest canadien ou aux États-Unis, puis sont pas revenus. Ou s'ils revenaient, ils revenaient pour un mois, ils voyaient que le régime était omnipotent, alors ils partaient. Alors ils sont pas revenus. En Ontario, ils ont une école, ils ont une loi depuis 1925. En Ontario, ils sont plus de 2000 médecins naturopathes. Si chaque médecin naturopathe prend soin d'une communauté de 1000 personnes, ben eux autres ils ont 200 000 personnes qui voient des médecins naturopathes tous les jours en Ontario. Mais au Québec on est 23. C'est vraiment une grosse grosse différence. C'est ça la différence. Parce que les gens ils viendront pas pratiquer ici. Mais si on a une réglementation, l'école ici elle va exploser. Puis il y a beaucoup de gens qui vont revenir au Québec pour pratiquer. Puis il y a beaucoup de gens qui vont venir étudier au Québec parce que c'est beaucoup moins cher pour étudier ici que, comme comparé aux États-Unis, beaucoup, beaucoup moins cher.
C'est quoi la différence, ceux qui pratiquent en Ontario par exemple, dans leur pratique, si les gens veulent savoir qu'est-ce qu'ils font les naturopathes qu'on peut pas faire ici?
Ben, en fait, on sait pas qu'est-ce que mes collègues font. On sait pas parce qu'on n'a pas de réglementation. Mais mes collègues, ils ont appris beaucoup de pratiques qui seraient jugées comme pratiques de la médecine, mais on sait pas.
Tu penses qu'il peut prescrire, exemple, les prises de sang?
Ah non, oui, c'est ça. Mais en Ontario, disons, un médecin naturopathe peut faire des prescriptions, faire des injections, faire des intraveineuses.
Des chirurgies, vous m'avez dit aussi.
Oui, chez Jim Knudsen en Alberta, en Colombie-Britannique, la radiographie. Au niveau diagnostic.
Alors, on peut diagnostiquer?
Oui. OK. Alors, le médecin naturopathe, comme moi j'ai prescrit en Oregon, le médecin naturopathe, c'est un médecin de famille, c'est un médecin spécialiste. Comme là, je regardais un de mes collègues, j'écoutais mes collègues hier parce que j'écris un livre sur le BNS.
Oui, on va parler de ça, on va finir avec ça.
Il donnait une conférence là-dessus en 2010. Pis je voulais savoir comment il appelait son nom. Je savais pas si c'était Steve ou Steven. Alors j'ai dit mets son nom sur Internet. C'est marqué spécialiste naturopathe en gastro-entérologie. Pis je me souviens, il y a 30 ans, il enseignait justement la gastro-entérologie. Mais tu vois, il y a des naturopathes comme moi dans ma classe, il y en a un qui s'est spécialisé en nutrition, mais en nutrition pour les femmes qui ont un cancer du sein. Juste ça. Un autre, Martin Milner, Lui, il était une année en arrière de moi. Il développait un institut de cardiologie qui est un des plus importants dans l'Ouest américain. Un institut de cardiologie, puis c'est tout naturel. Puis les médecins, les compagnies d'assurance supportent son institut. Alors, j'en ai un autre, moi, son père était dermatologue, il s'est spécialisé en dermatologie. Alors, les médecins naturopathes, il n'y en a pas un qui vont pratiquer comme l'autre. Tout le monde va être différent. Alors, il y en a qui vont se spécialiser dans certains domaines, comme j'ai dit, ou dans une certaine discipline, l'homéopathie. Comme moi, je suis spécialisé en homéopathie, mais je fais beaucoup d'autres choses.
C'est quoi l'homéopathie? Je pense que les gens savent pas, parce que même moi, c'est nouveau pour moi cette année, vu qu'on l'étudie un peu.
L'homéopathie, c'est une médecine alternative qui a été développée par un Allemand qui s'appelle Samuel Hahnemann. Et puis lui, c'est le probablement le plus grand génie de l'histoire de l'humanité. Lors de son 250e anniversaire, on m'a invité pour faire le discours d'ouverture de son 250e anniversaire dans sa ville natale en Allemagne. Puis j'ai dit à ce moment-là, j'ai dit les historiens de la science puis de la médecine, ils sont pas du même avis. Ils savent pas, ils sont pas du même avis que la vraie histoire. Parce qu'ils disent que la plus grande découverte en médecine, c'est la circulation du sang par William, en tout cas j'ai oublié son nom, mais ça n'a pas d'importance. Puis la plus grande découverte en science, c'est la théorie du Big Bang. Alors j'ai dit, ça n'a pas de bon sens parce que l'homéopathie, c'est vraiment la plus grande découverte dans l'histoire de l'humanité parce que ça permet, c'est une méthode naturelle de traitement qui est très efficace, qui demande pas beaucoup d'énergie, pas beaucoup de ressources. Comme par exemple, si on prenait une plante, on pourrait prendre une plante pour traiter toute l'humanité, pour tout le reste de son histoire. C'est cela, non, mais non, ce que je veux dire, ça demande pas beaucoup de ressources parce qu'une plante, on peut faire un remède qui peut être multiplié. Le remède peut être multiplié ad vitam aeternam. Il n'y a pas de limite à la multiplication du remède. On n'a pas besoin de prendre 1000 ou des millions de ces plantes-là. Une, c'est suffisant. Alors, Hanuman a développé une méthode thérapeutique. Pas juste une approche thérapeutique. C'est une approche thérapeutique qui est entourée d'une médecine naturelle qui est rationnelle. Il appelait ça rationnelle. Ça veut dire qu'il y a du gros bon sens. Le principe de base, c'est que le but principal du médecin, après la prévention, c'est de guérir le patient. C'est pas de soulager les symptômes ou guérir la maladie, c'est guérir le patient. Le patient guérisse. Puis là, il donne— puis la manière de guérir, c'est la manière qui va être la plus rapide, la plus douce, la plus efficace, avec le moins de ressources possible. Alors, il a développé une approche qui est très, très efficace. En utilisant toutes les substances qui peuvent exister dans la nature, que ce soit des plantes, des minéraux ou des substances animales comme des poisons, comme le venin d'abeille. Alors toutes les substances dans la nature peuvent devenir un remède homéopathique. Puis homo veut dire semblable, pathique, maladie. Alors c'est lui qui a développé le mot homéopathie, le mot allopathie aussi. Allo, c'est différent de la maladie. Alors on donne un remède qui est différent des symptômes de la maladie. L'homéopathie, on donne un remède qui est semblable. À ceux de la maladie. Comme on disait tantôt pour le venin d'abeille, on a de l'inflammation, c'est rouge, c'est chaud, on prend le venin d'abeille, on pique la personne, puis ça devient encore plus chaud, plus rouge. C'est, on a utilisé une substance qui était semblable à la maladie, puis le corps réagit à ça en produisant une réaction de guérison. C'est extraordinaire.
Et puis, Mathieu nous avait expliqué, exemple, que quelqu'un qui a des réactions allergiques On va donner par exemple un remède avec des oignons parce que ça peut, ça vient ici. Juste pour que les gens comprennent bien.
Pour les gens, disons que quand vous coupez un oignon qui est fort, vous en coupez plusieurs, puis vous êtes juste en haut de l'oignon, il va y avoir des vapeurs qui vont vous monter. Le nez va commencer à couler, les yeux vont commencer à brûler. Vous allez avoir un larmoiement qui ressemble à un rhume ou une fièvre des foins. L'oignon pourrait être utilisé en dose homéopathique, en petites doses, pour traiter quelqu'un qui a la fièvre des foins, disons, ou un rhume.
C'est incroyable, moi je trouve ça incroyable.
Moi c'est ça que j'ai, quand j'ai installé dans le bureau de mon professeur, puis avec le dermatologue, il avait donné Zinkum Metallicum 10M.
Alors c'est ça, c'est un remède, tu donnes une petite dose, pas de poison, mais une petite dose de quelque chose qui donne le même symptôme de ce que tu as.
Ouais, c'est ça, qui pourrait donner le même symptôme, mais on dose, on donne une dose Le remède est préparé de telle façon que ça va produire une réaction de guérison, mais ça ne va pas provoquer une maladie.
Comme un vaccin, mais que son but—
un petit peu comme un vaccin. Le vaccin est donné pas pour le vaccin, mais pour la réaction au vaccin. Alors on réagit au vaccin en faisant des anticorps. Les anticorps vont nous protéger si on est exposé à ce microbe-là. Alors un peu semblable, mais ici c'est pas pour prévenir. Le mon remède homéopathique peut être utilisé pour prévenir, mais pour guérir.
Pour guérir, c'est ça. C'est incroyable. Et qu'est-ce que, c'est quoi les indications? Qu'est-ce qu'on peut guérir avec l'homéopathie?
En fait, tout ce qui est guérissable, tout ce qui est relié à une maladie dynamique, c'est un peu compliqué à expliquer, mais tout, en fait, c'est l'ensemble des maladies qui peuvent être guéries, l'ensemble des patients qui ont une maladie qui est dynamique, c'est-à-dire qui est due à un déséquilibre de l'organisme. Si Le problème, la personne a un problème, on dit un problème chirurgical, c'est-à-dire qu'il y a un endroit qui a été coupé, il y a besoin d'être cousu. Alors ça, c'est mécanique. Si quelqu'un fait une entorse, disons quelqu'un qui a une commotion cérébrale, alors il y a eu, ils peuvent être éternellement impassibles, mais s'ils ont une distorsion des os de la tête, Là, il faudrait savoir prendre un traitement mécanique. Alors, à part les problèmes mécaniques, structurels, puis chirurgicaux, tous les autres problèmes peuvent être traités avec une basilique. Si on regarde ici la bibliothèque, il va y avoir une section sur la psychiatrie, sur l'obstétrique, sur la démence, la folie, sur la pédiatrie, la médecine vétérinaire. Neurologique.
Puis vous, c'est quoi vos plus beaux cas que vous avez eu, plus belles guérisons? Il y en a déjà qui veulent savoir.
T'as combien de temps?
Il reste pas tant de temps que ça, mais juste un cas, peut-être.
J'ai donné un cours en 2019 à Chicago, c'était comme 50 cas de guérisons miraculeuses. Il y en avait 50, mais c'était 50 parmi plusieurs autres.
On en veut quelques-uns là, rapide.
Attends un peu Arnaud, mais si des guérisons extraordinaires. Ben je te disais, le monsieur qui a Émile Loubier, c'est une de mes plus belles guérisons qui est venue comme ça, OK. Il marchait comme ça.
Pour ceux qui voient pas, c'est qu'il a le dos très très courbé.
Très courbé. Il a une maladie qui s'appelle la spondylite ankylosante. Et puis lui, il venait du Nouveau-Brunswick et puis Il a fait seulement une quatrième année, puis à l'âge de 16 ans, il était aide mécanique, puis il est tombé en amour avec une fille, puis la fille a dit non. Il y a une grosse, grosse peine d'amour, puis à la suite de la peine d'amour, il a commencé à avoir des maux de dos, de l'inflammation, puis du bassin, puis des épaules. Et puis là, il est allé voir les médecins, puis ils ont dit «Il y a aucune— tu as une maladie qui s'appelle la spondylite ankylosante, il y a aucun traitement pour ça.» Puis c'est très, très, très— dans son cas, c'était très douloureux. Il y avait tellement de douleur qu'il dit s'il y avait eu un revolver à mon chevet, il dit je l'aurais utilisé des milliers de fois. Parce que lui, il avait de la douleur 24 heures sur 24. Puis à partir de 10 h le soir, la douleur augmentait jusqu'à peu près 4 h du matin. Puis il décrivait ça comme si c'était des couteaux brûlants qui rentraient comme ça le long de la colonne vertébrale. La nuit, toutes les nuits. Ça, ça a commencé à l'âge de 16 ans. Moi, je l'ai vu à l'âge de 52 ans en 1979, à peu près à 52 ans. Alors, ça faisait 34 ans, quelque chose du genre, qu'il avait ces douleurs-là. Puis, comme les médecins ont dit qu'il n'y avait pas de traitement, lui, il a décidé de trouver une manière de supporter la douleur. Alors, il a commencé à étudier la psychologie. Il est arrivé avec Freud. Sigmund Freud, qui est très, très compliqué à lire. Et puis là, il a commencé à lire les écrits de Jung, puis là, les rêves. Il se levait toutes les nuits pour écrire ses rêves. Puis il s'est jamais guéri, mais il était devenu comme un saint. Il avait sublimé sa douleur. La douleur était toujours là, mais il l'avait sublimée par Jung. Puis quand il rentrait dans la salle de traitement, là, je me souviens, il rentrait dans la salle de traitement des hommes, puis les hommes, ils parlaient comme de la partie de hockey. Pis lui, il arrivait là, comme ça là. Pis là, il déboutonnait sa chemise, que sa chemise était rapiécée. Y'avait des p'tites pièces, c'était rapiécé. Mais il était pauvre, pauvre, pauvre. Pis mon père, il chargeait pas un sou. Pis quand il rentrait dans la pièce, ça venait silencieux. C'était comme s'il y avait une aura autour de lui. Et puis, Là, mon père dit André, traite-le donc, Émile. Alors, je le traite. Puis moi, j'étais ici comme interne durant l'été. J'étais interne. Oui, ça, mon internat durant l'été en Oregon, je l'ai passé dans la clinique de mon père. C'est bien mieux. Alors, je le vois dans la clinique et puis j'étais là juste pour 3 mois. Alors, j'ai donné 3 doses de remède en 3 mois. Il a grandi comme 8 pouces.
Wow!
Là, il a grandi comme 8 pouces. Toutes les douleurs étaient parties. Fini. Il avait eu 34 ans de douleurs, 24 heures sur 24.
Incroyable!
Parti en 3 mois. C'est jamais revenu cette douleur. Puis d'ailleurs, Émile, il est venu pendant au moins une vingtaine d'années, il venait dans la salle d'attente. Et même ici, il venait dans la salle d'attente juste pour être là. Puis, je me souviens, il gardait 15 sous par mois. Puis il était sur l'assistance sociale, il pouvait pas travailler. Il était sur l'assistance, il gardait 15 sous par mois pour acheter une crème glacée à son neveu. 15 sous par mois.
Ah non!
Oui, c'est vraiment de la très, très pauvre. Et puis, monsieur, il m'a dit André, depuis que tu m'as traité là, parce qu'il revenait à la clinique, quand je suis revenu l'été d'après, je le voyais encore. Il dit je trouve plus d'argent dans la rue. C'est pourquoi, parce qu'il marche plus comme ça, alors il essayait de trouver de l'argent. Il est rendu comme ça. Quand il traversait une lumière, il s'accotait sur un poteau comme ça pour regarder si la lumière tournait à vert quand il y avait personne d'autre. Puis là, il marchait, il pouvait voir. Puis tous les deux étaient partis. Puis quand je suis reparti en Oregon, je lui ai laissé une enveloppe parce qu'il avait lu tous les livres, toutes les œuvres de Jung, excepté un livre qui était trop cher pour lui. Puis quand je suis parti, j'ai regardé c'était combien le prix, puis je l'ai mis dans une enveloppe. Puis je disais à la famille, quand je vais être parti, tu dois faire, Émile, il a acheté le livre.
C'est une belle histoire, merci. J'aimerais ça qu'on parle maintenant de la technique BNS, parce que là j'en ai parlé subtilement, mais à mon audience, c'est la technique BNS, c'est ça qui m'a beaucoup aidé. Je pourrais dire à 70%, ça m'a éliminé gêné mes migraines.
Non mais tu as eu un traitement.
J'en ai juste eu un, là il veut m'en refaire un autre.
Je peux t'en faire un autre si tu en veux.
Je supporte. À suivre, mais qu'est-ce que c'est? Explique-nous.
OK, quand les gens reçoivent un coup à la tête, les articulations de, il y a 134 articulations au niveau de la tête puis du visage. Quand les articulations, regarde si tu fais ça toi-même là, Rentre tes doigts puis comme ça, regarde, ça rentre puis ça sort. Pousse-les que tu veux de la main. Tire maintenant. Il veut plus s'ouvrir. Les sutures au niveau du visage puis de la tête, c'est la même chose. C'est, si on regarde, on avait un ginkgo dans l'autre pièce, tu peux le voir, on voit ça glisse comme ça.
Mais ça, le papillon, vous disiez?
Pardon?
Le papillon?
Non, non, le papillon c'est un os, mais ça c'est les sutures Puis quand on reçoit un coup, ça les jamme. Donc on dirait que quand les sutures sont bloquées, le système nerveux fonctionne pas, puis il y a beaucoup, beaucoup de problèmes. Tout l'organisme peut ne plus fonctionner. Alors qu'est-ce qui est commun à une commotion? Quand tu reçois une commotion, c'est tout de suite, tu sens que tu as été sonné, tu as de la nausée, tu es étourdi, tu es confus. Au niveau cognitif, il y a comme un brouillard. Puis après, tu dors comme 10-12 heures par nuit, des fois 14 heures pendant un an, des fois 2 ans. Tu es plus fonctionnel au niveau cognitif. Comme là, j'en ai vu une hier, elle était pas fonctionnelle quand j'ai donné le BNS. Alors, tu es plus fonctionnel, tu as plus d'énergie, l'humeur aussi, l'humeur est très— tu es dépressif.
Tu es paranoïaque, premièrement.
Comment ça? Tu peux être très anxieux, obsessif-compulsif. Au niveau émotionnel, tout ne va pas bien. Au niveau cognitif, tout est embrouillé. Au niveau physique, les gens ont beaucoup, beaucoup de douleurs, beaucoup de douleurs au cou, aux trapèzes, dans le dos, aux épaules, beaucoup de douleurs aux mâchoires. Ils vont avoir des sinusites. Ils vont avoir de la faim. Tout peut être déréglé. Les pertes de goût, comme cette semaine j'avais une personne qui a une perte de goût. Toutes les fonctions du corps peuvent être déréglées. Les menstruations peuvent dérégler. La croissance chez les enfants. Alors, il y a 100 ans, les naturopathes, qu'est-ce qu'ils avaient décidé? Eh bien, ils essayaient de débloquer les os qui avaient été bloqué comme ça en allant par la bouche et par le nez. Mais, rentre-toi un doigt dans le nez, tu vas voir que c'est pas agréable. Puis, aller dans la bouche puis débloquer des os, c'est pas agréable. Puis, il y a 100 ans à peu près, ça c'est plus que 100 ans, c'est comme 120 ans, ils faisaient ça avec leurs doigts. Et puis, là il y a quelqu'un qui a décidé de rentrer un ballon dans le nez.
Mais, qui est le premier qui a dit ça?
Oui, je sais pas, les gens, en médecine alternative, on est bien inventif. Il n'y a pas juste en médecine alternative. C'est comme au Québec, on a des patenteux. C'est ça, c'est un patenteux. Il a dit, ben, si on faisait une pression expansive. Alors, ça a été vraiment génial. Vraiment, ça a été probablement la plus grande découverte en médecine, le manuel. La plus grande découverte, c'est vraiment le ballon dans le nez parce qu'en une seconde, on libère la personne d'une commotion. Puis les gens ont beaucoup de commotions. La première commotion qu'on a en général, c'est à l'accouchement. Qu'il y ait des forceps ou non, l'accouchement, c'est très difficile. On est comme ça, là, puis il y a une grande, grande pression. Alors nous, on fait ça au bébé. Au bébé nouveau-né. J'en ai eu pas longtemps, il y avait 4 jours. Puis tu vois, il y avait le front proéminent. Ça faisait qu'il avait été déformé, puis le front avait monté. Puis là, j'ai fait le traitement, il est revenu 3 semaines après, à peu près 2 semaines, puis le front était tout beau. Alors l'accouchement, c'est déjà difficile, mais les enfants, ils se frappent la tête très, très souvent. Il y a à peu près une couple de mois, justement, j'avais une ostéopathe qui avait 2 enfants, 2 filles, puis j'ai dit combien de fois par année, toi comme ostéopathe, tu as vu tes enfants se frapper la tête puis dire ils vont avoir un, ils ont besoin d'un traitement tout de suite à la tête là, ils sont traités. Il dit au moins 2 fois par année jusqu'à l'âge de 5 ans, parce que j'ai demandé jusqu'à l'âge de 5 ans. Alors, les enfants auraient à peu près 5 à 10 commotions par année d'après cette sopade-là. Puis la même journée, j'avais une famille avec 3 enfants, maman, papa puis 3 enfants. Un qui avait comme 18 mois, l'autre qui avait comme 3 ans puis l'autre qui avait comme 4 ans et demi. Puis je dis aux parents, je dis Comment souvent ils se frappent la tête? Le père regarde sa femme Tous les jours. C'est vrai, on se fait frapper la tête très, très souvent. Puis des commotions qui seraient diagnostiquées comme des commotions, les gens en oublient peut-être la moitié. Peu importe, les gens se font frapper la tête, même les traitements dentaires importants, ça change l'occlusion, puis ça fait beaucoup de pression au niveau de la tête. Alors, pour libérer les effets des commotions, dont on est tous victimes, cette technique-là, elle est tout à fait extraordinaire, c'est miraculeux, c'est, ça fait exactement l'opposé d'une commotion, mais c'est pas agréable. C'est pas agréable de mettre un brin d'herbe dans le nez. C'est pas agréable de mettre un ballon dans le nez. C'est pas agréable de faire gonfler le ballon. Mais comme hier, j'ai une patiente qui faisait partie de l'équipe équestre du Canada. Elle, à chaque fois que je lui faisais une insufflation, elle faisait «Wow! Ça fait du bien!» Parce qu'elle était handicapée avant. C'était son 3e traitement en 3 mois. Mais avant ça, elle n'avait pas d'énergie, elle était dépressive. Avec beaucoup, beaucoup de douleurs cognitives, ça fonctionnait pas. Elle pouvait pas faire de l'écran. Là, elle pouvait faire une journée de 12 heures d'écran. Pour quelqu'un qui était handicapé, c'est pas pire, qui était handicapé il y a 2 mois. Alors, les gens, ils reviennent de tous les effets de commotion. Alors ça, c'est l'aspect important de cette technique-là. BNS, ça veut dire bilateral nasal nasale spécifique. Ça veut dire que c'est très spécifique, certaines ouvertures, il faut que ça se fasse dans chaque méat du nez. Dans une narine, il y a 3 méats de chaque côté. Alors, il y a 6 méats. Il faut faire—
je pensais que c'était 4.
Non, il y a 3 méats de chaque côté. Alors, on fait 6 inspirations, puis on finit, on en fait 2 autres à la fin. Ah, c'est pour ça, ça fait 8. Oui, c'est pour ça. Les gens, en fait, tout le monde a besoin d'un BNS parce qu'on a tous eu des commotions, tous eu des accidents à la tête ou au visage. Mais ça va aider aussi comme les nains.
Oui, c'est ça que vous disiez tantôt.
Les nains vont pousser parce qu'on va affecter la glande pituitaire. Ça va affecter les gens, comme mon professeur qui faisait ça du matin au soir, juste cette technique-là, juste ça. Les gens venaient de partout des États-Unis, du Canada pour venir le voir. 80% de cette pratique, c'était des enfants qui étaient trisomiques. Pourquoi? Parce qu'avec cette technique-là, les enfants trisomiques, ils se développent naturellement le visage. Intellectuellement, au niveau cognitif, ils deviennent normaux. Puis, ils grandissent, ils ont une grandeur normale puis une démarche physique normale.
Parce que les gens qui ont la trisomie, Donc malheureusement, j'ai eu une mauvaise surprise quand j'ai terminé avec André. Je me suis rendu compte que la caméra était éteinte, donc on n'a pas entendu la fin du podcast. J'espère que vous avez quand même apprécié tout le podcast, en fait, avec cet homme très cultivé, avec beaucoup d'histoires et beaucoup de vécu en lien avec la santé et la médecine naturelle. C'est là qu'on voit que la médecine naturelle, elle vient de loin, et Faut pas dire qu'il y a une guerre avec la médecine conventionnelle, mais on peut comprendre que les deux médecines n'ont pas toujours nécessairement place à travailler ensemble. Moi, par contre, en tant que naturopathe, je dis toujours que je veux travailler avec le médecin et non contre. Donc je crois que c'est pas obligatoire de prendre parti, mais de juste en fait comprendre les pratiques. Et selon nos valeurs, on peut appliquer, par exemple, des méthodes qui vont nous aider à guérir, contrairement à essayer de cacher les symptômes, parce qu'on dit souvent que dans la médecine conventionnelle, par exemple, qu'il faut éliminer le symptôme. Mais je pense que qu'est-ce qui est très important, c'est de comprendre en fait la cause profonde. Et j'avais posé la question justement à André, la dernière question que je demande à tout le monde est-ce que tu penses qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans grâce à la médecine naturelle? Et j'ai vraiment aimé ça parce que quand je lui ai posé la question avant de tourner le podcast, la première chose qu'il m'a dit, c'est est-ce que tu connais Bryan Johnson? Et j'étais tellement agréablement surprise parce que Bryan Johnson, c'est pas beaucoup de gens qui le connaissent. Vous savez, j'en parle beaucoup, hein, c'est l'homme en fait, le biohacker, qui a vraiment innové en fait, qu'on pourrait dire, dans sa santé. Juste l'année dernière, il a investi 2 millions de dollars pour sa longévité et lui, en fait, il a ralenti son vieillissement. Donc quand il va passer 20 années, en fait, il va juste vieillir de 12 années. Donc c'est vraiment impressionnant et vraiment avec toutes ces biomarqueurs, on peut remarquer qu'il a réussi à faire ça. Donc j'ai adoré qu'il fasse des liens avec Bryan Johnson et lui, qu'est-ce qu'il m'a fait comprendre, c'est qu'il y a eu beaucoup de patients, beaucoup de clients en homéopathie ou en naturopathie qui vivaient au-delà de 100 ans et il y avait des gens qui mouraient juste comme ça naturellement, sans maladie chronique ou métabolique. Donc c'est ça qui était impressionnant et il faut jamais aller contre la nature. Si on apporte tout ce qu'il faut à notre corps, mais il y a pas de raison qu'on puisse développer des maladies. Puis c'est là qu'en fait qu'il disait que c'est pas l'âge qui compte, c'est de comment tu vas vivre ta vie qui est important. Donc je pense que qu'est-ce qui est important justement, c'est d'éloigner la souffrance. Donc si on peut mourir peut-être pas à 180 ans, mais sans souffrance, eh bien ça ferait beaucoup de sens. Donc merci beaucoup André, j'apprécie. J'aurais aimé ça aller terminer le podcast. Malheureusement, il habite quand même loin de chez moi, sa clinique elle est quand même loin, donc j'ai pas eu la possibilité d'aller terminer avec lui. Mais je trouvais ça important de vous faire une petite conclusion là-dessus. Donc j'espère que vous avez apprécié. S'il vous plaît, allez mettre un j'aime ou un commentaire. J'apprécie beaucoup quand j'ai des bons commentaires ou des commentaires constructifs. En fait, c'est toujours pertinent parce que je vous donne mon savoir le plus possible tous les lundis et j'apprécie de savoir que ça donne une belle répercussion dans votre vie. Donc on se retrouve la semaine prochaine, les girls. Merci encore de votre intérêt et à bientôt.
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