20 Oct 2025 · 21 min
Aly Braise shares her struggle with social anxiety worsened by pandemic isolation and explains the science: isolation raises mortality risk by 29% and floods the brain with cortisol. She and her husband took a month-long challenge to meet friends weekly, greet strangers, and say yes to invitations, and felt immediate benefits in mood and belonging.
Chapters
On s'est moqué des frères Wright lorsqu'ils affirmaient que l'homme pourrait un jour voler. Pourtant, ils ont prouvé que c'était possible et l'avion existe aujourd'hui. On a aussi ignoré Thomas Edison quand il disait qu'on pouvait créer une source d'énergie indépendante. Et pourtant, lui aussi il a réussi et l'ampoule fait partie intégrante de notre quotidien. Alors si moi je te dis qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans en santé, est-ce que tu me croirais? Te voici dans Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Ali Braggs, naturopathe et autrice du best-seller C'est toi la boss de ta vie. Ce podcast est destiné aux femmes qui veulent vieillir en santé, perdre du gras et garder une apparence jeune avec des remèdes et techniques naturelles. Chaque épisode révélera les nouvelles technologies ou astuces de biohacking données par moi ou un expert pour enfin obtenir obtenir des résultats durables sans bousiller sa santé. Prête à commencer à rajeunir? On y va! Salut à toi, ma femme en santé. Ici Aly Braise dans l'épisode 121 et aujourd'hui, on parle d'un sujet très spécial et je sors un petit peu de mon cadre de naturopathe. Donc non, on ne parlera pas de plantes ou de suppléments ou d'alimentation. Aujourd'hui, je vais parler de la peur sociale parce que Il y a des événements qui m'est arrivé ces derniers jours, et moi et mon mari, on a eu des belles discussions à ce sujet-là, puis j'avais envie de vous le partager parce que je pense que peut-être qu'on n'est pas les seuls à vivre ça, la peur sociale. Et je pense peut-être que ça vient depuis la pandémie. Il y a eu beaucoup de gens qui se sont isolés, et je me suis rendu compte à travers le temps que c'est pas quelque chose de très positif et qui est pour nous aider en fait dans notre longévité. Donc je m'explique. Moi, depuis que je suis jeune, on m'a souvent longtemps considérée comme une fille introvertie. Donc peut-être que ça t'étonne, il y en a que ça l'étonne pas. J'ai eu un, vous le savez, j'ai eu en fait un passé assez rock'n'roll et c'est ce qui m'a fait en fait beaucoup se recouvrir en dedans de moi. Donc j'étais une femme qui, une jeune fille qui aimait pas tant ça être avec les autres, j'étais quand même gênée, j'avais un style particulier. Si vous êtes dans ma génération, on appelle ça emo. Donc j'étais quelqu'un de très solitaire, très isolée. Et comme je le dis, je pense que c'est quelque chose qui m'a joué contre moi aujourd'hui, parce qu'on s'entend qu'avec ma carrière et l'impact que je vais avoir dans le monde, je suis quelqu'un qui doit sortir en fait de sa zone de confort pour aller parler aux gens, pour parler en public. Ça a été quelque chose de très difficile pour moi. Là, quand j'ai commencé à faire des stages, j'endormais pas pendant des semaines tellement que ça m'a— ça venait me chercher. Puis pourtant, je suis quelqu'un qui adore les gens. C'est pas en fait que que je suis snob ou je veux pas parler à personne, c'est plutôt parce que je suis timide, je suis comme gênée. Et là, je le vois que mon passé est venu un petit peu me rattraper à travers le temps. Et comme je le dis aussi, on dirait que depuis le COVID, c'est encore pire. Genre, je sais pas comment tu l'as vécu toi, la COVID. Moi, moi puis Nick, ça a été assez spécial parce qu'on l'a vécu en République dominicaine, fait que la pandémie, on l'a pas vécu comme tout le monde. On est arrivé en République Dominicaine pour aller faire le gym un mois avant que la pandémie a été annoncée. Donc quand ça a été annoncé, la pandémie, on s'entend que nous on est resté là. On a dit c'est pas vrai qu'on va retourner au Québec. Donc on est resté environ 2-3, 2 ans et demi là, straight, en République Dominicaine. Et j'ai trouvé ça difficile pour ma part parce que oui, j'étais toujours avec mon mari, j'étais avec personne d'autre, mais aussi les gens là-bas parlait juste espagnol ou anglais. Et on s'entend que je prends encore aujourd'hui des cours d'anglais, mon anglais il était pas super développé. Puis quand tu essayes par exemple d'avoir une personnalité puis d'exprimer avec les gens, c'est pas toujours facile dans une autre langue, encore moins en espagnol. Donc j'ai vraiment beaucoup vécu d'isolement, comme beaucoup de gens je pense qui l'ont vécu au Québec aussi, que vous avez pas le droit de sortir, il y avait des couvre-feu, on avait pas le droit de voir sa famille à Noël dépendant je sais plus quelle règle. Donc ça a été quelque chose d'assez difficile je pense pour moi et beaucoup de les gens. Et on dirait qu'à travers le temps, là, la pandémie, ça a comme été— on dirait qu'aujourd'hui on dit l'avant-pandémie ou l'après-pandémie, là, comme ça a été— on dirait une Troisième Guerre mondiale, on le vit comme ça, nous autres. Puis c'est là qu'en fait le télétravail est arrivé. Là, Amazon, c'est tellement rendu accessible que quand on veut quelque chose, on a même plus à sortir dehors de chez nous, on peut le pitonner sur notre téléphone et le recevoir le lendemain. Quand on veut parler aux gens aussi, bien, on va beaucoup utiliser des textos, le Messenger, On va même les appeler, au pire, par vidéo, mais on va de moins en moins sortir aujourd'hui de chez soi. On a vraiment tout autour, on a tout au bout des doigts maintenant. C'est ça qui est assez spécial. Et on voit de moins en moins de personnes. Et ça, c'est vraiment la discussion que j'ai eue avec mon mari. On était venu un mois à Chicago, on mangeait dans un restaurant, puis les deux, on se regarde. Puis là, j'ai comme confié que je fais le pas. Je me sens anxieuse. Puis là, Nick, il me regarde avec un genre de drôle de face, un drôle de sourire. Il dit Ah, moi aussi. Puis je dis Mais pourquoi on se sent comme ça? Puis là, on essaie de faire des liens. Pourquoi on se sent comme ça? On se sent un peu anxieux. Puis on a comme remarqué que c'est à chaque fois qu'on était ailleurs qu'à la maison. Puis pourtant, on est des gens qui adorent voyager, on adore faire des nouveaux restos, des nouvelles expériences, on est toujours en train d'essayer des nouvelles activités. On est quelqu'un qu'on, des personnes qui fait jamais la même chose, on veut sortir de notre zone de confort. Mais là, on s'entend qu'on était assis peinard sur une terrasse au soleil, super bien, puis là, les deux, on se sentait pas bien. Puis on s'est vraiment rendu compte que ça arrive à chaque fois. En toute honnêteté, qu'on s'est rendu compte que c'est à chaque fois qu'on est hors de la maison. Puis là, c'est là qu'on a commencé à dire, on est tellement rendu antisociaux, on a tellement de la difficulté à voir les gens, on a presque peur de parler aux gens. Pis là, c'est là qu'on a commencé à en discuter, se dire, tu sais, on se fait inviter des fois, on va dire non pour pas vraiment des vraies raisons. Ça va arriver des fois, tu sais, ça m'a déjà arrivé ça, de croiser des gens dans la rue que je connaissais, mais je faisais semblant de pas les voir. Pis ça, ça m'a vraiment marquée parce que je me dis, mon Dieu, tu sais, je le sais que je suis pas snob dans la vie, c'est juste on dirait qu'on veut plus se déranger, on veut plus dire allô aux gens tout le temps. Puis c'était comme une mauvaise manie. Puis là, je m'en ai comme rendu compte. C'est comme si on était vraiment beaucoup isolé puis introverti en nous-mêmes, tu sais. Puis là, tu sais, je vous parle en toute honnêteté puis en transparence. Puis je me demande, toi qui écoutes cet épisode-là en ce moment, est-ce que tu te sens comme ça aussi des fois, hein? Et puis c'est là, je fais aussi des liens, tu sais. Pendant la COVID, moi j'étais juste avec mon mari, fait que c'était bizarre, tu sais. Puis j'avais même ma famille, moi, qui m'avait presque reniée parce que je revenais pas au Québec. Fait qu'on On dirait que depuis la COVID, là, c'est difficile de voir les gens. C'est là qu'on en a beaucoup discuté, puis je vais te parler aujourd'hui des choses qu'on s'est promis depuis un mois de faire. Et sincèrement, je me sens tellement mieux depuis que je fais ça. Fait que j'ai attendu avant de faire l'épisode parce qu'on a eu cette belle discussion-là, puis j'ai dit Hey, faut que j'en parle en podcast, voir s'il y a d'autres gens comme nous. Mais je me suis dit On va le faire pendant un mois, puis je veux voir les effets que ça nous fait. Fait que je vais te dire un peu les petits défis qu'on s'est mis pendant le mois, puis qu'on va continuer en fait. Mais avant ça, je veux te partager un petit côté scientifique de qu'est-ce que ça fait la communauté sur la santé. J'ai trouvé des belles recherches en fait, qu'il y avait des études qui démontraient que l'isolement social pouvait augmenter 29% le risque de mortalité à toutes causes confondues. Quand même, quand même intéressant. Aussi, la solitude est associée à un risque accru de dépression, d'anxiété, de troubles cognitifs. C'est une recherche de 2014. Il y a eu aussi un document qui disait que la communauté, le lien social, agissent comme des facteurs de protection contre le stress, le soutien social en fait va venir réduire la sécrétion de cortisol et améliorer l'immunité. Donc super intéressant ça aussi. Puis après la pandémie, il y a vraiment eu beaucoup de recherches en lien avec ça, que en fait qui ont montré qu'une augmentation significative des phobies sociales et des comportements d'évitement, surtout liés au retour en société après isolement. Ça c'est, c'est une étude d'un document de 2020, puis c'est exactement ça que moi j'ai vécu, puis je pense que beaucoup de gens vivent l'évitement social. Donc c'est pas qu'on est snob, c'est pas qu'on veut pas parler aux gens, c'est qu'on dirait qu'on s'est comme habitué de rester dans nos affaires, puis on veut rester comme ça. Mais ça, c'est tellement pas bon pour notre moral, pour notre santé physique, mentale, psychologique et tout le reste. C'est important d'en prendre conscience. Puis je suis contente comme d'avoir mis des mots là-dessus avec Nick, puis me dire aujourd'hui, ok, j'ai un problème, puis il faut faut que j'essaie de m'améliorer à ce niveau-là, tu sais. Puis là, j'ai fait des beaux liens en fait que ce que la science dit du cerveau, de l'isolement social, c'est qu'en fait quand on s'isole trop longtemps, c'est pas juste une question d'habitude ou de personnalité, c'est aussi qu'on peut voir que le cerveau, il lui-même, il va se modifier. Donc au niveau de l'amygdale et la peur sociale, en fait l'amygdale c'est une région du cerveau qui gère la peur et l'anxiété, puis ça devient vraiment plus actif chez les personnes qui sont isolées. Donc à cause de ça, ça va venir renforcer la vigilance et la méfiance comme si parler aux autres devenait une menace. Donc c'est assez intéressant de le voir ça. Il y a aussi la neuroplasticité des circuits sociaux qu'on peut voir. En fait, on sait que le cerveau aujourd'hui est plastique. En fait, il y a comme une flexibilité. Il va venir s'adapter à ce qu'on fait souvent, mais aussi à ce qu'on ne fait plus. Donc quand on réduit les interactions sociales, les circuits neuronaux liés à l'empathie, la communication, la reconnaissance faciale deviennent vraiment moins stimulés. Puis ça, ça apporte comme résultat la réintégration sociale apparaît vraiment plus difficile, même si c'est seulement une habitude à réentraîner. Donc vraiment intéressant de voir que, ok, on avait peut-être l'habitude de voir beaucoup de gens avant, mais aujourd'hui, à cause qu'on s'est vraiment isolé, faut vraiment réapprendre à s'habituer à voir les gens. Et aussi, normalement, interagir avec d'autres personnes, ça stimule la libération de dopamine. Donc on parle d'hormones de plaisir, de motivation. Mais on sait que l'isolement prolongé réduit cette réponse. Donc parler à quelqu'un alors force. Alors, parler à quelqu'un, ça peut sembler plate ou énergivore, alors qu'en réalité, c'est le système de récompense qui s'est affaibli. Donc ça, c'est vraiment intéressant de le voir, que c'est comme si on avait moins de plaisir d'être avec les gens. Donc c'est vraiment quelque chose qu'il faut venir se réhabituer puis venir se restimuler. Il y a aussi des liens avec le stress puis l'immunité, parce que le manque de liens sociaux, ça va augmenter le cortisol. Le cortisol, on sait que c'est l'hormone du stress, puis on sait que trop de cortisol sur le long terme, c'est ça qui va venir fragiliser le système immunitaire et ça va même favoriser les inflammations chroniques. Ça, j'en parle tout le temps en tant que naturopathe. Donc, en clair, plus qu'on évite les interactions, plus le cerveau apprend à les éviter. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'on le sait, que c'est le cerveau, il est flexible, puis ça fonctionne aussi dans l'autre sens. Chaque petit geste social, dire bonjour, appeler un ami, participer à une activité, réactive ces circuits et ramène du plaisir. Et avant de vous donner mon petit défi, puis peut-être que c'est un petit défi, là j'avais fait le 75 Boss, le 75 jours boss. Je me disais, est-ce qu'on fait un défi avec ces petits trucs-là? Je veux faire un lien avant, tu sais, parce que je parle de peur sociale, mais je trouve intéressant aussi de parler le lien avec la longévité puis les zones bleues. On sait que les zones bleues, les régions dans le monde où qu'on retrouve le plus grand, la plus grande longévité, puis des centenaires Vous savez, je parle souvent d'Okinawa au Japon, en Grèce, Nikoya au Costa Rica, il y a la Sardaigne en Italie, il y a en Californie aussi le Mālinda. On sait qu'en fait ces zones-là, qu'est-ce qu'ils ont en commun? C'est pas les gènes, mais la communauté. Donc il y a vraiment des cercles sociaux de soutien qui accompagnent les individus toute leur vie. Les gens sont tellement réunis dans ces régions-là, ils se voient tous les jours, ils vont prendre des cafés ensemble. J'avais lu aussi qu'à Okinawa, c'était assez spécial. Je sais pas si je vais savoir bien m'exprimer, mais la communauté, tous les, toutes les semaines, ces gens-là, toutes les personnes, mettons, de Okinawa mettaient de l'argent dans un bocal, je dis ça comme ça, mettait de l'argent de côté pour la communauté. Et c'est un exemple, une fois au trimestre, l'argent allait à une personne pour l'aider dans quelque chose. Ça, c'est vraiment beau à voir, c'est que toutes les gens mettent ensemble en commun leur argent pour aider quelqu'un d'autre dans la communauté. Fait que les gens sont tellement bien reliés ensemble les gens sont tellement unis, sont tellement toujours en train de s'aider. Contrairement que moi, j'habitais à Blainville, puis je connaissais juste une voisine dans tout mon quartier. Les gens se disent pas bonjour. Je trouve ça insensé. C'est tellement important de pouvoir se parler, sourire aux gens, dire bonjour, apporter de l'aide, et ça apporte beaucoup, beaucoup de bien. Fait que c'est sûr que, tu sais, dans ces, dans ces habitats-là, les gens passent chaque jour du temps ensemble. La connexion sociale est considérée aussi essentielle que l'alimentation et l'exercice pour vivre plus longtemps. Et Et c'est là qu'on voit, tu sais, même la science le dit, que les liens sociaux de qualité sont directement liés à la longévité et le bonheur. Donc je veux te dire un peu ce que mon mari et moi on s'est promis de faire pendant cette discussion-là à Chicago sur la terrasse. On s'est dit, ok, on se laisse pas faire, on est déjà tellement aware de notre santé, de l'alimentation, des perturbateurs endocriniens, d'un mode de vie actif, mais le social en fait partie. Donc depuis un mois, ce sont des choses que je fais et je me sens vraiment, vraiment bien. Donc je vais dire tous ces petits points-là qu'on fait, puis j'espère que tu pourrais l'essayer toi aussi, puis par la suite m'écrire puis me dire Hey Alice, ça m'a vraiment fait du bien ou Ah non, ça a pas changé finalement ce qui m'étonnerait vraiment. Donc la première chose, c'est qu'on s'est promis, moi puis Nick, que toutes les semaines on voyait quelqu'un, un ami autre que nous deux, parce qu'on est tout le temps ensemble, on vit ensemble, on travaille ensemble, on mange ensemble, on s'entraîne ensemble. On fait tout ensemble. Donc c'est vraiment important, c'est promis, que toutes les semaines on est obligé de voir un ami, voir quelqu'un, sortir de notre petit village de Sainte-Adèle et aller faire une activité avec quelqu'un. Et je l'ai fait même plus qu'une fois par semaine depuis un mois et je vois tellement la différence. Ça me fait vraiment du bien de voir des amis. Puis c'est pas que je voyais pas mes amis, c'est que, tu sais, j'ai pas tant d'amis dans la vie là, mais j'ai des bonnes connaissances que que je me dis, hey, je pourrais aller la voir, puis je la voyais pas. Ben là, je le fais, puis ça me fait tellement du bien. J'ai même été rencontrer une amie d'enfance que quand j'avais 5-6 ans, j'habitais devant chez elle. J'étais allée boire un café avec, c'était tellement le fun, ça m'a fait tellement du bien. Donc ça, le numéro 1, c'est de voir toutes les semaines quelqu'un, un social différent, ailleurs, dans une place différente. L'autre chose qu'on s'est promis, c'est que quand on voit les gens, on leur dit bonjour, puis on essaie de leur parler. Souvent, je fais tellement ça souvent que je suis dans la rue, je suis avec les gens, puis je regarde à terre parce qu'on dirait que je veux pas que personne me parle. Puis je me dis, mon Dieu, que j'ai l'air sauvage, pourquoi je fais ça, tu sais. C'est dans la vie, on s'entend, oui, je suis un peu introvertie, mais j'aime quand même les gens, j'aime parler aux gens. Exemple, je vois des clients ou des gens qui me connaissent. Ça m'arrive souvent de me promener au Costco, à l'épicerie, les gens me reconnaissent. On dirait que je veux pas que ça m'arrive, je suis comme gênée, puis je veux me dépêcher pour aller chez moi rapidement. Voyons donc, toi! Fait que là, je me suis promis avec Nick, puis je le fais tout le temps, je garde la tête haute, je souris aux gens, je dis bonjour aux gens, j'essaie d'apporter mon aide si je vois qu'ils ont besoin d'aide. Donc ça fait vraiment une différence, je me sens tellement une meilleure personne. C'est peut-être un but de moi-même, mais ça me fait tellement du bien de faire ça. Fait que ça, c'était vraiment le numéro 2, c'était parler à quelqu'un dans la rue, dire bonjour, apporter mon aide. Une autre chose aussi, numéro 3, qui ressemble un petit peu, mais c'est que chaque fois que je reconnais quelqu'un dans la rue, je m'en vais lui parler. Avant, ça m'a déjà arrivé, là, pas tout le temps, mais des fois que je vois quelqu'un que je connais, puis là je fais semblant de pas la voir parce que je suis pressée puis je veux m'en aller chez nous. Là, je me suis dit, je ne fais plus ça, je me le promets. Chaque fois je vois quelqu'un dans la rue, je le reconnais, je lui dis bonjour. Puis ça, c'est venu aussi, là j'ai changé de ville, on s'entend, j'habite maintenant à Sainte-Adèle. Puis le gym où je vais, c'est le Fusion à Sainte-Adèle. Puis mon Dieu, il y a tellement de monde que je connais qui s'entraîne là, puis je suis comme, voyons donc, quand il y a plein de monde aux fusions comme ça. Puis là, c'est, il y avait un gars, je m'excuse, je connais même plus son nom, mais il était à un party de fête à un de mes amis, puis je savais que c'était lui. Puis là, les premiers jours, je le voyais puis je disais même pas allô. Là, je me dis, mon Dieu, je suis donc bien sauvage. Ben, il me disait pas plus allô, mais je dis, mon Dieu, je suis donc bien sauvage, tu sais, on se connaît, pourquoi je lui dirais pas allô, tu sais. Fait que là, après Chicago, le lendemain, j'ai pensé à lui, je dis là, je m'en vais lui dire bonjour, tu sais. Fait que je suis allée lui parler, on s'est full parlé, il m'a parlé de ses projets immobiliers sa femme. C'était full agréable comme discussion. Je me dis, my God, c'est ça qu'on doit faire, on doit parler aux gens dans la vie. Fait que j'étais bien fière de moi. Fait que maintenant je dis bonjour à tout le monde et je fais plus ça justement. C'est une promesse que je me suis dit, faut que j'arrête de regarder à terre, faut que je garde la tête haute, je suis fière de qui je suis, j'ai envie de parler aux gens et tout. Ça, c'était un autre. Voir aussi une nouvelle personne une à deux fois dans le mois, élargir un petit peu mon social. J'ai comme trois amis dans ma vie si peux être honnête, c'était mes dames d'honneur. Puis j'ai pas tant d'amis dans la vie, puis c'est pas que j'en veux pas, c'est que je suis toujours en train d'étudier, je suis toujours en train de travailler, je fais pas grand-chose autre de ma vie pour être honnête. Mais là je me dis, faut que je rencontre des nouvelles personnes, du social. Fait que là, ça c'est quelque chose que je me suis dit, une à deux fois dans le mois, je vais voir quelqu'un de nouveau ou quelqu'un que ça fait vraiment longtemps que j'ai pas vu, tu sais. Arrêter de voir tout le temps les mêmes personnes. Fait que c'est quelque chose que je fais aussi, puis que tu devrais essayer Ça fait vraiment du bien. Autre chose, mais ça je le faisais déjà, mais je trouvais ça important de la mettre dans la liste parce que là on parle de neuroplasticité cérébrale, on parle de faire de nouvelles choses, de créer de nouvelles connexions neuronales, puis on s'entend que tout ça, ça ralentit le vieillissement cérébral. C'est très important de faire des choses nouvelles. On sait que quand on a toujours les mêmes connexions neuronales, qu'on fait toujours les mêmes choses, oui c'est bon pour les habitudes, mais c'est pas bon pour la démence ou l'Alzheimer. Donc on essaie de faire des choses nouvelles. Donc essayer un nouvel endroit, un nouveau resto, une nouvelle ville, une nouvelle activité, une nouvelle chose. Donc ça, c'est important, je la mets dans la liste pour toi. Je veux que tu fasses des nouvelles choses aussi, ça va te permettre de rencontrer des nouvelles personnes, de parler à des nouvelles personnes, poser des nouvelles questions. Très, très bon. Un autre dire oui même quand ça me tente pas. Donc je vais dire non si j'ai vraiment un examen puis je dois étudier puis c'est impossible que je sorte, mais Mais si j'ai pas de raison valable, je dois dire oui, je dois y aller. La raison que j'ai envie de rester chez nous regarder la télé, c'est très rare que je le fais, mais non, c'est pas une raison. Il faut dire oui même quand ça me tente pas. Très, très important. Donc c'est toutes des choses que je fais, que j'essaie, que j'espère que tu vas essayer. Puis je serais vraiment curieuse de savoir. Écris-moi sur les réseaux sociaux comment tu trouves cet épisode-là. Est-ce que tu te reconnais là-dedans toi aussi? Est-ce que Nick et moi, on est des extraterrestres puis je suis dans le champ de ce qu'on parle à Chicago? Puis je peux te dire, en tout cas, c'est fou comment ça me fait du bien. Je me sens vraiment mieux depuis que je fais ça. Pas que je me sens une meilleure personne, mais je me sens plus dans la communauté. On dirait que je vivais sous une roche avant ça. Fait que j'espère que tu as apprécié cet épisode, que ça t'a fait du bien. Puis je te mets au défi de, après avoir écouté cet épisode-là, va donc dire bonjour à la personne à côté de toi, même si tu la connais pas. Ça va lui faire un beau sourire. Puis je pense que faire un beau sourire à n'importe qui, ça te renvoie un autre sourire. Ça fait tellement du bien. Ça va venir apporter un petit soleil dans ta journée. On se retrouve la semaine prochaine, ma femme en santé. J'espère que tu as apprécié et à bientôt.
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