La philosophie japonaise MISOGI — Le défi qui change tout le reste - E153
1 Jun 2026 · 22 min
Dans cet épisode du podcast "Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Ali Braggs", Alicia Marcelle Martine Bragalli (Ali Braggs) introduit la philosophie japonaise du misogi, un rite de purification et de défi extrême qui, selon elle, peut transformer la vie des femmes cherchant à vieillir en santé. Elle décrit les origines shintoïstes du misogi, les rituels traditionnels (cascades glacées, prières) et la façon dont le concept a été modernisé en Occident grâce à des figures comme le Dr Marcus Elliott, le joueur NBA Karl Körver et l’entrepreneur Jesse Dzur. Elle expose les deux règles fondamentales du misogi moderne : choisir un défi avec environ 50 % de chances d’échec et garantir la sécurité. Elle explique ensuite les bases neurobiologiques du défi – dopamine d’anticipation, neuroplasticité, BDNF, régulation du cortisol via l’axe HPA – et montre comment ces mécanismes soutiennent la résilience, la créativité et le vieillissement cérébral. Bragalli contraste le misogi avec les objectifs classiques, insistant sur l’incertitude et la peur comme moteurs de transformation, et souligne pourquoi cette approche est particulièrement puissante pour les femmes, souvent conditionnées à éviter l’échec. Elle propose un cadre pratique en cinq étapes pour créer son propre misogi (identifier la peur, tester le ratio 50‑50, fixer une date, préparer, réfléchir après). Elle illustre le concept avec des exemples physiques, sociaux, entrepreneuriaux et créatifs, partage des anecdotes personnelles et conclut en liant le misogi à l’ikigai et en annonçant son prochain voyage de trois semaines en Asie. Le ton est à la fois instructif, motivant et personnel, visant à inciter les auditrices à intégrer le misogi dans leur quête de santé et d’épanouissement.
Chapters
On s'est moqué des frères Wright lorsqu'ils affirmaient que l'homme pourrait un jour voler. Pourtant, ils ont prouvé que c'était possible et l'avion existe aujourd'hui. On a aussi ignoré Thomas Edison quand il disait qu'on pouvait créer une source d'énergie indépendante. Et pourtant, lui aussi il a réussi et l'ampoule fait partie intégrante de notre quotidien. Alors si moi je te dis qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans en santé, est-ce que tu me croirais? Te voici dans Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Ali Braggs, naturopathe et autrice du best-seller C'est toi la boss de ta vie. Ce podcast est destiné aux femmes qui veulent vieillir en santé, perdre du gras et garder une apparence jeune avec des remèdes et techniques naturelles. Chaque épisode révélera les nouvelles technologies ou astuces de biohacking données par moi ou un expert pour enfin obtenir obtenir des résultats durables sans bousiller sa santé. Prête à commencer à rajeunir? On y va! Hello tout le monde! Hello ma femme en santé! J'espère que tu vas bien. Épisode 153 aujourd'hui et tu vas voir, c'est un sujet vraiment différent. On n'est pas dans les biomarqueurs et vraiment dans la science naturopathique, mais quand même, je veux parler d'une philosophie japonaise qui est le misogi. C'est un défi qui change tout le reste de ta vie, je pense. Puis j'ai lu là-dessus récemment, puis je trouvais ça super intéressant de faire un épisode sur cette philosophie-là. Si tu me connais puis tu me suis depuis longtemps, tu dois le savoir comment je suis une passionnée de l'Asie et du Japon. Selon moi, ce sont les gens les plus, les plus stables et plus spirituels, en santé, en fait les plus en harmonie avec la nature et avec leur corps. Et c'est pour ça que j'avais envie de parler de ça. Je trouve que je trouve qu'on met vraiment de côté ce qui est important des fois dans la vie. Parce que oui, je vais parler de prise de sang, d'hormones, de bilan, mais je veux parler quelque chose qui peut être appliqué dans notre propre vie concrètement et que je vois que ça peut vraiment transformer la vie des femmes. J'avais parlé dans plusieurs épisodes, et même ça a été le dernier chapitre de mon livre, de l'ikigai, de l'ikigai, qui en fait notre raison d'être. Et c'est une autre philosophie japonaise qui a été prouvé que toutes les centenaires qui vivaient dans les zones bleues avaient leur ikigai, leur raison d'être, leur raison de se lever le matin pour être heureux et continuer à être en santé. Mais là, on va parler du misogi, M-I-S-O-G-I. Puis si tu connais pas encore ce mot-là, accroche-toi parce qu'à la fin de cet épisode, tu vas vraiment aller te poser des questions que tu t'es probablement jamais posées dans le passé. Pis si tu connais ça déjà, ben on va aller un peu plus loin qu'aller dans le superficiel qu'on voit beaucoup sur les réseaux sociaux, le misogi. Parce que moi j'ai entendu ça sur les réseaux sociaux au début, puis là après je suis allée plus chercher pour faire l'épisode, puis je me suis rendu compte, ok, c'est beaucoup plus profond de ce qu'on peut croire. Puis c'est pas juste un challenge de plus à cocher sur une liste, justement c'est vraiment une philosophie, une façon de voir ton année, une façon de voir comment on est à l'intérieur de nous. Donc si je commence avec l'origine, on sait que le Japon est très pur et dans la purification. Et le mot misogynie, en fait, en japonais, vient de la tradition shintoïste japonaise. Et le shintoïsme, c'est pas juste une religion, c'est une façon d'habiter le monde, c'est une façon d'être en relation avec la nature, avec les esprits, avec le vivant. Puis toi, je Je sais pas si tu es croyante dans la vie. Moi, je suis quelqu'un qui a vraiment la foi. Je dis pas que je crois en Dieu, je crois en Jésus, mais je crois en quelque chose. Puis moi, avoir la foi, c'est quelque chose qui m'a beaucoup aidé dans la vie. C'est pour ça que j'aime ça voir d'autres religions aussi. Puis dans le shinto, c'est vraiment la purification qui est la base de presque tous les rituels. Puis le Mizogi, c'est la forme la plus intense de cette purification. Bon, concrètement, qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire que d'aller se placer sous une cascade d'eau, par exemple en hiver, ça peut être une sorte de misogi, qui dit, les vêtements traditionnels, en récitant des prières et en restant là dans le froid pendant des minutes, parfois même plus longtemps. L'idée derrière ça, c'était qu'il y avait un choc physique à cause de l'eau glacée, l'inconfort extrême, l'effort de rester présent malgré tout. Provoque une purification, pas juste du corps, mais de l'esprit puis de l'âme. Puis un journaliste de la National Geographic qui a vécu le rituel traditionnel au Japon, puis il le décrit comme un Ctrl+Alt+Delete pour le corps. Puis j'adore cette image-là parce qu'on efface en fait ce qui est caché, on repart à zéro, on se réinstalle, réinitial en fait, réinitialise, qu'on pourrait dire. Et ce qui est fascinant, c'est que Cette pratique remonte vraiment à des millénaires, puis elle existe encore aujourd'hui dans certains temples japonais. Puis on pourrait dire particulièrement en janvier où des pratiquants entrent dans des cascades ou des rivières glacées à la lumière des lanternes. Donc non, ça veut pas dire que je vais dire d'aller sur une rivière dans l'eau froide. Le mise au guide, tu vas voir, on va aller plus profondément de pourquoi je parle de ça aujourd'hui. Puis j'aime ça dire que c'est pas juste «biowaking», c'est pas juste une tendance, C'est vraiment de la sagesse ancestrale encodée dans un geste. Donc comment par la suite que c'était arrivé en Occident? Parce que le chemin du waterfall au podcast de Joe Rogan, en fait, le misogi serait peut-être resté dans les temples japonais si ce n'était pas d'un chercheur très particulier. Il y a le Dr Marcus Elliott, un médecin Harvard du sport, qui a en fait parlé de tout ça. Puis en fait, il a découvert le concept de misogi lors d'un voyage de randonnée. Pis au lieu de le laisser dans les livres, il a commencé à l'interpréter dans la préparation de ses athlètes. Pas comme un entraînement physique conventionnel, mais comme un rite de passage, un reset annuel. Pis le défi en fait qu'il avait proposé à ses athlètes, c'était de porter une roche de 40 kilos sous l'eau pendant 5 kilomètres. Assez intense. Pis c'était pas dans une piscine, c'était dans l'océan avec le courant. Juste vous laisser dire. Il y avait aussi Au niveau de paddleboard, 40 km depuis les Channel Islands jusqu'à la Santa Barbara en mer ouverte sans filet de sécurité. Puis le premier athlète de haut profil à parler publiquement de sa pratique de misogynie, c'est Karl Korver, un joueur de NBA connu non seulement pour ses performances sportives, mais aussi pour sa philosophie et sa vie. C'est lui qui a donné une visibilité au concept dans le milieu sportif d'élite. Puis ensuite, c'est arrivé à Jesse Dzur, puis moi c'est de lui que j'ai entendu parler du misogynie. C'est un entrepreneur en fait, un coureur d'ultra. Puis Jesse, en fait, il a parlé du misogynisme sur le podcast de Joe Rogan, dans ses conférences aussi, dans ses livres. Puis là, ça a vraiment explosé, puis sa formule est devenue quasi mythique dans les cercles de performance. Qu'est-ce que ça veut dire? C'est que tu fais quelque chose de tellement difficile une fois par année que ça impacte sur les 364 autres jours de ton année. Fait que la philosophie, les filles, ça tient vraiment dans 2 règles. Ce que j'adore dans le misoguie moderne, c'est sa simplicité. Il y a 2 règles. Règle numéro 1, c'est que tu dois faire quelque chose qui est suffisamment difficile pour qu'on a 50% de chances d'échouer. Puis là, on parle pas de 80% de chances de réussir, c'est pas un objectif assez ambitieux. C'est vraiment 50-50. Tu peux 50% réussir, 50% échouer. Ce qui veut dire que si vous le réussissez du premier coup sans vraie difficulté, c'est peut-être que c'était pas assez visé haut. Ce ratio, c'est pas l'arbitraire, c'est vraiment ce qui est réfléchi. Si c'est trop facile, c'est qu'il y a pas de transformation. Fait que le but du misogi, c'est de faire quelque chose à 50 que tu as des chances de pas réussir afin d'avoir vraiment une transformation. Fait que ça, c'est important de le savoir. C'est comme le sweet spot de la croissance qui se situe exactement dans cette zone d'inconfort. La règle numéro 2, c'est de pas mourir. C'est vraiment vrai. Je vous regarde ça, mais c'est quand même sérieux parce que le misogi, c'est pas une simple prise de risque insensée. Faut pas être imprudent là-dedans. On parle pas de mettre une vie en danger, mais on parle d'un défi qui vous repousse au maximum de vos limites, mais dans un cadre quand même qu'on reste sécuritaire. Ça, c'est important de le savoir, les filles. Fait que ces deux règles ensemble, ça crée vraiment quelque chose de très spécifique. Un espace ou un échec est non seulement possible, mais acceptable. Fait que ça se peut que tu réussisses pas, puis c'est correct. Et c'est peut-être la chose la plus rare que vous allez créer dans votre vie d'adulte. Donc pourquoi on fait ça? Pourquoi le cerveau a besoin de ça? Il y a vraiment une neurologie de la zone d'inconfort. Parce qu'ici, je veux aller dans quelque chose que très peu de gens expliquent quand ils parlent de misogynie. Misogynie, pardon. C'est qu'on parle de dépassement de soi, de sortir de zone de confort, mais personne vous explique pourquoi ça fonctionne biologiquement. On parle de dopamine puis d'anticipation. Le cerveau, en fait, il va libérer de la dopamine non quand vous accomplissez quelque chose, mais quand on c'est pas un défi qui en vaut la peine. Souvent, je sais pas si vous avez remarqué, c'est quand qu'on prépare quelque chose qu'on est plus excité que quand on le fait. Puis ça, on sait que la dopamine, c'est l'hormone de la motivation, puis pas de la récompense. Quand on s'engage dans un mise au gui, on nous met, on se met une date dans le calendrier pour quelque chose qui fait peur. Donc le système dopaminergique est actif, puis ça donne un sens à nos journées ordinaires. Des fois, les gens sont dans un train-train de vie qui s'ennuient, qui trouvent qu'ils font toujours la même chose. Mais ça, c'est vraiment un temps de faire un genre de misogynie justement, parce que le cerveau commence à organiser son énergie autour de cet objectif, même inconsciemment. Puis là, on parle la neuroplasticité aussi du défi, parce que chaque fois qu'on est là pour confronter à une situation radicalement nouvelle et difficile, ben le cerveau en fait va créer des nouvelles connexions neuronales. Ça, c'est vraiment de la neuroplasticité en action. Puis la neuroplasticité, on sait que c'est super bon pour le vieillissement cellulaire, le vieillissement cérébral qu'on pourrait dire. Puis le cerveau humain est câblé pour évoluer à travers le défi. C'est pas une métaphore, c'est vraiment de la biochimie, c'est vraiment prouvé. Puis quand on sort violemment de notre routine, on pourrait dire que le corps, il produit du BDNF. Ça, c'est du Brain Derived Neurotrophic Factor, puis ça, c'est littéralement le fertilisant du cerveau. C'est super intéressant parce que ça a été prouvé que ça favorise la croissance du nouveau cerveau, des nouveaux neurones, ça renforce les connexions existantes, ça améliore l'apprentissage qu'on le sache, ça améliore la mémoire. Puis on veut un cerveau plus performant, dans le fond. Je sais pas si vous savez, mais le cerveau, il est plus important que le cœur. Donc c'est vraiment quelque chose qui est, qui aide pour la créativité, pour la performance, pour la résistance. Donc il faut donner à notre cerveau un mise au guide, dans le fond. Ça aide aussi à la gestion du cortisol puis de la résilience, parce que c'est quand même quelque chose de contre-intuitif, je sais, mais quand on est exposé régulièrement à des stress intenses mais contrôlés, des défis que vous avez choisis, par exemple, que vous avez préparés, que vous avez gérés, mais vous entraînez littéralement votre cerveau à mieux tolérer le stress. Puis ça, on appelle ça avec l'axe HPA, l'hypothalamus hypophyso-surrénalien, qui apprend à réguler la réponse du cortisol plus efficacement. Puis ça, on sait, les filles, comment c'est bon pour la santé généralement. On sait que les problèmes, par exemple, ordinaires perdent leur charge émotionnelle parce que votre cerveau a une référence. Il se souvient de ce qui s'est passé. Puis c'est ça que Dr Marcus Elliott a vraiment observé avec ses athlètes, ceux qui avaient un misogynie. La performance était mieux soutenue sous pression, pas parce qu'ils étaient plus forts physiquement, mais parce qu'ils avaient une meilleure relation avec leur peur de l'échec. Ça, c'est vraiment hot parce que c'est le paradoxe de la mémoire. Il y a vraiment un phénomène fascinant qui est que notre cerveau n'est pas câblé pour retenir les jours ordinaires. Les jours qui se ressemblent fusionnent à une masse indistinctes. Ça, c'est en fait, une année entière peut sembler avoir disparu en un claquement de doigts quand on fait, quand on se met pas au défi. Mais les moments qui comportent un élément de nouveau extrême, d'intensité émotionnelle, de défi, ben ça, ça garde le cerveau très jeune, en fait, qu'on pourrait dire entre guillemets. Puis c'est pour ça qu'on va se souvenir précisément de nos premiers jours, par exemple, de grade d'école, la première fois qu'on a pris l'avion seul, du jour qu'on a accouché, parce que c'est vraiment des moments codé différemment. Puis ça, on va souvent relier aussi même les émotions fortes à la mémoire. Ça, c'est à cause de ça, en fait. Fait que le misoguie, il crée délibérément un moment de ce type, une ancre mémorielle autour de laquelle l'année entière s'organise. Il y a beaucoup d'erreurs aussi qu'il faut pas faire de ce que ce n'est pas le misoguie. C'est les erreurs de compréhension les plus fréquentes, parce que depuis cette philosophie a explosé sur les réseaux, j'ai vu beaucoup de mauvaises interprétations. Puis c'est pas pas un objectif annuel classique. Un objectif, c'est quelque chose que vous planifiez, genre perdre 10 livres, apprendre l'espagnol, lancer une business. C'est bien, mais c'est pas un misogi, ça. Un misogi, c'est quelque chose dont on ne savait pas avec certitude qu'on allait réussir. Puis cette incertitude, c'est ça qui est essentiel. C'est pas obligatoirement physique, parce que souvent on va parler à des triathlons, on va penser à des triathlons, des marathons, un défi extrême physique. Mais un misoguie, ça peut être mental aussi, social, récréatif, entrepreneurial. Comme par exemple, un entrepreneur a choisi de lire et analyser 100 livres de business en 100 jours en prenant des notes approfondies sur chacun. Une femme pourrait dire qu'elle a peur, une peur paralysante de la scène publique, puis a choisi de faire 30 présentations devant des inconnus en 30 jours. C'était ça son misoguie. Elle a vomi d'anxiété avant les premières, mais elle a terminé. Donc le critère, c'est pas la catégorie du défi, c'est vraiment l'intensité de la peur qui l'accompagne. Ça, c'est propre à chacun, c'est vraiment pas partagé par tout le monde. Il y a quand même quelque chose de sacré dans l'idée originale du misogi aussi. Marcus Elliott disait à ses athlètes en fait que c'est pas une course à obstacles avec des caméras, c'est vraiment une quête personnelle à soi. La valeur est dans l'expérience, pas dans la validation des autres. Ça, c'est important. T'es pas obligé de faire un gros contenu sur les réseaux à cause de ça, là. Tu peux le faire juste avec toi personnellement. Je dis ça parce que je dis pas ça pour vous cacher, mais juste pour vous rappeler qu'en fait le misogynie perd quelque chose quand ça devient un contenu à performer pour les autres. Moi j'aime ça faire un lien aussi avec la santé féminine. Pourquoi cette philosophie est particulièrement pesante pour les femmes? En fait, parce que je parle à des femmes ici, on s'entend, puis je crois que le misogynie c'est une philosophie particulièrement transformatrice difficile pour nous. En fait, on a été éduqué à éviter l'échec. Les femmes, on a souvent grandi dans une culture qui recommande la prudence, la perfection, l'évitement du risque. On a réussi à l'école parce qu'on a fait ce qu'on nous a demandé. On avance dans la vie en rasant les murs, on dit, en attendant d'être prête, en planifiant et en minimisant les erreurs. Puis ça, ça crée quelque chose d'insidieux, je trouve. On a commencé à confondre l'absence d'échec avec la réussite. Ça, je trouve c'est vraiment problématique dans notre société, qu'on vise jamais assez haut parce qu'on a peur de se planter. Puis je trouve que c'est ça qui est beau, les filles, avec le misoguisme, ça casse tout ça, ça force l'exposition à l'échec potentiellement comme une condition, une condition d'entrée à ce qu'on s'en va faire. Fait que le lien physiologique direct, c'est qu'on l'a vu sur plusieurs épisodes que j'ai parlé de surrénales puis de cortisol, les femmes qui sont constamment dans le mode survie émotionnel, qui évitent les défis, qui éliminent les risques, qui ne Ceux qui n'arrivent pas à vouloir plus ont souvent des profils de cortisol dysfonctionnels, soit chroniquement élevés par l'anxiété, hein, on parle de la phase 2, soit effondrés par des années de petits stress accumulés dans la phase 3. Un mise au gui, c'est un stress intense, choisi, délimité dans le temps, faire quelque chose de différent. Puis ça, on sait que ça active le système nerveux autonome de façon contrôlée, puis ça se termine. Puis je trouve que cette résolution au défi entraîne une cascade biochimique positive. De dopamine, d'endorphine, d'ocytocine, hein, si c'est fait en groupe par exemple, puis de réduction de cortisol baseline. Donc je trouve que la question qu'on se pose, et ça c'est, Jessie qui en parlait, qui dit après son ultramarathon de 160 km: j'ai pris ce corps qui ne courait jamais plus de 3 km puis je l'ai mené à 160 km. J'ai réalisé que sous stress de 50 fois mes capacités dans cette catégorie de vie, dans quelle autre catégorie ai-je— je me suis pas menée là-dedans, en fait. Ça, c'est les vraies questions de Misogi. Et pour les femmes, cette question peut être explosive parce qu'on sous-indexe souvent partout, par peur, par conditionnement, par manque de preuve de nos propres capacités. En fait, je trouve que le Misogi nous donne une preuve irréfutable, incarnée, que vous êtes capable vous aussi, plus qu'on le croyait. Fait que maintenant, comment choisir son mise au gui, les filles? C'est une méthode pratique. D'abord, maintenant qu'on a la philosophie, comment on l'applique concrètement? Fait qu'étape numéro 1, tu pourrais identifier ce qui te fait vraiment peur. Pas ce qui est inconfortable, mais ce qui te fait peur. Il y a une différence. Parce que l'inconfort, c'est quand vous sortez légèrement de votre zone habituelle. La peur, c'est quand votre estomac se serre jusqu'à ce que vous y pensez. Faut prendre un moment. Qu'est-ce que vous avez toujours voulu faire mais que vous avez toujours remis? Qu'est-ce qui vous donne ce sentiment de mélange d'excitation mais de terreur? Puis c'est souvent là que le misogyne se cache. On peut tester le ratio d'étape numéro 2, le 50-50. Tu te poses honnêtement la question: si je commençais à m'y préparer aujourd'hui, est-ce que j'aurais environ 50% de chance de réussir? Si la réponse est oui, facilement, c'est trop facile. Si la réponse est jamais en 10 000 ans, Ben c'est le top, je pense c'est le sweet spot de se dire que tu es pas sûr de le faire justement, puis tu le sais qu'il va falloir que tu travailles dur. L'étape numéro 3, c'est de donner une date. Un misogi sans date, c'est pas un misogi, misogi, c'est un rêve. Donc mettre une date dans le calendrier, l'engagement ça transforme vraiment l'intention en réalité. Puis l'étape numéro 4, c'est de se préparer, parce que le misogi, ça vient pas dans l'improvisation. La préparation, ça fait partie intégrante Donc l'entraînement, la recherche, la planification de ce que ça transforme. En fait, l'étape 5, c'est réfléchissez après. Ce qui se passe après mise au guide est aussi important que la mise au guide lui-même. Après, faut le considérer. Prenez le temps de vous asseoir avec ce que vous avez traversé. Qu'est-ce que ça a changé votre vie? Après avoir les réflexions de qu'est-ce que ça t'a apporté tout ça, quelles réflexions ça t'a donné, quelle inspiration ça a pu t'amener. Par exemple, une femme qui aime le physique, courir un premier ultramarathon, faire une traversée en kayak, grimper une montagne de haute altitude, faire une retraite. Pour les femmes qui ont peur de visibilité, ben, parler sur scène devant 500 personnes, lancer une chaîne YouTube. Pour les entrepreneurs, lancer un produit 30 jours, faire 100 ventes. Pour les créatifs, faire un roman, exposer des œuvres, des œuvres. Et tout ça, ça peut être vraiment des beaux objectifs pour vous. Donc ce que je peux vous dire, en fait, c'est que moi, j'ai eu mon propre misogynie dans ma vie, puis pas le même que le vôtre, sûrement pas, parce que certaines choses ont plus de valeur quand elles restent intimes. Mais ce que je peux dire, en fait, c'est que l'expérience de se confronter à quelque chose et d'avoir peur de l'échec a vraiment changé quelque chose en moi. Puis pas parce que j'ai réussi, mais parce que je me suis engagée dans tout ça. Fait que ce que je peux vous dire, c'est que toutes les misogynies que j'ai eues dans ma vie que ça soit mon lancement de livre, que ça soit mes compétitions de fitness, que ça soit parler sur des stages. Moi, c'est incroyable, les filles, comment ça m'a apporté beaucoup dans ma vie. Puis ce que je me suis rendu compte, c'est que je connaissais même pas ce terme-là auparavant, mais moi, tous les ans, je me mettais au défi de quelque chose. Puis là, je suis en gros questionnement parce que c'est comme si cette année j'en avais pas. Puis je me dis, est-ce que je suis prête à mon premier marathon? J'adore ça. Fait que vraiment, les filles, je vous conseille d'aller essayer ça, un Mizogi, parce que je pense que c'est une belle philosophie de se mettre au défi toutes les années Puis vraiment de réfléchir quelle chose je pourrais me mettre au défi qui va m'apporter cette satisfaction-là. Puis je trouve vraiment que ça va venir en lien avec l'ikigai par la suite. J'espère que tu as aimé cet épisode, puis on se retrouve la semaine prochaine parce que je vous parle de mon voyage qui s'en vient. Je pars 3 semaines en Asie faire 4 pays, 11 villes, et je vais vous dire comment je me prépare en tant que naturopathe à vivre cette, je vais dire cette transformation, mais ce voyage incroyable. Mais je pense que je vais avoir beaucoup de challenges, puis j'ai envie de te partager tout Ça, on se retrouve lundi prochain. Bye les filles
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