La vérité sur le botox avec Asmaa Kabouya - E076
21 Oct 2024 · 46 min
Dans cet épisode du podcast, l'animatrice Alicia Marcelle Martine Bragalli interviewe Asmaa Kabouya, infirmière spécialisée en injections esthétiques. La discussion débute par une explication détaillée du mécanisme d’action du Botox, de ses usages médicaux (spasmes musculaires, hyperhidrose) et esthétiques, ainsi que de sa durée d’effet et de ses risques (ptôse, diffusion, effets secondaires). Elles abordent ensuite les différents types de produits de comblement – acide hyaluronique, biostimulants comme le Sculptra – et les nouvelles thérapies de régénération (PRP, exosomes). Le traitement du bruxisme et de l’hyperhidrose par le Botox est présenté comme une option non‑chirurgicale. Kabouya partage des critères de sécurité et d’âge : elle recommande de ne pas injecter au‑delà de 75 ans, souligne l’importance du rapport coût‑bénéfice et propose la chirurgie ou d’autres approches pour les patients très âgés. Elle évoque l’impact psychologique des traitements esthétiques sur l’estime de soi, notamment à travers le témoignage d’un patient souffrant de douleurs dorsales. L’intervieweur explore la notion d’attitude et de style de vie comme facteur de jeunesse perçue, au‑delà des seules interventions. Enfin, Kabouya indique comment la joindre : son compte Instagram et la Clinique Dermapur à Terrebonne (anciennement Clinique Christelle Mérand). L’épisode se veut à la fois informatif, pratique et orienté bio‑hacking, offrant aux auditrices des repères clairs pour choisir leurs soins esthétiques en fonction de leurs objectifs de santé et de longévité.
Chapters
On s'est moqué des frères Wright lorsqu'ils affirmaient que l'homme pourrait un jour voler. Pourtant, ils ont prouvé que c'était possible et l'avion existe aujourd'hui. On a aussi ignoré Thomas Edison quand il disait qu'on pouvait créer une source d'énergie indépendante. Et pourtant, lui aussi il a réussi et l'ampoule fait partie intégrante de notre quotidien. Alors si moi je te dis qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans en santé, est-ce que tu me croirais? Te voici dans Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Ali Braggs, naturopathe et autrice du best-seller C'est toi la boss de ta vie. Ce podcast est destiné aux femmes qui veulent vieillir en santé, perdre du gras et garder une apparence jeune avec des remèdes et techniques naturelles. Chaque épisode révélera les nouvelles technologies ou astuces de biohacking données par moi ou un expert pour enfin obtenir obtenir des résultats durables sans bousiller sa santé. Prête à commencer à rajeunir? On y va!
Salut tout le monde, ici Aly Bragues dans l'épisode 76 et aujourd'hui j'ai un invité très spécial, Asmaa Kabouia. Asmaa, c'est une injectrice professionnelle avec 12 ans d'expérience et j'ai envie d'aller creuser les injections. Parce que j'ai beaucoup de femmes qui me posent de ces questions à ce niveau-là. La différence des injections, par exemple, qu'on peut avoir pour une femme, les bienfaits esthétiques que ça apporte, mais aussi je suis curieuse de savoir si ça peut apporter des problèmes au niveau de la santé. Fait qu'on va peut-être aller creuser à ce niveau-là. Et je sais que ça peut être étonnant de parler d'injection puis je suis naturopathe, mais vous le savez, j'ai toujours été authentique avec vous et je trouve que c'est important de l'adresser parce qu'en ce moment, on est dans un podcast de biohacking et quand on parle de biohacking, de longévité. Moi, j'ai la croyance qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans, mais je me dis, il faut vivre, faut vivre et être par être jeune aussi. Je trouve ça important. Fait que c'est pour ça que je trouvais ça intéressant d'avoir Asma avec moi. Merci Asma d'être là aujourd'hui.
Ça me fait plaisir, merci de me voir.
Comment ça va?
Ça va très bien, merci. Ça va bien?
Premier podcast, deuxième podcast pour Asma?
Deuxième, donc un peu nerveuse, mais ça va bien.
Ça va, ça va. On rit, on se trompe, je le dis toujours, c'est très amical comme podcast. Pis vraiment, Asmaa, je sais que t'es pas une naturopathe, t'es pas une docteure non plus quand même, t'as quand même beaucoup d'années d'expérience et d'études, mais aujourd'hui je veux juste répondre aux questions aux femmes qui se posent la question c'est quoi la différence le botox, le filler aussi, on m'a parlé des exosomes aussi, on va pouvoir un petit peu parler et je veux qu'on aille élaborer là-dedans. Mais pour commencer, est-ce que tu peux me parler un peu de ton parcours en tant qu'injectrice? Ça a commencé de où cette passion?
En fait, ça a été un coup de chance. C'était au début de ma carrière. En fait, j'ai gradué en 2008 comme infirmière. J'ai commencé à travailler à l'urgence et par hasard, j'ai une amie qui m'avait contactée pour une entrevue. Et à l'époque, j'étais ouverte à toute opportunité.
Et tu étais au Canada?
Oui, oui, j'ai fait mes études au Canada. Ça fait 25 ans, en fait, ça va faire bientôt 25 ans que je suis au Canada, au Québec. Et donc voilà, elle m'avait suggéré d'aller faire cette entrevue. Je n'avais aucune idée qu'est-ce que c'était les injections à l'époque, je n'avais aucune formation là-dedans ou quoi que ce soit. J'ai fait l'entrevue, malheureusement ma copine ne l'a pas eue parce qu'elle aussi elle l'a fait, elle ne l'a pas eue, elle n'a pas réussi l'entrevue, moi je l'ai eue et c'est de là où l'aventure a commencé il y a à peu près une douzaine d'années. Et la formation a été faite par un médecin de l'entreprise avec qui je travaillais à l'époque et par la suite, j'ai poussé un peu plus mes études en faisant des conférences, des formation privée avec des médecins à travers un peu le monde Barcelone, Monaco, Paris, etc., où ils sont vraiment plus avancés, je dirais, que l'Amérique du Nord. Et c'est de là un peu, et c'est, comment dire, c'est de l'éducation continue. Donc ce n'est pas juste les formations que j'ai faites il y a 12 ans, c'est constamment chaque année on fait des formations, on a plein de conférences auxquelles on est invité pour évoluer, parce que ça évolue chaque année.
Mais il y a tellement de nouvelles technologies, molécules qui doivent—
Exactement. Donc à chaque fois qu'il y a un produit qui sortir, on a des conférences par les promoteurs et les distributeurs de ces produits-là et les pharmas, les compagnies pharmacologiques. Et donc voilà, c'est de là un peu les formations que j'ai suivies jusqu'à maintenant.
Et toi, est-ce que tu avais déjà eu des injections avant ça? Non, jamais.
En fait non, à l'époque j'en avais eu je pense une fois, mais j'avais pas une notion claire en tant que telle de qu'est-ce que c'était. Et je me suis découvert un talent, je dirais, Oui, oui, tu as un talent, on va en parler aussi, mais c'est toi qui m'injectes l'asthme. Non, c'est un talent que je ne croyais pas avoir. Dans toute ma famille, tout le monde est artistique et je n'avais pas ce côté artistique en moi en tant que tel, puis je l'ai découvert en injection parce que oui, il y a beaucoup de médecine, beaucoup d'anatomie, etc., mais il y a un côté très artistique et mon pinceau, c'est mon aiguille.
Ah, j'adore ça. Et là, ce que je comprends bien, pour injecter au Canada, faut être infirmière. Oui, minimum.
Donc infirmière ou infirmière auxiliaire et plus Moi j'ai un bac, j'ai aussi une maîtrise là-dedans qui ne me sert à rien en fait dans le domaine dans lequel je suis. Donc c'est ça, infirmière ou médecin. Après, les infirmières praticiennes à travers en fait le monde ont le droit de prescrire, contrairement ici au Québec particulièrement où c'est juste les médecins. Donc voilà.
Ok, c'est pour ça que, exemple, les cliniques doivent toujours avoir un médecin directeur médical. Et est-ce que tu sais d'où ça vient les injections?
Écoute, bon, on va d'abord démystifier. Il y a beaucoup de gens qui se trompent entre le Botox et les agents de comblement.
Toujours dire, moi ce que je trouve drôle, c'est le Botox dans les lèvres.
Voilà, exactement. Donc il faut vraiment démystifier ce côté-là où les gens disent du Botox dans les lèvres. Oui, on peut mettre du Botox dans les lèvres, mais pour, comment dire, des indications spécifiques. Ce qu'on met dans les lèvres, c'est des agents de comblement, et ça le dit, agent, ça comble. Donc ça comble un espace, ça comble une perte de volume. Donc en général, on va le mettre dans les joues, dans les lèvres, dans le menton. Donc un peu partout dans le visage, même les tempes.
Ça c'est l'acide hyaluronique.
Exactement. Le Botox, le Botox est un relaxant musculaire, donc il va détendre le muscle, il va l'empêcher de faire un mouvement pour prévenir les rides. Donc on ne traite pas les rides en tant que telles, on traite la cause de la ride qui est le mouvement musculaire, entre autres. Il y a d'autres facteurs qui vont créer une ride, mais entre autres c'est le mouvement musculaire. Et l'origine du Botox En fait, la toxine botulique en tant que telle a été découverte en 1800, début des années 1800, 1820 je pense. C'était en fait, ils appelaient ça la «poison sausage toxin». Au fond, c'est ça, c'est comment la viande était manipulée et mal entreposée qui avait fait que la toxine a été découverte. Je sais que ça a l'air effrayant.
On voit en fait que le Botox vient de la viande, une toxine de la viande.
Exactement. Donc, mais avec le temps, cette cette toxine a été purifiée, a été nettoyée en quelque sorte, pour banaliser un peu les termes. Et c'est, je pense, dans les années 70, 1970, donc plus de 100 ans plus tard, ça a été commencé à être utilisé dans une perspective médicale. C'était un ophtalmologiste, je pense, qui avait commencé cette pratique-là. C'était pour le strabisme. Donc pour en fait l'œil qui est un peu plus lazy, l'autre œil qui était fort, il était injecté avec du Botox justement pour le rendre plus pareil, en quelque sorte, pour que l'autre muscle se renforce puis que ça corrige en fait le strabisme. Le strabisme, c'est les yeux qui louchent.
Ok, je connaissais pas le terme.
Donc voilà, donc c'est de là que ça a été C'est là où ça a été utilisé médicalement. Par la suite, à travers les années, c'est là où la pratique esthétique a été mise en place. Je pense que c'est dans les années à peu près 2000.
Mais c'est fou que ça parte d'une toxine d'une viande et qu'il y a des CD d'injecter ça.
Mais c'est ça, donc c'est— j'aime pas trop utiliser parce que ça fait peur aux gens, mais ça paralyse en fait un muscle. Donc une toxine, c'est ça, une toxine qui peut être toxique.
Mais là, je suis en anatomie et je sais que ça bloque en fait l'acétylcholine.
Oui, exactement.
Pour la contraction du muscle. Exactement.
Donc au fond, ça bloque un peu les récepteurs musculaires pour que justement le signal entre le cerveau puis le muscle ne se fait pas. Donc c'est, ça fait un peu peur.
Donc en général, je rentre pas toujours dans ces détails-là parce que les gens un peu, mais tu es avec moi là, on va un petit peu en parler.
Mais il faut connaître la science derrière ça pour comprendre vraiment son utilité.
Donc le Botox, ça c'est une toxine qui gèle le muscle.
Exactement, c'est une toxine qui est purifiée, donc il n'y a pas de danger. C'est souvent ça la question qui revient, c'est que les gens ont peur parce que c'est toxines. Mon Dieu, surtout comme je viens de l'expliquer, ça vient d'une—
Tout à fait. Même moi, j'ai fait des petites recherches et il y a aucune science qui montre vraiment que c'est néfaste pour la santé.
Non, exactement.
Ça serait quoi le pire qui peut arriver avec cette toxine-là?
Honnêtement, il y a rien de permanent. Donc le pire, par exemple, si c'est mal utilisé, c'est souvent le cas, c'est mal utilisé ou mal injecté à des muscles qu'on veut pas injecter, ben ça peut affaiblir ce muscle-là. Donc souvent, ce qu'on va observer, ben souvent Ce qui peut arriver, ça n'arrive pas si souvent que ça, par exemple si on injecte à ce niveau-là, trop proche des sourcils, on peut toucher le muscle qui est autour de l'œil qui peut affaiblir la paupière.
J'ai vu ça sur les réseaux sociaux, une femme à qui c'est arrivé.
Oui, exactement, mais c'est pas permanent, ça finit par partir parce qu'il y a un pic d'action à cette toxine-là et ça finit par se—
On métabolise.
Exactement, on métabolise, ça rentre dans notre bloodstream, dans notre circulation sanguine, puis c'est évacué par nos reins. Au bout d'à peu près 3 mois. Et c'est une curve, tu vois, c'est une courbe au fond où au bout de 7 à 10 jours, ça commence à agir, puis tranquillement.
Ça agit pas tout de suite?
Non, exactement. Donc c'est vraiment progressif, c'est comme un antibiotique ou un médicament. Tout un médicament, il y a un pic d'action, c'est au bout de 48 heures par exemple pour des antibiotiques, puis ça continue jusqu'à tant que ça se—
Et là, ça serait bon en fait le Botox, au combien tu conseilles aux femmes de le faire?
En général, 3 à 4 mois. Donc la durée est à peu près à 3 mois. Il y a des gens qui disent ça me dure 6 mois, ça ne dure pas 6 mois.
Moi ça ne me dure pas 6 mois.
Mais tu es une personne très active.
Ouais, exactement.
Tu fais beaucoup de sport, donc ton métabolisme est un peu plus rapide qu'une personne qui est plus sédentaire. Donc c'est normal que ça ne te dure pas aussi longtemps. Mais les faits, je veux dire, après les gens qui disent que ça dure 6 mois, c'est plus le fait que le muscle ne reprend on passe son activité immédiatement et ça n'a rien à voir avec la toxine en tant que telle, le botox.
Est-ce que tu conseilles à une femme, parce que moi j'ai commencé le botox vers l'âge de 20 ans, je suis une femme très expressive, donc moi mon front c'est quelque chose qui m'a beaucoup dérangée très jeune, est-ce que tu conseilles à une femme de commencer avant qu'elle voit des rides? Ce serait quoi toi le meilleur conseil que tu donnerais? Mais là on parle juste de botox, je pense qu'on va faire un à la fois.
Exactement. Écoute, il n'y a pas d'âge. Il n'y a pas d'âge pour commencer. C'est sûr que je ne vais pas commencer ça sur une fille de 12 ans. Mais j'ai déjà eu une cliente de 17 ans, il y a bien longtemps. C'était une cycliste. Une cycliste, c'est tout le temps penché, le front. Elle avait un front d'une dame de 50 ans et elle avait juste 17 ans. Et c'est sa mère, elle est venue avec sa mère. Et j'ai beaucoup hésité au début, mais c'est sa mère qui avait signé les consentements. Elle en avait besoin parce qu'elle avait, à 17 ans, un front qui était très ridé. Et donc, c'était un cas particulier. Je ne dis pas que tout le monde devrait le commencer à cet âge-là, loin de là. Moi, je l'ai commencé à 28 ans. Et là maintenant, j'ai 40 ans, je vois les effets à long terme.
Si vous voyez sur YouTube en ce moment à quoi ressemble cette magnifique femme, tu es très jeune, mais tu parais encore plus jeune.
Elle est bonne. Mais en fait, c'est tout un— tu sais, on va parler justement de ça parce que ce n'est pas juste les traitements, c'est tout un ensemble de choses. C'est En fait, j'en parle parce que la santé de notre visage vient de l'intérieur.
Tout à fait.
C'est ce qu'on mange, c'est ce que— je peux pas avoir une cliente qui va, qui ne se démaquille pas, qui n'a pas une bonne routine de soins, qui mange mal, qui fume, etc., qui vient faire du Botox. C'est un peu paradoxal.
Exactement, c'est un peu les suppléments que je dis à mes clientes si vous mangez des Joe Louis au déjeuner et que vous prenez des suppléments, ça vous aidera pas. Exactement.
Donc il faut commencer de la base, il faut aller chercher notre santé générale par la suite aller vers ces traitements-là. Parce que si sinon, c'est— moi je pense c'est du gaspillage d'argent.
Tout à fait.
Ça vaut pas la peine. Et tu le vois toi, tu as une bonne santé, tu t'alimentes bien, tu as une bonne énergie, etc. Et ça, ça se dégage.
Ça vient combler. Puis c'est pour ça que j'en parle ouvertement, parce que je veux pas mentir que c'est juste la nourriture. Mais moi, dans ma famille, on est tous un peu très expressifs et ça vient de là. Je vais aller aussi élaborer parce qu'il y a beaucoup de gens qui critiquent le bottom tox, mais on peut, ou les médecins vont en prescrire aussi, par exemple pour les migraines.
Oui, oui, donc en fait c'est le côté médical. Donc pour les migraines, donc c'est souvent un neurologiste qui va faire ces injections-là. C'est partout, un petit peu partout dans le crâne, au niveau des tempes, la mâchoire. Les masséters, en fait c'est un traitement que nous on peut offrir en clinique. Donc les masséters, c'est le muscle ici de mastication, c'est pour les gens qui font du bruxisme. Le bruxisme, c'est de serrer des dents ou de grincer des dents.
Tout à fait.
Et ça détend énormément la mâchoire, sachant honnêtement, ça change une vie pour Pour certains, ça a changé ma vie.
Avant, j'avais des énormes massétères, surtout avec ma consommation de drogue, c'était incroyable. C'est ça le «struggle», hein? Ah oui, et quand je l'ai fait, on dirait que j'ai perdu 10 livres du visage.
C'est vrai que ça rhabille justement, ça amincit le muscle, ça le relâche un petit peu, puis ça crée une— ça diminue la tension.
Tout à fait.
Donc ça diminue aussi la tension au niveau du crâne, au niveau de la migraine. Et au niveau des tempes également, parce qu'en fait tout est relié. Donc on serre des dents, les tempes sont contractées et ça crée ces migraines-là. Mais le botox qu'on fait de base, des fois, aide les clientes déjà pour leurs migraines, qui ont des migraines chroniques. Tout à fait.
Moi, ça n'a pas aidé encore, mais on va trouver finalement.
Il y a d'autres facteurs aussi qu'il faut prendre en considération. L'hydratation, des fois, peut être très importante. Il y a plusieurs facteurs qu'il faut prendre en considération aussi avant d'aller vers le botox.
Mais c'est quand même intéressant pour une femme qui grince des dents la nuit, peut-être une option qu'elle peut aller explorer, justement, le botox.
Oui, ça commence de plus en plus à être très fréquent. Les dentistes en parlent. Malheureusement, le dentiste existe au Québec, au Canada, non au Québec, n'ont pas le droit d'injecter le Botox, mais partout au Canada et ailleurs dans le monde ils peuvent. Donc les dentistes, vive le Québec! Non c'est ça, donc il y a beaucoup de clientes à moi qui ont des plaques occlusales.
Oui, j'en ai eu moi aussi.
Oui, mais avec le Botox, la pression est toujours là, la douleur est toujours là parce qu'on continue à serrer, mais juste de détendre le muscle, ça crée vraiment un bon, un peau.
Tout à fait. Et il y a aussi pour la transpiration, que j'ai lu.
Oui, l'hyper, l'hypersudation, l'hyperhidrose. Donc au fond, c'est ça, c'est, c'est que ça bloque justement les, les glandes sudorifiques.
Donc ça, en fait, donc on injecte en dessous des bras.
Oui, directement.
Ça doit faire mal.
En fait, on peut l'injecter même au niveau des paumes des mains et des pieds également pour diminuer la sueur et l'odeur également. Waouh, ok, ouais, c'est assez impressionnant. Ça également, honnêtement, ça change une vie, je prends en compte mon mari. Mon mari, ça fait 12 ans que je suis dans le domaine, il veut rien savoir des injections. Et je l'ai poussé, je l'ai poussé pour l'hyperhidrose justement. Et ça a changé sa vie, écoute. Il sue plus, il utilise plus de déodorant qui peut des fois être néfaste, etc. Il est plus confortable également, tu sais. S'il porte un suit avec une chemise, il a pas ce—
le ring.
Exactement. Donc c'est des choses qui peuvent peuvent beaucoup aider à l'estime de soi.
OK, j'aime ça. Tout ça, ce qu'on vient de parler, c'était vraiment le Botox. On le comprend que ça vient jouer au niveau du muscle, c'est pas ça qu'on va mettre dans les lèvres justement.
Et là, si on parle de l'acide hyaluronique, l'acide hyaluronique, alors la source, la source, en fait, il y a plusieurs années, dans les années, je pense, 50, 60 ou même plus que ça, dans les années 1800, en fait, les premiers fillers ont été commencés. Ça date de loin C'est pas nouveau, c'est vraiment, ça date de loin, mais plus dans les années 50 à 70, c'est là où ils ont commencé à faire des agents de comblement, mais c'était des implants, donc c'était du silicone, c'était des choses comme ça.
Ils injectaient du silicone?
On en voit encore des fois, une fois de temps en temps, l'Articol, c'est un comblement, mais qui est très néfaste en fait pour la santé. Ils ont remarqué qu'il y avait eu beaucoup de réactions allergiques, de rejets, d'infections, etc. Et si je me trompe pas, dans les années 80 à peu près, c'est là où l'acide hyaluronique a commencé un petit peu à faire surface. Ils utilisaient du collagène avant, mais le collagène bovin créait beaucoup d'allergies.
Ok, intéressant.
Et c'est là où l'acide hyaluronique a fait surface un petit peu, où c'est une composante en fait de notre entrepôt de notre corps.
Et c'est dans le derme qu'on va injecter?
Ça dépend des profondeurs, ça dépend où on veut le mettre. Des fois, on va le mettre directement sur l'os, des fois, on va le mettre d'une manière beaucoup plus superficielle, ou des fois, c'est justement dans l'épiderme et le derme.
Et ça, on en produit naturellement. Pourquoi une femme en aurait besoin?
Parce qu'on en perd.
On en perd, c'est ça, comme le collagène.
Exactement, donc on perd du collagène, on perd de l'acide hyaluronique. En fait, quand on voit un bébé avec la petite peau, les joues, etc., c'est un excès de collagène et d'acide hyaluronique. Et avec le temps, On perd ça et on perd aussi des compartiments de gras, on perd au niveau de la structure osseuse, etc. Donc il y a plusieurs effets qui font que notre visage perd du volume. Donc en le remplaçant avec l'acide hyaluronique, qui est le composant le plus naturel, où on a le moins de rejets, au moins de réactions indésirables, ça comble justement le visage.
Moi j'entends beaucoup dire que c'est pas bon s'injecter sans avoir de source fiable, mais que c'est— puis on en avait peut-être un peu parlé quand on parlait d'injection quand je suis venue te voir en consultation, que toi tu vas pas toujours avec l'acide hyaluronique.
En fait, ça dépend. Ça dépend dans quelle perspective on veut l'utiliser. Je l'utilise toujours, mais pour quelqu'un comme toi qui est jeune, qui a— on veut prévenir. Et la prévention, vaut mieux prévenir que guérir, le dicton le dit aussi simplement. Et le but, c'est de maintenir ta jeunesse. Le but, ce n'est pas de changer. Et Mais c'est là où je pense où les gens ont peur. Exactement, où ils exagèrent. En fait, il y a des gens qui ont peur de ce qu'on remarque. Puis je le dis tout le temps, ce que vous remarquez qui est exagéré est une minorité visible. On les voit, donc on les aperçoit et c'est pour ça qu'on a souvent peur. Puis ça devient notre référence alors que ce n'est pas la référence. Je me prends comme exemple, ça fait des années que je m'injecte et je pense que je montrerais mes photos d'il y a 20 ans, je n'ai pas tant changé au niveau morphologique. Oui, j'ai changé, je suis un peu plus mature, etc. Ouais, mais il y a un côté morphologique, anatomique où je n'ai pas changé. Et c'est là où le secret est, et c'est de maintenir. Donc on peut utiliser d'autres alternatives comme des biostimulateurs qui vont aller stimuler notre production de collagène et la maintenir. Parce qu'on commence—
c'est ça que je voulais aller parler, parce que moi c'est plus ça que j'utilise avec toi en fait.
Exactement. Donc au fond c'est ça, le collagène, comment ça, on en perd dans 25 ans.
Exactement.
Donc arrivé à un certain âge, ben on en a quasiment plus. Donc le but c'est d'aller juste aider notre corps. En fait, c'est des outils qu'on donne à notre corps pour faire le travail. Et c'est ça justement qu'on utilise dans ton cas, c'est des bio-stimulateurs.
Et ça, c'est des injections pour expliquer aux femmes en ce moment qui justement perdent du collagène en ce moment, qui veulent pas nécessairement les remplir avec un acide, c'est ça que tu proposerais?
En général, je te dirais entre 30 et 45, c'est ce genre de traitement que je vais favoriser pour garder un effet naturel, pour maintenir et prévenir le vieillissement. Par contre, quand il y a une perte de volume qu'on remarque, c'est là où je vais aller plus avec les agents de comblement qui sont un peu plus denses, qui vont aller donner du volume au visage.
Et comment tu l'appelles ce qu'on fait déjà, l'autre?
Le Sculptra.
Le Sculptra, et ça, je vous dis, les femmes, j'adore ça. Le Sculptra, c'est en injection, mais c'est vraiment pour aller donner un boost à la peau, justement une apparence plus jeune.
Exactement.
Et moi, j'adore je trouve ça génial.
Comme tu peux regarder ton visage, tu es super naturel.
Ouais, les gens, quand ils savent pas que je fais des injections, exactement. Je trouve c'est ça l'important, de rester naturel comme tu le dis. Et c'est quoi des exosomes?
Honnêtement, je suis pas experte là-dedans, donc j'irai pas plus loin que ça parce que c'est pas quelque chose— en fait, s'il y a plusieurs sortes, mais c'est sorti dans les dernières années. Je sais qu'ils les utilisent pour les cheveux, la perte de cheveux et Je pourrais pas rentrer en détail là-dedans parce que je m'y connais pas du tout, je l'utilise pas moi-même.
C'est pas le truc de plasma ça pour le cheval?
Non, le plasma riche en plaquettes, ça c'est autre chose. Donc en fait c'est une prise de sang qu'on va aller prendre, on va centrifuger le tube de sang et on va séparer les composantes du sang, entre autres les globules rouges, pour aller excréter le plasma. Et le plasma, il a été découvert qu'il aide surtout à plusieurs niveaux. Pour les cernes, j'ai vu, les cheveux, pour plusieurs choses. En fait, c'est la première indication, ça a été pour les jointures, etc., pour régénérer les cellules. C'est utilisé d'un côté très médical. Par la suite, c'est toujours médical, mais c'est bien, au moins ils testent médicalement. Exactement. Donc régénération des cellules, etc., ça a été, c'est utilisé pour la perte de cheveux. Moi, pour moi, ça a été, moi je l'ai pas essayé ça. Ah oui, c'est, c'est, moi ça a été vraiment, j'ai, après ma grossesse, après une grosse perte de poids et tout, j'avais perdu beaucoup de cheveux et ça a aidé vraiment à redonner.
Donc pour les femmes justement que ça, après les grossesses, j'en ai beaucoup qui écoutent en ce moment que ce sont des mamans.
Oui, donc en fait pour les grossesses, en fait il faut se laisser le temps parce que des fois ça va reprendre, etc. Donc il faut pas se jeter directement là-dessus et paniquer. Je pense qu'il y a une stabilisation des hormones qui va se faire éventuellement, donc laisser la nature faire son travail. Par la suite, moi, c'est ça, ça a été juste un concours de circonstances. J'ai eu ma perte de poids, c'est ça, ma grossesse. Après ça, ma perte de poids, donc c'est les deux qui ont coïncidé ensemble, plus le stress de la vie, etc.
Et combien de traitements tu as fait pour ça?
Je continue toujours. Je fais, en fait, c'est à peu près 5 à 6 traitements qui recommencent.
Sur une période de combien?
De 6 mois. À peu près un par mois. Il y a des différences selon les cliniques et différents protocoles. Il y a des protocoles où ils font 3 mois, 3 mois d'affilée, par la suite il y a 3 mois de pause, ils reprennent 3 mois jusqu'à la fin de l'année. Donc 3, 3, 3 par trimestre et ça dépend de chaque clinique.
Et là après 3-6 mois tout est à refaire?
Ça dépend de chaque personne, donc s'il y a une perte de cheveux qui continue, donc il y a un maintien à faire une fois par an. Saison, je dirais, à peu près, ou une fois par trimestre.
On a parlé de Botox, mais j'ai oublié de poser la question en lien avec David Spree. Puis là, elle me dit je sais pas quoi répondre. Je veux dire, on va juste l'élaborer parce que vous le savez, vu que je parle de biohacking, je suis une fan de David Spree. Je suis allée à sa convention et il parlait de Botox dans le pénis. Et là, j'ai dit oh mon Dieu, faut que je demande ça à Asmaa. Est-ce que tu— qu'est-ce que tu connais du Botox dans le pénis?
Honnêtement, je suis pas très familière avec la procédure. Je sais même pas en fait si c'est pratiqué au Canada. Pratiqué un peu plus aux États-Unis. Les États-Unis sont un peu plus avancés ou plus cash cow, disons. Au Québec, on est un peu plus... Je sais qu'il y a des stem cells, donc au fond c'est aussi une composante du sang qui est injectée au niveau du pénis. Ça, j'avais déjà entendu parler. Parlé cette pratique-là, mais je m'y connais pas, c'est vraiment pas mon domaine. Mais le Botox, je savais pas. Donc c'est, c'est—
il en a parlé sur le stage, le Benezema.
Lui, moi je suis très, je suis une grande fan aussi de, je l'ai découvert il y a quelques années et j'adore son, son personnage, son personnage, il est formidable. Et le biohacking, je sais que tu en parles souvent, puis on va l'aborder puisque c'est tout à fait le, ce qu'on fait justement les ingénieurs soins, c'est une sorte de biohacking.
Exactement, c'est pour ça qu'on en parle aujourd'hui.
Exactement, donc Donc tu sais, le but de biohacking, c'est de tromper ton corps à rester jeune. Et rester jeune, ce n'est pas forcément le look physique, mais c'est de l'intérieur. Et moi, j'y crois fortement. Ce qu'on dégage et de quoi on a l'air peut affecter notre intérieur. Donc si on a l'air un peu plus rafraîchi, pas forcément jeune, mais rafraîchi, reposé, it tricks our body.
Ça va moduler tes expressions génétiques.
Exactement.
Tu sais, tout parle de la pensée aussi. Si tu te sens moche, tu te sens vieille, tu te sens fatiguée, à l'intérieur tu vas le ressentir aussi.
Exactement, c'est vrai. Donc on remarque, tu sais, les générations commencent à être différentes. Moi, je me vois à 40 ans, je me rappelle de ma mère à 40 ans et je n'ai pas l'attitude de ma mère. Je vis comme elle encore. J'ai un enfant de 4 ans, j'agis comme elle.
Toi, pour moi, tu avais C'est normal.
Mais c'est ça, c'est aussi comment, c'est l'attitude, c'est que tout est là-dedans. Je pense que c'est un tout. Donc on peut bien parler d'esthétique, on peut bien se diriger vers ça, mais je pense que c'est un tout. Il faut aller chercher la base comme je disais tout à l'heure. Il faut aller chercher la base. On peut pas se relier à ces traitements-là sans faire le reste.
Exactement. Et je trouve ça dommage aussi au Québec parce qu'on va souvent critiquer critiquer l'esthétique. Mais moi, je me suis fait souvent critiquer, voir que tu fais des injections et tout, mais je fais tout pour me sentir bien. Donc pourquoi moi, si je me sens bien dans ma peau, je veux look good aussi, tu sais. Je me sens belle, je me sens sexy, je me sens femme. Et tout ça, ça fait partie de l'esthétique, je trouve. Il faut arrêter de mettre ça de côté et dire de pointer du doigt les belles femmes ou autres.
Non, mais c'est ça, c'est justement parce que les gens se basent, parce que dès que tu parles de beauté C'est comme oh mon Dieu les gens ont tout de suite en tête les grosses lèvres, les gros joues, le visage figé. Alors que ce n'est pas le cas. Moi par exemple, ça fait 12 ans que je me fais du Botox. Tu me verrais avec, comme là en ce moment je n'ai rien du tout, je n'ai pas fait mes traitements, mais tu me verrais avec ou sans, il n'y a pas de différence. Et le secret est là, c'est de le faire à de bonnes doses pour que le naturel reste présent, que l'expression et tout soit toujours là.
C'est bon ce que tu dis. Qu'est-ce que tu dirais aux femmes qui s'inquiètent d'en faire? Tu leur dirais de commencer par quoi? Une femme qui nous écoute en ce moment, quarantaine d'années, qui n'a jamais essayé, qui a toujours voulu, mais tout le monde critique autour donc elle a comme peur.
Je pense que ça devient de moins en moins tabou. Donc les gens en plus vont aller plus de l'avant. C'est sûr que la peur, il faut savoir de quoi elle a peur. J'ai des clientes qui viennent et elles me disent j'ai peur, je suis anxieuse. De quoi tu parles?
D'avoir mal, d'être laide.
Exact, c'est la douleur et les gens vont souvent prendre en considération, comme j'ai dit, ce qui est exagéré, alors que ce n'est pas la référence. Il y a tellement de gens maintenant qui le font et qui paraissent tellement naturels, mais on ne le remarque pas parce que c'est bien fait et c'est naturel. Donc il ne faut pas prendre en considération ces personnages en fait en tant que tels, parce qu'on ne rentrera pas là-dedans ou on ne critiquera pas, parce que c'est des choix de vie de chaque personne.
Moi j'ai juste ma douleur qu'on a dans la tête en ce moment. Je veux m'abstenir de te répondre, puis moi je pense à elle.
Mais c'est ça, des fois c'est une perte de notre image. Et là on parle d'un côté un peu plus psychologique je pense.
Mais je pense que peut-être que les femmes ont honte aussi.
Oui.
De vieillir justement, puis veulent pas avoir recours à ça comme si elles en avaient pas besoin besoin ou—
Honnêtement, je pourrais pas t'expliquer. Il y a un fléau dans la société malheureusement où on a peur de vieillir alors que c'est un processus. Je le dis à toutes mes clientes, il faut accepter de vieillir, ça fait partie.
Maintenant, c'est un privilège.
Exactement, exactement. Il faut accepter qu'on va vieillir, mais qu'est-ce qu'on peut faire pour se donner un air reposé et rafraîchi? Et je le dis quand j'ai des clients qui commencent à un âge un peu plus avancé, je leur dis oui, les dommages et le processus de vieillissement est là. Maintenant, le but, c'est que vous ayez l'air plus fraîche et non pas, je ne veux pas vous rajeunir, je veux vous donner un air plus fraîche et reposé. C'est ça le but. Donc dans ce cas-là, dans des personnes justement entre 50 et plus, c'est plus du traitement, c'est vraiment donner un air rafraîchi. Exactement. Et pour les clientes qui sont plus jeunes, c'est plus la prévention, donc pour ne pas arriver justement à 50 ans et dire exactement, exactement.
Donc c'est, et là pour une personne qui commence plutôt, tu lui dirais quoi, le Botox tout simplement?
Je casse toujours la glace avec justement le Botox parce que comme j'ai dit tout à l'heure, ce n'est pas, il y a pas de dommage permanent, même avec les agents de comblement, pas forcément.
Ça disparaît pas?
Si, ça disparaît. Oui, ça disparaît, mais ça dépend à quelle fréquence on le fait. C'est sûr que tu le fais une fois, ben c'est métabolisé, ça disparaît. Il y a des micro-quantités qui restent quand même dans le corps, mais c'est de l'acide hyaluronique qu'on a déjà, donc ce n'est pas forcément un corps étranger en tant que tel. Mais quelqu'un qui a fait des injections d'agent de comblement pendant des années, ben il y a des MRI, des IRM qui ont montré que ça peut rester jusqu'à 7 ans.
Oui, c'est ça que j'avais vu. C'est ça, ok.
Donc ça dépend à quelle fréquence on les fait, à la durée aussi des injections. J'ai oublié où est-ce que j'en étais.
Alors on conseille une femme du petit Botox pour commencer.
Oui, donc pour casser la glace, parce que justement ça nous donne une petite idée, ça démystifie un peu cette croyance d'être gelée, etc. On y va avec des doses en général très légères pour pas avoir un choc ou parce que ça change le visage le botox quand t'en mets trop. Oui, exactement, quand t'en mets trop, oui, ça peut changer l'expression du visage. En fait, qu'on le veuille ou non, on va à l'encontre de la nature. La nature est que, tiens, on sourit d'une certaine manière, on lève les sourcils, etc. Donc en relaxant notre muscle, on change un peu l'expression. Donc c'est là où il faut bien doser, c'est là où il faut vraiment choisir la personne qu'on va voir pour avoir la dose qui va convenir à notre visage.
Ouais.
Et comprendre l'anatomie. Par exemple, quand on sourit, une joue qui monte très haut, ben on va pas injecter ici parce que ça va la bloquer, tu vois. C'est ce genre de chose qu'il faut vraiment comprendre.
J'aime, j'aime, j'aime. Je veux parler, on, là je divague un peu dans mes questions, mais pour prévenir le vieillissement de la peau. Et là, je veux pas que tu parles de, d'entraînement. Moi j'avais parlé de suppléments aussi, vitamine C, vitamine A, Je veux que tu parles toi en tant qu'injectrice, qu'est-ce que tu conseilles pour prévenir le vieillissement de la peau?
Bon, tu as parlé de ça. Oui, tu as couvert ce domaine-là.
Mais peut-être plus comme soins de visage.
Alors c'est sûr, comme j'ai dit, la base, moi je le dis à toutes mes clientes, la constance. La constance tous les jours. Avoir une routine, se laver le visage matin et soir. Il y a beaucoup de clientes qui me disent Je me lave pas le matin, je me suis lavée hier soir, je me lave pas le matin. le visage, pas grave. Ben, tu dors sur un oreiller où tu baves, la plupart en bas, et notre bouche est pleine de microbes. Et ces microbes-là se ramassent dans notre visage. Dans notre bouche, c'est une flore bactérienne qui est stable. Dans notre visage, c'est pas le cas. Donc il y a ça, la respiration, il y a des acariens, nos cheveux, on se lave pas les cheveux tous les jours. Donc il y a tout ça qui se met sur notre coussin. Donc le visage, il se lave le matin. Et donc avoir une constance dans cette routine, routine-là est la base. Je pense que tout le monde doit avoir ça. Maintenant, par la suite, on parle d'injection et on peut aussi parler de technologie, donc des lasers, des skin tightening, des technologies pour resserrer la peau.
J'adore vos technologies.
Donc tu vois, il y a beaucoup d'alternatives aussi avant d'arriver aux injections, surtout à un jeune âge.
Et comme je dis, des bons produits aussi de grade médical idéalement pour justement prévenir Tu vois, là, je veux t'arrêter à ça parce que moi, je suis en combat total avec les produits parce que j'adore vos produits que vous proposez, mais je suis dans le très naturel. Qu'est-ce que tu penses des produits naturels pour le visage?
Écoute—
Moi, en tant que naturopathe et femme qui adore l'esthétique, je suis toujours en combat quand j'achète ma crème. Donc j'ai une crème de vous, mais j'ai une crème naturelle aussi que j'utilise et j'essaie de voir la différence.
Les recettes de grand-maman, en fonctionner.
Oui, mais c'est ça.
Elles fonctionnent. Le problème maintenant, c'est parce que je prends ma grand-mère par exemple. Ma grand-mère, elle a usé du Nivea toute sa vie. Elle est morte à 86 ans avec une peau extraordinaire. Ce qui se passe, c'est qu'on vit dans une société où il y a plusieurs facteurs environnementaux qui affectent tout. Donc, on ne peut pas coller le radicalisme. Donc, on ne peut pas rely, on peut pas juste se fier sur le naturel. Malheureusement, il nous faut un aide, que ce soit la pollution, que ce soit l'exposition, le soleil, la couche d'ozone. Il y a plusieurs facteurs justement qui affectent maintenant notre peau et notre santé. Donc on peut pas juste, en tout cas c'est mon opinion personnelle, on peut pas se fier juste sur les produits naturels. Je ne pense pas qu'ils sont mauvais, loin de là, mais là c'est là où la aussi un rôle très important. Donc si tu as une bonne routine, une bonne hygiène, tu utilises des produits naturels.
Mais là j'ai fait le switch, ça fait, si je peux être honnête, ça fait peut-être quelques mois j'ai fait le switch parce que j'avais tous vos produits. Et là vous le savez, j'essaie d'être naturelle et je promouvois ça à mes clientes. Puis j'ai dit bon, mes produits c'est les seuls qui restent qui est pas naturel pour le visage. Alors j'ai changé, mais là j'essaie de voir un peu la différence. Quand je vais voir Audrey pour mes soins, j'essaie j'ai hâte de voir ce qu'elle me dit. Pour l'instant, je crois que ça va.
Mais comme tu dis, toi, c'est un tout. C'est sûr que quelqu'un qui fume et qui mange pas bien et qui utilise des produits naturels, faut pas s'attendre à des miracles.
C'est vrai ça.
C'est pour ça que j'insiste beaucoup sur le tout. C'est vraiment, c'est pas une chose qui va faire qu'on va avoir l'air plus jeune ou avoir une plus belle peau. Moi, j'ai beaucoup de clients qui me disent Ah, t'as une peau magnifique! Je travaille très fort pour l'avoir aussi. Et donc, mais c'est un tout, c'est des traitements qu'on constance et le nettoyage et tout. Parfait, donc j'aime bien. Mais les produits naturels, j'ai rien contre ça.
C'est bien de savoir en tant qu'injectrice justement. Et est-ce que tu as un conseil pour bien choisir son injectrice? Qu'est-ce qu'on— une femme là peut-être qu'elle habite pas dans votre quartier puis elle aimerait ça commencer, qu'est-ce qu'elle doit regarder si elle veut aller voir une bonne personne pour ça? Ben le look de la personne déjà, c'est bien, tellement moi je dis la même chance pour un coach.
Oui, mais en fait, quand vous rentrez dans la clinique, observez les alentours, le staff, de quoi ils ont l'air. Et moi, je dis souvent allez-y avec votre instinct. On peut bien sûr, par référence, faire des recherches, faire des recherches, faire des consultations. Je dis à toutes mes clientes il y a personne. Moi, je suis très honnête, tu me connais, c'est pas pour me vanter, mais c'est la réalité.
Tu as déjà refusé des gens que tu me disais.
Exact, c'est ça. Donc je suis très honnête dans ma pratique ou si je considère qu'une cliente pourrait bénéficier d'une technologie ou d'un traitement que je n'offre pas, je vais lui suggérer d'aller chez une autre personne. Et c'est là où je pense, c'est l'honnêteté donc et c'est là où notre instinct doit prendre le dessus. Mais je pense qu'idéalement, c'est vraiment d'aller faire plusieurs consultations, d'aller voir 2-3 personnes. Dans tout en fait.
Parce qu'après c'est un mariage, quand tu as choisi ta femme d'injection.
«C'est ça, exactement.» Donc vraiment, c'est ça, va aller voir 2-3 personnes, par la suite vous allez voir qu'à un certain moment le discours va revenir. Et si tu vois qu'il y a 2 personnes qui disent la même chose, tu vivras avec ton instinct. Mais je pense que le look aussi...
Mais le staff, c'est sûr, regardez les femmes qui travaillent avec l'injectrice, c'est important parce qu'elles ont l'air de Madonna justement. C'est là que peut-être c'est pas le look que toi tu recherches justement.
Mais c'est drôle à dire, mais j'ai déjà travaillé avec des collègues dans le passé qui avaient beaucoup d'injections dans le visage mais qui étaient excellentes. Donc des fois c'est un peu trompeur.
Est-ce que toi tu t'injectes toi-même?
Non. Botox peut-être des fois je me permets de le faire toute seule, mais en général je préfère que ce soit mes collègues qui le fassent. C'est dangereux. Faut pas jouer avec le feu.
Non c'est ça. Est-ce que tu aurais une histoire positive à partager en lien avec une femme justement qui peut-être avait peur ou qui s'aimait pas, puis que tu as fait une transformation, puis juste ça a un peu changé sa vie, justement?
Honnêtement, j'en ai plein. Malheureusement, heureusement.
Tu pourrais pas en partager une?
Écoute, souvent, en fait, le, le, le, une de mes spécialités, c'est le, le nez. Les injections au niveau du nez.
Je l'ai jamais eu, celui-là. Ah, très beau nez, ma chérie.
Donc le nez, c'est une de, de, de mes injections, de mon traitement préféré, parce que ça change une vie. En général, les gens qui ont un nez crochu, c'est un gros complexe, c'est un très gros complexe et ils n'ont pas forcément toujours les moyens d'aller vers la chirurgie. Et souvent, souvent, souvent, quand j'ai la chair de poule, je t'en parle parce que sérieusement, souvent les clientes vont sortir en pleurant de joie.
Ah, c'est fou!
Parce que c'est quelque chose qui les a souvent— c'est de jeunesse et elles arrivent à un âge plus avancé. Mais même de jeunesse, ça doit leur Exactement, c'est ça, c'est un complexe de jeunesse. Donc changer pour eux et avoir un nez qui soit plus esthétique, plus beau, etc., ça change une vie. Honnêtement, c'est, je pense, un des traitements les plus gratifiants que je peux faire pour une cliente. C'est beau, c'est vraiment le fun. Je suis un peu émue. C'est normal, souvent les clients sont vraiment reconnaissants.
Et c'est ça, pour le coût aussi versus une chirurgie, c'est quand même coûteux une chirurgie, mais c'est beau C'est beau de voir justement que oui, on peut se sentir belle, sexy, puis c'est correct justement, qu'il ne faut pas juger ça.
Non, c'est ça. Il faut comprendre, c'est personnel. C'est ça, il ne faut pas juger justement. C'est personnel, c'est un choix personnel. Même les filles qu'on trouve exagérées, c'est un choix personnel. Donc, il faut respecter ça. Oui, peut-être il y a d'autres causes qui font qu'elles vont vers ça, mais ce n'est pas à nous de juger. Ce n'est pas notre rôle.
Tout à fait.
Position.
Est-ce que tu injectes aussi les hommes? Oui, c'était pas dans mes questions, mais je trouve ça intéressant d'en parler.
De plus en plus, donc ça commence à être de moins en moins tabou. Et il y a beaucoup de gens qui vont me dire tu vas injecter plus de gays.
Non, c'est ça, mon copain, j'essaie de l'amener pour ses cernes.
Pas du tout. En fait, justement, le traitement le plus commun chez les hommes, c'est les cernes et le Botox. OK, le Botox, c'est C'est quelque chose qui est très populaire et la majorité de ma clientèle, ce n'est pas des jeunes, c'est des hommes d'affaires. Souvent, c'est des hommes avec des positions très importantes.
C'est les plus stressés sûrement.
Donc, c'est ça, c'est des gens souvent qui me disent j'ai l'air sévère, je fronce et mes employés me trouvent sévère, donc je veux juste détendre cette expression. Je viens d'avoir une Tu parlais de quelqu'un à qui j'ai changé la vie, je vais t'en parler. Justement, c'est un homme que j'ai vu hier. C'est un homme qui vit avec une douleur chronique, une douleur de dos chronique et il n'y a rien. Il est sur des antidouleurs, etc. Il est fatigué. Il est venu me voir, il m'a dit je suis fatigué que les gens me demandent ça va bien? Tu sais, c'est—
oui, qui ont pitié.
Exactement. Il m'a dit ma douleur est tout le temps là, ça ne va jamais changer. Mais je veux que les gens me traitent différemment, que les gens arrêtent de me dire non laisse faire, je vais le prendre pour toi. Quel âge? Je pense qu'il a 40 ans à peu près. Et on a juste traité la glabelle qui est entre les sourcils parce qu'il était tout le temps comme ça. Et il est revenu me voir quelque temps après, il m'a dit Asmaa, tu m'as changé ma vie. Il m'a dit Il m'a dit c'est incroyable comment les gens aiment ma mère. Je lui ai dit tu as l'air tellement bien mon fils, ça me fait tellement plaisir de te voir aussi décontracté. On dirait que ta douleur ça va mieux. Il m'a dit non, ma douleur est exactement pareille. Mais le fait que son expression faciale soit moins rigide, ça a fait que les gens le traitent différemment.
Et depuis—
Oui, ça c'est— j'ai oublié cette histoire-là, mais ça a été je pense le highlight de ma carrière. Tellement parce que Il pleurait, il venait, il pleurait, il était vraiment— parce que c'est quand même— tu sais, les gens te disent Ah, ça va bien? Ah, t'as l'air fatigué.
Ah moi quand on me dit ça là—
Déjà je comprends jamais pourquoi les gens le font parce que—
Oui, c'est tellement pas poli.
C'est pas nécessaire. Que veux-tu que je fasse?
Oui, c'est ça.
Et justement se faire dire des fois ça peut affecter notre estime et nos émotions. Et vraiment lui ça a été un changement radical pour lui. C'est un adepte. Il veut pas dire son secret parce que justement il dit je veux que les gens considèrent que je suis bien même si je le suis pas.
C'est triste pour lui, pour son dos.
Il y a beaucoup, malheureusement, beaucoup de gens qui souffrent de dos.
Une alimentation anti-inflammatoire pourrait l'aider?
Non, je pense qu'il avait eu un accident donc c'était quelque chose, c'était vraiment mécanique donc c'est pas...
Mais merci de ce partage et finalement on finit avec la dernière question Asmaa. Est-ce que tu penses qu'on peut paraître jeune jusqu'à l'âge de 180 ans?
Oui, définitivement. Écoute, ayant travaillé longtemps dans le milieu hospitalier, je suis un peu, pas dire négative, mais j'ai tellement vu de souffrance et à des jeunes âges. Quand je dis jeune, 60, santé en tant que jeune et ça m'a comme un peu refroidie sur le fait de vivre à un âge avancé. Donc j'aimerais ça vivre à un âge avancé en santé. En santé, tout à fait. Et je fais en sorte que ça le soit, mais je pense que j'aime mieux vivre une cinquantaine d'années en santé que vivre 180.
Il n'y a pas de problème, mais est-ce que tu penses qu'on peut paraître jeune dans la centaine?
Non.
C'est quoi l'âge le plus avancé que tu injecterais?
75. Je pense qu'arrivé à un certain âge, il faut vraiment— en fait, c'est plus au niveau— moi, c'est vraiment une opinion personnelle. Je pense qu'arrivé à un certain âge, l'investissement, donc on va parler du côté budgétaire, donc c'est quand même très important qu'il faut que j'essaie de respecter toujours parce que ce n'est pas tout le monde qui peut— on s'entend. Que c'est pas— c'est monsieur, madame tout le monde qui vient se faire injecter. C'est pas la milliardaire ou la Richard qui vient. C'est les gens normaux. Et je pense qu'arrivé à un certain âge, le budget qu'on va investir là-dedans versus le résultat ne vaut pas la peine. Et donc c'est là où moi je vais plus suggérer à mes clients d'aller vers la chirurgie ou quelque chose de plus drastique qui aurait des résultats un peu plus à long terme que d'aller que d'aller faire trop de botox. Exactement, c'est là où ça devient pas naturel parce qu'il y a une perte de volume très importante et si on essaie de remplacer cette perte de volume, c'est là où ça devient justement exagéré. Donc c'est là où je vais vraiment plus suggérer, mais des fois je me suis dit—
On peut paraître jeune jusqu'à 75 ans? On peut. La moitié de notre vie?
C'est l'attitude, je pense, c'est l'attitude, c'est vraiment ce qu'on dégage parce que des fois tu vois des petites vieilles dames puis qu'ils ont l'air, ils ont tellement d'énergie Elles ont l'air aussi jeunes qu'une personne de 50 ans, donc c'est un tout.
Ouais, tu le sais, mais comme tu dis, c'est pas juste paraître jeune, c'est paraître fraîche.
Exactement, exactement, c'est être reposée, avoir—
Merci Asmaa. C'est où qu'on peut te rejoindre si les femmes sont intéressées par tes services?
Donc j'ai mon compte Instagram, bien sûr.
En passant, sur Instagram, elle est géniale, tu es super drôle, j'adore regarder tes reels. Je suis pas si drôle que ça. Par contre, moi je te trouve drôle.
Donc voilà, Instagram. Sinon, je travaille à la Clinique Dermapur Terrebonne, anciennement Clinique Christelle Mérand. On pourra mettre les informations.
Oui, on va mettre toutes les informations, les liens.
Je suis à Terrebonne.
Parfait, pour prendre rendez-vous avec Kasma. Merci énormément. Je suis vraiment heureuse d'avoir parlé de tout ça avec toi. J'espère que les femmes, vous avez compris un petit peu, démystifié un peu la différence de toutes les injections, qu'est-ce que vous pouvez faire. J'espère que vous avez moins peur aussi, peut-être moins de jugement. Puis naturellement, si vous avez d'autres questions ou vous voulez que j'aille plus en profondeur avec ça au niveau de la santé et les injections, ben venez m'écrire, ça va me faire plaisir de trouver d'autres spécialistes. Merci la gang, on se retrouve lundi prochain. Merci!
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