Du rêve à la réalité Solange KIKI BEYALA : C'est mon histoire

The video opens with a promotional announcement for a free three‑day Zoom event titled “Du rêve à la réalité” (January 18‑20 2024) featuring a roster of inspirational personalities. The main segment is a personal testimony by Solange Béa Lakiki (also known as Solange Kiki Beyala), who recounts her life story in detail. Born in 1974 into a devout Christian family, she lost her father at age 13, which forced her to support herself and continue her education through street‑level commerce (selling ice water, friperie, etc.). Despite early academic brilliance, she failed the baccalaureate three times before finally succeeding as a private candidate. She entered university, became a mother at 25, and paused formal studies to raise her son while expanding her market business. A chance encounter led her to join the “Club des Hôtesses et Marquettistes du Cameroun,” where she was identified as a speaker‑presenter. This launched a media career: she worked for Africa Town Productions, then Corée FM where she hosted several shows (Corée Midi, Camer Vibes) and interviewed major hip‑hop artists. Her radio success opened doors to television; after a meeting with STV executives she was given the flagship morning show “Good Morning Cameroon” and later created other programs such as “Love Night” and “Toi et moi.” Her on‑screen presence attracted brand endorsements, making her a sought‑after media personality. In 2016 she founded a humanitarian foundation to support orphans, leveraging her fame to create celebrity calendars. The narrative concludes with her relocation to Canada, a reaffirmation of faith, and an encouragement for the audience to pursue their dreams with perseverance and divine trust.
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Du rêve à la réalité, l'événement qui va changer votre vie. Rejoignez-nous du 18 au 20 janvier 2024 sur Zoom pour une expérience inoubliable dès 20h. Entrée libre et gratuite. Des personnalités inspirantes seront présentes pour vous guider vers le succès. Steve Fa, le blogueur camerounais maître des réseaux sociaux. Koffi Olomidé, la légende de la musique africaine reconnue dans le monde entier. Awilo Longomba, le musicien congolais maître de l'animation et de la créativité. Solange Kiki Beyala, animatrice TV appréciée. Master Coach Raphaël Djinné, entrepreneur à succès offrant mentorat, coaching et formation en leadership. Junior Omombo, Madame Bouba Dobe Créo et bien d'autres invités extraordinaires qui partageront leurs expériences uniques. Rejoignez-nous pour 3 jours de transformation et d'opportunités incroyables. Inscrivez-vous maintenant et réalisez vos rêves, parce que le futur commence ici. Soyez prêts à passer du rêve à la réalité.
Il est 14 heures, donc bonjour. Et il est 14 heures, je sais pas trop, 20, 10, je sais pas. Je suis très heureuse d'être là ce soir, cet après-midi. Et voilà, donc je suis très heureuse d'être là avec vous ce soir. Merci en tout cas pour la présentation et merci de me donner l'honneur de démarrer ce webinaire. Voilà, donc, et j'espère vraiment qu'au sortir de ce de ce webinaire, j'aurais apporté quelque chose de positif dans la vie de, dans la vie de plusieurs personnes. Je m'appelle Solange Béa Lakiki. Mon nom, c'est Béa Lakiki et mon prénom, c'est Solange, un autre prénom que j'utilise pas souvent beaucoup. Et je suis née en 74, ce qui me fait cette année 50 ans. Et je suis maman de 2 enfants, d'un garçon de 25 ans et une fille de 14 ans cette année. Et je suis— mon histoire est vraiment, mon histoire est vraiment incroyable. Et parfois je me dis qu'il faille, qu'il faudrait que demain J'écrive un livre sur que j'écrive un livre sur mon histoire, mon parcours qui pourra pourquoi pas aider et qui pourra aider et surtout qui pourra permettre à certains qui pourra permettre à certains jeunes de de rêver, de croire. Mon histoire commence lors de ma naissance. Lors de ma conception, parce que je pense que c'est là que tout démarre. J'espère que vous m'écoutez tous. Donc voilà, l'année où ma mère tombe enceinte de moi, c'est l'année où mon père croit au Seigneur Jésus. C'est là où mon père donne sa vie au Seigneur, en 1974. Du coup, je nais enfant de l'église, comme on va dire, parce que je nais dans une sorte de cocon chrétien avec papa pasteur qui de ta pasteur. Donc je nais dans un, dans un univers très différent de ce qu'on connaît, donc très différent de ce qu'on connaît. Excusez-moi, je suis obligée d'arrêter. Excusez-moi, j'ai reçu un appel. Donc voilà, donc je, je nais dans un environnement, dans un environnement très chrétien. Dès le premier jour de ma naissance, je sais que je ne— dès les premières années, je ne sais pas ce qu'on appelle le mal, je ne sais pas ce qu'on appelle insulter quelqu'un, je ne sais pas ce qu'on appelle mentir, je ne sais pas ce qu'on appelle— il y a beaucoup de choses que je connais pas. Je suis une petite fille très naïve. Et je crois que le monde entier, le monde entier est comme mon père et ma mère, c'est-à-dire deux personnes qui s'aiment de tout leur cœur, deux personnes qui sont très amoureux l'un et l'autre. Et je pense que c'est mieux, voilà, je pense que c'est mieux comme ça parce que j'ai du mal avec la caméra. La caméra, j'espère que ça va comme ça, c'est mieux comme ça. Voilà, je pense que le, donc C'est comme ça que j'ai grandi et j'entre au lycée très jeune. J'entre au lycée pratiquement à 10 ans. À cette époque, c'était très rare de voir des gens qui, qui entrent au lycée à cet âge-là. Donc j'entre au lycée en 1985 et très tôt je m'impose parce que même mon école primaire était une école primaire où j'étais première sans concurrent. J'ai mes bulletins avec moi ici. J'étais très intelligente à l'école, surtout en français. J'étais, on m'avait même surnommée à l'école Vogela. J'étais, j'aimais beaucoup l'école, beaucoup, beaucoup. Et puis l'année de, l'année de 13 ans, c'est-à-dire l'année où je vais avoir 13 ans, quand je passe en 4e, je perds mon père. Mon père décède, qui est celui qui était le pilier de la maison. Ma mère était ménagère, ma mère faisait, ma mère était une femme à la maison, donc elle ne travaillait pas. Mon père est décédé d'un cancer du sang et on avait dépensé tout l'argent qu'on avait sur la guérison de mon père, mais finalement il est parti et nous nous sommes retrouvés à Nous nous sommes retrouvés sans rien. Je suis en 4e, je suis, je dois commencer l'école parce que mon père meurt en juin, le 18 juin 1987. La rentrée, c'est en septembre. Je n'ai pas de, je n'ai pas d'oncle, je n'ai pas de tante parce que nos oncles, nos tantes nous avaient tourné le dos parce que mon père appartenait à une religion entre guillemets. Donc c'était un peu compliqué pour nous de, de Donc je suis obligée de me battre toute seule. Je vais, je vais faire le commerce, je vais commencer à faire le commerce toute petite. Je commence à vendre l'eau glacée au marché Madagascar, l'eau glacée avec— on vendait également les— on avait chez nous les condiments, les condiments, les condiments qui poussaient chez nous, le cotiment d'eau dont je coupais tous les jours un peu de cotiment d'eau. Avec l'eau, je partais vendre pendant les vacances. Et à l'époque, le lycée, c'était 2000. Donc je m'étais battue pendant ces vacances-là, j'ai pu garder 30000 et je suis allée acheter mes cahiers, mes livres. Je me suis inscrite au lycée. C'est comme ça que j'ai commencé à me battre toute seule à l'âge de 13 ans, parce que j'avais un objectif je voulais aller à l'école. Je voulais aller à l'école. Pour moi, si je ne partais pas à l'école, il y avait quelque chose qui n'allait pas dans ma vie. J'avais des objectifs, je voulais être une grande dame dans ce pays, je dans le Cameroun et je voulais aller à l'école. Donc j'arrive finalement à, je réussis à, je réussis à payer mes études, sauf que malheureusement je vais reprendre la 4e parce que la mort de mon père va beaucoup me faire du mal. Donc je vais reprendre la 4e, je vais reprendre la 3e, et mais je vais avoir mon BPC, sauf que je n'ai pas l'entrée en seconde, on me renvoie du lycée de Nebel parce que je ne peux pas tripler la 4e parce que je fréquentais au lycée de Nebel. J'étais à l'internat, mais à la mort de mon père, on m'a— l'internat avait fermé même déjà à la période-là. Donc finalement, je dois chercher un autre établissement. J'ai mon BPC. Ma mère est une pauvre femme. Nous sommes, nous sommes 8 parce que j'ai 2 frères et 5 sœurs. Donc nous sommes 6 filles, 2 garçons, et je suis l'aînée des fille, j'ai deux grands frères. Je ne pense pas que ma mère peut me payer l'école, peut payer le collège privé pour que j'aille en seconde. Mais néanmoins, ma mère rencontre, ma mère va voir sa grande sœur qui était dans le RDPC à l'époque et qui lui dit, mais viens, envoie ta fille, envoie Solange avec son bulletin, je vais la mettre au lycée Mongo Joseph. Il y avait un lycée qui ouvrait la période là à Bonapriso à la rue Koloko. Elle dit, envoie ta fille me voir. Donc j'arrive chez ma tante et je viens voir ma tante pour que ma tante me fasse entrer au lycée. Sauf que malheureusement, ma tante va me lâcher et elle va même me chasser de sa maison ce jour-là. Elle me chasse de sa maison le lendemain. Je vais dormir chez une, je vais dormir chez une amie à mon frère. Et le lendemain matin, Toute la nuit, j'ai pleuré, j'ai appelé mon père. Quand on parle du rêve à la réalité, j'ai commencé à, à, j'ai commencé à appeler mon père au secours. J'ai dit, papa, il faut que tu viennes, tu me viennes en aide et tout. Et le lendemain matin, pendant que je suis en train de rentrer chez moi à Bassa où on habitait, je rencontre un monsieur qui va changer ma vie. Moi, c'est des gens que j'appelle des anges de destinée. Donc c'est quelqu'un que Dieu avait envoyé spécialement dans ma vie ce jour-là. Donc il me voit dans le taxi, je suis une jeune fille, j'ai 16 ans, je suis en larmes, je pleure, je me dis qu'est-ce que je vais faire de ma vie. Et le monsieur me demande, qu'est-ce que, pourquoi vous pleurez, jeune dame? Je dis, monsieur, je lui raconte mon histoire. Il me sort sa carte de visite, il me dit, je suis le commissaire Mbakop Charles. Il était le deuxième adjoint au commissaire de Douala 2e. Il me dit, je suis, c'est nous qui gérons le lycée Mongo Joseph, viens me voir avec ton bulletin demain et on va régler le problème. J'arrive à la maison toute contente, toute heureuse, et je vais voir, je raconte à ma mère mon histoire. Le lendemain, je vais voir le commissaire Jacob Charles à Douala 2e, commissariat de Douala 2e. Il m'amène au lycée Mongo, il m'inscrit à au lycée Monro Joseph. Il finit de m'inscrire en classe de seconde, il me donne 25 000 francs, il me dit, ma fille, va acheter ta tenue, va acheter les fournitures scolaires, tu commences l'école à la rentrée. Pour moi, c'est une grâce divine. Et Gisèle Gisèle, il y a quelqu'un qui cogne. Moi, je suis en Zoom ici, je peux pas me lever, s'il te plaît. Je ne sais pas qui c'est. Donc c'est comme ça que je commence l'école et c'est son numéro, c'est son adresse même que je vais utiliser pendant tout mon cursus scolaire. Jusqu'en classe de terminale. J'ai, et je vais vous dire quelque chose, je vais vous dire quelque chose, je vais échouer le bac 3 fois. J'ai mon bac la 4e année, les trucs sont là dans la chambre. J'aurais mon bac à ma 4e année. J'ai échoué le bac la première fois, j'ai échoué le bac la deuxième fois. Je vous raconte cette histoire pour vous dire qu'il ne faut jamais se décourager. J'échoue le bac la première fois. Je suis une fille intelligente à l'école, mais j'échoue mon bac. J'échoue la deuxième fois. Les gens me disent mais il faut laisser, il faut laisser. Il y a même des gens qui ont appelé ma mère pour lui dire que c'est sûr qu'on a attaché ta fille, c'est sûr. Beaucoup de mes copines qui avaient échoué le bac avec moi, qui avaient échoué le bac avec moi, avaient carrément laisser tomber. Mais malgré tout, je dis je ne laisse pas tomber, je vais en Consemba au lycée du Manengoumba, je vais faire terminale là-bas. J'échoue encore le bac, puis finalement je rentre, je rentre à Douala et je fais le bac en candidate libre au lycée Mongo. Je repars dans mon ancien lycée et je fais mon je donne mon dossier en tant que candidate libre et c'est la 4e année que je réussis à avoir mon bac parce que je voulais avoir mon bac. Quand j'ai mon bac, je vais directement m'inscrire à l'université de Douala. Pour m'inscrire à l'université de Douala, je me dis mais qu'est-ce que je dois choisir comme filière à l'université parce que j'étais forte en français, j'avais eu 14 en français, j'avais eu 14 en dissertation, 14 en philosophie et j'avais eu 18 en histoire. Et je me dis, bah, c'est mieux que je fasse l'histoire. Et parce que je choisis l'histoire, parce que l'histoire c'était la seule matière où il y avait pas, la seule matière à l'université où il y avait pas de calcul, il y avait pas les statistiques, il y avait rien. Moi je fuyais tout ce qui était calcul, je suis très faible en mathématiques et en calcul. Et j'entre à l'université de Douala, je voulais entrer à l'université de Douala, c'était mon rêve. Quand je passais devant l'université Je disais qu'il faut que j'entre à l'université. J'entre à l'université de Douala en 1996 et ma troisième année à l'université, je tombe enceinte de mon fils. En année licence, je tombe enceinte de mon fils parce que je m'étais promise d'accoucher à 25 ans parce que ma mère m'avait accouchée à 25 ans. Parce que ma mère m'avait accouchée à 25 ans et je me disais moi aussi je dois accoucher à 25 ans. Donc j'ai accouché mon fils à 25 ans, l'année-là j'ai eu ma licence et c'est comme ça que j'ai arrêté l'école. Je suis restée à la maison pour éduquer mon fils. J'ai dit je ne vais pas aller à l'école, je ne vais pas travailler, je ne vais rien faire parce que j'éduque mon fils. Quand mon fils a commencé à grandir, donc pendant qu'il était en train de grandir, j'ai commencé à faire le commerce Andokoti. Il y a des gens qui me remarquent jusqu'aujourd'hui. J'ai commencé à vendre les habits Andokoti parce que c'est le commerce que ma mère faisait. Ma mère vendait la friperie Andokoti le soir. Et donc j'ai commencé à faire mon commerce chaque soir. Le matin, je partais au marché central crier le premier choix friperie, et le soir, je venais vendre, je venais mettre mon comptoir Andokoti là où les bus s'arrêtaient, les bus Sokatu. Je mettais mon comptoir en plein sol comme ça et Et quand le bus venait, je dégageais mon comptoir, le bus passait, je remettais, je remettais mes, je remettais mes habits. Mais même quand je vendais au marché, j'étais la meilleure vendeuse du marché parce que tout ce que j'ai fait dans ma vie jusqu'aujourd'hui, j'ai toujours fait des choses de façon, de façon, de façon, comment est-ce que je vais dire ça, de façon, j'ai toujours, je me suis toujours démarquée. Sauf que ce que j'ai oublié de vous raconter quand même, c'est que quand mon père décédait, quelques jours avant sa mort, mon père a dit à ceux qui me, à ceux qui me avaient dit à tout le monde autour de lui, et même à moi, que je serai docteur. Le médecin passait comme ça devant mon père et mon père l'a appelé, il lui a dit, je suis ici depuis, je vous demande de me soigner, vous ne voulez pas me soigner. En tout cas, voici ma fille. Fille ici, elle s'appelle Solange Beyala, elle sera docteur. Je dis à mon père que, mais papa, je peux pas être docteur, moi je suis faible en mathématiques, je suis faible en matière scientifique, moi je veux faire la HACART. Il me dit, tu seras docteur, ma fille, tu seras docteur. Et mon père a dit au médecin, retenez le nom de ma fille, elle sera connue dans le monde entier. Je ne savais pas ce que mon père disait à cet âge-là, j'avais 13 ans, donc je J'ai, c'est entré dans ma tête comme ça et puis ça s'est arrêté. Donc je commence à vendre la friperie en coaching et quand mon fils a 4 ans, je l'inscris à l'école primaire et moi aussi je commence à chercher le travail. Je l'inscris à la maternelle et j'ai mis mon fils à la maternelle dans la même classe avec ma maîtresse de la maternelle. C'est elle qui a soigné, qui a enseigné mon fils à la maternelle. Dans la même école. Et j'aime beaucoup les choses comme ça. Et même au lycée, mon fils va entrer au lycée Mongo Joseph et il va fréquenter, il aura comme, comme surveillant général le même surveillant général qui a été mon surveillant général aussi. Donc j'aimais beaucoup des choses comme ça. Donc je me retrouve en train de faire mon commerce à Nokoti. Et je me suis un jour, un 8 mars, on me dit que les commerçants de Nokoti vont défiler, les commerçantes vont défiler, et on me demande de prendre la plaque des Bayamselam de Nokoti et de marcher le 8 mars. Je leur dis non, je suis pas commerçante moi, je suis avec vous parce que je n'ai encore rien à faire, mais je ne suis pas commerçante moi, je ne suis pas. On m'a dit qu'est-ce que ça veut dire? Je dis non, je suis pas commerçante. C'est pas ma vie d'être commerçante, c'est pas ma vie être commerçante. Je n'irai pas défiler comme commerçante, je ne suis pas. Je viens avec vous, c'est un tremplin, je perds le temps, mais c'est pas mon travail. Mais je vais pas vous mentir, je suis une très bonne commerçante. Dieu me l'a, Dieu m'a donné ça. Finalement, un jour, quand je termine mon commerce, je suis en train de rentrer, je tombe sur un monsieur. Ça, c'est mon histoire radieuse qui commence là. Je tombe sur un monsieur qui me m'interpelle, qui m'interpelle dans la rue et me dit bonjour, vous êtes très belle. J'étais très belle parce que là, 50 ans, vous imaginez un peu comment j'étais quand j'avais peut-être 30 ans. Et donc il me dit vous êtes très belle, j'aimerais vous inviter à un autre, à un groupe que j'ai créé du côté de Bonapriso qui s'appelle le Club des Hôtesses et Marquettistes du Cameroun. Vous avez quelque chose, j'aimerais que vous fassiez partie de notre groupe. Donc il me donne le numéro, il me donne l'adresse, et le dimanche ça se passait à Bonapriso, à la rue Njonjo. Donc je vais à Bonapriso et je viens à la, je vais à la réunion, à la fameuse réunion. J'arrive à la réunion, je trouve Souflane Kényé, qui elle, elle est déjà animatrice à Suite FM. À l'époque, Suite FM était à Bonamoussadi. Moi, je ne pensais pas à la radio dans ma tête. C'est vrai que, étant petite, j'organisais souvent des petits concours de musique au quartier. Tout le monde me connaissait, j'étais l'imprésario, j'organisais des trucs. Mais au lycée aussi, j'étais la meilleure lectrice de ma classe. Quand il fallait lire un texte, un livre de français, quand il fallait lire un texte, c'est moi qu'on appelait. Et je lisais, je couramment. Donc je sais pas, je savais que j'étais appelée à faire ça, mais je pensais pas à un truc comme ça. Et donc j'arrive dans la— dans le club des hôtesses et marketeuses du Cameroun, du côté de Bonapriso. Et le jour où je prends la parole pour la première fois, le coach me dit, il s'appelait Assimpandé Honoré de Balzac, Je ne sais pas ce qu'il est devenu le monsieur, mais c'est lui qui révèle le talent en moi. Il dit, Madame Solange Béa, là, à partir de maintenant, c'est vous qui allez devenir la speakerine du groupe, vous deviendrez la présentatrice du groupe parce que vous avez quelque chose. C'est comme ça, vous avez quelque chose. Il me choisit et choisit Souflane Kényé. Nous devenons les deux speakerines, les deux présentatrices du groupe. Et le jour où nous avions fait notre soirée de présentation du groupe des hôtesses et marketeuses du Cameroun, nous étions 300 filles. C'était à la gare de Bessengué. Comme invité, il y avait Sergio Pout de la CRTV, Moïse Banteké, paix à son âme, de la CRTV, et d'autres animateurs de renom. Après notre présentation à Souflane et à moi, Moïse Bantéké et Sergio Pout m'ont donné leur numéro. Ils m'ont dit, appelez-nous, ils m'ont dit, appelez-nous, vous avez quelque chose, on aimerait que vous travailliez à la télévision, ah pardon, à la radio. Moi, c'était pas dans ma tête. Moi, je faisais mon commerce, mon bon joli commerce d'ndokoti qui me donnait, parce que je faisais ma cotisation de 5000 la journée, donc à la fin du mois, je me retrouvais avec 150 000 sans compter que j'avais de beaux vêtements, j'avais les chaussures, j'avais tout ce qui était à la mode, les sacs, j'avais, j'étais, j'étais vraiment up to date quoi. C'est à partir de ce moment que j'ai aimé m'habiller. Jusqu'aujourd'hui je m'habille bien parce que quand vous vendez la friperie, vous connaissez les bonnes choses. Donc c'est comme ça que dans les déballages, je prenais mes belles chaussures à la mode et j'achetais en même temps les catalogues, les journaux qui étaient à la mode. J'achetais les Croix-Suisse, La Redoute, donc je savais tout ce qui est à la mode, les voici, les publics. Parce que j'ai toujours aimé la lecture, depuis le lycée j'achetais le OK Magazine pour les people. J'aimais beaucoup les artistes. Entre-temps, au lycée, j'ai oublié de vous mentionner, j'étais la chanteuse du lycée Mongo Joseph, la chanteuse principale du club musique du lycée Mongo. Et c'est comme ça que j'ai remporté plein de prix avec avec le lycée en tant que chanteuse. Puis je suis devenue rappeuse. Quand je me souviens de cette époque, j'étais une grande rappeuse. Je me prenais pour Queen Latifah et je voulais être rappeuse. Je me disais, j'écrivais des textes de rap et j'étais connectée sur Africa numéro 1 parce que c'était la seule radio qu'on pouvait, qu'on pouvait écouter à cette époque. Il n'y avait pas encore de, ça c'est au lycée, il y avait pas encore vraiment de FM Donc quand je voulais écouter du rap, je n'écoutais qu'Africa numéro 1 avec les grands noms d'Africa numéro 1 de l'époque. Et c'est comme ça que le monsieur de— nous, je rentre dans le club parce que je suis en train d'avancer. Et puis un jour, je rencontre un monsieur qui s'appelle David Mungu Ella, qui était le producteur du groupe qu'on appelait le Rocher Jazz Band de Meuseuse. Je sais pas si vous vous souvenez du groupe Roger Jazz Band de Meuseux. Et ils avaient sorti une chanson, je sais pas trop, je sais pas si vous vous souvenez du groupe. Il me prend comme ça responsable de communication et me dit, vous avez quelque chose, j'aimerais que vous soyez la responsable de com de mon écurie. Il me paye un salaire à la fin du mois, très bon salaire à l'époque. Avoir quand même 250 000 à cette époque-là, c'était C'était magnifique. Donc je deviens la boss de Africaton, de communication de Africaton Productions. C'est donc pendant que je suis en train de faire, j'appelle les radios, les télés pour parler de, de, pour parler de la promotion de nos artistes, que je vais à Corée FM un jour et le directeur de Corée FM m'entend, il me dit mais vous avez très belle voix de radio, j'aimerais bien que vous travailliez ici. J'ai dit ah bon? On me dit oui, vous avez quelque chose. Et quelque temps après, parce que le directeur d'Africa Town Productions qui m'avait recrutée voulait autre chose, vous pouvez imaginer, je préfère me taire et ne pas vous dire exactement ce qu'il voulait. Je suis une femme, je suis une jeune femme très belle et jeune, fraîche. Je démissionne d'Africa Town Productions et je vais donc à Corée FM et je commence la radio. Nous sommes en 2000, nous sommes en fin 2004, et mon mentor c'est Bob la Gâchette à l'époque. Je commence, j'apprends la radio, j'apprends les rudiments, j'apprends beaucoup de choses. Entre-temps, j'étais sortie avec un autre journaliste, un grand journaliste de la place, un moment dans ma vie, qui m'avait aussi appris ça parce qu'il avait dit qu'il voyait en moi le journalisme. Et donc il m'a appris beaucoup de choses. Donc je vais à Corée FM et je fais mon baptême de feu en décembre 2005. On me donne une émission et puis je commence à présenter 3 émissions à Corée FM. Je présente l'émission du midi qui s'appelait Corée Midi, je mets seulement des musiques douces, des musiques d'amour, c'était le 12-14. Le matin, je faisais une rubrique à l'émission du matin. Le samedi après-midi, je faisais une émission de rap qui s'appelait Camer Vibes. C'était une émission dédiée au hip-hop camerounais et africain. C'était, ça allait de soi, ça allait de soi. Je faisais du hip-hop parce que j'étais une ancienne rappeuse. Donc j'ai reçu les meilleurs rappeurs de l'époque, Krotal, Booba, les rappeurs français, Antilope, Accent Grave. J'ai même reçu Princesse Agnès. J'ai reçu Antilopes A, j'ai reçu le 113, le Facteur X, donc tous les rappeurs qui cartonnaient à l'époque. Et j'étais devenue la principale présentatrice des concerts de rap qu'il y avait dans tout le Cameroun. On m'appelait, c'est moi qui présentais tous les concerts. En 2006, donc en décembre, je signe mon contrat donc En décembre 2005, je signe mon contrat avec Corée FM avec un salaire de 50 000 francs CFA. Moi, ça me dérange pas. L'essentiel pour moi, c'est d'être à la radio parce que j'ai d'autres projets, j'ai d'autres plans. Je sais que je vais aller loin, mais j'accepte les 50 000, c'était rien. J'habitais à Bassa en plus. Et puis en juin 2006, mon téléphone sonne à midi. Il y a une ancienne, il y a une animatrice de radio qui m'appelle, elle s'appelle enterrissez Reima. Elle m'appelle, elle me dit Solange, comme c'était ma sœur Bafia, c'est ma sœur Bafia. Elle me dit Gueneu, comme ça qu'on dit chez les Bafia, dans ma sœur. S TV organise une émission pour parler de la culture camerounaise et ils m'ont donné, ils m'ont demandé une liste d'animateurs et j'ai donné ton nom. Je dis ah bon? Elle me dit oui, j'ai donné ton nom et on aura face à nous Chinois Yang. On aimerait, j'aimerais que tu viennes Je dis OK, laisse donc que je termine mon émission. J'ai terminé mon 12-14, puis je suis allée me changer, je me suis habillée, je me suis maquillée, j'étais bien belle. On parle du rêve à la réalité. Voilà donc le rêve. J'arrive à l'immeuble de STV, je ne sais pas si vous connaissez où se trouve STV. Nous sommes à Aqua, côté de Zépol. L'immeuble s'appelle Immeuble Kassap. J'entre dans l'immeuble de l'immeuble Kassab. J'ouvre, j'appuie l'ascenseur, j'entre dans l'ascenseur, je suis toute seule dans l'ascenseur. Quand j'entre dans l'ascenseur, je déclare pendant que je suis dans l'ascenseur que c'est ici désormais que je vais commencer à travailler. Je ne savais pas comment ça allait se passer, j'ai déclaré quelque chose. J'ai dit, c'est ici que sera mon prochain job. Je m'en vais à l'émission, j'y arrive. L'émission s'appelait Carrefour avec Stéphane Guiffaut et Stéphane Guiffaut et je vais retrouver le nom de l'autre présentatrice, Mireille Tega, elle s'appelait. Il reste 5 minutes, on va prendre les questions après. L'émission passe. L'émission est belle. Non, on enregistre l'émission, on finit d'enregistrer l'émission. L'émission doit passer le vendredi. Le vendredi, là, je suis avec Moïse Bantéké qui m'amène chez Océan. C'était une maison de communication parce que j'étais devenue l'une des voix, l'une des plus belles voix de spot au Cameroun. Je faisais trop de spots et c'est avec ça que je gagnais mon argent. J'ai fait beaucoup de spots radiophoniques, beaucoup de spots. Et à l'époque, les spots payaient. Quand tu appelais pour faire un spot, tu étais dans les 75 000, 100 000 qu'on te payait à l'époque. Aujourd'hui, on donne 15 000, on donne 10 000 au Cameroun. Et donc je suis avec Moïse Bantéké le vendredi, là, pendant que l'émission est en train de passer, et mon téléphone sonne. Allô, Solange Béala? Oui. CSTV. Je dis oui. On n'est pas allé par quatre chemins. Ça vous dirait de faire la télé? Je m'appelle Thierry Ngongang. Je dis waouh! J'avais rêvé le mercredi à l'enregistrement. J'avais dit que c'est ici que je je viens, je travaillerai tous les jours. Et le vendredi à 18h30, je reçois le coup de fil qui va changer à jamais ma vie. Ça vous dirait de travailler à la télé? Je dis oui, pourquoi pas. Moïse Banté qui dit que tu n'es pas loin, on est à Bonnac. Dis-lui que tu n'es pas loin, que tu arrives. C'est comme il me dit ne laisse pas passer cette chance. Il me met dans un taxi-course. J'arrive à Aqua pour la deuxième fois, à l'immeuble Kassab. Je monte, je vois Thierry et me dit, il me dit, Thierry me dit. Mes boss t'ont adoré. Il me dit, mes boss t'ont adoré, mes boss t'ont adoré. Va rapidement faire un CV et tu viens demain, je vais faire en sorte qu'ils te Tu as une réunion avec eux. Le lendemain, j'avais mon émission, ma troisième émission à la radio, qui était une émission féminine qui s'appelait Femina. Je recevais les femmes pour parler des problèmes de femmes, comme toujours. J'ai terminé mon émission à midi, je suis allée dans un cyber à côté, j'ai, j'ai remis mon CV, j'ai fait une lettre, je suis allée à STV, j'ai appelé Thierry Ngongang, il m'a pris en bas, il m'a amenée directement dans les bureaux. Dans le bureau du boss, Mata Sylla, le Sénégalais. Quand j'entre dans le bureau, je trouve assis dans le bureau de STV, pour m'accueillir, moi, Solange Béat, la petite souris, je trouve dans le bureau Monsieur Ben Fondoufé, qui est le directeur des opérations de STV. Je trouve également Ekoko Moukété. Qui est le petit frère du monsieur qui a STV. Et je trouve Makassi là, les 3 boss sont là, ils me regardent avec admiration, avec— ils sont, ils sont fans de moi. Ils me disent, nous avons vu votre passage à l'émission Carrefour, nous vous donnons Good Morning Cameroun, vous démarrez lundi. Je dis, Seigneur, Je veux dire, mais bon, mais monsieur, j'ai jamais regardé MTV, moi. J'ai jamais regardé MTV, je ne sais même pas, j'ai même pas MTV chez moi à la maison. Comment vous pouvez me donner une émission que j'ai jamais regardée? Ils me disent, OK, c'est pas grave, vous allez venir pendant un mois voir comment la fille anglophone présente l'émission. Parce que l'émission était une semaine en anglais, une semaine en français. Et puis après, vous allez commencer l'émission. Je suis venue pendant un mois, je me suis formée, j'ai fait des formations, etc., etc. Et le 31 juillet 2006, le lendemain de mon 32e anniversaire, je lance Good Morning Cameroun au Cameroun, ma façon Solange Béala. Avec mon esprit Solange Biala. Je lance l'émission, ça va être un carton plein, les gens vont adorer le style, la coiffure, parce que moi j'étais allée très loin. Parce que je vais vous dire quelque chose, la télévision, pour ceux qui sont en train de me regarder qui veulent faire la télé, la télévision c'est avant tout les yeux. C'est la télé-génie. Que tu sois intelligent comme je ne sais pas trop qui, que tu sois sage comme le roi Salomon, si tu n'es pas physiquement plaisant à la télé, si tu ne mets pas tous les atouts pour être joli, présentable, il y a un problème. Et c'est comme ça que j'avais compris la télévision. J'avais un salaire de 60 000 le mois, mais quand tu me voyais à la télé, tu pouvais pas imaginer que j'avais 60 000 le mois. Je partais à la friperie fouiller mes belles petites robes, je prenais mes robes, je prenais mes t-shirts, je prenais mes trucs, je prenais de jolies choses, je prenais énormément de belles choses. Je regardais Oprah Winfrey, je voyais comment elle se maquillait, je faisais tout pour me maquiller comme Oprah, et j'avais appelé tous mes amis, tous les grands frères des médias. J'ai appelé les Léonard Chatelain, les Concierca, les, les, les, les Éric Omedo, tout. J'appelais tout le monde, tous les grands que j'admirais, et je leur disais, parlez-moi de la télé. Je suis allée également, je suis également allée acheter, je suis allée acheter les magazines, je suis allée acheter des livres, je suis allée je dis que je me formais tous les jours. La chance qu'on a à cette époque, c'est que CFI, Cameroun France International, venait, et RFI venait former les présentateurs au Cameroun. Donc on avait des formations, à la fin on vous donnait un diplôme, on nous apprenait comment interviewer, comment faire une émission, comment faire un reportage. Reportage, comment c'est comme ça. Au bout de, de un an, j'avais commencé la télé en juillet, les prochaines vacances, le directeur de STV avait demandé aux gens de proposer des émissions pour les vacances. Solange, le micro est fermé, s'il vous plaît. Ouvrez le micro. Dans 2 minutes, on va prendre les questions. Dans 2 minutes, vous chutez et on va prendre la session questions-réponses. Oui. Donc c'est comme ça que je propose Love Night, l'émission Love Night, et je propose l'émission Toi et moi qui était une émission de, une émission de femmes toujours à la télé. En 2012, puisque mon salaire n'augmentait pas, j'ai donc démissionné de STV parce qu'Équinoxe m'appelait. Et Equinox m'a proposé de venir travailler avec eux en 2012. Je suis allée à Equinox, j'ai fait un an à Equinox et je ne me suis pas sentie à l'aise dans cette chaîne de télé, malheureusement. Malgré tout, je ne me sentais pas bien et j'ai démissionné encore d'Equinox parce que STV me rappelait à nouveau. Et en ce moment-là, ils avaient doublé mon salaire. Je suis donc repartie à, je suis repartie à STV en 2013, fin 2013, et c'est comme ça que je suis restée jusqu'en 2022. Donc jusqu'à ce que j'arrive ici au Canada, j'étais donc dans les médias. Ce que je voudrais dire très rapidement, c'est que même quand tu as la chance dans ta vie de réaliser ton rêve Tu ne dois pas dormir, tu dois être smart, tu dois être même parfois opportuniste, tu dois être sage à tout instant. Étant à la télévision, ayant découvert le secret de la télé qui était d'être belle, d'être jolie, j'ai commencé à attirer les marques vers moi. C'est comme ça que des marques ont commencé à me prendre. Solange, on veut que tu sois notre égérie. Solange, on veut que tu représentes notre truc. Et c'est comme ça que je gagnais de l'argent. Je gagnais de l'argent et j'ai signé des contrats. Je suis devenue communicatrice officielle des entreprises sur d'autres chaînes de télévision parce que le contrat que j'avais à MTV était un contrat freelance. Ça me permettait peut-être de participer, de faire des trucs dans d'autres chaînes de télévision. Et c'est comme ça que j'ai commencé, j'ai commencé à me faire beaucoup, beaucoup d'argent. Entre-temps, j'ai créé ma fondation humanitaire en 2016 parce que c'était, je m'étais promise que quand je vais commencer à avoir un peu d'argent, la première des choses que je ferai sera de créer une fondation pour venir en aide aux orphelins, moi-même étant orpheline. Et c'est comme ça que j'ai créé ma fondation. Et derrière ma fondation, j'ai commencé à faire des choses. J'ai créé le calendrier des célébrités camerounaises, après j'ai créé le calendrier des femmes et icône camerounaise, qui est d'ailleurs jusqu'aujourd'hui. Et je veux dire qu'aujourd'hui, être au Canada, c'est également un rêve. Je ne vais pas rentrer dans les détails parce que c'est encore très long, mais ce que je voulais dire, c'est que croyez en vos rêves, mais surtout croyez en Dieu. Merci beaucoup.
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