🎥📺🎙️ Master Coach Raphael Djine a accordé une interview exclusive à Cam10 TV !

This content was created by Danyls Ngongang. This content was uploaded by Danyls Ngongang. This is a French-language YouTube TV interview titled "🎥📺🎙️ Master Coach Raphael Djine a accordé une interview exclusive à Cam10 TV !" (posted 2023-10-24). The excerpt is a televised interview/conversation on Cam10 TV between host Nicolas and guest Raphaël Djiné (presented as a "master coach"), with brief inserted audio excerpts of President Paul Biya. The discussion focuses on the Cameroonian diaspora, return migration, adapting U.S. business and training models to Cameroon, job creation (call centers, the "100,000 jobs" idea), vocational/professional training, entrepreneurship, urban development (projects like Wisdom City), and the broader business climate and opportunities in Cameroon.
Chapters
Bonsoir et bienvenue, une émission spéciale. Vous savez, toutes les émissions Diaspora ont ce caractère, un caractère spécial.
Pourquoi?
Parce que nous recevons des gens d'exception. Nous étions en France hier où nous avions eu l'honneur et le plaisir d'une grande exclusivité. Aujourd'hui, nous poursuivons cette exclusivité en télévision en recevant quelqu'un d'immense, un coach comme jamais. Certainement que vous en avez entendu parler, mais aujourd'hui nous avons l'immense plaisir de le recevoir. Monsieur Raphaël Dinet est master coach et vous allez découvrir l'immensité de ce personnage, de ce Camerounais qui, parti de rien, est devenu l'une des références. Quand on est le meilleur travailleur aux États-Unis, vous comprenez l'ampleur de ce patronat américain qui fait de lui meilleur travailleur. C'est dire qu'il est américain, mais le Cameroun lui va droit dans les bottes. Merci mille fois de nous accueillir dans vos chaumières. Vous qui allez passer à table ou qui n'êtes pas encore passé, je vous souhaite bon appétit, surtout bon appétit pour écouter la suite. Avant cela, avant de recevoir Monsieur Raphaël, je vous prie d'écouter le chef de l'État, Son Excellence Paul Biya, ce qu'il dit sur la diaspora. Et nous revenons sur ce plateau pour continuer nos échanges.
La construction nationale est une affaire de tous. Elle exige un esprit de concorde et de tolérance. Entre les citoyens. Je vous invite donc à cultiver cet esprit en tout temps et à prendre fait et cause pour la paix, afin de ne pas gaspiller les opportunités que votre pays met à votre disposition. Si vous allez à la conquête du monde, revenez construire votre pays. Faites rayonner le Cameroun.
Monsieur Raphaël Djiné, merci mille fois de l'opportunité que vous nous donnez. On vous connaît dans le milieu des affaires, on connaît dans le milieu de l'humanisme et de l'humanitaire, et aujourd'hui on va découvrir, vous êtes multitâche et multifonction, et le plaisir pour nous, pour l'émission Diaspora, et de vous recevoir et de donner toute la dimension qui est la vôtre. Merci d'accepter, d'avoir accepté notre invitation.
Merci Nicolas.
Quand on parle de Raphaël Diné, on fait allusion à un grand personnage quand on ne vous a jamais rencontré, et à l'immensité de son œuvre. On parle de l'œuvre de quelqu'un quand il n'est plus, or la vôtre, on la célèbre. Comment vous qualifiez?
Je pense qu'on est pour servir d'abord, et quand on a, je peux dire, le privilège déjà de servir son peuple ou son environnement, moi je trouve que c'est quelque chose de magnifique. Et pour moi, chaque jour, je me dis comment est-ce que je peux mieux servi. Donc je pense que ma grandeur est beaucoup plus, doit être beaucoup plus dans le service de mon prochain.
Votre grandeur doit être beaucoup plus dans le service du prochain. Vous comprenez que nous allons aborder une question cruciale, essentielle et non essentialiste, c'est-à-dire comment renforcer l'économie de notre pays, l'économie nationale, par l'apport des Camerounais qui sont dans la diaspora, si tant est qu'ils le souhaitent. Et lui, il a souhaité le faire, et c'est pas la première fois. Quand on dit que vous êtes multitâche et multifonction, est-ce que ça vous va?
Oui, naturellement. On doit, c'est capital de se spécialiser, mais c'est aussi important d'utiliser les mains, d'utiliser les pieds aussi pour agir. Donc multitâche, multifonction, tout Certains l'ont défini de cette façon. Et comme je l'ai dit au départ, notre fardeau tout le temps, c'est de se dire, OK, voici, on a un problème, comment est-ce qu'on peut résoudre ce problème? Et parfois, l'approche peut-être pour résoudre le problème peut nous étiqueter de cette façon. Donc, si vous êtes engagé à résoudre des problèmes de l'humanité, parfois l'approche peut beaucoup plus montrer comme si vous êtes multicasquette. Mais en résumé, l'objectif est la même chose, on cherche à résoudre le problème de l'humanité et le problème de notre prochain par nous-mêmes. On veut apporter la solution à nos propres problème. C'est l'approche qui peut être différente.
Cette approche est certes différente, mais vous êtes bien installé aux États-Unis et ça ne date pas d'aujourd'hui. Si le patronat américain vous reconnaît comme tel et fait de vous le meilleur, l'un des meilleurs employés, c'est que vous êtes bien installé, bien ancré. Pourquoi vous avez choisi de rentrer et surtout quelles ont été les conditions de votre arrivée au Cameroun?
Moi, je pense que La fierté de chaque individu n'est toujours pas seulement de faire le meilleur nettoyage ou bien de briller à l'extérieur. En tant que Camerounais originaire du Cameroun, j'ai la responsabilité, je dis bien la responsabilité, l'obligation de participer à la contribution au développement, la stimulation de l'économie du Cameroun. Mais écoutez, en tant qu'Africain, quand nous brillons, il faut toujours penser à la famille. Si vous êtes meilleur à l'extérieur et la maison, ça ne va pas à la maison, et vous ne contribuez pas pour la stabilité, le développement, mais je pense que ce sera l'échec. Donc Pour moi, revenir travailler, servir le Cameroun, pour moi je ne trouve pas ça comme quelque chose de comme, c'est pas optionnel, c'est mon devoir. D'ailleurs, je suis obligé de le faire. Donc je vois ça de cette façon, ce que nous avons appris à l'extérieur, on doit l'implémenter dans notre pays. Nous avons appris à résoudre les problèmes à l'extérieur. Je pense que ce n'est que normal de venir appliquer toute cette connaissance dans notre pays d'origine.
Alors, on a appris à résoudre les problèmes de l'extérieur, bien sûr, en relation avec votre pays qui est le pays d'origine, qui est le Cameroun. Est-ce que le fait d'être, on va dire, dans ce milieu-là, un poids lourd aux États-Unis vous a posé un problème dans les conditionnalités d'installation au Cameroun?
Je pense que la première chose, c'est quoi? Vous partez dans un pays où les choses fonctionnent d'une façon pour vous installer dans un autre pays où vous êtes parti, ça fait 24 ans presque, les choses ont changé, les mentalités sont complètement différentes, les choses, le monde des affaires sont pas structurés de la même façon. Donc pour moi, j'étais beaucoup préparé parce que c'est un terrain différent. Donc je peux pas m'attendre que le Cameroun fonctionne exactement comme les États-Unis. Par exemple, aux États-Unis, le Small Business Administration accompagne les entreprises. Je peux pas dire, mais attends, il faudrait que le Cameroun fasse la même chose comme les États-Unis. Un, je pense qu'on doit s'adapter au milieu. Au Cameroun, c'était un peu difficile, mais ma question n'était pas, OK, qu'est-ce que le gouvernement, les autorités, ou bien ceux qui sont au Cameroun peuvent faire pour moi? J'ai changé la question, qu'est-ce que moi je peux faire pour eux?
C'est ce que le chef d'État dit en quelque sorte, qu'est-ce que vous pouvez faire pour le Cameroun?
Exactement. Donc Ça, c'est ça, c'est mon approche. Qu'est-ce que je peux faire? Moi, je ne veux pas que les Camerounais changent. Comme c'est moi qui viens dans l'environnement, il faudrait que je change pour comprendre les Camerounais. Je comprends pas ensemble parce que la réalité, c'est que s'ils ne changent pas, je fais comment alors? Quand Dangote est venu au Cameroun, peut-être avec le ciment, n'a pas voulu changer tous les Camerounais pour s'installer. Il a changé pour s'adapter au système. Et peut-être participer à améliorer le système. Donc ça, c'était notre approche de notre groupe. Et jusqu'à présent, tout va très, très, très bien. D'ailleurs, moi, je trouve que le Cameroun est un des pays, parce que je travaille avec plus de 41 pays d'Afrique, le Cameroun est l'un des pays très, très, très très beaucoup plus stable, avec un climat très favori pour les affaires, surtout si quand vous venez d'une autre façon. Moi, je pense que les difficultés souvent, c'est que quand on part de l'Europe ou bien des États-Unis, on veut directement que le système soit comme le système européen ou le système américain. Ce qui est pratiquement impossible. Non mais regardez par exemple les Chinois. Pourquoi est-ce que les Chinois s'en sortent en Afrique alors que l'Afrique ou le Cameroun n'est pas comme la Chine? La première chose, ils viennent s'adapter, ils embrassent ce qu'ils ont trouvé et puis contribuent à améliorer ce qu'ils ont trouvé.
Mais vous avez évoqué tout à l'heure, vous avez dit le climat des affaires, enfin vous ne l'avez pas dit comme ça, plutôt favorable, alors que beaucoup décrivent ce climat des affaires étant un peu plus complexe ou incompréhensible pour d'autres. Comment, quelles sont les facilités que vous avez trouvées dans ce climat des affaires?
déjà, sur place au Cameroun, vous avez d'abord ce grand problème de main-d'œuvre qui est pratiquement, qui est pratiquement gratuit, tu peux le dire. Très, très pratiquement gratuit. Ça, c'est d'un. Et puis la sécurité. Moi, j'ai travaillé dans des pays où il faut être escorté toutes les minutes, où les gens peuvent vous obliger à payer une autre taxe sous la table du marché noir avant de continuer à fonctionner. Je ne parle pas du gouvernement. Mais je parle des pays en Afrique. Mais on n'a pas ça au Cameroun. On a la circulation libre. On n'a pas peur d'aller dans un coin du Cameroun, de partir d'un coin à l'autre. Donc il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de facilitations au Cameroun pour décoller en tant qu'entreprise internationale. J'ai parlé de la main-d'œuvre. Aujourd'hui au Cameroun, vous pouvez avoir un employé à 200 000, mais vous ne pouvez pas l'avoir aux États-Unis. Même à 2 millions, vous ne pouvez pas avoir quelqu'un qui peut faire la même tâche qu'un employé au Cameroun peut le faire à 200 000 par mois. C'est un capital énorme, c'est un capital énorme pour les affaires. Vous avez un pays où le bilinguisme existe, C'est facile d'avoir une secrétaire qui vit au Cameroun et qui vous sert à partir du Cameroun, qui vous sert aux États-Unis ou bien en France. Donc moi, je me dis qu'avec tous ces atouts, le Cameroun reste vraiment aujourd'hui dans le monde entier un pays très favorable pour les affaires. Vous avez un peuple qui sont assoiffés, veulent travailler. Imaginez quand vous avez une position, par exemple à Dallas, mais les gens viennent à l'interview vous demander, mais combien est-ce que vous allez me payer? Vous proposez, il vous dit, non, si vous ne payez pas 3 fois, moi je travaille pas pour vous. Alors qu'en Afrique, vous avez Laurent, des gens qui sont prêts à faire le stage de 2 mois avant d'être embauchés, des gens qui sont prêts à vous montrer ce qu'ils peuvent faire avant d'être embauchés. Mais moi, je trouve que ça, c'est d'abord un capital, un capital pour n'importe quel homme d'affaires, un très, très grand capital, parce que le premier capital, c'est d'abord le capital humain.
Alors vous faites une analyse assez assez détaillée. Ce qui est intéressant, c'est de savoir cette découverte vous la faites avant de commencer les affaires au Cameroun ou vous la faites une fois que vous êtes au Cameroun C'était avant.
Bon, notre venue au Cameroun a commencé par le service client. J'avais un call center que je gérais aux États-Unis. Avec plus de 100 personnes et qui nous coûtait trop trop cher. Après, on l'a basculé en Philippines et on pouvait épargner presque la moitié. Mais le problème, c'était qu'il fallait payer pour former les gens d'abord, parce qu'avec le call center, il fallait former les gens qui pouvaient comprendre notre logistique. C'était dans le domaine du transport. Bon, comme j'avais mes petits frères qui étaient au chômage, moi je leur ai dit, OK, essayez de travailler de la maison, faites la même chose. Mon petit frère André et des autres neveux, ils se sont mis au travail. Ils ont commencé à faire du dispatching à partir du Cameroun, mais à la fin, ils étaient mieux que les Philippins. Bon, je me suis dit, mais attends, pourquoi pas former, pourquoi pas faire une équipe, agrandir l'équipe pour servir le marché américain. Donc c'est de là que notre fameux projet de 100 000 emplois à partir du Cameroun était né, qu'ils soient aux États-Unis. Donc il fallait qu'ils s'habituent avec l'environnement. D'ailleurs, il fallait, il devrait apprendre à expliquer aux clients. Parce que si un client veut acheter une maison, par exemple dans une ville, tu dois être en mesure d'expliquer aux clients les avantages, les écoles, la sécurité dans la ville, les malls, les avantages, pourquoi il faut vivre ou bien il faut acheter une maison dans cette ville. Donc tu vois qu'ils ont pris 3 mois pour apprendre l'environnement et se comporter comme s'ils vivaient aux États-Unis.
Sauf que les hamburgers ou les hot dogs ne procédaient pas de la même chose.
Non, mais à un moment on a implémenté et on s'est dit mais attends, vous devez manger aussi du hamburger et un peu de la pizza.
Ouais, ouais.
Donc c'est, moi je pense qu'avec la mondialisation, Nicolas, On peut aussi adapter le modèle. Moi, j'ai toujours parlé du modèle la Chine. Comment est-ce que la Chine a émergé Tous les Chinois ne sont pas allés aux États-Unis ou en France. Nous sommes habillés avec les make in China, mais ils ont ciblé le marché à partir de leur village en Chine, à partir de leur ville. Ils ont ciblé un marché lointain et commencé à servir ce marché. C'est pourquoi j'insiste toujours sur le service. La localité, la localisation est très importante, mais aujourd'hui avec la mondialisation, on peut servir l'extérieur à partir de sa localisation.
Mais quand vous regardez tout ça, si la thématique c'est, c'est votre façon de renforcer un pan de l'économie, c'est une façon sectorielle camerounaise en faisant ces formations, est-ce que Quand vous y regardez de très près, est-ce que cela correspond à l'environnement camerounais puisque la formation concède à l'international? Si vous revenez, si vous ramenez ça dans l'environnement camerounais, est-ce que ça va ensemble?
C'est quoi le problème? Je pense qu'il faut d'abord se poser la question: quel est le problème qu'on veut résoudre et à quel niveau on veut résoudre ce problème? Si on trouve la réponse à cette question, on aurait trouvé la solution. C'est pourquoi nous avons les mises à niveau. S'il faut former un Camerounais pour travailler aux États-Unis, il doit avoir le niveau américain. Donc il faut les mises à niveau, il faut instaurer la discipline, il faut instaurer un niveau de service client élevé. Donc la mentalité, on doit d'abord détruire certains paradigmes. Vous ne pouvez pas aller compétir dans un marché avec les connaissances qui sont peut-être dépassées. Il faut l'outil de travail qui est adapté, il faut être outillé pour compétir dans ce marché. Donc il y a beaucoup de facteurs qu'il faut regarder. Ça c'est d'un. Maintenant sur le côté entrepreneurial, aujourd'hui beaucoup de commerçants souffrent ou bien beaucoup d'entrepreneurs sont en train de souffrir. Pourquoi? Parce qu'ils ont décidé de servir un petit marché. Imagine 1 kg de piment qui se vend au marché camerounais. Imagine si on reconditionnait ce même kilo de piment, pour vendre au marché américain. Ça fera toute la différence.
Nous sommes dans l'industrialisation.
Oui, donc une des vérités, permettez que j'utilise ça, que j'utilise ce que je joue avec la Chine, je vous en prie. Mais les Chinois étaient très pauvres, d'ailleurs le Cameroun a aidé la Chine, même le Tchad, la République centrafricaine qui s'est envoyé l'aide à la Chine. Mais à un niveau, les Chinois se sont dit, nous sommes tellement nombreux, notre pouvoir économique est faible, si nous continuons à produire et consommer, nous serons des éternels pauvres. Produisons et consommons 40%, envoyons 60% chez ceux qui peuvent nous payer mieux, ceux qui peuvent nous payer 4, 5 fois, 6 fois. Le coût local et ces fonds qui rentraient en Chine, ils ont pu développer la Chine. Aujourd'hui, ils ont inversé, ils sont en mesure de consommer 80% et être à l'aise. D'ailleurs, c'est pourquoi nous encourageons les hommes d'affaires de ne pas se limiter sur le marché africain, allons vers le marché qui peut mieux payés, pour développer, pour avoir la possibilité de développer nos produits et mieux s'occuper de nos employés aussi. Donc parfois je me dis qu'il ne faut pas être trop intelligent pour réussir en affaires, il faut juste regarder ce que celui qui est en train de dominer le marché est en train de faire.
L'opportunité du marché.
Oui, l'opportunité du marché.
Mais quand vous regardez, on vous appelle d'ailleurs master coach et vous allez nous expliquer pourquoi. C'est pour ça que je parlais de multitâche multifonction parce que l'impression que, l'impression et la certitude qui est la vôtre aujourd'hui à travers ce court échange, c'est qu'une étude renforce l'autre dirigée vers le marché. Pourquoi est-ce qu'on vous appelle master coach?
Ah bon, Moi, je me dis qu'on a passé toute notre vie à apprendre de nos enseignants, mais ce qui m'a toujours surpris, c'est que par exemple ici au Cameroun, dans les écoles là où on apprend les affaires, mais on est enseigné par ceux qui ne font pas les affaires. Mais comment quelqu'un qui ne fait pas les affaires peut m'apprendre des affaires?
Mais est-ce que quelqu'un qui ne fait pas les affaires n'a pas vocation à enseigner les affaires?
C'est ça la question qu'il faut répondre.
Donc pour vous, c'est le monde de l'entreprise qui doit arriver dans l'enseignement?
Non mais Donc quand vous regardez un peu dans le passé, il y avait ce qu'on appelait l'apprentissage. S'il fallait apprendre, je sais pas, à dépanner une voiture, il fallait aller dans un garage et travailler avec quelqu'un qui sait dépanner une voiture. Mais pourquoi en affaires, en entreprise, on va plutôt vers les gens qui vont nous expliquer expliquer comment le faire.
La théorie.
La théorie. Mais c'est pas possible, c'est ça qu'il faut se donner. Si je t'explique comment faire quelque chose, tu pourras aussi expliquer comment le faire, mais tu ne pourras pas pratiquer cela. Le pays a eu, nous avons eu des grands, grands hommes d'affaires que je peux citer, les Foutso dans le temps, mais ils n'ont pas transmis les connaissances, ils n'ont pas enseigné. Donc pour répondre à ta question aujourd'hui, j'ai fait les preuves sur le terrain et je ne peux pas me féliciter si je n'ai pas encore transmis ce que j'ai réalisé aux autres. D'ailleurs, une autre vision de capaciter 2 milliards de personnes à avoir 240, c'est moi, je me suis dit attends, quand les gens disent mais attends Coach Raph, toi tu as réussi, je dis non j'ai pas réussi. Si j'ai produit un résultat et je n'ai pas pu pousser, amener d'autres à produire le même résultat, ça veut dire j'ai échoué. Comment est-ce qu'on juge un manguier? C'est pas par sa beauté. Pas les fruits, la qualité des fruits. Oui, la qualité des fruits. Donc c'est pourquoi je me suis engagé pour capaciter d'autres hommes d'affaires pour produire le même résultat et d'ailleurs mieux que moi. Donc c'est là d'où est venu Master Coach. Master Coach, nous avons remarqué.
Nous allons écouter un deuxième extrait du chef d'État et nous allons revenir sur ce plateau continuer ce, ce bel échange avec Master Coach Raphaël Dinet.
Faut jamais être autosuffisant, croire qu'on est supérieur. Faut rester aussi modeste, savoir que les autres sont des partenaires redoutables. Un peu de modestie, de la discipline, la dureté dans l'entraînement et nous pourrons avoir de beaux jours devant nous.
Nous venons d'écouter cette deuxième transition, ce deuxième extrait du chef d'État et on voit bien comment est-ce que le coach Raphaël Dienné épouse ce que le chef d'État dit, c'est-à-dire vous qui êtes allé, revenez avec vos instructions implémentées sur le plan local au lieu d'occuper le champ encre politique. Allez sur le terrain économique, social, environnemental, éducatif et l'agriculture. Master Coach, on vous écoute depuis le début, on comprend la profondeur qui est la vôtre, l'enracinement américain qui est le vôtre, le partage que vous ramener au niveau du Cameroun et surtout dans le secteur de l'enseignement. Nous avons ici le secteur professionnel et on voit bien comment est-ce que le ministre Thierry Houma le dit, dans le cas de la formation professionnelle, c'est une formation à un emploi parce qu'on connaît le résultat de nos universités. Autant pour moi, ça veut dire que vous allez dans son sens. Il faut former les gens par rapport à l'environnement réel et non former les gens pour former des gens.
Exactement, exactement. Pour le, dans le cadre de la formation, déjà on a fait une petite analyse. Naturellement, au Cameroun, nous avons plus de diplômés au chômage. Donc beaucoup de nos diplômés n'ont pas de travail, n'ont pas de job. Et chaque fois, chaque année, on produit plus de diplômés. Moi, je me dis, je me suis posé la question, pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas, nos diplômés n'arrivent pas à trouver de l'emploi? Mais la réalité, c'est quoi? C'est qu'un pays, une nation ne devait pas former les gens juste pour être formés. On doit former les gens, on doit spécialiser les gens pour résoudre le problème de l'environnement. Mais on se forme pourquoi? On se forme pourquoi? Je crois pas que c'est pas juste pour avoir un diplôme. On doit se spécialiser par rapport aux problèmes que nous avons dans notre environnement. Mais si on se forme par exemple pour gérer les métros, je prends un exemple banal. Est-ce que nous avons des métros ici au Cameroun?
Ça va venir.
Non mais on n'a pas encore de métro. C'est vrai, nous avons des routes avec tellement de cassis de trous partout. On devrait spécialiser les gens pour résoudre ce problème. C'est un problème. Ou alors on sera en train de spécialiser les gens et aller payer l'expertise extérieure. Et d'ailleurs, ce qui nous revient très cher, d'ailleurs ce qui nous revient très cher. Regarde les immeubles au Cameroun aujourd'hui. Tous nos grands ponts et nos grands immeubles sont faits par des sociétés européennes, américaines ou asiatiques parce qu'on n'a pas les vrais spécialistes. Bon, on s'est dit, créons l'école de métiers. Chacun d'entre nous a besoin de se construire. Formons les gens, des spécialistes qui peuvent construire le genre de maison d'abord adaptée à notre environnement, formons des gens qui peuvent répondre à l'appel de la population, de l'environnement. Dans notre training center, c'est pourquoi on a Là-bas, tu ne peux pas apprendre 2 choses. Le système des généralistes, on a annulé cela. Tu dois connaître une chose et tu dois être la meilleure personne qui peut produire ce genre de résultat. Donc nous, on se rabat vers des spécialistes et d'ailleurs, c'est pourquoi nous, on offre le crédit de formation parce qu'on sait qu'on peut garantir l'emploi après. Donc moi, je pense que notre système éducatif, c'était bien pour le passé, mais aujourd'hui les choses sont en train de changer. Il y a de la nouvelle normalisation, il faut se réadapter, il faut se repositionner pour gérer le problème. Au lieu de se former, d'aller se former, mais payer d'autres, chercher des experts dans d'autres pays pouvait nous résoudre un problème.
Justement, ça nous amène à une chose simple, c'est quel regard vous avez du, entre guillemets, ou alors d'une façon globale, du milieu des affaires camerounais?
Moi, j'ai toujours dit que le Cameroun, c'est, c'est un pays vierge, tout est à faire, tout est à faire. Quand vous sortez, il y a l'embouteillage. Pourquoi il y a l'embouteillage? Est-ce qu'on s'est posé des questions? On n'a pas de route, il faut faire des routes. Tout est à faire. J'ai discuté avec un ami hier, d'ailleurs c'est pourquoi le projet, nous avons poussé le projet de Wisdom City et aussi nous sommes en train de travailler pour voir comment ramener la population dans la ville. Nous avons une capitale qui est Yaoundé où les gens vivent beaucoup plus en périphérie. Ça prend 4 heures de temps, 2 heures le matin, 2 heures le soir pour faire des va-et-vient. Mais si vous vivez après Oulembé, ça prend 2 heures de temps pour arriver au ministère. Donc le gouvernement perd 4 heures de temps par jour et c'est pas la faute des travailleurs. Il n'y a pas de logement, il n'y a pas un centre-ville sur la terre qui est vide et qui n'est pas actif la nuit.
Et ces propositions, vous les avez déjà faites, elles sont actées. Ça veut dire que vous êtes bien, bientôt on va assister à, je vais pas dire révolution, à une redéfinition de notre environnement yaoundéen.
Oui, nous sommes obligés, nous sommes obligés, sinon les gens vont vivre à Obala et travailler à Yaoundé. Imaginez à quoi ça peut, ça peut ressembler. Je pense que nous les Camerounais, nous avons l'habitude de copier le modèle, que ce soit français. Est-ce que les gens vivent à Lille et travaillent à Paris.
Pas beaucoup, mais il y en a pas beaucoup. Mais c'est vrai qu'il y a le TGV, donc ça va très vite. Ouais, mais c'est habitué. C'est vrai qu'ici, bon, vous avez parlé du métro, ça va arriver parce que les objectifs de la SND 30, je pense, vont dans ce cas-là. Quelles sont les propositions que vous avez faites à ce propos, vous qui avez des modèles aux États-Unis? Les États-Unis sont très développés, y compris surtout en matière de transport. Quand vous regardez donc ces propositions est-ce que la transposition de cette expertise est possible en ce moment ou alors c'est une projection?
Non, c'est possible. Je me dis quand on a des problèmes devant nous, on se dit OK, qu'est-ce qu'on, qu'est-ce que, comment, qu'est-ce qu'on peut résoudre immédiatement? C'est bien beau de penser aux grandes ambitions du futur, mais qu'est-ce qu'on peut faire tout de suite avec les ressources qu'on a pour faire déjà un pas vers les 1000 marches qu'on doit épuiser. Moi, je me dis c'est très très simple, on doit ramener la ville vraiment en ville. Donc on est obligé de faire les gratte-ciels en ville pour ramener la population. Cette jeune couche de travailleurs doivent être en mesure de se loger en ville pour travailler dans des ministères. Ce sera un très très très Je pense que pour le moment, c'est un très grand manque à gagner au gouvernement, que ce soit pour la taxation, que ce soit le temps perdu pour se connecter. Regardez comment Yaoundé est en jaune le matin, vous ne pouvez pas bouger. La même chose dans l'après-midi. Donc directement, on passe 40% du temps dans les voitures. C'est un très grand manque à gagner. Très grand manque à gagner. Et puis nous avons des espaces partout.
Mais est-ce que ça ne mettrait pas, quand vous, on va dans votre sens, combien de temps faut pour construire un immeuble de, de varietage par exemple? Est-ce que ce temps-là fait que nous ne serons pas, n'aurons pas une transition vers une autre génération? Il faut à peu près 2 à 3 ans au bas mot.
Non, Nicolas, un an ça va. Ça prend moins d'un an pour faire un projet. Par exemple, Wisdom City, ça a été fait en combien de temps? En 2 ans, tout le projet.
Et qu'est-ce que vous ferez de ceux qui sont là depuis longtemps? Parce qu'il faut bien, il faut bien trouver des espaces, il faut bien les dégager. Ceux-là, vous les relogez où? En périphérie pour les ramener au centre-ville?
Non, je pense que Bien sûr, je ne veux pas parler pour le ministre de l'Habitat. ces gens ont occupé une petite place sur la terre. Nous avons l'espace aérien qui est vide. Mais imaginez si on refaisait un gratte-ciel et donnait 3-4 étages à ces personnes qui sont déjà là et exploiter les 20 niveaux élevés. Ce ne sera pas un problème.
Mais ça veut dire aussi tout l'environnement doit bouger pour que ça corresponde à ce gratte-ciel.
Mais si on vous proposait, vous avez une petite maison faite en terre battue, de venir construire 3 étages, 25 étages, et vous donner 3 niveaux à vous, je prends tout de suite. On doit faire les deals avec cela, c'est du win-win, c'est du win-win.
Et cette transposition ne pose pas de problème?
Non, non.
Est-ce que c'est pas une vision un peu trop américaine pour le Cameroun quand vous regardez les villes modernes?
Moi, je pense qu'il faut beaucoup plus s'appuyer sur ce qui marche et ce qui peut marcher, et non ce qui est américain ou bien ce qui est chinois. On s'est pas seulement décidé un jour de commencer à s'habiller, on s'est dit OK, c'est mieux plutôt de couvrir sa Bon, si on rejette parce que non, mais c'est l'autre qui a commencé, on ne veut pas imiter l'autre, ce sera pas être sage.
Il y a quelque chose qui vous tient à cœur, c'est, je crois d'ailleurs que dans la prochaine, dans la précédente, dans le précédent échange avec l'ambassadeur, il parlait de, je crois, déplacement croisé, l'enrichissement, l'enrichissement de ces déplacements croisés. Vous avez, vous vivez aux États-Unis, et vous avez un ancrage au Cameroun, ça vous fait une double vision des choses. Quelle est celle qui prend le pas sur l'autre?
Moi, je pense que ça dépend de la vision de l'individu. S'il faut regarder dans un contexte mondial, par exemple, quand vous avez une mission, vous voulez atteindre un objectif, vous ferez tout pour que tout le parcours concourt à l'accomplissement de la vision optimale. Donc en tant qu'investisseur, moi je me dis premièrement il faut que je me focalise sur l'objectif que je veux atteindre. Maintenant, quels sont les enjeux qui pourront faciliter cela? Mais les enjeux ne doivent pas être la destination. Les enjeux ne doivent pas être la destination. Donc par rapport à ça, d'ailleurs, ça nous encourage encore. S'il fallait insister sur le cas du retour de la diaspora, tu vois, quand tu pars du pays, tu passes 20 ans à l'extérieur, tu ne seras plus jamais comme celui qui est resté. Tu ne pourras plus rentrer et demander, demander à avoir les mêmes avantages que celui qui est resté. D'ailleurs, c'est, c'est impossible. Tu as vu les choses d'une autre façon. Il y a des choses que tu as vues et que d'autres n'ont pas vues. Et peut-être aussi ceux qui sont restés, il y a des choses aussi qu'ils ont traversées que tu n'as plus traversées. Non mais qu'est-ce qu'il faut faire? Il faut coopérer, il faut coopérer. Tu dois te dire, OK, qu'est-ce que moi je peux apporter? Et aussi, qu'est-ce que je peux apprendre de ceux qui sont restés? Parce qu'ils n'étaient pas morts, ils étaient vivants, et ils ont aussi des expériences qu'ils ont acquises. Donc je pense qu'il faut juste trouver ce ce middle ground, ce common ground, et travailler surtout beaucoup, coopérer avec ceux qui sont sur pied. Mais aucun pays, aucun pays, aucun pays du monde depuis l'histoire du temps ne s'est jamais coupé de sa diaspora et vraiment évolué. Les puissances ont été développées par leur diaspora. Que ce soit dans la Bible et partout, on a toujours fait appel à la diaspora de venir renforcer les capacités. Donc c'est un mariage qu'on ne peut pas séparer parce qu'on vient avec deux choses complètement différentes, mais on se complète, on se complète. On ne peut pas venir avec l'esprit de changer et refaire une chose nouvelle, non, parce qu'il y a les réalités du terrain. Donc on doit se compléter, on doit collaborer, on doit travailler ensemble, on doit bénéficier de l'expertise de ceux qui sont restés aussi.
Est-ce que ça a été facile dans ce sens?
Je pense que jusqu'à présent ça n'a pas été très facile parce qu'il faut réapprendre à connaître l'autre aussi. C'est difficile quand vous rentrez dans un pays, vous croyez que quand quelqu'un te dit, oh, je veux faire telle chose, c'est signé. Donc il faut aussi réapprendre, il faut apprendre à savoir que non, quand on dit oui, ça peut être peut-être aussi parfois. Donc comme je l'ai dit au départ, il faut accepter d'apprendre, de changer, apprendre à comprendre l'autre et non nécessairement juger.
D'autres.
Donc c'est comme le mariage. Si vous avez déjà expérimenté le divorce, si vous divorcez, vous prenez une autre femme, vous allez apprendre à reconnaître une autre personne. Donc quand vous partez de l'Occident, pour votre rentrée dans votre pays, c'est encore un nouveau mariage. Donc il faut réapprendre. Vous ne pouvez pas dire non, non, non, non, où est mon petit déjeuner parce qu'à New York, le petit déjeuner était gratuit. Vous voulez avoir le petit déjeuner ici? Non, non, c'est une autre femme, elle ne prépare pas. Donc il faut se réadapter et je pense que c'est souvent ça le grand problème avec—
c'est ça qui a été le plus difficile pour vous, cette réadaptation? Ça vous a mis combien de temps?
Je pense après 2-3 ans, je me suis habitué avec les réalités et j'ai compris directement que, tiens, nous ne sommes pas à Dallas. Quand tu vas à la banque, ça va te prendre 4 heures de temps pour faire ton dépôt, le retrait va te prendre 6 heures de temps. C'est pas la même chose, donc il faut se réadapter. Maintenant, je peux me poser la question, comment est-ce que je peux faire pour améliorer le système?
Justement, au lieu de me plaindre tout à fait, justement, Ce qui est curieux, c'est de savoir comment vous avez procédé à cette mutation, comment vous avez fait, sachant que le temps, parce que vous avez décrit le temps comme une perte à la fois de temps, une perte d'argent, une déconcentration par rapport à l'objectif qu'on se fixe. Comment vous réussissez à naviguer entre les 4 heures que vous passez à attendre quelque chose et dès que vous arrivez à Dallas, vous n'attendez pas, avant même de parler, vous êtes Comment vous faites?
Ami, je pense qu'il faut être honnête avec soi-même. Le Cameroun, c'est pas Dallas, c'est pas les États-Unis. Et puis peut-être il y a encore beaucoup plus à faire au Cameroun qu'aux États-Unis. D'ailleurs, c'est ça qui me donne la motivation, parce qu'on ne peut pas passer le temps à se plaindre. La bonne question, c'est comment est-ce qu'on peut contribuer? Comment est-ce qu'on peut améliorer? Quand vous rentrez chez vous, c'est sale partout. C'est bien facile de crier sur tout le monde, mais je pense que c'est aussi beaucoup plus facile de prendre le balai et commencer à nettoyer.
Pour nettoyer, nous allons aborder une partie que, que parce que vous êtes un globe-trotteur, il faut le dire. Quand on regarde les chiffres de ces gens-là qui partent, on, on est plus de 7 millions de personnes ne seraient pas en Afrique de l'Ouest. Si on prend le Nigeria, le Burkina, le Mali, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Niger, le Togo, le Sénégal, ça fait quand même beaucoup de personnes qui partent, pas forcément en Europe, mais en Afrique. C'est une— est-ce que c'est une perte de temps? Est-ce qu'il faut absolument partir pour réussir? Ou vous dites, si on prend votre exemple, en structurant et en faisant que des jeunes apprennent sur place Ils gagnent beaucoup plus à apprendre sur place et à gagner de l'argent qu'à partir.
Déjà, ce sera très difficile pour moi de, par exemple, de dire aux jeunes de ne pas partir parce que je suis parti aussi. Parfois, c'est beaucoup mieux de, quand vous avez un livre, de lire plusieurs chapitres. Si vous méditez sur un seul chapitre, vous pourrez avoir une compréhension partielle. Quand un jeune part du Cameroun, peut-être pour la France, les parents sont lointains, la famille est lointaine, il y a quelque chose, un génie qui sort de ce jeune. Parfois nous sommes médiocres, Parce que les parents sont là. Quand je parle des parents, nous sommes dans notre pays directement, on est très bien traité, on n'a pas de problème. On se plaint même quand ça ne va pas au chef de l'État, on se plaint. Mais à l'extérieur, vous ne pouvez pas vous plaindre, vous bossez quand vous êtes à l'extérieur, vous n'avez pas le choix, vous suppliez pour bosser. Et quand vous revenez au pays. Vous appréciez ce concept. Parfois je me dis que le génie ne sort pas parce que papa nous a gardés comme un bébé éternel et directement on n'est jamais passé de l'enfant à un homme. On est resté les éternels bébés parce qu'à tout moment papa peut intervenir, maman peut intervenir. Je me souviens quand je suis arrivé à Atlanta, j'avais peut-être, je crois que j'avais moins de 100 J'ai payé l'hôtel parce que celui qui nous avait accueillis nous avait donné 3 jours. Après les 3 jours, il fallait partir. J'ai payé l'hôtel et puis à la fin, j'avais peut-être 3 nutées. Après ça, il fallait que je je fasse quelque chose. Pendant les 3 jours, j'ai pas dormi, j'ai fouillé partout pour chercher du travail. Mais bien sûr, d'ailleurs, j'ai même pensé demander de l'argent, tu vois, directement. J'étais devenu tellement créatif, mais il fallait que je trouve l'argent pour continuer à vivre. Et mes collègues judokas aussi. Mais on n'avait pas le choix, papa n'était pas là, maman n'était pas là, il n'y avait personne pour nous aider. Donc on a développé des capacités, nous sommes entrés en état d'urgence et on a trouvé du travail. Moi, j'ai travaillé sans anglais. Mais imaginez quelqu'un qui travaille à Wendy's et qui ne sait pas parler l'anglais. Je ne sais pas comment ça s'était passé, mais si j'étais au Cameroun, je vais aller voir ma tante ou appeler maman pour qu'on m'envoie quelque chose du village, ou voir le voisin, tu vois. Donc je ne suis pas contre le fait d'expérimenter, d'aller voir. C'est la même chose aujourd'hui avec les zones rurales. À un niveau, au village, tu te dis que non, attends, Ça ne marche pas, il faut que j'aille à Oudé, il faut que j'aille à Douala pour me battre. Mais à un niveau peut-être, il faut aller expérimenter, faut aller goûter l'extérieur. Si tu es commerçant, va visiter la Chine, va en Turquie, va aux États-Unis, va regarder le marché. Je pense que ça nous donne quelque chose qu'on ne peut pas avoir sur place. Et aussi, aller à l'étranger ne veut pas dire qu'on veut fuir son pays. La preuve en est que vous êtes, vous êtes la preuve de cela. Vous avez passé assez beaucoup de temps en France, vous étiez tellement à l'aise, mais vous êtes rentré reconstruire le pays. Donc avec la mondialisation, moi j'encourage, si un jeune ambitieux, oui, va regarder Je ne pense pas que c'est quelque chose de mauvais, mais non, le mécanisme qu'on utilise, c'est ça qui peut être dangereux. Parce que tu l'as dit tout à l'heure, il y a beaucoup qui quittent le pays, mais parfois on perd 20%, on perd 20% de nos frères dans la mer, et soit par l'Amérique latine, soit font tuer, égorger dans les forêts. Maintenant, la meilleure, la bonne question sera comment est-ce qu'on peut accompagner et faciliter ce genre de mouvement. D'ailleurs, c'est pourquoi dans le groupe ALI, nous avons ce que nous appelons ALI Global Exchange, où nous travaillons avec les universités, les institutions étrangères pour signer des conventions, pour faciliter le déplacement des jeunes de l'Afrique vers certains pays étrangers pour les échanges. Parce qu'on a des groupes, après les échanges, ils veulent revenir au pays parce qu'ils ont fait face aux réalités. Ils ont fait face aux réalités. Nicolas, il y a des choses que vous ne pouvez pas expliquer aux gens. Parfois, il faut vivre la scène. Dans l'immigration, clandestine, nous pensons que ce n'est pas très très bien. Mais la bonne question, comment est-ce qu'on peut organiser cela? J'ai toujours utilisé le cas de la Chine. La Chine encourage son peuple, d'ailleurs la Chine donne 10 000 aux hommes d'affaires qui décident d'aller vers l'extérieur parce qu'ils savent que c'est comme ça qu'on peut reconstruire l'économie C'est comme ça qu'on peut réellement incuber les guerriers pour reconstruire l'économie du pays.
C'est comme ça qu'on peut reconstruire l'économie, c'est comme ça qu'on peut incuber des guerriers pour reconstruire l'économie du pays. Cette émission est faite en 2 parties et vous allez comprendre pourquoi. La première partie nous a permis de, on va dire vulgairement, de camper le décor, de connaître le de voir l'environnement dans lequel il évolue. Et la deuxième partie va être essentiellement consacrée à l'implémentation de son, de son background, c'est-à-dire comment est-ce qu'il a pu implémenter tout ce qu'il a vécu aux États-Unis, toute son expertise aux États-Unis, comment il l'a implémentée dans notre environnement. Une émission divisée en deux parties. La première partie s'est terminée Bon appétit pour vous qui êtes à table, mais surtout ne décrochez pas parce que la deuxième partie sera tout aussi intense, tout aussi riche que la première. Bon appétit et on vous dit à lundi prochain quand il sera 19h, 19h, 19h52.
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