PODCAST - LA LEVEE DE FONDS - Par Dr Jean Marie MBIADA

Dans ce podcast, l'animateur (SPEAKER A) interroge le Dr Jean‑Marie Mbiada, expert certifié en entrepreneuriat, sur les dynamiques de levée de fonds et les spécificités de l’entrepreneuriat en Afrique, notamment au Cameroun. Mbiada décrit d’abord l’évolution historique : l’État a été le premier entrepreneur après les indépendances, créant des sociétés d’État puis des sociétés d’économie mixte avant de laisser place au secteur privé. Il explique comment les politiques monétaires (ex. le comité de répartition des devises) ont favorisé la création d’une élite industrielle. Il détaille ensuite les critères d’un projet « vendable » : originalité (impossibilité de falsifier ou d’imiter), faisabilité (niveau de financement réaliste) et réponse à un besoin (physiologique, de sécurité, de reconnaissance, etc.). Il passe aux qualités du promoteur : prise de risque mesurée, capacité de planification, respect des engagements, et connaissance des différents types de risques (joueur, banquier, entrepreneur). Le Dr Mbiada insiste sur l’importance du business plan comme « boussole » du projet, incluant la description du produit, le statut juridique, la zone d’impact, les avantages pour les parties prenantes et les indicateurs financiers (pay‑back, tableau des flux, etc.). Il aborde les structures juridiques favorables à la levée de fonds (société anonyme, transparence, conformité aux exigences des bourses régionales) et les mécanismes de garantie (avalistes, hypothèques, lignes de crédit garanties, COFACE, Euler). Des conseils pratiques sont fournis aux jeunes entrepreneurs sans capitaux : se concentrer sur l’originalité (ex. transformation du cacao, valorisation du CO₂), rechercher des financements publics ou micro‑crédits, envisager des partenariats avec des spécialistes, et éviter les projets purement imitatives. Il discute également du rôle des franchises et du BPO, les présentant comme des catalyseurs pour des projets déjà solides plutôt que comme des solutions de secours. Enfin, il donne son point de vue sur l’intelligence artificielle : utile surtout dans les services à forte valeur ajoutée (ex. automatisation de rapports terrain), mais à éviter dans des contextes où la culture d’entreprise n’est pas prête. Il conclut en rappelant les critères de sélection d’un partenaire commercial et les erreurs à éviter (manque de crédibilité, non‑respect des standards).
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Matin, on a envie de bénéficier de votre expertise. On parle de, on parle de la levée de fonds en entreprise. C'est la question, c'est la question qui nous intéresse tout le long de ce mois et encore et surtout aujourd'hui. On parle de la levée de fonds en entreprise et à quel moment une entreprise devrait-elle solliciter, solliciter ou alors avoir envie de procéder à une levée de fonds pour réellement se positionner, pour réellement lancer ses affaires? Ça, c'est la question qu'on se pose ce matin. Mais avant de se poser cette question, je voudrais, Docteur Jean-Marie Mbiada, qu'on analyse l'environnement entrepreneurial en Afrique aujourd'hui, 60 ans après les indépendances. Quel est votre état? Quelle est votre observation sur ce qui se fait aujourd'hui?
Alors, très bonne question et Vous posez la question à la personne assez indiquée parce que je suis expert formateur triplement certifié en entrepreneuriat. Un selon le modèle américain asiatique techno net new et trois selon le modèle business banque mondiale business age. Alors parler de l'entrepreneuriat en Afrique, je vais de temps en temps puiser dans l'expérience parce qu'en fait ici au niveau du Cameroun, le patronat a été secoué par quelques turbulences et ils ont fait recours à un expert très qualifié avec beaucoup d'expérience, au moins 22 ans d'expérience au compteur, pour pouvoir essayer un peu d'éclairer leur prise de position. Et lors de mes tournées maintenant, j'ai fait une tournée dans le centre, ensuite à l'ouest, ensuite dans le Grand Nord. J'ai commencé par leur dire qu'il y a souvent une erreur qu'on fait souvent lorsqu'on parle de patronat. Donc nous sommes là dans l'entrepreneuriat Le premier entrepreneur dans nos pauvres pays africains, dans nos États africains, puisque nous sommes en train de parler des années 60 jusqu'à date, le premier entrepreneur c'était d'abord l'État. Donc on ne peut pas parler de l'entrepreneuriat sans omettre de parler de l'État. La preuve, l'État lui-même a ses entreprises qu'on appelle sociétés d'État. L'État à un moment se rend compte qu'il ne peut pas entreprendre tout seul. Il fait donc appel à un secteur privé, donc un peu de mélange d'État et un peu de mélange du secteur privé. Ça s'appelle des sociétés d'économie mixte, qu'on appelle aussi parfois sociétés parapubliques. Il arrive aussi que l'État lui-même estime que à lui tout seul il ne peut par exemple pas faire le contrôle de la régulation dans le secteur des communications électroniques. Or c'est le travail qu'il faisait avant. L'État met donc à côté ce qu'on a un établissement public qui remplit pratiquement des missions comme une entreprise. D'ailleurs, l'écosystème des normes juridiques a dû évoluer pour faire en sorte que même les établissements publics administratifs soient, surtout lorsqu'on leur donne l'occasion de mener des activités à caractère industriel et commercial, l'État a fait évoluer ses textes et lui permet aujourd'hui d'être régi par le texte OADA. C'est-à-dire quoi? Vous menez en interne un système de comptabilité privé. Avec bien entendu, vous faites appel à la comptabilité au radar, les comptes de la classe 1 jusqu'à la classe 8 pour la comptabilité générale, les comptes 90 Alors, docteur, la qualité des coûts n'est pas partie des engagements accordés reçus pour la comptabilité des engagements et ici comptabilité analytique d'exploitation pour certaines entreprises publiques qui mènent des activités à caractère industriel et commercial. Donc partie, qu'est-ce que Là, c'est bon.
Allons-y, allons-y, docteur, c'est bon.
OK, alors j'ai commencé d'abord par parler donc de l'État patron, c'est-à-dire l'entrepreneuriat a d'abord été l'œuvre, a été d'abord publique, c'est-à-dire l'œuvre de l'État, ou alors certains démembrements de l'État. Et l'État, à un moment, s'est senti essoufflé comme il ne pouvait pas tout faire. Qui trop embrasse mal étreint. On a vu des cas par exemple où l'État mettait son entreprise en place pour développer le secteur de la riziculture, et au lieu de développer donc la culture du riz, la transformation aussi de ce même riz, on a retrouvé ces entreprises parfois se livrer à ce qu'on appelle l'égarement par rapport à l'objet social. C'est-à-dire quoi? C'est l'entreprise chargée de développer le secteur de la riziculture qui court pour aller faire des ponts Ensuite pour aller faire les salles de classe, ensuite pour équiper ces salles de classe, ensuite pour faire les blocs pédagogiques. Donc on est passé du secteur primaire, c'est-à-dire le secteur de l'agriculture, pour se retrouver totalement dans le secteur de l'éducation, qui nous amène au secteur tertiaire. Face à cela, l'État a donc dû commencer à encourager le secteur privé, c'est-à-dire c'est là donc la naissance de l'entrepreneuriat privé. Et dans un pays comme le Cameroun, L'État a eu à mettre sur pied en 1964 ce qu'on appelle, on l'appelait le CTRI, Comité technique de répartition des devises aux importations, parce que la monnaie qui a cours légal au Cameroun, au Tchad, en Guinée-Équatoriale, en République centrafricaine, à l'époque même il y avait la possibilité d'utiliser la même monnaie hors zone d'émission, c'est-à-dire en Afrique de l'Ouest. Donc cette monnaie malheureusement est fabriquée à Chamalières, ça s'appelle le franc CFA, mais elle n'est utilisée ni en France ni hors zone d'émission. Ça veut dire quoi? Le franc CFA des Comores n'est pas utilisé au Cameroun, le franc CFA du Cameroun n'est pas utilisé en Côte d'Ivoire, le franc CFA de la Côte d'Ivoire n'est pas utilisé en France où ça a été fabriqué, ou au Cameroun qui est également une zone franc. Qu'est-ce qui s'est donc passé? Le Cameroun a été obligé, après la mise en place de ce comité technique de répartition des devises aux importations, de partager les devises. C'est-à-dire quoi? Le franc français à l'époque, le yen japonais, le mark allemand, ou le dollar américain. Le Cameroun a distribué ça à un certain nombre d'élites qui avaient été choisies, élites commerçantes, élites du secteur de l'agro-industrie, du secteur de la commercialisation. Le Cameroun leur a partagé ces devises et ils se sont donc retrouvés du jour au lendemain comme l'élite chargée de développer l'entrepreneuriat privé. C'est grâce à ça que le Cameroun, par exemple, est en Afrique centrale l'un des pays du point de vue industriel les plus développés, le pays bien industrielle de la CEMAC, pour 60%, ça vient du Cameroun. La production, que ce soit de la bière, que ce soit du sucre, que ce soit de l'huile de palme brute, jusqu'à ce que le Singapourien Olam ne vienne développer 50 000 hectares d'huile de palme, enfin de palmeraies au Gabon, ce qui lui permet d'exporter une partie de l'huile de palme brute ici au Cameroun. Mais avant cette opération qui a eu lieu au Gabon, le Cameroun, c'était au moins 60 à 70% de la production industrielle de toute la CEMAC, la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale. Donc voilà la démarche que le Cameroun a choisie pour créer ses capitaines d'industrie. Le Nigeria voisin n'a pas fait autrement avec le président Obasanjo qui est arrivé au pouvoir en disant, en 1976 ou 77, j'étais déjà au pouvoir, j'ai fait 3 ans, je suis parti, j'ai laissé aux civils. Quand je reviens presque 30 ans après, qu'est-ce que le monde entier devrait retenir de mon nouveau passage à la tête de l'État? Le Nigérian, le président Obasanjo, a décidé de créer des capitaines d'industrie au Nigeria et il en avait décidé a mis son curseur sur 10. Anthony Olomolou dans le domaine de la banque, Dangote dans le domaine de l'industrie générale, hein, ça, ça va être dans le sucre, ça fait dans le ciment, ça fait dans le pétrole avec sa dernière raffinerie qui vient d'être créée, et dans le domaine par exemple du transport maritime, il a, il en a créé aussi. Dans le domaine des assurances, il a encore créé. Donc de nos, de mon point de vue, Un entrepreneur peut facilement se battre à l'état lorsqu'il est encore à l'état artisanal de lui-même, mais s'il doit pouvoir s'élever et attaquer des marchés hors de ses frontières, il faut forcément et absolument l'intervention de l'État. Parce que si l'État n'est pas là, comment est-ce qu'un Sénégalais peut avoir l'agrément d'importateur de poisson au Cameroun si l'État sénégalais ne sait même pas que cet importateur est ici au Cameroun?
Justement, justement, docteur, Docteur, justement, parlons, parlons de cet entrepreneuriat embryonnaire, parce que généralement nous sommes dans une configuration où l'entrepreneuriat, on a à l'aube des années 2000, dans plusieurs pays africains, on a prêché carrément, je vais utiliser l'expression, on a prêché l'auto-emploi et l'entrepreneuriat comme la porte de sortie, de la porte de sortie face au chômage ambiant, face au manque d'emploi. On avait dit il faut encourager l'auto-emploi, et les Africains à cœur joie, à bras-le-corps, ils ont embrassé, ils se sont lancés dans l'entrepreneuriat. Maintenant, aujourd'hui, on parle justement de la question de comment on relance, comment on lance son entreprise quand on n'a pas d'argent. Les entrepreneurs qui sont connectés sur cette plateforme aujourd'hui veulent savoir, par exemple, comment on peut réussir une levée de fonds. Est-ce que la levée de fonds est l'idéal pour lancer une entreprise, ou il faut actionner sur un levier tout autre? Pour lancer son affaire, docteur?
Alors, très bonne question. Pour lancer son affaire, je suis un peu paresseux, mais peut-être que sur la plateforme il y a quelqu'un qui serait disposé à financer la production de mon livre. Je me suis rapproché d'une maison d'édition, on m'a proposé une production à compte d'auteur. J'ai estimé que c'était un peu de l'insulte. C'est-à-dire quoi? Intellectuellement, je me farcis le myocarde, l'esprit, la tête pour pouvoir concevoir. J'écris, la production à compte d'auteur veut dire que je vais donc produire parce qu'en fait la maison s'appelle Achète ou je ne sais qui. Et après, maintenant, lorsqu'on a fini d'imprimer, j'achète 200 premiers exemplaires. Je dis mais pour faire quoi? J'ai déjà un petit nom. Donc si je trouve quelqu'un qui est disposé, une maison d'édition qui est disposée à financer, j'ai au moins une vingtaine de livres déjà sur l'entrepreneuriat, sur le management, sur la gestion, sur la mise à niveau des entreprises. Sur la levée de fonds, sur le financement syndiqué, sur le crowdfunding. Donc j'ai ces éléments-là. Et votre question me permet donc de répondre, de dire ceci en puisant donc dans un séminaire que j'anime depuis seulement 2004. Donc ça ne rajeunit pas, on est presque à 20 ans. C'est sur l'entrepreneuriat durable et quelles sont les caractéristiques d'une idée de projet vendable. Parce qu'en fait, la levée de fonds est postérieure, l'entreprise doit d'abord être conçu, c'est une affaire conceptuelle, comme un bébé. Le bébé est conçu, l'homme donne le gamète mâle, la femme donne le gamète femelle, et puis les deux, le jour où ils se fusionnent, on appelle ça le zygote. Et après le zygote, maintenant, sur les 3 premiers mois, on va parler d'embryon. Après l'embryon, maintenant le fœtus. Après, le bébé va naître. Ensuite, il va grandir, il va être adolescent, il va être adulte, il va passer la personne de troisième âge. Donc même dans le domaine de l'entrepreneuriat, c'est comme ça que les choses doivent être envisagées. Et en l'espèce, donc je dis, tout commence d'abord par l'idée. L'entreprise que nous voyons aujourd'hui, que ce soit Conforama, que ce soit Microsoft, que ce soit tout ce que vous pouvez citer, c'est d'abord une idée à la base. Et dans mon séminaire, donc je commence d'abord par indiquer les 3 caractéristiques d'une idée de projet vendable. Une idée de projet vendable doit être premièrement original. Original, ça veut dire quoi? Tu te poses ces questions-ci: est-ce que je peux falsifier l'idée? Non. Est-ce que je peux contrefaire l'idée? Non. Est-ce que je peux imiter cette idée de projet? Non. Alors l'idée est originale. Si à chaque fois vous dites oui, ça veut dire que l'idée n'est pas originale. Si vous produisez, vous sortez votre projet, en fait vous aurez travaillé gratuitement pour les autres. Je prends un exemple: quand la téléphonie est arrivée, la téléphonie mobile est arrivée, si les gens faisaient ce qu'on appelait le call box et ils se battaient pour aller confectionner de grands kiosques qui leur coûtaient à peu près 850 50 000. Une fois que les gens ont vu le principe, là, le process de déploiement, on appelle ça le modèle d'activité dans un call box. Qu'est-ce qu'ils ont fait? Un petit tabouret, un gros téléphone qui est moche à tenir en main pour marcher avec, mais qui passe l'information. Et il s'asseyait là à côté. Vous venez, vous payez 100 francs, allez, vous parliez et vous déposez le truc. L'appareil au sol. Résultat de course, le Cold Box ont pratiquement perdu parce que c'est que cela leur fait de confection de ces kiosques-là. Donc à la base, commencez d'abord par demander est-ce que mon idée de projet est originale? Ici original, je passe à la deuxième étape. La deuxième étape, est-ce que mon idée de projet est faisable? Je vais très rapidement. La faisabilité renvoie généralement au niveau des financements à mobiliser pour mettre en œuvre cette idée, le projet faisable. Si je lance un projet, pour le cas d'Abidjan, il y a rien en plongée maritime. Et on se rend compte que les marchés de plongée maritime interviennent une fois tous les 15 ans. Mais quel est le banquier qui va vous suivre là-dedans? Donc ce n'est pas fait. Et il faut 1000 milliards pour cela, ça sert à rien. Vous mobilisez beaucoup d'argent pour un marché qui n'est pas captif, donc vous allez perdre de l'argent dans ce cas de figure. Donc quand le projet est faisable, Cela indique simplement que le niveau de financement à mobiliser pour sa mise en œuvre n'est pas très élevé, il est moyen, inaccessible. Et enfin, la troisième caractéristique d'une idée de projet vendable est la suivante une idée de projet doit être la solution à un besoin. La mise en œuvre de mon projet permet de satisfaire quel besoin Si je ne peux pas répondre à cela, c'est que je suis en train de perdre le temps. Même le financier qui accepterait de me suivre dans cette histoire vont perdre leur temps et nous allons finir au tribunal. Si je me résume en disant, je commence d'abord pas par la recherche de fonds, mais plutôt par mon idée. Est-ce que mon idée de projet est vendable?
Oui.
Et originée? Faisable? Je coche. Deuxième point. Et enfin, est-ce que la mise en œuvre de mon projet, mon idée de projet, est la solution à un besoin? Je spécifie très bien le besoin. Est-ce que c'est un besoin physiologique? Est-ce que c'est un besoin de sécurité? Est-ce que c'est un besoin de reconnaissance? Est-ce que c'est un besoin d'appartenance? Ou alors c'est un besoin de réalisation de soit. J'ai cité très rapidement là quelques 5 niveaux de besoins de la pyramide de Maslow. Alors quand j'ai répondu à cela, c'est fini. Il est original, faisable, solution à un besoin. La deuxième étape maintenant, c'est moi-même. Là j'étais dans ma tête, je reviens maintenant à moi-même. Quelles sont les caractéristiques d'un bon promoteur de projet? Le promoteur de projet doit savoir prendre le risque, et il existe en la matière 3 types de risques. Le risque du joueur qui est très élevé, il ne doit pas le prendre. Et le risque du banquier qui lui est très bas, le banquier ne prend aucun risque. Le banquier va vous demander un instrument qui lui permet de, son argent qu'il met, ça fait déjà, il réduit le risque. Ensuite il demande une sûreté personnelle dont un avaliste, et ça fait un deuxième instrument pour couvrir le risque. Ensuite il demande une hypothèque, un troisième instrument pour couvrir le risque. Ensuite, il demande une, on appelle ça des lignes de compte garanties, c'est-à-dire vous allez chercher par exemple une compagnie d'assurance qui va vous délivrer la ligne de compte garantie. C'est le cas de la COFACE, Compagnie Française d'Assurance du Crédit à l'Exportation. On peut dire pareil pour Euler, qui est allemand, ou l'autre également qui est italien. Donc les compagnies d'assurance de crédit à l'exportation, c'est, c'est une pratique courante dans les pays industriels, dans les pays développés, qui aident donc leurs industries locales à vendre sur le marché international. Alors le banquier, je prenais ce cas pour dire que le banquier ne prend aucun risque. Donc vous, en tant qu'entrepreneur, vous devez éviter de prendre le risque du banquier parce que c'est presque le risque zéro, ou alors le risque du joueur parce que c'est un risque extrêmement élevé. Quel est le type de risque que vous devez donc prendre? C'est ce que nous appelons le risque de l'entrepreneur, qui est donc comment? Un risque modéré un risque mesuré, un risque calculé, un risque dont la survenance lui permettra toujours d'avoir des mesures de restauration, des mesures de mitigation telles qu'il ne va pas disparaître entièrement. Prenez le cas de quelqu'un qui a par exemple 20 camions, les Nations Unies le sollicitent pour envoyer, je prends un exemple très simple, 4000 tonnes de produits sur la République centrafricaine. 4000 tonnes de produits à raison de 30 tonnes par camion, ça fait 14 camions. Il prend tous les 14 camions, il met en route pour aller en ce moment. Il peut accepter en disant aux Nations Unies, je le fais, mais ça va se passer pratiquement en 4 voyages. Premier voyage, je mets 3 camions. Deuxième voyage, je mets 4 camions. Troisième voyage, donc je vais progressivement tel que même si je perds 3 camions, il m'en reste encore 14. Même si je perds la deuxième vague de 5 camions, il m'en reste encore une bonne douzaine. Donc voilà comment l'entrepreneur doit faire. Lorsque vous avez traversé cette étape-là, maintenant vous réalisez ce qu'on appelle votre business plan. Le business plan, c'est la boussole de votre activité. Le business plan, c'est cet élément qui va vous permettre d'orienter votre activité, de mieux le comprendre. Et enfin, j'aime bien définir dans le cadre de mes formations le business plan comme votre projet hors de votre tête, parce que le business plan, c'est les idées, certes, C'est votre projet hors de vos têtes et très loin de vous. Voilà la définition que je souhaite que vous reteniez de business plan. Lorsque j'ai rédigé mon business plan de production des bières et des boissons rafraîchissantes sans alcool, à partir des produits qui sont disparus, d'abord je voulais parler maintenant le cas de il y en a en grande quantité, mais les gens ne pensent pas souvent à utiliser ça. Pense à un projet comme ça, je le redis ça, je dépose une plateforme, quelqu'un lit mon business plan aux États-Unis et est intéressé à rentrer dans l'action derrière, ça veut très bien dire qu'il a compris. Donc votre business plan est tel que celui qui le lit doit pouvoir comprendre votre projet, comprendre la structuration du projet, comprendre le statut juridique, comprendre également son emplacement, ou alors sa zone d'impact, sa zone d'intervention, les avantages, ou à tout le moins les avantages que les bénéficiaires du projet vont tirer. Et enfin, on appelle ça les conditions financières du projet, c'est-à-dire pour sa mise en œuvre Et quand même, on a mobilisé cet argent maintenant et on pense immédiatement à la rentabilité. Donc on a 3 ou 4 grands critères qui sont connus dans le monde entier. Ensuite, je vais ajouter quoi? J'ajoute le payback, délai de récupération. Et sont ces unités industrielles de fabrication de BLS à partir de du bas au bas, pourquoi aller le faire plutôt que d'aller acheter par exemple les actions que la Socapalm par exemple a eu à émettre sur le compartiment actions de la Bourse des Valeurs Mobilières du Cameroun, ou alors les actions que la CIE, Compagnie Ivoirienne d'Électricité, a eu à émettre dans le compartiment actions de la BRFVM, Bourse Régionale des Valeurs Mobilières d'Abidjan, ou alors au Nigeria, ou alors au Ghana. Donc ces indicateurs, quand celui qui est au loin, très loin de moi, à 12 000 km ou bien 18 000 comme à Dallas actuellement, quand il a bien lu mon business plan, il devait pouvoir comprendre le projet. Et quand il a donc compris, on va donc résumer les choses. J'ai commencé d'abord par mon idée de projet vendable. Est-ce qu'il est vendable? Les 3 critères, j'ai déjà résumé: originalité, faisabilité, solution à un besoin. J'enchaîne maintenant avec le comportement. Clés du chef d'entreprise. C'est quelqu'un qui prend des risques, c'est quelqu'un qui fait de la prévision, c'est quelqu'un qui planifie, c'est quelqu'un qui est organisé. Quand j'ai fini maintenant avec le comportement du chef d'entreprise en lui-même, je lance maintenant mon business plan. Mon business plan, une fois moins de moi, celui qui a lu et qui est intéressé par ça, maintenant vous comprenez ça à cet instant-là. Vous parlez donc de la mobilisation des fonds, parce que si lui vient dans mon projet alors que le statut juridique de mon entreprise, c'est par exemple une société à responsabilité limitée, quelqu'un qui est loin ne peut pas avoir plus d'actions là-dedans que moi. Si je suis une société anonyme à administrateur général, l'ORADA dit que c'est tout au plus 3 actionnaires, moi, ma femme et mon premier fils. Donc un étranger qui est à Dallas, qui est à Miami, ou bien à UCLA, University of California Los Angeles, qui serait intéressé par mon projet ne peut pas rentrer là-dedans. Donc parfois quand je pense à chercher des financements loin, je dois jouer sur le statut de mon projet. Généralement, on souhaite que mon projet ait un statut de société anonyme, c'est-à-dire une société par action. Donc celui qui veut rentrer là-dedans n'est pas encombré par quelques obstacles juridiques que ce soit. Et quand c'est le cas, maintenant, si vous n'avez donc rien aussi à cacher à celui-là, retenez que c'est la transparence qui va être de mise maintenant. Troisièmement, vous pouvez, une fois que vous avez lancé votre projet, vous rendre compte du montant des financements à mobiliser à l'international, ou alors dans une bourse. Si c'est sur une bourse, par exemple, dites-vous bien que dans toutes nos bourses ici, que ce soit la Bourse des valeurs régionales immobilières, la Bourse régionale des valeurs mobilières d'Abidjan, ou bien la Ghana Stock Exchange au Nigeria, ou bien Abuja Stock Exchange au Nigeria. J'ai parlé du Ghana, j'ai parlé du Nigeria ou au Cameroun. Retenez très bien qu'on n'accepte pas dans ces marchés financiers ce qu'on appelle des startups, c'est-à-dire vous lancez une entreprise, elle n'a pas encore fonctionné un an, vous voulez aller à la bourse. Généralement, on vous demande de fonctionner au moins pendant 2 ans. Avant, c'était 3 ans. La loi Stocks Exchange. Mais maintenant on a ramené ça à 2 exercices en termes de TAFI, tableau financier de ressources emploi, qui a été remplacé depuis la réforme de 2017 par ce qu'on appelle la TFF, c'est-à-dire tableau des finances. Le fond reste le même, vous irez là-bas et qui vont permettre aux décideurs de, pour ou non. Donc quand on vous demande donc Si vous ne pouvez pas aller produire ces états financiers, états de synthèse, est-ce que le marché financier qui accepterait de vous recevoir sera à la disposition de tous les actionnaires qui malheureusement ne sont pas forcément au siège de ton entreprise? Je suis pas allé au Ghana, mais quand je demande aux actionnaires, c'est pour ça qu'on parle de société anonyme, quand je mets donc des actions, quelqu'un peut être en Amérique latine, au Guatemala, et acheter ses actions. Quelqu'un peut être au Nigeria acheter ses actions. Un autre peut être dans l'océan Indien, à l'île Maurice par exemple, acheter ses actions. Ou le dernier peut être même aux îles Samoa ou bien en Océanie et acheter ses actions. Et qu'est-ce qui l'oriente donc à acheter ses actions? C'est uniquement vos états financiers, c'est uniquement les informations financières que vous voulez bien leur partager sur ce qu'on va appeler les normes prudentielles de de votre activité en termes de solvabilité et de rentabilité. Sur cette base-là, il peut donc rentrer avec vous et vous aider bien entendu à conduire votre aventure un peu plus loin. Donc si j'ai à me résumer, la levée de fonds, ce n'est pas le début, ça ne commence pas par là. Ça commence d'abord par l'idée. Et quand j'ai l'idée, maintenant je vérifie est-ce que mon idée de projet est vendable Si c'est oui, alors je vais vérifier dans la trilogie. Il y en a trois. Est-ce que mon faisable, est-ce que mon projet est faisable? Est-ce que mon idée de projet est la solution? Oui. Alors je passe à la deuxième étape, c'est-à-dire analyser les caractéristiques d'un bon promoteur d'affaires, d'un bon promoteur d'entreprise que je suis. Je regarde donc Est-ce que je sais planifier? Oui. Est-ce que je sais prendre des risques, c'est-à-dire le risque de l'entrepreneur? Oui. Est-ce que je sais respecter les engagements accordés? Oui. Parce que c'est ça le gros souci. Je vous ai dit tout à l'heure que j'étais expert certifié en entrepreneuriat selon le modèle américain Management System International. Ça sort des États-Unis d'Amérique. Ils nous avaient amené à cette— ils nous ont accrédité à cette formation. Il y avait que 9 comportements clés de ces entreprises qui doivent pouvoir les rendre performants. Mais au niveau de l'Afrique, nous avons été obligés d'ajouter un quatrième, un dixième comportement que nous appelons le respect des engagements souscrits. Chez nous ici, ailleurs, quand quelqu'un te dit qu'il va te payer de l'argent, il n'est pas en train de blaguer, il te paiera. Quand quelqu'un te dit viens lui vendre une marchandise à crédit, il te paiera au bout de 2 mois ou 3 mois ou 10 jours ou 20 jours, il va le faire. Alors que dans beaucoup de nos pays africains, la parole des chefs d'entreprise ne compte pas. L'intention des chefs d'entreprise est toujours malfaisante. Quelqu'un va dire, va vous recruter, vous travaillez. Si vous êtes un cadre, vous êtes censé travailler pendant 3 ans renouvelables une seule fois, et puis votre contrat est mué en contrat à durée indéterminée. Or, chez nous, ce n'est pas ça. Quelqu'un peut travailler pendant 2 ans, on dit bon, on va encore recruter d'autres personnes pour travailler comme toi. Si tu veux, on remet ton compteur à zéro et tu reprends. Nous sommes souvent, en tant qu'auditeurs, allés dans beaucoup d'entreprises où on a vu des gens qui étaient là depuis 10 ans et qui n'avaient jamais été considérés comme travaillaient dans la maison. Et ces gens travaillaient au niveau de la comptabilité, malheureusement, qui avait une— je dis malheureusement parce qu'en fait ils faisaient du bon travail, un excellent travail. Nous auditeurs avions de la peine à déceler une quelconque faute de travail dans ce qu'il avait fait lorsqu'il avait établi les états de synthèse de l'entreprise, le bilan, le tableau des flux financiers, le compte d'exploitation ou les états annexés. Donc c'est des gens qui étaient très compétents, mais malheureusement nos chefs d'entreprise, véreux parfois par leur comportement, qui ne respectent pas ce qu'ils disent, étaient obligés de faire en sorte que les gens travaillent un peu au noir. Donc nous personnellement, pour ce qui est de l'entrepreneuriat moderne, on conseille à ces chefs d'entreprise-là d'être des gens qui honorent, qui respectent des engagements qu'ils ont souscrits. C'est-à-dire quelqu'un rentre chez moi, s'il est un cadre, la période d'essai c'est 3 mois renouvelables une seule fois. Si je ne le veux pas, je le mets à la porte, mais si je le maintiens, son contrat se met en contrat à durée indéterminée et désormais il fait partie de mes effectifs. Et bien plus On attire l'attention des chefs d'entreprise que la période d'essai n'est pas la période pendant laquelle on utilise un salarié sans le payer. Le Code du travail, pour ne prendre que le cas du Cameroun, 1900, nous sommes là en 1952, c'est le premier Code du travail qui n'avait pas seulement cours au Cameroun, ça s'appelait le CTOM, Code de travail d'outre-mer. Donc dans tous les territoires d'outre-mer, pour ce qui était de la France, c'est ce code-là qui avait cours là-bas. Et le Cameroun a voté son premier Code du travail en 1967, le deuxième en 1974. Et depuis 1974, un troisième collègue est arrivé. Malheureusement, c'est le seul qui date du 14 août. Mais si je suis un 3 mois renouvelable une seule fois, et pendant la période d'essai, si au 7e mois par exemple j'étais confirmé, au 6e mois et au 7e mois on me donne par exemple 500 000, mais pendant la période d'essai j'ai toujours les mêmes 500 000. Nos chefs d'entreprise ne le comprennent pas de cette oreille. Ils ont comme l'impression que pendant la période d'essai, c'est un peu du gratuit entre guillemets. Ça s'appelle du sasailler ici. Les gens peuvent comprendre ça, c'est-à-dire monsieur tout le monde peut manger sans demander combien ça coûte parce qu'en fait c'est la période d'essai. Non, la période d'essai n'est pas une période pendant laquelle le salarié travaille sans être payé. Non, c'est une période pendant laquelle on assiste à deux événements. Premièrement, le salarié vérifie si les conditions d'hygiène et de salubrité dans cette entreprise peuvent lui permettre d'être performant et à la hauteur des attentes que le chef d'entreprise passe en lui. Et deuxièmement, le chef d'entreprise, pendant la période d'essai, vérifie aussi si— parce que le diplôme généralement ce n'est qu'une présomption de compétences— donc si l'ingénieur qu'il vient de recruter, l'ingénieur des travaux, l'ingénieur de conception, l'ingénieur général qu'il vient de recruter, est à la hauteur de ses attentes, lui chef d'entreprise. S'il veut par exemple faire de la manganimétrie en interne, est-ce que c'est normal qu'il ailleurs alors qu'il y a un grand laborantin chimiste diplômé de l'École de génie chimique et des industries minérales de l'Université de Ganderé. Il va dire non. Si moi j'ai, par exemple, je suis dans le domaine de la foresterie mais je veux virer dans le domaine de la mine, je viens de recruter un jeune diplômé de l'École de géologie et d'exploitation minière et sur le terrain le monsieur ne reconnaît rien, il ne connaît pas les, ça s'appelle les indices, les indices minéraliers, que ce soit en termes de gypse que ce soit en termes de cobalt, que ce soit en termes d'or, que ce soit en termes de diamants. Le monsieur ne reconnaît rien de tout cela. On n'a pas besoin de l'eau conservée pendant 8 ou 10 mois. Pendant le, au terme du 3e mois, on peut facilement le mettre de côté. Donc je fais un focus sur le, on appelle ça le stage en entreprise, la période d'essai, pour que les chefs d'entreprise comprennent très ce n'est pas pendant la période d'emploi, le salarié n'a pas droit au salaire. Non, non, il doit être payé le plus naturellement du monde. Et si au 3e mois, dès le renouvellement, ça ne tient pas, vous le mettez à la porte. Mais si vous le maintenez, sachez que son contrat s'est mué en contrat d'essai, en contrat à durée indéterminée. Donc je conclus là-dessus pour dire que la recherche des financements vient, c'est c'est un processus qui intervient en bout de piste après un processus qui a commencé très haut, c'est-à-dire quoi? L'idée du projet, ensuite l'entrepreneur lui-même, ensuite maintenant on a son business plan qui peut quantifier le volume de financement dont j'ai besoin pour la mise en œuvre de mon projet. Et une fois que cela est fait, je peux donc savoir quel est le nombre d'actions que je vais aller mettre sur le compartiment des obligations, le compartiment des actions, soit dans le marché financier. Et les gens qui ont donc acheté acheté ces actions deviennent donc copropriétaires de mon entreprise et je dois avoir donc de bons comportements vis-à-vis d'eux. Je ne suis plus une entreprise, une société de personnes, mais plutôt une société de capitaux. Et il y a un comportement que je dois afficher vis-à-vis de mon avant en achetant des actions pour entrer dans le rôle du bilan de mon entreprise.
Merci, merci beaucoup, docteur Jean-Marie Bédaye. Il nous reste une dizaine de minutes à passer ensemble. Quelques questions, docteur. Quelles sont les bonnes orientations pour un jeune entrepreneur qui a de belles idées, qui manque de moyens pour les matérialiser, tout en ayant en tête la notion de planification, prévoir l'organisation du contrôle, de gestion de risque? Comment arriver à immortaliser son idée quand on n'a forcément pas de l'argent?
Comme je l'ai dit tout à l'heure, regardez d'abord l'idée, parce que je vous ai dit toutes les idées de projets ne sont pas vendables. Une idée de projet qui n'est pas originale, elle sera pas vendable. Une idée de projet, je vous prends un exemple. Actuellement, dans le monde entier, le gaz carbonique est en train de poser de graves soucis à tous les donateurs. Imaginez-vous que vous lancez votre projet maintenant, le gaz carbonique cessez. O2, et vous trouvez donc une méthode qui vous permet d'enlever le O2 pour mettre le H2. Donc vous êtes en train de transformer le gaz carbonique, qui est une solution, à un combustible. Donc à partir de votre gaz carbonique, vous fabriquez non seulement l'oxygène à part, mais vous fabriquez également, vous parvenez par exemple à connecter le H2. C'est-à-dire quoi? Le gaz carbonique est un problème pour les uns et pour les autres, mais pour moi c'est une source d'énergie. Mais le premier, toutes les banques sont disposées à vous financer. Je vous prends un autre exemple un pays comme le Kenya, pour ce qui est de sa capitale Nairobi, 30% de son énergie consommée là-bas, c'est de l'énergie à partir de la biomasse. C'est-à-dire quoi On prend les ordures ménagères, on les incinère, et puis on sort de l'énergie par là pour alimenter les maisons, pour alimenter même une partie des industries, sans oublier maintenant l'éclairage public. Or, regardez dans des pays qui n'ont pas conçu cette démarche-là, les déchets, les ordures ménagères restent encore un boulet pour eux. C'est-à-dire, il faut payer quelqu'un pour venir ramasser et aller jeter tout simplement. Or, quand celui-là jette, ça dégage des bulles de soufre. Qui fait ça? Qui capte donc cette bulle à travers ton chien? Quand on a jeté ses ordures, liquide qui coule qu'on appelle le jus de la décharge, ça s'appelle techniquement le liquide. Et enfin, je vous prends un autre exemple pour demander aux jeunes de mettre l'accent sur l'originalité. J'encadre à peu près 400 PME que je forme depuis ces 20 dernières années. Et parmi ces PME, une petite étude qui a consisté à leur dire, à les séparer en 2 groupes. Premier groupe, 5 PME, on leur a dit une fois que vous récoltez votre cacao, vendez ça hors champ. Le kilogramme était vendu à 1000 francs. Deuxième groupe, on leur a dit on va faire une transformation. Premièrement, nous avons fermenté le cacao et comme nous avons un niveau de technologie sommaire, le jus qui sortait de là s'est déversé dans la nature. Si nous avions une technologie plus évoluée, nous aurons pu capter également ce jus-là pour fabriquer le jus de cacao, pour fabriquer le whisky de cacao. Ça, voilà une ressource qui a été perdue parce que notre niveau technologique est sommaire. Mais la deuxième étape maintenant, ça a consisté à sécher le cacao comme tout le monde. Au lieu de le vendre, nous avons broyé, nous avons obtenu la poudre de cacao. Deuxième étape, nous avons obtenu le beurre de cacao. Avec 5 kg de beurre de cacao, nous vendons, à l'époque nous soldions avant que beaucoup de gens ne rentrent là-dedans pour produire, on était à 15 000 francs quand nous soldions. Avec 5 kg, on obtenait 3 kg de beurre de cacao et 3 kg de poudre de cacao. La poudre de cacao, quand nous la soldions, c'était à 2 000 francs, fois 3, ça fait 6 000. Le beurre de cacao, le kilogramme soldé, 1 kg à 15 000, fois 3 kg, ça faisait 45 000, plus 6 000, ça faisait 51 000. Regardez, dans le premier cas de figure où il y a pas eu de originalité. On a récolté, on a séché, on a vendu, on a obtenu 5000 francs. Dans le deuxième cas où il y a eu un peu d'originalité et on a pensé à la transformation, on est passé à 51000. Donc à un jeune, je lui conseillerais davantage de mettre le curseur sur l'originalité de son projet. Si son projet n'est pas original, son projet n'est pas faisable, son projet ne répond pas à un besoin, pour moi il est en train de perdre du temps. Il va rarement trouver un financier, que ce soit financier classique classiques, que ce soit une tontine, que ce soit les institutions financières non bancaires, que ce soit certains projets étatiques. Je vous prends le cas dans un pays comme le Bénin, le Togo, ou bien au Cameroun, il y a un guichet au niveau de la Lomonde qui apporte à l'échelle micro, c'est-à-dire quoi, quelqu'un qui veut développer une petite porcherie derrière la maison, on peut lui apporter un appui jusqu'à hauteur de 500 000 ou 650 000 euros. Merci. Même ces gens qui ne font pas des financements, qui font ce qu'on appelle techniquement des financements à fonds perdus, ne seront pas intéressés à vous suivre dans votre projet une fois qu'il est établi, que ce n'est pas original. Parce qu'un projet original dure, un projet original met beaucoup de temps sur la durée. Regardez que tous les projets qui étaient nés sur la base de l'imitation ont eu à disparaître. Je vous ai pris l'exemple de quelqu'un qui veut par exemple faire le call box et constitue tout un kiosque qui lui coûte beaucoup d'argent, il s'enferme là-dedans et il essaye un peu de vendre je ne sais quoi. Des gens peuvent facilement imiter son projet et le marché captif qui lui était réservé sera désormais partagé entre lui et tous ceux qui ont imité son projet. Or, quand ils ont imité, ils lui ont pas versé les droits d'auteur, ils lui ont versé aucun, aucun frais, aucune prime, ce qui fait qu'il aura donc travaillé pour ces gens-là. Donc un jeune qui se lève, pour moi, Chaque fois qu'il y aura une idée de projet original, il y aura toujours un financement pour vous suivre. Il y a pas de débat. Par contre, si vous faites ce qu'on appelle— j'ai été à la fonction publique avec un frère, nous avons été appelés à faire valoir nos droits à la retraite, on nous a payé nos primes, 3 millions. Nous sommes allés au quartier, nous avons vu une femme qui avait une petite machine à pop-corn, qui avait un modèle d'activité extrêmement sommaire. On branche au mur, on met les pop-corn, les Le maïs à l'intérieur, ça éclate, ça éclate. On appuie un petit bouton en bas, ça sonne en dessous et on lance ça 50/50, on vend. Si nous tous nous voulons fonctionner en ces termes, il est certain qu'au bout de 6-7 mois, ça ne va plus marcher. Le frère a acheté un taxi, allez, j'achète aussi un taxi comme lui. Et nous étions peut-être 200 à être appelés à valoir nos droits à la retraite. Voilà 200 taxis qui arrivent dans la ville comme ça. Aucune étude n'a été faite, aucun business plan n'a été fait, aucun compte d'exploitation a été dressé, allez hop, nous allons perdre de l'argent comme ça. Donc pour moi, lancer son projet, ce n'est pas toujours mauvais de se référer à un spécialiste, le spécialiste qui parfois peut mettre ses frais en mémoire. C'est-à-dire quoi? Le monsieur dit, pour faire votre business, c'est 25 millions, vous ne les avez pas, mais dans l'immédiat là, vous allez me donner 1 million de francs, pour les 24 millions je mets en mémoire. Comme je crois au projet, une fois que le projet va fonctionner normalement, des retours à meilleure fortune, je vais me faire payer sur les 24 millions que j'avais mis en mémoire, peut-être même avec un bonus en plus, parce qu'en fait j'y ai cru. Si je ne m'étais pas engagé, on se serait pas, on ne serait pas allé loin. Donc pour moi, se lancer dans l'entrepreneuriat, c'est une bonne chose. Se faire accompagner, écouter beaucoup les spécialistes, écouter beaucoup les experts, c'est encore une très bonne chose.
Merci beaucoup, docteur. Je pense que c'était la question venait de Sylvie Bintou. Je pense qu'elle a Sylvie Bintou Kalambaï qui tue la RDC. Je pense qu'elle a eu la réponse à sa question. Il y a aussi une autre question. Bonsoir, docteur. Déjà, merci pour cet enseignement magnifique. Pour ceux qui sont à court d'idées originaux à mettre en œuvre, que pensez-vous des modèles de représentation comme les franchises, les BPO, à savoir Business Processing Outsourcing, pour entreprendre?
Non, non, ce qu'il est en train de dire, je partage pas cet avis. La franchise, ce n'est pas que quelqu'un soit à court d'idées. La franchise même, c'est quoi? Très rapidement, la franchise, c'est une sorte de catalyse, une sorte de catalyseur pour votre activité. Je vous prends un exemple, c'est sans publicité. Dans un pays comme le Cameroun, dans les années 60, le Cameroun se rend compte qu'il n'a pas d'établissement d'hébergement. Allez construire un hôtel à cette époque, on dit hôtel quoi? Vous dites hôtel Ékwala, hôtel Arista, hôtel Tambo, hôtel Aladji, mais on ne vous connaît nulle part. Davantage parce qu'en fait le Cameroun avait une flotte qui faisait facilement 1 million, 1 million et demi de passagers à l'année. Donc quelqu'un qui est en France, qui connaît déjà le Mérina, qui connaît déjà le Sheraton, qui connaît le Hilton, quand il veut venir ici au Cameroun, il pose simplement la question à son voyagiste, mais est-ce qu'il y a dans le Big Five, le Big Five, est-ce que les Big Five sont représentés au Cameroun? Oui, il y a le groupe Ibis là-bas, il y a le groupe Accor là-bas, il y a le Mérina, il y a le Hilton, il y a le Sheraton. Tout de suite c'est fini. Donc la franchise vous permet donc de gagner ce marché captif-là sans avoir à envoyer quelqu'un en France États-Unis, en Belgique, pour faire la promotion de la présence d'un nouvel établissement d'hébergement ici chez vous. Donc le gars qui est en Belgique, qui est à Londres, qui est en Angleterre, qui est aux États-Unis, au Canada ou à Melbourne, chaque fois qu'il pense à la destination Cameroun, ce qui lui traverse l'esprit, c'est un Shiraton, c'est Hilton, c'est Radisson C'est comme ça que ça se passe. Donc la franchise consiste donc à aller dire à ces gens-là, oui, je viens de construire le chez-moi ici, mais c'est un sans-nom. On dit OK. Un exemple, Onomo, on en a 33 ici en Afrique. Je viens de construire mon hôtel à Bonadio. On dit OK, qu'est-ce qui se passe? Vous prenez donc Onomo et vous payez, vous nous payez, donc c'est un exemple, 100 000 francs à la fin de chaque mois. Mais la condition, c'est que vous devez prendre tout chez nous. C'est nous qui allons donner les couverts, c'est nous qui allons donner toute la literie, c'est nous également qui allons former le personnel, c'est nous qui allons mettre sur pied le logiciel, le système d'information de gestion de toutes les recettes, de la trésorerie, et même des aspects extrêmement financiers dans le domaine. C'est nous qui allons le faire si vous signez ce contrat-là terminé. Donc la franchise n'est pas une démarche pour ceux qui n'ont pas d'idée de projet, non, au contraire, c'est pour ceux qui ont déjà un projet mais qui veulent donc booster les performances commerciales de ce projet. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle vous voyez que quand vous êtes dans une structure de franchise. Au bout d'un certain temps maintenant, vous enlevez, vous ne payez plus la franchise. Voilà, on dit facilement Hôtel Sanwa, les gens savent ce que c'est. Mais à l'époque, c'était le Nouveau Hôtel à Yaoundé, c'était le Montfeuille Sofitel. Si vous alliez à Bétoit, il y avait encore le Nouveau Hôtel là-bas, il y avait le Misao Nouveau Hôtel, tout ça. Mais avec le temps, une fois que c'est déjà connu, vous pouvez donc vous libérer de la franchise et faire valoir uniquement votre nom. Parce que c'est depuis 20 ans, depuis 10 ans, depuis 15 ans, des gens savent déjà qui vous êtes. Voilà. L'intérêt de la franchise. Donc pour lui répondre, la franchise, c'est même faire preuve de beaucoup de concepts, de conception, mais il faut d'abord que le travail ait été bien fait à la base. Sinon, le, là, oui, cela, donc s'il obtient la franchise, on va l'appeler le franchisé, et celui qui donne la franchise, on l'appelle le franchiseur. Le Hilton va rarement accepter de donner son nom de Hilton qu'on a collé sur un établissement d'hébergement qu'on a construit dans les bas-fonds, dans un quartier marécageux. Le Sheraton va rarement accepté de donner son nom, qu'on aille accoler à un établissement d'hébergement qui est dans un quartier malfamé. Le Radisson Blu qui est en train d'être construit ici à Douala, alors que c'est déjà en terminaison très rapidement, c'est, retenez donc très bien que c'est même une chance pour vous que les franchiseurs fassent de vous leur franchisé. Donc il faudrait que vous ayez déjà fait preuve de quelqu'un qui est à la hauteur des attentes de ces gens-là, parce que vous n'imaginez pas, Hilton, quelqu'un arrive là-bas et il a besoin qu'on lave son habit dans un pressing en interne. Dans le pressing, c'est en interne, ce n'est pas dehors. Il y en a pas. Il a besoin d'un téléphone depuis sa chambre en tant qu'hilton, il y en a pas. Il a besoin de regarder un film dans sa chambre, il y en a pas. Ce n'est pas possible. Donc je conclus là-dessus pour dire que par rapport à la question qu'il a posée, aller même vers la franchise, c'est avoir déjà traversé le cap d'un startupeur. C'est-à-dire que vous avez déjà un nom, vous avez pu faire vos preuves, et puis c'est sur la base de cela que vous allez donc voir le franchiseur. Mais je conclus aussi, il peut aussi arriver que certains franchiseurs t'accompagnent dans l'opération. Vous prenez la CNPS au Cameroun qui a déjà un grand immeuble et il veut transformer ça en hôtel Radisson Blu. Et quand il fait donc venir Radisson, il dit OK, ça vaut le coup, moi je suis. Mais si vous n'avez pratiquement rien, foncez vers un franchiseur pour devenir franchisés, c'est souvent très difficile. Ça relève d'une— oui, ça devient très compliqué. Généralement, c'est souvent possible quand c'est uniquement dans les salles de classe, c'est-à-dire dans les amphithéâtres comme ça.
Merci beaucoup, docteur. Je pense que le code supermarché a donné la réponse à sa question. On va prendre une autre question, je crois la dernière. Dans le chatroom avant de prendre en présentiel. Que pense le docteur de l'intelligence artificielle dans le domaine, dans le commerce en Afrique? Doit-on continuer à fonctionner à l'ancienne?
Disons que l'intelligence artificielle peut beaucoup plus être bénéfique dans les industries de services. Je vous prends un exemple. Je viens de finir une mission de mise à niveau dans une PME camerounaise qui opère dans le domaine des communications électroniques. Généralement, lorsque un client des grandes entreprises a besoin d'un service, va passer chez elle. Alors Orange va danser, l'entreprise dans laquelle j'étais, faire la mise à niveau pour dire bon, va donc sur le terrain et puis tu fais ton pré-diagnostic, tu viens me dire ici ce que ce client est en train de demander est possible. Et il revient et le monsieur reste là pendant parfois 2, 3, 4 jours à faire son rapport de terrain avant d'envoyer. Alors que, et là je le dis parce que c'est un dossier sur lequel je suis, nous envisageons développer pour le compte de cette PME un logiciel à l'image par exemple de ChatGPT, d'intelligence artificielle, si bien que quand le monsieur va sur le terrain, il a tout programmé. Le jour où il rentre, il rentre par exemple dans la ville il est allé à son minimum, il a fait tout son travail, il est rentré le week-end. Le lundi, pendant les 30 premières minutes de la journée, il a simplement imprimé son rapport que le logiciel d'intelligence artificielle lui a permis de monter. Il corrige quelques fautes là-dessus immédiatement, il imprime normalement et il envoie chez le client. Donc c'est dans ces couloirs-là que l'intelligence artificielle, de mon point de vue, peut être d'un atout très déterminant. Parce que ne l'oubliez pas, L'intelligence artificielle est adossée sur l'informatique. Or, vous voyez que le monsieur qui a énormément bénéficié de l'informatique s'appelle Bill Gates. Pourquoi? Parce qu'il va tuer l'informaticien, c'est celui qui était en place. Le ChatGPT, c'est quoi? Il dit non, tu ne peux pas comprendre, c'est très compliqué parce qu'en fait on a monté ça sur un SGBDH, un système de gestion de base de données hiérarchique relationnée. Tu ne comprends rien.
Est-ce que tu comprends?
Toi-même tu dis que tu ne comprends pas, il était content de ne pas te faire comprendre cela. Mais regardez tout ce que les gens font, tout le monde est photographe aujourd'hui, tout le monde peut snapper, tout le monde peut streamer. Parce que quoi, le monsieur a démystifié, il a essayé de nous donner donc une configuration utilisateur qui est très conviviale. Mais tout ce qui se passe derrière maintenant, c'est-à-dire les lignes de code qu'il faut, entre guillemets, les lignes de code qu'il faut produire, le système qu'il faut concevoir, tel élément, telle formule qu'il faut prendre, tel autre pour encoder ou décoder. Non, non, l'utilisateur n'est pas intéressé par cela. Donc de mon point de vue, si l'intelligence artificielle va aller dans le commercial en étant très compliquée, ce serait de mon point de vue une perte en termes d'investissement. Je reviens chez vous, allons dans nos entreprises. Quelqu'un arrive, on dit badge avant de sortir, badge avant d'entrer, mais quand il a fait 2 ou 3 fois dans la journée, il est énervé. Il ne veut plus considérer que l'intelligence artificielle, c'est en fait une culture à la base. Or, notre culture va dans le sens de dire que non. Un exemple simple, on rend visite à quelqu'un au travail et non chez lui. Oh, tout le monde sait qu'il est au travail. On dit, mais ça fait quoi? C'est le travail d'une gomme, ça ne finit pas. Je vais aller le voir là-bas, pas pour lui parler du travail, mais pour parler des choses totalement du travail, on se met dans la pauvreté, on discute des choses qui n'ont rien à voir avec son travail. Et parfois, lui-même n'est pas gêné. Et c'est pour ça que beaucoup de nos entreprises ne sont pas très performantes. Donc pour moi, dans nos activités humaines, il faudrait que cela aille beaucoup plus dans les secteurs où le niveau C'est même déjà un peu élevé parce que quand vous allez dans une entreprise où on fait la programmation, dans une entreprise d'ingénieurs— quelqu'un?
Docteur, vous êtes muté.
Allô, oui, donc voilà ma position par rapport à la généralisation de l'intelligence artificielle.
Merci, merci beaucoup, Docteur Jean-Marie.
Bien sûr, c'était la réalité d'abord dans l'environnement ou bien des techniciens supérieurs ou encore, oui, OK, merci beaucoup pour cette réponse, Docteur.
Je pense que c'était la réponse à la question de Josiane du côté de la France. Merci beaucoup, grand docteur, vraiment. Travaux, voilà, aéroports de la France. Il y a une dernière question, une autre, vraiment ça sera la dernière dans le chatroom cette fois-ci parce qu'il y a tellement de questions. Quels sont les critères ou les qualités essentielles que vous considérez comme décisives lors du choix d'un partenaire commercial et quelles sont les erreurs à éviter dans ce processus de sélection, docteur?
Alors, lorsque je vais chercher un partenaire, il faut que j'aie je fasse un effort de connaître un peu ce partenaire. Parce que si j'apprends seulement que non, voilà monsieur qui est disposé à acheter tout ce que vous avez ici au Cameroun ou en République centrafricaine ou au Gabon, et puis il va revendre ça parce qu'il a une centrale d'achat en France, si je n'ai pas d'informations sur ce monsieur, c'est très dangereux. Donc premièrement, faire la recherche documentaire sur ce partenaire-là sans se fier uniquement sur les informations qu'il m'aura données. Deuxièmement, faire également ce qu'on peut appeler une sorte de due diligence. Ça veut dire quoi? Ce partenaire n'a toujours pas connu que du succès dans ce qu'il fait. Donc je regarde quelques gens avec qui il était déjà en relation d'affaires, ou alors quelques-unes des références dans ses prestations ailleurs. Je peux, je prends un exemple, je vais chercher un partenaire qui va m'aider par exemple à mettre sur pied un pont bascule à l'entrée de mon usine. Il est fabricant de ces ponts Je peux regarder ailleurs également que non, tous les ponts bascule qu'ils mettent, c'est très sensible, ça fonctionne très bien, mais au bout de 24 ou 25 mois comme ça, ça devient très insensible. C'est-à-dire quoi? Les gens qui viennent acheter l'huile chez moi viennent avec des camions de 36 tonnes, donc ils montent sur le pont bascule, on note le poids à vide, ils passent, on charge l'huile également, ils viennent remonter et je fais la différence entre poids total autorisé à charge et poids à vide. Je vois donc la charge utile qu'ils ont transportée, je facture. Aussi, cet appareil que au bout de 24-25 mois perd sa sensibilité, ça veut dire que je vais me retrouver au lieu de mon produit, je prends le cas de l'huile de palme brute parce que l'entreprise dans le secteur formation d'huile de palme brute, je serai donc en train de vendre pratiquement à perte. Je peux être porté à accuser mes collaborateurs qui sont là qui volent alors qu'en fait c'est l'outil de métrologie que j'ai mis en place, qui avait quelques déficiences depuis l'usine. On pourrait dire que c'était une sorte de dopé. Lorsque celui-là a donné ça, ça va être sensible pendant les 24 premiers mois, mais à partir du 25e mois maintenant, ça va les tourmenter jusqu'à ce qu'ils reviennent encore racheter l'autre malheureusement est dans la même configuration. Donc premièrement, deuxièmement, troisièmement, me faire accompagner par un expert. Et voici un qui est en train de vous parler en matière de négociation. L'entreprise que j'ai eu à mettre à niveau là, je leur ai proposé, il y a toute une grosse mission où je vais former plein de leurs cadres en matière de négociation, parce que négocier avec un partenaire, ce n'est pas toujours une affaire assez en retenant que le partenaire, il vient, s'il vient chez vous et il vous prend à zéro sous, il ne va pas cracher dessus. Il va pas cracher dessus. Donc quand le partenaire vient vers vous, il vient dans l'optique de pouvoir gagner un peu plus que vous. Donc qu'est-ce que vous avez à faire? Le plus naturellement du monde, vous vous faites accompagner par un expert de ces questions. Bon, puisque je suis avec vous, je vais encore donner quelques biscuits pour ceux qui nous suivent. Avant que vous ne partiez, arrangez-vous à vous mettre sur le 31. Si c'est une paire de chaussures en peau de grenouille de mer ou un pantalon en tissu Prince de Galles ou une cravate en fuchsia, n'hésitez pas. La première impression compte énormément vis-à-vis du partenaire qui est en face de vous. Mais si vous venez le premier jour là, les cheveux ébouriffés, c'est quoi, j'ai perdu ma femme, mon enfant a avalé la lame de rasoir, vraiment il est en prise en charge intensive à l'hôpital général de ci ou de ça. Le partenaire qui est en face n'a cure de tous vos problèmes. Quand vous le faites, vous vous affaiblissez vis-à-vis de lui. Or, vous devez aller devant lui en tant que lion, donnant comme l'impression que vous n'avez même pas besoin de lui, c'est lui qui est en train de forcer. Donc vous présentez tel que physiquement on ne voit pas avoir une quelconque faiblesse de vous. Voilà le troisième conseil que je vous donne. Et quatrièmement, maîtriser le dossier sur lequel vous allez lui proposer le partenariat et faire un effort d'avoir à citer un, même dans une moindre mesure, entre guillemets, un bluffé si c'est possible. Vous pouvez citer peut-être 2 ou 3 exemples qui ont déjà été faits à gauche ou à droite. Pas le bluffer, pas pour aller dans le sens du mensonge. Bluffer, ça veut dire quoi? Un exemple simple, il y a un partenaire qui va venir installer une ligne de raffinage de la palmisterie. Et il vous dit 4 tonnes métriques par rafale. Or, une rafale tient sur 2 semaines, donc on est autour de 8 tonnes métriques. Par 4, c'est le premier, assez de matières premières. Vous pouvez lui dire que non, non, je peux compter sur leur production, ou alors saturer la capacité de production de cette ligne de palmisteolique que tu es en train de mettre en place. Vous devez bien connaître le produit que vous allez présenter, mais en même temps, c'est son intérêt, et de vous montrer un peu, de créer un sentiment de rareté. Prendre l'habitude de lui parler toujours en, on va dire, en extension. Vous voyez, nous au Cameroun, nous au Cameroun, non, nous en Afrique au sud du Sahara, retenez bien le Ghana, j'ajoute le Niger, j'ajoute le Togo, je peux traverser en allant même au Kenya. Quand vous le baladez dans cette sphère assez large où il voit facilement 200-500 millions de consommateurs. Les voitures vont chez nous une fois tous les 3 jours. Il n'y a pas d'électricité là-bas, on sait que les panneaux solaires, et quand la batterie d'accumulation est éclatée. Si vous dites tout cela, c'est la nature à le repousser. Donc vous vous présentez sous votre beau jour, plus beau jour physique, et vous soignez votre langage, vous faites l'effort d'être fluide, c'est-à-dire d'être éloquent, d'être loquace. Vous lui montrez que vous avez une totale maîtrise du sujet que vous êtes en train d'évoquer. Et ne pas être dispersé, parce qu'en fait, si vous avez déjà dans le CDI de l'affinage, du lebanais, pour dire que non, il faut sortir maintenant de cette histoire, parler par les demandes, également faire des choses avec les plumes. Vous êtes maintenant dans les plumes. Ensuite, dans sa tête, il va dire voici quelqu'un de dispersé. Je voulais d'abord qu'il y ait un point d'ancrage dans nos négociations. On va commencer d'abord par les lignes de raffinage dans la palmisterie, et après, maintenant, on peut aller ailleurs. C'est beaucoup courant chez les Chinois parce qu'on dit qu'un voyage de 1000 km commence par le premier pas. Donc c'est le premier pas qu'il veut faire. Il faut que ce premier pas soit le pas pivot le pas à partir duquel on peut maintenant tout faire. Or, et on est malheureux aussi, qui trop embrasse mal étreint. Si vous envisagez les choses telles que le premier jour il va venir avec 1001 produits, or il peut aussi arriver que parmi les produits qu'il veut vous proposer, il y en a dont l'importation est soumise à déclaration préalable, à obtention d'un visa. Résultat de course, il peut vous dire finalement son intérêt peut glisser de ces lignes de la palmisterie vers les lignes de mandarine, comme vous avez dit que vous faites tout. Et il repousse, donc il reporte donc les délais de négociation. Donc quand bien même il vous parle de mille et une choses, acceptez tout cela, mais concentrez-vous sur l'élément sur lequel vous avez suscité son intérêt, quitte à ce que ce soit lui qui dise maintenant, bon, l'ordre de priorité maintenant, commençons d'abord par la mandarine. Et dans ce cas également, vous arrangez à être d'abord indépendant parce qu'on voit souvent quelqu'un qui veut négocier, le partenaire est venu peut-être de l'étranger, il dit oh viens, il va chercher ses amis au quartier, il vous fait boire et ensuite il dort à son hôtel. Et le matin il dit non non, est-ce qu'on ne peut pas trouver un machin là? Tu vas chercher une boîte tu déguises, tu mets maintenant une location à charge pour lui. Par contre, si lui il a voulu vivre un instant, vous le prenez, vous l'amenez dans votre manoir à l'ouest. Quand il arrive là-bas, vous dites que non, c'est ma maison de campagne ici, ça coûte entre 150 et 300 millions chez moi pour l'entretien. Dès la perception qu'il avait de vous et beaucoup de choses, mais pour les renforcements qu'il légalise cela. Donc au départ, il me dit non, non, non, non, il faut que montrer ma bonne foi, qu'on va continuer dans cette négociation. Si votre ordinateur, j'avais simplement mis soit le disque dur externe, il y a rien là, je vous le donne comme signe de consécration de notre partenariat Rassurez-vous, comme je rentre là, notre, nos affaires vont aller très vite. Et négligemment, vous pouvez appeler un de vos enfants, OK, ça peut l'aider, faut lui donner ça, même si vous allez récupérer après. C'est-à-dire garder la tête haute. Malheureusement, et j'ai souvent eu la chance d'assister à certains de ces événements où beaucoup de nos frères vont souvent se coucher. Quand vous vous couchez déjà devant ce partenaire, parfois qu'est-ce qu'on envoie? On n'envoie pas le décideur, On envoie peut-être le 5e collaborateur dont sa voix ne porte pas. Quand vous vous couchez déjà devant lui, vous croyez que c'est lui-même qui va aller demander à ce que vous voyez son PDG ou son patron qui a 5 N+5 au-dessus de lui? Pas du tout. Donc en matière de négociation, un moment c'est une affaire personnelle. Il y a ce que je vais appeler l'influence. Il y a de l'influence ici où tu vas le garder sur le monsieur qui est en face et il va vous regarder. Et quand j'ai fini de le Si vous me demandiez le facteur clé pour des bons partenariats en votre faveur, je mettrais la communication, l'éloquence. Oui, oui, le monsieur qui va négocier maîtrise ce qu'il est en train de dire, qu'il est dans une même mesure. S'il n'est même pas très intelligent, il n'est pas très local, ce n'est pas très éloquent, il y a 2 ou 3 éléments, il va avec ses équipes, ce n'est pas une mauvaise chose. Là, je vais vous parler, nous avons un établissement d'hébergement dans notre complexe nous avons une palmisterie, nous avons une confiterie, et puis nous avons maintenant un incinérateur de tous les déchets que nous avons ici, la biomasse, pour produire l'énergie pour notre usine. Pour cela, maintenant, on va commencer par parler donc justement de la production d'énergie à partir de la biomasse. Voici notre ingénieur qui va vous édifier sur ce projet qui a 3, 4, 5, voire 6 ans d'âge chez nous maintenant. Et après, donc, vous jouez un peu à une sorte de modérateur avec vos équipes. Et là, je vous demande, le monsieur, il met 200 000 par mois. Comment je vais payer l'avion? Il va dormir, je n'engage parfois des croyants que la cause c'est ailleurs. Non, la cause c'est nous. Maintenant, nous n'avons pas pu constituer notre équipe parce que n'étant pas très loquace, n'étant pas très éloquent, pouvoir négocier vis-à-vis d'un partenaire qui a vu un intérêt à venir investir dans nos
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