RENCONTRE DES ENTREPRENEURS DU 08 10 2023 | A QUEL MOMENT SOLLICITER UNE LEVEE DE FONDS ?

In this virtual entrepreneurs’ session, moderator Serge Durand‑Focam interviews Dr Jean‑Marie Biada, an economist and fiscal‑training expert, on several topics relevant to African businesses. Biada illustrates how artificial intelligence can streamline service‑oriented firms, using a Cameroonian telecom SME that could generate field reports in minutes with a ChatGPT‑like tool. He warns that AI adoption must respect local cultural habits and avoid overly complex interfaces. He then outlines a systematic approach to choosing commercial partners: documentary research, due‑diligence, expert accompaniment, strong first‑impression presentation, mastery of the dossier, and controlled negotiation tactics. The discussion moves to venture‑capital (risk‑investment) in the region, describing the typical four governance positions investors assume (vice‑president of the board, CEO, CFO, HR director), the reluctance of local promoters to cede control, and the short‑term focus of many investors that hampers long‑term turnaround of distressed firms. Finally, Biada revisits the historic policy of import substitution in Central African countries, explaining how local production of packaging, oil, and other goods replaced imports in the 1960s, and why modern export of surplus locally‑produced goods in foreign currency is essential to protect reserves. He calls for stronger state regulation to prevent mismatched payment terms that undermine the economy. The session ends with thanks to the expert and a reminder of the pan‑continental audience.
Chapters
Ça va bien? Oui, oui, ça va.
Ok.
Chang, comment vas-tu mon frère? Comment vous allez?
Ouais, ça va très bien, ça va. You're doing good. Welcome to Dallas.
Thank you. Fait que tu as bien voyagé. Très bien, très bien, très bien. Bonne arrivée à Dallas et vous allez très bien. And so our— we came up with a mission to help 1 million people.
People, common people like us, to own a land here in America. Non, ils ont mis beaucoup de fonds parce que les gens aient la possibilité d'avoir le crédit. Sans regarder la couleur de la personne, que tu es noir ou blanc, ou le crédit, si tu arrives pas à tout, tu aimerais vraiment avoir, que ce soit un terrain ou une maison, ou construire un métier, bénéficie de ce crédit. C'est le travail.
Élu imposé, mon statut d'homme d'État, je me sens en obligation de quitter ce territoire, car les Français veulent entendre des élections plus justes. We get everything ready, and then.
Ça va bien?
Oui, oui, ça va. Ok.
Chang, comment vas-tu, mon frère?
Comment vous allez?
Moi, ça va très bien, ça va très bien. Et vous?
You're doing good.
Welcome to Dallas.
Fait que tu as bien voyagé?
Très bien, très bien.
D'accord.
Bonne arrivée à Dallas et vous allez très bien. And so our we came up with a mission to help one million people, common people like us.
On a mission de donner un million de personnes, des gens comme nous. Donc ils ont mis beaucoup de fonds pour que les gens aient la possibilité d'avoir le crédit de 30 ans sans regarder la couleur de la personne, que tu es noir ou blanc, ou le crédit.
Mais pour nous résigner, il y a droit à espérer mieux. C'est l'armée ainsi que toutes les forces de défense du pays.
Bonjour à tous les coachs, bonjour à tous les entrepreneurs connectés sur cette plateforme cet après-midi. Bonjour, bonsoir à tous et bienvenue. Bienvenue à cette session de partage cet après-midi, ce dimanche 8 octobre 2023. Bonjour, bonsoir et bienvenue. Bonsoir à tous les, bonsoir à tous les entrepreneurs. Bonjour à tous les entrepreneurs selon la ville, selon le temps de réception, selon votre temps de réception. Nous sommes très heureux d'être avec vous cet après-midi. Est-ce que la qualité d'écoute pour vérification avant le début, est-ce que la qualité d'écoute est bonne? Si c'est en vie, est-ce que je peux avoir des cœurs pour signifier si la qualité d'écoute est bonne? Super, merci bien, merci. OK, c'est rassurant, donc la qualité d'écoute est bonne. Je vais dire bonsoir ou bon après-midi ou bonjour à tous ceux qui sont connectés avec nous ici. C'est cet après-midi. Nous sommes déjà au nombre de 22. Nous attendons que les autres se connectent, mais on va commencer cet après-midi avec le programme de la soirée. Ce soir, ou alors cet après-midi si vous voulez, ou ce matin bien évidemment pour ceux qui sont aux États-Unis, pour ceux qui sont également au Canada, en tout cas pour ceux qui sont en Amérique du Nord. Ce matin ou cet après-midi, nous allons parler de la levée de fonds. En tout cas, c'est la question qui nous préoccupe depuis le début de ce mois. Nous parlons de la levée de fonds depuis le début de ce mois. Comment réussir une levée de fonds? Les étapes pour réussir une levée de fonds? Les préalables naturellement pour réussir une levée de fonds? Nous parlerons encore ce dimanche de cette épineuse question dans les entreprises. Nous savons bien, dans cette partie de l'Afrique justement, il y a plusieurs entrepreneurs qui n'ont jamais réussi à transformer leur idée entrepreneuriale, leur projet entrepreneurial justement en entreprise, parce que naturellement ils n'ont pas eu assez d'argent pour le faire. Et comment justement le faire? C'est la raison pour laquelle nous sommes connectés autour de cette plateforme cet après-midi. Donc je veux dire bonjour, bonsoir à tous ceux qui sont venus des États-Unis, nous vous disons bonjour. Ceux qui viennent du Canada, bonjour également. Ceux qui sont en Afrique, nous vous disons bon après-midi. Ceux qui sont au Cameroun, bon après-midi. Ceux qui sont en Côte d'Ivoire, bon après-midi. On en Guinée, en Guinée-Conakry, bon après-midi. En tout cas, toutes les 3 Guinées, bon après-midi. Pour tous ceux qui sont dans les 2 Congo, bon après-midi également et bienvenue sur cette plateforme. Je suis Sébastien, je suis en direct de Douala, la capitale économique du Cameroun, et je voudrais que tu fasses pareil aujourd'hui dans le chat. Est-ce que tu peux indiquer d'où tu viens pour qu'on puisse naturellement acknowledge justement ta présence et te et te célébrer comme naturellement tu dois être célébré. Donc dans le chatroom, est-ce que vous pouvez indiquer justement depuis quelle ville vous nous écoutez cet après-midi, depuis quelle ville vous nous écoutez, ce que vous faites dans la vie, votre entreprise et votre, et votre adresse naturellement, et votre adresse mail. Bien sûr, merci beaucoup de le faire. Dans son livre intitulé L'Afrique noire est mal partie, paru justement en 1962, 2 ans juste après les indépendances en Afrique. L'écrivain et agronome français, l'écrivain et agronome français René Dumont décrivait de façon plutôt méthodique les handicaps du continent africain, les problèmes de corruption, les conséquences de la décolonisation aussi. Et son diagnostic se révèle toujours autant pertinent 60 ans après les indépendances. 60 ans après les indépendances, l'Afrique noire est entre guillemets toujours mal partie. Les problèmes de corruption, mais pas que la corruption, les problèmes de malgouvernance, les problèmes même de l'entrepreneuriat. Aujourd'hui, est-ce qu'on doit également, est-ce qu'on doit encore s'accorder avec René Dumont pour penser que l'Afrique est mal partie? Est-ce qu'il y a, est-ce que la situation a évolué entre 1962, à l'époque où il écrivait ce livre Et naturellement 2023, à l'époque où, à ce moment où nous tenons justement cette réunion Zoom pour discuter des questions liées à l'Afrique, pour discuter de comment sortir l'Afrique de la situation dans laquelle elle se trouve. Voici, depuis quelques mois maintenant, ID Global, naturellement par le biais de cette édition, par le biais de ce programme La Rencontre des Entrepreneurs, a compris l'importance de mettre sur pied, de mettre les entrepreneurs africains ensemble, l'importance de mettre, d'unir les enfants de l'Afrique autour d'une même plateforme, autour d'une même plateforme où les questions de l'Afrique sont discutées, mais pas que les questions de l'Afrique, les questions de l'entrepreneuriat. Aujourd'hui, et pendant 1h30, nous parlerons des questions liées à l'entrepreneuriat sur le continent africain. Nous parlerons de comment sortir justement, comment mettre ensemble les entrepreneurs africains, comment encourager ce partage, ce partage d'expérience. Aujourd'hui, naturellement, la géostratégie du monde révèle à suffisance que l'Afrique dans le Conseil des Nations n'est pas assez représentée. Mais justement, nous pouvons nous battre aujourd'hui pour que la situation change. Et nous battre, justement, c'est encourager l'entrepreneuriat africain, c'est encourager l'entrepreneur africain. C'est la raison pour laquelle nous sommes regroupés autour de cette plateforme. Donc cet après-midi, nous parlerons justement de comment lever les fonds pour lancer son entreprise dans la première partie, et nous recevrons pour en parler justement Un monsieur que je n'ai plus la force de présenter. Justement, on va recevoir le docteur Jean-Marie Yada cet après-midi pour nous parler justement des questions liées à l'entrepreneuriat dans les entreprises. Comment réussir une levée de fonds, mais pas que réellement comment lever une levée de fonds, ce sera justement comment même réussir l'entrepreneuriat sous sous le fond, je veux dire que dans le sens plus complet du terme, il sera notre invité dans la première partie de cette édition. Et dans la deuxième partie de cette édition, nous reviendrons sur quelques produits phares de Ailey Global. Nous parlerons de la Ailey Global Institute, nous parlerons justement de la Ailey Global Youth, nous parlerons bien évidemment de la Ailey School of Business. Ce sera dans la deuxième partie de cette édition, mais dans la première partie, nous parlerons justement de comment lever les fonds Et je l'ai dit justement de façon un tout petit peu ramassée, nous recevrons le docteur Jean-Marie Biada. Pour ceux qui, pour ceux qui sont au Cameroun et même à l'international connaissent très bien le profil de ce profil, Jean-Marie Biada, économiste de renom, expert en fiscalité, expert formateur certifié en outils en diagnostic et mise à niveau des entreprises. Il est justement notre invité ce soir et avec lui nous reviendrons sur la problématique, sur la problématique de la difficile ou du difficile décollage des entreprises en Afrique. On peut parler de l'Afrique centrale, on parlera également de l'Afrique de l'Ouest, on parlera de l'Afrique du Sud, on parlera de l'Afrique de l'Est. En tout cas, nous aborderons la question justement vraiment sur le plan africain généralement. Donc si le docteur Jean-Marie Biallet est connecté cet après-midi, prière docteur d'ouvrir votre caméra et et aussi d'ouvrir votre micro. Et en attendant que le docteur Jean-Marie Bieda ouvre sa caméra et son micro, on fait rapidement un tour dans le tchat pour dire justement, pour prendre le pouls des activités dans ce magnifique chatroom d'aujourd'hui. Bonjour à toute la famille iLead Global, c'est le coach Aïna. Bonjour coach Aïna, bonjour également à coach Marie-Claire, bonjour et bienvenue à coach Christophe Canava, bonjour à coach Ida depuis Maféro. Bonjour aussi à Coach Marie-Claire depuis Addis-Abeba en Éthiopie. Bonjour à Coach Ruth Tatiana, justement assistante de direction à ID Global Youth. Nous l'écouterons justement dans cette, dans la deuxième partie de cette édition de ce soir. Bonjour au Coach Camaralaye qui nous écoute depuis New Haven aux États-Unis d'Amérique. Bonjour également à Coach Prince Harry qui nous écoute depuis Port-Jean-Ty, c'est justement au Gabon. Bonjour à Coach, au Roméo Fekou qui nous écoute, lui, depuis la ville de Yaoundé, la capitale politique du Cameroun. Coach Ibrahima Wamba depuis le Cameroun, ville de Garoua-Boulaye. Bonjour à Coach Ibrahima Wamba. Bonjour également à Coach Nanga. Moi, c'est Wilfried Nanga depuis le Cameroun, à Kribi, dans la cité balnéaire. Je suis manager de DS Max, ingénieur pêche, pas Tous encore en service. Bonjour et bienvenue à Coach Nanga, nous sommes très heureux d'être avec vous cet après-midi. Coach Mahamad, bonjour à tous, à tous les coachs. Je suis Mahamad Ali depuis la ville de Bafoussam dans la région de l'Ouest au Cameroun. Bonjour également, Coach Nanga en formation bien sûr à l'école des coachs 360 de la Highline School of Business. Bonjour à tous et bienvenue. Est-ce que le coach Jean-Marie, est-ce que le docteur Jean-Marie Biana est déjà connecté? Est-ce que son micro est ouvert? Non, son micro n'est pas encore ouvert. Le temps justement que le docteur se connecte avec nous et qu'il ouvre son micro, on va revenir sur la question de la semaine passée. La semaine passée, il y avait une problématique justement après après la formation du coach Don Joseph, il y avait, on avait promis de partager avec vous justement quelques plateformes sur lesquelles on peut avoir, on peut bénéficier, on peut bénéficier justement des levées de fonds en ligne. Coach Don Joseph, est-ce que tu peux rapidement apporter des éléments de réponse à cette question avant qu'on ne passe à la problématique du jour. Vous avez 5 minutes pour répondre à cette problématique. Je pense qu'il y a, il y a, vous avez identifié quelques plateformes en ligne qui peut aider les uns et les autres à réussir à faire des levées de fonds. Je vous donne, je vous accorde 5 minutes pour partager ça avec nous, s'il vous plaît, avant qu'on continue, avant qu'on ne continue ce matin.
Oui, bonjour coach et bonjour à toute la communauté. En ligne cet après-midi. Et ok, on va aller rapidement au pas de course pour répondre à cette question. Alors, il y a quelques réponses pour avoir les grandes plateformes de levée de fonds en ligne pour les startups. Nous allons noter ici AngelList, Gust, Fundable, SeedInvest, et puis pour ce qui concernait le crowdfunding dans l'immobilier, il y a HomeUnity. Alors AngelList est une plateforme qui met en relation des startups avec des investisseurs providentiels. Il fournit généralement une liste complète d'investisseurs sélectionnés. Qui recherchent des startups viables dans lesquelles investir. Et puis AngelList fournit également un large éventail de ressources pour les startups, y compris des conseils d'entrepreneurs expérimentés et des liens vers d'autres services essentiels. En deuxième position, il y a Gust, qui est une plateforme complète pour connecter les startups avec les investisseurs potentiels. Gust permet aux entrepreneurs de présenter leur business, leur business plan, de trouver des investisseurs potentiels et de gérer leurs relations avec les investisseurs. Il y a Fundable. Fundable est une plateforme en ligne qui permet aux entrepreneurs de lever des capitaux par le biais de campagnes de financement participatif. Donc je crois qu'on reviendra pas sur les, les explications, par exemple ce que c'est un investissement participatif, un financement participatif. Et en quatrième, il y a SeedInvest qui est une plateforme de financement participatif qui permet aux entrepreneurs d'investir, d'obtenir le financement dont ils ont besoin pour lancer leur entreprise. Donc là, c'est un réseau d'investisseurs accrédités qui examinent les opportunités d'investissement dans les startups. Donc on peut faire des recherches pour le trouver sur le net et rentrer sur leur plateforme. Vous allez certainement trouver des des fiches à remplir où il y a des trucs à renseigner pour pouvoir s'affilier sur la plateforme. Mais bien, enfin, maintenant il y a Homunity qui est l'une des plateformes incontournables du crowdfunding immobilier. Et on disait, le crowdfunding immobilier, c'est ceux qui veulent investir dans les programmes immobiliers et qui ont peut-être des projets ou des programmes immobiliers dans lesquels ils veulent investir. Et qui peuvent, qui peuvent, qui ont besoin d'un accompagnement ou bien d'une solution viable. Bon, il y a d'autres, mais ça c'est la plateforme la plus, la plus en vue que nous avons, que nous avons citée là. Donc voilà à peu près, je vais juste résumer AngelList, Gust, Fundable, Seed et puis Seed Invest et puis Home Unity. On mettra certainement dans le chat pour que les uns et les autres aient les noms et surtout l'orthographe. Merci, à plus, à bientôt.
Merci beaucoup, coach Joseph Paton. Ça, ce sont des plateformes de levée de fonds en ligne. Je pense que lors de sa présentation dimanche passé, il a parlé, donc Joseph a parlé de cette plateforme qui avait intéressé plus d'un entrepreneur ici. Donc question qu'il revienne avec cette plateforme aujourd'hui. Cette plateforme sera également inscrite dans le chat pour que ceux qui ont manifesté l'envie de découvrir cette plateforme en ligne puissent naturellement rentrer en possession de cette plateforme et naturellement s'outiller, travailler sur comment utiliser cette plateforme de levée de fonds en ligne. Alors qu'il est exactement 14 heures passées de 22 minutes ici à Douala, la capitale économique du Cameroun, on va être un tout petit peu en récit lors de passage. On va prendre quelques coachs de Highley Global le temps de avant de prendre notre notre invité qui qui s'apprête à rentrer dans la salle. Ce sera d'un moment d'un moment à l'autre. Donc on va écouter les représentants de la Highley School of ID Global Youth, ID Global Exchange et naturellement ID Global School of Business. Si le ID Global Exchange est disponible en ce moment, est-ce qu'on peut commencer? Is the representative of the ID Global Exchange ready?
Yeah, good afternoon.
Good afternoon.
Good afternoon, everyone. So I'm going to be talking about exchange today and what our services are all about. Um, please, can I share my screen?
Yes, in a short while.
OK, just a minute.
Donc après coach Stéphanie de la ID Global Exchange, on va prendre coach Rita Tiana de la ID Global Youth et après naturellement dans la deuxième partie on va recevoir le docteur Jean-Marie Biada qui partagera avec nous justement les questions de level 3. En entreprise, comment réussir une levée de fonds en entreprise? Ce sera donc la deuxième partie. Le temps d'écouter bien évidemment coach Stefanita qui nous parle justement de la Elite Global Exchange.
Can you see my screen please?
Yeah, your screen is still coming up. The screen is still coming up. Est-ce que les autres arrivent à voir l'écran? Non, c'est reparti ici. C'est reparti.
Okay. All right. Good afternoon once more, everyone. So I am Tass Stephanie B, and I work with ID Global Exchange, particularly in Douala. So I work with ID Global and in the department of ID Global Exchange of Douala. So I'm going to be presenting ID Global Exchange and our services and what we're all about. So like you all know, iLead Global Exchange is one of the new, new products of iLead Global, and we just launched its services. Means that we are aimed to help our clients who want to travel and work abroad. So like the slogan says, iLead Global Exchange, your great way to study and work abroad. We are here to help our clients who want to study and work abroad. So this presentation, I would like to present our brand, our vision, our objective, our target countries, our services, how it works, and our different packages. So, ILIG Global Exchange, who are we? What is ILIG Global Exchange all about? Alik Global Exchange is a brand that aims to provide Africans the opportunity to travel for work and school internationally anywhere around the world. It is made of a team of experts that guides anyone aiming to study or work abroad. So what Alik Global Exchange is all about is that— or our services are all about— is that we are— our main aim is to guide anyone who wants to travel and work abroad. So be it in secondary school, those who have already had their advanced level, those who are still to have their bachelor's degree, already have their bachelor's degree, and those who have their master's degree, we help them and accompany them to get universities abroad. And also for professional workers or workers who already have a job and maybe want to migrate into another country to get a job in that particular country in their field of studies. So we are there to help those particular clients get the job out and from contracts. So our vision is to provide the opportunity for Africans worldwide to work and school abroad in other countries. So like Ali Global says, it is aimed to provide the opportunities for Africans worldwide to work and school abroad in other countries. So we are here to work with Africans especially, but not only limited to Africans who want to go to other countries in Europe, in America to study, and also in Asia. So we will help them to work and study abroad. I'm talking about our objective. Our main objective with ILE Global Exchange is to target colleges and universities around the world. So when we get clients who want to maybe study internationally in other countries such as Canada, and the client comes towards us, we'll target a college or university for that client. We will also assist our clients with visa application and processing. We also help our clients to gain admission into schools abroad and get job offers abroad. That is for professional workers who want to get other jobs abroad. And also help in accommodation, meaning that for students, if you gain an admission and you want to travel abroad, we'll help you with, uh, with obtaining accommodation on campus or off campus. So going now to our target countries, ALI Global Exchange is available worldwide. So we target countries all around the world. So we are not limited to particular countries. So here, ALI Global Exchange is located in the USA, which is in America, in Africa, in Canada, Europe, United Kingdom, and Asia. And now our target group. We have high school students, which are students who are yet to obtain their advanced level certificate. We have graduate students who are students who already have their master's degree or PhD. We have undergraduate students who are students who already have a bachelor's degree or yet to have a bachelor's degree, and anyone interested in studying or working abroad. Anyone interested in studying or working abroad, which means that it doesn't matter if you have been out of school for 3 to 5 years, ILI Global Exchange is there to accompany you if your dream is to travel abroad or experience education in different countries. So coming now to our services, ILI Global Exchange has 2 main services. We have the study abroad services and we have the work abroad services. So the study abroad services is mainly for those who want to travel abroad to study, and the work abroad services are mainly for professionals or experienced workers who want to move into different countries and gain work experience in those countries. So now going to our study abroad programs, we now have some various steps of how we work. So the first thing is that when a client comes to us and is interested in studying abroad, the first thing is we'll find a university or college. Yeah, using our database system, we'll find a university or college which suits the client's admission requirements or suits the client's preference. And then the second step is that we'll apply to a program in that university. So after applying to a program in that university, And now based on your eligibility, the client now gets admission. After admission, we now have a visa application process for those who want us to follow up their visa application process right up to their setting up, right up to their setting up in the different countries. So we are here to help those clients who want to go to other countries, and we, we are here with different other services such as the visa application and Also, we have many different services for the study abroad program, and our work abroad program is mostly finding— when a client comes to us, we go— the first step is to open the documents of the client, or the file opening, which is that they don't— the, the, the client comes to us and then we have to examine your documents. After examining your documents and seeing your suitability for the particular job abroad, we'll now go on to get a contract in that particular job for you. And after getting that contract for you, we'll now move on to your visa application process. So meaning that after the contract, we will now try to follow up your visa application process in order for you to travel to that particular country. And after getting your visa, Island Global Exchange staff staff. We are here to help you travel and install in that particular country. So coming to our different packages, I just said that our study abroad package— our study abroad services are made up of different packages. So our proposed packages mostly are the basic package, the pro package, the premium package, and Ultimate package. So the Basic package, Pro package, and Premium package are mostly for those who want to study abroad, and our Ultimate package is for those who want to work abroad. So if I have to explain the Basic package, the Basic package is a package which most of the work will be done by a client. But when a client comes to us for a Basic package, we help the client with the finding of the client's university. So if you come to us and you choose a basic package from us, we will help you choose a university which meets your needs or meets your— or meets the various requirements of the university. And, uh, using our database system, we will give you the orientation on how to apply to that particular university and gain admission to that particular university. Now for the Pro package, the work will mostly be done by the clients and Highly Global Exchange. So for the Pro package, Highly Global Exchange staff will help the client get admission into his preferred university. After getting admission into your preferred university, now the client now will take over the visa application process from there. But you also have guidance from the ILIP Global Exchange staff on how to go about their visa application process. Now moving on to the premium package. Premium package is a package which all of the work will be done by the ILIP Global Exchange staff, meaning that we'll look for your university, we'll look for your university, we'll apply for you, you gain admission into university, and we'll carry out your visa application process until you settle into that particular country. So these various packages are of different prices. So if you come for a basic, basic package, we'll give you the price for the basic package. If you come for the pro package, we'll give you the price for the pro package. And we come for the premium package, we'll give you the price for the premium package. Now going to the ultimate package, which is the work abroad package, Here, when a client comes to us, we first of all review your documents and we see that you are suitable to get the job you want. And after getting— and after viewing your documents, we now get you a contract in that particular job, and then we help you with your visa application process. So the ultimate package is for those who want to work abroad in other countries. Now, so this is a summary of our different packages, and if anybody has any, any question, we'll just leave our chat, our contacts in the chat for you to get to us. And I want to also say that this is the best time for anyone who wants to study abroad to begin their procedure. Admissions are already open for the fall semester for next year, which is September 2024. For. And the earlier you apply, then the better for you to get a chance in that university. So if you are willing to study abroad and you want ILEAD Global Exchange staff to help you, this is a time for us to help you. You can see our contacts in the chat and we'll get to you. We have our customer service to explain to you what our services are all about if you have any doubt. But if anybody has any question I am okay to answer.
Thank you. Thank you so much, Stephanie. Thank you so much for the sharing. And the number is in the chat room. Le numéro est dans le chat room pour ceux qui voudraient naturellement se servir des services de Stephanie. Il y a une main levée avant qu'on ne prenne le docteur. Il y a une main qui est levée, la main de iPad Blondel. Allons-y s'il vous plaît. C'est une contribution, c'est une question. Il s'agit de quoi? Allons-y s'il vous plaît. OK, le temps que l'APS, le pote qui utilise iPad Blender, se débute pour partager et poser sa question, on va prendre le docteur Jean-Marie Mbiada. Docteur, bienvenue sur cette plateforme de partage cet après-midi. Est-ce que vous pouvez s'il vous plaît vous débuter? Docteur Jean-Marie Biada. Docteur Jean-Marie Biada. Difficile de là-bas.
Je sais pas ce qui se passe avec sa connexion, pourtant il est connecté.
OK, est-ce que le temps que le docteur se démute Est-ce qu'il y a des questions pour coach Stéphanie avec le Ali Global Exchange? Allô coach Prince Arif, est-ce qu'il y a des questions? Bon après-midi à tous.
Si vous pouvez faire un petit résumé de ce qu'a dit Stéphanie en français pour que nous puissions bien comprendre l'information, même un résumé de quelques phrases seulement.
Merci.
Vous m'avez écouté?
La connexion est partie. Oui, la question est bien reçue, Coach Prince Harris. Donc le résumé, le résumé, on va préparer le résumé pour tout à l'heure. Je pense que Coach Pauline va s'en charger, il va se charger du résumé pour Où le coach prend service. On me signale que le docteur Jean-Marie Biada est là. Docteur, bonjour. Bien laborieux de l'avoir cet après-midi. Je sais pas ce qui se passe avec la connexion. Docteur Jean-Marie Biada, bonjour. Oui. Finalement, j'arrive à vous avoir, docteur.
Bonjour. Alors, la communication a suffisamment baissé.
Nous vous recevons sans souci.
Alors donc, vous m'entendez?
Nous vous entendons très bien, docteur.
Allô, allô, oui, tout à l'heure, OK, tout à l'heure j'avais un volume très haut et puis subitement il a baissé, il a disparu, mais là je vous entends aussi.
OK, super. Ce matin on a envie de bénéficier de votre expertise, on parle de, on parle de la levée de fonds en entreprise, c'est la question, c'est la question qui nous intéresse tout le long de ce mois et encore et surtout aujourd'hui on parle de la levée de fonds en entreprise? Et à quel moment une entreprise devrait-elle solliciter, solliciter, ou alors avoir envie de procéder à une levée de fonds pour réellement se positionner, pour réellement lancer ses affaires? Ça, c'est la question qu'on se pose ce matin. Mais avant de se poser cette question, je voudrais, Docteur Jean-Marie Mbiada, qu'on analyse l'environnement entrepreneurial en Afrique aujourd'hui, 60 ans après les indépendances. Quelle est votre idée? Quelle est votre observation sur ce qui se fait aujourd'hui?
Alors, très bonne question et vous posez la question à la personne assez indiquée parce que je suis expert formateur triplement certifié en entrepreneuriat, 1 selon le modèle américain asiatique TechnoNetNeutre et 3 selon le modèle Banque mondiale Business Age. Alors, parler de l'entrepreneuriat en Afrique, je vais de temps en temps puiser dans l'expérience. Parce qu'en fait, ici au niveau du Cameroun, le patronat a été secoué par quelques turbulences et ils ont fait recours à un expert très qualifié avec beaucoup d'expérience, au moins 22 ans d'expérience au compteur, pour pouvoir essayer un peu d'éclairer leur prise de position. Et lors de mes tournées maintenant, j'ai fait une tournée dans le centre, ensuite à l'ouest, ensuite dans le Grand Nord. J'ai commencé par leur dire qu'il y a souvent une erreur qu'on fait souvent lorsqu'on parle de patronat. Donc nous sommes là dans l'entreprise l'entrepreneuriat. Le premier entrepreneur dans nos pauvres pays africains, dans nos États africains, puisque nous sommes en train de parler des années 60 jusqu'à date, le premier entrepreneur c'était d'abord l'État. Donc on ne peut pas parler de l'entrepreneuriat sans omettre de parler de l'État. La preuve, l'État lui-même a ses entreprises qu'on appelle sociétés d'État. L'État à un moment se rend compte qu'il ne peut pas entreprendre tout seul. Il fait donc appel à un secteur privé, donc un peu de mélange d'État et un peu de mélange du secteur privé. Ça s'appelle des sociétés d'économie mixte, qu'on appelle aussi parfois sociétés parapubliques. Il arrive aussi que l'État lui-même estime que à lui tout seul il ne peut par exemple pas faire le contrôle de la régulation dans le secteur des communications électroniques. Or c'est le travail qu'il faisait avant. L'État met donc à côté ce qu'on a un établissement public qui remplit pratiquement des missions comme une entreprise. D'ailleurs, l'écosystème des normes juridiques a dû évoluer pour faire en sorte que même les établissements publics administratifs soient, surtout lorsqu'on leur donne l'occasion de mener des activités à caractère industriel et commercial, l'État a fait évoluer ses textes et lui permet aujourd'hui d'être régi par le texte OADA. C'est-à-dire quoi? Vous menez en interne un système de comptabilité privée. Avec, bien entendu, vous faites appel à la comptabilité au radar, les comptes de la classe 1 jusqu'à la classe 8 pour la comptabilité générale, les comptes 90 Allô docteur, la connecte, la qualité d'écoute n'est pas partie des engagements accordés reçus pour la comptabilité des engagements et si comptabilité analytique d'exploitation pour certaines entreprises publiques qui mènent des activités à caractère industriel et commercial. Donc partie, aïe, qu'est-ce que Là, c'est allons-y, allons-y docteur, c'est bon. Ok. Alors j'ai commencé d'abord par parler donc de l'État patron, c'est-à-dire l'entrepreneuriat a d'abord été l'œuvre a été d'abord publique, c'est-à-dire l'œuvre de l'État ou alors certains démembrements de l'État. Et l'État à un moment s'est senti essoufflé comme il ne pouvait pas tout faire. Qui trop embrasse mal étreint. On a vu les cas par exemple où l'État mettait son entreprise en place pour développer le secteur de la riziculture, et au lieu de développer donc la culture du riz, la transformation aussi de ce même riz, on a retrouvé ces entreprises parfois se livrer à ce qu'on appelle l'égarement par rapport à l'objet social. C'est-à-dire quoi? C'est l'entreprise chargée de développer le secteur de la riziculture qui court pour aller faire des ponts Ensuite pour aller faire les salles de classe, ensuite pour équiper ces salles de classe, ensuite pour faire les blocs pédagogiques. Donc on est passé du secteur primaire, c'est-à-dire le secteur de l'agriculture, pour se retrouver totalement dans le secteur de l'éducation, qui nous amène au secteur tertiaire. Face à cela, l'État a donc dû commencer à encourager le secteur privé, c'est-à-dire c'est là donc la naissance de l'entrepreneuriat privé. Et dans un pays comme le Cameroun, L'État a eu à mettre sur pied en 1964 ce qu'on appelle, on appelait le CTRI, Comité technique de répartition des devises aux importations, parce que la monnaie qui a cours légal au Cameroun, au Tchad, en Guinée-Équatoriale, en République centrafricaine, à l'époque même il y avait la possibilité d'utiliser la même monnaie hors zone d'émission, c'est-à-dire en Afrique de l'Ouest. Donc cette monnaie malheureusement est fabriquée à Chamalières, ça s'appelle le franc CFA, mais n'est utilisé ni en France Ni hors zone d'émission. Ça veut dire quoi? Le franc CFA des Comores n'est pas utilisé au Cameroun. Le franc CFA du Cameroun n'est pas utilisé en Côte d'Ivoire. Le franc CFA de la Côte d'Ivoire n'est pas utilisé en France où ça a été fabriqué, ou au Cameroun qui est également une zone franc. Qu'est-ce qui s'est donc passé? Le Cameroun a été obligé, après la mise en place de ce comité technique de répartition des devises aux importations, de partager les devises. C'est-à-dire quoi? Le franc français à l'époque le yen japonais, le mark allemand ou le dollar américain. Le Cameroun a distribué ça à un certain nombre d'élites qui avaient été choisies, élites commerçantes, élites du secteur de l'agro-industrie, du secteur de la commercialisation. Le Cameroun leur a partagé ces devises et ils se sont donc retrouvés du jour au lendemain comme l'élite chargée de développer l'entrepreneuriat privé. C'est grâce à ça que le Cameroun, par exemple, est en Afrique centrale, l'un des pays du point de vue industriel les plus développés. Le PIB industriel de la CEMAC, pour 60%, ça vient du Cameroun. La production, que ce soit de la bière, que ce soit du sucre, que ce soit de l'huile de palme brute, jusqu'à ce que le Singapourien Olam ne vienne développer 50 000 hectares d'huile de palme, enfin de palmeraies au Gabon, ce qui lui permet d'exporter une partie de l'huile de palme brute ici au Cameroun. Mais avant cette opération qui unit au Gabon, le Cameroun c'était au moins 60 à 70% de la production industrielle de toute la CEMAC, la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale. Donc voilà la démarche que le Cameroun a choisie pour créer ses capitales d'industrie. Le Nigeria voisin n'a pas fait autrement avec le président Obasanjo qui est arrivé au pouvoir en disant, en 1976 ou 77, j'étais déjà au pouvoir, j'ai fait 3 ans, je suis parti, j'ai laissé aux civils. Quand je reviens presque 30 ans après Qu'est-ce que le monde entier devrait retenir de mon nouveau passage à la tête de l'État? Le Nigérian, le président Olusegun Obasanjo, a décidé de créer des capitaines d'industrie au Nigéria. Il en avait décidé, a mis son curseur sur 10. Anthony Olumolowo dans le domaine de la banque, Dangote dans le domaine de l'industrie générale. Ça fait dans le sucre, ça fait dans le ciment, ça fait dans le pétrole. Avec sa dernière raffinerie qui vient d'être créée. Et dans le domaine, par exemple, du transport maritime, il en a créé aussi. Dans le domaine des assurances, il a encore créé. Donc, de mon point de vue, un entrepreneur peut facilement se battre à l'état, lorsqu'il est encore à l'état artisanal, de lui-même. Mais s'il doit pouvoir s'élever et attaquer des marchés hors de ses frontières, il faut forcément et absolument l'intervention de l'État. Parce que si l'État n'est pas là, comment est-ce qu'un Sénégalais peut avoir l'agrément d'importateur de poisson au Cameroun si l'État sénégalais ne sait même pas que cet importateur est ici au Cameroun?
Justement, parlons de cet entrepreneuriat embryonnaire, parce que généralement nous sommes dans une configuration où l'entrepreneuriat, on a à l'aube des années 2000, dans plusieurs pays africains, on a prêché carrément, je vais utiliser l'expression, on a prêché l'auto-emploi et l'entrepreneuriat comme la de sortie, de la porte de sortie face au chômage ambiant, face au manque d'emploi. On avait dit il faut encourager l'auto-emploi et les Africains, à cœur joie, à bras-le-corps, ils ont embrassé, ils se sont lancés dans l'entrepreneuriat. Maintenant, aujourd'hui, on parle justement de la question de comment on relance, comment on lance son entreprise quand on n'a pas d'argent. Les entrepreneurs qui sont connectés sur cette plateforme aujourd'hui veulent savoir, par exemple, comment on peut réussir une levée de fonds. Est-ce que la levée de fonds est idéal pour lancer une entreprise, où il faut actionner sur un levier tout autre pour lancer son affaire, docteur?
Alors, très bonne question. Pour lancer son affaire, j'ai même— je suis un peu paresseux, mais peut-être que sur la plateforme il y a quelqu'un qui serait disposé à financer la production de mon livre. Je me suis rapproché d'une maison d'édition, on m'a proposé une production à compte d'auteur. J'ai estimé que c'était un peu de l'insulte. C'est-à-dire quoi? Intellectuellement, je me farcis le myocarde, l'esprit, la tête pour pouvoir concevoir. J'écris, la production à compte d'auteur veut dire que je vais donc produire parce qu'en fait la maison s'appelle Achète ou je ne sais qui. Et après, maintenant, lorsqu'on a fini d'imprimer, j'achète 200 premiers exemplaires. Je dis mais pour faire quoi? J'ai déjà un petit nom. Donc si je trouve quelqu'un qui est disposé, une maison d'édition qui est disposée à financer. J'ai au moins une vingtaine de livres déjà sur l'entrepreneuriat, sur le management, sur la gestion, sur la mise à niveau des entreprises, sur la levée de fonds, sur le financement syndiqué, sur le crowdfunding. Donc j'ai ces éléments-là. Et votre question me permet donc de répondre, de dire ceci en puisant donc dans un séminaire que j'anime depuis seulement 2004. Donc ça ne rajeunit pas, on est presque à 20 ans. C'est sur l'entrepreneuriat durable. Et quelles sont les caractéristiques d'une idée de projet vendable? Parce qu'en fait, la levée de fonds est postérieure. L'entreprise doit d'abord être conçue. C'est une affaire conceptuelle, comme un bébé. Le bébé est conçu, l'homme donne le gamète mâle, la femme donne le gamète femelle, et puis les deux, le jour où ils se fusionnent, on appelle ça le zygote. Et après le zygote, maintenant, sur les 3 premiers mois, on va parler d'embryon. Après l'embryon, maintenant le fœtus. Après, le bébé va naître. Ensuite, il va grandir, il va être adolescent. Il va être adulte, il va passer à personne de troisième âge. Donc même dans le domaine de l'entrepreneuriat, c'est comme ça que les choses doivent être envisagées. Et en l'espèce, donc je dis, tout commence d'abord par l'idée. L'entreprise que nous voyons aujourd'hui, que ce soit Conforama, que ce soit Microsoft, que ce soit tout ce que vous pouvez citer, c'est d'abord une idée à la base. Et dans mon séminaire, donc je Commence d'abord par indiquer les 3 caractéristiques d'une idée de projet vendable. Une idée de projet vendable doit être premièrement originale. Originale, ça veut dire quoi? Tu te poses ces questions-ci: est-ce que je peux falsifier l'idée? Non. Est-ce que je peux contrefaire l'idée? Non. Est-ce que je peux imiter cette idée de projet? Non. Alors l'idée est originale. Si à chaque fois vous dites oui, ça veut dire que l'idée n'est pas originale. Si vous produisez, vous sortez votre projet, en fait vous aurez travaillé gratuitement pour les autres. Je prends un exemple: quand la téléphonie est arrivée, la téléphonie mobile est arrivée, si les gens faisaient ce qu'on appelait le call box et ils se battaient pour aller confectionner de grands kiosques qui leur coûtaient à peu près 850 000. Une fois que les gens ont vu le principe, là, le process de déploiement, on appelle ça le modèle d'activité dans un call box. Qu'est-ce qu'ils ont fait? Un petit tabouret, un gros téléphone qui est moche à tenir en main pour marcher avec, mais qui passe l'information, et il s'est asseyé là à côté. Vous venez, vous payez 100 francs, allez, vous parliez et vous déposez le truc, l'appareil au sol. Résultat, le coût, c'est le call box, ont pratiquement perdu parce que c'est que ce que l'on fait de confection de ces kiosques-là. Donc à la base, commencez d'abord par demander est-ce que mon idée de projet est originale? Ici original, je passe à la deuxième étape. La deuxième étape, est-ce que mon idée de projet est faisable? Je vais très rapidement. La faisabilité renvoie généralement au niveau des financements à mobiliser pour mettre en œuvre cette idée, le projet faisable. Si je lance un projet pour le cas d'Abidjan, je n'ai rien en plongée maritime. Et on se rend compte que les marchés de plongée maritime interviennent une fois tous les 15 ans. Mais quel est le banquier qui va vous suivre là-dedans? Donc ce n'est pas fait. Et il faut 1000 milliards pour cela, ça sert à rien. Vous mobilisez beaucoup d'argent pour un marché qui n'est pas captif. Donc vous allez perdre de l'argent dans ce cas de figure. Donc quand le projet est faisable, cela indique simplement que le niveau de financement à mobiliser pour sa mise en œuvre n'est pas très élevé, il est moyen, il est accessible. Et enfin, la troisième caractéristique d'une idée de projet vendable est la suivante une idée de projet doit être la solution à un besoin. La mise en œuvre de mon projet permet de satisfaire quel besoin Si je ne peux pas répondre à cela, c'est que ce soit en train de perdre leur temps. Même le financier qui accepterait de me suivre dans cette histoire vont perdre leur temps et nous allons finir au tribunal. Si je me résume en disant, je commence d'abord pas par la recherche de fonds, mais plutôt par mon idée. Est-ce que mon idée de projet est vendable?
Oui.
Et originée? Fais ça, je coche. Deuxième point. Et enfin, est-ce que la mise en œuvre de mon projet, mon idée de projet, est la solution à un besoin? Je spécifie très bien le besoin. Est-ce que c'est un besoin physiologique? Est-ce que c'est un besoin de sécurité? Est-ce que c'est un besoin de reconnaissance? Est-ce que c'est un besoin d'appartenance? Ou alors c'est un besoin de réalisation de soi? J'ai cité très rapidement là quelques 5 niveaux de besoins de la pyramide de Maslow. Alors quand j'ai répondu à cela, c'est fini. Il est original, faisable, solution à un besoin. La deuxième étape maintenant, c'est moi-même. Là j'étais dans ma tête, je reviens maintenant à moi-même. Quelles sont les caractéristiques d'un bon bon promoteur de projet. Le promoteur de projet doit savoir prendre le risque. Et il existe en la matière 3 types de risques le risque du joueur qui est très élevé, il ne doit pas le prendre, et le risque du banquier qui lui est très bas. Le banquier ne prend aucun risque. Le banquier va vous demander un instrument qui lui permet de— son argent qu'il met, ça fait déjà, il réduit le risque. Ensuite, il demande une sûreté personnelle. Donc un avaliste, ça fait un deuxième instrument pour couvrir le risque. Ensuite, il demande une hypothèque, un troisième instrument pour couvrir le risque. Ensuite, il demande une, on appelle ça des lignes de compte garanties, c'est-à-dire vous allez chercher par exemple une compagnie d'assurance qui va vous délivrer la ligne de compte garantie. C'est le cas de la COFACE, Compagnie Française d'Assurance du Crédit à l'Exportation. On peut dire pareil pour Euler, qui est allemand, ou l'autre également qui est italien. Donc les compagnies d'assurance de crédit à l'exportation. C'est une pratique courante dans les pays industriels, dans les pays développés, qui aident donc leurs industries locales à vendre sur le marché international. Alors le banquier, je prenais ce cas pour dire que le banquier ne prend aucun risque. Donc vous, en tant qu'entrepreneur, vous devez éviter de prendre le risque du banquier parce que c'est presque le risque zéro, ou alors le risque du joueur parce que c'est un risque extrêmement élevé. Quel est le type de risque que vous devez donc prendre? C'est ce que nous appelons le risque de l'entrepreneur. Qui est donc comment? Un risque modéré, un risque mesuré, un risque calculé, un risque dont la survenance lui permettra toujours d'avoir des mesures de restauration, des mesures de mitigation telles qu'il ne va pas disparaître entièrement. Prenez le cas de quelqu'un qui a par exemple 20 camions, les Nations Unies le sollicitent pour envoyer, je prends un exemple très simple, 4000 tonnes de produits sur la République centrafricaine. 4000 tonnes de produits à raison de 30 tonnes par camion, ça fait 14 camions et Il prend tous les 14 camions, il met en route pour aller en Somalie. Il peut accepter en disant aux Nations Unies, je le fais, mais ça va se passer pratiquement en 4 voyages. Premier voyage, je mets 3 camions. Deuxième voyage, je mets 4 camions. Troisième voyage, donc je vais progressivement tel que même si je perds 3 camions, il m'en reste encore 14. Même si je perds la deuxième vague de 5 camions, il m'en reste encore une bonne douzaine. Donc voilà comment l'entrepreneur doit faire. Lorsque vous avez traversé cette étape-là, maintenant vous réalisez ce qu'on appelle votre business plan. Le business plan, c'est la boussole de votre activité. Le business plan, c'est cet élément qui va vous permettre d'orienter votre activité, de mieux le comprendre. Et enfin, j'aime bien définir dans le cadre de mes formations le business plan comme votre projet hors de votre tête, parce que le business plan, c'est les idées, certes, C'est votre projet hors de votre tête et très loin de vous. Voilà la définition que je souhaite que vous reteniez de business plan. Lorsque j'ai rédigé mon business plan de production des BRS, boissons rafraîchissantes sans alcool, des produits qui sont disparus d'ailleurs, je voulais parler maintenant le cas de il y en a en grande quantité, mais les gens ne pensent pas souvent à utiliser ça. Pense à un projet comme ça, je le redis ça, je dépose une plateforme, quelqu'un lit mon business plan aux États-Unis et est intéressé à rentrer dans l'action derrière, ça veut très bien dire qu'il a compris. Donc votre business plan est tel que celui qui le lit doit pouvoir comprendre votre projet, comprendre la structuration du projet, comprendre le statut juridique, comprendre également son emplacement, ou alors sa zone d'impact, sa zone d'intervention, les avantages, ou à tout le moins les avantages que les bénéficiaires du projet vont tirer. Et enfin, on appelle ça les conditions financières du projet, c'est-à-dire pour sa mise en œuvre, il faut Et quand même, on a mobilisé cet argent maintenant et on pense immédiatement à la rentabilité. Donc on a 3 ou 4 grands critères qui sont connus dans le monde entier. Ensuite, je vais ajouter quoi? J'ajoute le payback, délai de récupération. Et sans ces unités industrielles de fabrication de BRS à partir du bas au bas, Pourquoi aller le faire plutôt que d'aller acheter par exemple les actions que la Socapalm par exemple a eu à émettre sur le compartiment actions de la Bourse des Valeurs Mobilières du Cameroun, ou alors les actions que la CIE Compagnie Ivoirienne d'Électricité a eu à émettre dans le compartiment actions de la BRFVM, Bourse Régionale des Valeurs Mobilières d'Abidjan, ou alors au Nigeria, ou alors au Ghana. Donc ces indicateurs, quand celui qui est au loin, très loin de moi, à 12 000 km ou bien 18 000 comme à Dallas actuellement, quand il a bien lu mon business plan, il devait pouvoir comprendre le projet. Et quand il a donc compris, on va donc résumer les choses. J'ai commencé d'abord par mon idée de projet vendable. Est-ce qu'il est vendable? Les 3 critères, j'ai déjà résumé: originalité, faisabilité, solution à un besoin. J'enchaîne maintenant avec le comportement. Clés du chef d'entreprise. C'est quelqu'un qui prend des risques, c'est quelqu'un qui fait de la prévision, c'est quelqu'un qui planifie, c'est quelqu'un qui est organisé. Quand j'ai fini maintenant avec le comportement du chef d'entreprise en lui-même, je lance maintenant mon business plan. Mon business plan, une fois moins de moi, celui qui a lu et qui est intéressé par ça, maintenant vous comprenez ça à cet instant-là. Vous parlez donc de la mobilisation des fonds, parce que si lui vient dans mon projet alors que le statut juridique de mon entreprise, c'est par exemple une société à responsabilité limitée, quelqu'un qui est loin ne peut pas avoir plus d'actions là-dedans que moi. Si je suis une société anonyme à administrateur général, l'ORADA dit que c'est tout au plus 3 actionnaires, moi, ma femme et mon premier fils. Donc un étranger qui est à Dallas, qui est à Miami, ou bien à UCLA, University of California Los Angeles, qui serait intéressé par mon projet ne peut pas rentrer là-dedans. Donc parfois quand je pense à chercher des financements loin, je dois jouer sur le statut de mon projet. Généralement, on souhaite que mon projet ait un statut de société anonyme, c'est-à-dire une société par action. Donc celui qui veut rentrer donc là-dedans n'est pas encombré par quelques obstacles juridiques que ce soit. Et quand c'est le cas maintenant, si vous n'avez donc rien aussi à cacher à celui-là, retenez que c'est la transparence qui va être de mise maintenant. Troisièmement, vous pouvez, une fois que vous avez lancé votre projet, vous rendre compte du montant des financements à mobiliser à l'international ou alors dans une bourse. Si c'est sur une bourse, par exemple, dites-vous bien que dans toutes nos bourses ici, que ce soit la Bourse des valeurs régionales immobilières, la Bourse régionale des valeurs mobilières d'Abidjan, ou bien la Ghana Stock Exchange au Nigeria, ou bien Abuja Stock Exchange au Nigeria. J'ai parlé du Ghana, j'ai parlé du Nigeria ou au Cameroun. Retenez très bien qu'on n'accepte pas dans ces marchés financiers ce qu'on appelle des startups, c'est-à-dire vous lancez une entreprise, elle n'a pas encore fonctionné un an, vous voulez aller à la bourse. Généralement, on vous demande de fonctionner au moins pendant 2 ans. Avant, c'était 3 ans. La loi Stocks Exchange. Mais maintenant on a ramené ça à 2 exercices en termes de TAFI, tableau financier de ressources emploi, qui a été remplacé depuis la réforme de 2017 par ce qu'on appelle la TFF, c'est-à-dire tableau des finances. Le fonds reste le même, vous irez là-bas et qui vont permettre aux décideurs de, pour ou non. Donc quand on vous demande donc Si vous ne pouvez pas aller produire ces états financiers, états de synthèse, est-ce que le marché financier qui accepterait de vous recevoir sera à la disposition de tous les actionnaires qui malheureusement ne sont pas forcément au siège de ton entreprise? Je suis allé au Ghana, mais quand je demande aux actionnaires, c'est pour ça qu'on parle de société anonyme, quand je mets dans des actions, quelqu'un peut être en Amérique latine, au Guatemala, et acheter ses actions. Quelqu'un peut être au Nigeria, acheter ses actions. Un autre peut être dans l'océan Indien, à l'île Maurice par exemple, acheter ses actions. Ou le dernier peut être même aux îles Samoa ou bien en Océanie et acheter ses actions. Et qu'est-ce qui l'oriente donc à acheter ses actions? C'est uniquement vos états financiers, c'est uniquement les informations financières que vous voulez bien leur partager sur ce qu'on va appeler les normes prudentielles de gestion de votre activité en termes de solvabilité et de rentabilité. Sur cette base, il peut donc rentrer avec vous et vous aider bien entendu à conduire votre aventure un peu plus loin. Donc si j'ai à me résumer, la levée de fonds, ce n'est pas le début, ça ne commence pas par là. Ça commence d'abord par l'idée. Et quand j'ai l'idée, maintenant je vérifie, est-ce que mon idée de projet est vendable? Si c'est oui, alors je vais vérifier dans la critériorité. Il y en a 3. Est-ce que mon faisable, est-ce que mon projet est faisable? Est-ce que mon idée de projet est la solution? Alors je passe à la deuxième étape, c'est-à-dire analyser les caractéristiques d'un bon promoteur d'affaires, d'un bon promoteur d'entreprise que je suis. Je regarde donc, est-ce que je sais planifier?
Oui.
Est-ce que je sais prendre les risques, c'est-à-dire le risque de entrepreneur? Oui. Est-ce que je sais respecter les engagements accordés?
Oui.
Parce que c'est ça le gros souci. Je vous ai dit tout à l'heure que j'étais expert certifié en entrepreneuriat selon le modèle américain Management System International. Ça sort des États-Unis d'Amérique. Ils nous avaient amené à cette— ils nous ont accrédité à cette formation. Il y avait que 9 comportements clés de ces entreprises qui doivent pouvoir les rendre performants. Mais au niveau de l'Afrique, nous avons été obligés d'ajouter un quatrième, un dixième comportement que nous appelons le respect des engagements souscrits. Chez nous ici, ailleurs, quand quelqu'un te dit qu'il va te payer de l'argent, il n'est pas en train de blaguer, il te paiera. Quand quelqu'un te dit viens lui vendre une marchandise à crédit, il te paiera au bout de 2 mois ou 3 mois ou 10 jours ou 20 jours, il va le faire. Alors que dans beaucoup de nos pays africains, la parole des chefs d'entreprise ne compte pas. L'intention des chefs d'entreprise est toujours malfaisante. Quelqu'un va dire, va vous recruter, vous travaillez. Si vous êtes un cadre, vous êtes censé travailler pendant 3 ans renouvelables une seule fois, et puis votre contrat est mué en contrat à durée indéterminée. Or, chez nous, ce n'est pas ça. Quelqu'un peut travailler pendant 2 ans, on dit bon, on va encore recruter d'autres personnes pour travailler comme toi. Si tu veux, on remet ton compteur à zéro et tu reprends. Nous sommes souvent, en tant qu'auditeurs, allés dans beaucoup d'entreprises où on a vu des gens qui étaient là depuis 10 ans et qui n'avaient jamais été considérés comme travaillaient dans la maison. Et ces gens travaillaient au niveau de la comptabilité, malheureusement, qui avait une— je dis malheureusement parce qu'en fait il faisait du bon travail, un excellent travail. Nous auditeurs avions de la peine à déceler une quelconque faute de travail dans ce qu'il avait fait lorsqu'il avait établi les états de synthèse de l'entreprise, le bilan, le tableau des flux financiers, le compte d'exploitation ou les états annexés. Donc c'est des gens qui étaient très compétents, mais malheureusement Nos chefs d'entreprise verront parfois par leur comportement qu'ils ne respectent pas ce qu'ils disent, et obligés de faire en sorte que les gens travaillent un peu au noir. Donc nous personnellement, pour ce qui est de l'entrepreneuriat moderne, on conseille à ces chefs d'entreprise-là d'être des gens qui honorent, qui respectent des engagements qu'ils ont souscrits. C'est-à-dire quelqu'un rentre chez moi, s'il est un cadre, la période d'essai c'est 3 mois renouvelables une seule fois. Si je ne le veux pas, je le mets à la porte, mais si je le maintiens, son contrat c'est un contrat à durée indéterminée, et désormais il fait partie de mes effectifs.
Et bien plus.
On attire l'attention des chefs d'entreprise que la période d'essai n'est pas la période pendant laquelle on utilise un salarié sans le payer. Le Code du travail, pour ne prendre que le cas du Cameroun, 1900, nous sommes là en 1952, c'est le premier Code du travail qui n'avait pas seulement cours au Cameroun. Ça s'appelait le CTOM, Code de travail d'outre-mer. Donc dans tous les territoires d'outre-mer, pour ce qui était de la France, c'est ce code-là qui avait cours là-bas. Et le Cameroun a voté son premier Code du travail en 1967, le deuxième en 1974. Et depuis 1974, un troisième collègue est arrivé, malheureusement c'est le seul, qui date du 14 août. Mais si je suis un cas de 3 mois renouvelable une seule fois, et pendant la période d'essai, si au 7e mois par exemple j'étais confiné, au 6e mois et au 7e mois on me donne par exemple 500 000, mais pendant la période d'essai j'ai toujours les mêmes 500 000. Nos chefs d'entreprise ne le comprennent pas de cette oreille. Ils ont comme l'impression que pendant la période d'essai, c'est un peu du gratuit entre guillemets. Ça s'appelle du sasailler ici. Les gens peuvent comprendre ça, c'est-à-dire monsieur tout le monde peut manger sans demander combien ça coûte parce qu'en fait c'est la période d'essai. Non, la période d'essai n'est pas une période pendant laquelle le salarié travaille sans être payé. Non, c'est une période pendant laquelle on assiste à deux événements. Premièrement, le salarié vérifie si les conditions d'hygiène et de salubrité dans cette entreprise peuvent lui permettre d'être performant et à la hauteur des attentes que le chef d'entreprise place en lui. Et deuxièmement, le chef d'entreprise, pendant la période d'essai, vérifie aussi si— parce que le diplôme généralement ce n'est qu'une présomption de compétences— donc si l'ingénieur qu'il vient de recruter, l'ingénieur des travaux, l'ingénieur de conception, l'ingénieur général qu'il vient de recruter, est à la hauteur de ses attentes, lui chef d'entreprise. S'il veut par exemple faire de la manganimétrie en interne, est-ce que c'est normal qu'il aille ailleurs alors qu'il y a un grand laborantin chimiste diplômé de l'École de génie chimique et des industries minérales de l'Université de Ganderé? Il va dire non. Si moi j'ai, par exemple, je suis dans le domaine de la foresterie mais je veux virer dans le domaine de la mine, je viens de recruter un jeune diplômé de la jeune école de géologie et d'exploitation minière et sur le terrain le monsieur ne reconnaît rien, il ne connaît pas les, ça s'appelle les indices, les indices minéraliers, que ce soit en termes de gypse que ce soit en termes de cobalt, que ce soit en termes d'or, que ce soit en termes de diamants. Le monsieur ne reconnaît rien de tout cela. On n'a pas besoin de le conserver pendant 8 ou 10 mois. Pendant le, au terme du 3e mois, on peut facilement le mettre de côté. Donc je fais un focus sur le, on appelle ça le stage en entreprise, la période d'essai, pour que les chefs d'entreprise comprennent ce n'est pas pendant la période d'emploi, le salarié n'a pas droit au salaire. Non, non, il doit être payé le plus naturellement du monde. Et si au 3e mois, dès le renouvellement, ça tient pas, vous le mettez à la porte. Mais si vous le maintenez, sachez que son contrat s'est mué en contrat d'essai, en contrat à durée indéterminée. Donc je conclus là-dessus pour dire que la recherche de financement vient, c'est c'est un processus qui intervient en bout de piste après un processus qui a commencé très haut, c'est-à-dire quoi? L'idée du projet, ensuite l'entrepreneur lui-même, ensuite maintenant on a son business plan qui peut quantifier le volume de financement dont j'ai besoin pour la mise en œuvre de mon projet. Et une fois que cela est fait, je peux donc savoir quel est le nombre d'actions que je vais aller mettre sur le compartiment des obligations, le compartiment des actions, dans le marché financier. Et les gens qui ont donc acheté ces actions devient donc copropriétaire de mon entreprise et je dois avoir donc de bons comportements vis-à-vis d'eux. Je ne suis plus une entreprise, une société de personnes, mais plutôt une société de capitaux. Et il y a un comportement que je dois afficher vis-à-vis de mon avant en achetant des actions pour entrer dans le haut du bilan de mon entreprise.
Merci, merci beaucoup, docteur Jean-Marie Bédaye. Il nous reste une dizaine de minutes à passer ensemble. Quelques questions, docteur. Quelles sont les bonnes orientations pour un jeune entrepreneur qui a de belles idées, qui manque de moyens pour les matérialiser, tout en ayant en tête la notion de planification, prévoir l'organisation du contrôle, de gestion de risque? Comment arriver à immortaliser son idée quand on n'a forcément pas de l'argent?
Comme je l'ai dit tout à l'heure, regardez d'abord l'idée, parce que je vous ai dit toutes les idées de projets ne sont pas vendables. Une idée de projet qui n'est pas originale, elle sera pas vendable. Une idée de projet, je vous prends un exemple. Actuellement, dans le monde entier, le gaz carbonique est en train de poser de graves soucis à tous les donateurs. Imaginez-vous que vous lancez votre projet maintenant, le gaz carbonique c'est O2, et vous trouvez donc une méthode qui vous permet d'enlever le O2 pour mettre le H2. Donc vous êtes en train de transformer le gaz carbonique, qui est une solution, à un combustible. Donc à partir de votre gaz carbonique, vous fabriquez non seulement l'oxygène à part, mais vous fabriquez également, vous parvenez par exemple à connecter le H2. C'est-à-dire quoi? Le gaz carbonique est un problème pour les uns et pour les autres, mais pour moi c'est une source d'énergie. Mais le premier, toutes les banques sont disposées à vous financer. Je vous prends un autre exemple un pays comme le Kenya, pour ce qui est de sa capitale Nairobi, 30% de son énergie consommée là-bas, c'est de l'énergie à partir de la biomasse. C'est-à-dire quoi On prend les ordures ménagères, on les incinère, et puis on sort de l'énergie par là pour alimenter les maisons, pour alimenter même une partie des industries, sans oublier maintenant l'éclairage public. Regardez dans des pays qui n'ont pas conçu cette démarche-là, les déchets, les ordures ménagères restent encore un boulet pour eux. C'est-à-dire il faut payer quelqu'un pour venir ramasser et aller jeter tout simplement. Or quand celui-là jette, ça dégage des bulles de soufre. Qui fait ça? Qui capte donc cette bulle à travers ton chien? Quand on a jeté ses ordures, liquide qui coule qu'on appelle le jus de la décharge, ça s'appelle techniquement le liquide Et enfin, je vous prends un autre exemple pour demander aux jeunes de mettre l'accent sur l'originalité. J'encadre à peu près 400 PME que je forme depuis ces 20 dernières années. Et parmi ces PME, une petite étude qui a consisté à leur dire, à les séparer en 2 groupes.
Groupes.
Premier groupe, 5 PME, on leur a dit une fois que vous récoltez votre cacao, vendez ça hors champ. Le kilogramme était vendu à 1000 francs. Deuxième groupe, on leur a dit on va faire une transformation. Premièrement, nous avons fermenté le cacao et comme nous avons un niveau de technologie sommaire, le jus qui sortait de là s'est déversé dans la nature. Si nous avions une technologie plus évoluée, nous aurons pu capter également ce jus-là pour fabriquer le jus de cacao, pour fabriquer le whisky de cacao. Ça, voilà une ressource qui a été perdue parce que notre niveau technologique est sommaire. Mais la deuxième étape maintenant, ça a consisté à sécher le cacao comme tout le monde. Au lieu de le vendre, nous avons broyé, nous avons obtenu la poudre de cacao. Deuxième étape, nous avons obtenu le beurre de cacao. Avec 5 kg de beurre de cacao, nous vendons, à l'époque nous soldions avant que beaucoup de gens ne rentrent là-dedans pour produire, on était à 15 000 francs quand nous soldions. Avec 5 kg, on obtenait 3 kg de beurre de cacao et 3 kg de poudre de cacao. La poudre de cacao, quand nous la soldions, c'était à 2 000 francs, fois 3, ça fait 6 000. Le beurre de cacao, le kilogramme soldé, 1 kg à 15 000, fois 3 kg, ça faisait 45 000, plus 6 000, ça faisait 51 000. Regardez, dans le premier cas de figure où il y a pas eu de originalité. On a récolté, on a séché, on a vendu, on a obtenu 5000 francs. Dans le deuxième cas où il y a eu un peu d'originalité et on a pensé à la transformation, on est passé à 51000. Donc à un jeune, je lui conseillerais davantage de mettre le curseur sur l'originalité de son projet. Si son projet n'est pas original, son projet n'est pas faisable, son projet ne répond pas à un besoin, pour moi il est en train de perdre du temps. Il va rarement trouver un financier. Que ce soit financier classique, que ce soit une tontine, que ce soit des institutions financières non bancaires, que ce soit un certain projet étatique. Je vous prends le cas dans un pays comme le Bénin, le Togo, ou bien au Cameroun, il y a un guichet au niveau de l'Allemande qui apporte à l'échelle micro, c'est-à-dire quoi? Quelqu'un qui veut développer une petite porcherie derrière la maison, on peut lui apporter un appui jusqu'à de 500 000 ou 650 000, c'est-à-dire 1000 euros. Merci. Même ces gens qui ne font pas des financements, qui font ce qu'on appelle techniquement des financements à fonds perdus, ne seront pas intéressés à vous suivre dans votre projet une fois qu'il est établi que ce n'est pas original. Parce qu'un projet original dure, un projet original met beaucoup de temps sur la durée. Regardez que tous les projets qui étaient nés sur la base de l'imitation On vient disparaître. Je vous ai pris l'exemple de quelqu'un qui veut par exemple faire le call box, il constitue tout un kiosque qui lui coûte beaucoup d'argent, il s'enferme là-dedans et il essaye un peu de vendre je ne sais quoi. Des gens peuvent facilement imiter son projet et le marché captif qui lui était réservé sera désormais partagé entre lui et tous ceux qui ont imité son projet. Or, quand ils ont imité, ils lui ont pas versé les droits d'auteur. Ils n'ont versé aucun, aucun frais, aucune prime, ce qui fait qu'il aura donc travaillé pour ces gens-là. Donc un jeune qui se lève, pour moi, chaque fois qu'il y aura une idée de projet original, il y aura toujours un financement pour vous suivre. Il y a pas de débat. Par contre, si vous faites ce qu'on appelle— j'ai été à la fonction publique avec un frère, nous avons été appelés à faire valoir nos droits à la retraite, on nous a payé nos primes, 3 millions. Nous sommes allés au quartier, nous avons vu une femme qui avait une petite machine à pop-corn, qui qui avait un modèle d'activité extrêmement sommaire. On branche au mur, on met les pop-corn, le maïs à l'intérieur, ça éclate, ça éclate, on appuie un petit bouton en bas, ça sonne en dessous et on lance ça 50-50, on vend. Si nous tous nous voulons fonctionner en ce thème, il est certain qu'au bout de 6-7 mois, ça ne va plus marcher. Le frère a acheté un taxi, allez, j'achète aussi un taxi comme lui. Et nous étions peut-être 200 à être appelés à valoir nos droits à la retraite. Voilà 200 taxis qui arrivent dans la ville comme ça, aucune étude n'a été faite, aucun business plan n'a été fait, aucun compte d'exploitation n'a été dressé. Allez hop, nous allons perdre de l'argent comme ça. Donc pour moi, lancer son projet, ce n'est pas toujours mauvais de se référer à un spécialiste, le spécialiste qui parfois peut mettre ses frais en mémoire. C'est-à-dire quoi? Le monsieur dit, pour faire votre business, 25 millions, vous ne les avez pas, mais dans l'immédiat, là, vous allez me donner 1 million de francs pour les 24 millions. Je mets en mémoire. Comme je crois au projet, une fois que le projet va fonctionner normalement, dès le retour à meilleure fortune, je vais me faire payer sur les 24 millions que j'avais mis en mémoire, peut-être même avec un bonus en plus, parce qu'en fait j'y ai cru. Si je ne m'étais pas engagé, on se serait pas, on ne serait pas allé loin. Donc pour moi, se lancer dans l'entrepreneuriat, c'est une bonne chose. Se faire accompagner écoutez beaucoup les spécialistes, écoutez beaucoup les experts, c'est encore une très bonne chose.
Merci beaucoup, docteur. Je pense que c'était la question venait de Sylvie Bintou. Je pense qu'elle a, Sylvie Bintou Kalambaï, qui est plus d'ailleurs décédée, je pense qu'elle a eu la réponse à sa question. Il y a aussi une autre question. Bonsoir docteur, déjà merci pour cet enseignement magnifique. Pour ceux qui sont à court d'idées originaux à mettre en œuvre Que pensez-vous des modèles de représentation comme les franchises, les BPO, à savoir Business Processing Outsourcing, pour entreprendre?
Non, non, ce qu'il est en train de dire, je partage pas cet avis. La franchise, ce n'est pas que quelqu'un soit à court d'idées. La franchise même, c'est quoi très rapidement? La franchise, c'est une sorte de catalyse, une sorte de catalyseur pour votre activité. Je vous prends un exemple, c'est sans publicité. Dans un pays comme le Cameroun, dans les années 60, le Cameroun se rend compte qu'il n'a pas d'établissement d'hébergement. Allez construire un hôtel à cette époque, on dit hôtel quoi? Vous dites hôtel Ékwala, hôtel Arista, hôtel Tambo, hôtel Aladji, mais on ne vous connaît nulle part. Davantage parce qu'en fait le Cameroun avait une flotte qui faisait facilement 1 million, 1 million et demi de passagers à l'année. Donc quelqu'un qui est en France, qui connaît déjà le Méridien, qui connaît déjà le Sheraton, qui connaît le Hilton. Quand il veut venir ici au Cameroun, il pose simplement la question à son voyagiste, mais est-ce qu'il y a dans le Big Five, le Big Five, est-ce que les Big Five sont représentés au Cameroun? Oui, il y a le groupe Ibis là-bas, il y a le groupe Accor là-bas, il y a le Mérina, il y a le Hilton, il y a le Sheraton. Tout de suite c'est fini. Donc la franchise vous permet donc de gagner ce marché captif-là sans avoir à envoyer quelqu'un en France États-Unis, en Belgique, pour faire la promotion de la présence d'un nouvel établissement d'hébergement ici chez vous. Donc le gars qui est en Belgique, qui est à Londres, qui est en Angleterre, qui est aux États-Unis, au Canada ou à Melbourne, chaque fois qu'il pense à la destination Cameroun, ce qui lui traverse l'esprit, c'est un Sheraton, c'est Hilton, c'est Radisson Blu. C'est comme ça que ça se passe. Donc la franchise consiste donc à aller dire à ces gens-là, oui, je viens de construire le chez-moi ici, mais sans son nom. On dit, OK, un exemple, on en a 33 ici en Afrique. Je viens de construire mon hôtel à Bonadio. On dit, OK, qu'est-ce qui se passe? Vous prenez donc au nom et vous payez, vous nous payez, donc c'est un exemple, 100 000 francs à la fin de chaque mois. Mais la condition, c'est que vous devez prendre tout chez nous. C'est nous qui allons donner les couverts, c'est nous qui allons donner toute la literie, c'est nous également qui allons former le personnel, c'est nous qui allons mettre sur pied le logiciel, le système d'information de gestion de toutes les recettes, de la trésorerie et même des aspects extrêmement financiers dans le domaine. C'est nous qui allons le faire si vous signez ce contrat-là terminé. Donc la franchise n'est pas une démarche pour ceux qui n'ont pas d'idée de projet, non, au contraire, c'est pour ceux qui ont déjà un projet mais qui veulent donc booster les performances commerciales de ce projet. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle vous voyez que quand vous vous êtes dans une structure de franchise, au bout d'un certain temps maintenant vous enlevez, vous ne payez plus la franchise. Voilà, on dit facilement Hôtel Samoa, les gens savent ce que c'est. Mais à l'époque c'était le Nouveau Hôtel à Yaoundé, c'était le Montfeuille Sofitel. Si vous alliez à Bétoit, il y avait encore le Nouveau Hôtel là-bas, il y avait le Misao Nouveau Hôtel, tout ça. Mais avec le temps, une fois que c'est déjà connu, vous pouvez donc vous libérer de la franchise et faire valoir uniquement votre nom parce que c'est depuis 20 ans, depuis 10 ans, depuis 15 ans, des gens savent déjà qui vous êtes. Voilà. L'intérêt de la franchise. Donc pour lui répondre, la franchise c'est même faire preuve de beaucoup de conception, mais il faut d'abord que le travail ait été bien fait à la base. Sinon, le, là oui, cela, donc s'il obtient la franchise, on va l'appeler le franchisé, et celui qui donne la franchise on l'appelle le franchiseur. Le Hilton va rarement accepter de donner son nom de Hilton qu'on a collé sur un établissement d'hébergement qu'on a construit dans les bas-fonds, dans un quartier marécageux. Le Sheraton va rarement accepter de donner son nom, qu'on aille accoler à un établissement d'hébergement qui est dans un quartier malfamé. Le Radisson Blu qui est en train d'être construit ici à Douala, alors que c'est déjà en terminaison très rapidement, c'est— retenez donc très bien que c'est même une chance pour vous que les franchiseurs fassent de vous leur franchisé. Donc il faudrait que vous ayez déjà fait preuve de quelqu'un qui est à la hauteur des attentes de ces gens-là, parce que vous n'imaginez pas, Hilton, quelqu'un arrive là-bas et il a besoin qu'on lave son habit dans un pressing en interne. Dans le pressing, c'est en interne, ce n'est pas dehors. Il y en a pas. Il a besoin d'un téléphone depuis sa chambre en tant qu'Elton, il y en a pas. Il a besoin de regarder un film dans sa chambre, il y en a pas. Ce n'est pas possible. Donc je conclus là-dessus pour dire que par rapport à la question qu'il a posée, aller même vers la franchise, c'est avoir déjà traversé le cap d'un startupper. C'est-à-dire que vous avez déjà un nom, vous avez pu faire vos preuves, et puis c'est sur la base de cela que vous allez donc voir le franchiseur. Mais je conclus aussi, pour aussi arriver que certains franchiseurs t'accompagnent dans l'opération. Vous prenez la CNPS au Cameroun qui a déjà un grand immeuble et il veut transformer ça en hôtel Radisson Blu. Et quand il fait donc venir Radisson, ok, ça vaut le coup. Mais si vous n'avez pratiquement rien, foncez vers un franchiseur pour devenir sont franchisés, c'est souvent très difficile. Ça relève d'une— oui, ça devient très compliqué. Généralement, c'est souvent possible quand c'est uniquement dans les salles de classe, c'est-à-dire dans les amphithéâtres comme ça.
Merci beaucoup, docteur. Je pense que le code supérieur montre la réponse à sa question. On va prendre une autre question, je crois la dernière. Dans le chatroom avant de prendre en présentiel. Que pense le docteur de l'intelligence artificielle dans le domaine, dans le commerce en Afrique? Doit-on continuer à fonctionner à l'ancienne?
Disons que l'intelligence artificielle peut beaucoup plus être bénéfique dans les industries de services. Je vous prends un exemple. Je viens de finir une mission de mise à niveau dans une PME camerounaise qui opère dans le domaine des communications électroniques. Généralement, lorsque un client des grandes entreprises a besoin d'un service, va passer chez elle. Alors Orange va donc, l'entreprise dans laquelle j'étais faire la mise à niveau, niveau pour dire bon, va donc sur le terrain et puis tu fais ton diagnostic, tu viens me dire si ce que ce client est en train de demander est possible. Et il revient et le monsieur reste là pendant parfois 2, 3, 4 jours à faire son rapport de terrain avant d'envoyer. Alors que, et là je le dis parce que c'est un dossier sur lequel je suis, nous envisageons développer pour le compte de cette PME un logiciel à l'image par exemple de ChatGPT d'intelligence artificielle, si bien que quand le monsieur va sur le terrain, il a tout programmé. Le jour où il rentre, il rentre par exemple dans la ville, il est allé à Sambélima, il a fait tout son travail, il est rentré le week-end. Le lundi, pendant les 30 premières minutes de la journée, il a simplement imprimé son rapport que le logiciel d'intelligence artificielle lui a permis de monter. Il corrige quelques fautes là-dessus immédiatement, il imprime normalement et il envoie sur le Donc c'est dans ces couloirs-là que l'intelligence artificielle, de mon point de vue, peut être un atout très déterminant. Parce que ne l'oubliez pas, l'intelligence artificielle est adossée sur l'informatique. Or, vous voyez que le monsieur qui a énormément bénéficié de l'informatique s'appelle Bill Gates. Pourquoi? Parce qu'il va tuer l'informaticien, c'est celui qui était en train Le ChatGPT, c'est quoi? Il dit non, tu ne peux pas comprendre, c'est très compliqué parce qu'en fait on a monté ça sur un SGBDHR, système de gestion de base de données hiérarchique relationnelle. Tu ne comprends rien. Est-ce que tu comprends? Toi-même tu dis que tu ne comprends pas. Il était content de ne pas te faire comprendre cela. Mais regardez tout ce que les gens font. Tout le monde est photographe aujourd'hui, tout le monde peut snapper, tout le monde peut streamer. Parce que quoi? Le monsieur a démystifié il a essayé de nous donner donc une configuration utilisateur qui est très conviviale. Mais tout ce qui se passe derrière maintenant, c'est-à-dire les lignes de code qu'il faut, entre guillemets, les lignes de code qu'il faut produire, le système qu'il faut concevoir, tel élément, telle formule qu'il faut prendre, tel autre pour encoder ou décoder, non, non, l'utilisateur n'est pas intéressé par cela. Donc de mon point de vue, si l'intelligence artificielle va aller dans le commercial en étant très compliquée, ce serait de mon point de vue une perte en termes d'investissement. Je reviens chez vous, allons dans nos entreprises. Quelqu'un arrive, on dit badge avant de sortir, badge avant d'entrer. Mais quand il l'a fait 2 ou 3 fois dans la journée, il est énervé, il ne veut plus. Considérez que l'intelligence artificielle, c'est en fait une culture à la base. Or, notre culture va dans le sens de dire que non. Un exemple simple, on rend visite à quelqu'un au travail et non chez lui. Oh, tout le monde sait qu'il est au travail. On dit mais ça fait quoi? C'est le travail, ça ne finit pas. Je vais aller le voir là-bas. Pas pour lui parler du travail, mais pour parler des choses totalement à l'extérieur du travail. On se met dans la papauté, on discute des choses qui n'ont rien à voir avec son travail. Et parfois, lui, il n'est pas gêné. Et c'est pour ça que beaucoup de nos entreprises ne sont pas très performantes. Donc pour moi, dans nos activité humaine, il faudrait que cela aille beaucoup plus dans les secteurs où le niveau même est déjà un peu élevé. Parce que quand vous allez dans une entreprise où on fait la programmation, dans une entreprise d'ingénieur Quelqu'un? Docteur, vous êtes muté. Allô? Oui, donc voilà ma position par rapport à la généralisation de l'intelligence artificielle.
Merci, merci beaucoup, Docteur Jean-Marie.
Bien sûr, que la limiter d'abord dans l'environnement ou bien des techniciens supérieurs ou encore— oui, OK.
Merci beaucoup pour cette réponse, docteur. Je pense que c'était la réponse à la question de Josiane du côté de la France. Merci beaucoup, grand docteur, vraiment bravo. Voilà, elle répond de la France. Il y a une dernière question, une autre, vraiment ça sera la dernière dans le chatroom cette fois-ci parce qu'il y a tellement de questions. Quels sont les critères ou les qualités essentielles que vous considérez comme décisifs lors du choix d'un partenaire commercial et quelles sont les erreurs à éviter dans ce processus de sélection, docteur?
Alors, lorsque je vais chercher un partenaire, il faut que je fasse un effort de connaître un peu ce partenaire. Parce que si j'apprends seulement que non, voilà monsieur qui est disposé à acheter tout ce que vous avez ici au Cameroun ou en République centrafricaine ou au Gabon, et puis il va revendre ça parce qu'il a une centrale d'achat en France, si je n'ai pas d'informations sur ce monsieur, c'est très dangereux. Donc premièrement, Faire la recherche documentaire sur ce partenaire-là sans se fier uniquement sur les informations qu'il m'aura données. Deuxièmement, faire également ce qu'on peut appeler une sorte de due diligence. Ça veut dire quoi? Ce partenaire n'a toujours pas connu que du succès dans ce qu'il fait, donc je regarde quelques gens avec qui il était déjà en relation d'affaires, ou alors quelques-unes des références dans ses prestations ailleurs. Je peux, je prends un exemple, je vais chercher un partenaire qui va m'aider par exemple à mettre sur pied un pont bascule à l'entrée de mon usine. Il est fabricant de ces ponts bascule. Je peux regarder ailleurs également que non, tous les ponts bascule qu'il met, c'est très sensible, ça fonctionne très bien, mais au bout de 24 ou 25 mois comme ça, ça devient très insensible. C'est-à-dire quoi? Les gens qui viennent acheter l'huile chez moi viennent avec des camions de 36 tonnes, donc ils montent sur le pont bascule, on note le poids avec vide, il passe, on charge l'huile également, ils viennent remonter et je fais la différence entre poids total autorisé à charge et poids vide. Je vois dans la charge utile qu'ils ont transporté, je facture. Aussi, cet appareil, que c'est au bout de 24-25 mois, perd sa sensibilité. Ça veut dire que je vais me retrouver au niveau de mon produit, je prends le cas de très bienvenue, le palme brut, parce que l'entreprise dans le secteur formation du palme brut, je serai donc en train de vendre pratiquement à perte. Je peux être porté à accuser mes collaborateurs qui sont là, qui volent, alors qu'en fait c'est l'outil de métrologie que j'ai mis en place qui avait quelques déficiences depuis l'usine. On pourrait dire que c'était une de doper l'option, ça va être sensible pendant les 24 premiers mois. Mais à partir du 25e mois maintenant, ça va les tourmenter jusqu'à ce qu'ils reviennent encore racheter l'autre qui malheureusement est dans la même configuration. Donc premièrement, deuxièmement, troisièmement, me faire accompagner par un expert. Et voici un qui est en train de vous parler en matière de négociation. L'entreprise que j'ai eu à mettre à niveau là, je leur ai proposé, il y a toute une grosse mission où je vais former plein de leurs cadres en matière de négociation. Parce que négocier avec un partenaire, ce n'est pas toujours une affaire assez aisée. En retenant que le partenaire, il vient, s'il vient chez vous et il vous prend à zéro sous, il ne va pas cracher dessus, il va pas cracher dessus. Donc quand le partenaire vient vers vous, il vient dans l'optique de pouvoir gagner un peu plus que vous. Donc qu'est-ce que vous avez à faire? Le plus naturellement du monde, vous vous faites accompagner par un expert de ces questions. Bon, puisque je suis avec vous, je vais encore donner quelques biscuits pour ceux qui nous suivent. Avant que vous ne partiez, arrangez-vous à vous mettre sur l'Atlantin. Si c'est une paire de chaussures en peau de grenouille de mer ou un pantalon en tissu Prince de Galles ou une cravate en fuchsia, n'hésitez pas. La première impression compte énormément vis-à-vis du partenaire qui est en face de vous. Mais si vous venez le premier jour là, les cheveux ébouriffés, c'est quoi, j'ai perdu ma femme, mon enfant a avalé la lame de rasoir, vraiment il est en prise en charge intensive à l'hôpital général de ci ou de ça, le partenaire qui est en face n'a cure de tous vos problèmes. Quand vous le faites, vous vous affaiblissez vis-à-vis de lui. Or vous devez aller devant lui en tant qu'un lion, en donnant comme l'impression que vous n'avez même pas besoin de lui, c'est lui qui est en train de forcer Donc vous présentez tel que physiquement on ne va pas avoir une quelconque faiblesse de vous. Voilà le troisième conseil que je vous donne. Et quatrièmement, maîtrisez le dossier sur lequel vous allez lui proposer le partenariat et faire un effort d'avoir à citer un, même dans une moindre mesure, entre guillemets, un bluffé si c'est possible. Vous pouvez citer peut-être 2 ou 3 exemples qui ont déjà été faits à gauche ou à droite. Pas le bluffer, pas pour aller dans le sens du mensonge. Bluffer, ça veut dire quoi? Un exemple simple, il y a un partenaire qui va venir installer une ligne de raffinage de la palmisterie et il vous dit 4 tonnes métriques par rafale. Or, une rafale tient sur 2 semaines, donc on est autour de 8 tonnes par 4. C'est le premier, assez de matières premières. Vous allez dire que non, non, je peux compter sur leur production, ou alors saturer la capacité de production de cette ligne de palmiste liquide que tu es en train de mettre en place. Vous devez bien connaître le produit que vous allez présenter. Mais en même temps, c'est son intérêt, et de vous montrer un peu, de créer un sentiment de rareté. Prendre l'habitude de lui parler toujours en, on va dire, en extension. Vous voyez, nous au Cameroun, nous au Cameroun, non, nous en Afrique au sud du Sahara, retenez bien le Ghana, j'ajoute le Niger, j'ajoute le Togo, je peux traverser en allant même au Kenya. Quand vous le baladez dans cette sphère dans cette circonscription assez large où il voit facilement 200-500 millions de consommateurs. Je suis dans un pays, les voitures vont chez nous une fois tous les 3 jours, il n'y a pas d'électricité là-bas, on sait que les panneaux solaires et quand la batterie d'accumulation est gâtée. Si vous dites tout cela, c'est de nature à le repousser. Donc vous vous présentez sous votre beau jour, plus beau jour physique, et vous soignez votre langage. Vous faites un effort d'être fluent, en anglais on aurait dit fluent, c'est-à-dire d'être éloquent, d'être loquace. Vous lui montrez que vous avez une totale maîtrise du sujet que vous êtes en train d'évoquer. Et ne pas être dispersé, parce qu'en fait si vous avez déjà donc ces lignes de raffinage de palmiste pour dire que non, il faut sortir maintenant de cette histoire pour aller parler également faire des choses avec les plumes. Vous êtes maintenant dans les plumes. Ensuite, dans sa tête, il va dire voici quelqu'un de dispersé. Je voulais d'abord qu'il y ait un point d'ancrage dans nos négociations. On va commencer d'abord par les lignes de raffinage dans la palmisterie et après maintenant on parle ailleurs. C'est beaucoup courant chez les Chinois parce qu'on dit qu'un voyage de 1000 km commence par le premier pas. Donc c'est le premier pas qu'il veut faire. Il faut que ce premier pas soit le pas pivot, le pas à partir duquel on peut maintenant tout faire. Or, et on est malheureux aussi, qui trop embrasse mal étreint. Si vous envisagez les choses telles que le premier jour il va venir avec 1001 produits, or il peut aussi arriver que parmi les produits qu'il veut vous proposer, il y en a dont l'importation est soumise à à déclaration préalable, à obtention d'un visa. Résultat de course, il peut vous dire finalement son intérêt peut glisser de ces lignes de la palmisterie vers les lignes de mandarine, comme vous avez dit que vous faites tout. Et il repousse, donc il reporte dans les délais de négociation. Donc quand bien même il vous parle de mille et une choses, acceptez tout cela, mais concentrez-vous sur l'élément sur lequel vous avez suscité son intérêt, quitte à ce que ce soit lui qui dise maintenant bon l'ordre de priorité maintenant, commençons d'abord par la mandarine. Et dans ce cas également, vous arrangez à être d'abord indépendant de lui parce qu'on voit souvent quelqu'un qui veut négocier. Le partenaire est venu peut-être de l'étranger, il va chercher ses amis au quartier, il vous fait boire et ensuite il dort à son hôtel. Et le matin, il dit non, non, est-ce qu'on ne peut pas trouver un machin là? Tu vas c'est une voiture, peut-être même ta voiture, tu déguises, tu mets maintenant une location à charge pour lui. Par contre, si lui il a voulu vivre un instant, vous le prenez, vous l'amenez dans votre maison à l'ouest. Quand il arrive là-bas, vous dites que non, c'est ma maison de campagne ici, ça coûte entre 150 et 300 millions chez moi pour l'entretien. Dès la perception qu'il avait de vous et beaucoup de choses, mais pour les, d'abord seulement qu'il légalise cela. Donc au départ il me dit non, non, non, non, il faut que montrer ma bonne foi, qu'on va continuer dans cette négociation. Si vous voyez l'ordinateur, j'avais simplement mis soit le disque dur externe, il y a rien là, je vous le donne comme signe de consécration de notre partenariat rien, rassurez-vous, comme je rentre là, notre, nos affaires vont aller très vite. Et négligemment, vous pouvez appeler un de vos enfants, OK, ça peut l'aider, faut lui donner ça, même si vous allez récupérer après. C'est-à-dire garder la tête haute. Malheureusement, et j'ai souvent eu la chance d'assister à certains de ces événements où beaucoup de nos frères vont souvent se coucher. Quand vous vous couchez déjà devant ce partenaire, parfois qu'est-ce qu'on envoie? On n'envoie pas le décider on envoie peut-être le 5e collaborateur dont sa voix ne porte pas. Quand vous vous couchez déjà devant lui, vous croyez que c'est lui-même qui va aller demander à ce que vous voyez son PDG ou son patron qui a 5 N+5 au-dessus de lui? Pas du tout. Donc en matière de négociation, un moment c'est une affaire personnelle. Il y a ce que je vais appeler l'influence. Il y a de l'influence ici où tu vas regarder sur le monsieur qui est en face et il va vous regarder. Et quand j'ai fini de leur Si vous me demandiez le facteur clé pour des partenariats en votre faveur, je mettrais la communication, l'éloquence. Oui, oui, le monsieur qui va négocier maîtrise ce qu'il est en train de dire, qu'il est dans une même mesure. S'il n'est même pas très intelligent, il n'est pas très local, ce n'est pas très éloquent, il y a 2 ou 3 éléments, il va avec ses équipes, ce n'est pas une mauvaise chose. Là, je vais vous parler, nous avons un établissement d'hébergement dans notre complexe. Nous avons une palmisterie, nous avons une confiturerie, et puis nous avons maintenant un incinérateur de tous les déchets que nous avons ici, la biomasse, pour produire l'énergie pour notre usine. Pour cela, maintenant, on va commencer par parler donc justement de la production d'énergie à partir de la biomasse. Voici notre ingénieur qui va vous édifier sur ce projet qui a 3, 4, 5, voire 6 ans d'âge chez nous maintenant. Et après, donc, vous jouez un peu à une sorte de modérateur avec vos équipes. Et là où je nous vois malheureusement, le monsieur dit mais ce gars-ci, 200 000 par mois, comment je vais payer l'avion? Il va dormir, je n'engage parfois des croyants que la cause c'est ailleurs. Non, la cause c'est nous-mêmes. Nous n'avons pas pu constituer notre équipe parce que n'étant pas très loquace, n'étant pas très éloquent pour pouvoir négocier vis-à-vis d'un partenaire qui vu un intérêt à venir investir dans nos—
Merci beaucoup, docteur Jean-Marie Biada. Je pense que le coach Jordan est satisfait de la réponse à cette question. On va très rapidement prendre la dernière avant de partir. Il est déjà 15h passées de 45 minutes, nous sommes allés au-delà du temps qui nous était imparti. Coach Don Joseph Patane, votre main est restée debout pendant très longtemps, je m'en excuse. Allons-y très rapidement, s'il vous plaît.
Bien, merci coach. Et puis bonjour au docteur Diada, que nous avons souvent l'occasion, seulement l'occasion de suivre par les médias. On le suit à distance et aujourd'hui c'est un honneur qu'il soit là et on a l'impression qu'on partage le même plateau que lui. Et merci surtout docteur pour cette masterclass qui a répondu à certaines de mes préoccupations déjà. Et je vais quand même, je vais me prêter au jeu des questions-réponses. Que pensez-vous des plateformes de capital risque? Ça, c'est la première question. Et la deuxième, étant donné que par exemple dans notre pays et dans certains pays aussi, on parlait de plus en plus d'import substitution dans un écosystème de précarité financière, comment pensez-vous que cela puisse être possible? Avec des États qui forcément n'accompagnent pas. Et pour nous au Cameroun, parler d'import substitution, nous tenons compte forcément de l'hétéroclasie du Tchad, de Centrafrique, et on peut même faire une extension jusqu'au Soudan. Qu'est-ce que vous pensez? Comment pensez-vous que nous pouvons, que cela puisse être possible pour que nous prenions des mesures dès maintenant. Merci.
Alors, merci également de me statuer de mon vivant. Je vous fais une confidence, coach, je vous fais une confidence, que je suis allé hier dans un forum. En fait, c'est une foire qui avait été organisée, une exposition dans le cadre de l'entrepreneuriat féminin soutenu par une organisation du système des Nations Unies. C'était du côté de Douala, sur la plateforme aéroportuaire. J'ai été par moment passablement déçu.
Pourquoi?
Parce que je suis arrivé là-bas, j'ai été accueilli comme une superstar américaine alors que moi je me prenais pour un modeste citoyen ordinaire. Ils sont très nombreux qui étaient venus faire des selfies avec moi. C'est pas ça, mais les taux, ce n'est qu'en Côte d'Ivoire. Le public suit un peu le message.
Vous êtes le premier médecin de l'économie et de la fiscalité.
Voilà, le public nous suit. Alors, 2 questions. Première question, vous avez parlé des plateformes de capital risque. Oui, voilà. Le capital risque dans notre environnement a de la peine à prendre parce que le capital risque Généralement, les, on les appelle les risques investisseurs. Les risques investisseurs, quand ils rentrent dans votre entreprise, ils prennent maximum 4 postes. Premier poste, si vous avez un poste de président du conseil d'administration, ils sont vice-président du conseil d'administration. Deuxième poste, directeur général. Troisième poste, directeur financier. Et quatrième poste, directeur des ressources humaines. Si vous ne voulez donc pas, il laisse, il vous laisse de vice-président et il reste avec directeur général. Ce triangle-là ne bouge pas directeur général, directeur financier, directeur de ressources humaines. Pourquoi directeur de ressources humaines Pour s'assurer de la capacité, de la qualité des ressources humaines qui recrutent pour venir gérer leur argent. Financier pour pouvoir bloquer tout ce qui est comme sortie d'argent. Parce que généralement, le niveau de ressources en interne, il y a eu, je vais appeler ça, pour ne pas être, pour être pudique, parce qu'en réalité c'est quoi, les gens volent de l'argent. C'est-à-dire, et là c'est un expert en accompagnement de PME qui parle, vous vous battez pendant 8 mois pour qu'on mette une ligne de 40 millions à la disposition d'un opérateur économique. Malheureusement, ça tombe au mois de mai 2024. Le bon monsieur prend la moitié, il fonce en France pour aller suivre les Jeux olympiques pendant un mois. Et quand il rentre maintenant, sa femme commence à bouder, il prend encore 15 millions dessus, il lui a dit tu sais que, et la même voie elle finisse. Et quand ils ont capitalisé l'entreprise, ça veut dire quoi le capitaliser? Le capital est allé où? Donc les risques investisseurs, quand ils viennent, donc voilà des postes qui Et malheureusement, nos PME localement ici, comme c'est presque le promoteur qui est le factotum, l'homme à tout faire, il est le directeur financier, le directeur du contrôle de gestion, le directeur technique, le directeur de la production, le directeur des systèmes d'information, le directeur informatique, ils ont souvent à traîner de quatre fers pour leur donner ces positions-là. Or, quand une entreprise a commencé déjà à avoir des difficultés, plus le temps passe, c'est exactement comme une maladie. Maladie. Donc plus de temps passe, comme la maladie n'a pas été soignée, comme les microbes sont en interne, les microbes sont en train de se multiplier, les microbes se multiplient, dont les difficultés de l'entreprise augmentent à mesure que le délai refuse. Et j'ai un cas sous la main, mais il était question que le promoteur se mette de côté pour laisser gérer. Une fois qu'on a ressorti l'entreprise de cette mauvaise passe-là, maintenant quitte à ce qu'on lui remette le volant parce que le Risk Investisseur justement aura déjà récupéré les 6 milliards qu'il a misés dans l'opération. Donc voilà l'analyse que je peux faire du Risk Investment ici chez nous. C'est-à-dire quoi? Sa grosse difficulté tient de ce que nos promoteurs ici n'aiment pas souvent perdre la main sur leur business. Or, les Risk Investisseurs viennent toujours prendre des positions qui font en sorte que le promoteur n'a plus mainmise sur eux. Parce que si le promoteur refuse, il dit par exemple de payer les salaires, il refuse de payer puisque c'est le directeur financier qui va signer, il refuse de payer, ils peuvent vous laisser le poste de directeur général, mais directeur général adjoint. Et on impose que tout ce qui a un aspect financier, un caractère financier, directeur général adjoint, promoteur, tu vas signer. Mais lui, tant qu'il n'a pas signé, le monsieur directeur financier n'ordonne pas la liquidation, ou alors l'ordonnancement, le paiement, le mandatement de cette facture-là, et la situation va rester bloquée. Donc en réalité, dans le cas du risk investment, quand ça arrive, tous les promoteurs, je leur donne à penser, à garder à l'idée que quand ils arrivent chez vous, ils prennent la main. Donc ce n'est plus vous qui décidez, vous n'allez plus aller enlever quelqu'un devant un plat de taro au village, ou un plat de chenilles loin au village, ou bien un plat de miso le mangabe dans son village également, vous le ramenez là, on dit, monsieur, vous êtes directeur général ou directeur général délégué, directeur adjoint chargé des ressources humaines. Ce n'est pas possible. Donc le risk investment n'a pas trop prospéré dans notre environnement pour ces raisons-là. Deuxièmement, ça n'a pas aussi trop évolué parce qu'en fait, quand ça arrive, ces gens généralement n'aiment pas rester longtemps dans l'entreprise. Or, il y a des secteurs d'activité où Lorsque l'entreprise a déjà perdu pied, pour qu'elle remonte encore, il faut un minimum de 10 ans pour pouvoir gagner de l'argent et puis se faire un nom. Si vous êtes une microfinance qui est tombée et un risque-investisseur arrive, rentre dans le tour de table, prend les postes que je viens d'indiquer, je crois très mal que ce risque-investisseur puisse remettre l'entreprise à flot avant 7 ans. Or, ces gens parfois viennent pour faire des opérations spot. Je suis là pour 3 ans, 4 ans, je me retire. Je suis là pour 3 ans, 4 ans, l'argent qui est là, je récupère puisque j'ai déjà récupéré ma mise, je vais repartir. Et c'est ça qui les bloque. J'ai une microfinance à Douala, au niveau de la Croix, aujourd'hui, qui a ce souci-là. C'est-à-dire, le risque investisseur est venu, il a investi et il a donc récupéré sa mise, mais pour repartir, il faut vendre. Or, il y a personne pour reprendre. Pourquoi? Parce qu'en fait, cette microfinance a à peine 2 ou 3 guichets dans la ville. Or, le minimum pour atteindre le seuil de rentabilité, c'est l'ordre de 7, faut avoir 7-8 guichets. Or, quand vous avez 2 guichets ou 3, ce n'est pas évident que la rentabilité soit au rendez-vous davantage. Parce que cette année-ci, si vous avez par exemple 35, l'année qui suit il y a 2 ou 3 nouveaux qui arrivent. Donc le seul marché que vous conservez est grignoté chaque fois par les nouveaux entrants, les nouveaux entrants. Et résultat des courses, le risque investisseur il est souvent en difficulté au moment du départ. Donc voilà l'analyse que je peux faire pour ce qui est du risk investment. Alors votre deuxième question avait trait au à l'import substitution. L'import substitution ici, il faut le dire aux plus jeunes qui nous écoutent, c'est une politique économique publique qui avait déjà été appliquée dans les années 60 ici. Pour les plus jeunes, ils doivent le savoir, au Tchad, en République centrafricaine, au Gabon. Pour le cas de la Guinée équatoriale, c'était même pas le cas. Il faut le dire aux plus jeunes, les jeunes ne le savent pas. Quand on dit par exemple la zone CFA et on compte la Guinée équatoriale là-dedans, ça ne date que de 1995. La Guinée équatoriale était rattachée au pesos, battu depuis l'Espagne. C'est ça qui venait en Guinée, l'argent utilisé en Guinée équatoriale. Ils ne sont venus nous rejoindre dans la CEMAC qu'en 1984. Donc il fallait apporter cette précision-là. Donc je dis que dans ces pays-là, dans les années 60, les choses étaient telles que je prends le simple casiers. Les casiers étaient importés, les bouteilles importées. Donc l'import substitution a consisté à importer dans les lignes de fabrication industrielle de ces produits, de ces matières premières qui hier étaient importées. Et une fois qu'on a donc installé ces unités ici, c'est sans publicité, la Socaver, on n'a plus besoin d'importer les casiers puisque Socaver fabrique les verres. On n'a plus besoin d'importer les bouchons puisque Socaver les fabrique. On n'a plus besoin d'importer le verre pour mettre la boisson dedans, puisque faut que ce caverne le fait. Et j'ajoute même plus, pour ce qui était de l'huile également, c'était pareil. Or, nos usines qui font dans la transformation de l'huile ajoutent également à côté une ligne de production industrielle qui permet de faire venir seulement les PET, polyéthylène. Et puis à partir de là, on souffle pour avoir des bouteilles selon la contenance désirée, 25 cl, 33 cl, 50 cl, 100 cl ou 1 litre. Ou 1 litre et demi. Donc voilà comment ça évoluait, la politique d'import substitution. Parce qu'actuellement, quand on parle d'import substitution, beaucoup, tout le monde en parle, ne sachant même pas de quoi cela repose. Cette politique qui consiste à faire venir fabrication industrielle des denrées que nous importons ici, la matière première étant déjà là localement. Allez, on sort donc cette matière matière locale ici, la matière première locale, on transforme donc industriellement. Et comme ça se fait à l'échelle industrielle, c'est-à-dire en très grande quantité, une partie de ce que nous avons produit en grande quantité peut être vendue à l'étranger pour récolter des devises dont nous avons tant besoin pour notre compte de réserve extérieure. Parce que si ce compte a un solde qui ne lui permet pas, par exemple, d'importer 6 mois de produits, on va dévaluer. Donc pour ne pas nous exposer aux dévaluations c'est dans notre intérêt d'exporter davantage. Et quand on exporte, c'est libellé en devise. Je dois apporter même la précision qu'il faut exporter hors CEMAC, parce que quand une entreprise que j'encadre ici à Bonabéri exporte la tomate au Tchad, cette entreprise n'est pas payée en dollars, elle est payée en francs CFA Afrique centrale. Lorsque le Gabon exporte ici au Cameroun l'huile de palme brute, ce n'est pas libellé en théoriquement, c'est mon souhait qu'il n'en soit pas ainsi, même si nous avons vu des cas extrêmement curieux. Une entreprise est basée au Cameroun, livre ses outils aux entreprises basées au Cameroun et exige de se faire payer en devise. Et l'État doit dénoncer ce genre de choses-là, l'absence. La matière première sort du Cameroun, l'utilité que je vends sort du Cameroun, et je vends où? À un Camerounais et j'oblige aux Camerounais d'aller chercher des devises ailleurs pour venir me payer. Ça n'a pas de sens. L'État doit mettre un terme à ça. Je ne veux pas seulement citer ce cas qui a été porté à mon attention, mais que j'ai eu à voir. Donc l'État doit pouvoir avoir un peu plus de force pour résister face à ce genre de comportement, parce que ça qui désarticule l'économie. Pendant que moi, directeur général, je fais mes prévisions d'encaissement en francs CFA pour pouvoir payer en francs CFA, on m'impose d'aller chercher des devises ailleurs. Et résultat des courses, ça désarticule donc l'économie et on peut se retrouver avec une crise non souhaitée.
Merci beaucoup, docteur, merci énormément. Il est exactement 15h passées de 58 minutes ici à Douala, la capitale économique du Cameroun, où se trouve d'ailleurs le docteur Jean-Marie Miada en l'instant. Et je rappelle que le docteur Jean-Marie Miada est économiste, expert en fiscalité, expert formateur certifié au LUDI en diagnostic et mise à niveau des entreprises pour ne citer que ça. Infiniment merci pour votre disponibilité cet après-midi, docteur. Merci pour cet accompagnement. Naturellement, nous allons vous dire merci d'avoir participé à ce programme. Merci énormément d'être venu partager avec les entrepreneurs réunis de partout dans le monde. Je rappelle qu'il y a l'Afrique qui est connectée, il y a l'Europe qui est connectée, il y a également les États-Unis. Donc ce sont les 3 continents connectés cet après-midi, heure de l'Afrique centrale. Merci énormément, docteur Jean-Marie Mbiada, pour cet accompagnement. Et je promets à la communauté que vous serez toujours là.
Merci beaucoup. À ceux qui ont beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé. Donc ce jour-là, je dirais adieu que le dimanche 8 octobre 2022. 14 et installé sur pouvoir partager le peu de connaissances et d'expérience que j'ai dans le domaine de l'économie, de la mise à niveau des entreprises, de la recherche de financement, des missions 3R, mission de restructuration, réhabilitation et le positionnement stratégique des entreprises. Donc une fois encore, merci pour ce banquet communicationnel auquel vous m'avez convié. En ce dimanche du 8 octobre 2023.
Merci énormément, Docteur Jean-Marie Biada. Merci également à tous les coachs, tous les entrepreneurs qui ont trouvé du temps cet après-midi pour se connecter depuis vos pays respectifs. Nous sommes très heureux d'avoir passé ces moments avec vous. N'oubliez pas, le prochain rendez-vous c'est demain dans le cadre du Lundi de la Vision, 20h, heure du Cameroun, heure de l'Afrique centrale. Donc soyez des nôtres une fois de plus, pour davantage comprendre la vision ID Global. Ce monde nous appartient, mais il faut davantage s'équiper, il faut se préparer naturellement pour pouvoir justement s'imposer dans cet environnement qui devient de plus en plus compétitif. Ne l'oubliez pas, la compétition nous demande de mieux nous préparer, de davantage nous préparer, nous outiller pour être d'attaque chaque jour, pour être prêt à chaque instant. Bien le bonjour à tous les potes qui se sont connectés des États-Unis. États-Unis, du Canada, bonjour à vous. Bon après-midi à tous ceux qui sont ici avec nous en Afrique, en Europe aussi. Dimanche prochain, nous serons encore là quand il sera 14h pour davantage parler de l'entrepreneuriat, toujours autour de la levée de fonds. Ce sera un autre sujet tout aussi excitant que celui d'aujourd'hui. Je vous souhaite d'y être quand il sera exactement 14h dimanche prochain sur cette même plateforme avec le même code d'identification. Soyez là. Je suis Serge Durand-Focam et c'était un plaisir pour moi de vous accompagner, de vous accompagner dans ce petit voyage qui a duré 2 heures, de 14h à 16h. D'ici alors, je vous souhaite de passer d'excellents moments. Prenez bien soin de vous, prenez soin de vos affaires aussi. Au plaisir de vous revoir demain quand il sera exactement 20h, d'ici pour le lundi de la mission. D'ici là, je vous souhaite de prendre Oui, bon dimanche à tout le monde.
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