Comment apprendre plusieurs langues en partant de zéro avec Lauriane ? [ Podcast #30 ]

Lauriane Legrand, founder of Marathon des Langues, explains how to learn a language from scratch using the PRI framework: Practice (speaking from day one), Regularity (daily micro-sessions), and Immersion. She teaches the "Tarzan" method, which prioritizes speaking in fragments over perfection, and shows how reframing your identity and building micro-wins unlock faster progress.
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Eh bien, je me suis rendu compte qu'en fait c'était possible d'apprendre une langue assez rapidement. Et c'est comme ça que j'ai débloqué du coup mon anglais, mon espagnol, mon portugais. Et au fur et à mesure, je me lançais des challenges comme ça où je me dis bon, allez, je parle portugais, enfin j'apprends le portugais, je me donne 3 mois et puis je pars au Brésil et ça fera la récompense. Et ce sera un peu le test pour voir si ça fonctionne.
Je m'appelle Mohamed Boukhlel, je suis vice-champion du monde de lecture rapide et auteur du best-seller Connaissance illimitée. Dans le podcast Connaissance illimitée, je reçois des invités dédié aux parcours extraordinaires pour nous montrer que la réussite est à portée de tous. Paix sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Connaissances Illimitées. Et aujourd'hui, j'ai la chance d'accueillir Lauriane Legrand qui vient de sortir son livre qui est juste incroyable: Parler anglais en 6 mois, pas en 10 ans. Parce que moi, ça fait des années que j'essaye de parler l'anglais et je suis toujours aussi, je vais pas utiliser le mot nul, mais presque. Non, ça va mieux, ça va beaucoup mieux. Et dans son livre, elle vient de sortir son livre aux éditions Eyrolles. On va parler de ça, on va parler de l'anglais, de l'apprentissage des langues et comment vous allez pouvoir progresser parce que Lauriane est polyglotte. Elle a appris plusieurs langues: l'italien, le portugais, l'anglais. Et elle va nous parler de son expérience sachant qu'avant elle n'était pas très forte en langues. Et ça, c'est ça qui est juste extraordinaire. Donc bonjour Lauriane, comment tu vas?
Bonjour Mohamed, merci beaucoup pour l'introduction, elle est parfaite. Je vais très bien, je suis ravie d'être là.
Moi aussi je suis ravi de t'accueillir parce que je sais que les personnes qui vont écouter ce podcast et même de manière générale, les personnes qui cherchent à se développer sont toujours aussi dans cette volonté d'apprendre des langues, d'apprendre l'anglais. Et on sait qu'en France, nous et les langues, on est très très très mauvais. Et donc je suis très content de t'accueillir aujourd'hui pour parler de ça, pour parler des langues, comment progresser sur ce sujet. Mais avant, j'aimerais que tu te présentes, tu me dises un peu qui tu es et comment tu en es arrivé à créer cette école qui est Marathon des Langues.
Oui, très bien. Eh bien, je suis Lauriane Legrand, je suis la fondatrice du Marathon des Langues depuis 2017, donc la première école de langues antiscolaire. C'est important de le rappeler. Donc comment j'en suis venue là? Eh bien oui, effectivement, j'étais nulle en anglais, il faut le dire. À l'école, je rentrais pas dans les cases, j'arrivais pas. Pourtant, je bossais comme une malade, j'apprenais tout par cœur. On en parlera après, mais j'apprenais tout par cœur. Je passais mes mercredis à copier des mots, mais rien n'y faisait, j'y arrivais pas, quoi. Et de fil en aiguille, moi je suis quelqu'un d'assez obstinée, donc je voulais pas lâcher l'affaire. Je voulais quand même parler au moins l'anglais parce que je savais que sans l'anglais, c'était quand même hyper limitant de trouver un métier quoi. Et je voulais pas être limitée par ça. Et donc du coup, je me suis dit, tout le monde dit que la meilleure méthode, la meilleure manière d'apprendre une langue, c'est quoi? Eh bien, c'est de partir à l'étranger. Donc je me suis dit, allez, je pars 6 mois, dans 6 mois c'est tranquille, je suis bilingue et on passe à autre chose. Sauf que ça n'a pas été aussi simple. Je me suis rendu compte que la langue ne se téléchargeait pas comme ça dans le cerveau.
Ah, il n'y avait pas une option quand tu es à l'étranger, tu arrives, tu appuies sur un bouton et la langue rentre automatiquement dans le cerveau?
Je l'ai cherché, mais franchement, pendant 6 mois, j'ai pas trouvé. J'ai pas trouvé. Et c'est dingue parce que c'est quand même une croyance qu'on a tous en se disant oui, bon, on part et voilà, c'est aussi simple. Mais non, d'autant que c'est pas si simple que ça de partir en expatriation. Tu vois, on perd ses repères. Et généralement, naturellement, l'humain va vers ce qui est familier, donc il va aller vers des Français. Et donc là, c'est ce que j'ai fait. J'avais 18 ans à l'époque et ben j'ai trouvé des copines françaises. Et puis ben voilà, au final j'ai pas— j'ai progressé évidemment, mais c'était pas dingue du tout. Et donc en revenant, je me dis attends, la méthode scolaire ne fonctionne pas à l'étranger, ça n'a pas fonctionné comme je voulais, comment je fais? Et là je me suis dit, ça serait quand même intéressant de parler à des personnes qui ont déjà fait le chemin plusieurs fois. Donc j'ai commencé à parler avec des polyglottes, donc des personnes qui parlent plusieurs langues. Et là, en parlant avec eux, je me suis rendu compte que, alors, non seulement c'était pas— il y avait pas un gène des langues qui était là comme on pouvait croire, c'était pas forcément un talent pour parler plusieurs langues, qu'en fait il y avait quelque chose qui mettait en place, qui était totalement différent de ce qu'on faisait à l'école. Et en plus, en parallèle de ça, moi je me formais sur comment le cerveau fonctionne, comment les mécanismes de peur, le développement personnel, voilà, je m'intéresse à plein sujet. Et en mettant tout ça en même temps dans le même package, eh bien je me suis rendu compte qu'en fait c'était possible d'apprendre une langue assez rapidement. Et c'est comme ça que j'ai débloqué du coup mon anglais, mon espagnol, mon portugais. Au fur et à mesure, je me lançais des challenges comme ça où je me dis bon allez, je parle portugais, enfin j'apprends le portugais, je me donne 3 mois et puis je pars au Brésil et ça fera la récompense. Et ce sera un peu le test pour voir si ça fonctionne. Donc à la base, je l'ai créé pour moi. Et bonne surprise, je vais au bout si c'est OK pour toi. Quand je suis arrivée au Brésil, donc je m'étais inscrite dans une école de portugais pour tester mon niveau. Là, ils me mettent direct en niveau B1, donc niveau intermédiaire. Donc là, ça veut dire que tu peux te débrouiller dans toutes les situations. Et je me dis waouh, c'est trop puissant. Et pour aller au bout du storytelling, au bout de 10 jours dans cette école, j'ai mes camarades et les professeurs qui me disent mais attends, tu as progressé plus que tout le monde, qu'est-ce que tu fais? On est dans la même école, les autres sont polyglottes aussi, il y a un truc quoi. Et là je commence à expliquer, bah je fais ça, ça, ça, et ah mais c'est trop bien, c'est super ce que tu fais. Et là il se passe un clic dans ma tête, ok bon, il y a quand même des profs de langue, des polyglottes qui me demandent, il y a sans doute un truc que je peux partager.
Et c'est comme ça que tu as commencé à partager. Et là on était en quelle année à ce moment-là?
Ça, c'était 2016, 2017.
Ouais, et c'est à ce moment-là que tu t'es dit allez, je vais partir, je vais commencer à partager mes méthodes, ce que moi j'ai mis en pratique pour moi, et je l'enseigne un maximum de gens. Là, j'ai une question par rapport à ça. Tu vois, tu as 18 ans, tu vas à l'étranger, tu passes 6 mois, tu arrives pas à l'école, tu as pris l'anglais pendant 10 ans. Qu'est-ce qui t'a permis de garder cette flamme et de continuer à dire je vais progresser en anglais? Parce qu'il y a énormément de personnes qui auraient baissé les bras et se seraient dit bah ouais, tranquille, je passe à autre chose, de toute façon je fais mes études et je vais me débrouiller autrement.
Ouais, c'est vrai ce que tu dis, j'ai eu un feu intérieur là qui me poussait. À l'époque, je le, enfin avec du recul, si j'analyse rapidement les choses, je pense que j'avais tellement peur Je pense que c'est la peur qui m'a guidée. J'avais tellement peur de pas— en fait, j'ai une valeur de liberté qui est extrêmement forte, et si je me sens limitée, je me sens pas bien. Et donc là, j'avais tellement peur d'être limitée par le fait de ne pas pouvoir parler au moins une langue que je me suis dit en fait je veux pas avoir un métier pourri. En fait, tu vois, moi j'ai envie de voyager, j'ai envie d'être libre tout simplement, choisir mon métier, aller au bout du monde, rencontrer des gens, parler avec les gens. Et je pense que c'est ça qui m'a animée, c'est vraiment la peur. Donc je sais que souvent on stigmatise attise la peur, mais je pense que par moment c'est plutôt pas mal parce que ça donne, ça donne le feu justement pour, pour se bouger.
D'accord. Parce qu'en plus dans ton livre tu expliques qu'à un moment il faut définir son pourquoi, et que dans ton cas de figure c'est après beaucoup, beaucoup de réflexions, c'est ce pourquoi-là, c'est pourquoi qui est exactement limité, qui t'a vraiment poussé à apprendre l'anglais.
Ouais, c'est exactement ça, c'est le terme. J'avais peur d'être limitée, parlons-en. Et à l'époque je savais pas ce que c'était le pourquoi, tu vois, mais c'était vraiment une émotionnel. Effectivement, dans la méthode, j'en parle, ou dans nos programmes, on va aller faire cet exercice du— parce que généralement on va aller trop vite, tu vois. On va prendre les livres de grammaire, on va se mettre la tête dedans. Mais non, en fait, c'est vraiment l'étape de planification auparavant qui va créer des fondations solides. Si je donne souvent cet exemple de l'arbre, plus l'arbre a des racines profondes, plus l'arbre est fort et grand. Et là, c'est vraiment la même chose, c'est que plus ton pourquoi plus ton objectif, plus tout ça sera bien défini, plus ce sera facile de te tenir à cette raison émotionnelle, quoi.
OK. Toi qui es partie à l'étranger pendant 6 mois, d'après ce que j'ai compris, ça s'est pas super bien passé en termes d'anglais. Bon, tu as vécu en plus, je disais dans ton livre, que l'endroit où tu étais, c'était pas le meilleur endroit entre le couple qui t'a accueilli et tout. Donc je vais pas donner, je vais pas trop spoiler pour que les gens puissent lire. Et Aujourd'hui, il y a beaucoup de personnes qui veulent partir et qui vont à l'étranger pour ça. C'est quoi les conseils que tu donnerais à une personne qui se dit: «Ben moi, je vais partir 6 mois ou 1 an à l'étranger pour apprendre l'arabe, l'anglais ou une autre langue?» Ce serait quoi les conseils que tu pourrais donner à ces personnes, si tu en avais 3, avant de partir et quand ils sont là-bas également?
OK, très bonne question. Et il y a 2 cas de figure, donc je vais expliquer les 2. Donc pour les personnes qui vont partir mais qui Enfin, ça dépend du contexte. Il y a les personnes qui vont partir dans une école de langue où là vraiment tu tapes en mode intensif 5 heures de langue, enfin de cours toute la matinée, l'après-midi tu as des activités, etc. Tu pars 6 mois, là pour le coup ça, ça fonctionne, tu vois. C'est pas le même budget, c'est pas le même voyage. Mais pour ceux qui vont partir et qui vont peut-être partir par exemple un mois, ou enfin qui auront moins les moyens et moins la possibilité de partir longtemps, moi ce que je conseille C'est de mettre en place toute la méthode qu'il y a dans le bouquin et qu'on partage à la maison. Donc l'idée, c'est de se mettre en place une routine d'anglais au quotidien pour avancer son niveau au maximum et pour surtout retrouver confiance en soi. Parce que c'est ça en fait, moi, qui m'intéresse le plus derrière l'anglais. C'est vraiment la psychologie derrière. Parce qu'en France, on voit qu'on a quand même un gros blocage avec l'oral. On parle du blocage de mâchoire. C'est de retrouver confiance en soi. Pour débloquer, pouvoir parler et sans avoir peur du jugement, parce que vous allez mal parler au début et c'est OK, ça faut l'accepter. Et ensuite, partir à l'étranger pour accélérer le mouvement, parce que là vous aurez déjà construit les fondations de la confiance. Et une fois que vous serez à l'étranger, et ben ça sera beaucoup plus rapide. Et souvent on fait l'exercice inverse, qui a été du coup mon cas, qui était de: j'y vais, je me rends pas compte que j'ai pas confiance, parce que moi ça a été du coup le choc en arrivant en me disant: non mais en fait je suis encore plus nulle que ce que je pensais. Donc ça descend ta confiance et ça te pousse encore moins à aller dehors, aller parler avec les gens, etc.
D'accord, donc travailler sur la, tu le dis bien dans le livre, mais effectivement c'est travailler sur la confiance dans un premier temps, faire un maximum de choses avant de partir pour quand tu arrives là-bas tu aies déjà des bases pour pouvoir interagir et que tout ce travail en amont il soit déjà fait et que tu en profites un maximum quand tu es sur place.
C'est ça, et surtout de Qu'est-ce que je voulais dire? Je ne sais plus, j'ai perdu le fil, c'est pas grave.
Tu disais aussi, tu partages la méthode PRI dans ton livre, donc pratique, régularité, immersion. Donc c'est ces 3 choses-là. Donc là, il y a le fait de pouvoir partir, mais de manière générale, si une personne qui veut se lancer dans l'apprentissage d'une langue, elle doit mettre en place ces 3 principes. Est-ce que tu peux nous nous les développer.
Ouais, tout à fait. Et j'ai récupéré ce que j'avais perdu juste avant, c'est que vous soyez à l'étranger ou en France, en fait c'est la même méthode. Donc c'est pour ça, c'est important de le garder et pas partir avec les attentes du justement la longue se décharge dans le cerveau. Et donc la pratique, donc la pratique orale, je sais que c'est quelque chose qu'on, avec lequel, enfin, on le repousse au maximum parce que ça fait peur. On a peur d'être jugé, peur de faire des erreurs. Donc pratique orale dès le début. Et ce, même si on n'est pas parfait, même si on n'a pas tous les mots. En fait, ce qui est extrêmement important, c'est de tous les mots de vocabulaire, toutes les phrases que vous allez lire, écrire, faut les descendre dans votre mâchoire. Parce que généralement il y a une erreur, c'est qu'on se dit je vais tout apprendre par cœur, comme ça, ça me sécurise, et les jours où je vais parler, ça va sortir de manière parfaite. Mais non, en fait, ça c'est un leurre, ça n'existe pas. Ça va sortir de manière à chier au début, ça va être la prononciation, ça n'ira pas, les bref il y aura différentes étapes. Et plus vous allez sortir dans votre mâchoire et plus ça sera spontané au bout d'un moment. Mais c'est vraiment découpé en plusieurs étapes. La régularité. Une langue, ça s'apprend tous les jours. Ça ne s'apprend pas 2 fois par semaine comme on peut faire à l'école. C'est important d'avoir différents créneaux au fur et à mesure de sa journée et pas juste se poser 1 heure à son bureau pour faire de la grammaire. On est très, très loin de ça. Donc on va se faire par exemple un créneau le matin, un créneau le midi, pendant ses transports, le soir en rentrant. Voilà, il faut vraiment que votre cerveau il soit câblé en mode ok, il y a de l'anglais partout, tu vois.
Et donc l'immersion, le PC en anglais, le téléphone en anglais, tout en anglais.
Exactement, parce qu'en plus ça envoie des signaux à ton cerveau que ok, ça c'est important. Donc il y a des chakras de l'anglais qui vont s'ouvrir et du coup tu vas avoir de l'anglais partout, tu as des gens qui vont venir te parler en anglais et ça c'est assez incroyable. Je pense qu'il y a un truc au niveau énergétique avec ça, on le voit avec nos élèves, c'est que c'est marrant, avant j'ai personne qui venait parler en anglais Et aujourd'hui, je sais pas, il y a des Anglais dans ma ville qui viennent me parler tout le temps, donc trop marrant aussi. Et donc immersion, l'idée c'est de faire, et ben justement de créer une immersion linguistique comme si vous étiez à l'étranger mais à la maison. Donc vraiment, tu vois, je donne toujours l'exemple un peu bête mais pour bien illustrer le propos, c'est que tu es dans ta douche, tu as une bouteille de shampoing, tu regardes le mode d'emploi derrière, il y a des mots en anglais, et ben là tu peux choper des petits mots. Tu vas avoir des podcasts en anglais, tu vas mettre la télé en anglais même si tu la regardes pas. Tu vas en fait te créer un environnement autour de toi qui est centré autour de l'anglais.
D'accord, donc pratique régulière tous les jours, régularité et immersion. Donc immersion à la maison, donc c'est pas forcément immersion à l'étranger, c'est arriver et se mettre directement tout le vocabulaire. Mais une personne qui part de zéro, qui vient et qui se dit ben moi en vrai je pars de du -5. Il y a le 0, il y a le -5. Comment elle commence? Alors je dis ça, pourquoi je dis ça? Parce que moi j'enseigne la même chose de manière générale sur l'apprentissage. Et donc j'ai envie d'avoir ton point de vue sur cet aspect-là, parce que effectivement tu vas avoir des personnes qui vont venir se former de manière générale et qui vont dire non mais moi j'ai une mauvaise mémoire, je suis nul, la lecture je suis nul. Et donc ils partent déjà avec cette croyance de «Je suis complètement nul en lecture.» Donc tu as la lecture qui est là au zéro, eux ils sont même en dessous d'après eux. Je précise bien d'après eux. Donc une personne, c'est pour ça que je dis d'après eux, pour toi, une personne qui part de zéro, par où elle commence?
Alors il y a plein de choses dans ta question. Le côté blocage émotionnel, on en parlera peut-être après justement, ou «j'y arriverai jamais, j'ai une mauvaise mémoire », etc. Ça c'est des croyances limitantes.
On va en parler juste après.
Mais en revanche, pour vraiment la méthode, ce que je conseille, si vraiment— alors parce que c'est pareil, là il y a deux cas de figure. Il y a celui qui part vraiment de zéro, qui a jamais fait d'anglais, mais vraiment de sa vie, qui sait même pas à quoi ça ressemble. Ça c'est plutôt rare parce qu'on a toujours de manière générale eu l'anglais. De l'autre côté, il y a personne qui ont eu l'anglais à l'école mais qui était comme moi nul et qui arrivait pas, qui mémorisait pas. Mais il y a quand même eu— on a quand même eu 10 ans d'anglais, donc notre cerveau il est quand même câblé pour l'anglais. C'est quelque part dans un tiroir poussiéreux notre mémoire. Et en fait, quand on va commencer à mettre en place la routine, eh bien, ça va se réactiver. Il y a des choses qui vont revenir malgré tout, donc on part pas de zéro. Ça, c'est important de le considérer. Donc concrètement, ce que je recommande, c'est de se faire, eh bien, on va partir de l'immersion, ou par exemple, on va, donc je vais parler des 4 piliers. En fait, dans une langue, tu as 4 piliers qui sont extrêmement importants: l'expression orale, écrite, compréhension orale et écrite. Et donc l'idée dans la routine, ça va être d'aller équilibrer ces 4 piliers au fur et à mesure de la semaine. Et déjà, au bout d'une semaine, alors ça peut paraître miracle de dire ça, c'est pas du rêve, mais juste testez-le et observez ce qui se passe. Ce sera beaucoup plus qu'à l'école. Et en fait, en une semaine déjà, si vous faites ça, vous équilibrez ça. Donc par exemple, donc écouter un podcast, écrire en anglais, pratiquer à voix haute tout seul dans sa douche en sécurité au début, lire Si vous commencez déjà à faire ça, vous allez construire en fait votre liste, votre lexique, vous allez avoir du vocabulaire. Et en fait l'idée, moi ce que je donne, un exemple plus concret pour ceux qui partent vraiment de zéro. Moi l'italien, j'en ai jamais fait de ma vie et je m'étais lancé le défi de parler italien en 3 mois. Donc comment j'ai fait? C'est que pendant 1 mois, ouais c'est ça, c'était 1 mois, j'équilibrais ces 4 piliers à fond. Donc je pratiquais pas encore l'oral, ou un petit peu toute seule à la maison, j'étais pas encore avec un natif. Je fais ça pendant 4 mois donc pour vraiment créer mon réservoir. Et au bout d'un mois, bim, je me suis mise à pratiquer avec des natifs. Alors oui, au début c'est dégueulasse, c'est pas du tout parfait, et c'est pas l'objectif en fait d'aller pratiquer de manière parfaite. C'est vraiment une phase d'apprentissage. Et donc je vais aller mettre en pratique, je descends dans ma mâchoire comme je disais tout à l'heure, tout ce que j'ai appris dans le mois précédent. Et non, c'est pas spontané, mais là dans mon cerveau ça va être «ah mais attends, ça je sais le dire, mince j'ai oublié, je vais aller revoir». Ok, ça me fait un rappel. La deuxième fois, ok, ça sort un peu plus spontanément. Donc c'est vraiment étape par étape.
D'accord, donc faut vraiment équilibrer. Donc tous les jours un peu de chaque ou un jour une partie?
On peut, en fait c'est tout à chacun. Moi il y a pas, il y a un apprenant, enfin il y a autant d'apprenants que de routines. L'idée, c'est vraiment de vous écouter, vous, comment, enfin, aussi adapter à votre planning, à votre quotidien. Et allez, l'idée, c'est vraiment de créer une habitude, en fait, par rapport à vous, à votre quotidien, pour que ça soit le plus, le plus simple, entre guillemets, pour pas perdre la routine, justement. Mais dans une semaine, c'est important d'équilibrer les 4.
On équilibre à chaque fois un peu de chaque chose. Et on disait tout à l'heure l'aspect confiance c'est effectivement un des gros, gros blocages. Tu disais même que dans ton livre tu en parles, et j'aime bien l'anecdote, c'est qu'on refuse de mettre 10 aux élèves de peur qu'ils prennent la confiance, c'est ça? Pourquoi? Qu'est-ce qui te fait dire ça? Tu as déjà eu des cas comme ça ou—
ça, je sais qu'à l'école, enfin à l'école, et même pas forcément qu'à l'école, je pense que c'est dans l'inconscient collectif en France. Tu regardes même les avis sur, tu sais, après dans les hôtels ou les Airbnb, on va jamais mettre 5 sur 5, on va toujours mettre 4,5. Ah, parce que c'était super, tout était bien, mais je vais pas mettre 5 sur 5. Et en fait, j'ai déjà remarqué ça au travers de conversations avec des étrangers qui disent, mais justement, pour eux c'est logique, c'est bien, pourquoi tu mets pas 5? Ah oui, mais le français va très bon. Oui, mais non, il y a une marge de progression. Oui, mais en fait, ta marge de progression, c'est la perfection. La perfection n'existe pas. Donc en fait, je pense que c'est vraiment ancré chez nous, tu vois. Et c'est pour ça qu'on a un gros blocage, c'est qu'on nous enseigne à être parfait. Donc comment tu veux ne pas saboter cette confiance?
Des fois, tu demandes à quelqu'un: alors, tu as aimé? Ouais, ça va, c'était bien. Ouais, ça va, tu sais, le ouais ça va. Alors que, mais après, quand tu creuses: ah non, mais c'était bien! Mais pourquoi tu dis ouais ça va alors? Ou je vais, je me rappelle des évaluations quand on était au travail, quand j'étais salarié, c'était: ah, on peut pas mettre, on peut pas mettre la meilleure note parce que sinon il y a plus de marge de progression. Ou quand j'étais étudiant, les évaluations des tuteurs, c'était: «Oh non, en début d'année, si je te mets directement la bonne note, c'est qu'il n'y a plus d'évolution, vaut mieux partir d'en bas et de remonter.» Non mais si c'est bien, c'est déjà bien, pourquoi tu... Et effectivement, on va biaiser la confiance ou la réalité juste pour dire... Parce que la personne peut progresser et pour pas se dire: «C'est bon, j'ai atteint le sommet.» Ça, c'est juste incroyable. Il y a un truc, il y a un élément que tu as dit dans ton livre qui est super pertinent, toujours sur la confiance parce qu'on est sur ce sujet-là, ne pas confondre, et ça moi aussi je le partage et j'aimerais bien avoir ton point de vue, être et avoir. C'est la notion de être et avoir par rapport à je suis nul et j'aimerais bien que tu développes cette notion-là. Petite pause pour te dire que si ce podcast te plaît, like et abonne-toi pour recevoir encore plus de contenu.
Ouais, merci Merci Mohamed d'apporter ce sujet parce que j'adore ce sujet. Pour moi, c'est le point de départ de tout, c'est que toute notre vie, enfin, ou une bonne partie de notre vie, on se dit je suis nul, je suis nul. Donc là, en fait, le je suis, il vient s'intégrer comme un problème identitaire. C'est moi le problème, c'est la fatalité, ça ne peut pas changer. Et donc du coup, forcément, tu fermes les chakras de l'anglais, les chakras de la compétence que tu vas acquérir, et du coup tu ne te permets pas de t'autoriser à un jour pouvoir réussir. Alors que si tu inverses le truc et là tu dis alors attends Déjà, je suis pas nul, je suis débutant. Moi, j'aime bien dire ça à mes élèves parce que ça remet en perspective. Et surtout, je n'ai pas les compétences. Le verbe avoir, c'est pas que je suis nul, c'est que j'ai pas encore les compétences. Parce qu'une langue, mémoriser ou lire un livre, ce sont des compétences, ça s'apprend. Et quand on nous a pas donné les outils ou les mauvais outils, eh bien, on peut pas considérer qu'on est nul, puisqu'on n'avait pas les bons outils.
Bien sûr, effectivement. Et c'est fou parce que j'enseigne souvent avec mes élèves et je leur dis tout le temps la même chose parce que c'est «Je suis pas intelligent », «je suis pas...» En fait, le «je suis », c'est intégré, c'est intrinsèque à la personne, alors que c'est complètement faux. Et toi aujourd'hui, comment toi tu enseignes, comment tu fais pour que les personnes qui viennent au sein du Marathon des Langues ou de manière générale, pour leur dire, ou si moi je viens te voir et je te dis «je suis nul» ou «je suis pas intelligent », qu'est-ce que, comment tu débloques cette croyance?
Comment débloquer cette croyance? Alors nous, on sait le faire au travers de nos programmes. On a un accompagnement intensif dans le Marathon Anglais où justement on va, mais ce qui est marrant, avant même, c'est ça que je voulais raconter, avant même de rentrer dans le programme, les personnes qui sont prêtes à rentrer chez nous, il y a déjà un clic qui s'est effectué. C'est comme s'il y avait un effet placebo du OK, là je sais qu'on va considérer ce blocage que j'ai qu'on n'avait pas considérées auparavant. Et la personne se dit «OK, là maintenant j'y crois, même si je me suis toujours sentie nulle et ça va être difficile, etc.» Déjà on voit qu'il y a un déblocage. Du coup, nous ça nous ouvre la porte aussi. Et ensuite, pour débloquer ça concrètement, on a le fait d'aller chercher des succès, des petits succès, tu vois, progressifs. Et pas «oui bah parle avec un natif demain» et du coup ça te paralyse et c'est encore pire. Non, on va y aller vraiment progressivement, aller chercher des petits défis, dire «waouh, Tu vois, j'aime bien aller chercher l'émotion du «ah ouais, on lance un défi, c'est ouais, j'ai envie d'y aller, mais j'ai peur». Tu vois, tu as le petit sourire qui est là et là on sait qu'on a le body language qui te dit «je peux y aller» quoi. Et donc quand il y a ça, ensuite tu as la décharge d'adrénaline et de dopamine après le défi qui est «ah ouais, ok, donc là la confiance remonte et là j'ai envie de remettre en place des choses». Et on a aussi, nous on a des sessions de pratique orale, mais du coup centrées autour du mindset. Où justement on va parler de tous les leviers du développement personnel qui vont te permettre justement de, d'aller débloquer ça. Et je sais que Émilie, notre coach, fait des sessions de, de, de visualisation en anglais avec la confiance qui augmente. ouais, on a tout, on utilise tous ces leviers pour, pour aller débloquer quoi.
Donc beaucoup de visualisation, de micro-succès, ça, visualisation, micro-succès, et quoi d'autre?
Si c'est principalement les Alors pour moi, il y a la communauté aussi qui est énorme. D'accord. C'est que quand on arrive dans le bookam, on se rend compte qu'on n'est pas seul, qu'en fait on pensait être nul et seul, mais non, en fait vous êtes hyper nombreux et je m'inclus dedans. On est, moi pour le coup au passé, de se rendre compte que ça permet de dédramatiser, de se dire mais non, en fait finalement on est dans la norme. Donc ça allège de faire des défis à plusieurs. C'est vrai qu'on mène nos élèves par groupe de 4 aussi pour qu'ils s'encouragent, ils se motivent. Il y a vraiment cet élan du «Allez là, on y va!» et on se motive tous et on applique tous les principes que l'humain, qui est naturel pour l'humain en fait, pour débloquer cette motivation et cette confiance.
Et en fait, débloquer cette confiance, et tu utilises aussi ce que tu dis, le SAR, le système d'activation réticulaire, c'est ça? Est-ce que tu peux dire plus? C'est quand tu parles du SAR, du système d'activation réticulaire, tu sais au moment où on arrive, en fait dans notre cerveau on arrive à voir directement, c'est comme une femme enceinte, tu donnes l'exemple de la femme enceinte qui voit des femmes enceintes partout alors qu'avant elle n'en voyait pas, juste parce que tu as activé un truc dans ton cerveau. Et donc c'est ça aussi que tu mets en place dans la confiance.
En fait, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, tu vois, au travers de l'immersion et toute la routine que tu vas mettre en place, ça va déclencher le SR. Parce que quand je disais immersion, moi j'aime bien faire le pont avec limite obsession, où justement plus tu vas mettre de l'anglais dans ta life et plus tu vas— c'est ce que je disais tout à l'heure avec l'ouverture des chakras, et bien c'est ça, c'est l'ouverture de ton SAR pour ouvrir les opportunités. Et surtout, tu vois, être prêt quand le jour où tu as un étranger qui vient te parler sur le trottoir, te poser une question, tu sois pas en PLS à dire ah non, je parle pas anglais. C'est là, c'est OK, OK, bon, je suis pas 100% sûr de moi, mais j'y vais. Et c'est ça qui s'opère en fait, qui est intéressant. OK.
Et aujourd'hui, dans les techniques que tu apprends, tu parles à un moment dans ton livre de— ça m'a fait un peu rire— la méthode Tarzan. C'est quoi cette méthode Tarzan?
La méthode Tarzan, c'est tout simplement de repousser le perfectionnisme au plus au point.
C'était «je veux banane », c'est ça?
C'est à peu près ça, tu vois. Tu es même pas obligé de mettre le verbe. «Je banane », c'est très bien. C'est de pouvoir, en fait, c'est de ne pas parler, de ne pas vous forcer à faire des phrases complètes. C'est-à-dire qu'au début, vous allez mettre juste des mots ensemble, donc à l'oral, pour débloquer. Vous allez parler comme Tarzan. Si vous dites «moi manger », on va comprendre que vous avez faim et c'est OK. On va pas se moquer de vous déjà. Il y a aussi ce truc-là culturel aussi en France. Si tu vas à l'étranger, que tu parles la langue de ton interlocuteur, le mec va te dire «tu parles trop bien». Toi tu vas dire «non, pas trop» et tout, mais le mec t'aura compris. Donc en fait, c'est ça le plus important au début. Et tant que vous serez pas passé par cette étape, dans tous les cas, vous pourrez pas parler. Donc l'étape Tarzan, elle est incompressible. On s'en fiche si les verbes sont pas conjugués, si la grammaire est mauvaise au début. On s'en fiche. C'est parce que vous aurez ces fondations qu'ensuite vous pourrez vous améliorer. Et parce que justement on dira, ah là j'en ai un peu marre, je parle au présent tout le temps, là vous allez avoir un intérêt qui va s'activer du, ok, moi j'ai envie d'apprendre le prétérit maintenant. Et c'est pas on te prend, donne le prétérit et tu bouffes ton prétérit, c'est non, j'ai un intérêt. Et là pareil, ça fait un déclic.
Et est-ce que cette méthode Tarzan, elle est à mettre en place dans tous ces projets de la, de cette sa vie, si on fait le parallèle.
Oui, mais oui, totalement, totalement. En fait, tout ce qu'on partage, c'est des choses que vous pouvez appliquer pour tout ce que vous apprenez. Et c'est pour ça qu'on a, qu'on est dans les mêmes, dans les mêmes schémas d'apprentissage tous les deux. C'est que, en fait, à chaque fois qu'on apprend quelque chose, il y aura toujours cette phase où on sera nul entre guillemets. C'est juste la phase d'apprentissage et c'est normal. C'est juste qu'en tant qu'adulte, on s'autorise pas à être nul parce qu'il faudrait que ça vienne comme ça. Sauf que ça, c'est un leurre, ça n'existe pas.
Et est-ce que toi, ça t'est déjà arrivé? Donc toutes les langues que tu as apprises, tu es passée par cette phase-là de je baragouine, je rajoute, je colle deux mots, et après j'y vais?
À chaque fois, à chaque fois. Et ce qui est marrant, c'est qu'à chaque fois, bien que je connaisse la méthode, à chaque fois il y a toujours, tu vois, l'ascenseur émotionnel du— il y a un moment, tu as un doute, tu vois. Tiens, «Putain, je suis peut-être trop nulle.» Puis après tu dis: «Non mais attends, c'est bon, la méthode est là, j'ai confiance en la méthode, j'ai la vision, j'ai la clarté.» C'est ça qui est important. Ce que je répète souvent, c'est que la clarté amène la confiance. Si tu sais où tu vas, si tu sais ce que tu mets en place, ce sera beaucoup plus simple. Et ça te ramène dans la vraie vie plutôt que d'être submergé par l'émotion du «je suis nul, j'y arriverai pas».
Et quand tu parles de la clarté, c'est de savoir où tu vas aller, c'est ça?
C'est pour Ouais, c'est ça, c'est savoir où tu vas, c'est quoi ton échéance, c'est quoi ton objectif et c'est quoi ta méthode pour y arriver. Parce qu'au final, tu vois, à l'école on n'a pas, on n'a pas de méthode, juste on subit le truc. Là aujourd'hui, tu vas lire le bouquin ou tu vas rentrer dans nos programmes, ou peu importe, tu vas appliquer les conseils qu'on partage aujourd'hui, tu sais exactement c'est quoi ton plan d'action.
C'est ça, l'important c'est avoir un plan d'action et de le suivre et de pratiquer régulièrement et de répéter, répéter l'information et d'être en immersion. Est-ce que toi, parce que j'invite vraiment toutes les personnes qui écoutent le podcast et qui vont voir à se procurer ce livre, Parler l'anglais en 6 mois, pas en 10 jours, il est sorti ce jeudi le 6 juillet, donc il est sorti le 6 juillet aux éditions Eyrolles, vous le retrouverez partout dans toutes les librairies, sur Amazon et autres. Franchement, je vous le recommande, moi j'ai eu la chance de lire en en avant-première et vraiment, vraiment intéressant comme livre. Donc je vous recommande. Est-ce que toi, dans les personnes que tu as accompagnées, je sais que tu as accompagné plus de 2500 personnes, tu as eu des transformations, mais est-ce que tu as une transformation, un cas qui t'a marqué plus que les autres et tu t'es dit: lui, en vrai, je pensais vraiment que c'était un cas perdu, un cas désespéré, ou peut-être que tu n'as jamais eu ça? Mais est-ce que tu as déjà eu, tu sais, que tu as cité, ah ouais, lui il va tellement loin, il part de tellement, par du sous-sol, il veut aller sur l'Everest, et tu as réussi à, vous avez réussi à l'accompagner et atteindre ses objectifs?
J'adore cette question. C'est, alors, à aucun moment je me suis dit, lui, on y arrivera jamais. Au contraire, c'est parce qu'au début, c'est moi qui faisais les appels de candidature pour rentrer dans notre programme. Et donc à chaque fois que j'entendais avec la personne, mais souvent c'était le cas, c'est un peu l'école de la dernière chance, tu vois. On dit non mais Lauriane, je vais être un calvaire pour toi, je suis vraiment nulle, j'y arriverai jamais, tu vois. C'est vraiment la personne qui m'apporte ce truc. Et moi, plus j'entends ça, plus j'ai mon sourire qui monte en mode oui oui, je sais que tu seras la meilleure élève du coup, parce que tu vois, vu que la frustration est tellement haute, et c'est là où on a les plus grosses transformations. Et c'est ça que j'adore, tu vois. Et à aucun moment je me suis dit non mais on y arrivera jamais. Non, au contraire, c'est là où c'est le plus efficace. Et donc la transformation qui était assez dingue, donc moi je pense à Valentine qui avait plusieurs blocages. Et c'est ça qui est intéressant, c'est qu'on va au-delà de l'anglais, le blocage de l'anglais, de la conduite, et à l'époque elle faisait pas énormément de sport. Et donc ce qui s'est passé, c'est que donc le programme il dure 6 mois, c'est qu'au bout d'un mois elle a débloqué sa mâchoire. Débloquer sa mâchoire, ça veut pas dire qu'elle est bilingue, évidemment on n'est pas bilingue en un mois. Si on vous promet ça, mettez-le de côté. C'est qu'elle a osé parler sans être parfaite. Et c'était vraiment une grosse étape. Ça peut paraître anodin au début, mais du coup, justement, ça vient de péter un truc dans le cerveau. Et ce qui s'est passé à la suite, c'est qu'elle a pris ses heures de conduite, elle a passé son permis dans les 6 mois, elle a eu son permis, et à la fin du programme, elle se faisait des treks de 10 jours en pleine montagne. Donc là, tu vois qu'il y a vraiment un effet en chaîne qui s'est passé. C'est que c'est ok, je suis passée de je suis nulle, c'est impossible pour moi, j'y arriverai jamais, à «En fait, c'est possible pour moi, donc ça remet en cause toutes les autres croyances que j'ai.» Et depuis, elle a repris ses études aussi, elle s'est relancée, elle a changé, enfin bref, elle a changé de vie. Et c'est généralement ce qui se passe dans ce programme, et c'est ça qui est incroyable, c'est que ça remet en cause tout ton système de croyances. Et pour moi, l'anglais, c'est juste une manière de rentrer, tu vois, dans la confiance en soi et d'aller faire péter tout ça. Mais ouais, c'est assez dingue. Et on a plein de transformations comme ça qui sont incroyables. Ça dépasse moi-même mes espérances, tu vois.
C'est génial parce que la personne, elle est venue pour l'anglais, effectivement elle vient pour quelque chose et elle a un cadeau encore plus grand qui est ouvrir, se rendre compte qu'elle a les capacités de réussir tout ce qu'elle entreprend et ça, c'est vraiment juste incroyable. Pour toi, parce que voilà, tu t'es spécialisé dans les langues, pourquoi c'est aussi important d'apprendre des langues? Si quelqu'un vient te voir et dit non mais moi je trouve qu'apprendre une langue, on connaît le français, c'est déjà très bien. Pourquoi à tes yeux c'est important de connaître des langues? Toi tu en connais plusieurs, mais on va dire au moins l'anglais ou une langue autre.
Pour moi c'est important, encore une fois, moi personnellement c'est relatif à ma valeur de liberté, c'est que je veux pas me sentir limitée. Et que déjà tu prends l'anglais, l'espagnol, tu parles aux trois quarts de la planète, donc ça veut dire que tu peux voyager aller partout où tu veux, ça te permet de communiquer avec qui tu veux, tu vois, et pas te retrouver à la sortie de l'aéroport dans le taxi à pas oser, à pas réussir à demander ton chemin ou quoi que ce soit. Et là, tu vois, je donne souvent cet exemple du taxi où là tu voyages dans le taxi, mais tu voyages dans la ville, tu vois. Enfin, dans la ville pas physiquement uniquement, mais il te raconte tout. C'est là où tu apprends un max de trucs et où tu commences à connecter. Donc c'est des moments, pour moi c'est des moments émotionnels qu'on peut pas avoir au travers de l'IA, enfin de l'intelligence artificielle ou d'autres traducteurs, tu vois. Donc il y a ça, il y a le fait de choisir son métier, parce qu'aujourd'hui dans tous les métiers, même les métiers les plus simples, l'anglais est requis, quoi. Pour moi aujourd'hui, ne pas parler anglais, je sais que ça va peut-être choquer certains, mais c'est une réalité. C'est comme ne pas savoir utiliser Internet, c'est juste indispensable. Et qu'on se ferme des portes. Et je sais qu'il y a, on s'est rendu compte aussi avec nos élèves là qu'il y en a beaucoup qui nous disaient mais en fait il y a beaucoup d'entreprises qui rachètent des entreprises, du coup des entreprises américaines qui viennent acheter des boîtes en France. Et toi, du jour au lendemain, on te dit bah les réunions seront en anglais. Tu parles pas anglais, ah bah comment ça se passe? Ben bouge-toi les fesses, sinon tu as vite compris que la porte se rapproche, tu vois. Donc ça c'est une réalité aussi, quoi qu'on en pense, c'est une réalité. Pourquoi d'autres c'est important? S'ouvrir au monde tout simplement en fait, pas rester à... Parce que pour moi chaque langue, et justement j'ai eu l'échange il y a peu de temps avec plusieurs personnes qui me demandaient: «Mais est-ce que tu es la même personne dans chaque langue ?» Et en fait c'est ça qui est intéressant, c'est qu'à chaque fois que je parle une des langues, j'ai l'impression d'avoir une autre personnalité. C'est comme si je prenais la culture et en fait ça t'ouvre vraiment à: «OK, le monde il est comme ça, il y a une autre perspective, on voit les choses de cette manière.» Et du coup, ça t'ouvre vraiment encore une fois le champ des possibles et à te rendre compte que, en fait, quand tu parles que français, tu es juste à paire de lunettes comme ça.
Tu as des œillères et tu vois les choses d'un seul prisme. Et effectivement, tu te fermes. C'est pour ça que voyager, moi j'adore voyager. Et effectivement, quand tu voyages, tu te rends compte que nous, on est là, on a l'impression d'être le nombril du monde. Alors que quand tu vas dans le monde, tu te rends compte qu'il y a des choses extraordinaires et ça te permet de revenir et d'être ouvert. Et c'est pour ça que souvent on est très fermé en France parce que malheureusement des fois on voyage pas assez et après on reste alimenté par les médias et autres et c'est vraiment dommage. Je vais revenir sur ton livre et sur l'écriture de ton livre. Qu'est-ce qui t'a poussé? Parce que tu as créé le Marathon des Langues en 2017, aujourd'hui on est en 2023, donc il y a presque 6 ans. Ça a grandi au fur et à mesure. Donc déjà, ça fait 6 ans que tu fais ça et ça, c'est juste incroyable. Tu tiens sur la durée et ça, c'est vraiment cool. Mais qu'est-ce qui t'a poussé à te dire maintenant j'ai envie d'en faire un livre?
Qu'est-ce qui m'a poussé? Alors c'est vrai que ce livre, il était dans ma tête depuis un moment. Je, faut le dire, je procrastinais sur l'écriture de ce livre et un moment, c'est que je me suis dit en fait en fait, il faut que, il faut que ce livre, il devienne, cette méthode, elle devienne la norme. C'est pas possible qu'on continue à l'école à appliquer des schémas qui ne fonctionnent pas et continuer, continuer. Et tu vois, j'ai une anecdote, j'avais donné des petits cours d'anglais comme ça à un étudiant il y a plusieurs années. On était allé dans le même collège, enfin il était dans le même collège que où j'étais allée, et il m'avait montré ses cours d'anglais, c'était encore les mêmes feuilles que quand moi j'étais 10 ans après, je sais plus quelle durée exactement. Et là je me dis, ok, ça n'évolue vraiment pas. Et moi ça me pose problème en fait qu'on connaisse, parce qu'en fait ce que je partage c'est pas une méthode révolutionnaire en vrai, c'est juste mettre des principes communs, des choses qui respectent le fonctionnement naturel de ton cerveau. C'est des choses qui ont été prouvées depuis des années, on a des études de 18 ans qui nous disent que c'est comme ça qu'on doit apprendre. Je l'ai juste rassemblé et qu'on continue malgré ça. On a la connaissance, on a tout ça, et pour moi la connaissance c'est le pouvoir. Mais non, en fait on change rien, et ça me révolte en fait. Et aujourd'hui ma vision avec cette entreprise, avec ce livre, c'est que cette méthode devienne la norme dans l'enseignement des langues en France, et donc que ça soit le plus accessible à un maximum de personnes. Et je pense que pour faire bouger les choses, c'est pas en allant frapper à la porte du gouvernement «Bonjour monsieur, j'ai une méthode à vous proposer pour l'éducation», c'est je pense que ça part vraiment du bas, enfin enfin du bas c'est pas péjoratif, mais de la masse, et qu'un maximum de personnes soient au courant et commencent à justement à s'éveiller, à éveiller les consciences et la confiance. Et du coup ça part de là et dire ok les gars, là le système ça va pas du tout. Et quand on y va en masse, c'est plus facile de faire bouger les choses. Et je sais pas si tu avais entendu, c'est un fait d'actualité qui a eu lieu il y a pas si longtemps, il y a un prof d'anglais justement qui a dénoncé ces pratiques, qui a brûlé les copies du bac Mais malheureusement, c'est ok, il dénonce ces choses, mais il est tout seul. Et je me dis, c'est juste un peu une action, et ça, malheureusement, c'est pas ça qui va faire bouger les lignes. Mais on voit qu'il y a quand même des gens qui se révoltent, quoi.
Et c'est ça qui t'a poussé à dire, bah là, je vais en faire un livre, comme ça tout le monde pourra avoir, même tout le monde pourra avoir la méthode dans un livre, ils pourront tous le lire et apprendre tout ça. Et ça t'a pris longtemps à écrire?
Alors non, ça a pas été long. Moi-même quand je le dis, j'hésite à le dire parce qu'on va me dire que c'est incroyable. C'est que je l'ai écrit en un mois. J'ai écrit en un mois. C'est un livre que j'avais dans ma tête depuis longtemps et puis c'est des principes que je répète tout le temps. Non, je l'ai écrit en un mois.
Voilà, je sais pas si tu veux que je développe, mais ouais, vas-y, vas-y, développe, développe un peu. Après, comme c'est ta méthode, c'est ce que tu enseignes déjà, tu avais juste à à traduire ce que tu avais déjà fait, juste à mettre des mots et de les mettre sur papier.
Ouais, c'est ça. Mais tu sais, on a toujours, on sacralise un peu le livre de l'artiste maudite qui met des années à écrire, etc. Tu sais, donc que là effectivement c'était une méthode. Et le truc, c'est que moi ce que j'ai fait pour écrire ce livre, c'est que je me suis mis dans un environnement où j'allais faire que ça. Pendant un mois, j'étais allée au Brésil et j'avais, et Et du coup, je partage parce que c'est intéressant aussi par rapport à la méthode de l'anglais, des langues. C'est que pendant un mois, en fait, j'appliquais les principes que j'appliquais pour les langues, donc c'est-à-dire pratique, donc écriture. Bon, ça c'est évident, si t'écris pas, ça sort pas. Régularité, donc c'était tous les jours, je me faisais un créneau, là pour le coup un créneau de 2 heures tous les jours. Et ben, immersion, là je m'étais mise pour le coup en immersion dans un endroit avec un objectif, une intention et une date limite. Donc vraiment à créer l'environnement pour, et c'est pour ça que ça a été aussi rapide. Et donc discipline.
Comme quoi cette méthode de pratique, régularité, immersion, dans tous les projets qu'on peut avoir, on peut l'utiliser. Et en soi, tout ce que tu as partagé dans cet épisode, que ce soit la méthode Tarzan, que ce soit être ou avoir, que ce soit tous ces éléments qu'on a partagés, c'est des éléments effectivement qui fonctionne pour l'apprentissage d'une langue et qui fonctionne dans l'ensemble des projets qu'on va accomplir. Parce que si on met ça en place, on ne peut qu'atteindre son objectif, et ça c'est juste extraordinaire. On arrive sur, ça fait déjà presque 45 minutes qu'on est ensemble, on arrive sur la fin de l'épisode, ça passe super super vite. Est-ce que tu aurais un, on va dire deux conseils à donner à tous les auditeurs du podcast que tu as pas encore pu partager jusqu'à maintenant et tu dis il faut absolument que je leur donne parce que si je leur dis pas ils vont passer à côté de quelque chose d'incroyable.
Waouh, je t'ai pas préparé cette question.
Alors au moins, alors pas 2, peut-être 1.
Ouais, alors le premier qui me vient, et pour moi c'est vraiment le plus important, c'est relatif juste à vous en fait. Vous avez les ressources Parce que pour moi, c'est le point de départ. On peut utiliser toutes les méthodes, tout ce que vous voulez, mais vous avez les ressources. Juste croyez en vous. Je sais que c'est pas évident de faire la bascule, mais juste j'ai les ressources, j'ai les ressources en moi. Et à partir du moment où vous changez votre mindset par rapport à ça, changer votre vocabulaire du OK, non, observez-vous quand vous dites je suis nul mais j'y arriverai pas. Quand vous entendez des mais dans vos phrases, essayez d'observer, vous dire OK, il y a un mais, c'est une croyance limitante. Non, je vais changer cette phrase. Et à partir du moment où vous allez vous entendre dire ce genre, avoir ce genre de discours, changez-le, parce que l'impact des mots est juste incroyable sur vos résultats.
Et pour moi, c'est ça le point de départ, c'est l'impact des mots et travailler la reformulation de son vocabulaire.
Tout à fait.
Exactement. Super, bah merci beaucoup Lauriane pour tous, tous ces partages. Je vous invite vraiment encore une fois à vous procurer ce livre «Parler anglais en 6 mois, pas en 10 ans». Et j'aimerais vraiment que dans 6 mois, certaines personnes viennent m'écrire et me disent: «Wow, j'ai lu le livre, j'ai pratiqué, et maintenant je parle anglais et je suis super content de parler l'anglais», ou une autre langue. Donc c'est aux éditions Eyrolles. Bien sûr, il est partout, normalement il est dans toutes les librairies, il est sur Amazon, la Fnac et autres. N'hésitez pas, Lorraine, est-ce que tu as un petit mot, un dernier mot à nous partager avant la fin?
Merci, merci Mohamed tout simplement, et merci à tous les auditeurs. Et donnez-nous vos retours, vraiment, écrivez à Mohamed, Mohamed me transmettra. J'ai trop hâte d'avoir vos retours, de savoir effectivement dans 6 mois où vous en êtes. Ça serait trop bien. Juste pratiquez, vous verrez par vous-même, parce que je sais qu'il y en a qui sont sceptiques du 6 mois, mais juste pratiquez et vous verrez.
Yes, effectivement. On compte sur vous pour partager cet épisode à un maximum de gens, parce que donner de la force à cet épisode. Je sais qu'autour de nous, on a tous des gens qui veulent apprendre des langues, soit l'anglais, l'arabe, l'italien, l'espagnol ou autre, et qui grâce à cet épisode vont pouvoir s'y mettre et vont pouvoir apprendre. Et donc, ce sera grâce à vous, donc n'hésitez pas, on compte sur vous pour le partager. Encore merci Lauriane pour tout ce partage.
Merci Mohamed.
Comme je dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous des illimités.
Yes, merci Mohamed.










