Comment concilier études et création d'entreprise : Les secrets de Harold Gardas [ Podcast #50 ]

In this French‑language podcast, host Mohamed Boclet interviews entrepreneur Harold Gardas, co‑founder and CEO of KOOM (formerly Comedia). The conversation traces Harold’s journey from early ventures and a salaried stint to building a media‑agency hybrid that now generates €4 million in revenue with a 25 % EBITDA margin. They discuss how the founding team’s roles have evolved, with co‑CEO Flo moving from a purely technical function to a strategic partnership, and how they have recruited top talent to handle middle‑management, allowing Harold to focus on growth strategy. The core growth plan is acquisition‑driven: a recent €1 million equity raise from known business angels gives the company the leverage to secure additional bank debt, targeting the purchase of 5‑6 companies over the next five years to form a group. Harold outlines his five‑year vision of leading a multi‑entity group while fostering internal entrepreneurship, giving loyal employees the chance to spin off their own ventures within KOOM. He emphasizes the importance of balancing intense entrepreneurial work with family life, especially as he prepares to become a father. The interview also touches on broader advice for young people: embracing “mistakes” and non‑linear learning paths, leveraging autodidactic resources, and not letting academic performance dictate future success. Finally, Harold promotes his personal YouTube channel as a platform for sharing content and encourages listeners to support creators launching new media ventures.
Chapters
Tu vois, on a souvent tendance, je trouve, il y a vachement un discours de dire il faut être entrepreneur, il faut absolument entreprendre, mais en fait d'être salarié c'est exceptionnel. Quand tu es dans une bonne aventure avec un entrepreneur qui t'embarque, c'est génial. Et moi, les 2 ans en salarié, ça a été une bulle d'air exceptionnelle, tu vois. Bien sûr que tu as de la pression quand tu es salarié, bien entendu, mais c'est une pression qui est un peu différente. C'est à la fin du mois, tu as ton salaire, peu importe les objectifs que tu atteins. Quand tu entreprends et que tu as des gens à faire, à payer, ta pression elle est quand même un peu différente.
Je m'appelle Mohamed Boclet, je suis vice-champion du monde de lecture rapide et auteur du best- best-seller Connaissance illimitée. Dans le podcast Connaissance illimitée, je reçois des invités au parcours extraordinaire pour nous montrer que la réussite est à portée de tous. Paix sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Connaissance illimitée et je suis avec Harold Gardas, le fondateur de Koum Media, et aujourd'hui il va nous parler de son parcours, comment il en est arrivé là, comment il a créé un média et quelle est la puissance d'un média et d'une agence de communication. Bonjour Harold, comment tu vas?
Salut Mohamed Boclet, bah écoute, ça va nickel et toi?
Ouais, ça va, ça va. Merci d'avoir accepté l'invitation. Alors, je t'ai présenté avec mes mots très rapidement, mais j'ai envie de te laisser te présenter et dis-nous qui tu es.
Et ben écoute, donc je m'appelle Harold, j'ai 31 ans, je suis le CEO et fondateur de l'agence de création de contenu KOOM. Donc c'est une agence que j'ai lancée il y a 4 ans avec Flo, mon associé, qui est une agence, comme tu l'as très bien dit, une agence de brand content. Donc on pense des campagnes on les produit, on les diffuse. On a aussi lancé un média qui s'appelle Comedia il y a 2 ans, qui est un média business où en fait on parle de tous les sujets entrepreneuriaux, business, avec des formats assez what the fuck et assez novateurs. Et là c'est un peu qui je suis aujourd'hui, mais rapidement pour te faire mon parcours. J'ai un parcours assez classique où j'ai fait des petites études, j'ai fait une école de commerce. J'étais pas forcément le mec le plus studieux, loin de là même, plutôt dernier de la classe, mais je me démerdais pour avoir les le petit disque qui me permettait de passer d'une année à l'autre. Et il y a juste à la 3e année d'école de commerce où j'ai eu un peu le déclic, où j'ai voulu me lancer pour la toute première fois dans l'entrepreneuriat. Donc j'ai lancé ma toute première boîte à 23 ans avec un de mes meilleurs potes, qui l'est toujours aujourd'hui, qui est d'ailleurs le CEO de Kimono, qui est une belle boîte. Et on a lancé cette boîte pendant quasiment 2 ans, qu'on a revendue après 2 ans. Donc ça a plutôt bien marché, on a fait un peu de sous, etc. Et puis après, j'ai tenté de remonter d'autres boîtes qui se sont totalement cassé la gueule. Je suis allé dans le salariat, j'ai tenté mille choses jusqu'à lancer Com il y a 4 ans. Et et je finis la présentation là, mais comme aujourd'hui, c'est une boîte de 40 personnes, on a un peu plus de 400 clients et voilà, en gros.
400 clients, 35 salariés. Alors, tu as 31 ans, mais j'ai l'impression que tu as 15 vies. On va en parler de toutes ces vies parce que tu as eu des hauts et des bas. Donc, ce que je comprends, toi et les études, tu n'étais pas super studieux.
Non, franchement, vraiment pas du tout. Tu vois, je suis né dans une famille, donc je suis hyper proche de ma famille, de mes proches, c'est un truc qui est un pilier pour moi dans la vie. Et mon père a été champion olympique d'escrime. Donc tu vois, il y avait cette culture très sportive de l'excellence au sens un peu large du terme. Et ce qui a été chiant, parce qu'en fait moi j'ai toujours été bon dans le sport, j'ai toujours été bon dans ce que je tentais de faire, tu vois, quand je faisais des sports, quand je tentais de lancer des micro-business. Et par contre, les études, c'est un truc, ça m'a, excuse-moi, mais ça m'a toujours fait chier, vraiment. Alors parce que moi je me suis pas mis dans le, dans le bon wagon, dans le bon train, dans le bon move, et aussi parce que j'ai l'impression que la manière dont on éduque en France, parfois c'est pas forcément le le meilleur des moyens. En tout cas, moi, tu vois, le côté trop pratico-pratique scolaire, un peu basique, c'est un truc qui ne m'a pas parlé. Donc, c'était chiant parce que j'avais à la fois une culture où il fallait que je sois excellent parce que c'était un peu comme ça qu'on m'avait éduqué et alors que j'étais assez moyen, tu vois.
Donc voilà. Donc, tu avais la culture du travail et de l'excellence et en même temps, toi, à l'école, tu n'étais pas entre guillemets super bon. Et qu'est-ce que tu aurais aimé avoir à l'école que tu n'as pas eu? Parce que tu dis le système à la française, qu'est-ce que tu penses qu'on aurait pu mettre en place qui aurait pu t'aider?
Je trouve qu'on nous sollicite pas sur les sujets créatifs. Je trouve que c'est très, c'est très— alors après il y a école et école. Quand je te parle des cours élémentaires, de la primaire, du collège, limite ça je passe parce qu'il faut apprendre à apprendre, donc ça veut dire à se faire un peu mal, à apprendre des choses par cœur, etc. Je trouve qu'à partir du moment où tu commences à aller au lycée et l'école de commerce, ce que j'ai un petit peu moins bien kiffé, c'est le fait que ce soit pas assez créatif, que ce soit pas assez concret sur ce qu'allait être la réalité du monde du travail. Parce que tu vois, quand j'ai lancé ma boîte et que j'ai entrepris, que je me suis fait les dents un petit peu sur ce qui était la réalité du marché, quand je faisais le parallèle avec ce que j'apprenais, je me disais mais putain, mais en fait il y a une espèce de décalage énormissime, de fossé, tu vois. Et en fait je me suis dit que ça collait pas forcément à ce dont j'avais réellement besoin pour pouvoir me lancer et entreprendre. Encore une fois, je te donne ça dans le spectre de l'entrepreneuriat parce que c'est un peu le, c'est la voie que j'ai prise, pardon. Même si, et je finis là-dessus, mais même si par rétrospection je me dis quand même que les études de manière générale, ça t'apprend à être rigoureux, ça t'apprend à savoir gérer du travail, de la quantité, à se faire mal, tu vois, parce que travailler c'est compliqué. Et vu que moi ça je l'ai pas fait, quand j'ai lancé ma première boîte, j'ai eu 3 fois plus de difficultés qu'une autre personne qui, elle, était plus studieuse et avait appris à apprendre, tu vois. Et donc moi ça a été encore plus dur, je trouve.
Parce que là, quand tu dis en 3e année, tu as fait une prépa, après tu as fait une école de commerce 3 ans, ou c'est une école de commerce sur 5 ans que tu as fait C'est une école de commerce sur 5 ans directe. Donc tu n'avais pas encore, quand tu dis en 3e année, donc tu n'avais pas encore fini ton diplôme, donc tu as lancé ta boîte, il te restait encore 2 ans d'études.
Il me restait même 3 ans parce que je l'ai lancé au tout démarrage de ma 3e année.
Et donc tu as réussi à gérer ta boîte et tes études ou tu as arrêté les études?
Non, non, j'ai fait les 2. Alors j'aurais pu, je pourrais te dire genre, putain, j'ai bossé 50 heures les cours et 50 heures ma boîte. En vrai, si je n'ai pas beaucoup de cours, je pense que je devais avoir peut-être 10 ou 12 heures de cours par semaine. Ce qui me laissait quand même pas mal de latitude pour pouvoir entreprendre. Et là où tu vois, j'ai trouvé que l'école a été géniale, c'est qu'en fait quand tu prends la section entrepreneuriale, ce que j'ai pris, en fait ils te laissent énormément de temps libre pour pouvoir essayer de développer ta structure. Et ça, tu vois, je trouve ça mortel pour le coup.
Et c'était quoi ton premier business que tu as réussi à revendre? Et si tu peux nous donner un peu quelques datas et autres.
Bien sûr, tu vas voir, ça n'a rien à voir avec les agences de brand content. C'était une boisson qui s'appelait Ilo. Tu vois, c'était le moment où tu avais l'effervescence des boissons énergisantes comme Red Bull, etc. Et en fait, avec mon associé, on a lancé une boisson qui avait pris le contre-pied. C'était une espèce de tisane moderne, c'était une boisson qui permettait d'apaiser en fait, parce que tu vois, on est dans l'écosystème parisien où tout va toujours plus vite à 3000. On s'est dit en fait, viens, on lance une canette hyper sexy, visuelle, fraîche, un peu une tisane moderne quoi, qui permet grâce aux plantes qu'on a mis dedans à pouvoir calmer un peu les gens et prendre le contre-pied de la mouvance qu'il y avait il y a quelques années. Et tu vois, j'ai lancé ça pendant 2 ans, c'était génial. Lancer un business dans des produits Physique, c'est compliqué. Ah oui, c'est chaud.
L'alimentaire, physique, l'alimentaire, le système de distribution, parce que pour rentrer dans les magasins, ça a pas dû être facile. Et vous vous êtes fait racheter par qui? Par une grande marque ou—
Ouais, par une grande marque portugaise. Alors en fait, ils ont plus racheté le brevet qu'on avait réussi à développer plus que les bidas ou le chiffre d'affaires qu'on générait, parce que c'était très petit. On était au démarrage, la première année, une DNVB, donc on vendait uniquement en ligne. La deuxième année, ça a été la raison pour laquelle on a vendu, parce qu'on y arrivait pas, c'est qu'on a essayé d'aller en grande distrib. Et alors là, on s'est fait mais bouffer. Parce qu'en fait, quand tu as pas des volumes monstres, quand tu es pas, enfin, quand tu as pas cette connaissance, c'est super dur. Et en fait, on avait une super marque, on savait pas la développer, et gros acteur nous a mis un petit billet. On n'a pas vendu ça des millions, ça nous a permis de faire un peu de cash avec mon pote à 33 ans. Et puis c'est une belle histoire à raconter, tu vois.
OK. Et après, donc tu te lances dans, tu reprends l'entrepreneuriat. Et donc c'est quoi le, parce que tu as dit tu as eu des hauts et des bas, après on parlera de coups, mais déjà, mais c'est quoi le plus beau, le plus grand bas que tu as eu dans cette période d'entrepreneuriat? Parce que tu as dit que tu as lancé plein de business.
Sur Ilo, encore une fois, c'était— alors il y a eu des hauts et des bas, mais plutôt des hauts que des bas. Donc ça s'est soldé par une vente, donc c'est plutôt cool. Là où j'ai vraiment subi un peu une— enfin, un échec qui m'a un peu, pas traumatisé, mais qui m'a un peu impacté, ça a été la boîte juste après. Donc tu imagines que tu as 23 ans, je suis un mec qui est pas studieux, les profs m'ont toujours dit Harold, tu es un peu merguez. Et au final, j'arrive à revendre ma boîte, donc j'ai un peu d'ego et je me dis, putain, j'ai compris un peu comment on entreprend.
Le roi du pétrole, j'ai réussi à faire, je sais pas le chiffre ce que tu as fait, mais j'ai fait tant aussi vite, donc c'est bon, je vais refaire la même chose, je vais faire une boîte et là je vais la vendre 2 millions. C'est un peu ça.
C'était ça, sauf que tu imagines bien que l'histoire en fait c'est tout l'inverse, c'est que je relance une boîte dans un produit physique. J'avais monté une marque de fringues qui s'appelait Mozy, avec laquelle ça s'est pas du tout passé de la même manière. Je me suis associé avec une personne que je connaissais pas, en tout cas qu'une connaissance, avec qui je me suis fait un petit peu berner, ou en tout cas on sait pas du tout entendu sur la manière de développer la structure, ce qui fait que j'ai repassé beaucoup de temps, beaucoup d'énergie, beaucoup d'argent que j'avais gagné, que j'ai réinvesti sur cette marque, pour au final être vachement déçu parce que ça marchait pas. Parce qu'en fait, je me suis rendu compte que le business des marges, la compréhension de la com, du marketing, qu'en fait j'avais eu un facteur chance lors de ma première aventure entrepreneuriale qui a été assez énorme, et qu'en fait la réalité du business est revenue dans ma tronche direct. Plus tu vois un conflit d'associés, je me suis dit waouh. Donc en fait, je suis parti tellement haut avec Ilo que d'un coup, je me suis mangé une espèce de gros, grosse expérience contraste qui fait que ça m'a vachement choqué. Je suis quelqu'un d'assez émotif, donc ça m'a encore plus, tu vois, ça m'a vraiment fait quelque chose. Et donc j'ai lancé ça pendant quasiment 6 mois, qui m'a paru d'ailleurs une éternité. Et après 6 mois, donc on a déposé le bilan, j'ai perdu de l'argent, du temps. Et là je me dis, je suis dégoûté de l'entrepreneuriat, vraiment, vraiment dégoûté. Donc je décide de faire une pause pendant quasiment 2 ans en salarié, ce qui m'a, ce qui a été une vraie bulle d'air pour moi. Ça a été, tu vois, on a souvent tendance, je trouve, il y a vachement un discours de dire c'est les entrepreneurs qui sont, il faut être entrepreneur, il faut absolument entreprendre. Mais en fait, d'être salarié, c'est exceptionnel quand tu es dans une bonne aventure avec un entrepreneur qui t'embarque, c'est génial. Et moi, les 2 ans en salarié, ça a été une bulle d'air exceptionnelle, tu vois.
Et surtout quand tu as pas gagné beaucoup d'argent pendant longtemps, là tu dis au moins je sais que j'ai mon salaire qui rentre, j'ai de la sécurité, et tu peux prendre énormément de plaisir également si les missions sont bien.
C'est ça. Et tu vois, le, bien sûr que tu as de la pression quand tu es salarié, bien entendu, mais c'est une pression qui est un peu différente. C'est, c'est à la fin du mois, tu as ton salaire peu importe les objectifs que tu atteins. Quand tu entreprends et que tu as des gens à faire, à payer, la pression elle est quand même un peu différente. Quand tu es salarié, a priori tu es spécialisé sur un sujet sur lequel tu dois exceller. Quand tu es entrepreneur, tu connais, tu dois être bon un peu partout. Donc ce qui fait que cette pression un peu quotidienne de l'entrepreneuriat, qui est marrante parce que tu vois, souvent quand j'ai des potes qui me disent ouais mais moi aussi j'ai envie d'entreprendre, j'ai envie d'être libre, je leur dis mais les gars, si vous entreprenez, vous serez tout sauf libre. Parce qu'en fait l'entrepreneuriat, c'est le truc qui te rend le moins libre au monde, au début en tout cas. Et la réalité de l'entrepreneuriat, c'est qu'en fait tu es pas forcément libre. Bref, et donc du coup je fais cette expérience de 2 ans en cabinet de recrutement qui s'appelait La Relève, et 2 ans de gros gros kiff. Je me refais un peu d'argent, je me refais une santé un peu mentale et une motivation qui me redonne envie d'entreprendre 2 ans après. Je te passe un peu rapidement les détails.
Et comment donc, comment tu te mets à dire je vais créer une agence, un média? Parce que le média c'est venu en deuxième, d'abord c'était une agence. Comment tu lances ce projet-là?
Alors je te fais un peu rapide parce qu'en gros donc je suis pendant 2 ans à La Relève en salarié, je décide à la fin des 2 ans de mon salariat de me dire qu'en fait j'ai envie de réentreprendre, j'ai cet amour entrepreneur le premier qui revient et je décide de lancer mon propre cabinet de recrutement qui s'appelait Tatami, que j'ai lancé pendant quasiment 2 ans. Franchement, ça faisait beaucoup de sous, le recrutement c'est, ça crache beaucoup d'oseille, mais l'industrie ne me plaisait pas. Encore une fois, je reviens sur mon envie et l'appétence créative que j'ai, tu vois, où j'avais envie d'un truc qui bouge, qui soit visuel, etc. Et ça collait pas forcément. Donc après ces 2 ans avec Tatami, j'essaye de lancer ce qu'on appelle une muse, un side project, genre une boîte qui s'auto-alimente un peu seule. Cette muse, en fait, c'est Qoom. Donc pour faire très simple, je t'explique pourquoi. En gros, je suis donc à The Family que tu connais peut-être, qui est l'incubateur d'Oussama Ammar à l'ancienne. J'avais monté ma boîte avec lui, The Family, avec lui. Et je côtoyais plein d'entrepreneurs qui me disaient, putain, j'ai un projet à lancer, la vidéo me permettrait de faire la différence de ouf, sauf qu'en fait ça coûte super cher de passer par une agence. Donc assez naturellement, et de manière un peu, tu vois, même enfantine, je me suis dit, bon bah, comment on peut faire une offre qui est hyper abordable pour ces entrepreneurs et leur permettre de pouvoir avoir un contenu qui les différencie? Et donc je fais jouer mon réseau, pour trouver un réel, un mec qui connaît la technique vidéo, parce que moi je connais absolument rien. Je rencontre plein de mecs, dont Florent Vinous, qui est devenu mon associé, le cofondateur, et un de mes meilleurs potes maintenant, qui lui a 40 piges, a jamais entrepris, mais par contre a une connaissance de l'audiovisuel de ouf. Et je lui parle du projet et puis il me dit vas-y, go, viens, on vient, on se lance. Et donc en fait, et je termine l'explication de pourquoi KOOM au début, mais en fait l'idée est simple, c'est de se dire qu'on fait une offre à 1000 € pour faire une vidéo ultra créative, sauf que les 1000 € c'est pas juste comme ça un prix un peu gratuit, c'est que pour que le prix soit pas cher, on demande aux porteurs de projet en fait de co-construire la vidéo avec nous. Je te donne un exemple simple: plutôt que de payer des figurants qui te coûtent 1000 boules et un appartement 1000 €, bah tu demandes à l'entrepreneur de payer son appart, de trouver des potes pour pouvoir dépanner les figurants, et donc tu vois, de minimiser les coûts pour que ça puisse avoir une offre à 1000 €. Et c'est ça un petit peu le postulat initial de Koom.
D'accord. Et donc déjà, pourquoi vous l'avez appelé Koom? C'est quoi le—
franchement, l'histoire est un peu, un peu, un peu schlag, mais en gros, c'est la communication, la com. Et plutôt que, plutôt que de dire, de trouver un nom d'entreprise un peu juridique, tu vois, un truc pas très personnel, on s'est dit vas-y, viens, on trouve un nom, un prénom d'une personne. Et comme est venu un peu naturellement, et puis après on a mis local et au tréma parce qu'on trouvait que visuellement c'était cool, et puis ça s'est fait assez naturellement.
Ok, c'est plus brainstorming, un peu de nature. Et donc, la première offre que vous lancez, le but, c'est de pouvoir faire des offres de vidéos pour les entrepreneurs à moins de 1 000 € ou à peu près à 1 000 €. Et ça a pris de l'ampleur parce qu'entre le moment où tu as voulu faire une offre à 1 000 € et aujourd'hui tu as 35 salariés, je pense qu'il doit y avoir pas mal de choses qui sont passées entre les deux.
Ouais, c'est clair. Effectivement, tu as raison, l'offre à 1 000 €, c'est pas l'offre qui nous a permis de pouvoir croître autant parce que les marges étaient quand même assez rikiki, mais en fait, c'était une stratégie différenciante par le prix. Les agences vidéo, tu en as des centaines à Paris. Donc on s'est dit, bon bah, comment on se différencie? Tu as un, par le prix, deux, par le fait d'incarner la structure. Rapidement, on a décidé avec Flo que ma tronche soit la tronche qui incarne Com'. Donc je suis dans toutes les vidéos, je présente les Com' en face cam, etc. Et on joue sur les traits d'humour, le trait d'humour qui est un truc qui me parle bien à moi, à Flo. Et parce que l'humour, tu parles à des entrepreneurs, des grands groupes, des PME, des— en fait, c'est un truc qui marche partout. L'humour, ça marche, tu vois. Et donc, et donc du coup, du coup, on on a ces 3 postulats. Le 4e levier qui a été important, c'est qu'on a décidé de communiquer sur LinkedIn. Tu vois, quand toutes les agences capitalisent sur YouTube, Insta, TikTok, nous on se dit on va aller sur LinkedIn, où en fait LinkedIn c'est rincé en l'état. C'était il y a 4 ans, c'était cherche mon stage de fin d'études. Et on s'est dit vas-y, viens, on arrive avec notre offre qui met une énorme gif sur le truc corporate et on voit si ça marche. Et ça a absolument buzzé de chez buzzé sur LinkedIn. Et donc nous, tu vois, 4 ans après, on n'a pas de commerciaux 100% de notre business ça vient de LinkedIn, c'est de toute la création de contenu qu'on a autour de nous et ça nous permet de pouvoir avoir du business. Et puis pour finir la réponse à ta question des 1000 €, c'est qu'en fait l'offre à 1000 € c'était au tout démarrage. Maintenant tu vois le panier moyen il est plutôt aux alentours de 35-40 000 € parce qu'on a en fait étoffé la proposition de nos contenus, c'est-à-dire qu'on fait plus que des vidéos, on fait des campagnes. Et dans les campagnes tu as de la photo, de la vidéo, tu as des spots télé, tu as des campagnes digi, enfin sur les réseaux sociaux. Donc en fait un package un peu plus global qui fait qu'on a réussi à avoir des marges qui sont plus intéressantes.
Parce qu'aujourd'hui, c'est vrai que c'est ça que je voulais, dans ce que vous proposez, vous faites, quand tu parles de campagne, c'est, on va dire, pour un infopreneur ou un petit entrepreneur, c'est pas cette cible-là. Vous êtes plus sur des grosses structures qui vont aller sur une campagne avec un spot télévisé, un spot publicitaire, de l'affichage dans les métros ou dans des lieux, de la publicité. C'est plus pour travailler, vous travaillez plus l'acquisition ou la notoriété?
C'est une excellente question. Avant, je te dirais que c'était que la notoriété. Maintenant, c'est l'acquisition, la notoriété et tout ce qui va avec. En fait, avant, on produisait les vidéos. Maintenant, on les pense, c'est-à-dire qu'on réfléchit stratégiquement pourquoi est-ce qu'on va faire des campagnes. Ensuite, on les produit avec notre boîte de prod interne et ensuite, on les diffuse notamment avec le média dont je vais te parler. Mais ça permet un peu de boucler la boucle, tu vois. Tu penses des campagnes qui cherchent de la performance, tu les réalises en interne visuellement pour que ce soit canon et tu les diffuses pour que les bonnes personnes voient tes campagnes. Et donc les infopreneurs et solopreneurs, c'est vrai que c'est plus vraiment notre cible. Tu vois, les offres, elles commencent plutôt aux alentours de 10 000-15 000 €, mais notre client un peu classique, c'est LVMH qui nous dit: les gars, j'ai 200 000 € à l'année et vous allez bosser ma marque employeur, un peu de contenu d'acquisition et un gros film d'image de marque. Et nous, tout au long de l'année, on va s'occuper de ces campagnes.
Parce qu'aujourd'hui, vos clients, c'est quoi? Vous travaillez pour qui? Pour LVMH, pour des grosses structures comme ça?
Ouais, on a pas que, tu vois, on a plein de scale-up, on a Swybe, on a Luncher, on avait The Family à l'ancienne, on a Uber, L'Oréal, TF1. En fait, on a un peu de tout en vrai. On bosse avec beaucoup, beaucoup de clients et de la scale-up jusqu'aux grands groupes. Donc tu vois, ça couvre, ça exclut juste un petit peu les solopreneurs pour qui, quand on vient nous voir, on les oriente plutôt sur notre média parce qu'on a un forfait qui permet de passer sur le média pour pas très, très cher.
Et voilà, c'est là-dessus qu'on les Mais là, c'est tout sauf une muse là ce que tu es en train de me dire. Ah oui, non, pour revenir à ce que tu m'as dit au début, oui je vais me faire une petite muse pour pouvoir aller, parce que le but d'une muse c'est de pouvoir ensuite laisser tourner ça en automatique. Là, j'ai pas l'impression que tu as tourné en automatique.
Ouais, non, c'est vrai que je t'ai parlé en 2 secondes là, rapidement te dire que je sais pas, c'est d'une muse à ça. Mais en fait, tu vois, je pense, je pense moi en l'état que ça va être une petite muse où je vais mettre en relation des freelances avec mes clients. Et en fait, dès qu'on fait la vidéo avec Flo et qu'on la met sur LinkedIn et qu'on voit qu'il y a un engouement moment de ouf. Pendant 3 mois, j'ai essayé de bosser à la fois sur Tatami, donc ma boîte historique, et Qom, mais je me rendais compte que c'était beaucoup trop en termes de volume. Et j'avais face à moi une boîte qui crache de l'oseille mais dans laquelle je me sens pas épanoui, et de l'autre côté un potentiel exceptionnel dans une industrie qui me parle de ouf, créative de dingue, incarner la boîte et autres. Donc il y a un moment où je me suis posé, j'ai dit à toutes les équipes de Tatami à l'ancienne et à mes associés, désolé, enfin vraiment là c'était en mode sorry les gars, mais je stoppe Tatami pour mettre à 100% sur Qom, qui est donc effectivement plus du tout une news. Non, alors Tatami, c'était donc du service. Donc en fait, pareil, tu fais pas de débit d'actifs, que pas mal de sous. Donc j'ai pris pas mal d'argent et c'était une bonne chose parce que ça m'a permis de pouvoir aussi lancer Com'. Mais on a liquidé la boîte après. Je te passe les détails, mais pendant un an, on a essayé de mettre notre premier employé en CEO, ça l'a pas fait. On a essayé de retrouver un CEO, je voulais laisser vivre Tatami, mais en vrai, j'étais plus dedans, donc ça collait plus. Donc on a liquidé la boîte.
OK. Et au début, tu fais donc de la production. Et d'un coup tu dis comment le média est né. Parce que, et alors j'ai deux questions: comment le média est né et qu'est-ce qu'un média? Parce qu'aujourd'hui, c'est quoi la définition d'un média aussi?
Ouais, bah écoute, je commence peut-être par cette question. Ce qui est un média, pour moi, tu as ce qui est une marque média. C'est, avant de définir le média, la marque média c'est une entreprise qui va réussir à travers de la communication à faire passer des messages qui sont liés à son industrie. Donc par exemple, nous, comme une marque média, c'est qu'on crée beaucoup de contenu sur nous en mode building public pour expliquer ce qu'est une agence, ce qu'est des campagnes, pourquoi tu les produis. Donc tu crées de l'infotainment, c'est-à-dire des contenus qui donnent de l'information dans ton écosystème. Je pense que c'est ça la définition d'un média. Et pourquoi est-ce qu'on a lancé Comedia? En fait, il y a, donc on lance Com pendant 2 ans, ça marche vraiment bien. Je crois qu'on est à peu près une quinzaine après 2 ans. Et j'ai avec Flo l'envie de tout casser assez rapidement. Ça, c'est un peu un tempérament que j'ai, c'est très impatient, j'ai toujours besoin d'aller plus vite, tu vois. Et on se dit, comment est-ce qu'on arrive on arrivera demain à aller choper des clients qui sont des plus gros clients? Parce qu'on avait cette volonté d'aller chercher des plus grands groupes. Quand tu essaies de les contacter toi en direct sur LinkedIn, ça marche pas très bien. Quand tu fais tes coups de com', bah les grands comptes, ils vont pas forcément venir te voir en direct. Donc on s'est dit, comment est-ce qu'on peut faire pour? Donc en fait, on s'est dit que assez facilement, le meilleur moyen de prendre contact avec une personne, c'est de l'inviter sur un média pour la faire parler d'elle. Parce que les gens ont beaucoup d'ego, tu vois. Tu m'as invité sur le podcast, j'ai trouvé ça trop cool, Normal, je me dis bon bah génial, on s'intéresse à moi, ça me fait plaisir. Donc de ce constat, je me suis dit réfléchissons à un format, à un média qui donne envie aux gens de venir. Et que comme ce média, on va faire venir des gens qui vont avoir une super belle audience aura parce que c'est des gens de grands groupes, et ben si en plus visuellement on fait un truc de ouf, ça va permettre de montrer en fait ce que produit l'agence. Tu vois ce que je veux dire? Donc en gros, on s'est dit on va parler de business parce que c'est là où il y a nos clients, on va le faire dans des formats qui sont vraiment chanmés honnêtement. Et je le fais, je le dis sans, avec beaucoup, enfin en mode humble tu vois, mais les formats sont super esthétiques esthétique, super visuel. Et donc on a fait venir des grands noms genre Loïc Souberrand, le CEO de Swag, on a fait venir le CEO d'Alan, etc., de Beurre et autres, qui sont venus sur le média. Comme les contenus étaient très beaux, ils les ont diffusés sur leurs réseaux. Et donc en les diffusant sur les réseaux, ça nous a donné accès à des grands groupes qui sont venus nous voir, et même nous créer du lien avec eux pour pouvoir aller développer un partenariat avec l'agence, tu vois.
Donc c'était vraiment ça que ton contenu a fonctionné, ils se sont dit ah, on pourrait peut-être travailler et essayer de mettre quelque chose en place avec eux.
Absolument, c'est ça. En fait, c'est ton meilleur icebreaker, en fait, tu vois, tu crées de la relation et après tu délivres Est-ce que tout le monde peut s'appeler média?
Est-ce que moi je peux dire que mon podcast c'est un média? Que moi j'ai un média et que mon podcast c'est une émission?
C'est ouais, ouais, je pense qu'à partir du moment où tu crées de— pour moi le bon terme, même si ça fait un peu anglicisme et c'est pas pour se la raconter, c'est que ça parle, c'est de l'infotainment. C'est je donne de l'information à travers un format qui est cool. Bah pour moi c'est un média, tu vois. Mais un média par définition c'est je donne de l'information, je donne accès à de l'info, des gens. Donc à partir du moment où tu fais des podcasts, des photos, des vidéos, mais tu t'apportes de la valeur, pour moi d'une certaine manière tu es un média, tu vois.
D'accord, ok, je vais changer mon branding, je vais dire média. Vas-y, je vais changer mon branding, c'est bon, on va lancer notre média, mais le média Connaissance Illimitée avec notre émission hebdomadaire.
On a une émission hebdomadaire qui invite, et puis tu vois, demain tu auras d'autres émissions, d'autres formats où tu mets, ça fera partie de ton gros média. Je trouve qu'en plus ça, en termes de storytelling, c'est cool, tu vois, ça marche bien.
Et au lieu de Ouais, on va faire ça, on va faire ça. En plus, on diffuse en podcast sur YouTube, on fait une newsletter, donc on est média écrit, média papier. Donc c'est bon, là on a tout créé là d'un coup en 2 secondes. On a lancé un nouveau média.
10% par contre, je prends 10% Mohamed par contre.
Ah ouais, mais moi je gagne. Ah non, si tu prends 10%, faut prendre 10% des charges alors. Ok, c'est parti. Est-ce qu'aujourd'hui on gagne pas d'argent avec ça? C'est pas le but, c'est pas le but. Le but c'est vraiment d'inspirer les gens. Et voilà ce qu'on montre aussi juste dans cet échange que rapidement on peut se dire oui, souvent il y en a, ils vont se mettre des barrières, des freins en disant c'est compliqué, si je veux créer un média il me faut des millions d'euros. Non mais en vrai, tu as une caméra, tu as une chaîne YouTube, tu as un site internet, et si tu sais développer tout ça, tu crées ton propre média. Après, c'est la portée que toi tu vas créer à ton média qui fera après en sorte— parce qu'aujourd'hui, d'être monétisé ou pas, aujourd'hui vous faites pas de placement de produit, vous êtes monétisé uniquement, vous monétisez uniquement la création de contenu. Petite pause pour te dire que si ce podcast like et abonne-toi pour recevoir encore plus de contenu.
Alors on a réussi à développer quand même un modèle économique cool, parce qu'on a fait à peu près 400 000 € de chiffre d'affaires l'année dernière, donc ce qui est quand même pas dégueu, même si la vocation n'est pas forcément de gagner de l'argent, mais au moins d'être à l'équilibre, parce qu'on a quand même pas mal de personnes qui bossaient pour le média. En gros, on avait 2, enfin on avait 3 leviers de financement. La première, c'est du sponsoring, c'est donc, c'est qu'on a mis en avant à chaque fois, tu vois, un sponsor sur tous nos contenus. Donc dès qu'on avait des interviews, on disait merci à notre sponsor de financer l'émission. Donc là, ça nous permettait de demander du recurring, enfin pardon, du mensuel, un prix mensuel par mois. On a développé des émissions, 2 émissions, une qui s'appelait Charabia, qui était un peu le PPMP de l'entrepreneuriat avec Rabed, non? Rabed de Papépi, exactement.
Vous étiez ensemble sur cette émission?
Absolument, on a coproduit l'émission ensemble, absolument.
Et elle existe toujours ou pas?
Non, elle n'existe plus parce qu'avec Rabed, on a pris des chemins un peu différents. Donc il a lancé une émission un peu similaire. Nous, on est en train d'en penser une pour l'année prochaine. Mais voilà, on a fait une première saison qui était incroyable, vraiment, c'était fou. J'invite les personnes qui nous écouteront à aller regarder, c'était vraiment, vraiment cool. On en a lancé une deuxième qui s'appelle Second degré avec Arthur Aubeuf de Team for the Planet que tu connais peut-être. Tu sais qu'il y a un mouvement, en gros c'est un mouvement de plusieurs milliers de personnes qui cherchent à lever 1 milliard d'euros pour financer 100 entreprises à impact écologique positif. Et on a fait une émission autour de ça qui est vraiment cool qui s'appelle Second degré. Et donc ça c'était le deuxième levier. Le dernier c'est les documentaires. On a financé 4 documentaires dont un qui est assez connu, non mais qui a fait un peu de bruit, qui était sur la Startup Nation où on part à travers, enfin sur 4 à 6 mois en immersion sur une thématique pour en faire un vrai documentaire. Et on en a certains qu'on a vendus à Salto quand ça existait encore. Malheureusement, la plateforme est out là. Mais voilà, donc c'était nos moyens de pouvoir financer la partie média. Donc tu vois, ça avait quand même de la gueule, enfin ça a pris quand même pas mal d'ampleur le média.
Donc je vois ça, je vois ça. Et aujourd'hui, c'est quoi les gros enjeux d'un média? Parce que c'est le financement, je crois. J'ai l'impression que le gros problème, il y a un problème de d'argent, parce que pour gagner de l'argent, mais après en dehors de ça?
Bah en fait je pense que tu as 3 points importants quand tu veux lancer un média. Déjà le premier c'est vraiment de comprendre que c'est dans la durée que ça performera. J'ai lu un article qui disait, je le dis souvent mais c'est tellement parlant que je le dis autant de fois qu'il le faut, mais c'est que tu as 8 podcasts sur 10 qui s'arrêtent après le 3e épisode parce que les gens pensent qu'après 3 épisodes, ah bah forcément ça doit exploser, ça doit marcher. En fait la réalité c'est que c'est lancer un média qui fonctionne, c'est fastidieux, ça prend du temps, il faut avoir de la patience. Et ça, je pense que c'est un point qui est hyper important. Le deuxième point, effectivement, c'est financier. C'est que quand tu passes du temps, etc., bah ça coûte de l'oseille. Soit du temps, donc c'est quand même une certaine forme de, d'argent. Donc soit il faut réussir à être un peu en mode bricole pour que ça coûte pas trop cher, mais se débrouiller pour faire ça dans le temps. Soit c'est être malin et créatif pour réussir à avoir un peu de, un peu de sous. Et donc je pense que c'est un bon point. Et puis le dernier, qui est plutôt quelle est la grosse force d'un média, pour moi c'est que tu fédères des gens et que peu importe ce que tu lanceras demain, bah tu as un groupe de personnes qui te suivent. Et tu vois, si Comédie «Demain on lance une émission qui va parler, je te dis n'importe quoi, de marque employeur ou de RH, un truc qu'on n'a jamais fait », bah tu as déjà une audience qui sera réceptive à dire «Putain ouais, je suis chaud pour écouter tout ça». Donc en fait c'est un hack un peu de développement, tu vois, parce qu'au démarrage tu as déjà des gens qui sont déter pour te suivre.
Et aujourd'hui toi tu diffuses uniquement sur YouTube et les plateformes de podcast, vous êtes pas sur ces deux et sur les réseaux sociaux?
Non, on est en vrai, tu vois, nous on a vraiment choisi, et là on est en train d'évoluer un peu, mais c'est LinkedIn à 90% 100%, un peu YouTube, un peu Insta, mais c'est marginal. Vraiment, notre fer de lance, c'est sur LinkedIn, vraiment.
Alors, vous communiquez là, mais c'est-à-dire que votre média communique également uniquement sur LinkedIn?
Ouais, enfin, alors on le met partout parce que tu connais, tu vas extraire tes capsules pour les mettre un peu à droite à gauche, mais là où on a capitalisé vraiment, c'est sur LinkedIn.
D'accord, OK. Et aujourd'hui, vous connaissez très bien LinkedIn, ça va permettre aux gens qui écoutent et qui veulent se lancer, qu'est-ce qui marche bien sur LinkedIn?
Alors LinkedIn, ça a quand même bien évolué. Maintenant, on est arrivé un petit peu en précurseur parce qu'il y a 4 ans, c'était vraiment tellement corporate que dès que tu étais un peu créatif, ça faisait la diff, donc c'était lourd. Là, tu as beaucoup, beaucoup de créateurs maintenant qui sont présents. Ce qui est certain, c'est que pour moi, c'est un super moyen de pouvoir générer du business, ça c'est une évidence, puisque c'est le média, enfin c'est le réseau, pardon, B2B par excellence, donc de business. Pour faire la diff, pareil, il faut avoir une logique de se dire si je me lance, je me lance à minima pour 6 mois avant de me dire est-ce que je continue ou pas. Avant 6 mois, ça ne sert à rien de faire un bilan. Il faut vraiment être très— merde, j'ai plus le terme— mais il faut se dire, faut être assidu, faut poster entre 2 et 3 fois par semaine pour vraiment imaginer avoir de la performance. Et je pense qu'il faut essayer de voir les tendances globales actuelles et de prendre le contre-pied total. Donc si tout le monde part à droite, je conseille, pour pouvoir faire la différence, de partir à l'extrême gauche, tu vois, pour justement essayer de— tu vas me dire, tu perdras pas tout le monde, c'est sûr, et par contre tu arriveras à faire un peu la différence parce qu'il y a tellement de poissons qui vont à droite que si toi tu vas à gauche, bah au moins tu arriveras à différencier un peu, tu vois.
D'accord, c'est prendre le moins, c'est vraiment LinkedIn, c'est le réseau j'ai le plus de mal aujourd'hui, c'est le réseau où j'ai le moins de performance. Et après, c'est effectivement comme on a le moins de résultats, c'est l'endroit où on met aussi le moins de force, c'est le moins d'énergie, c'est un peu le serpent qui se mord la queue. Et donc là on a repris là depuis 3 semaines, 1 mois, une nouvelle stratégie. On s'est dit on va poster tous les jours sauf le week-end et on va voir pour voir les fruits. Et je vais revenir sur un point sur la régularité, c'est exactement ça par rapport au podcast. Moi je vais finir la première année, ça fait 1 an que le podcast existe. Et effectivement au début tu galères à avoir des invités, tu as la rigueur, faut lancer un épisode toutes les semaines, des fois tu as la flemme et autres. Et si tu gardes pas cette rigueur et après, effectivement, le podcast, il meurt. Et là, on commence à voir les fruits, on commence à avoir de plus en plus d'écoutes, les vidéos fonctionnent, des fois on fait du physique également. Après, moi, je suis à Montpellier, donc je fais beaucoup d'en ligne, mais on commence à faire un peu de physique et ça, ça donne aussi une force supplémentaire.
Clairement, et puis, bah, c'est bien parce que, tu vois, ton cas, c'est le cas, pour moi, c'est ultra parlant et j'espère que les gens qui nous écouteront, qui veulent se lancer, se diront: OK, je m'arrêterai pas tant que j'ai pas fait 50 épisodes et c'est au 50e, potentiellement, en fait, c'est toujours la même logique, c'est que tes 50 épisodes peuvent faire 1 vue, je te dis n'importe quoi, et ton 50e va en faire 1000, et d'un coup tout le reste va monter par réciprocité. Donc en fait, il ne faut pas s'arrêter. Si on, si la personne qui se lance est certaine d'apporter de la valeur parce que les invités qu'elle fait inviter, enfin qu'elle invite, sont cool, parce que la qualité du truc est cool, parce que ça c'est créatif, si la personne est persuadée, il faut le faire jusqu'au bout, jusqu'au moment où ça pète. Et il y a que comme ça que ça fonctionne. Pour moi, faut pas avoir talent exceptionnel. Faut juste avoir la résilience et avoir la volonté de se dire, ok, il y a un moment où ça va fonctionner, je le sais, et j'attends ce moment, tu vois.
Exactement. Dans ton parcours, à plusieurs moments tu as dit que tu avais monté des sociétés, et à chaque fois j'ai l'impression que tu as toujours été associé, tu as jamais été seul. Peut-être je me trompe. Qu'est-ce qui fait que tu t'associes à chaque fois, et pourquoi tu avais jamais parti seul en disant je vais y aller et me débrouiller?
Ouais, parce que je suis quelqu'un, alors tu vois, ce terme on me l'a tellement dit quand j'étais à l'école, mes profs me disaient tellement que ça résonne en moi, c'est qu'on m'a dit que j'étais veillé t'es hyper, tu vois, velléitaire, c'est un terme qui fait vachement— donc j'avais regardé ce que ça voulait dire velléitaire, et velléitaire c'est qu'en fait je pars dans tous les sens tout le temps. C'est-à-dire que je travaille à ça et je me suis vachement calmé depuis quasiment un an, mais normalement je pars dans tous les sens, c'est-à-dire que je veux me lancer partout tout le temps, dès qu'il y a une idée je dis let's go, on y va, machin. Donc c'est bien parce qu'au moins ça te permet d'être hyper agile, de tout de suite suivre les tendances, et en même temps ça te défocus parfois beaucoup. Et pour moi il faut rester focus là où tu es bon. Tout ça pour te dire que le fait d'avoir un associé, ça a toujours été le cas, c'est en fait, moi j'arrive avec ce surplus de créativité et mon associé, parce que je me suis correctement associé, arrive à prendre tout ça et à bien condenser pour me dire attends Harold, va là, on va par ici parce que c'est ça qui sera le plus performant. Et tu vois, Flo qui est mon associé actuel et qui sera, je suis certain, le futur associé de mes prochaines entreprises, il a cette capacité, tu vois, à prendre la créativité que j'ai, qui est une bonne chose, et à savoir bien correctement la disposer, correctement l'orienter, tu vois. Et donc en gros, pour moi, l'association ça me permet d'éviter de partir un peu en coucougnette et d'être très très efficace dans ce que je fais. Et tu vois, comme je suis quelqu'un d'émotif, les hauts je les vis, les moments de succès je les vis super bien. Les moments de doute, d'échec, bah j'ai tendance à moins bien les vivre. Et donc du coup, quand tu as quelqu'un qui est avec toi et qui te, qui se bataille avec toi, qui vit ces moments de down avec toi, bah je trouve que c'est beaucoup, enfin moi je préfère largement que quand tu es seul, tu vois. Vraiment, je me verrais même pas entreprendre seul, tu vois.
Ce que je comprends, c'est vraiment la complémentarité, deux profils différents mais qui se complètes plutôt que deux profils identiques. Donc si tu as deux créatifs, la boîte elle explose, entre guillemets. Si tu as deux personnes qui ont la même énergie, la même créativité, à un moment tout va partir partout. Et c'est un peu comme dans un couple, dans la vie de tous les jours, avec effectivement il faut trouver quelqu'un de complémentaire. Et dans cette association que tu as vécu, est-ce que tu as une anecdote à nous partager? Tu dis heureusement là, j'ai vraiment, que j'ai un associé et que je suis en train de vivre ça avec lui, que ce soit dans le bien ou dans les choses un peu plus compliquées?
Ouais, écoute, bah tu vois, je, bah l'année dernière on a failli se faire rapprocher par un groupe, donc c'est-à-dire être intégré dans un groupe, et on a vécu ce qu'on appelle une phase de due diligence. Donc c'est-à-dire qu'en gros le grand, le groupe décortique tous tes bilans, tes chiffres, etc., pour savoir comment tu es valorisé, etc. Et c'est une période qui est hyper compliquée, complexe émotivement, parce qu'en fait tu es un peu défocus du business, parce que quand tu termines ta semaine de 50 heures dans ton taf, bah tu recommences une seconde pour pouvoir monter, enfin travailler sur cette due diligence. Et c'était tellement violent émotionnellement qu'on a été comme deux frérots avec Flo en se soutenant de fou et en se disant on sait pourquoi est-ce qu'on le fait, on continue à avancer. Alors que si moi j'avais été seul, j'aurais lâché au bout d'un mois à 100%, lui pareil. Et le fait d'être ensemble et qu'on vive ça ensemble, ça nous a vraiment permis de pallier ça et d'aller de l'avant. Donc c'est le truc qui m'a le plus marqué. Alors c'est Que vous vouliez vendre à l'époque? Ouais, ouais, absolument.
Vous aviez une offre et là ils auraient fait tout le process pour savoir si c'était— et à la fin, pourquoi vous avez pas vendu?
Écoute, donc ça a duré quand même quasiment 5 mois. La réalité, c'est qu'on nous a— donc on a été accompagné par 2 personnes qui sont devenues des associés chez Com' qui en gros nous ont aidé à valoriser au mieux Com' et cetera, et qui nous ont dit qu'en fait— et c'est bien parce que ça me permettra de t'amener sur la suite peut-être— c'est que plutôt que de se faire réintégrer un groupe, d'avoir logique pour Qom parce qu'on est une boîte qui est hyper rentable, on fait 25% d'Ebitda. Bon, pour ceux à qui ça parle, c'est une boîte qui est très saine. Et donc ce qui fait qu'ils nous ont dit, les gars, plutôt que de vous intégrer, faites-le vous-même, quoi. Créez un groupe Qom, rachetez potentiellement des structures, intégrez des structures à vous et valorisez le groupe Qom. Et donc c'est l'option qu'on a décidé de prendre. Donc on se fait accompagner, donc c'est pour ça qu'on a levé des fonds. On vient de terminer notre levée là, il y a même pas une semaine, on a levé 1 million. Donc c'est pas énorme, mais c'est auprès de Business Angels. Et le but, c'est de réintégrer, de racheter des entreprises qui vont rejoindre le groupe Qom, qui vont apporter apporter une nouvelle verticale à ce qu'on propose. Donc tu vois, je te dis n'importe quoi, demain c'est potentiellement une boîte qui fait de la création de chartes graphiques, de logos, de sites internet, qui est assez cohérent dans notre industrie. Et ben on va acheter cette entreprise pour intégrer le groupe. Donc ça c'est la next step des prochaines années. Donc c'est un nouveau, nouveau game que je vais apprendre, tu vois. Mais ça va être, ça va être cool.
Donc là vous avez levé des fonds, vous avez levé 1 million, c'est ça? Vous avez dû diluer combien de pourcents de la boîte pour Un peu plus de 10% parce qu'on est à 9 millions de valeur. D'accord, ça va, vous avez une grosse valeur quand même pour la boîte, c'est une belle valeur. Il vous reste quand même 90% pour à deux, c'est cool. Et donc là, votre next step, c'est le but, c'est d'arriver à trouver d'autres, soit d'autres médias ou vraiment d'autres activités qui vont venir compléter votre média.
Je pense que ce sera pas des médias parce que tu sais, c'est vraiment comme, c'est l'agence, donc ça va être des complémentarités à l'agence. Donc encore une fois, ça peut être des boîtes qui font, qui gèrent la partie community management management. Ça peut être des boîtes qui font du gros marketing, donc c'est comment est-ce que tu te sers de sujets créatifs pour aller chercher de la performance commerciale. Ça peut être des contenus 100% d'acquisition, ce qu'on fait pas exclusivement, donc tu vois, des vraiment des trucs à performance. Des boîtes dans le social buying, donc c'est ceux qui mettent de l'argent pour pouvoir diffuser tes capsules, enfin tes contenus, pardon. Donc tu vois, ça va être vraiment d'identifier, d'être hyper malin en se disant il y a des verticales qu'on pourrait lancer, plutôt que de les lancer en interne en recrutant des personnes, en travaillant pour pouvoir développer le vertical, on identifie des boîtes qui font potentiellement entre 500 et 1,5 million de chiffre d'affaires, donc à peu près 100-200 000 € de EBITDA, et tu les intègres à Coom. Et le but pour les boîtes qui sont intégrées, c'est de se faire un peu d'argent, et c'est ensuite qu'on leur apporte de la notoriété, de la visibilité, de les faire scaler. Et nous, ça permet de faire valoriser le groupe encore mieux, tu vois.
Et aujourd'hui, c'est quoi votre répartition dans votre boîte entre toi et Flo— c'est Florence, ça, ton associée— dans Dans la structuration d'une boîte, ça veut dire, est-ce qu'il y en a un qui est plus management, l'autre qui est plus apporteur d'affaires? Comment vous vivez? Parce que tu as parlé de complémentarité dans le comportement, mais dans le business, comment vous fonctionnez?
Bah en fait, ça a vachement évolué ces dernières années. Je vais te dire que les 3 premières années, on était très spécialisé. Moi, j'étais sur les sujets de communication commerciale et stratégique de la boîte, quand Flo était vraiment sur la partie très technique, puisque encore une fois, il vient de l'audiovisuel. Donc tous les monteurs, tous nos réalisateurs, c'est lui qui gérait toute cette partie. Et depuis un an, ça s'est vachement rééquilibré. Flo est devenu en vrai un entrepreneur hors pair. Donc stratégiquement, il a pris vraiment du galon et on bosse de la même manière sur la stratégie de la boîte. Et on a un peu un rôle de quasiment co-CEO, ou en tout cas, il a vraiment son rôle de cofondateur. C'est toutes nos décisions, on les prend ensemble. Je suis encore la figure de la boîte au niveau managériel, de notre middle management aussi, mais on a des rôles qui sont assez similaires, ce qui est top. Et là, on essaie, tu vois, ce qu'on a recruté, des talents exceptionnels chez Qom qui ont ont pris le lead sur leurs entités au niveau du management, donc ce qu'on appelle le middle management. Et nous, ça nous permet de nous défocus de l'opérationnel, tu vois, dans le dur, à être opérationnel et être vraiment là pour développer la boîte grâce à, tu vois, cette stratégie de croissance externe, grâce à tous les moves stratégiques qu'on va faire et créatifs. Donc tu vois, on est vraiment, on reste là où on est bon, c'est sur la partie entrepreneuriale, non opérationnelle. Et ça, on le bosse de la même manière et on le fait, on le fait ensemble, quoi.
OK, c'est super intéressant comment vous avez mis tout ça en place. Et aujourd'hui, c'est quoi les grands— en vrai, le gros challenge de Koom, là, c'est plus le rachat d'autres structures, c'est ça?
Ouais, exactement, c'est ça. Ça va vraiment être le next game, là.
Et aujourd'hui, par rapport à ça, pourquoi vous êtes passé par la levée de fonds? C'est ça, c'est toujours une question qui m'intéresse parce qu'il y a plein d'entrepreneurs qui vont nous écouter également, et cette question me Quand tu as une entreprise qui est saine, qui a des fonds, qu'est-ce qui la pousse à aller lever des fonds?
C'est une bonne question. En fait, c'est que tu peux aller chercher— en fait, c'est quand même un gros montant, 1 million. Même quand tu as une boîte, tu vois, comme nous, on fait à peu près 4 millions, 25% d'EBITDA, ça fait pas mal de sous. Mais en fait, le fait d'avoir 1 million d'actifs financiers, ça te permet d'aller lever de la dette auprès des banques, donc d'aller rechercher potentiellement 2 à 3 millions supplémentaires, ce que tu peux pas forcément faire avec ton EBITDA. Et donc en fait tout de suite tu as 4 millions d'actifs potentiels pour pouvoir aller racheter des structures. Donc en fait tu vas beaucoup plus vite, parce que si demain tu le fais qu'avec ton EBITDA, tu peux peut-être racheter une ou deux boîtes max, quand là nous potentiellement dans les 5 prochaines années on veut en réintégrer peut-être 5, 6, tu vois. Donc dans cette logique vraiment d'aller chercher à vraiment créer un groupe, il faut avoir une vision qui est, enfin il faut avoir, faut vraiment mettre en place un dispositif qui est à la hauteur de ton ambition. Et seul c'est un peu lent, on aurait pu le faire, c'est un peu plus long. Et vu que je te l'ai dit, on nous on est plutôt du genre à vouloir y aller assez vite et on a un peu la dalle, on s'est dit que c'était le bon moment d'aller chercher ce hack de croissance, tu vois. Donc en faisant cette petite levée, puis tu vois, c'est des business angels, donc c'est des gens qu'on connaît. On a levé ça hyper rapidement. C'est pas comme quand tu lances, tu fais rentrer un fonds d'investissement qui regarde tout ce que tu fais tout le temps. Là, nous on fait notre life de la même manière qu'avant. On a un peu de cash, les mecs seront l'oseille qu'on rendra plus tard, et donc c'est parfait comme ça, tu vois.
Et Où tu voudrais être dans 5 ans ou dans 10 ans avec déjà toi perso et avec Qoom?
Écoute, je te dis alors plutôt 5 ans que 10, j'arrive à me projeter un peu plus. 5 ans, écoute, toujours à la tête du groupe avec de nouvelles entités qui seront intégrées, avec des verticales qu'on aura lancées aussi en interne, en propre, sur lesquelles je pourrais mettre à la direction des personnes de Qoom. Parce que les gens qui sont chez Qoom et qui sont fidèles au poste, j'ai envie de les remercier, c'est j'ai envie de leur mettre à dispo la possibilité de pouvoir entreprendre chez nous, donc monter leur propre structure au sein du groupe. Ça, c'est la partie pro. Et la partie perso, c'est d'être un bon papa, puisque je vais être père d'une petite fille dans quelques semaines maintenant. Donc ça va être ma— merci beaucoup— ça va être ma plus grosse priorité. Ça, je t'ai dit, je suis né et je vis dans un environnement familial qui est tellement idyllique que je veux apporter la même chose à ma fille, à mes prochains enfants. Donc ça va être— je veux surtout pas que l'entrepreneuriat mon salariat qui est tellement intense me fasse oublier les réalités de ce qui est le plus important, c'est-à-dire ta famille, tes proches, etc. Donc voilà, ça va être mon gros, gros focus aussi.
C'est important quand on est entrepreneur. C'est vrai que moi je coache beaucoup d'entrepreneurs et à un moment ils courent tellement derrière leur projet qu'ils ont, à la base ils veulent être entrepreneur aussi pour avoir cet équilibre, passer du temps avec leur famille, et à la fin ils passent encore moins de temps que quand ils parce qu'ils sont toujours en train de travailler et en train de crier sur leur enfant: «Ah, je parle, j'ai des réunions, laisse-moi tranquille!» ou autre. Et donc ils font l'effet complètement inverse de ce qu'ils ont cherché et recherché quand ils ont commencé.
Combien de personnes tu as— c'est sûr, tu en as entendu, et moi aussi— des gens qui ont maintenant 50, 52 ans et qui se disent: «Waouh, en fait, en fait, ouais, le temps il est passé assez vite.» Et tu sais, tu as toujours le côté genre: «Oui mais attends juste un an de plus parce que je peux aller chercher ça.» Et en fait, vu que ça c'est mathématiquement un truc qui va toujours être interminable, il y a un moment où tu es obligé de te dire attends, c'est quoi l'environnement dans lequel j'ai envie d'être avec ma famille et autres, et puis ton boulot tu vas l'adapter en fonction de ça, mais non pas l'inverse, sinon c'est sûr que tu te fais bouffer, tu te fais bouffer. Donc voilà, ça je veux vraiment pas louper le coche.
Là c'est ton premier enfant?
Ouais. Ok, bon courage. J'ai senti le petit vécu derrière.
Non, non, j'en ai J'en ai 2, un de 6 ans et un de 3 ans. Et j'ai commencé, alors j'ai lancé ma boîte au moment où mon deuxième était dans le ventre de ma femme. Donc j'ai entrepris en étant papa. Et pour moi aussi, c'était très important d'avoir l'équilibre vie pro, vie perso. Je sais que moi, voilà, 17h, 17h30, j'ai fini ma journée, je suis avec les enfants. Je fais, en fait, j'ai le tunnel 17h30-20h, je suis présent jusqu'au coucher. Et Et pour moi, c'est super important de suivre tout ça et d'être tout le temps avec eux pendant cette période-là.
Tu as bien raison, bravo à toi, je trouve ça très cool, vraiment.
On arrive sur la fin là, ça fait déjà presque 45 minutes qu'on est ensemble, ça passe super vite. Si j'avais le Harold qui avait 15 ans et tu l'as devant toi et tu veux lui donner un enseignement, un partage, qu'est-ce que tu lui partagerais?
Continue tes conneries, parce que je trouve que les conneries forgent les jeunes de 15 ans. Et que tu vois, on a souvent, encore une fois, tellement mis en avant les personnes qui sont les premiers de la classe, qui sont très bons, et un peu— j'ai pas les bons termes— mais on se fout un peu de ceux qui sont les derniers de la classe. Mais tu vois, je me rends compte à quel point le fait de pas avoir charbonné pendant les études et autres, ça m'a permis d'avoir du temps pour moi, de faire des conneries, d'être avec mes potes, de me façonner, de me forger ma personnalité. Donc je pense qu'il faut pas démoniser quand tu fais des conneries, quand tu es pas encore le meilleur. Il faut justement réussir à s'en servir pour que ça réussisse à créer la personnalité de chacun. Donc voilà, s'il y a des personnes qui nous écoutent qui sont très très jeunes et qui se sentent pas à leur place au niveau des études, c'est pas grave vraiment. Il faut juste comprendre, intégrer, et puis savoir aussi pivoter. Mais voilà, savoir s'en faire une force, je trouve que c'est cool. Et on est tellement dans un environnement, on peut monter en compétences de manière autodidacte sur plein de sujets, que c'est pas parce qu'on n'est pas bon à l'école qu'on est forcément destiné à pas avoir une super carrière, tu vois. Donc voilà, même si je pense que ça se démocratise de plus en plus, ça, voilà, moi je rajoute mon petit, mon petit point de vue là-dessus.
Mais entièrement raison, tu as entièrement raison, et je partage exactement. Et énormément de choses qu'on apprend surtout après l'école. Et le but, c'est d'entreprendre, d'essayer et de croire en ses rêves. Plus on va croire en ses rêves, plus on va entreprendre. Et super enseignement. Est-ce qu'il y a un sujet que tu aurais aimé aborder qu'on n'a pas eu le temps d'aborder et que tu voudrais partager ici?
Non, écoute, on a fait une belle passe chronologique jusqu'à maintenant, qui est encore une fois notre enjeu actuel dont on a un petit peu discuté. Donc écoute, non, non, franchement très cool. Pour les personnes, si, peut-être un truc: je me suis lancé sur YouTube en perso parce que le média Harold entre guillemets, je crée pas mal de contenu, et c'est très dur YouTube, vraiment, vraiment. Et s'il y a des personnes qui veulent découvrir la page, c'est Harold Gardas, n'hésitez pas. De bons contenus.
Je l'ai pas dit, mais bien sûr on mettra, je t'invite à m'écrire et me mettre tous les liens, bien sûr le lien de ton site et autres, mais on mettra donc ce YouTube-là et bien sûr on partagera tous tes réseaux pour que vous allez lui donner de la force. Allez donner de la force à Harold parce qu'effectivement il a un média, mais quel que soit notre niveau, quand on se lance sur un nouveau réseau ou autre, il faut de la force, il faut beaucoup de force même.
Ça fait plaisir.
Merci beaucoup pour cet échange, pour nous avoir partagé toute ta carrière et ton parcours, et surtout voir qu'à 31 ans on peut avoir fait, monté plusieurs boîtes, vendu des sociétés, lever des fonds, avoir un média. Et donc la barrière de l'âge aussi, mais personne dit ah non mais je suis jeune, j'ai encore le temps. Quand tu as envie, tu peux. Donc merci vraiment pour cet échange. Bien sûr, je vous invite à partager cet épisode à un maximum de personnes autour de vous, de donner de la force à ce nouveau média, parce qu'à partir d'aujourd'hui, on va changer de branding, on va l'appeler média. Mettez-moi en commentaire sur YouTube et ailleurs le nom pour ce média, si vous avez un nom, une idée de nom, on pourrait tester ça. Je compte sur vous pour me partager ça. Et comme je dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous illimités.










