Comment les chevaux peuvent nous aider à retrouver confiance en nous-mêmes [ Podcast #42 ]

Cécile Bitton-Duris, an architect turned equine kinesiology practitioner, explains how horses mirror our stress and emotions to help us rebuild confidence. She founded Horse Ethic after a health crisis showed her horses' grounding power, and now trains others to read horses' non-verbal signals as a path to self-awareness and balance.
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Et souvent, on est tributaire parce qu'on est des êtres sociaux, on est tributaire souvent du regard de l'autre, des critiques, et ça nous impacte énormément. Faut apprendre à vivre avec ça, mais chacun à notre niveau. Qu'est-ce que tu dirais aux personnes qui nous écoutent pour qu'eux aussi passent au-delà de tout ça?
C'est dur, c'est pas facile. Il faut s'affranchir de tout ça et savoir pourquoi on fait, pourquoi on va vers ce rêve, cette mission. Je dis toujours: on naît seul, on meurt seul.
Je m'appelle Mohamed Boucler, je suis vice-champion du monde de lecture rapide et auteur du best-seller Connaissance illimitée. Dans le podcast Connaissance illimitée, Je reçois des invités au parcours extraordinaire pour nous montrer que la réussite est à portée de tous. Peace sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Connaissance Illimitée et j'ai l'honneur d'accueillir Cécile Bitton-Duris qui a un parcours juste incroyable, qui est aujourd'hui architecte mais également architecte de notre vie parce que c'est ce qu'elle dit et c'est comme ça qu'elle se définit et elle est aussi kinésiologue kinésiologue. Alors j'ai passé une heure à m'entraîner à le dire avant l'épisode et je me suis dit j'abandonne, de toute manière je vais mal le dire et ça fait rien, on va pouvoir rigoler un peu sur ce mot. Elle est kinésiologue et spécialisée sur les chevaux et elle va nous parler de tout ça, parler de ce métier et on va apprendre énormément de choses. Comment tu vas, Cécile?
Eh ben écoute, ça va, merci beaucoup Mohamed, merci de me recevoir sur ce podcast où on va pouvoir échanger effectivement sur la kinesiologie pour les chevaux, et puis ce magnifique métier qu'est l'architecture, que tout le monde connaît mieux, on va dire.
Exactement. Et alors, est-ce que la définition de qui tu es te convient, ou est-ce que j'ai oublié des choses et que tu voudrais compléter?
Non, c'est exactement ça: architecte de métier, passionnée de chevaux, et j'ai décidé d'en faire mon quotidien, de voir des chevaux au quotidien et de réaliser ce rêve dans ma vie depuis quelques années. Et donc la description de de base, on va dire, est parfaite.
Et parce qu'on parlait de ce mot que j'arrive pas à dire, je vais— c'est le mot que je ne dirai plus dans cet épisode.
Non, tu vas t'entraîner, tu vas t'entraîner.
Je vais m'entraîner.
Voilà, on est illimité.
Exactement, on est illimité. On va s'entraîner et on va voir qu'à la fin, je réussirai à le dire. Donc comment— qu'est-ce que la kinésiologie? J'ai réussi.
En fait, tu vas voir qu'à la fin, tu vas réussir à le dire super facilement parce que je vais t'expliquer en fait d'où ça vient. D'accord. Kinésiologie vient du grec, et donc kiné, ça veut dire corps, logie, c'est l'étude. Donc au milieu, tu as zio, mais kinésiologie, c'est l'étude du corps en mouvement. Donc si tu penses à la kiné comme la kinésithérapie, c'est pas plus difficile de dire kinésiologie. Mais tu penses à logie, l'étude, comme ophtalmologie, tu vois. Voilà, kinésiologie.
Voilà, tu as vu, maintenant que tu me l'as dit, très versant. Ça change tout.
C'est exactement ça. En fait, c'est facile une fois qu'on comprend ce que ça veut dire. Étude du corps en mouvement, et donc on travaille sur les stress corporels et sur l'inconscient. Voilà.
Mais toi, tu t'es spécialisée sur ça, mais sur les chevaux. Ça veut dire que tu fais ça, c'est ça la particularité de—
c'est exactement ça, c'est ça ma particularité, c'est ça que je crée aujourd'hui et qui, ça commence à exister, mais je suis une des premières à avoir souhaité mettre ça en place. La kinésiologie, ça travaille sur donc les stress comportementaux comportementaux et émotionnels. Et c'est la lecture du corps en passant par le non-verbal. Donc aujourd'hui, ça existe depuis les années 70, ça vient des États-Unis, et ça existe donc pour l'humain, l'être humain. J'ai fait des séances pour moi en 2012 et j'ai trouvé que c'était quand même très, très parlant et intéressant d'aller comprendre comment on fonctionnait sans en avoir vraiment conscience. Et j'avais mon cheval à cette époque qui vieillissait, et du coup je me suis dit, mais en fait, pour aller comprendre quels stress des chevaux tout en étant sûr de pas se tromper, parce que l'avantage de la kinésiologie c'est qu'on a des tests de vérification qui passent par le corps. Et du coup je me suis dit, ben en fait pour aller dialoguer avec mon cheval en étant sûr de pas faire de projection mentale ou d'anthropomorphisme, et ben cet outil est absolument génial. Et donc j'ai voulu chercher des formations, j'ai vu que ça n'existait pas, et donc j'ai décidé de le mettre en place et de réaliser À travers ça, mon rêve d'œuvrer pour les chevaux et de les voir tous les jours. Voilà.
Et donc aujourd'hui, c'est quoi? C'est des chevaux qui ont des traumatismes, des chevaux qui sont— quel type de chevaux tu accompagnes et quel type de profil viennent te voir pour leurs chevaux?
En fait, donc tout type de cheval peut être vu en kinésiologie, mais mon travail à moi, c'est vraiment le lien et la rencontre entre notamment le cheval de propriétaire ou le cheval de tête de piquet d'un professionnel, si tu veux, qui va sortir dire des chevaux en concours, il va en avoir 20, mais il y en a 3 qui vont vraiment le faire grandir. Et moi, je considère que le cheval est une âme à part entière et que le cheval qui va te faire avancer dans ta vie, il peut y en avoir plusieurs mais de manière différente, au même titre que ton mari, ta femme ou tes enfants, voire d'autres, mais bon, il n'y a pas 40 000 personnes non plus qui te font travailler dans ta vie. Le cheval, il a un très fort effet miroir. Et donc du coup, moi, je travaille surtout sur le lien et la rencontre entre le cheval et son propriétaire. Et du coup, je travaille à la fois sur qu'est-ce que la personne a à dépasser et qu'est-ce que le cheval a à dépasser, et qu'est-ce que, en fait, du coup, les deux vont avoir à travailler ensemble. Donc c'est pas forcément des chevaux battus ou autres, il y en a parce qu'il y a toujours du passif, mais c'est pas ça mon sujet. Mon sujet, c'est comment tu grandis et comment tu fais grandir ton cheval, et comment tu apprends à comprendre et du coup à t'intéresser à l'autre avec un grand A. Et pour moi, ça passe par les chevaux parce que c'est l'histoire de ma vie en fait aussi.
Ouais, on va en parler un peu de l'histoire, comment tu en es arrivé à ça, parce que pour en faire ton métier et tout ce que tu es en train de faire aujourd'hui, parce que moi le monde des chevaux, je connais très mal, je connais pas du tout. Alors j'adore, j'ai déjà fait du cheval 2-3 fois, mais c'était vraiment des petites balades. Mais effectivement, j'adore ça. Je l'ai même fait quand j'avais fait le Grand Canyon Ouais, j'ai fait du cheval aux États-Unis, c'était juste incroyable. J'ai fait ça avec des Indiens, c'était énorme. Il allait me faire tomber le cheval, mais je suis sorti en vie, je suis pas sorti traumatisé, donc ça va. Et avec les Navajos, c'était juste un moment incroyable. Mais comment tu vas nous expliquer ton parcours? Comment tu en es arrivé à adorer autant les chevaux et comment nous qui sommes souvent dans des villes où il y a pas beaucoup de chevaux. Alors, petite anecdote, ma femme habite à Maison-Lafitte.
C'est la ville capitale du cheval, enfin parmi d'autres, mais oui, grosse capitale du cheval.
Et quand tu marches là-bas, c'est priorité aux chevaux, tu en vois tout le temps. C'est l'endroit, si tu veux voir des chevaux, tu en vois toutes les 2 minutes, c'est juste incroyable. Et donc explique-nous comment tu en es arrivé là.
Alors bon, on va essayer de faire court, mais déjà pour reprendre ce que tu dis, pour moi le cheval ça équivaut à l'ancrage. En fait, c'est l'ancrage à la terre. C'est ce qui personnellement m'a toujours ramenée à la terre. Et donc du coup, c'est ce qui te permet de vivre dans le présent. Ils t'apportent ça, t'as pas le choix en fait, de par leur carrure et de par en plus si tu montes dessus comme tu viens de le dire, à un moment donné, si jamais t'es prêt à tomber, il y a de l'émotion, c'est sûr, mais il y a aussi comment je gère mon corps en fait et comment je me remets en équilibre. Et le cheval, c'est ce qu'il t'apporte à tout moment parce qu'en plus c'est une proie. Donc lui, il vit dans le présent, il vit avec ses sens. Et moi, c'est ça que le cheval m'a apporté. Donc rapidement, moi je suis parisienne, je suis née dans le 9e, d'un papa architecte, d'une maman astrologue, et donc assez cadrée. Je fais mes études, je fais mes études d'architecture derrière, et j'ai mon cheval à 18 ans. Mon premier cheval me tombe dessus à 18 ans, et en fait, elle va changer ma vie parce que du coup Au départ, bon, quand j'étais petite, j'avais ce lien à la nature, aux chevaux. Ils m'ont toujours attirée. J'ai commencé à monter à cheval à 12 ans, mais j'avais très peur, j'avais très, très peur. Donc le cheval t'apprend à te dépasser aussi, en fait. Donc moi, la passion des chevaux, déjà au départ, elle est là, elle est retour au présent. Il n'y a rien d'autre qui existe en fait quand tu es avec un cheval, même si tu n'es pas passionnée. En fait, quand tu es avec un cheval, tu n'as pas le choix, il est là. Et s'il te marche dessus, il faut que tu aies conscience de toi. En fait avec un chien. Et c'est ce que ça m'a appris, et ça m'a appris ça dès le départ en fait, en étant, en montant en club à la SEP, là, au Bois de Boulogne à Paris. J'ai été passionnée tout de suite. J'ai commencé qu'à 12 ans, je suis tombée à 8 ans dans une balade, voilà. Et à 12 ans, en fait, je décomptais les heures en fait pour aller monter les chevaux, et je choisissais les plus compliqués, évidemment, un peu de challenge, voilà. Et ensuite, à 18, je trouvais que c'était pas assez profond de monter en club. J'avais une amie qui avait son cheval au milieu de la Normandie dans un pré, voilà. Et parce qu'on a une maison en Normandie après. Et je me dis en fait, moi le club, c'est bon, j'ai fait le tour. Il y a pas assez d'humanité et de complicité avec le cheval. On cherche pas à le comprendre. Donc moi je veux mon cheval. Et il s'avère que mon père m'a challengée sur le fait d'avoir mon bac avec mention assez bien, ce qui était quand même assez ridicule quand ma sœur a eu mention très bien et qu'elle a pas eu de cadeau. Et moi j'ai dit, bah ok, au pire j'ai mon bac et au mieux j'ai un cheval. Et donc un an après, j'avais un cheval. Trop bien! Elle a changé ma vie et elle m'a équilibrée. En fait, un cheval qui rentre dans ta vie t'apporte l'équilibre et l'ancrage, ce que je disais. Donc ma vie après, elle a été, si tu veux, divisée entre mes études d'architecture et aller voir mon cheval le week-end. Alors je sortais quand même un peu la semaine, Mais je suis surtout restée beaucoup avec mon cheval et ça m'a appris énormément et ça m'a aidée à avancer dans la vie et à me dépasser aussi, en fait. Donc voilà.
Une personne qui connaît rien dans les chevaux, est-ce que tu lui conseilles? Alors, c'est quoi les premiers pas? Si moi j'ai envie de me— je manque de confiance en moi ou j'estime que principalement je manque de confiance en moi, est-ce que tu penses que ce serait bien d'aller faire de l'équitation, d'aller au contact des des chevaux?
Est-ce que je te coupe? Excuse-moi, est-ce que tu as encore— parce que la réponse est oui d'office. Par contre, pas n'importe où. En fait, mon combat aujourd'hui aussi, c'est d'éduquer. Ça va paraître un peu très égotique ce que je vais dire, parce que je suis pas du monde du cheval, mais justement, étant architecte, ayant un diplôme, me sentant légitime, ayant ma société, ayant fait des études, je me suis rendu compte rapidement que tu peux faire des études et quand tu es sur le terrain, tu sais pas grand-chose. Oui, avec les chevaux, j'ai surtout été sur le terrain et j'ai pas de diplôme parce que la kinésiologie, je suis certifiée en kinésiologie mais humaine, et donc je suis pas moniteur d'équitation, mais ce que tu veux. Par contre, quand je rencontre des moniteurs ou des gens du milieu du cheval, parfois je me dis que j'en sais 10 fois plus qu'eux parce que j'ai dormi avec les chevaux, je me suis roulée dans le crottin, dans la paille et tout ce que tu veux, et j'ai appris surtout à observer mon cheval et les chevaux en général maintenant depuis 5 ans. Et pour répondre à ta question, quelqu'un qui n'a pas confiance en lui ou qui a tout type de choses à travailler, le mettre avec un cheval à cheval va lui permettre de comprendre, mais dans la douceur. Par contre, il va être mis face à lui-même sur ce qu'il a à travailler. Donc s'il va en club juste monter à cheval et qu'il a un moniteur qui lui crie dessus et qui lui dit tiens-toi en arrière, tire sur les rênes, et puis qui cherche pas à comprendre qui est le cheval en dessous de lui, oui, il peut se faire plaisir. J'ai commencé par là aussi. Il y a aussi, il y a des très bons moniteurs, on va pas, voilà. Par contre, s'il veut travailler sur qui il est et aller plus profond de lui-même et créer un lien avec le cheval en fonction de ce qu'il cherche. Là, c'est pas ça qu'il faut aller chercher, c'est aller chercher des gens comme moi ou qui font de l'équicoaching aussi. Il y a beaucoup d'équicoaches aujourd'hui qui vont te faire déjà travailler à pied avec un cheval et qui vont te faire prendre conscience de qui toi tu es à pied déjà face au cheval. Tu vas lui demander le respect avant de monter dessus déjà.
Effectivement, parce qu'il y a beaucoup aussi de personnes qui font des thérapies grâce aux chevaux. C'est un peu ça, c'est des équicoaches qui font Exactement.
Et en fait, les équicoaches vont te permettre, et c'est magnifique, j'en parlais justement, c'était mon rendez-vous d'avant, sur comment travailler sur toi accompagné par le cheval. Et d'ailleurs, les chevaux, depuis des années, accompagnent les handicapés parce qu'ils ont un grand ancrage et une grande énergie. Par contre, moi, mon travail, c'est d'accompagner la personne, mais d'accompagner le cheval aussi, parce que peu de gens font ça aujourd'hui. L'équicoach, il ne va pas nettoyer le cheval de ce qu'il récupère de la personne qu'il accompagne, voire des personnes qu'il accompagne tous les jours. Et moi, mon cheval de bataille, c'est le cas de le dire, c'est d'œuvrer pour eux en fait. Qui les comprend? Qui va chercher à comprendre vraiment qui ils sont?
C'est fou ce que tu racontes. Et comment on fait pour être pionnière dans un domaine? Parce que je voulais aborder ce sujet parce qu'effectivement, toi, du fait de ton expérience, de ton amour des chevaux, tu t'es lancée un challenge et tu as été pionnière. Aujourd'hui, je pense que très peu de personnes, même quasiment personne, ne fait ça. Comment Qu'est-ce qui te motive tous les jours pour faire ça et comment tu vas à l'encontre des remarques, des critiques? Parce que je pense que tu dois avoir des personnes qui disent: «Mais qu'est-ce que tu racontes? C'est quoi ton histoire?» Donc comment tu vis avec ça?
C'est pas facile, c'est un challenge justement de confiance en soi et de cap à maintenir. Mais ce qui m'aide, c'est que ça vient d'ailleurs, c'est une force qui m'appartient pas et c'est les chevaux qui me la donnent. Donc en fait, j'ai pas le choix. L'histoire, elle est là. Après, sur Terre, on a une question de temps, donc on veut aller vite, on veut gagner de l'argent, on veut— et je peux dire que l'architecture, je la fais avec ma tête, j'essaye de la faire avec mes tripes, mais je me donne pour ça. Avec les chevaux, j'essaye pas, je suis en fait. Et du coup, j'ai pas le choix. Et chaque fois que ça se met de côté, ça revient. Juste comment je le fais, comment j'avance. Je disais tout à l'heure qu'en fait Oui, Horse Ethic est une société qui permet de travailler, qui forme des gens à la kinésiologie équine, mais en fait mon but c'est pas de gagner de l'argent avec ça. Et moi ce que je veux c'est transmettre qu'on peut aider les chevaux et les comprendre sans se tromper. Et du coup ce qui m'aide à me lever le matin, à remplir ce projet-là et à pas douter, en fait c'est eux et c'est ce qu'ils m'ont apporté. Pour moi je leur suis redevable de ça. Et c'est ma mission, c'est tout. En fait, ça s'explique pas. OK, j'essaye, mais voilà.
Et aujourd'hui, ça peut arriver de recevoir des critiques des personnes dans le domaine de l'équitation qui viennent. Et déjà, la kinésiologie, c'est pas très connu, du moins c'est très peu connu. Là, orientée chevaux, mais de quoi elle me parle? C'est quoi son histoire? Dans le monde du cheval, moi je le connais pas, mais j'ai l'impression que c'est un monde aussi assez particulier. Quand toi tu arrives et tu dis attends, je vais te montrer comment comprendre ton cheval, voir ses sentiments, comment il vit, comment, et toi te connecter à lui. Voilà, il y en a qui verront la vidéo, verront le visage que j'ai fait juste pour marquer un peu comment toi tu vis avec ces critiques. Parce que pourquoi je te parle de ça? Parce que les gens qui nous écoutent ont tous des objectifs, des rêves, des choses à accomplir, et souvent On est tributaire parce qu'on est des êtres sociaux, on est tributaire souvent du regard de l'autre, des critiques, et ça nous impacte énormément. Même si ça devrait pas, ça peut nous impacter énormément. Moi je le vis parce que je démocratise les méthodes d'apprentissage, et plus aujourd'hui je les démocratise, plus je suis médiatisé, plus tu vas avoir des personnes qui vont, des haineux, des haters, et plein de trucs qui vont dire non mais ce que tu fais ça sert à rien, qui vont venir. Et donc apprendre à vivre avec ça, mais chacun à notre niveau.
Tout à fait.
Je sais que c'est des personnes qui nous écoutent, à leur niveau ils ont des choses et peut-être que leur entourage, leur famille, leurs proches leur disent: non mais fais pas ça, qu'est-ce que tu racontes, c'est quoi ton histoire. Comment toi tu viens avec ces critiques, comment tu es passé derrière et qu'est-ce que tu dirais aux personnes qui nous écoutent pour qu'eux aussi passent au-delà de tout ça? Longue question, j'ai beaucoup parlé.
Il y a beaucoup de questions dans ta question.
Sinon on va répondre une après l'autre.
Mais je vais essayer de faire par étapes. Déjà, je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis. Et comme je t'ai dit, c'est dur, c'est pas facile. Il faut s'affranchir de tout ça et savoir pourquoi on fait, pourquoi on va vers ce rêve, cette mission. Je pense que dans la vie, on a un rôle sociétal, effectivement, comme tu dis. Et puis il faut payer ses factures, on a des enfants, on a— mais il y a, je dis toujours, on est seul, on meurt seul. Et en fait, quand on va tous se retourner, c'est ce qu'on dit, on n'y est pas encore, mais sur notre lit de mort et qu'on fera le bilan de notre vie, si on a un rôle à jouer en fait aujourd'hui, si si on en a conscience et si en plus il vient à toi, parce que c'est pas le cas pour tout le monde, je pense qu'il faut aller au bout de soi-même en fait, il faut aller au bout de ses rêves et se donner les moyens. Malgré tout, effectivement, il y a l'entourage et il y a les gens qu'on va devoir aborder pour arriver à maintenir notre rêve. Et en fait, donc je pense qu'il faut savoir à quel niveau ce rêve se situe. Est-ce qu'on veut en vivre? Est-ce que c'est juste parce qu'on doit le faire? Et donc il y a aussi des questions financières derrière ça. C'est pour ça que moi j'ai choisi de rester architecte et essayer d'orienter l'architecture vers l'architecture équestre. Mais pour le coup, ça fait un an et pour l'instant ça prend pas. Bon bah voilà, donc en fait apparemment je dois plus être en lien direct avec les chevaux et être architecte tout court. Donc il faut savoir avancer, faire le point, expérimenter, ne pas prendre les expériences pour des échecs. Et ça c'est quelque chose que je me dis tous les jours. Et il faut être bien entouré aussi. Et effectivement il y a pas que la parole puisque moi je travaille sur la posture, il y a dans ce que tu dis, il y a comment l'autre va te regarder. Et en fait, avant de regarder comment l'autre va te regarder, il faut d'abord te regarder toi-même, mais pas avec les yeux en fait, aller à l'intérieur dans tes tripes. Et en fait, qu'est-ce que toi tu veux accomplir pour toi-même? Et en fait, souvent cette mission de rêve, elle t'appartient pas vraiment. Je pense qu'on est doué pour des choses, la vie t'emmène, il faut voir les signes de la vie. Et quand tu dois aller quelque part, en fait, la vie, elle te le montre de toutes les façons. Moi, j'ai voulu m'écarter des chevaux et en fait, tous les jours, ils reviennent. Donc je pense que si on a la chance, parce que c'est pas le cas de tout le monde, je pense que c'est vraiment pas le cas de tout le monde, mais quand on a la chance de savoir pourquoi on est fait et vers là où on veut aller, il faut juste savoir comment on peut arriver à réaliser ses rêves et à quel niveau. En fait, il faut pas avoir trop d'ego. Il faut juste dire, moi je vous dis mon quotidien, ce que je dis c'est je veux voir des chevaux tous les jours. Après, comment? Je veux les aider, les voir, savoir les lire et expliquer aux gens que ça existe en fait, et qu'il y a un moyen de dialoguer avec eux sans faire de projection si on est bien ancré. Mais eux, ils nous l'apprennent. Donc pour n'importe quel autre rêve, ça peut être moi je veux faire de la musique, ou je veux, bah ok, tu veux faire de la musique, Aujourd'hui tu as 50 ans ou 40 ans, tu es pas David Gilmour, ok, tu le seras jamais. En tout cas aujourd'hui tu te dis que tu le seras jamais, on sait jamais, à 80 ans tu peux monter sur une scène en fait. Bien sûr. Nous aujourd'hui au niveau sociétal il y a un espace-temps, mais moi je pense que le temps il n'existe pas de cette manière-là. Et la vie elle peut être très courte, on peut mourir demain, donc en fait ces rêves faut les vivre, faut se donner les moyens de les vivre. Et c'est pas les gens qui d'autant plus potentiellement peuvent être jaloux parce que eux ils vont pas au bout de leurs rêves, c'est pas ceux-là qu'il faut écouter. Donc évidemment que je dis ça aujourd'hui, c'est très facile, on échange, je suis là pour donner, expliquer mon parcours. Tous les jours je regarde comment on me regarde, mais je le transforme en comment, ok, je suis passée par là, ça a pas marché, comment je peux arriver autrement. Et en fait, il faut avoir un objectif. Après, le chemin, bah oui, il est parsemé d'embûches, il faut faire avec, mais ça s'appelle grandir aussi.
Est-ce que tu as un exemple à nous donner d'un truc que tu as voulu faire, c'était dur, tu as dû trouver des alternatives, et aujourd'hui tu en sors beaucoup plus grandi? Petite pause pour te dire que si ce podcast te plaît, like et abonne-toi pour recevoir encore plus de contenu.
En fait, je peux te donner un très très bon exemple sur justement qui je suis. Quand je suis architecte même quand je faisais rien que mes études d'architecte. Quand on me demande cette fameuse question, qu'est-ce que tu fais dans la vie? Je suis architecte. Ah, alors là les gens ils me regardent avec des grands yeux. J'ai cette question: tu es architecte d'intérieur, d'extérieur? C'est génial! Enfin, je suis quelqu'un, tu vois, comme les médecins, les avocats, on m'écoute. OK, si tu, si je vais dans la même soirée, j'ai les mêmes personnes, on me dit qu'est-ce que tu fais? Je suis kinésiologue équin. D'accord. Et surtout dans le monde du cheval, Ah d'accord, tu fais quoi? Bah je travaille, c'est notamment énergétique, je travaille sur les stress comportementaux des chevaux et je t'aide à comprendre ton cheval. Les gens détournent la tête en fait. Donc ça, c'est pour ça, quand tu me poses la question, je l'ai vraiment vécu, je l'ai pas toujours bien vécu d'ailleurs. Et je me suis dit, mais par contre, la question c'est comment je m'en sors. Et donc j'ai expérimenté, je me suis dit, ok, donc en fait je suis architecte. Et ça, pour les gens, ça compte aujourd'hui. Le fait que je sois architecte, ils me voient pas comme quelqu'un qui n'est pas ancré. Ancré. Donc je vais utiliser mon parcours parce que c'est qui je suis aussi, et c'est aussi parce que je suis architecte que je peux faire ce métier de kinésiologue en étant ancré. Et donc je vais utiliser qui je suis et mes ressources pour aller montrer, en fait, en prenant le temps, plus on peut me faire confiance.
Voilà, tu montres que oui, parce que quand tu dis ça, on dit que tu es perché. Elle est perchée. En plus, dès qu'on utilise les mots énergie et tout, Je mets les mots exactement, je pense, c'est un peu ça. Et lui, je suis architecte. Ah mais elle est architecte, elle a quand même fait un diplôme bac +5, bac +6. Architecte, c'est pas facile, donc elle doit en avoir dans la tête. Donc le fait de dire les deux, ça vient donner le cerveau gauche, l'équilibre des idées et l'aspect émotionnel, rationnel, émotionnel du cerveau droit. Et donc ça t'est déjà arrivé que des personnes te prennent de haut? Moi aussi, quand je leur dis je suis formateur en taking, en mode c'est un tout petit truc, alors que le nombre de vies qu'on transforme, et j'ai plein de personnes derrière moi, mais en fonction des postes, et les gens te regardent complètement différemment. Alors quand je leur dis bah je suis ingénieur, parce que moi je suis ingénieur de formation, travaillé chez, dans un grand groupe, j'étais cadre Et ben il y a le regard qui change un peu quand même.
Mais oui, c'est pas— et pourtant tu es la même personne, on est d'accord.
C'est les étiquettes qu'on met sur la foi.
Et tu es tout ça à la fois.
Moi je voulais revenir sur un sujet parce qu'on parle d'étiquette et ça fait une transition parce que tu disais tout à l'heure que tu as fait des études pour devenir architecte, mais toute la partie en lien avec les chevaux, cette partie-là, tu as pas fait d'études. Et il y a beaucoup de personnes qui peuvent avoir ce syndrome de l'imposteur en se disant je suis pas légitime parce que j'ai pas de titre, j'ai pas de certification, j'ai pas de diplôme, alors qu'ils sont super compétents. Comment toi tu l'as vécu? Qu'est-ce que tu dirais à une personne qui a ce syndrome de l'imposteur et comment aller au-delà de ça?
Aujourd'hui en fait dans mon travail, je suis kinésiologue mais je forme aussi des gens Et ta question, elle est très pertinente parce qu'il y a beaucoup d'écoles de kinésiologie humaine qui se sont montées et des gens commencent à monter comme moi des formations en kinésiologie équine. Aujourd'hui, moi je prends le parti, tu sais, tu as tous ces trucs CPF, répondre à des normes, tu sais, dans les écoles aujourd'hui, et pour être financé par Pôle emploi, etc. Et moi j'ai vu l'école de kinésiologie qui m'a formée, qui grandit aujourd'hui, qui est une grosse école, se battre avec ça au niveau administratif, OK. Quand tu fais ça, tu n'es plus dans le réel pour moi, tu réponds à la demande de ce que veut l'État, tu es dans la paperasse et donc tu es dans le cerveau gauche, tu es pas dans le cerveau droit. Et tu mélanges surtout pas le cerveau gauche et le cerveau droit qui sont la structure et le ressenti, et on a besoin des deux. Donc aujourd'hui, moi, les gens qui vont pas se sentir légitimes alors qu'ils ont tout en eux, Surtout, je vais leur proposer d'aller puiser en eux et d'avoir d'abord confiance en eux avant de vouloir montrer à tout le monde qu'ils sont capables. Parce que ça, c'est aussi le parcours que moi j'ai fait en étant architecte, sauf que j'ai monté ma boîte, j'ai réussi, et arrivé à un moment donné, je suis tombée malade, j'ai fait une tumeur, et c'est là que je me suis dit mais en fait moi je veux quoi vraiment? Parce qu'en fait aujourd'hui j'ai réussi, j'ai une grosse maison, j'ai mon mari, mon chien, mon premier enfant, j'en ai une deuxième maintenant, j'ai tout et je suis pas heureuse. J'étais légitime par contre, c'est sûr, mais pas face à moi-même. Donc aujourd'hui, la société veut qu'on ait des diplômes, qu'on rentre dans des cases, d'autres choses que j'évoquerai pas ici, c'est pas le lieu, mais voilà, certains m'auront compris. Et tout ça, c'est pour nous occuper en fait, mais ça nous éloigne de nous-mêmes. Et je vais quand même oser aller plus loin, je pense que ça arrange certains, mais sûr, tu couperas au montage si tu veux. Je partage certaines personnes qu'on soit manipulables et qu'on réfléchisse surtout pas à qui on est vraiment, et qu'on soit en dehors de la norme et qu'on puisse indépendamment réfléchir par nous-mêmes. Et moi, par la kinésiologie, justement tout ce que je fais aujourd'hui, pour le coup, tu vois, ma méthode, j'ai décidé de fonder 10 jours qui sont surtout pas finançables parce qu'en fait je veux que les gens viennent parce qu'ils qui savent que c'est ce qu'ils veulent faire et qu'ils le font pour eux, et pas pour avoir un diplôme et dire regardez, je suis certifiée. C'est pas ça la vie en fait. Voilà, donc bien sûr qu'il faut être ancré justement, une structure, mais ça passe pas forcément par Qualiopi, CPF, et répondre à des normes et des quotas.
Je comprends. Et en t'écoutant, j'ai compris que tu avais une tumeur, et c'est des chevaux qui t'ont aidé pour toi à résoudre cette tumeur. Quand tu t'es rapprochée d'eux?
Oui, en fait, bon, je vais essayer de faire court, on doit pas être très loin de la demi-heure. Mais j'ai, je te dis, j'avais tout en fait, 30 ans, un enfant, ma société, tout ça. Et on m'a découvert une tumeur après ma grossesse. Souvent le corps il bouge avec les grossesses. Il s'avère que c'était une tumeur bénigne, mais on m'a dit que j'allais mourir pendant toute la période où on savait pas. Et puis ensuite j'ai été opérée parce que j'avais mal, c'était bénin. Et puis comme j'étais pas intéressante du coup, parce que j'étais plus un challenge pour le chirurgien, je reviens, j'ai pas eu d'anticoagulants, je me suis retrouvée avec une grosse phlébite et puis j'étais alitée. Et bref, ça a duré 2 mois. Et moi je m'arrête jamais, donc forcément c'est le moment où j'ai dû m'arrêter. Et pour le coup, j'avais pas mes chevaux parce que je savais que j'allais me faire opérer, que j'allais être alitée. Donc j'avais pas mes chevaux. J'en avais 2 à ce moment-là, donc celle que j'ai eue au début et celle que j'ai maintenant. Et ça a été très dur. Et j'ai des enfants et c'est la prunelle de mes yeux, je ferai tout pour eux. Mais ce qui m'équilibre C'est les chevaux, en fait. Je crois que tu as des enfants. Les enfants, il faut quand même qu'on remplisse un rôle avec eux. En fait, on a une responsabilité, on a une vraie charge éducative, on a ce poids sociétal de savoir est-ce que je suis une bonne mère, est-ce que je suis pas une bonne mère, comment je fais. Pas plus tard que ce matin, à la rentrée, j'ai dit à mon fils: tu as une tache sur ton short. Le pauvre, il était dépité. Je me suis dit mais qu'est-ce que j'ai fait ce jour de la rentrée? Enfin, tu vois, tu as tout ce truc-là parce qu'il faut être bien. Les chevaux, eux, pour moi en tout cas, et je crois que c'est le cas pour beaucoup de passionnés, il n'y a pas de jugement. Et donc effectivement, quand j'ai eu ma tumeur, j'ai en fait, en tous les cas, ça m'a appris à savoir où était mon réservoir d'équilibre pour être une bonne mère, une bonne personne. Et c'est pour ça d'ailleurs, j'en reviens au fait que je leur dois et je souhaite leur rendre. Et si j'ai réussi à être équilibrée dans ma vie, c'est grâce à ma première jument et la deuxième que j'ai aujourd'hui.
Voilà, très très beau témoignage. Et tout ça, ça permet de revenir sur une phrase que j'avais dit au tout début du podcast, je disais être architecte de votre équilibre et de votre vie. Est-ce que comme ça on arrivera un peu la fin? Pour toi, ça veut dire quoi être architecte de votre équilibre et comment on fait pour être architecte de son équilibre?
Alors, quand j'ai présenté mon diplôme, j'avais un jury de 9 personnes et pour être architecte, et j'ai présenté le fait que l'architecte était un chef d'orchestre. Monstre. Et parce qu'en fait il doit tout gérer et il doit faire en sorte que les clients soient contents, que les entreprises fassent leur travail. Et on est au milieu. Et donc déjà on est de l'équilibre à ce niveau-là. Là, au niveau de ce que je souhaite dire, c'est hors cet titre qui est architecte de votre équilibre, c'est tout ce que je suis en fait. C'est fondatrice de cette société qui vise à grandir. C'est de dire en fait, tu es l'architecte de ta vie. Ta vie, effectivement, il y a des hauts, des bas, mais le but c'est de toujours être en équilibre. Et en kinésiologie, on a un triangle qui travaille sur, donc le triangle de la médecine chinoise, qui est sur l'émotionnel, le corps et le mental. Et en médecine chinoise, on parle du Qi et l'équilibre de vie. Et donc on va travailler sur comment, malgré les aléas de la vie, revenir toujours à cet équilibre. Et moi, je suis architecte, et donc mon but, en fait, en disant architecte de votre équilibre, c'est d'aller aider en fait les gens dans le monde du cheval ou pas d'ailleurs finalement, évidemment là on s'adresse plus à ce côté-là, mais d'aller les aider à travailler sur qu'est-ce que vous ressentez, quelle vie vous voulez bâtir, quelles sont les fondations que vous voulez donner en fait à votre vie, que vous avez déjà mais que comment vous les rattrapez, comment vous les renforcez, et quelle est la constitution que vous voulez donner à votre enveloppe. Et ça je pense qu'à travers l'architecture et la kinésiologie, et donc qui est mon parcours. Quand j'ai travaillé sur mon graphisme de logo et quel slogan donner, slogan j'aime pas trop ce mot, mais quelle identité en tout cas donner, c'était un peu bizarre au début je trouvais. Mais finalement, quand je le vois tous les jours, je me dis architecte de votre équilibre, en tous les cas c'est ce que je suis et c'est ce que je souhaite apporter aux gens, aux chevaux et à tout cet univers.
Et tout le monde doit être l'architecte de son équilibre pour toi?
Non, parce qu'en fait tout le monde fait ce qu'il peut déjà. C'est ce que moi je souhaite apporter quand on arrive sur mon chemin pour aider. Et par contre, essayer d'atteindre son équilibre et de savoir où est-ce qu'il est, je pense que ça, oui, ça c'est— je vais pas dire que c'est un devoir, mais comprendre où est son équilibre et surtout ne pas se juger Quand je te dis que moi, mon équilibre, c'est les choux et c'est pas mes enfants, je me suis dit que j'étais peut-être une mauvaise mère à un moment donné, mais non, en fait, c'est mon équilibre, il est là, tu vois.
C'est très bien que tu abordes ça, parce qu'en tant que parent, effectivement, on adore nos enfants, on passe énormément de temps, mais on a— moi, pour moi, mon équilibre, c'est la lecture, c'est faire un peu de sport, et j'ai besoin de ce moment seul, sinon C'est pas parce que j'ai besoin de ce moment seul que je suis pas un bon père. Et ma femme, c'est la même chose. Et effectivement, c'est le poids de l'image que les gens vont avoir de nous. Ah, c'est pas un bon père parce qu'il passe une après-midi avec ses chevaux au lieu d'être avec ses enfants, ou c'est pas une bonne mère pour ça. Alors que non, si tu es équilibré, quand tu es à la maison, tu es bien avec tes enfants, tu es heureux avec eux.
C'est comme quand tu prends l'avion et qu'on te dit en dépressurisation, tu mets d'abord le masque et après tu mets ton enfant. C'est la même chose en fait, voilà. Mais pour ça, faut savoir qui on est et savoir où on s'équilibre.
J'aime bien poser cette question à la fin de mes épisodes: si tu avais un message à donner à toutes les personnes qui nous écoutent que tu as pas encore abordé ou que tu as pas encore dit, ou que tu as déjà dit que tu voulais redonner, ce serait quoi? Si tu devais repartir avec quelque chose Positive.
J'essaie de me l'appliquer à moi-même. C'est vraiment, encore une fois, cette notion d'équilibre et de savoir trouver à l'intérieur de soi-même et sans regard des autres de quoi on a besoin. Et qu'est-ce qui va faire qu'on peut affronter ce quotidien pas toujours facile et qu'est-ce qui va nous nourrir? Mais de soi à soi-même. Et quelle que soit la réponse, à partir du moment où elle est juste et qu'elle vient des tripes et pas de la tête, en fait, alors on sait que c'est ça. Et j'invite tout le monde à— parfois c'est évident, et même quand c'est évident, de pas le mettre de côté, parce que moi c'est ce que j'ai fait pendant un moment, et de le comprendre et de l'accompagner, de s'accompagner soi-même en fait là-dedans, et d'aller se nourrir de— on a tous une force en nous et on sait pas, on sait pas laquelle elle est et d'où elle vient, et il faut savoir l'écouter en fait. Et se reconnecter à ses sens, parce que ça j'en ai parlé beaucoup, mais aller se reconnecter à ses sens et à l'ancrage de la nature, mais d'aller observer, écouter. Ça s'appelle prendre du temps, mais en fait c'est juste la base de ce qu'on est, et je pense qu'on oublie un petit peu.
C'est juste vivre naturellement, ouais.
Revenir à ce qu'on est, mais sans l'oublier en fait. C'est comme tu dis, si toi c'est la lecture, c'est la lecture en fait. En fait, moi c'est les chevaux, c'est les chevaux. L'autre, ça va être la musique, c'est la musique. C'est, et aussi je pense qu'il faudra que je termine là-dessus, regarder quel que soit l'âge qu'on a, le parcours qu'on a eu, et comprendre que tout ce qu'on est, ce vers quoi on tend, c'est aussi tout ce qu'on a été. Donc prendre, t'es ingénieur, tout ce que tu as appris, en fait c'est aussi la personne que tu te constitues et qui t'emmène à être qui tu vas être. Être au fond réellement éternellement.
Exactement, effectivement, c'est la somme de tout ce qu'on a vécu qui fait qui on est aujourd'hui.
Rien n'arrive par hasard en fait.
Exactement. Merci beaucoup Cécile pour ce partage, tous ces enseignements. J'ai appris plein de choses à tes côtés, des choses que je connaissais pas. Maintenant je sais prononcer un mot très technique: kinésiologie. Voilà, très bien, tu vois. Ça a servi plus qu'à ça, mais ça a servi à ça, bien sûr. Merci pour ce moment. Et bien sûr, je vous invite tous à partager cet épisode autour de vous. J'en suis sûr que ça va faire énormément de bien à plein de gens qui vont découvrir cette discipline et même qui vont apprendre des choses aujourd'hui. Si vous êtes sur YouTube, je vous invite à commenter, liker. Si vous êtes sur les plateformes de podcast, à mettre 5 étoiles sur Apple Podcast et également à partager pour faire connaître faire connaître ce qu'on fait et faire connaître également Cécile parce qu'elle fait un travail juste incroyable. Elle est pionnière dans ce domaine et on verra peut-être que dans 10, 15, 20 ans il y aura plein d'ouvrages et elle sera la référente sur ce domaine-là. Et voilà, vous l'avez découvert à ses débuts. Merci encore Cécile et à très bientôt. Comme je dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous illimités.
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