Comment réduire son empreinte écologique sans se couper de la technologie ?

In this episode of The Boklé Talk, host Mohamed Boclet interviews journalist and meteorology specialist Virginie Ilson‑Lévy. Virginie recounts her ten‑plus‑year media career—from training at Météo Consult and Météo France, through freelance work on sport channels, to her current role presenting weather and hosting a morning show on Mouv'. She explains how she "provoked" opportunities, describes setbacks (e.g., losing a sports‑show contract) and the resilience that helped her rebound. The conversation then shifts to the core theme: how to reduce one’s ecological impact without abandoning technology. Virginie debunks common stereotypes of “eco‑people”, defines an eco‑friendly lifestyle as informed, incremental action, and shares practical tips from her book Génération Éco‑Connectée: keep devices as long as possible, prefer repairable or reconditioned gear, use Wi‑Fi over mobile data, limit apps (especially high‑impact platforms like TikTok), choose sustainable purchasing (need‑assessment, point‑relais delivery, supporting local shops), and consider the trade‑offs of digital versus physical media (e.g., e‑readers vs paper books). She also discusses her personal choices—vegetarianism motivated by animal welfare and climate, cost implications, and how weather sensitivity affects mood, recommending luminotherapy for low‑light periods. The interview expands to broader societal issues: the difficulty of making ecological transition appealing, the role of media in mobilising action, climate‑driven extreme events such as Dubai’s floods and the need for greener urban planning, political climate narratives especially in the United States, and the influence of artists like Billie Eilish in climate advocacy. A rapid personal Q&A reveals Virginie’s favorite foods, humorists, hidden talents, fears and a guiding quote, illustrating her values and personal drive. Throughout, she emphasizes that small, consistent habits, sharing knowledge, and not seeking perfection are key to a realistic ecological transition.
Chapters
Un écolo, pour la plupart des gens, c'est quelqu'un qui va manger des graines, qui ne mange pas de viande, qui reste enfermé chez lui, qui n'a pas de téléphone. Et c'est quelqu'un qui casse l'ambiance.
Si t'avais une, deux, trois bonnes pratiques qui te viennent à l'esprit, à mettre en place pour se dire: «Bah, je vais avoir un impact positif sur l'environnement.» C'est tout l'objet de mon livre.
Je donne plein de petits conseils pour réduire son impact écologique en utilisant la technologie. Certes, je me suis pris des portes en pleine tête comme tout le monde, mais OK, c'est pas grave. Alors je vais apprendre de mes erreurs, de mes échecs, puis je reviendrai en fait, parce que c'est ça que je veux faire et je ne vais pas lâcher.
Peace sur vous, je reçois Virginie Ilson-Lévy qui est journaliste, animatrice sur Move et spécialiste météo. On va parler de son parcours dans le monde des médias, de son engagement pour le climat et de ses conseils au quotidien pour réduire notre impact énergétique. Bonne écoute. Peace sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode de The Boklé Talk et aujourd'hui j'ai la chance d'avoir Virginie Ilson- Lévy, qui est avec nous. Si vous écoutez Mouv', vous entendez sa voix tous les matins de 6h à 9h. Si vous regardez un peu le bulletin de météo, vous l'avez sûrement vu, même certainement vu. Et aujourd'hui, elle est à mes côtés pour parler de son parcours, d'écologie, d'environnement, et on va parler d'énormément de choses. Donc c'est parti! Bonjour Véronique, comment tu vas?
Salut Mohamed, salut à tous, je vais très bien, merci.
Plaisir de t'avoir ici. On s'était rencontré lors d'un TEDx. Ouais, c'est vrai, ouais, on était passé, tu étais passé juste avant moi. Ouais, c'est vrai. Effectivement, et depuis on est resté connecté. J'ai eu la chance de passer sur Mouv' et aujourd'hui j'ai l'honneur de t'avoir dans l'épisode.
Merci pour l'invitation.
Avec grand plaisir. Et j'aimerais d'abord que tu commences par te présenter, qui tu es.
Ouais, alors donc moi je suis journaliste, je suis spécialisée en météo, climat, environnement, donc ça fait maintenant un peu plus de 10 ans. Mon parcours, alors j'ai été formée par des bureaux d'études météo, donc un bureau d'études météo qui s'appelle Météo Consult, qui est derrière la chaîne Météo. Je ne sais pas si tu connais, mais c'est la chaîne spécialisée en météo qui est dispo sur le bouquet Canal 7. Donc j'ai vraiment fait mes débuts là-bas. J'ai été formée aussi par Météo France, donc j'ai fait mes débuts vraiment dans ce domaine-là, donc à la chaîne Météo où je présentais les bulletins météo et j'intervenais aussi pour les JT sur la chaîne. Ensuite, je suis partie, j'ai présenté aussi la météo quelque temps sur i-Télé, qui est devenu ensuite CNews. J'ai fait quelques remplacements, je suis partie en Belgique donc pour aussi présenter la météo, le bulletin météo qui était avant et après le JT chez eux sur— bougé. Ouais, j'ai pas mal bougé. Moi, j'ai toujours été ce qu'on appelle en freelance, c'est-à-dire que je suis pas liée à un contrat d'exclusivité avec une chaîne, donc ce qui me permet de travailler pour beaucoup de médias différents. Et après la Belgique, je suis revenue en France. Et depuis, donc j'ai beaucoup travaillé pour le groupe France Télévisions, donc France 2, France 3. Donc même chose, je présentais la météo et j'intervenais dans les JT quand il y avait de l'actualité liée au climat, donc le JT de 20h ou même le JT du midi et du soir sur France 3. Et puis depuis, donc je travaille pour BFM TV, donc très régulièrement, et pour le groupe Radio France, donc la matinale du Mouv' et je fais quelques interventions aussi pour France Info.
Et je lisais dans ton livre, on en parlera tout à l'heure, que tu es tombée par hasard sur cette partie-là, parce que c'était, c'est un peu par hasard que tu es rentrée dans le domaine de la météo.
Alors c'est pas totalement hasard, c'est-à-dire que moi c'est quelque chose qui m'intéresse depuis toujours, depuis toute petite je suis très, je me sens très connectée à la nature, aux animaux, donc c'est quelque chose que j'ai en moi mais qui s'est réveillé je dirais d'année en année, vraiment en grandissant. Après, mon parcours scolaire, je dirais que j'ai pas été, j'ai pas un bagage scientifique avec un diplôme scientifique, mais je suis arrivée, enfin c'est quelque chose que j'avais envie de faire et que j'ai provoqué, voilà. Parce que moi, quand j'ai commencé à la chaîne météo, c'est moi qui suis allée les voir en leur disant voilà, ça m'intéresse, j'ai fait de la télé, laissez-moi vous montrer ce que je vaux. Et voilà, je suis rentrée comme ça et en fait ça a été une révélation pour moi.
Je vais revenir sur le mot. Tu as dit que j'ai provoqué, ce mot a résonné directement. C'est-à-dire, c'est que comment tu as provoqué ça? Tu avais quel âge?
Tu t'es dit j'avais, bon, ça fait un peu plus de 10 ans, donc je devais avoir 23-24 ans.
D'accord, tu venais de finir tes études de journaliste?
J'avais terminé mes études, mais moi j'ai pas commencé directement par la météo. C'est quelque chose que je voulais faire, mais je ne savais pas, comme beaucoup de gens aujourd'hui qui me posent la question sur les réseaux, mais comment on fait pour devenir journaliste spécialisé en climat, météo? Donc je savais pas trop, j'ai commencé par le sport Parce que j'étais aussi très sportive et je m'intéressais à beaucoup de sports de manière générale. Donc j'ai commencé sur des chaînes de télévision qui étaient spécialisées en sport. Et en fait, je m'y sentais pas forcément bien ni à ma place. Et donc je savais qu'il y avait cette chaîne qui était entièrement spécialisée sur la météo. Et je me suis dit, ok, bah je vais envoyer mon CV. Certes, j'ai pas de, si tu veux, de bagages scientifiques, mais par contre, je suis journaliste, j'ai une expérience en télé. Moi, si tu veux, déjà depuis toute petite, j'ai des livres qui sont liés à la météo, climat, à l'environnement. Je m'y intéresse. Je savais, je connaissais beaucoup de choses. Et donc je me suis présentée, j'ai envoyé un CV, et puis ils m'ont dit ok, why not. Et en fait, j'ai passé un essai qui a été concluant, et j'ai travaillé avec eux pendant plusieurs années. Et puis après, j'étais tellement intéressée par le sujet que, si tu veux, après mes tournages, je restais avec les prévisionnistes, les climatologues, je parlais avec eux, j'avais envie d'en apprendre davantage. Et voilà. Mais oui, c'est vrai que je l'ai provoqué, on n'est pas venu me chercher en fait.
D'accord, parce qu'effectivement, comme tu l'as dit, il y a pas de schéma, il y a pas de chemin défini pour cette thématique-là, c'est vraiment—
Aujourd'hui, si, un peu plus. Si vous avez envie de faire ça, il faut avoir quand même une, je dirais, quand même une formation de journaliste. Et après, vous pouvez être comme moi, après être formé par ce qu'on appelle des bureaux d'études météo, faire des formations chez Météo France pour avoir quand même les connaissances et tout le vocabulaire. Parce que c'est ça aujourd'hui, nous les journalistes, on est vraiment les porte-parole des scientifiques. Et aussi, moi j'aime bien dire qu'on est vraiment des porte-parole, porte-parole des scientifiques et porte-parole du public, en fait. C'est, on relaie la parole des scientifiques donc dans les médias envers le public, mais le public aussi a des questions, des attentes, et on va poser ces questions auprès des scientifiques pour avoir les réponses à toutes les interrogations parce qu'on est dans un monde qui change aujourd'hui. Donc nous on est un peu entre deux, donc il faut comprendre en fait le langage des scientifiques qui est quand même très technique, et d'un côté essayer de se mettre à la place des gens, se dire ok mais quelles sont les questions qu'ils se posent aujourd'hui, quelles sont leurs préoccupations.
D'accord. Et dans ton parcours, tu as dit qu'aujourd'hui tu présentes l'émission sur Mouv'. Comment on commence à la météo, on finit sur une matinale qui est écoutée par les 18h30, c'est quoi, c'est 18h35 principalement tous les matins. Moi, quand j'amène mes enfants à l'école et qu'avant je prenais la voiture, j'écoute Mouv'. Et donc je t'écoutais tous les matins.
Comment tu as fait ce chemin? Alors c'est vrai que c'est très différent, mais aujourd'hui c'est plus ou moins lié. En fait, moi je suis arrivée parce que j'adore la radio. J'adore l'ambiance de la radio, j'avais envie de faire de la radio. Et donc j'ai commencé dans une radio où je présentais les bulletins météo. Et après, je suis arrivée à Mouv' et j'ai fait plein de choses. Et puis au final, en en discutant avec ma direction, ils ont vu que j'avais une grande sensibilité sur le sujet. Donc j'ai progressé, je suis arrivée en tant que chroniqueuse. Ensuite, je suis passée co-animatrice et puis ensuite animatrice de l'émission. Mais aujourd'hui, certes, je gère toute l'émission et je l'anime, mais je m'occupe et dès que je peux, en fait, je parle de, tu vois, de ce sujet-là. Je fais toujours la météo le matin, ça m'empêche pas. Et puis dès qu'il y a une actualité liée à ça, je vais en parler, tu vois. C'est lié finalement.
D'accord. Ce qui est fou, c'est un peu, tu l'as encore provoqué, c'est-à-dire que tu es arrivée par la petite porte, tu es arrivée par là.
Franchement, moi mon parcours, c'est moi je n'ai peur de rien. C'est-à-dire que si j'ai envie, enfin je dis ça, c'est-à-dire si demain j'ai envie, rien n'est impossible dans la vie. Voilà, vraiment. Moi j'ai ce truc de me dire, si j'ai envie de travailler demain pour une grande chaîne, et ben allez, je vais aller provoquer ma chance, je vais travailler. C'est beaucoup de travail, c'est beaucoup de résilience. Parce que certes, je me suis pris des portes en pleine tête comme tout le monde, mais ok, c'est pas grave. Alors je vais apprendre de mes erreurs, de mes échecs, et me dire comment je peux m'améliorer. Et puis je reviendrai en fait, parce que c'est ça que je veux faire et je vais pas lâcher. Et je continue, je continue. Moi, j'ai encore plein de choses que j'ai envie de faire, tu vois. Enfin, si j'ai envie de travailler quelque part, ok, je vais trouver un contact, je vais envoyer un mail. Qu'est-ce que j'ai à perdre à envoyer un mail à dire voilà, j'ai envie de travailler avec vous, voilà ce que je sais faire, est-ce que ça peut correspondre? Si on me répond pas, bon bah tant pis, c'est pas grave. Si on me répond, ce ce sera que du bonus et au final j'aurais rien perdu. Donc c'est vrai, enfin les gens qui nous écoutent et qui ont envie de faire des choses, vous avez des rêves mais provoquez-les et allez-y quoi.
C'est exactement quand j'ai voulu faire, parce que je fais l'Olympia comme tu le sais en septembre, et quand j'ai voulu faire l'Olympia comme toi, j'ai provoqué. Quand j'en ai parlé autour de moi, tout le monde m'a dit «t'es fou, qu'est-ce que tu vas faire à l'Olympia, arrête de rêver». Ensuite j'ai commencé à les contacter, je les ai harcelés, un mail, deux mails, trois mails, on les a appelés.
Il faut jamais lâcher.
Et au début c'était non, il y a pas de place, c'est pas fait, parce que forcément je suis un cognon au bataillon, on te donne pas une date à l'Olympia comme ça. Bon, rendez-vous le 7 septembre, bien sûr, tout le monde prend sa place pour le 7 septembre. Et à la fin, j'ai réussi à avoir une date. Et si j'avais écouté le premier refus, j'aurais jamais pu le faire. Et aujourd'hui, je suis en train de préparer ça et ça va être un moment incroyable. Et pour revenir à ce que tu dis, parce que tu as provoqué ta chance Quand t'es arrivée chez Mouv', on va prendre l'exemple de Mouv' ou ailleurs, aujourd'hui t'es toi l'animatrice de l'émission. Est-ce que quand t'es arrivée en tant que chroniqueuse, tu t'es dit: «Je rentre par la petite porte parce que j'ai envie de finir là-bas» ou c'est au fur et à mesure du temps que ça s'est ouvert? Est-ce que t'es arrivée avec ton game plan en disant: «Moi je sais où j'ai envie d'aller dans 5 ans, 10 ans et je vais rentrer par la petite porte et y aller progressivement» ou c'est que les choses sont arrivées au fur et à mesure et se sont mises devant toi?
En fait, moi quand j'ai commencé la radio, mon rêve c'était de rentrer à Radio Radio France, parce que pour moi c'est vraiment la maison emblématique de la radio.
Donc bientôt chez France Inter alors?
Bon, on verra en tout cas, mais enfin moi je rêvais déjà de rien que de passer la porte. Et quand j'ai eu l'opportunité, je me suis dit ok, bah c'est à moi de faire mes preuves. J'ai commencé, bien sûr tu as toujours en tête de te dire tu as envie d'évoluer, c'est voilà, tu as envie de progresser et tout ça. Je dis pas que quand je suis arrivée à Radio France, moi je me disais en 10 ans «Tu vois, j'animerais la matinale de Mouv' là où j'ai la chance de faire ma chronique.» Bien sûr. Non, mais en fait, au fur et à mesure, bah oui, tu progresses et puis tu travailles et puis tu te dis «ah bah pourquoi pas» et puis tu vois, tu as toujours en tête de progresser quoi. Donc oui, oui, après, mais en fait tout se provoque et c'est vraiment, c'est du travail quoi.
Et est-ce que tu as déjà eu, est-ce que tu te rappelles d'un moment où ça a été vraiment difficile, tu t'es pris un mur et tu t'es dit «ah là c'est compliqué» et tu as quand même réussi à le surmonter?
Oui, oui, je me souviens d'une très mauvaise expérience quand j'ai commencé. En fait, si tu veux, je présentais une émission de sport. Donc ça, c'était au tout début. Moi, j'ai commencé donc dans le milieu du sport. On m'a laissé l'opportunité d'animer une émission qui était tous les mercredis en direct sur une chaîne qui s'appelait Ma Chaîne Sport. Ça, je l'ai jamais raconté quelque part, en exclusivité. Non mais enfin, c'est vrai, mais parce que ça fait partie des échecs et des coups durs qu'on a dans une carrière. Donc c'était une émission sur les sports extrêmes où je recevais beaucoup d'invités, j'avais des chroniqueurs autour de moi. L'émission a duré 2 ans et au bout de la 2e saison, on m'avait dit bon bah normalement c'est bon, on se revoit au mois de septembre parce que tu sais on sait jamais vraiment, donc il y a des discussions par rapport à qu'est-ce que ça va, ce qui va se passer à la rentrée. Et je suis partie en vacances et peut-être une semaine avant la rentrée, on me convoque. Et on me dit: «Ah bah en fait, on est désolé, mais on va pas poursuivre avec toi.» Une semaine avant quand même, ou je crois que c'était une ou deux semaines. Voilà, on a trouvé quelqu'un d'autre, on pense qu'il a plus d'expérience et qui sera plus— Waouh, c'est dur quand même d'entendre ça. Ça faisait 2 ans que je présentais l'émission, tout se passait très bien, on avait de beaux invités. Et là je me dis: «OK, d'accord.» J'ai même pas cherché à comprendre parce que je me suis dit: «Bon, je vais pas le prendre personnellement, quoi que», parce que c'est quand même assez violent. Après on se dit, il y a 1000 questions, comment je rebondis en fait? Parce que la «C'est dans 2 semaines.» Et on m'a dit: «Bah si tu veux, tu peux rester à la rédaction, on va te donner des sujets à faire et puis tu vas même travailler pour l'émission que tu animais.» Et là je me suis dit: «Bah en fait non, merci.» Ok, moi j'étais de l'autre côté, maintenant c'est moi qui fais tout. Après je me suis dit: «Bon, je vais rester pour voir quand même s'il y a d'autres...» Mais en fait j'ai vite compris que non. Et voilà, enfin ça fait partie des coups durs, c'est ça, c'est le monde des médias de toute façon. C'est la première fois et ce sera peut-être pas la dernière.
Et t'as rebondi comment? T'as trouvé quoi après?
Après je suis partie à l'école Équipe 21, même chose. En fait, je connaissais quelqu'un qui travaillait là-bas et qui m'a dit: «Ah bah viens, on cherche quelqu'un pour faire des remplaçants pour la matinale du week-end.» Et donc j'y suis allée, j'ai fait des chroniques, j'ai travaillé un peu pour Infosport+ aussi. Donc finalement, on rebondit, c'est toujours— on se dit bon, on le prend, c'est toujours difficile, mais après on se dit bon bah il faut apprendre, c'est une expérience, tu vois. C'est comme ça.
Est-ce qu'à la fin tu t'es dit voilà, là je viens de me rendre compte que je me suis pris ce mur, ou je me suis pris une semaine avant de commencer? Est-ce que maintenant tu fais les choses différemment?
Est-ce que, bah en fait c'est un peu délicat parce que ça pourrait m'arriver aujourd'hui. C'est-à-dire on peut très bien tout donner, travailler à fond et se dire bah en fait on ne sait pas pour quelle raison dans leur tête ils changent complètement de plan et puis tu ne fais plus l'affaire en fait. Donc non. Par contre, je me suis dit à partir de ce jour-là, je vais travailler tous les jours qui arrivent comme si c'était le dernier, d'accord? Parce que je ne veux pas avoir de regret. C'est-à-dire que si la prochaine fois qu'on me dit bon bah merci et bonne continuation, ben je me dirais ok, ben j'ai donné tout ce que je pouvais. Et je veux pas le prendre personnellement et je n'ai aucun regret parce que les regrets, je trouve ça difficile. Donc peut-être que j'en ai eu un peu quand je suis partie, je me suis dit bon bah peut-être j'aurais peut-être plus dû m'investir là. Et encore Et encore, mais là, à partir de là, donc moi je vis chaque jour, tu vois, mais avec le travail que j'ai aujourd'hui, et ce que je disais, c'est comme j'ai pas de contrat d'exclusivité, je suis pas en CDI, je n'ai jamais signé de CDI.
À la fin de l'année, à la fin de la saison, là tu peux t'arrêter avec Mouv' et partir?
Bien sûr, bien sûr, ils peuvent me dire au revoir comme je peux très bien leur dire au revoir aussi.
Et partout où je travaille, si vous entendez, elle m'a dit que ça se passait bien avec vous. Ah oui, non mais moi je suis très contente, donc elle comptait pas annuler son—
je préviens, très heureuse à Mouv'. Tout se passe très bien partout où je travaille. Mais si tu veux, c'est le jeu, bien sûr. Donc, mais moi, je me donne à fond, tu vois, quand j'arrive. Et comme ça, si je me dis, si jamais ça doit s'arrêter, j'ai pas de regret.
OK. Et on va finir sur cette partie-là avec Mou. Moi, ça m'intéresse. Tu disais un peu en off, comment tu vis la pression de tous les jours avoir des nouveaux sujets, repartir sur une nouvelle émission? Comment, comment on vit ça tous les jours? Parce que je sais qu'il y a plein de personnes qui nous écoutent qui ont cette peur du futur, ils veulent bien tout planifier.
Vous, comment vous vivez ça dans notre organisation? Ça se passe très bien. Après, on est connecté toute la journée en fait. Qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce qui intéresse les jeunes? Sur quel sujet? Tout en ayant, on a évidemment une ligne édito et une cible, donc c'est-à-dire à qui on s'adresse. Et après, ça se fait assez naturellement parce qu'on est tous, tu vois, on est une équipe, je suis pas toute seule. Tous les gens de mon équipe ont des spécialités et des points forts. On s'appuie sur les points forts de chacun, sur les connaissances de chacun, et après ça se fait quand même assez naturellement.
Tu as pas eu un matin, tu es arrivé, tu dis j'ai rien à dire?
Ah non, jamais, ça n'arrive jamais, c'est pas possible. Tu peux pas arriver un matin et dire mais absolument rien.
Non mais tu vas trouver des choses à dire en live.
Il y a de l'actualité plus ou moins, tu vois, tu dis bon c'est plus ou moins intéressant. Il y a des jours où il se passe plus ou moins de choses, d'accord. Mais non, et c'est justement ça le challenge, se dire ok, bah quand il y a pas forcément d'actu, ok, bah je vais quand même en trouver. Et puis c'est à moi de le rendre intéressant, tu vois. C'est, c'est ça notre métier de journaliste aussi.
Ok. Et j'avais demandé d'apporter un, un objet que tu as bien sûr pas apporté.
Non mais j'ai complètement oublié de le prendre avec moi ce matin en partant. Je suis mauvaise élève.
Faut que tu fasses ma formation sur la mémoire là, c'est important.
Ouais, je te jure, vraiment.
Et est-ce que tu peux dire quel est l'objet que tu voulais apporter?
Ouais.
Et la signification de cet objet pour toi?
Oui, je voulais ramener un pull. D'accord. Parce que je me disais, j'espère que dans les années à venir, on continuera d'en porter en hiver. Parce que j'espère qu'on aura encore des hivers en France, en tout cas.
Pourquoi tu dis ça, encore des hivers en France?
Dans le contexte de réchauffement climatique qu'on vit actuellement, là on est en mai 2024, j'ai pas eu la grande sensation de vivre un hiver ces derniers mois, même si on a eu des petites périodes de froid. Voilà, j'ai, moi j'ai pas sorti mes gros gros pulls, tu vois, que j'ai en, qui sont restés en haut de mon dressing. Et je me dis, et puis c'est vrai que des fois je lève la tête, je me dis c'est dommage, j'espère que je la remettrai encore un jour, tu vois.
C'est que les gros pulls et même les grosses doudounes, on a de moins en moins besoin de les porter.
C'est pas qu'on a un peu moins en moins besoin de les porter, on les porte encore, mais on est censé normalement les porter tout l'hiver, tu vois. Sur tout ça, dans toute cette période. Et aujourd'hui, bah en fait, on a des petites périodes de froid, puis après il fait très doux, et puis on sait plus comment s'habiller. Et puis, et c'est ça. Et moi je trouve que c'est assez symbolique, tout comme tu vois, j'espère que, bah là il y a ventilateur, waouh, j'espère qu'on va pas en avoir besoin toute l'année en fait, tu vois. À l'inverse, ça marche aussi.
À l'inverse, et de pas avoir la clim toute l'été, bah c'est ça, ouais, en fonction des régions. Moi, anecdote, moi j'habitais à Paris, quand je suis parti m'installer à Montpellier, je voyais des maisons avec des clim, et donc quand je visite une maison pour la louer, on me dit ah mais il y a la clim, moi je lui dis bien sûr mais pourquoi la clim, à Paris j'ai jamais eu besoin de mettre la clim l'été. Et l'été arrivant je me suis rendu compte que effectivement sans la clim tu meurs. Bon et maintenant même à Paris je pense que l'été des fois il fait tellement chaud que si tu as pas la clim c'est très compliqué, ou tu as pas de ventilo et autres. Donc on a ce besoin qui évolue parce qu'il fait de plus en plus chaud et ça va nous permettre de de rebondir sur une des thématiques qui te plaît énormément et sur laquelle tu travailles beaucoup, c'est l'écologie, l'environnement. Et aujourd'hui, déjà, dans ton livre, parce qu'on parlera de ton livre tout à l'heure, mais à un moment je lis dans ton livre que dès qu'on dit qu'on est écolo, ça a un peu une connotation négative.
Oui.
Pourquoi? C'est quoi la vraie définition pour toi de l'écolo et pourquoi ça a cette connotation négative?
En fait, alors, c'est une connotation très négative. C'est-à-dire qu'un écolo, pour la plupart des gens aujourd'hui, c'est, alors, c'est quelqu'un qui va manger des graines, qui mange pas de viande, qui reste enfermé chez lui, qui ne fait rien, qui n'a pas de téléphone, et c'est quelqu'un qui casse l'ambiance. Ça, c'est aussi quelque chose, tu vois. Et on a l'impression que quand on arrive quelque part et qu'on va parler de ce sujet, ah, ça y est, tu casses l'ambiance. Parce que oui, c'est vrai que c'est anxiogène, oui, c'est vrai qu'il y a plein de mauvaises nouvelles, mais il y a cette, en fait, on a cette cette vision-là de l'écolo. Et moi, je suis pas d'accord avec ça. En fait, un écolo, tout simplement, c'est quelqu'un qui a connaissance qu'il y a un problème et qui va mettre en place des actions dans son quotidien pour essayer d'aller dans le bon sens. C'est ça un écolo, tout simplement. Et un écolo peut vivre avec son temps, un écolo peut avoir un smartphone, un écolo peut avoir un ordinateur. Genre, c'est pas quelque chose, c'est pas quelqu'un qui est coupé de la technologie, c'est pas quelqu'un qui vit enfermé, reclus chez lui. On vit pas dans des grottes, enfin, c'est pas ça un écolo.
Parce que tu peux être écolo et pas être végétarien, c'est— il y a pas— ah bien sûr, parce qu'on remet souvent—
non, non, c'est parce qu'en fait on cherche la perfection, c'est— mais personne n'est parfait. Moi c'est ce que je dis à chaque fois, c'est-à-dire que tu peux recycler tes déchets mais continuer à manger de la viande, tu seras quand même écolo parce que tu fais attention. Chacun à son niveau, chacun à son rythme, chacun comme il peut. Ça c'est quelque chose qui se fait progressivement. Enfin moi aujourd'hui Je dirais pas que je fais pas tout parfaitement. J'ai mis en place des gestes dans mon quotidien, mais ça s'est fait de manière totalement progressive.
Et est-ce qu'il y a cette notion de culpabilité? Est-ce qu'on doit déculpabiliser? Je sais que tu en parles dans ton ouvrage, de pas être parfait.
Mais oui, mais parce qu'on nous pointe du doigt, en fait. C'est quelque chose de se dire, moi typiquement, voilà, je fais beaucoup de création de contenu sur le digital. Donc j'essaye de sensibiliser, de faire de la vulgarisation, de la pédagogie autour de ces sujets. Donc je poste beaucoup de vidéos, je passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux. Je pense que la critique qui revient le plus souvent, quand et encore j'en ai pas beaucoup, c'est: «Oh mais t'iras dire bonjour au data center qui héberge tes vidéos, tu vois, parce que ça tu crois que c'est pas de la pollution?» Voilà, donc c'est, et enfin oui, et donc effectivement, donc j'utilise pas les technologies de nos jours pour démocratiser. Donc il y a cette culpabilité de dire ok, donc tu essayes de me culpabiliser juste parce que j'informe sur ce sujet-là. Après, si on veut décrypter cet argument-là, on pourra le faire, mais c'est juste de dire en fait personne n'est parfait, c'est fait, allez-y à votre rythme, parlez-en autour de vous. Ça, je trouve que c'est hyper important, tu vois, parce qu'on a cette capacité de s'influencer les uns les autres. Moi, je suis végétarienne depuis pas mal d'années maintenant, et c'est vrai que quand je suis invitée chez des gens ou quoi, je n'aime pas imposer ça, donc je dis juste voilà, je mange pas de viande, mais ne me faites rien pour moi, juste ne prévoyez pas ma part parce que si vous en faites plus, c'est que ça va à la poubelle, c'est double peine pour moi. Donc c'est juste, voilà. Et après, il y a des gens très gentils qui vont dire: «Bah non, attends, je vais pas », tu vois. Mais je n'aime pas imposer, je le dis juste. Et en fait, rien que le fait d'être végétarienne, je vois que ça a ouvert des discussions, de se dire: «Mais pourquoi? Ça fait combien de temps? Pourquoi tu fais ça?» Et donc j'explique. Et c'est vrai que ça éveille la curiosité. Moi, j'ai des gens autour de moi qui, au fur et à mesure, tu vois, ont baissé leur consommation de viande. Donc c'est ça aussi, parlez-en autour de vous, n'ayez pas honte, ne vous sentez pas coupable parce que Voilà, juste personne n'est parfait.
D'accord. Bon, la partie, donc tu es végétarienne depuis quelques années, c'est vraiment en lien avec cet aspect écologie ou c'est les deux, l'écologie et le bien-être animal?
D'accord. Moi c'est quelque chose, je, les abattoirs c'est un truc, je ne, tu vois, si on me demandait qu'est-ce que tu aimerais qui disparaît sur cette planète, je commencerai par ça. Je trouve ça horrible. Après il y a des gens qui le, enfin tu vois, il y a des agriculteurs qui font ça ça mieux que d'autres. Mais en fait, on est tellement, voilà, dans une agro-industrie aujourd'hui, on en consomme tellement que je supporte pas, en fait. Et moi, c'est le bien-être animal avant ça, parce que je me sens très connectée aux animaux. Et après, évidemment, parce que tout l'impact que ça a sur le climat. Donc c'est un peu ces aspects.
Et aujourd'hui, tu parlais de tes critiques sur «je suis connectée », donc tu es trop connectée quand tu fais des vidéos et en même temps tu dictes tes cours. Écolo, si moi j'ai envie dans mon quotidien de faire attention à cet aspect-là, qu'est-ce que je dois faire? C'est quoi les— si tu avais une, deux, trois bonnes pratiques qui te viennent à l'esprit? Si moi je suis beaucoup sur les téléphones, je suis beaucoup sur mon téléphone, exemple dans mon cas de figure, je suis beaucoup sur les réseaux sociaux pour mettre du contenu, est-ce que j'ai des bonnes pratiques? Et les personnes qui nous écoutent, s'ils ont— est-ce qu'ils ont— il y a des bonnes pratiques à mettre en place pour se dire bah je vais avoir un impact positif sur l'environnement grâce à ma—
bien sûr, c'est tout l'objet de mon livre, je donne plein de petits conseils pour réduire son impact écologique en utilisant la technologie, la première chose à faire, et c'est le plus gros du problème, c'est ce qu'on appelle les terminaux. Donc si tu consultes un PC, un téléphone, c'est ça en fait la plus grande part de l'impact aujourd'hui, c'est ça. Donc le premier conseil, c'est gardez-les le plus longtemps possible, voilà, c'est entretenez-les, tu vois, et puis gardez-les le plus longtemps possible. Si possible, si vous en rachetez un en reconditionné, Mais c'est ça, la première chose, c'est ça. Après, les réseaux sociaux, c'est effectivement, ça passe par la connexion internet, donc principalement Wi-Fi si on peut, bien sûr, parce que ça consomme moins que la 4G quand on se connecte. Et après, bah, c'est, voilà, normalement on est sur la sobriété, donc on évite d'aller sur tout, d'avoir peut-être toutes les applications des réseaux sociaux dans son téléphone et essayer de se dire, ok, lesquelles me correspondent le mieux et je vais passer le plus de temps sur celle-ci. En termes de réseaux sociaux, celui qui qui quand même aujourd'hui a un impact environnemental le plus conséquent, c'est TikTok, parce que c'est majoritairement de la vidéo. Donc voilà, après j'ai mis tout aussi, enfin vous avez tout un graphique avec, et c'est intéressant parce que de voir en fait lequel, tu vois, selon son fonctionnement, lequel a un impact le plus important.
Donc pour parler du matériel, d'un moment, donc pour ceux qui, je vous inviterai, donc tu peux le montrer le livre Génération Éco-Connectée aux Éditions Jouvence, on en reparle, on va bien en parler là. Et à un moment tu donnes, que j'ai découvert dans ton livre, des notes sur le matériel pour connaître la qualité, la résistance d'un matériel, d'un équipement qu'on achète, donc la résistance et aussi sa capacité à être réparée. Et donc ça, en lisant ça, je me suis dit ah ouais, c'est super intéressant, je le savais pas. Et donc maintenant quand je vais acheter quelque chose, je vais aller regarder cette note pour me dire alors je vois que mon, le truc que j'achète, peut-être que j'achète 50 € plus cher ou 100 € plus cher, mais il va durer.
C'est de l'investissement. Voilà. Et en fait, on le sait pas forcément, mais effectivement, il y a ces petites notes qu'il faut regarder sur tous les produits que vous achetez aujourd'hui, donc matériel high-tech. Et ouais, c'est ça, en fait, est-ce que je vais pouvoir le réparer facilement? Parce que tous ne sont pas réparables facilement, et en général, ce sont les produits high-tech les moins chers. Et donc juste regarder, à se dire, ok, on coûte il va nous coûter un peu plus cher à l'achat, mais c'est un investissement parce que je vais pouvoir le garder beaucoup plus longtemps. Et au final, c'est comme ça qu'on réduit son impact, effectivement.
Et donc, on parlait de ton livre. Qu'est-ce qui t'a poussée à écrire ce livre?
Alors, déjà parce que la technologie fait partie intégrante de notre quotidien et elle va prendre de plus en plus de place, ça c'est évident. Donc il y a ça, et parce que moi je suis connectée H24 maintenant que je fais beaucoup de création de contenu sur mon ordinateur, sur mon téléphone. Et parce que aussi, je te dis, la principale critique que je reçois, c'est: «Bah oui, oui, tu te dis écolo, mais par contre tu postes des vidéos toute la journée.» Et en fait, je l'ai tellement reçu, à un moment donné, je me suis dit: «Mais il y a un vrai problème de la perception des gens.» Alors certes, je me dis en fait, quand je reçois ça, je me dis: «OK, c'est cool.» Parce qu'il est peut-être un peu en train de culpabiliser et il me renvoie sa culpabilité pour essayer de se dire: «OK, je te renvoie le problème en fait.» Donc je me dis: «Bon, OK, c'est pas mal.» mais il y a ce truc de, il y a quelque chose qui, tu vois, je me dis, et là je me suis, ok, donc technologie, écologie, c'est quelque chose qui peut pas aller ensemble, et dans la tête de beaucoup de gens. Et j'en ai parlé même en DM avec certains parce que j'avais envie de comprendre, effectivement. Et après je me suis dit, ok, bon bah je vais en faire tout un livre, je vais expliquer que ce n'est pas du tout incompatible et qu'on peut consommer cette technologie aujourd'hui, mais en mettant en place des gestes au quotidien, on peut réduire son et vivre avec son temps, surtout ça.
Vivre avec son temps. Et tu parles à un moment de le livre et la liseuse. Donc parce que moi j'ai beaucoup de lecteurs, donc on choisit quoi, la liseuse ou le livre?
Et ben ça dépend de votre consommation. Si tu consommes énormément de livres, je te conseillerais, et c'est prouvé par des chiffres aujourd'hui, d'aller vers une liseuse. Par contre, si tu lis un livre par mois, l'impact écologique que va avoir une liseuse, donc dès sa fabrication parce que ça nécessite nécéssite des ressources naturelles et une connexion et tout ce qui va avec, bah du coup non, c'est par rapport à l'équilibre, il vaut mieux que tu continues sur du livre papier, du livre pourquoi pas d'occasion, c'est toujours mieux. Allez acheter à votre librairie, c'est toujours mieux aussi parce qu'il faut les soutenir et c'est important. Donc en fait tout dépend de ta consommation. Ok, tu consommes beaucoup?
Ah bah oui, je consomme beaucoup, je consomme beaucoup de livres et moi j'achète et quasiment que des livres d'occasion. Moi, c'est mon mode opératoire. Donc s'il y a un livre qui, à part s'il vient juste de sortir, mais sinon je laisse, j'attends 1 ou 2 mois et je sais qu'en allant à la librairie, il y aura des livres d'occasion qui vont être vendus. Il y a des librairies, ils font, ils vendent toujours ces livres-là en occasion et je profite de ça parce que sinon c'est un budget exorbitant. Non mais c'est clair, à chaque fois 19 €, 20 €. Mais ce qui est bien, c'est qu'un livre Quand tu le prends, tu peux le relire 5 fois. Moi, ce que j'aime bien, c'est quand j'achète un livre, c'est de pouvoir le relire plusieurs fois. Je vais lire une fois, je vais attendre 6 mois, je vais le relire, je vais le relire, et à chaque fois que je le lis, je vois des choses nouvelles dedans. Ouais. Et je perçois des choses que j'avais pas perçues la première fois. Et comme j'évolue, et ben à chaque fois que je lis, je lis le livre avec la personne que je suis aujourd'hui. Ouais. Mais c'est ça, parce qu'il y a des livres que j'ai pu lire quand j'ai, il y a 5 ans, quand j'ai découvert la la lecture rapide. Quand je les relis, je les reprends aujourd'hui, comme j'ai évolué, mon état d'esprit a évolué, les choses que j'ai vécues ont changé. Waouh, j'avais pas vu ça!
Et c'est ça, parce que tu as un prisme différent, quoi. Exactement, un état d'esprit différent. Ouais, complètement.
Et donc, pour revenir aussi sur ton livre, tu parlais de cette notion, donc on parle de livre, achat de livre, tu disais aller chez les consommateurs, le libraire du coin, pour soutenir les libraires, c'est super important. Aujourd'hui, on vit dans un monde où la génération Amazon, génération Uber, tu veux quelque chose, tu cliques, tu l'as. Les personnes qui nous écoutent aussi qui veulent gagner du temps vont beaucoup acheter sur le net. Comment toi, si moi je sais que ça a un impact écologique important, c'est quoi les bonnes pratiques, s'il y en a, pour une personne qui se déplace plus trop et qui fait que de l'achat en ligne?
Alors la première chose, c'est réfléchir avant de cliquer, très important. Est-ce que vous avez vraiment besoin de ce que vous allez acheter là? Parce que des fois on se rend compte que non, pas forcément, c'est de l'achat compulsif parce qu'il y a beaucoup de publicités, d'autant plus sur les réseaux sociaux aujourd'hui, qui nous poussent à l'achat. Moi la première question à chaque fois, c'est est-ce que j'en ai vraiment besoin? Est-ce que j'en ai, est-ce que je l'ai pas déjà chez moi? Est-ce que je peux pas l'emprunter à quelqu'un si c'est vraiment quelque chose que j'ai besoin sur un un temps assez court, je me pose toute cette question. OK, non, il me le faut absolument.
Quand tu fais ça, est-ce que tu as déjà arrivé plusieurs fois de pas acheter le produit grâce à cette question?
Ouais, complètement. Pas plus tard qu'il y a pas très longtemps, j'avais besoin de quelque chose pour mon appartement pour faire des travaux. Et puis je me suis dit, bon, OK, bah je vais aller l'acheter. Et après je me suis dit, mais est-ce que, donc non, j'en ai pas, est-ce que quelqu'un peut pas me le prêter en fait?
Ouais, une perceuse, je peux demander à un ami.
Ouais, enfin c'est un truc un peu plus technique. Et du coup du coup je me suis dit bon, attends, je vais aller voir mes voisins. Et je suis allée en face et en fait il se trouve qu'il l'avait, tu vois. Donc j'ai évité un achat et on me l'a prêté, je l'ai rendu, super. En plus j'ai passé un bon moment avec mes voisins, tu vois. Et non mais c'est, et en fait voilà, c'est juste se poser ces questions-là. Si vraiment vous en avez besoin, ensuite de regarder où est-ce que vous allez l'acheter, quelles sont les valeurs de l'entreprise, ça aussi c'est important. Et une fois que vous allez l'acheter, que vous avez cliqué, Principalement choisir la livraison en point relais. Pourquoi? Parce que si vous le faites livrer chez vous et que vous n'êtes pas là, le livreur va forcément revenir, donc ça fait des trajets et des trajets. Donc si c'est en point relais, bah ok, bah il sera déposé en point relais, vous allez le chercher quand vous voulez. En plus, ça fait travailler des gens, donc c'est super. Donc voilà, c'est vraiment ces 3 choses principales. Après, il en existe plein d'autres, mais se dire ok, est-ce que j'en ai besoin? Où est-ce que je l'achète? Et comment je le fais venir.
D'accord, mais est-ce que être, quand tu dis ça, est-ce que cette question, est-ce que être écolo ça coûte plus cher que quelqu'un qui est, qui suit pas ce mode opératoire?
Alors ça dépend, ça dépend, et c'est le grand sujet parce que la transition écologique doit être une transition sociale aussi. Donc il faut qu'on aide, parce qu'il faut qu'on aide les plus démunis à réussir cette transition. Si on parle de mobilité, oui, effectivement que ça coûte plus cher une voiture électrique aujourd'hui, c'est pas donné. Il y a des aides qui sont mises en place. Par contre, tu vois, en étant végétarienne, moi ça me coûte beaucoup moins cher parce que la viande, c'est, c'est quand même un sacré budget aujourd'hui. Pareil sur les, la consommation, j'achète beaucoup moins de vêtements aujourd'hui. Je saurais pas te dire la dernière fois que j'ai acheté des vêtements parce que je me suis rendu compte que j'en avais plein donc c'est un budget en moins.
Moi c'est simple, j'ai toujours ce t-shirt «Je suis limité» de plein de couleurs différentes. Non, j'en ai plusieurs, mais je mets toujours le même. J'en ai au moins— ma femme, elle a ramené mes t-shirts après la machine, j'en avais tout ça que j'ai rentré dans mon sac. Mais c'est simple et ça coûte pas cher.
Non mais voilà, en fait tout dépend, tout dépend. Mais c'est évident que oui, sur certains postes ça coûte plus cher, tu vois. Rien qu'aujourd'hui de se dire bah en fait un billet de train ça coûte limite peut-être plus cher qu'un billet d'avion selon certaines destinations. C'est pareil, il y a quelque chose qui est pas cohérent. Mais si on a envie d'être écolo, bah pour certains gestes qu'on va mettre en place, ouais, ça va coûter plus cher.
Ouais, comme on consomme moins aussi, on rentre dans cet équilibre de moins consommer donc moins payer.
Parce que, et donc on va dire, oui c'est ça, c'est-à-dire que si tu es végétarien, bah tu vas acheter moins de viande, donc l'alimentation va te coûter moins cher. Ok, bah du coup tu auras quand même un peu plus de budget pour prendre un billet de train, tu vois, qui coûtera un peu plus cher qu'un billet d'avion. Mais tu dis bon, moi j'ai pris une tranche. Cette notion-là, ouais, ça dépend.
OK, tu as ramené, donc je t'avais demandé d'amener un livre, et donc tu as apporté ton livre.
Tu peux le remontrer, donc Génération Éco Connectée, en papier recyclé, évidemment, made in France, s'il vous plaît.
Super. Mais c'est pas le seul livre que tu as écrit, tu as écrit plusieurs livres?
C'est mon troisième. D'accord, toujours sur cette thématique de l'environnement, de l'écologie, tout chez Jouvence, ou j'en ai sorti 2 chez Jouvence, et le tout premier que j'avais écrit, c'était aux éditions Flammarion, et c'était liste sur l'impact de la météo sur la santé, parce que ça aussi ça m'intéresse beaucoup.
Pourquoi la météo sur la santé? C'est quoi le—
parce qu'en fait nous on l'oublie souvent, mais on est comme des petits poissons dans un bocal, on respire. Et donc cet air, il est chaud, froid, humide, sec, et tout va avoir des impacts sur nous. Même chose la luminosité. Et moi je suis très très météo-sensible, donc ça m'a tout de suite intéressé de me dire en fait la météo, le temps qu'il fait, joue beaucoup sur moi. Et comment je peux faire pour essayer de me sentir bien au quotidien, peu importe le temps qu'il va faire, tu vois, aujourd'hui. Et il y a plein de choses, et même chose, plein de petits gestes à mettre en place.
Et je veux bien comprendre, la dernière fois j'ai fait un reel sur ce sujet où donc moi j'habite à Montpellier, il fait souvent beau, mais des fois, là on a eu 10 jours il a fait que pleuvoir. Et effectivement, à la fin des 10 jours, tu en peux plus de voir la grisaille, la pluie. Il y a des personnes, quand ils se réveillent le matin, il fait beau, ils sont de bonne humeur, Ici il fait gris, ils sont de mauvaise humeur. En vrai, leur humeur et leurs émotions sont corrélées à la météo. Toi, c'est qu'est-ce que tu dis à une personne comme ça?
Déjà je dis qu'on est tous météo-sensibles, mais à des degrés divers. C'est évident, tous les êtres humains sont météo-sensibles. La qualité de l'air, la température, l'ensoleillement beaucoup jouent sur nous. Maintenant, il y en a qui le sont un peu plus que d'autres. C'est difficile de savoir qui, pourquoi. On pense que les femmes, enfin, les études montrent que les femmes sont un peu plus météosensibles que les hommes. Après, ce que je dis, c'est qu'il y a plein de choses à mettre en place dans son quotidien, que ce soit par l'alimentation par exemple, par l'activité physique. L'état d'esprit joue beaucoup aussi, parce que c'est comment on se conditionne. Des fois, c'est on ouvre, oh là là, il fait gris, et ça y est, ça nous plombe la journée rien que de ça. Avoir ça. Ouais, c'est pas grave, c'est qu'un décor en vrai. La journée, elle continue. Et dans quel mood tu vas te mettre derrière ça? Ce que tu manges joue beaucoup aussi, parce que ça, ça joue énormément. Voilà. Après, moi, je t'ai dit, j'étais très sensible à la lumière. La grisaille jouait beaucoup sur moi, surtout à Paris. Là, tu es à Paris. Et en fait, j'ai fait de la luminothérapie et ça a un peu changé ma vie, tu vois. C'est des lampes de luminothérapie qu'on peut acheter chez soi ou en faire dans des centres autre spécialisé. Et en gros, c'est une lampe qui reproduit la lumière du soleil, et c'est une lumière blanche donc. Et tu vas juste te mettre devant, tu peux faire autre chose, tu peux lire un livre, tu peux prendre ton petit-déjeuner. Donc ça dure 15-20 minutes par jour, et en fait c'est comme si tu avais fait un bain de soleil. Et ça joue beaucoup sur toi, sur ta forme physique, sur tes humeurs. Et moi j'ai vu la différence. Et tous les hivers, hop là, je ressors la petite lampe, tu vois, et je me refais, allez, 30 minutes par jour de luminothérapie et ça fait un bien fou, vraiment.
OK, bon à savoir. On a aucune action dans les lampes ou les petites choses, mais effectivement c'est bon à savoir. Et j'avais un ami qui faisait souvent ça également, il avait, lui mettait des, un casque avec des lumières bleues ou des lumières sur son visage. Ça marche aussi, ça marche.
C'est le même genre, c'est le même style, c'est des luminothérapies différentes.
On va arriver sur la partie question des auditeurs où J'ai plein de petites questions que les auditeurs souhaitent te poser et t'en poser. Il y a une des questions, en plus c'est en lien avec ce que tu viens de dire, c'est pourquoi tu gâches tous mes week-ends avec la météo? C'est un peu comment tourner parce que les questions Instagram, tu vois, c'est ce que je comprends, c'est que effectivement le soir où on a tendance à aller regarder la météo et dire «Ah, ce week-end il pleut» et donc, ou «Ce week-end il fait beau» et donc ça va, c'est en lien avec ce qu'on vient de dire, ça va, quand il fait beau on va se dire «Je vais faire telle, telle chose».
Ça a un impact sur nos vies, sur nos loisirs, sur tout. Après, c'est drôle parce que je la reçois aussi beaucoup celle-là et puis c'est vrai que quand des fois on me croise dans la rue et qu'on m'a vu à la télé le matin et on me dit, c'est comme si j'étais la responsable.
C'est à cause de toi qu'il y a des nuages. C'est ça, c'est pas le jour de mon mariage, je voulais qu'il fasse beau, il fait gris, t'as gâché mon mariage, c'est ta faute.
Non mais évidemment, bah oui, parce que la météo a un impact sur nous et que c'est ultra important. Une journée ensoleillée, c'est pas la même chose qu'une journée sous la pluie, bien qu'il y a des gens, et j'en ai déjà rencontré, qui aiment la pluie. Mais non, mais je comprends. Mais après, ce que je trouve passionnant, et c'est ça aussi moi qui me passionne avec la météo, c'est que c'est quelque chose qu'on ne contrôle pas. Pas. Et c'est peut-être la dernière des choses que l'être humain, bien qu'il essaye avec tout ce qu'on entend, la géoingénierie et tout ça, qu'il ne contrôle pas. Et je trouve ça, c'est passionnant. C'est-à-dire que peu importe, c'est, tu sais pas quel temps il va faire. Enfin si, maintenant on le sait avec les prévisions, mais ce que je veux dire c'est qu'on peut pas contrôler, la nature fait ce qu'elle veut.
Et c'est quoi la fiabilité du bulletin météo? Parce que moi, le nombre de fois, surtout à Montpellier, alors je le vis moins à Paris, mais j'ai l'impression qu'à Montpellier, si tu regardes la météo à 2 jours, tu sais que ça dépend des situations météo.
On a des situations plus ou moins fiables où on sait que ça ne va pas bouger, et donc on peut se dire qu'à J+7, et c'est aujourd'hui le maximum, on arrive à aller jusqu'à J+10, mais avec une fiabilité qui est quand même moindre. Il y a des situations, on se dit OK, à J+7 c'est fiable. Quand on est dans des situations, alors je vais pas rentrer dans les termes techniques et tout ça, mais où c'est un peu, ça bouge beaucoup plus, bah on se dit que la fiabilité à J+3 ou au-delà, c'est compliqué, ça risque de changer. C'est tout dépend des conditions atmosphériques qui sont très, très différentes.
Et est-ce que les applications, moi je sais que je regarde souvent sur Google et autres la météo, est-ce que ça c'est fiable ou pas? Parce que des fois je regarde, il va pleuvoir à 10h, mais à 11h il a toujours pas plu, et inversement. Surtout sur Montpellier, je le vois, je le vis moins à Paris, mais à Montpellier, je sais qu'il y a souvent ce décalage entre ce que je peux lire et ce que je vis réellement.
Ah oui, à Paris, je le vis plus qu'à Montpellier. Ouais, ouais. Alors ça, c'est, moi je t'avoue que je regarde très peu les applications météo parce que moi je suis sur mes modèles météo, donc j'arrive à voir heure par heure exactement. Mais c'est fiable quand même parce que, par exemple, moi la semaine celle que je vous conseille, c'est l'application de Météo France, parce que c'est les prévisions de Météo France et qu'elles sont plus que, plus que fiables. Donc, mais après, la météo heure par heure, c'est pas simple, tu vois, de se dire ok, alors il va pleuvoir entre 10h et 11h. Ça peut quand même évoluer au sein même d'une journée. On donne des grandes tendances, on arrive à peu près à voir entre quelle heure et quelle heure il va pleuvoir, mais c'est, faut savoir que ouais, c'est une science qui n'est pas exacte aujourd'hui. Et c'est ça aussi qui est qui est passionnant parce que moi, je me dis la météo, c'est on prédit le futur. Les gens l'oublient souvent. Aujourd'hui, c'est une science qui te dit dans 3 jours quel temps il va faire chez toi. Juste rendez-vous compte, c'est dingue. C'est, on se projette dans le futur et puis c'est, aujourd'hui c'est quand même assez fiable. Donc forcément que c'est pas très exact parce qu'il suffit qu'il y ait un petit truc dans la machine, tu vois, qui change, ça bouleverse tout. Donc je parle dans la machine des prévisions.
Oui, oui, j'ai compris. Non mais c'est sûr Alors j'ai pas les mots techniques, mais effectivement si d'un coup tu as, je vois, tu as plus d'air qui arrive d'un côté ou qui fait que ça peut tout bouleverser, ça bouleverse toute la prévision.
Donc c'est en ça que c'est pas simple quoi.
J'ai une question: c'est quoi, en tant que présentatrice météo, c'est quoi tes gros défis?
Mes gros défis, bah moi mon défi il est aujourd'hui d'essayer de rendre cette transition écologique je dirais un peu sexy, tu vois, parce que dans la tête de beaucoup de gens, c'est que des contraintes, tu vois. Enfin, c'est genre, voilà. Donc il y a ça. Et puis de surtout de, alors il y a beaucoup, c'est-à-dire dans les médias par exemple traditionnels, je trouve qu'on en parle de plus en plus, mais pas assez. Certes, on est bien informé, c'est-à-dire je pense qu'aujourd'hui tout le monde est au courant qu'il y a un problème, qu'il y a un changement climatique qui est en cours. La question est qu'on n'arrive pas à mobiliser les gens. Et moi, c'est ce constat-là que j'ai fait. C'est-à-dire que je fais beaucoup de plateaux télé, on me demande, voilà, d'expliquer un tel. OK, super, mais en fait, qu'est-ce qu'on fait? C'est con. Qu'est-ce qu'on fait concrètement pour qu'on aille dans le bon sens? Et je trouve qu'on apporte pas assez de solutions et qu'on n'arrive pas à mobiliser les gens. Et c'est, moi, c'était toute ma démarche d'aller sur les réseaux sociaux et de dire OK, bon, j'ai mon téléphone, je vais faire une vidéo, j'ai la durée que que je veux, tu vois, je la choisis avant, même s'il y a des contraintes aujourd'hui pour que ça fonctionne plus ou moins bien sur les réseaux sociaux. Mais je choisis donc ma durée, je vais parler de tel sujet, et puis je vais vous parler comme si vous étiez mes potes, tout simplement, avec des mots simples, dans une ambiance sympa. On n'est pas obligé d'être, tu vois, dans un cadre, voilà, à la cool quoi, sur les réseaux sociaux. Et donc moi, mon challenge, c'est d'intéresser le plus de gens à ce sujet-là et de pousser à l'action, sensibiliser sensibiliser et pousser à l'action.
D'accord, sensibiliser. Et en parlant de ça, il y a une question, c'est par rapport à qu'est-ce que tu penses de ce qui s'est passé à Dubaï? Parce qu'on l'a tous vu il y a quelques semaines ou quelques jours, mais c'était combien de temps? Il y a 15 jours?
Ouais, à peu près un mois.
J'ai plus la notion du temps, les jours passent tellement vite maintenant. Où il y a eu les inondations, il y a eu je sais pas combien de milliers de mètres cubes d'eau qui sont tombés. Est-ce que ça c'est un signe de, du, pour toi c'est quoi? C'est un signe du réchauffement climatique? C'est, on va avoir de plus en plus, oui c'est probable.
En fait la première chose c'est, tout le monde a dit c'est le réchauffement climatique, non la première chose c'est que c'était lié à une situation météo qui aurait pu arriver n'importe où. C'est-à-dire que c'était ce qu'on appelait une goutte froide, en gros une dépression avec de l'air très froid. Il faisait tellement chaud près du sol que ça a complètement déstabilisé la masse d'air et ça a créé ces trombes énorme d'eau. Maintenant, on sait effectivement que dans des situations comme ça, dans un contexte de changement climatique, ça va être de plus en plus fréquent, et que plus l'air se réchauffe, plus les pluies vont être abondantes. Maintenant, l'autre problème qu'il y a, c'est que Dubaï s'est bétonné absolument de partout. Et on aurait eu peut-être la même situation dans Paris, ça aurait fait des dégâts aussi, tu vois. Mais jusqu'à Dubaï, c'est bétonné absolument partout.
Ils sont pas habitués à l'eau.
Et ils sont pas du tout habitués parce qu'ils sont dans dans une zone plutôt aride, donc ça arrive pas très fréquemment, voire quasiment jamais. Donc ils sont pas habitués à ça. Donc le fait que ce soit bétonné, bah on n'arrive pas à absorber l'eau, donc ça fait des inondations pareil. Et c'est ça aujourd'hui le problème, tu vois, c'est qu'on met du béton absolument partout.
Donc en vrai, ils font les bétons mais ils mettent pas—
nous aussi on a les souterrains, on a toutes ces canalisations qui ont été créées, les égouts qui ont été créés pour absorber cette eau et après envoyer ça vers la Seine et autres, que là-bas ils ont Quasiment pas, c'est ça le problème, parce qu'il anticipe pas, parce qu'ils se disent bon bah c'est un truc qui peut pas arriver chez nous et qu'ils avaient jamais vu, mais qu'aujourd'hui on doit repenser toutes les villes parce que c'est des phénomènes qui vont arriver, qui vont être de plus en plus fréquents. Et puis c'est aussi se dire aussi mais le climat ne peut pas être dissocié de la biodiversité. Vous ne pouvez pas continuer à créer des villes sans prendre en compte que la nature aujourd'hui c'est un bouclier. On est en train de la détruire avec le changement climatique, climatique, mais c'est un bouclier contre ces catastrophes naturelles. Un tel phénomène météo serait arrivé dans des espaces végétalisés, il y aurait pas eu autant de dégâts, tu vois.
OK, autre question un peu pas technique, mais en vrai c'est des mots. La personne elle a dit Trump au pouvoir et l'environnement, c'est-à-dire ça rentre dans l'ordre politique que je mettrai prise un petit peu moins.
En tout cas, ce que je peux dire de par rapport à ce que j'entends, le discours qu'il a, ouais, est effrayant et totalement climatosceptique.
Ouais, c'est plus cette notion-là. Je pense que c'est la personne qui voulait cette question, c'est la mise en avant de cette notion-là. Il y a des pays, alors nous en France, on fait très attention à ça, même les premiers gestes. Et exemple juste avant, mon tri à la maison entre mes poubelles, il y a des pays, ils sont très loin de ça. Il y a des pays comme les États-Unis où eux, carrément, l'environnement, ils disent que— et même le réchauffement climatique, c'est du mytho, c'est pas vrai.
Ça dépend des partis, tu vois. Enfin, le parti, lui, bon, les Républicains, Donald Trump, qui là a vraiment un discours climatosceptique. Joe Biden, beaucoup moins, tu vois. Donc ça dépend. Après, les États-Unis font des choses pour le climat, pas assez. Bon, voilà, ça c'est tout un débat. In situ. Enfin, oui, c'est vraiment un débat. Mais en soi, en fait, lui, ce qui est très inquiétant, c'est quand on l'entend dire: il neige, ah bah oui, le réchauffement climatique. Donc c'est-à-dire que là, même la base, il l'a pas. C'est-à-dire que lui, il confond même météo, climat. Il y a absolument rien qui va. Effectivement, ça fait peur parce que c'est une grande puissance qui aujourd'hui doit montrer l'exemple sur ces thématiques-là. Donc oui, bah oui, c'est sûr.
OK. Je t'avais demandé d'apporter, de me donner une musique, comme ça, ça va me permettre d'arriver sur la dernière partie et la fin. Je l'ai, je vais la faire écouter et après on va en parler. Pourquoi tu as choisi cette musique?
Alors c'est un titre de Billie Eilish, déjà parce que j'aime bien le titre déjà avant toute chose, et j'aime beaucoup l'artiste pour ce qu'elle représente et pour tout le combat qu'elle mène aussi au sein même de son industrie. Et elle utilise beaucoup son influence justement pour sensibiliser autour du changement climatique. Et je trouve ça vraiment bien. On a besoin d'artistes comme ça engagés qui ont une réelle influence et qui vont aider à faire avancer les choses. Elle, par exemple, au sein même de son industrie, il y a encore pas si longtemps que ça, elle a donné une interview que j'ai regardée pour Billboard où elle disait: «Arrêtez!» Elle interpellait les autres artistes en disant: «Arrêtez, à chaque fois que vous sortez un album, de sortir le vinyle qui va avec.» Le vinyle, c'est catastrophe. «C'est une catastrophe pour l'environnement, c'est fait de plastique, c'est du pétrole, ça se retrouve parfois dans la nature, voilà, on n'arrive pas à les recycler aujourd'hui.» Et elle disait: «Est-ce qu'on a vraiment besoin de ça? Et vous en vendez des milliers, des millions, arrêtons en fait, ça n'a pas vraiment d'utilité.» Elle, elle a sorti un album et elle a sorti certes un vinyle, mais elle a essayé de le faire le plus écoresponsable possible. Donc c'est hyper chouette, c'est un vinyle qui, voilà, utilise des matières recyclées. Donc voilà, elle fait des concerts aussi, ou à chaque concert, elle fait ce qu'elle appelle des écovillages. Ça, c'est des endroits où elle fait venir des associations et qui prennent le temps juste avant son concert de discuter avec les jeunes qui viennent sur ces thématiques. Mais on a besoin d'artistes comme ça aujourd'hui. On a besoin de gens engagés qui vont mettre en avant cette force de frappe incroyable avec le public, d'autant plus des artistes comme ça qui ont un public assez jeune. Donc ouais, qui s'exprime. Et puis elles non plus, Tu vois, elle est pas du tout, elle le dit, je suis pas du tout, je suis pas parfaite. Elle va continuer de prendre l'avion parfois, mais à côté de ça, elle fait tellement de choses, c'est ultra inspirant.
OK, on arrive sur la partie questions-réponses. Ouais, c'est assez rapide, c'est des questions, tu dois pas forcément beaucoup réfléchir, tu y vas direct. On va avoir un peu moins d'une dizaine de questions. J'aime bien ce moment-là, moi, Première question: quel est ton plat préféré?
Mon plat préféré, j'ai pas vraiment de plat préféré, c'est dur. Comme je suis végétarienne, tu sais, je mange plein de trucs hyper variés, mais j'ai pas de plat. Moi je fais des chili con carne mais sans viande, voilà, j'aime Ton humoriste préféré? J'aime beaucoup Fary et Romane Fréciné, ils me font beaucoup rire.
D'accord. Ton plus gros défaut?
Je suis assez têtue.
Et le métier que tu voulais faire quand tu étais petite?
J'aurais beaucoup aimé être vétérinaire, je pense, mais je suis trop sensible pour ça.
Ton talent caché?
Talent caché, je suis, je dessine très bien, je suis assez une artiste, j'ai un petit côté artistique en moi.
Et ton sport préféré? Le tennis. OK, ta plus grande peur?
De perdre quelqu'un qui m'est cher.
OK, ton livre préféré?
Mon livre préféré, j'en lis beaucoup et je lis beaucoup de livres de développement personnel, Psychologie, j'en ai pas un qui me vient comme ça parce que je t'avoue que ça fait longtemps que je me suis pas, j'ai pas eu le temps de me plonger dans la lecture. Mais moi je suis très livre psychologie, comprendre les autres et moi-même. D'accord, donc le livre «Connaissance illimitée» par exemple, mais que j'ai lu parce que je t'avais reçu dans mon émission, j'avais lu et qui est très bien et qui est dans ma bibliothèque.
Quelle est, alors c'était quoi la Ah oui, à quelle époque tu aurais aimé naître?
Cette époque-là et pas une autre.
Donc ton plus gros défaut jamais dévoilé?
Je suis vraiment têtue, quand j'ai un truc en tête, je lâche pas quoi. Ça peut être une qualité comme un défaut, je sais pas.
Et on va finir avec, vu que tu aimes beaucoup le développement personnel, quelle est ta citation préférée?
C'est une citation de Xavier Dolan qui dit: rien n'est impossible à «Celui qui rêve, ose, travaille et n'abandonne jamais.» Et pourquoi cette citation? Parce que c'est totalement moi et c'est ce qui me guide tous les jours. Je trouve que c'est beau d'avoir des rêves, il faut oser dans la vie et ne jamais, jamais abandonner et travailler tous les jours. Donc je pense qu'il y a absolument tous les ingrédients pour réussir, pour réussir vraiment pour le coup.
Et c'est ce que tu as vécu également?
Et c'est ce que je vis tous les jours et que je continue de vivre, tu vois. Ouais, ouais.
Complètement. OK, bah merci beaucoup Virginie d'être venue aujourd'hui dans The Booklet Talk. Bien sûr, si on veut te retrouver, c'est sur MOOV tous les matins, sur les réseaux sociaux, ton Insta?
Ouais, Virginie Ilson tout simplement. Je suis sur TikTok, je suis sur YouTube et occasionnellement sur BFMTV.
OK, je vous invite à mettre en dessous de l'épisode ce que vous avez retenu, les choses que vous allez mettre en place, et bien sûr à partager cette émission à un maximum de personnes. Et je vous donne je vous donne rendez-vous le 7 septembre à l'Olympia. Ça va juste être un moment extraordinaire. Et en plus, Virginie est invitée, donc ce sera peut-être l'occasion de la rencontrer en physique sur place. Allez, peace sur vous et à très vite.










