Comment surmonter les obstacles et atteindre le succès avec Thomas Van Hamme ? [ Podcast #62 ]

Thomas Van Hamme, animateur belge de 30 ans dans les médias, raconte comment le succès l'a laissé vide à 50 ans. Après la mort de sa sœur, il part quatre ans en Inde, pratique la méditation et l'ayahuasca, puis revient créer une émission sociétale et écrire L'Éveil pour aider les gens à trouver du sens au-delà de la réussite matérielle.
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À un moment, tu es devenu l'animateur qu'on reconnaissait à peine à quelqu'un qu'on reconnaît très rapidement et tout le monde: «Ah, c'est lui!» Comment tu vis ces moments-là et comment on fait pour vivre avec ça?
En fait, ça a été progressif, mais effectivement, quand tu passes sur le privé, ils font rapidement de toi une sorte de produit, quoi. Ça fait partie du package.
Je m'appelle Mohamed Boclet, je suis vice-champion du monde de lecture rapide et auteur du best-seller «Connaissance illimitée». Dans le podcast «Connaissance illimitée », je reçois des invités au parcours extraordinaire pour nous montrer Que la réussite est à portée de tous. Peace sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Connaissances Illimitées. Aujourd'hui, je suis avec Thomas Van Hamme qui est animateur radio et également auteur d'un livre qui est sorti le 23 novembre dans toutes les librairies de Belgique et également en France. Le livre s'appelle L'Éveil, il retrace son parcours juste incroyable et comment On en parlera pendant cet épisode. Bonjour Thomas, comment tu vas?
Salut Mohamed, en pleine forme. Je suis ravi que tu m'accueilles, super sympa.
Moi, je suis content de t'avoir et je suis content de pouvoir parler de ton ouvrage et de ton parcours. Alors, je t'ai présenté avec mes mots, mais j'aimerais bien que toi tu te présentes et après comme ça on peut rentrer dans le vif du sujet.
Ouh là là! Alors, je suis journaliste à la base, figure-toi. J'ai 54 ans et J'ai une carrière de 30 ans à la télé, à la radio en Belgique. J'ai commencé par la radio, j'étais assez jeune et puis j'ai rapidement bifurqué sur la télé avec tout d'abord une carrière de 17 ans sur la RTBF qui est le service public, l'équivalent de France 2 en France, où j'ai présenté quantité d'émissions. Ça a commencé par des jeux, Génie en herbe qui existait en France aussi, je pense que ça a été présenté par Olivier Mine, qui était un jeu interscolaire et puis des débats. J'ai présenté J'ai présenté une émission royale, quantité d'événementiels, plein de choses. Et puis un jour, j'ai bifurqué, je me suis laissé débaucher par le privé, je suis passé sur RTL où j'ai fait aussi beaucoup de télé et pas mal de radio. J'ai notamment présenté Tout s'explique qui est l'équivalent de E=mc² chez vous sur M6 et puis la matinale de RTL en radio pendant quelques années aussi. Donc voilà, grosse carrière médiatique en Belgique.
Exactement, et en plus tu en parles, ça va me permettre directement de rentrer dans ton livre. À un moment, tu me parles de ce succès d'un coup, tu as une grosse promotion de RTL, dans les radios, dans les affiches, et d'un coup tout le monde te reconnaît dans la rue parce que tu avais toute une carrière, mais à un moment ta carrière un peu, tu es devenu de l'animateur qu'on reconnaissait à peine à à quelqu'un qu'on reconnaît très rapidement et tout le monde «Ah, c'est lui!» Comment tu vis ces moments-là et comment on fait pour vivre avec ça?
En fait, ça a été progressif, mais effectivement, quand tu passes sur le privé, ils font rapidement de toi une sorte de produit quoi. Ça fait partie du package et c'est vrai que tu reçois beaucoup, beaucoup d'attention, une grande notoriété, mais en fait, c'est ce que j'avais toujours désiré. C'est au fond de moi, c'est ce que j'avais toujours rêvé quand j'étais enfant. C'est pour ça que je me suis lancé dans ce métier. Mais en fait, ce que j'explique dans mon livre, c'est que j'étais enfin arrivé à ce succès, à cette notoriété, à ce parcours quand même assez réussi dans le milieu de la télé. Et au final, j'avais 50 ans et il y avait un vide. C'est bizarre parce que j'avais coché toutes les cases, tu vois, j'avais coché les cases que je m'étais fixées et en même temps, je n'étais pas complètement satisfait et c'est ça qui a créé la crise et qui a créé la rupture en fait.
Parce que tu avais ce syndrome de l'imposteur également, tu en parles?
Oui, on a souvent ce syndrome de l'imposteur, mais au-delà de ça, tu sais, je me suis rendu compte qu'en fait on court tous après quelque chose, mais en fait ce sont des conditionnements, c'est-à-dire que la société attend beaucoup de nous, nos parents attendent des choses de nous. En fait, on est très conditionné et on se crée une vie en fonction de finalement ce que les autres attendent de nous parce qu'on est né dans tel type de famille, dans tel milieu, dans tel pays, avec telle éducation et donc finalement on devient un peu le personnage qu'on attend de nous. Mais finalement derrière tous ces conditionnements, qui sommes-nous vraiment et qu'est-ce qu'on cherche vraiment, tu vois, au-delà de faire plaisir finalement aux autres, attendre la validation des autres et c'est ça que j'ai découvert à travers ce parcours et à travers cette rupture qui m'a amené ensuite en Inde, on va en parler, qui m'a amené dans une une vraie quête de qui j'étais vraiment. Et je pense que c'est un questionnement, toi tu es encore jeune Mohamed, mais c'est vrai qu'à 50 ans, il y a beaucoup de gens qui se posent cette question d'un moment, tiens voilà, j'y suis arrivé, mais finalement est-ce que je suis vraiment heureux? Est-ce que c'est vraiment ce que je voulais? Est-ce que ma vie a vraiment du sens? Et c'est un questionnement qui est de plus en plus présent aujourd'hui, j'ai l'impression, avec un monde qui ne va pas très très bien, où on perd un peu du sens. Ça s'est vraiment posé, je pense, avec la crise du COVID, où les gens à un moment se sont arrêtés, tu vois, se sont posés et puis se sont dit tiens mais là tout d'un coup je cours plus comme avant mais après quoi je cours en fait? Après quoi je courais? Et la vie elle est courte en fait et c'est le moment, un moment de se poser les bonnes questions et de se dire mais finalement est-ce que c'est vraiment ça que je cherche? Est-ce que j'en veux toujours plus? Parce que c'est ce que j'explique, je parle beaucoup d'ego dans le livre mais notre ego nous pousse à vouloir toujours plus. Alors certains c'est toujours plus d'argent, d'autres c'est toujours plus de pouvoir, d'autres c'est toujours plus, moi c'était toujours plus d'applaudissements, J'avais cette espèce de blessure que je portais, j'avais besoin de tous ces applaudissements, sauf que le problème de ces blessures d'ego, c'est que c'est pas à l'extérieur qu'on va trouver la solution, c'est-à-dire que, par exemple, moi pour les applaudissements, j'avais beau en recevoir de plus en plus, c'était jamais suffisant et à un moment, on devient complètement fou avec ça et en fait, la solution, elle est à l'intérieur de nous.
Ce qui est fou, c'est que dans ton livre, tu parles de ces applaudissements, de ces commentaires positifs, mais également de ces 2, 3, 4 commentaires négatifs qui ont un impact incroyable sur toi et tu dois te, tu dois faire attention à ton regard, à ton visage, à tes, parce que les gens vont percevoir que cet avis ou ce commentaire a eu un impact sur toi et comment tu vivais avec ça parce que effectivement la notoriété, moi j'ai pas cette notoriété mais je sais que moi sur les réseaux comme je suis très actif, j'ai beaucoup d'haters et beaucoup de personnes qui disent mais qu'est-ce que tu racontes Et donc tu dois à la fois vivre avec les commentaires positifs qui te nourrissent, et comment tu fais abstraction à votre niveau, à ton niveau, de tous ces commentaires négatifs?
Tu vois, le problème de ce genre de blessure, c'est que tu as beau recevoir des milliers de commentaires positifs, il suffit d'un commentaire négatif pour te déstabiliser et remettre en question. Et donc tu parlais d'illégitimité, tout d'un coup tu te dis mais est-ce que je suis bien légitime par rapport à ça? Et donc ça prouve qu'il y a un problème, tu vois, ça prouve que quelque part tu es pas assez solide, tu as pas assez d'amour de toi-même que pour supporter aussi ces commentaires négatifs? Parce qu'en fait, on découvre en faisant ce métier, et toi tu le découvres aussi parce que tu parles des haters, qu'on ne peut pas plaire à tout le monde malheureusement. Et je ne sais pas comment toi tu réagis par rapport à ça, comment toi tu le vis. Parfois, c'est très violent. Moi, j'étais à la radio et on recevait, tu sais, il y a de plus en plus d'interactivité avec le public et on recevait des textos, tu vois, des gens qui nous écoutaient. Et tous les jours, il y avait un mec qui me harcelaient en disant que j'étais une merde, que j'avais une voix de merde, que je... tu vois, et c'est dur quoi d'encaisser ça parce que quand tu fais ce métier-là au départ, tu as envie d'être aimé quoi, tu le fais parce que tu as besoin d'une certaine reconnaissance et c'est fou que ça me marquait à ce point-là et donc c'est la preuve qu'il y avait une fêlure, qu'il y avait une blessure et c'est ça que j'ai voulu soigner.
Et tu l'as soigné, est-ce que déjà aujourd'hui c'est soigné ou pas encore? Est-ce que tu arrives à faire abstraction?
J'arrive beaucoup plus à faire abstraction après. Oui, franchement plus, parce qu'en fait le chemin il passe d'abord par l'amour de soi. En fait, la clé c'est d'apprendre à s'aimer et ça c'est essentiel. Et le nombre de gens qui ne s'aiment pas réellement. Mais pour apprendre à s'aimer, il faut être prêt à faire face à toutes nos parts, les parts les plus lumineuses mais les plus sombres aussi, parce que notre ego, tu vois, il a tendance à s'autoconvaincre qu'on est une super super bonnes personnes, mais on a tous une part d'ombre et une part de lumière. Et le truc, c'est pas de rejeter cette part d'ombre et de la mettre sous le tapis, c'est juste de l'éclairer, de faire la paix avec elle, la paix avec ses blessures, et à partir de ce moment-là, on commence à s'aimer. Et quand on s'aime, on est tellement moins dépendant des avis des autres parce qu'on s'affirme tel qu'on est, on n'a pas besoin de cette validation. Mais aujourd'hui, tu le sais, On est dans un monde où les gens ont besoin de la validation des autres. Il suffit de voir les réseaux sociaux, les photos retouchées, les vies complètement fausses que tu vois sur Instagram. Enfin voilà, on s'imagine quand même pas que ses followers sont comme ça toute la journée en train de sourire. Enfin voilà, ils ont une vie comme tout le monde avec des merdes comme tout le monde, mais ils ont tellement besoin de validation, tu vois. Mais parce qu'aujourd'hui on en est là et donc le passage, il passe par apprendre à s'aimer, quoi. Mais c'est pas facile, c'est un vrai travail.
Et toi, comment tu as appris à t'aimer? Ça va nous faire la transition avec ton livre. Comment tu as appris à t'aimer?
Écoute, c'est tout un chemin, un chemin qui est passé notamment par les médecines chamaniques. Alors je suis sûr que ça va t'intéresser, mais bon, attention, c'est un truc qui est illégal en France et en Belgique, mais bon, on peut en parler.
J'ai lu dans un des chapitres, tu expliquais que tu partais à Amsterdam et tout.
Voilà, voilà. Alors les psychédéliques, c'est quelque chose de plus en plus reconnu par la communauté scientifique. Il faut lire notamment les bouquins d'un un psychiatre français qui s'appelle Olivier Chambon qui parle des psychédéliques. Pour moi, je fais vraiment la différence entre les drogues et les psychédéliques, sauf que les psychédéliques sont encore considérées comme des drogues aujourd'hui légalement dans nos pays. Mais moi, j'ai testé l'ayahuasca qui est une liane utilisée par les chamanes d'Amazonie depuis des millénaires et c'est quelque chose qui doit être très encadré, suivi par des gens très spécialisés et c'est une cérémonie qui permet vraiment de passer la barrière de l'inconscient et d'aller retrouver de vieux traumas parce qu'on On porte tous des blessures d'enfance, des vieux traumatismes. Souvent ça se joue avant l'âge de 6 ans, tu vois. Et parfois des choses qu'on a vécues comme des traumas, mais qui étaient en fait en réalité, avec un regard d'adulte, pas si traumatisantes que ça. Et cette plante permet vraiment de les faire remonter à la surface et puis littéralement de les purger. En fait, on va les vomir. Alors c'est pas très fun, c'est pas une partie de plaisir, mais c'est un vrai chemin à l'intérieur de soi. Une plante qui te montre tel que tu es vraiment. De manière parfois pas très tendre, et ça permet vraiment de nettoyer ses blessures. Et quand on nettoie ses blessures, eh bien, petit à petit, on apprend à s'aimer, je pense. Mais ça peut se faire de plein d'autres façons: la psychanalyse, la méditation, l'hypnose. Il y a plein de techniques pour aller à l'intérieur de soi.
Bien sûr.
Donc toi, tu es allé à l'intérieur de toi, et c'est en allant à l'intérieur de toi que tu as commencé à plus te remettre en question et à travailler sur Oui, travailler de, par exemple moi je souffrais, mes parents ont divorcé quand j'avais 6 mois, je souffrais de ce qu'on appelle une blessure d'abandon, tu vois, il faut lire Lise Bourbeau qui a identifié 5 blessures de l'âme, on porte tous une ou plusieurs blessures, il y a la blessure de trahison, la blessure de rejet, des choses qu'on a vécues étant enfant et les caractéristiques de celui qui souffre d'une blessure d'abandon c'est qu'il a toujours besoin d'être au centre de l'attention parce qu'en fait quelque part il ne s'aime pas trop quoi, il a toujours l'impression qu'il va être abandonné et donc il a toujours besoin d'être au centre être dans la lumière. Moi, c'était tout à fait mon cas. Et cette blessure d'abandon, j'ai revécu un épisode avec mon papa quand j'étais jeune et où j'ai vraiment eu cette sensation d'être abandonné. Mais sauf que quand je l'ai revécu, je l'ai revécu avec une vision d'adulte, tu vois. Et quelque part, j'ai mis de la pommade là-dessus, je l'ai pansée cette blessure. Et après, une fois qu'on a nettoyé cette blessure, tes rapports avec les autres changent complètement et tu es beaucoup moins sensible aux réactions des uns et des autres et aux remarques qui peuvent peuvent être blessantes parce que justement ces remarques ne viennent pas réveiller cette blessure parce que cette blessure, elle est guérie en fait.
Exactement, parce que effectivement quand quelqu'un te fait une remarque ou t'envoie une parole négative, si tu la crois, tu crois cette personne, c'est qu'en vrai au fond de toi tu portes ça, tu as déjà ça. Tu dis, ah il vient d'appuyer. Cette personne qui est un peu ronde et qu'une personne se moque de son surpoids, c'est déjà un traumatisme pour elle, ça va lui faire mal. Mais si la personne assume son corps, Ça lui fera pas du tout mal.
C'est exactement ça.
Et dans ton cas de figure, toi tu disais donc à 50 ans, après 30 ans de carrière, tu arrêtes dans le privé, tu décides de vouloir partir en Inde. Bon après il y a eu le COVID et autres. Et tu peux nous expliquer qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête pour dire ok, je me fais cette année sympathique qui a tourné, tu en parleras mieux que moi, mais Mais qu'est-ce qui s'est passé pour te dire ok, à 50 ans, je suis au haut de ma carrière, je gagne très bien ma vie, j'aime ce que je fais ou pas? On verra comment on le dit.
Ah non, mais tu vois, j'aimais ce que je faisais, mais quelque part, il y avait une sorte de vide en moi. Et ça s'est vraiment accéléré au décès de ma petite sœur, ma petite sœur Zoé, qui avait 39 ans, qui est morte subitement d'une rupture d'anévrisme, qui était un peu mon double dans la famille. Elle me ressemblait très très fort. Et tout d'un coup, je me suis dit mais en fait, tout peut s'écrouler du jour au lendemain. Est-ce que vraiment là où j'en suis arrivé, alors que j'avais plutôt un boulot de rêve, des voyages magnifiques, je partais au Brésil faire des tournages, je gagnais très bien ma vie, etc. Mais malgré tout, il y avait quelque chose d'inaccompli, tu vois. Et puis quand ma petite sœur est décédée, toutes les fondations se sont ébranlées. Et là, je me suis dit bon, il faut en tout cas que je commence par me retrouver. Alors j'ai commencé par une année sabbatique pour m'assurer quand même que je pourrais revenir. Bon, cette année sabbatique, elle a duré 4 ans, mais j'ai été appelé par l'Inde. Alors l'Inde, il y a quelque chose d'initiatique. Il fallait que je parte seul, seul sac à dos, à la découverte de moi. Alors pourquoi l'Inde? Je ne peux pas te l'expliquer. C'était un appel du cœur. Et voilà, je suis parti en route pour l'Inde et ça a été la découverte de tellement de choses en Inde et notamment de la spiritualité. Moi qui viens d'une famille très athée, d'une éducation sans Dieu, eh bien moi, ça m'a Ça m'a vraiment réveillé quelque chose. Ça m'a fait comprendre beaucoup de choses.
En tout cas, on en reparlera juste après. Mais comment tu vis le regard des autres? Parce que prendre une décision comme celle-ci, moi, à mon niveau, quand je suis parti de Paris pour venir m'installer à Montpellier, j'ai arrêté mon métier de salariat pour me lancer dans l'entrepreneuriat. Mes amis, ma famille, tout le monde dit: mais t'es fou, mais qu'est-ce qui t'arrive? Tu travailles, t'as un super poste, tu gagnes bien ta vie. «Et là tu veux tout plaquer pour changer de ville? Ok, j'en ai dit que tu restes en France, mais surtout pour être entrepreneur, qu'est-ce que tu vas gagner ?» Donc à mon niveau. Et toi, comment tu l'as vécu avec ton entourage?
Pas évident. Mon père totalement affolé en train de dire: «Mais qu'est-ce que tu fais? Là tu as le poste de rêve.» Il était tellement fier de moi, tu vois. Voilà. Mais par contre, certains amis qui me disent: «Non, en fait tu as raison.» «En fait, j'ai toujours rêvé de faire ça, en fait je suis pas heureux dans mon job, mais j'ose pas, j'ai peur.» Et en fait, ce qui nous retient, tu vois, c'est la peur. C'est tout ce que j'ai découvert moi en Inde, notamment grâce à la méditation, c'est qu'à un moment, la méditation, elle permet de lâcher le mental, cette petite voix que tu as là dans la tête, qui est ton bourreau en permanence, qui a peur de tout, qui te dit tout le temps «mais tu vas pas y arriver», «mais tu te rends compte qu'est-ce que les autres vont dire ?», ou «mais t'es pas assez, t'es pas...» «Tu n'as pas assez», ça c'est cette petite voix dans la tête. Et à un moment, et la méditation aide beaucoup à ça, il faut écouter son cœur. Et le cœur, c'est la porte de l'âme. Et vraiment, c'est ce qu'on peut appeler l'intuition aussi. Mais en général, c'est la première voix qui vient quand tu as une décision à prendre. Et puis après, tu as tout de suite ce mental qui revient et qui est effectivement avec les avis des autres qui se rajoutent. Et en général, on reste comme ça et on bouge pas et on n'ose pas. Toi, tu as osé et j'imagine que tu as eu le même genre de sentiment que moi. C'est un moment, ton cœur te disait vas-y, lance-toi, et puis un moment ta tête te disait mais non, mais t'es fou, tu vas pas y arriver. Et tu as l'entourage, la famille qui en rajoute évidemment. Ouais, ouais, c'est pas évident. Écouter son cœur, c'est important.
Et donc qu'est-ce que tu dirais à une personne qui est dans le même cas de figure que moi à l'époque, que toi à l'époque, qui a ce rêve, qui aimerait se lancer, mais qui a ce rationnel ou cet entourage qui lui dit Non mais, t'es fou. Ce serait quoi le conseil pour toi? Petite pause pour te dire que si ce podcast te plaît, like et abonne-toi pour recevoir encore plus de contenu.
Le conseil, c'est de croire en soi, qu'on est bien plus fort qu'on ne l'imagine en fait, que c'est le mental qui nous empêche d'y aller en fait. La plupart, la peur est omniprésente dans nos vies en fait, et c'est la peur qui empêche d'avancer. Et elle est compréhensible cette peur, cette peur, elle est là pour nous sauver, pour nous empêcher de faire des bêtises. Mais à un moment, quand l'appel est tellement fort, il faut croire en soi, on est bien plus fort qu'on ne l'imagine. Si vraiment ça parle là, si on a cette intuition, on va trouver les capacités pour y arriver, on trouve toujours les capacités.
On trouve toujours les capacités. Et donc quand tu pars en Inde, qu'est-ce que tu découpes pendant ce voyage? Déjà, tu y es allé combien de temps?
3 mois. 3 mois, j'avais prévu quelques étapes, mais voilà, je l'ai joué un peu sac à dos, tu vois, backpacking. Backpacker, plusieurs choses. Je découvre d'abord l'humilité. Moi qui pensais malgré tout être quelqu'un d'important, mais en fait j'étais quelqu'un peut-être de connu dans la moitié d'un tout petit pays, la Belgique, tu vois, donc pas grand-chose. Et l'Inde, c'est un bouleversement, tu vois, il y a tellement de monde, ça grouille de partout, les odeurs, les bruits, et tout d'un coup tu deviens une petite poussière dans ce magma humain. Mais c'est pas mal, c'est pas mal de se rendre compte qu'on n'est qu'une petite poussière finalement dans ces milliards d'individus, qu'on n'est pas grand-chose. Donc par rapport à l'ego, je trouve que c'est une belle leçon. Ce qu'il y a, c'est que bon, on est une poussière, autant que cette poussière elle brille dans la lumière, voilà, tant mieux, mais on n'est qu'une petite poussière. Ça, c'est la première leçon vraiment que j'ai apprise en Inde. Et puis ça m'a réconcilié avec la mort aussi. J'ai été sur les Ghats de Bénarès, Varanasi, qui est une ville sacrée le long du Gange, qui est la ville la plus ancienne au monde. C'est un endroit complètement cosmique, crasseux. Et c'est là que les hindous brûlent les morts le long du Gange et jettent leurs cendres dans le Gange. Et très étrangement, alors c'est une vision dantesque, c'est terrible pour un occidental de voir quelque chose comme ça, mais tu vois qu'autour des brasiers, les gens, ils sourient, ils sont en paix. Pourquoi? Parce que pour eux, ça signifie la fin du cycle des réincarnations et le retour finalement à la maison. Et donc c'était la compréhension peut-être que la mort n'est pas une fin, que c'est peut-être même un recommencement ou un retour à la maison. Et ça, ça m'a beaucoup apaisé par rapport à la mort de ma petite sœur. Et puis comprendre aussi qu'au-delà de ce personnage qu'on joue tous, et ça je l'ai appris grâce à la méditation que j'ai faite chez Osho, qui est un gourou qui n'existe plus mais qui a un centre encore en Inde, j'ai compris que j'étais bien plus que ce personnage que j'incarnais en ce moment-ci. On joue tous un personnage, je te parlais des conditionnements tout à l'heure, mais qu'en fait j'étais une émergence de ce qu'on peut appeler la vie, de tout ce qui porte la vie. Et ce qui m'a fait comprendre qu'on est bien plus qu'un humain, on est cette âme qui est reliée à toutes les autres âmes et qu'on a une force absolument incroyable au-delà de ce petit personnage qu'on croit incarner.
Incroyable.
Ça te parle ou pas?
Bien sûr, ça me parle, ça me parle. Après, si je rebondissais, on partirait sur un podcast de 5 heures. Donc je laisse les personnes écouter, méditer sur les propos que tu nous donnes. Et c'est très profond et juste incroyable. Et donc tu expliquais tout à l'heure que tu étais parti sur une année et ça a fini en 4 ans.
Ouais, alors je suis pas resté 4 ans en Inde, tu vois. Mais alors je suis rentré, il y avait le COVID, donc voilà, j'ai dû un peu galérer comme tout le monde, rester enfermé. Mais petit à petit ce voyage m'avait déjà changé en fait. Je te parlais de ce détachement par rapport au personnage, tout d'un coup je ne voyais plus que mon ancien monde, je le voyais comme des personnages à l'ego blessé et je voulais plus être, j'étais plus du tout là-dedans, dans le jugement des autres. C'est ce qu'on appelle l'éveil de conscience, tu vois, c'est un moment, c'est un peu comme, pour faire comprendre, c'est un peu comme un acteur qui joue Louis XIV par exemple pendant toute sa vie, mais à un moment il finit par se croire Louis XIV, sauf qu'il n'est qu'un acteur derrière le personnage. Et à un moment, je ne voyais plus que les personnages et je voyais plus que les blessures de tous ces personnages. Et moi, je voulais plus rentrer dans ces blessures d'ego qui font qu'on juge les autres, qu'on critique les autres, qu'on a toujours envie d'être meilleur que les autres. Et petit à petit, je me suis éloigné de beaucoup de monde et c'était très compliqué pour moi. Alors j'ai loué un van Et je sais pas pourquoi, de nouveau mon cœur m'a dit va trouver une plage au bord de l'océan au soleil et j'ai embarqué avec mon chien et je suis parti sur les routes comme ça un peu au hasard et j'ai longé les côtes françaises d'abord et puis par l'ouest, tu vois, et puis le Portugal et puis je suis arrivé en Espagne où j'ai découvert mon paradis où je me suis senti complètement aligné où j'ai décidé de refaire une partie de ma vie parce que je vis maintenant entre la Belgique et l'Espagne.
T'as découvert le soleil aussi?
Bah ouais, t'as vu comme je suis bronzé encore? Bonheur, mais la lumière au-delà du soleil, c'est la lumière quoi, tu vois, et puis une énergie un peu différente aussi. Moi je suis très sensible aux énergies.
Effectivement. Et pourquoi tu as écrit, donc tout ça tu l'as retracé dans ton livre, qu'est-ce qui t'a poussé à écrire ce livre?
Pourquoi d'un coup tu t'es dit il faut que je partage Alors tout d'abord, c'est un livre que j'ai écrit pour moi, figure-toi, parce que c'est très thérapeutique d'écrire en fait, surtout quand tu vis des événements aussi changeants dans ta vie, des choses qui changent tellement. Le fait de le mettre sur papier, moi je l'ai écrit comme un journal, je l'ai commencé en Inde et ça m'a fait du bien d'abord de l'écrire. Et puis je l'ai repris de manière épisodique et à un moment, ma nouvelle vie a fait que j'ai commencé à proposer des ateliers de méditation et un éditeur a vu ça et il a trouvé ça très étrange pour un ancien animateur vedette de la télé et ça l'a intéressé que je publie un livre et moi ça m'a convaincu qu'effectivement ce parcours ça pouvait inspirer des gens et je t'avoue que depuis que le livre est sorti, d'abord ça a été un peu fragilisant pour moi parce que je me mets vraiment à nu dans ce livre, Ceux qui me connaissent comme le personnage de la télé sont étonnés parce qu'on découvre beaucoup de... Je montre mes failles, je montre mes questionnements, je suis très authentique en fait. Et en même temps, je vois des retours et je sens que tellement de gens sont dans ce questionnement de «est-ce que je suis vraiment au bon endroit? Est-ce que ma vie a vraiment du sens? Est-ce que ce n'est pas le moment de changer ?» Et ce livre fait écho finalement à à beaucoup de vie et je pense que le partage est essentiel. Et moi, j'ai compris une chose, c'est que je reste malgré tout un communicant. Je l'ai fait à travers la télé, je le fais maintenant à travers l'écriture ou à travers la radio. Je le fais aussi à travers mes ateliers parce qu'enseigner, c'est communiquer aussi. Tu es un communicant aussi et j'ai compris que mon job, c'était de faire passer certains messages et l'éveil de conscience, c'est quelque chose que de plus en plus de gens vivent à l'heure actuelle. Et c'est un parcours où on peut se sentir très seul aussi parce qu'incompris des autres. Et le fait de le coucher sur papier, que les gens puissent voir qu'ils sont pas tout seuls dans ce questionnement ou les inspirer peut-être, avec beaucoup d'humilité, je dis tant mieux si ça peut lancer quelques graines et c'est le cas pour l'instant. Donc je suis vraiment ravi.
C'est vrai, moi en le lisant, ça m'a énormément marqué et je pense que les gens qui vont lire ce livre vont être marqués par ton parcours et ce que tu as appris et ce que tu dégages dans le livre. Et tu as choisi, tu parles beaucoup d'éveil de conscience et c'est une des raisons pour laquelle tu as appelé ce livre L'Éveil.
L'Éveil de conscience, c'est ça. Je te parlais du personnage, c'est un moment. Le problème, c'est qu'aujourd'hui on est tellement dans ces personnages qui sont des personnages conditionnés, on en parlait tout à l'heure, c'est tout ce qu'on attend de toi, ce que la société attend de toi, ce que tu as reçu comme instruction à l'école. Tout ce qui a fait en fait, et toutes les blessures, toutes les choses que tu as vécues dans ta vie ont créé ce personnage. Voilà. Mais à un moment, le problème c'est que la plupart des gens, c'est pas un concept facile à comprendre, mais c'est la plupart des gens s'identifient à ce personnage, croient vraiment qu'ils sont ce petit personnage dans la tête. Mais à un moment, quand tu t'éveilles à la conscience, tu prends une espèce de hauteur phénoménale sur le personnage et tu finis par l'observer, tu comprends que tu es bien plus que ça. Je parlais de cette énergie, ce qu'on peut appeler la vie. D'autres dans les religions, mais moi je ne parle pas de religion, diraient on est Dieu, Dieu est en nous, tu vois, c'est cette énergie qu'on a là à l'intérieur, que d'autres appellent la source ou le moi supérieur. Et quand tu te reconnectes à ça, tu peux avoir cette capacité à observer le personnage, à voir quand il déraille, parce que souvent quand on s'identifie à l'ego, on ne voit pas quand on déraille. Il y a beaucoup de gens qui déraillent, qui ont leur ego qui déborde, mais quand tu prends cette hauteur, alors c'est un vrai exercice, ça veut pas dire que c'est pas on y est arrivé une fois pour toutes, mais tu prends cette hauteur, tu observes le personnage et ça change tout en fait dans tes rapports avec les autres, dans la façon dont tu vas vivre et petit à petit tu deviens une meilleure personne, une meilleure version de toi-même et tu comprends que le seul but dans la vie, c'est pas d'entasser de l'argent, c'est pas de, bien sûr qu'il en faut pour vivre, ça je dis pas, mais c'est pas d'avoir toujours plus de pouvoir, toujours plus de notoriété parce que tu deviens fou avec ça et d'abord c'est pas ça que tu vas laisser quand tu vas que tu partiras, la seule chose que tu laisseras, la seule trace que tu vas laisser dans ta vie, c'est l'amour, c'est l'amour que tu auras pu apporter aux autres. Mais l'amour, c'est plein de choses, c'est le sourire à la crémière, c'est la main que tu tends à un moment, c'est la seule chose qu'on retiendra de toi et c'est finalement la seule chose qu'on est censé faire ici dans ce monde qui a totalement oublié ça, en tout cas pour bon nombre de gens, et c'est ça qui est dramatique.
Est-ce que pour toi, ton ouvrage, c'est un héritage que tu laisses?
Je n'irais pas jusque-là parce que c'est beaucoup de vanité justement et là, on retombe dans l'ego. Non, c'est juste être au service en fait. C'est juste être dans le partage parce qu'aujourd'hui, c'est ça qu'on veut. On en a marre de ce monde de plus en plus individualiste où les gens pensent toujours qu'ils sont meilleurs que l'autre, qui se tapent sur la tête, qui se font des guerres idiotes qui n'ont aucun sens alors que que finalement on est tous la même chose, on a tous les mêmes rêves, on est tous connectés, c'est ça que j'ai envie de dire. Et donc je pense que de plus en plus de gens se retournent vers cette idée, même si c'est difficile parce que la voix générale ne dit pas ça et ce qu'on voit dans les journaux et aux news, ça ne nous explique pas ça. Mais je pense qu'il y a quand même beaucoup de gens qui s'écartent de plus en plus de ce monde de violence, du «moi je» et «moi d'abord». Et de comprendre qu'en fait l'important c'est le partage quoi, c'est ça le plus important.
Et aujourd'hui tu nous disais tu as fait ton tour de la France, le Portugal, l'Espagne, tu es arrivé en Espagne, qu'est-ce qui t'a fait qu'à un moment tu t'es dit c'est bon je vais retourner et reprendre parce que là tu as repris.
Ouais, je suis revenu avec une émission de télé figure-toi, alors j'ai beaucoup réfléchi à ça parce que j'avais peur de retomber dans l'ego, dans mes petites peurs etc. mais j'ai compris que cette fois-ci je revenais pas à la télé à mon service, au service de ma petite personnes, mais vraiment au service d'une cause. Et une productrice qui est sur le même genre de chemin que moi m'a proposé de faire une émission qui s'appelle «Changeons le monde» qui a été diffusée sur la RTBF. Je suis retourné sur le service public et «Changeons le monde», c'est les grands sujets de société avec la volonté de manière très divertissante, parce qu'on a appelé ça du divertissens, c'est d'apporter plus de conscience et de montrer que des gens sont déjà en train de changer le monde. On a fait la première émission sur les dérives de la fast fashion et de la pollution générée par l'industrie du vêtement et de montrer montrer que d'autres solutions sont possibles plutôt que de détruire la planète parce que détruire la planète, c'est se détruire soi-même, plutôt que d'exploiter des gens qui fabriquent ces vêtements dans des conditions épouvantables, tout ça parce qu'on s'achète un t-shirt à 5 €, tu vois, mais montrer qu'il y a d'autres options possibles et que voilà, c'est la politique des petits pas. Et voilà, je reviens dans la lumière parce que comme je te le disais, j'ai compris que j'étais un communicant, que je devais faire passer des petites graines et des petits messages et c'est ce que je fais aussi à travers du livre.
Et c'est quoi la plus grande difficulté, mais la plus grande galère entre guillemets que tu as pu vivre pendant ces 4 années ou pendant ce chemin initiatique? Qu'est-ce qui a été assez dur et comment tu l'as surmonté?
Le plus dur quand tu entames ce chemin, c'est ce qu'on appelle la nuit noire de l'âme. La nuit noire de l'âme, c'est le moment où toutes tes certitudes, tout ce que tu avais construit s'écroule, que tu commences à prendre de la hauteur par rapport à l'ego et donc tu commences à voir les gens qui t'entourent de manière totalement différente et petit à petit tu t'écartes de ces gens-là, tu ne comprends plus vraiment ce qui t'arrive, tu te sens inadapté au monde actuel qui est un monde basé sur l'ego et à un moment tu te retrouves fort seul et plein de questionnements parce que tu as lâché beaucoup de choses, tu as fait beaucoup de vide en toi et ce vide il n'est pas encore rempli par autre chose, par d'autres rencontres, par d'autres buts dans ta vie et ça, je le décris dans le livre aussi, c'est ce moment un peu où t'es paumé, où tu te dis mais où est-ce que je vais là en fait, je comprends pas vraiment, je lâche plein de trucs mais en même temps je sais pas vers quoi je vais. Mais pas de souci, ça se termine à un moment puisqu'il y a d'autres gens. Le fait que tu fasses de la place, tu vas vibrer différemment et en fait on attire toujours ce qu'on vibre. Ça c'est le côté plus spirituel mais en fait je découvre la loi de la vibration, la loi de l'attraction, ce sont des choses très puissantes. Et en fait tu te rends compte que tu attires ce que tu vibres et donc comme tu vibrais bas avant, tu étais entouré de gens qui étaient parfois négatifs, qui étaient avec des blessures, etc. Et plus tu vas vibrer haut, plus tu vas attirer d'autres personnes qui sont plus alignées. De manière très concrète pour comprendre, tu vas acheter ton pain, tu souris au boulanger, il va te sourire. Tu tires la gueule au boulanger, il va te tirer la gueule. Je veux dire, c'est d'une évidence. Mais en fait c'est bien plus puissant que ça. Et donc si tu vas vibrer du positif toute la journée, tu vas attirer à toi du positif. Si tu vibres la peur en permanence en restant scotché sur des chaînes d'infos qui sont là pour te faire vibrer la peur, tu vas être comme ça et tu vas attirer à toi des situations de peur. C'est une loi spirituelle universelle. Et donc si tu t'éloignes un peu des choses négatives, des choses qui vont te tirer vers le bas, Si tu vibres haut, si tu vibres positivement, sincèrement, je sais que ça marche et je suis sûr que toi tu le sais aussi, tu vas attirer à toi des choses et des gens positifs.
Exactement, je suis entièrement d'accord et c'est ce que je rabâche tous les jours.
C'est une règle. Si tu te dis tout le temps je vais pas y arriver, je vais pas y arriver, évidemment que tu vas pas y arriver. Si tu te dis, si tu le visualises déjà en disant j'y suis, évidemment que je dis évidemment que je l'ai, tu vas l'avoir, c'est clair, c'est une évidence.
Regarde le t-shirt que j'ai.
Ben ouais, voilà, sans limite. Et on le disait tout à l'heure, c'est les peurs qui nous empêchent d'avancer. On est sans limite, on a un pouvoir incroyable, faut juste lâcher les peurs et vibrer positivement, et surtout faire des choses qui ont du sens, qui apportent aux autres, parce que c'est ça le plus important.
Exactement. Et pendant ce voyage, quelle est la ta plus grande réussite?
Ma plus grande réussite, je n'en sais trop rien. Tu sais, c'est un chemin qui se finit pas en fait, c'est ça qui est passionnant. J'y suis pas arrivé moi, je suis sur le chemin, je continue à être sur le chemin. Ma plus grande réussite, c'est d'être plus en paix avec moi-même, de m'être redécouvert, d'avoir lâché de mauvaises habitudes, d'avoir lâché de mauvaises fréquentations, des gens qui me tiraient vers le bas, c'est d'avoir moins peur qu'avant. Mais je te dis, c'est un chemin, il faut beaucoup d'humilité sur ce chemin. Si j'étais éveillé, tu vois, je parle, le livre s'appelle L'Éveil, mais l'éveil c'est un long chemin. Le type éveillé, il s'appelle Bouddha ou il s'appelle Jésus, tu vois. Moi j'en suis pas là, évidemment. Je suis sur ce chemin, mais je pense qu'on est nombreux sur ce chemin et c'est beau, et c'est beau de se retrouver aussi. Donc voilà, la plus grande réussite c'est ça, c'est d'être sur le chemin. En fait.
Est-ce que tu estimes que par rapport à ce que tu viens de dire, on est la moyenne des 5 personnes qu'on côtoie par rapport à ton entourage et autres?
Sûrement. Ah oui, oui, je connaissais pas cette règle, mais tu me l'apprends. Mais c'est une belle règle. C'est quoi? C'est tu es la moyenne des—
ouais, tu es la moyenne. En fait, dis-moi avec qui tu restes et je te dirai qui tu es. Et donc dans cette règle, dis-moi avec qui tu restes, je te dirai qui tu es. Tu es la moyenne des 5 les personnes que tu côtoies. Et donc cette règle, c'est si tu prends ton entourage et les gens que tu côtoies tous les jours, si tu es dans une dynamique positive, des gens qui avancent, bah tu seras dans la même dynamique. Si tu es dans une dynamique négative, exemple si demain tu veux te lancer dans l'entrepreneuriat et que tu restes avec, ou du moins tu as pas de projet d'être entrepreneur, ou tu as pas de projet d'écriture de livre, on va prendre plutôt l'écriture de livre, tu restes qu'avec des écrivains qui te parlent de ça tous tous les jours et tes 4 amis font que ça, écrire des livres, et vont te dire mais tu peux le faire, tu verras, c'est facile, tu vas te mettre à écrire des livres.
Et donc clairement j'y crois, mais il faut pas les chercher absolument. Je pense qu'ils arrivent à toi aussi. Moi je crois aussi à une autre règle, c'est que la vie, il faut croire en la vie, et la vie te met face à des rencontres qui sont là, qui sont essentielles moi je crois pas au hasard, pour moi il n'y a pas de hasard, je pense qu'il n'y a que des rencontres, il faut juste savoir saisir ces signes, ces synchronicités, savoir que ces gens ils arrivent pas dans ta vie par hasard et il faut pouvoir saisir, mais je suis d'accord avec toi, tu es ce qui t'entoure et on parle de nouveau de vibrations, tu vois, évidemment des gens qui sont toujours négatifs, ils vont te tirer vers le bas, on connaît tous des gens comme ça où tu vas leur rendre visite et tu sors de là mais épuisé énergétiquement parce qu'ils qui t'ont pompé ton énergie et ça c'est super négatif. Donc il faut toujours essayer de vibrer haut et d'attirer à soi des gens qui vibrent de la même manière et puis essayer de transmettre cette vibration positive aux autres et je pense que ça c'est vraiment essentiel.
Effectivement. On arrive à presque—
déjà?
On parle beaucoup. Presque 45 minutes qu'on est ensemble et qu'on partage énormément de principes et je vous invite vraiment à méditer sur tout ce qui vient d'être dit. J'ai une question que j'aime bien dire posée à la fin. Bien sûr, je vous invite, on reparlera du livre, et à acheter ce livre qui s'appelle L'Éveil, qui est aux éditions Ken, si je me trompe. Attention à la prononciation, les mots belges, les noms belges, c'est compliqué. Effectivement. Mais j'ai une question que je pose souvent, c'est: si tu étais devant le Thomas de 15 ans ou le Thomas de 18 ans, qu'est-ce que tu aimerais lui dire?
Moi, je lui dirais: crois en tes rêves, écoute ton cœur. Je dirais même pas le gamin de 15 ans, je dirais même le gamin de 5-6 ans, parce qu'en fait, tu vois, à partir de 6 ans, c'est l'âge des premiers conditionnements, c'est l'âge de l'école, c'est l'âge où on te demande: tu dois faire ceci, tu dois devenir ceci, tu vois. Et donc on perd ce qu'on appelle l'âme d'enfant. L'âme, c'est ça, c'est l'âme d'enfant, c'est cet enfant qu'on était avant l'âge de 6 ans. Et cet enfant, il était plein de rêves, il était il était vraiment lui en fait avant tout ce qu'on l'a obligé de devenir. Et je dirais au petit gamin de 6 ans, eh bien écoute, suis tes rêves, écoute ton cœur, n'écoute pas trop ce qu'on te dit. Ton âme sait, ton cœur sait. Et tout l'exercice justement en méditation, c'est de reconnecter avec cet enfant intérieur, cette petite voix qu'on peut appeler l'âme. Et ça, c'est vraiment le vrai nous qui est à l'intérieur de nous. Il n'est pas loin. La solution, elle n'est pas à l'extérieur de nous. Elle est là, à l'intérieur. Il faut juste se reconnecter à ça.
Effectivement. Et est-ce que ce que tu as découvert à 50 ans, tu aurais aimé le découvrir à 30, à 25, à 20 ans plus tôt?
Non, je regrette rien. C'est un parcours. Je regrette rien de mon parcours. J'ai eu beaucoup de chance. J'ai eu des expériences extraordinaires. Je le dis dans le livre d'ailleurs, quelle carrière magnifique j'ai eue, j'ai eu de très bons moments aussi, c'est juste qu'à un moment j'ai vécu cette crise, mais jusqu'à présent c'était très bien et je pense que tout est juste en fait, tout devait avoir lieu et il n'y a pas de regrets à avoir. De toute façon, le passé c'est passé, le futur n'existe pas encore, restons dans l'instant présent, c'est ce qu'on oublie aussi dans notre société actuelle parce que dans notre tête on est toujours là en train de faire des plans pour l'avenir, etc., avoir peur, Pardon, je tousse. Dans notre société, on est toujours là en train d'avoir peur, de s'inquiéter de l'avenir, etc. Et on perd finalement l'essentiel qui est de profiter de l'instant présent et juste d'accueillir la vie telle qu'elle vient avec tous ses miracles et d'être dans la gratitude. Et ça, c'est un exercice aussi que je peux te donner qui est tellement important, c'est la gratitude. C'est juste tous les jours, pour les gens qui sont pas très bien dans leur peau là et qui se posent beaucoup de questions, c'est juste faire vibrer cette partie du cœur et tous les jours se dire ah ouais, il y a eu cet oiseau-là qui chantait juste devant ma fenêtre, c'était juste magnifique, gratitude. Il y a cette femme qui m'a souri dans la rue ou ce monsieur qui m'a tendu la main, gratitude. Je te jure que ça change complètement ta vie en fait, d'aller chercher ces petites choses merveilleuses de la vie parce que la vie c'est juste un cadeau en fait.
Il y a un exercice que j'aime bien faire et que je dis souvent aux personnes que j'accompagne ou à mes élèves, c'est le soir avant de se coucher, citer 5 moments de gratitude de la journée. Quels sont les 5 moments de gratitude? Et aller chercher au début, les gens ont du mal à trouver. Et après, on se rend compte très rapidement que s'endormir avec des choses positives, c'est très puissant et on passe des meilleures nuits que de commencer à s'endormir en pensant à tous les problèmes et aux problèmes futurs qui n'existent toujours pas. Qui n'existent pas en vrai, c'est juste des projections.
C'est des peurs, c'est des projections. Voilà. Et les peurs, la peur n'existe pas en fait. La peur est juste une projection de quelque chose qui n'existe pas encore. Et le danger existe, mais la peur, c'est une illusion. Mais c'est pas facile. On est dans une société qui vit centrée sur la peur, mais la peur, ça n'existe pas en fait. Mais c'est fou de se dire ça parce que la peur, elle est là en permanence.
C'est mental. Merci Thomas d'avoir partagé ça.
Merci à toi.
45 minutes à nos côtés. Je sais que ton temps est très précieux et que tu as beaucoup de choses à faire et tu as accepté d'être avec nous et pour Les Illimités, donc la communauté. Je vous invite vraiment à aller vous procurer le livre L'Éveil de Thomas Van Hamme. On mettra le lien Amazon et des différentes plateformes sous l'épisode pour que vous puissiez vous le procurer. C'est un super cadeau à offrir à vos proches et surtout à vous offrir à vous dans un premier temps pour travailler sur votre éveil et sur tout ce qu'on a cité dans cet épisode. Est-ce que Thomas, tu as une dernière chose à partager aux auditeurs?
J'ai juste envie de leur dire d'être heureux, de, voilà, et n'oubliez pas, le sens de la vie, c'est le partage, c'est l'amour, c'est la seule chose qui compte. Donc moi, tout ce que j'ai envie de vous souhaiter, c'est, voilà, beaucoup d'amour. Ce monde part un peu en vrille, mais recentrez-vous, soyez proches des autres, partagez. Et moi, cet amour, j'ai envie de vous l'envoyer, voilà, tout simplement. Bonnes fêtes à tous pour ceux qui sont avant les fêtes.
Effectivement, merci Thomas. Et comme je le dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous illimités. Prenez soin de vous.
Ciao.










