Devenir Sophrologue à 48 ans grâce à la méthode Boclet [ Podcast #52 ]

Naïma switched careers to become a sophrologist at 48 after discovering Boclet's rapid-reading method on Instagram. She completed her two-year certification by powering through her thesis in a 48-hour Pomodoro sprint, then started coaching professional women using breathing and visualization techniques.
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J'avais un mémoire, j'ai traîné, j'ai traîné jusqu'au jour où on m'a dit: «On peut plus prolonger, c'est la dernière date, c'est le 8 juin.» Et j'avais 48 heures. Soit je le rends pas et tant pis, soit comme je suis une personne responsable, je vais le rendre et je vais faire du mieux que je peux. Et je suis rentrée, j'ai posé mon sac à l'entrée, j'ai allumé l'ordi, j'ai dit: «OK, qu'est-ce qu'il faut? Qu'est-ce qu'ils veulent ?» Hop, hop, hop, j'ai cerné un peu. Demain, je vais venir, donc lever 5 h du matin, 5 h, 23 h, non-stop.
Je m'appelle Mohamed Boucler, je suis vice-champion du monde de lecture rapide et auteur du best-seller «Connaissances illimitées». Dans le podcast «Connaissances illimitées», je reçois des invités au parcours extraordinaire pour nous montrer que la réussite est à portée de tous. Peace sur vous, bienvenue dans le nouveau podcast «Connaissances illimitées». Et aujourd'hui, j'ai l'honneur d'accueillir Nahima. Je vais vous la présenter dans quelques secondes. Nahima est une des premières illimitées qui m'a fait confiance et aujourd'hui, elle fait partie de l'équipe, elle fait partie de nos mentors. Elle avance avec nous et surtout elle accompagne les illimités à avancer. Et aujourd'hui, je suis honoré de l'avoir dans le podcast parce qu'elle a juste un parcours extraordinaire et on va profiter de cette demi-heure. Bonjour Naïma.
Bonjour Mohamed, merci de m'avoir invitée. Comment tu vas? Ben ça va, je te remercie.
Alors je vais te laisser te présenter avec tes mots, dire qui tu es, ce que tu fais dans la vie et ensuite on avancera.
Avec plaisir. Ben Naïma du coup, je travaille dans le logement social. Je suis à la fois salariée, à la fois auto-entrepreneuse. Dans la sophrologie et le coaching. J'ai 50 ans.
On ne les voit pas du tout.
Ça ne se voit pas, mais je les ai et ça fait partie aussi de mon parcours un peu atypique.
Effectivement, moi je t'ai découvert, tu avais 47 ans, même 46 à l'époque. Je me lançais, j'étais encore en asso, je faisais mes premiers ateliers sur Montpellier dans des petites salles. Comment tu étais tombée sur moi déjà?
Sur Instagram. Sur Instagram, j'ai vu Lecture Rapide. Je me suis dit: c'est quoi ce truc de Lecture Rapide? Je t'ai suivi, je t'ai posé des questions, j'ai cherché de mon côté et c'est là que tu m'as dit: j'ai une formation, est-ce que ça t'intéresse? J'ai dit OK et je t'ai embarqué avec moi dans l'aventure, 2 copines.
Effectivement, je me rappelle que tu es venue à la formation avec 2 copines à toi. Et qu'est-ce qui faisait à l'époque que tu étais dans cette démarche de t'intéresser à ce type de thématique?
Alors honnêtement, comme je dis aux illimités lors des Zoom, c'est vraiment, je suis partie par curiosité. Lire vite, je ne voyais pas du tout l'intérêt. J'aimais la lecture plaisir, j'aime toujours ma lecture plaisir, mais où est l'intérêt? Et quand il y a quelque chose qui m'intrigue, j'ai la curiosité d'aller voir, tester et de juger par moi-même.
À l'époque, tu étais déjà salariée, tu l'es encore, mais tu cumules plusieurs choses. Mais à l'époque, tu n'avais pas cette vocation de devenir sophrologue, de devenir coach?
Pas du tout. Non, pas du tout. La vie a fait que je suis arrivée à un point de ma vie où je me suis dit: «Mais à quoi je sers? Qu'est-ce que je fais?» Je peux pas me projeter à l'âge de la retraite. J'en ai pas beaucoup, mais je peux pas me projeter et me dire: «J'ai fait toute ma vie salariée.» Mon travail me remplit, me comble, parce qu'on a affaire à l'humain, et ça, c'est ce qui me nourrit. Mais qu'est-ce que j'ai fait de plus? Je peux pas avoir un parcours linéaire comme ça. Et je me suis dit: «La lecture rapide, on va y aller par curiosité.» Mais alors, j'étais loin et très loin d'imaginer tout ce que ça allait m'apporter.
On va en parler de tout ce que ça t'a apporté, mais surtout quand tu es arrivée dans cet atelier de lecture rapide, qu'est-ce que tu as vu et qu'est-ce que tu as ressenti en sortant de cet atelier?
J'ai dit: «C'est ce qu'il me faut.» Les premières heures, c'était croyances limitantes, croire en soi, l'effet Pygmalion, tous les outils de développement perso qu'il y a à l'intérieur. Je me suis dit: «Ouais, mais c'est tellement vrai qu'il faut croire en soi et puis se dépasser, se challenger et avancer.» C'est la partie qui m'a le plus interpellée et donc, je me suis dit: «Non, ça, ça me plaît bien.» Et grâce à ça, tu as commencé à plus lire.
Qu'est-ce que ça a changé déjà à l'époque où tu n'avais pas encore cette vocation de devenir sophrologue et autre? Qu'est-ce que ça a changé dans ton quotidien?
Dans mon quotidien pendant quelque temps, pas grand-chose. Et puis un jour, je me suis dit: mais j'ai les outils, puisqu'après, j'avais mes croyances limitantes à moi. À 46 ans, tu ne vas pas reprendre l'école, tu ne vas pas reprendre un parcours scolaire, tu ne vas pas faire des formations. Puis, je me suis dit: mais j'ai les outils en fait, j'irai beaucoup plus vite que ce que j'aurais pu faire avant. Donc non, pas d'excuse. Et puis pour moi déjà, ça va me nourrir et pour moi, j'aime le faire.
D'accord. Parce que tu t'es d'abord formée à Alex Charpide, après, tu ne t'es pas arrêtée là.
Non, mind mapping, mémorisation. Et ça m'a donné les outils pour mieux apprendre et puis pour être en confiance à me dire: «Mais écoute, même si je travaille, je vais faire la sophro le samedi, j'ai les outils, j'irai beaucoup plus vite.» Effectivement.
Je me rappelle que d'avoir vu dans les premiers ateliers, d'avoir discuté avec toi, tu me dis: «Je suis venue avec des copines.» Après d'être revenue à la deuxième formation, d'avoir essayé de ramener encore du monde avec toi lors de la deuxième formation que tu avais faite sur la carte mentale et les techniques de mémorisation. Et plusieurs semaines, parce qu'après tu as fait l'entraînement pour les championnats, tu t'es dit: je vais me challenger. Et un jour, tu m'écris en me disant: ouais, je crois que je vais reprendre et faire une certification de sophro. En vrai, quel était le cheminement pour te dire: OK, je passe de: je suis salarié, je vais faire toute ma vie salarié et bon là, je vais sortir et je vais essayer «trouver des choses nouvelles» à «non, je vais créer ma propre activité en dehors de ce que je fais tous les jours».
Mine de rien, c'est le petit mot, c'est ta petite phrase «je suis limitée» qui quand tu la répètes tous les jours «je suis limitée, je suis limitée», dès que tu rencontres un frein, je suis limitée, je n'ai pas peur, je suis limitée donc j'y vais. Et puis même si je n'y arrive pas, j'aurais au moins eu le mérite d'essayer.
C'est ça. Et donc aujourd'hui, c'est ton état d'esprit?
Aujourd'hui, c'est plus qu'un état d'esprit, je le transmets ne serait-ce que pour les personnes, les nouveaux illimités lors des Zoom et des Illimités du vendredi. C'est un état d'esprit, c'est une façon de vivre, une façon de penser. Il n'y a rien, si j'ai envie, je le fais, je peux le créer.
Effectivement. Et on va revenir parce que là, on parlait de cette partie où tu nous as rencontrés. Mais moi j'aimerais bien revenir un peu sur ton parcours de manière générale. Quelle étude tu as fait? Tu étais quel type d'étudiante? Comment? Parce que peut-être que certains diront c'était facile pour elle, elle était brillante, tout était simple. Et reprendre les études à 46 ans ou 47 ans pour certaines personnes, mais dans ton cas de figure, c'était comment l'école?
Il y avait des difficultés. Je travaillais beaucoup pour le résultat que je ramenais. Parce que je voulais un résultat quand même, mais ça me demandait beaucoup d'efforts, contrairement à un de mes frères où pour lui c'était facile. Moi, ça me demandait de l'effort. J'avais l'impression de ne pas avoir la même logique que tout le monde, qu'il fallait décortiquer un petit peu plus, donc je perdais du temps à décortiquer l'information. Et aussi, les méthodes qu'on nous donne à apprendre par cœur, par cœur, par cœur, je ne comprenais pas le sens d'apprendre par cœur. Si moi je ne le vis pas, je ne comprends pas la chose, le «par cœur» ne veut rien dire pour moi. Donc là-dessus, j'avais cette difficulté-là à retransmettre l'information puisqu'on ne me l'apprenait pas comme je devais l'apprendre. Donc j'avais l'impression que j'étais pas... en gros que je comprenais pas les choses. Alors que non, c'est juste un autre mode de fonctionnement que j'ai. Et ça, je l'ai appris mais bien plus tard.
Tu l'as appris à quel moment?
Je l'ai appris quand... en voyant les gens en fait. Quand eux, pour eux, tu fais ça, tu vas là, tu fais ça. Non, explique-moi pourquoi je vais là, pourquoi je dois mettre tel code, qu'est-ce qu'il y a derrière. Je sais pas moi ce qu'il y a derrière, ne serait-ce qu'au travail, mais tu tapes le code et puis ça t'amène à telle page. Mais pourquoi ça m'amène à telle page et pourquoi ce code?
D'accord, c'est une notion d'intelligence existentielle, c'est comprendre, rentrer vraiment dans le détail, aller en profondeur pour Savoir le pourquoi qui va te permettre de faire l'action. Exactement. Et donc, toi, tu as fait quoi comme études?
J'ai fait économie.
D'accord, tu as eu un bac en ESC?
Non, non, non, le bac, alors mon parcours de bac, je ne t'ai jamais raconté ça. Non, non, là, ça va être de la confidence. Donc, j'étais dans un lycée, il n'y avait pas beaucoup de Maghrébins, c'était très sélect et je crois qu'on se perdait au fur et à mesure des années qui passaient. Et arrivée J'étais en seconde. On m'a dit: «Le mieux, Naïma, c'est de faire un BEP.» Je suis en seconde, vous me demandez de faire un BEP. J'ai dit: «Il en est hors de question.» On m'a dit: «Non, tu n'as pas le niveau.» Justifiez-le. Ma façon de comprendre et de décortiquer là où j'avais besoin. Du coup, j'ai fait appel de la décision. Je suis passée en première. En première, je me retrouve avec... Là vraiment, ça a été dur. Je l'ai un peu mal vécu parce que je me suis dit: ce qui m'est arrivé là, faut pas que ça revienne à nouveau. Et en première, on m'a dit: «Non, tu redoubles et on te prend que s'il reste une place.» Là, j'ai demandé au délégué de classe: «Comment ça s'est passé quand vous êtes arrivé à mon nom? Comment vous avez fait ?» Il me dit: «Non, non, explique-moi bien. Vous êtes arrivés à mon nom, comment? Les professeurs, qu'est-ce qu'ils ont dit ?» Et là, il me dit: «Écoute, ils ont fait la moyenne, savoir avec les coefficients du bac si tu allais avoir le bac.» Je dis: «Mais ça, vous l'avez fait pour tout le monde ou que pour moi ?» Il me dit: «Non, que pour toi.» Je dis: «Où sont mes notes ?» Et je prends mes notes et je vois 9 en éco. Coefficient 5, je crois. «J'ai jamais eu 9 en éco, ma moyenne était de 12.» Donc il a fallu faire un courrier encore, aller voir le proviseur, aller faire un recours au rectorat et c'est comme ça que j'ai passé en terminale et de la terminale, j'ai eu mon bac.
Waouh, c'est-à-dire carrément, ils voulaient te faire redoubler juste...
Oui, voilà mon parcours: en seconde, en première et là je me suis dit le bac non, il faut que je l'aie.
Tu étais déjà dans la persévérance à l'époque?
Il fallait. Oui, c'était— non, j'avais quelque chose à me prouver et le 9, je pouvais pas m'en satisfaire, c'était pas ma note.
Et donc tu as eu le bac et après tu as arrêté les—
Non, après je suis partie à la fac et bac+2, je me suis arrêtée au niveau bac+2.
Et après tu es rentrée dans le métier que tu fais aujourd'hui?
Voilà, je suis rentrée, j'ai fait— je travaillais dans le secteur des ambulances, les ménages aussi pour gagner ma vie et puis ensuite l'école des sourds et des malentendants. D'accord. Voilà où j'ai appris la langue des signes.
Donc tu parles la langue des signes aujourd'hui?
Un petit peu parce que j'ai perdu, je ne pratique pas tous les jours, mais j'arrive à dire bonjour, ça va. Mais après, donc voilà. Et après, je suis arrivée au travail que j'occupe aujourd'hui.
OK. Et pendant toute cette période, est-ce qu'au fond de toi, tu avais cette envie de dépasser qui tu es aujourd'hui? Parce que Est-ce que tu as l'impression que dans ton cheminement, ce que tu vis aujourd'hui et la personne que tu es aujourd'hui, il y avait déjà des signes auparavant ou c'est vraiment la rencontre avec Connaissance illimitée qui a fait qu'un peu comme une fleur qui éclot?
Avant, j'avais cette énergie d'apprendre, mais j'apprenais dans la souffrance. Et avec Connaissance illimitée, j'apprends plus facilement avec plus de plaisir. Elle est là la différence, c'est que les études, je ne voulais pas les reprendre parce que je n'avais pas envie de retourner dans cette pénibilité de me dire: je vais apprendre par cœur et à quoi ça va me servir. Mais j'apprends, mais j'apprenais dans la souffrance. Et là, j'apprends, mais avec une facilité, avec plaisir même.
En plus, tu apprends, mais surtout tu enseignes parce que tu fais partie des mentors. Et aujourd'hui, tous les dimanches, tous les vendredis je veux dire, lors des coachings, c'est toi qui accueilles et qui réponds à toutes les questions des élus.
À leurs questions.
Et est-ce que comme ça là de tête, tu as quelques transformations qui t'ont marquée pendant toute cette période? Parce qu'aujourd'hui, tu fais partie des coachs. Qui t'ont marquée pendant toute cette période chez Connaissance Illimitée?
Par rapport à moi ou par rapport aux Illimités?
Par rapport aux Illimités et par rapport à toi, les deux. D'abord par rapport à toi et ensuite par rapport à eux.
Par rapport à moi, la fois où on en a parlé Quand tu m'as dit de présenter les Zooms, je t'ai dit oui, mais avec une crainte. Et je me suis dit, c'est une sortie de zone de confort, mais il se rend même pas compte. Et puis je le gardais pour moi. Et au final, je me dis, ouais, j'y suis arrivée. Donc je me transforme. Et puis j'apprends énormément avec les Illimités parce qu'ils donnent tellement que moi aussi je grandis avec eux. Tout le monde grandit l'un avec l'autre. Et puis dans les Illimités, oui, il y a eu quelques transformations formation. Il y a eu notamment beaucoup là de tête, j'en ai qui m'ont marquée. Et après, il y en a beaucoup qui envoient un message parce que chacun a son petit challenge, à ses petits pas à dépasser. Et comme je leur dis, les petits pas sont importants parce qu'ils font également avancer. Et il y a des personnes, il y a pas besoin de faire quelque chose de dingue pour montrer qu'on est là. On a juste besoin d'exister déjà, c'est énorme, c'est énorme. Il n'y a pas besoin de dire: waouh, il a fait ça, moi je n'y arriverai jamais. Non, c'est juste exister, juste être là, être soi-même. Et ça, c'est quelque chose qui peut être très important pour un être humain. Donc, il y a des transformations. Il y en a qui sont, moi dans les Zoom, quand j'ai des personnes qui sont là depuis 2 ans et avec un sourire jusque-là, je dis: waouh, ils sont là. Et des fois, tu ne les vois plus, ils disparaissent parce qu'ils ont leur vie. Puis ils reviennent, ils disent: «Naïma, je suis revenu. Comment tu vas? Parce que je n'étais pas bien, je reviens et puis vous m'avez manqué.» Donc oui, il y a des transformations, bien sûr.
Est-ce que tu as un exemple, pas forcément de nom, mais d'une transformation ou de quelque chose qui t'a vraiment marquée?
Il y en a pas mal. Il y en a, moi, il y a des transformations, c'est des personnes qui ont du mal à parler français, à qui qui ont du mal avec un accent et qui veulent vraiment trouver leur travail et qui s'investissent. J'ai dit il y a des petites transformations et puis après il y a des révélations, comme une personne, ben voilà, il y en a deux dans Les Illimités que j'ai eu au téléphone et que j'ai motivé dans leur rêve. Leur rêve, c'était d'écrire un livre. Ben fais-le. Oui, mais Naïma, on a la chance de vivre une période où c'est 2023 avec internet Amazon, je ne sais pas si on peut dire, mais on peut autopublier son livre. Donc, fais-le, ne serait-ce que pour toi, fais-le. J'en ai eu 2 cette semaine qui m'ont envoyé la pochette de leur livre en me disant: voilà. Il y en a un, c'est son deuxième.
C'est qui?
C'est Yannick? Oui, c'est son deuxième.
Sur quelle thématique là?
Je ne sais pas, il m'a envoyé la photo, je n'ai pas eu le temps de rappeler. Et ensuite, il y a eu Mariam qui sort son son livre qui parle d'elle, je pense, parce que je ne l'ai pas lu.
Mais oui, il vient de sortir, il va sortir ou il va sortir.
Et on attend, on attend le, on attend le, j'attends, j'ai hâte de la voir. Donc Mariam, petit message pour toi, j'attends ton livre.
Dédicace à Mariam. On attend son livre impatiemment et peut-être que on va t'inviter dans le podcast pour que tu puisses parler de ton livre à tout le monde et voir comment tout ce processus d'écriture, parce qu'effectivement écrire un livre, ce n'est pas facile. C'est à la fois facile, mais c'est prenant. C'est très prenant. C'est facile, c'est prenant et souvent comme tu l'as très bien dit, on se met des barrières. Et c'est ces barrières qui nous empêchent d'avancer. Et ces barrières-là, elles sont même plus importantes que les obstacles que tu vas réellement avoir pendant le parcours. Il y a des personnes qui ont des barrières mentales qui sont plus fortes que les vraies barrières qu'ils vont rencontrer pendant la réalisation de leur tâche. Et ce qui fait qu'ils n'avancent pas?
La première barrière, c'est nous. Les premières barrières, elles sont en nous.
Effectivement. Qu'est-ce qui t'a fait prendre conscience de ça?
En fait, on grandit avec «tu ne pourras pas », «tu n'y arriveras pas », «ah, tu veux faire ce métier-là, mais tu sais qu'il faut beaucoup travailler à l'école». Puis c'est facile des paroles comme ça. On a rarement des compliments. Je ne sais pas si vous remarquez, si tu remarques dans la vie, on te dira pas «Ah mais c'est super ce que tu fais, c'est génial, mais vas-y !» Alors que même si c'est des petits efforts, mais là tout le monde va venir te dire «Mais t'as fait ça? Ah ok, super, t'aurais pu faire plus.» Donc on a beaucoup d'interprétations négatives et ça vient se rajouter à nos barrières.
Et dès qu'on a un petit échec, on se dit «Finalement il avait raison.» Toi tu l'as vécu ça, ces remarques, ces piques, quand t'as repris tes études de sophro? Ou le fait que tu sois mentor, parce que je sais que tu as eu des anecdotes comme ça de personnes qui ne te croyaient pas quand tu leur disais que tu étais dans notre équipe.
Ah oui, alors ça, c'est là, je me souviens, j'étais en train de boire un café avec 2 copines et elles me disent: «Ah mais la lecture rapide, moi je me suis inscrite.» Je dis: «Ouais, c'est qui ?» Elle me dit: «Je sais pas.» Elle regarde ses mails et à ce moment-là, je reçois un message de toi.» Et je dis: «Finalement, Mohamed Bouclé, tiens, il vient de m'envoyer un message.» Il me dit: «Ah ah, tu te moques de moi, arrête de mentir.» Je dis: «Mais attends, mais c'est lui, c'est Mohamed, je travaille avec lui.» «Non mais c'est pas possible, moi je te parle de ce Mohamed Bouclé.» Je dis: «Oui, mais je te parle également de ce Mohamed Bouclé.» Il n'y en a pas 10 000 des Mohamed Bouclé. Je te parle du même. Et là, finalement, tu vois, le regard il change.
Ah, finalement, comme si j'étais plus importante «Parce que je travaille avec toi.» Et je me dis: «Mais c'est moi, ça reste moi en fait.» Les gens ne se rendent pas compte que souvent ils peuvent se mettre des étiquettes ou ils te mettent des étiquettes ou ils ont une perception des choses et effectivement...
Mais je crois que c'est tellement... C'est pour eux déjà, ça part d'eux. C'est: «Ouais, ce qu'il fait c'est génial, moi je le connais pas donc elle, elle peut pas le connaître.» Effectivement.
Toi, est-ce que tu as vécu des personnes, toi, qui se moquaient ou qui te prenaient de haut quand tu leur as dit j'ai 47 ans? C'est à quel moment que tu as repris tes études de sophrologue? 47 ans et là je vais reprendre mes études pour passer, pour devenir sophrologue. Petite pause pour te dire que si ce podcast te plaît, like et abonne-toi pour recevoir encore plus de contenu.
Alors on me dit mais tu vas ouvrir ton cabinet, tu vas être sophrologue, mais pourquoi tu vas ouvrir ton cabinet? Je me suis dit: pour apprendre déjà pour moi, et puis on verra bien si j'ouvre un cabinet ou pas. Puis est-ce que c'est nécessaire un cabinet aujourd'hui? On peut travailler via les réseaux sociaux, via internet. Donc est-ce que c'est vraiment nécessaire? Est-ce que j'ai besoin de faire que de la sophrologie tous les jours? Je le fais déjà pour moi. Les gens, ils ont du mal à comprendre ça. Pour eux, c'est une perte de temps ou on s'ennuie. Alors que moi, la sophrologie, ça m'a permis aussi de me dire: j'ai toutes les ressources en moi, le fait de respirer.
Mais est-ce que tu peux définir la sophrologie pour ceux qui connaissent pas?
Alors, la sophrologie, c'est une thérapie brève qui va chercher tes propres ressources. Avec, il y a des exercices de relaxation dynamique et la sophrologie. Donc il y a quand même comme des exercices de gym où on va faire, mais il y a beaucoup de visualisation. Et ça s'invente pas, quoi. On visualise: je vais créer un monde où je vais aller chercher le moment de bonheur que j'ai vécu et le faire revivre en moi. Je n'ai besoin de personne, j'ai les outils en moi: la respiration, la visualisation. On a déjà la machine en nous.
Et donc ça, aujourd'hui, tu le fais pour toi et en même temps, tu le fais pour tes clients qui veulent eux passer des barrières.
Voilà, quand il y a des personnes qui me contactent pour se dépasser, reprendre confiance en elles ou remettre un peu d'ordre dans leur vie parce qu'elles se sont oubliées, et souvent c'est des femmes qui sont cadres. C'est, j'ai remarqué, c'est des cadres qui viennent vers moi, des femmes, mais qui manquent un peu d'affirmation. C'est marrant, le travail, elles arrivent à s'affirmer, mais elles lui-même pense ne pas savoir s'affirmer.
Et c'est dû à quoi ça?
Après, on a tous un enfant intérieur qui est un peu brimé, un peu bousculé, un peu tiraillé, et ça vient de là. Faut aller chercher l'enfant intérieur, et ça peut venir aussi du vécu de: tu es nul, tu comprends rien, tu ne sais pas. Des remarques, comme on dit, avec lesquelles on grandit.
Et aujourd'hui, la sophrologie va travailler sur cet enfant intérieur, aller pousser sur la sophrologie.
Tu peux travailler beaucoup, beaucoup de choses. Tu peux travailler avec différents protocoles pour retrouver la confiance en soi, l'estime de soi. Il y a, suite à un deuil, à une séparation, perte de poids, tu peux travailler beaucoup de choses, mais en allant chercher les ressources qui te sont propres.
Et ça t'a pris combien Ça a duré combien de temps cette certification de sophrologue?
Alors, moi, l'école, elle a duré 1 an et ma certification, j'ai mis 2 ans pour la faire. J'avais un mémoire, j'ai traîné, j'ai traîné jusqu'au jour où on m'a dit: «Madame, on ne peut plus prolonger.» La dernière date, c'est le 8 juin. Je me rappellerai tout le temps. C'est le 8 juin. J'ai dit: «Mais vous êtes sûr? On ne peut pas en août? J'ai mes vacances.» On m'a dit: «Non, c'est le 8 juin.» «Envoyez-nous votre mémoire.» OK, le 8 juin. On était fin mai et début juin, je partais au Maroc pour 3-4 jours, je revenais le 6 et j'avais 48 heures. Soit je le rends pas et tant pis, soit ben comme je suis une personne responsable, je vais le rendre et je vais faire du mieux que je peux. Et je suis rentrée, j'ai posé mon sac à l'entrée, j'ai rien rangé du tout, j'ai allumé l'ordi, j'ai dit ok, qu'est-ce qu'il faut, qu'est-ce qu'ils veulent, hop hop hop, ok c'est bon, j'ai cerné un peu, demain je vais venir. Donc lever 5 heures du matin, 5 heures, 23 heures, non-stop, des séances, des pauses de 5 minutes.
Tu n'as fait que des Pomodoro?
Je n'ai fait que des Pomodoro. Je suis restée enfermée pendant 48 heures et quand je l'ai envoyé, j'ai dit: OK, maintenant, c'est bon, c'est fait.
Est-ce que tu as identifié qu'est-ce qui a fait que tu procrastinais pour en arriver à attendre qu'ils te mettent un peu l'ultimatum pour que tu le fasses?
En fait, je voulais rendre un travail à la hauteur de mon espérance. Et donc je me disais, je vais prendre le temps et ce sera parfait. Mais il me faut du temps. Et puis aussi, j'avais des collègues qui étaient avec moi en sophro qui me disaient, mais Naïma, moi j'ai mis 4 semaines. Ça prend du temps, énormément de temps. Ce temps-là, moi je l'ai pas. Donc ça attendra mes vacances d'été et je me consacrerai tout ce temps-là. Mais moi, j'avais pas que la date limite Ça pouvait pas être heureux.
En vrai, il y a plusieurs sujets et c'est fou parce que tu as, en t'écoutant, tu as le syndrome du perfectionniste. La personne qui veut tellement bien faire qu'elle procrastine parce qu'elle veut tellement bien faire. Elle dit je le ferai après, après, parce qu'elle a envie de faire quelque chose de parfait qui fait qu'elle prend énormément de temps à le faire. Et surtout, comme elle veut faire quelque chose de parfait, elle a l'impression que c'est une montagne. Et comme elle a l'impression que c'est une montagne, elle dit: je le ferai plus tard parce que là je n'ai pas la force de le faire maintenant. Comme ce que tu t'es dit: je vais attendre les vacances pour le faire. Là c'est une montagne et cette montagne, j'aurai le temps de le faire pendant les vacances. Et le deuxième sujet, c'est ce que les gens et la perception des gens.
C'est ça.
Parce que les gens ont mis en toi une croyance et ont mis ce qu'eux ont leur vécu et souvent on prend le vécu des autres comme le nôtre, ou on prend le vécu des autres comme notre futur en disant si lui il a pris un mois, moi aussi je dois prendre un mois, ou si lui il a pris un mois et qu'il a l'air d'être intelligent, moi il va me falloir 2 mois. Donc tu prends du temps en disant mais j'ai pas le temps là, il va me falloir 2 mois et moi j'ai pas les 2 mois. C'est ça. Alors que peut-être que lui t'a dit j'ai fait un mois, mais est-ce que les 1 mois c'était un mois continu? Est-ce que c'était une heure par jour? Une heure par semaine? Il y en a ils vont dire un mois. Mais non, les personnes qui me disent moi j'ai lu un livre en un mois, mais quand tu creuses, c'est pas en un mois que tu as lu un livre. Parce que tu as lu une demi-heure un jour, une demi-heure un mois, une semaine après, 45 minutes une semaine après encore. Et donc si tu fais tout cumuler, tu as lu en 4 heures, 5 heures, 6 heures, mais tu l'as pas lu en un mois. Mais ça t'a pris un mois cumulé. Et donc c'est cette réflexion-là.
Et là j'ai grandi encore une fois à me dire mais mais c'est son histoire à elle, c'est pas la mienne. Elle, peut-être qu'elle avait besoin de ces 4 semaines. Et au final, quand j'ai terminé, j'ai dit: mais c'est tout? C'était que ça?
Bah oui, parce qu'on a l'impression de— on se fait souvent des montagnes de choses. Et une fois que c'est fini, tu dis: non mais en vrai, si j'avais su, je l'aurais fait tout de suite. Ça m'aurait pris— et j'aurais enlevé cette charge mentale. Parce que est-ce que indirectement, pendant toute cette période où tu disais plus tard, plus tard, t'avais pas cette charge mentale qui te au fond de toi, ce truc en arrière-plan qui disait: il faut que je la fasse, il faut que je la fasse.
Non, tu sais pourquoi? Parce que c'était plus le côté peut-être que je vais trouver, parce que j'avais eu mes accompagnements, donc j'avais eu mes sujets. C'était plus peut-être que je vais avoir un autre sujet et que je pourrais compléter en plus et je pourrais comparer, prendre celui qui m'a le plus plu. C'était juste dans ce sens-là.
Et donc à 48 ans, et demi presque, tu as eu ton diplôme de sophrologue. Oui. Waouh! Et tu ne t'es pas arrêtée là parce que c'est vrai que—
48 ans, 48 heures.
Oui, 48 ans, 48 heures, on ne s'en est pas rendu compte effectivement. Et c'est à ce moment-là parce que tu avais déjà rejoint Connaissance illimitée à cette période, tu étais déjà coach. Je me rappelle du jour où je t'ai appelée et je t'ai dit: est-ce que ça te dit de faire des vendredis? Tu m'as dit: oui, mais— tu étais là. Il m'a dit: «Si, si, t'inquiète, tu vas gérer, tu vas gérer.» Et après, tu as sauté le pas et tu y es allée?
Oui, je l'ai fait et j'en suis encore. En fait, dans le parcours, c'est parti d'une salle où on était une quinzaine. Ensuite, toi, tu as fait un hôtel à Montpellier, je ne me rappelle plus lequel.
Le Plaza ou le Pullman.
Et là, je suis venue en qualité de personne ressource. Donc déjà, moi, ça me plaisait, tu vois, c'était fun, ok, j'y vais. J'ai refait encore une seconde fois. Et là, après, je me dis, mais quand même, et je le dis comme exemple aux personnes, genre, je dis, mais faites des formations. Mais Naïma, tu veux que je fasse quoi? Je dis, mais je sais pas, moi, j'ai fait lecture rapide, ça m'a pris 2 week-ends, et voilà où ça me mène aujourd'hui. Et regarde, aujourd'hui, je fais, on sait pas les portes qu'on qu'on va pouvoir découvrir après, qu'on va ouvrir et quel est le chemin qu'on va trouver.
La dernière fois, il y a une personne qui est venue du Sénégal à une formation. Alors maintenant, je vous le dis, toutes les personnes qui me disent c'est trop loin pour me former, je leur dis arrête de mentir. Parce que même moi, j'ai fait des vols et des heures et des heures de train pour aller me former. Mais là, vous vous dites peut-être que c'est Mohamed, il est bizarre. Mais là, la dernière fois, j'ai fait une formation sur Paris. Une personne qui est venue spécifiquement du Sénégal rien que pour ça.
2 personnes qui sont venues de Mayotte.
2 personnes qui sont venues de l'île de la Réunion. Des personnes qui sont venues de Genève, de Bruxelles, de Marseille, de Lyon, de toute la France et des villes et des pays. Il y a une personne qui est venue de Roumanie. De Roumanie elle est venue. Je me suis dit: waouh! C'est juste extraordinaire de voir des personnes qui viennent de partout pour venir se former pendant 2 jours. C'est-à-dire qu'ils ont trouvé le temps, c'est un investissement en termes d'argent, en termes de logistique, en termes de faire garder les enfants, mais le cadeau et la personne qui est venue du Sénégal, dédicace à elle, elle s'appelle Mahamad, elle m'a dit: «Je suis venue, mais la plus grande réussite c'est le fait d'avoir pris ces billets, ça m'a poussé pendant 2 mois avant de venir, je lisais tous les jours.» Il m'a dit: pendant 2 mois, je lisais tous les jours, je me suis fait un tableau, j'étais rigoureux parce que j'ai pris un engagement, parce que je savais que j'allais prendre l'avion, que j'allais venir ici, j'allais passer 2 jours et je me suis dit: il faut que je sois là. Et les autres personnes, c'est la même chose. Effectivement, il y a le fait de se former pendant 2 jours, mais ce que ça va apporter, moi je sais que les formations quand j'ai payé un accompagnement 25 000 € dans le domaine de l'entrepreneuriat, eh bien là tu es à fond. Parce que cet engagement financier te pousse à être encore plus rigoureux, à être encore plus à fond. Et ça m'a ouvert des portes extraordinaires. Et je le vois avec cette rencontre avec toi, avec les élèves qu'on accompagne aujourd'hui, les milliers de personnes qu'on a accompagnées. Si je ne m'étais pas formé, je n'aurais pas pu former ces personnes.
Mais cette personne dont tu parles qui vient du Sénégal, semaine dernière, elle m'a envoyé son mind mapping. Elle me dit: voilà, j'attends tes remarques. Mais quand tu vois la progression, que tu vois que les idées sont plus claires et elle est venue en Zoom nous dire que ça a complètement changé, qu'aujourd'hui dès qu'elle a une réunion, elle veut prendre la parole, c'est plus clair, c'est plus fluide, les idées sont là et sont segmentées et il sait par où il va commencer pour arriver là où il veut.
Et franchement, c'est incroyable. De voir ces transformations. On parle de cette personne, mais on en a plein d'autres, des transformations, des personnes qui galéraient au travail, dans leur quotidien et autres, et qui aujourd'hui sont juste très bien au-dessus et à des endroits qu'ils ne pensaient même pas pouvoir atteindre.
Après, je me souviens, on m'avait appelée, c'était Jamila qui m'avait, de l'équipe, puisqu'on fait un point tous les mercredis. Elle me dit: il y a une personne qui n'ose pas prendre la parole, qui qui est, je crois, dans le domaine hospitalier. Elle me dit: «Est-ce que tu peux l'appeler ?» Je l'ai appelée. Elle dit: «Je ne peux pas parler. Je m'entends bien avec, limite avec les malentendants.» Elle me dit: «Je m'entends bien avec eux.» Elle ne voulait pas prendre la parole. Elle n'osait pas. Elle a des choses à dire, mais elle ne prenait pas la parole. Elle se limitait. Donc on a creusé un peu la problématique. Donc je dis: «Est-ce que ça va mieux pour toi, est-ce qu'elle était OK? Puis on fait le Zoom. Je l'avais pas challengée vraiment parce qu'elle avait pas envie de parler. On fait le Zoom, j'ai juste dit: tu prives les personnes de tes connaissances et de ton savoir, donc si tu veux participer, c'est bien parce que tu peux aider les personnes. Et on fait le Zoom, et de là, je reconnais son prénom, elle prend la parole, caméra, prise de parole. OK, et je dis mais est-ce que tu es bien la personne? Elle me dit oui, oui. J'avais, mais là, quelle fierté! Je me dis mais waouh, ça c'est des petits riens parce qu'on peut aller très loin, mais déjà la première victoire c'est la nôtre, c'est celle qu'on a avec nous, nos croyances, notre comportement.
Et pour venir sur ton parcours, parce que tu t'es pas arrêtée là, parce que tu as repris aussi une formation de coach là aujourd'hui aujourd'hui tu es en train de suivre, en dehors de toute la certification sur la méthode Boclet, aujourd'hui tu es formatrice méthode Boclet, mais en dehors de ça, tu as en plus pris un accompagnement coaching ailleurs pour te former et continuer à apprendre.
Pour me former, continuer à apprendre, continuer à appliquer et à transmettre surtout.
C'est quoi pour toi cette notion d'apprendre, appliquer et transmettre?
C'est apprendre, Apprendre l'outil, le comprendre, l'appliquer, c'est l'incarner. Et une fois que je l'ai incarné, je peux passer le relais pour que ça se transmette et que ça continue.
Et toi, c'est important d'incarner le message?
Pour moi, il est important. C'est important de l'incarner parce qu'il fait partie de moi, sinon je ne peux pas transmettre. Voilà, tu sais, c'est mon esprit où je vais décortiquer. Il faut que je le prenne pour moi pour après le donner. Donc je dois l'incarner. Si je l'incarne pas, il n'a pas de valeur.
C'est la définition de connaissance illimitée. C'est ça, c'est exactement ça.
Si je l'incarne pas, c'est que je te raconte n'importe quoi et j'ai pas envie de raconter n'importe quoi. Donc dans ce cas-là, je suis pas là, quoi.
Effectivement. Est-ce que dans tout de tout ce que tu as appris, tu as un truc qui t'a le plus marqué et que tu aimerais partager aux gens qui sont là et qui nous écoutent?
Dans le cadre de la formation ou en général?
Ouais, ou de manière générale.
D'apprendre, vraiment apprendre. Parce qu'on a tous en nous une curiosité et c'est ce qui nous freine de ne pas aller au-delà. Et je sais que mes copines me le disent. Elles me disent: de toute façon, on est sûr qu'il y a une personne qui va chercher l'information, c'est toi. Donc elle me dit: quand on est en réunion ou qu'on ne comprend pas un terme, elle me dit: je sais que toi tu l'as. Moi je ne vais pas aller chercher, je ne vais pas aller décortiquer, je me repose sur toi. Donc c'est vraiment apprendre, avoir la curiosité de toujours aller chercher l'information. Parce que des informations, tu en as plein. On vit dans un monde où on a beaucoup d'informations. Beaucoup d'informations qui sont erronées aussi. Et prendre des informations pour avoir une information et dire: j'ai entendu, je sais que, Non, c'est pas vrai. Déjà vis-la, vérifie-la, vérifie si elle te convient aussi. Est-ce que toi tu l'acceptes? Et ensuite tu pourras le dire. Mais c'est la curiosité qui fait ça. Je vais aller chercher par ma curiosité, est-ce que c'est vrai ou pas. On peut se tromper des fois, ça arrive, mais déjà est-ce que j'ai entendu ou est-ce que j'ai vu, j'ai lu, j'ai cherché.
Ce qui t'a poussé à venir à ce premier atelier?
Ah oui, C'est la curiosité, bien sûr.
C'est fou. On arrive, ça fait presque plus d'une demi-heure qu'on est ensemble et on a partagé énormément de choses. Est-ce qu'il y a un sujet que tu aurais aimé aborder et qu'on n'a pas encore abordé? Il y en a plein peut-être, mais dis-nous si tu en as un que tu aurais aimé dire, partager, et que tu as pas encore eu le temps de faire.
Il y en a tellement que là comme ça je peux pas t'en sortir.
Je sais que je sais que le but c'est parler de ton parcours, de toi et autres, Après, je sais que concernant le développement personnel, la confiance en soi et autres, on pourrait passer des heures à en parler. Mais bon, ça c'est le secret des Illimités. Il faudra passer de l'autre côté pour connaître tout ton savoir et tout ce que tu partages. Mais une dernière question que je pose souvent à mes élèves et que je pose souvent à mes invités surtout dans ce podcast, c'est si tu avais la Naïmad ado ou la Naïmad 20 ans, avec tout ce que tu as appris aujourd'hui, qu'est-ce que tu aimerais lui dire? Et quel est l'enseignement que tu aimerais lui partager?
Lui dire: crois en toi et ne laisse personne te faire douter de toi-même.
Est-ce que tu veux développer ça ou pas? Pas par rapport à toi, ou de manière générale?
Non, mais parce que chaque être humain a une pépite, chaque personne a une pépite en le sait pas forcément parce qu'elle est tellement naturelle chez nous cette pépite qu'on voit pas qu'on a cette pépite, cette excellence on la voit pas. Et la personne pour elle c'est normal et elle pense que comme c'est normal pour elle, tout le monde peut le faire. Donc de croire en soi, de l'assumer et juste vraiment de croire en soi pour le faire exister, pas dire «ah c'est normal».
Merci Naïma d'avoir passer tout ce temps à nos côtés. Bien sûr, je vous invite à mettre sous cette vidéo les informations que vous avez retenues et donner de la force à Naïma, vraiment donner énormément de force et du soutien pour tout ce qu'elle a accompli. Je vous invite à partager cet épisode à un maximum de gens et comme je dis toujours: je suis, tu es, nous sommes tous illimités!










