Fabien Olicard : Les mantras qui ont CHANGÉ SA VIE

In this extended interview, mentalist Fabien Olicard and host Mohamed Boclet discuss a wide range of strategies for mastering time, perception, and personal fulfillment. Olicard shares practical hacks such as listening to classical music while tackling unpleasant tasks to regulate emotion and heart rate, and using white‑noise and the Pomodoro technique for deep focus. They explore how our senses and beliefs distort reality, leading to a skewed sense of time, and how adopting a mantra that "I have no time to not be happy" reshapes that perception. Olicard recounts his decision at 17 to prioritize happiness over formal education, developing daily mantras like "better than zero" to combat procrastination and ensure incremental progress (e.g., writing a set number of words each day). The conversation delves into the concept of hedonic adaptation (habituation hédonique), contrasting motivation with perseverance, and referencing Schopenhauer’s view of desire and boredom. Both guests critique the over‑reliance on diplomas, describing impostor syndrome, the value of autodidactic learning, and the importance of rapid testing—whether in mentalism tricks, coding, or motion‑design—by deliberately exposing flaws. They also discuss lifestyle design: maintaining a modest, stable cost of living despite higher income, avoiding the trap of rapid consumption, and embracing an "ancien pauvre" mindset. Finally, Olicard introduces the idea of a dedicated evening routine he calls "La Veillée," a protected post‑work period for physical activity, cooking, reading, social interaction, and leisure, arguing that this time is essential for true happiness and should be treated as sacred.
Chapters
Premier truc, c'est que j'ai décidé dans ma vie d'être heureux. J'ai décidé ça à l'âge de 17 ans. Et du coup, je suis pas allé passer mon bac parce que ça me rendait pas heureux. Je voulais plus faire d'études parce que ça me rendait pas heureux. Mais je voulais apprendre, c'est très différent.
Ces personnes qui peuvent se vexer quand t'as plus le temps pour eux. Des phrases comme «t'as changé », «t'es plus le même».
Lui, par exemple, c'est une vraie anecdote. Un jour, pendant qu'il parlait, je vous écoute pas monsieur. Quand vous me parlez le matin, je vous écoute pas et je vous écouterai plus. Et en fait, pour moi, le bonheur et être heureux, je les dissocie de l'émotion. L'émotion, c'est la joie.
Elle est fugace.
Être heureux, pour moi, ça se résume en une phrase très simple: c'est ne pas être malheureux.
Peace sur vous! Aujourd'hui, je reçois Fabien Olicard, la référence du mentalisme en France. Il va nous raconter ses débuts sur scène et sur les réseaux sociaux, nous partager ses meilleurs secrets pour gérer son temps et ses priorités, et il nous donnera des précieuses leçons de vie pour repousser nos limites mentales. Peace sur vous! Bienvenue dans The Boklé Talk et aujourd'hui, j'ai l'honneur d'accueillir Fabien Olicard. Vous le connaissez, il est mentaliste depuis 2011. Non, il est mentaliste depuis bien plus longtemps, mais sur scène depuis 2011. Il est sur YouTube depuis 2016, à l'époque où tout le monde lui disait mais qu'est-ce que tu fais sur YouTube, tu devrais pas y aller. Il y est allé et maintenant c'est une référence sur YouTube. Et il écrit des livres depuis 2017, si c'est bien ça.
C'est exact.
Et qui ont été vendus à plus de 900 000 exemplaires, si je me trompe pas. Et aujourd'hui on a l'honneur de l'avoir dans Vogue Crypto. Comment tu vas?
Ça va très bien, merci Mohamed.
Avec plaisir de t'avoir ici. Donc je me suis, je t'ai présenté avec mes propres mots, je te laisse te présenter et comme ça on va parler de plein de sujets que les gens vont adorer.
Comment je me présente? C'est dur quand on fait pas mal de trucs dans sa vie de se présenter parce que j'ai juste envie de dire je m'appelle Fabien. À peu près tout m'intéresse quand c'est présenté par des personnes qui sont passionnées parce que voilà, ça me stimule. Comme tout m'intéresse, du coup j'ai tendance quand même à être moyen partout, pas dans le mauvais sens du terme, mais je touche à tout et donc je perfectionne assez peu les choses, sauf le domaine du mentalisme qui me plaît beaucoup et tout ce qui est lié au cerveau. En fait, finalement, je suis un passeur de savoir. J'ai pas découvert grand-chose dans ma vie, je suis pas un chercheur, je suis pas un doctorant. Moi, je prends les travaux des experts et j'extrais un peu pour faire des gouttes qui vont me servir à bluffer les gens sur scène pour les faire marrer, à donner de la connaissance en formation, en conférence ou dans des livres comme toi d'ailleurs. Et puis qu'est-ce que je fais à côté? Je fais des vidéos sur Internet parce que ça donne un processus créatif très court qui fait extrêmement plaisir, tu vois, comme ce qu'on fait là. Exactement. C'est-à-dire nous on fait des travails de coureurs de fond et de temps en temps ça fait du bien de pouvoir faire des petits sprints. Les vidéos c'est un peu ça.
Exactement. Et comment t'es tombé dans le mentalisme? Parce qu'on t'entend pas comme ça dans cette thématique-là.
Est-ce que j'ai fait un coming out? Vous avez vu, je fais des casse-têtes depuis longtemps, en fait je suis mentaliste. En fait, j'ai jamais formalisé Dans ce sens-là, je me suis pas dit tiens, je veux être mentaliste plus tard, comment je fais? En fait, je me suis intéressé à des choses dès l'âge de 8 ans. Alors je te fais un parcours rapide, mais d'abord les tours de magie. Dans les tours de magie, ce qui m'a plu, j'avais vraiment 8 ans, c'était de me dire comment ça se fait que mes parents n'ont pas compris le tour. Ça, ça me fumait le crâne parce que c'était pas dur puisque quand tu connais le secret, ça te paraît jamais dur. Et je me dis mais je leur prête une certaine intelligence, comment ça se fait qu'ils comprennent pas? Et je demandais à ma mère Puis elle me fait bah c'est le cerveau. Donc je dis bah c'est-à-dire? Et elle m'a dit bah tu vas à la bibliothèque, tu prends des livres là-dessus. Donc à la bibliothèque du village, j'ai pris des livres de psychologie, j'ai rien pipé, mais j'ai découvert un truc un peu fascinant quand même. Donc j'ai continué ces lectures-là. En parallèle, à l'époque, c'est là où je découvre les techniques de mémorisation qui me fascinent. Je me souviens précisément de la première fois où j'ai utilisé une table de rappel. J'avais 8 ans pour 9 objets. D'accord. Parce que c'était dans une grille de 3 sur 3 et c'était une explosion dans ma tête. J'ai jamais raconté ce souvenir, mais je sais que toi tu sais ce que ça signifie. Une explosion émotionnelle de je viens de lire ça il y a une heure, ma mère me dit ah ouais, il y avait quoi dans la case du milieu? Je sais lui dire toutes les cases une à une, etc. Parce que ça étudie un peu le placement du palais mental. Et donc ça, j'ai pas arrêté. Wow. Je trouvais ça fascinant, tu vois.
Je vais rebondir sur ça parce que moi, je le fais avec mon fils de 7 ans. Quand il doit apprendre maintenant ses leçons vu que je les connais, souvent les parents me disent: est-ce que ces méthodes-là, les méthodes de mémorisation, le palais de la mémoire et autres, on va pas dire à un enfant le palais de la mémoire, on va plus jouer avec lui et lui montrer. Est-ce que ça fonctionne? Et toi-même, tu l'as vécu.
Et au-delà de fonctionner, pour les personnes qui nous écoutent, moi, j'ai mes bons souvenirs d'émotions enfantines. Je me souviens de ce: oh, wow, je sais faire ce truc que j'assimilais à un tour de magie d'ailleurs. Et je me disais mais sauf que le truc c'est mon cerveau, donc il y a pas de truc finalement quoi. Déjà je trouvais ça fou, donc j'ai continué. Et puis finalement je me suis intéressé au domaine des sciences cognitives toute ma vie. Vers 18-19 ans, je décide de monter sur scène pour faire marrer les gens. D'accord. J'étais occulté plein d'étapes de vie plus ou moins importantes. Et je me dis qu'est-ce que je vais faire sur scène? Ben je vais faire rire les gens, mais je vais parler de ce qui me plaît. Donc tout ça. Puis je vais faire des démonstrations de ce que je dis pour que ce soit un peu marrant, bluffant. Comment on appelle ça? Ben, il y avait la série The Mentalist qui venait de se lancer aux États-Unis. Le mot mentalisme existe dans l'art magique, c'est une branche de l'art magie au même titre que les grandes illusions, par exemple. C'est l'opposition au matérialisme. Moi, j'ai pas d'affaires sur scène, c'est dans l'esprit. Donc j'utilise l'étiquette mentaliste assez timidement à partir de 2010 parce que les gens savent pas ce que c'est.
Donc, parce que t'es précurseur dans ce domaine. Donc à l'époque, quand tu montes, comment tu vis ça, le fait d'être le numéro 1? Le premier à avoir vraiment essayé de démocratiser ça et de porter le mentalisme, parce que maintenant il y en a plusieurs, il y en a d'autres qui font la même chose que toi, mais à l'époque tu étais seul, comment tu l'as vécu?
En fait, il y en avait en France, il y en avait plein des mentalistes, mais des mentalistes d'un autre genre, c'était vraiment affilié à la magie, donc en fait ils se disaient même plutôt magiciens que mentalistes finalement, et dans une manière de faire, quand c'était le mentalisme, c'était souvent je veux surtout pas insulter ceux qui ont défriché le terrain et auxquels j'ai eu accès à pas mal de leurs connaissances au travers des livres, mais c'était souvent un peu mystérieux, un peu ésotérique aussi pour la mise en scène, un peu, tu vois, je pense que 50 ans en arrière, j'aurais dû me présenter comme étant l'étrange Fabien Olicard, tu vois, un peu ce genre de bail.
L'homme qui lit dans tes pensées.
C'est ça, tu vois, c'était pas fun. Moi, ce qui me plaisait, c'était de faire une démo et de dire alors Comment ça se passe? Eh ben, vous pourriez le faire parce que vous avez le même cerveau. Alors comme on n'a pas la même passion et les mêmes années de pratique, on va faire un truc plus simple avec vous. Mais regardez, je vais vous emmener à le faire. Ça a toujours été mon angle. Et le truc que je voulais, comme tout ça me fascinait, c'était de me dire je veux rendre cet art-là populaire. En fait, j'en ai marre qu'on me dise c'est parce que c'est le mentalisme, on veut pas du mentalisme. Il y a un gars qui est connu, même un humoriste, qui un jour m'avait dit oh là, ta place n'est pas dans les théâtres, tu laisses la place aux autres. Le mentalisme, ça ne plaira à personne. Les gens sont pas là pour réfléchir. C'était fou, tu vois. Mais je m'étais dit le contre-pied, en fait. Non, je crois que les gens veulent se marrer et que par le rire et l'émotion positive, on peut faire circuler de l'information. Et finalement, c'est un spectacle où on se marre, mais finalement, tu en ressors en disant tiens, je vais lire un bouquin là-dessus, tiens, je vais me renseigner sur les techniques de mémoire, tiens, tout ça, ça m'intéresse, tu vois. Mais pour ça, faut le rendre populaire dans le sens très noble du terme, accessible, pas prise de tête, pas de prétention et tout. Donc c'est ça en fait mon but de départ.
D'accord, c'est concilier le cerveau, la mémoire et les méthodes d'apprentissage en lien avec le cerveau et également le plaisir, l'humour et le divertissement. C'est vraiment les deux.
C'est ça.
Et les gens viennent à la fois apprendre sur leur cerveau et à la fois prendre du plaisir.
Exact. Moi je regardais mon chaton à l'époque, Tamalo, qui était tout bébé et qui me chopait les chevilles quand je passais derrière le rideau. Et en fait, il apprenait à chasser quoi, en se marrant, en jouant. Et nous, on est des mammifères et c'est pareil. Si c'est ludique, qu'est-ce qu'on apprend? Et vraiment, j'ai des témoignages qui m'ont parfois ému jusqu'à me mettre les larmes aux yeux. Quand tu dis, quand tu rencontres, surtout maintenant, je récolte un peu le fruit des années. Bien sûr, tu rencontres des gens qui, 15 ans plus tard, te disent c'est grâce à toi. Alors c'est jamais grâce à toi, c'est grâce à eux, mais tu as été un point d'entrée quoi, tu vois, dans un système. J'ai fait ça, j'ai passé ça, j'ai appris ça, j'ai compris ça. Et tu dis ah ouais, parce que tu es venu te marrer 2 heures avec moi, tu vois, c'est trop cool.
Gratitude, moi je le vis tout le temps et c'est les meilleurs moments quand tu reçois des témoignages, que ce soit physiquement ou à l'écrit. Tu t'arrêtes. Et moi, c'est des choses que je fais souvent, c'est de réunir ces témoignages à un endroit. Et des fois, quand tu as des coups de mou un peu, des fois tu t'avances, tu as des trucs, tu es un peu dur. C'est pas toujours parce que les gens nous voient à la télé ou nous voient dans les médias ou nous voient sur YouTube et autres, ils disent: «Ah non, mais lui, sa vie elle est parfaite, tout se passe bien tout le temps.» Et ben des fois, tu as des coups où tu es pas forcément bien. Et des fois, je relis ça et je me dis: «Ah oui, c'est pour ça que je fais ça. Allez Mohamed, relève-toi, vas-y, continue.» Parce que ça te permet de te rebooster.
Alors j'ai Fanny qui est ma directrice de production, elle gère les mails entrants sur le site internet dans le formulaire et donc c'est beaucoup de psychologie en fait parce que c'est des personnes qui viennent demander de l'aide que je n'ai pas et je suis pas compétent. C'est souvent des demandes qui vont au-delà et en fait souvent ils veulent se libérer d'un témoignage et c'est elle qui gère ça parce qu'on s'adresse à moi et je saurais pas assez quoi en faire émotionnellement. Mais du coup, suite à ça, elle a mis en place un dossier dans la Dropbox qui s'appelle Mignon. Voilà, et c'est tous les témoignages incroyables et tout dont tu parles qu'elle met là, parce que sur le site on en reçoit beaucoup. Et donc pareil comme toi, des fois tu te prends, tu sais pas, c'est pas le bon jour, un torrent de haine dans les commentaires YouTube alors que tu étais déjà un peu faible émotionnellement ou quoi. Bon, tu vas faire un petit tour dans les derniers minutes, tu fais oh ils sont trop bien.
Ah ouais, c'est incroyable. Et aujourd'hui on est là pour parler de ton nouveau livre qui est juste incroyable, c'est un super succès, qui s'appelle Ce livre vous fera gagner du temps. Et Pour toi, je sais que tu fais plein de choses, tu t'es présenté directement en disant je fais plein de choses. Donc comment on fait pour gérer son temps quand on fait plein de choses? La question que tout le monde se dit, parce qu'aujourd'hui c'est le problème que tout le monde a: j'ai pas le temps, j'ai pas le temps, j'ai pas le temps, j'ai pas le time. C'est à chaque fois que tu parles. Comment? Et la première chose que je voudrais voir avec toi, c'est la partie priorisation. On a tous le temps, le temps est là, c'est comment je fais pour dire ça c'est plus important que ça? Comment toi tu gères cette notion de priorité?
Oui, tu as raison, on a les mêmes 24 heures, quoi, on a les mêmes 1440 minutes quotidiennes. Donc c'est pas qu'on n'a pas le temps, c'est qu'on a une quantité de temps limitée quotidienne et on en fait bien ce qu'on veut. J'ai trop aimé là ce que tu viens de dire sur la priorisation parce que finalement t'as pas le temps pour faire des choses qui sont peut-être pas prioritaires finalement. En fait, qu'est-ce que t'as fait de ta journée? Qu'est-ce que t'as fait de ce temps? Je vais faire un disclaimer, je sais très bien que les personnes qui ont des enfants et des enfants en bas âge ont encore plus de complications par rapport à leur temps libre. Et souvent on me reproche de dire ça, forcément il aborde pas le sujet des enfants et tout. Oui, parce que je pense que tu signes un pacte avec toi-même quand tu as la volonté d'avoir un enfant, c'est de dédier la majorité de ton temps en priorité à cet enfant. Voilà, ça c'est une fin de parenthèse, mais je trouve ça important parce qu'on en revient exactement à ce que tu dis, la priorisation détache. Donc la priorisation, je l'emmène à l'extrême, c'est-à-dire je cherche d'abord l'essence de la priorisation de ma vie. D'accord. Et la première chose que j'ai faite, alors j'ai de la chance, je me suis posé ces questions assez jeune, c'était de me dire on prend 35 000 décisions par jour en moyenne, alors inconsciemment pour la plupart. Ces décisions, elles se prennent comment en fait dans notre tête? Bah avec nos valeurs profondes, nos envies profondes. Bah ouais, mais qui les a programmées? Bah je sais pas, j'en sais rien. Donc Donc en fait, c'est quoi que je veux dans ma vie? Et j'ai cherché, j'appelle ça des mantras, mais on peut mettre un autre mot. J'ai cherché les mots qui définissaient ce qui me rendait profondément heureux. Donc j'ai écrit sur une feuille pendant plusieurs jours tout ce que je voulais dans ma vie. Après, je te fais la méthode un peu courte, mais tu comprendras l'idée. J'ai cherché des phrases qui pouvaient réunir plusieurs de ces envies. Tu vois, s'il y avait marqué j'ai envie d'une belle voiture, j'ai envie d'une maison, j'ai envie de machin, ben en fait j'ai envie de confort. Tu vois, ça peut résumer. Et ensuite, quand j'ai eu plus que quelques phrases, j'ai essayé de les résumer par 1, 2 ou 3 mots. Et les mots que j'ai trouvés, c'est autonomie et liberté. C'était le point commun à toutes mes envies, même les plus triviales, comme m'acheter une PlayStation, tu vois. Et à partir de ce moment-là, je me suis dit OK, donc faut que je prenne toutes mes décisions déjà en fonction de ça, parce que ça me rend profondément heureux. Il y a d'autres personnes, c'est autre chose, c'est l'amitié et l'expérimentation. Donc moi, c'est autonomie et liberté. Ça, ça a été le premier truc. 2e truc, ça a été de me dire dans ma vie, je vais toujours me mettre des filtres comme ça de mes envies prioritaires. Alors là, c'est pas dans ce livre, c'est dans un autre, mais du coup, ça me permet de rajouter ça. Donc j'ai un filtre, j'ai à peu près 4 filtres de c'est quoi mes priorités du moment global dans ma phase de vie. Par exemple, pendant un temps, ma priorité, c'était de gagner de l'argent. C'était le numéro 1 parce que vraiment, j'en avais pas assez. Donc il faut l'assumer. Je sais qu'en France, c'est moins bien perçu. Mais n'empêche, tu prends pas des bonnes décisions quand tu l'assumes pas. Bien sûr. La deuxième, c'était l'impact sur ma carrière professionnelle, c'était le deuxième filtre en dessous. Et le troisième, c'était le plaisir. Et ça, c'était dans mes décisions professionnelles. Et aujourd'hui, ben, j'ai de la chance, c'est le plaisir en premier, l'impact professionnel en deuxième, et les finances en dernier, parce que j'ai couvert cette priorité.
Donc il y a ça, ça te permettait d'apprendre à dire non aux gens qui, qui étaient autour de toi pour servir ta mission, ta la vision.
Exactement. En fait, ça t'apprend à être dur avec toi-même, parce qu'être dur avec soi-même, c'est le non, il te blesse toi parce que tu oses pas dire non à quelqu'un, tu te sens pas légitime à dire non, et en fait tu te respectes pas toi. Et pour se respecter soi, il faut savoir pourquoi on doit se respecter. Ben, je dois me respecter parce que là, je me suis promis de définir la ressource financière comme une priorité pour qu'elle n'en soit plus une, justement, après, derrière.
Pour qu'à un moment tu dises, maintenant j'ai ça, je suis en sécurité financièrement, je peux m'occuper du reste.
Exactement. Alors ça, c'était les tâches de fond. Et puis la priorisation dans mon quotidien, ma meilleure arme, et encore ce matin, c'est la matrice d'Eisenhower. Donc le 34e président des États-Unis qui, au lieu de faire de simples to-do list, les répartissait dans 4 quadrants ou 4 domaines qui étaient le urgent important, urgent pas important, pas urgent important et pas urgent pas important. Ça, ça a transformé profondément ma vie du jour où j'ai commencé à l'appliquer. Je suis un gros procrastinateur, je faisais des belles to-do list. D'accord, ça me déchargeait mentalement, les to-do list. Je pense que c'est le cas pour tout le monde, ça fait du bien, ça soulage. Puis après, on a juste un truc immonde et beaucoup trop long et tu sais pas trop comment les hiérarchiser. Et là, cette hiérarchisation, là, je suis un peu sous l'eau en ce moment. Si j'étais une autre personne que moi aujourd'hui, j'ai fait ma matrice ce matin, j'ai fait tout ce qui était urgent, important, j'ai planifié tout ce qui était important mais pas urgent et finalement, je suis plus sous l'eau en 10 minutes, quoi.
Et la matrice, tu l'utilises vraiment? Parce que moi je l'utilise également, mais moi j'utilise uniquement quand je suis sous l'eau. C'est-à-dire que je l'utilise pas toute l'année, pas tout le temps. Moi j'utilise à des moments précis quand je vois que j'ai beaucoup d'activités, donc là je vais prioriser, le reste du temps je le fais pas. Toi tu utilises vraiment tout le temps?
Tout le temps. Je peux te faire voir la mienne, je peux vous la faire voir.
Ouais, vas-y, vas-y.
Je me lève 2 secondes, je vous laisse avec Mohamed. J'en ai toujours une avec moi, d'accord. J'en ai toujours une en cours. Je suis en phase papier en ce moment, alors je J'ai des cycles, des fois très digital, là Bristol, ça fait 2 mois, je sais pas pourquoi, puis ça me passera. Donc j'ai fait ma to-do tac tac.
Il y a pas de bon ou de mauvais format, c'est le format qui vous plaît et c'est le plus important. Mais ça, ça varie.
Moi, j'ai remarqué que des fois, je vais être à fond sur ma Remarkable, j'adore cet outil, et là, je le rejette depuis 6 mois, tu vois. Et je vais avoir une phase—
Tu en parles dans le livre, tu disais que tu l'utilisais dans la matrice. Et donc ouais, effectivement, il y a des phases où Tu choisis tes phases.
Là, je l'ai très Bristol. Donc ce que j'ai du mal à faire moi dans ma vie, c'est à programmer et à planifier les choses importantes, mais vraiment que pour moi finalement. On les considère pas toujours importantes. Là, c'était faut que je communique sur un spectacle que je ferai au mois d'octobre. J'ai le temps, c'est une salle de 40 places, elle va se remplir en une fois. Ben ouais, mais c'est important en fait, donc planifie-le dans l'agenda. Donc tu vois, je l'ai rentré dans l'agenda ce matin. Refaire de la com pour le livre. C'est pas urgent, mais c'est important qu'à un moment donné j'en parle. Je suis fier de mon livre.
Et là, t'es là pour ça aussi.
Voilà, donc finalement, je l'ai planifié, tu vois, j'ai un montage à faire. Bon, voilà, donc ça, je le planifie. Mon urgent important, je l'ai fait. Il y en a un que j'ai pas encore fait, je ferai ce soir. Et puis le pas urgent, pas important, là, il compte pour moi. Alors Dwight Eisenhower, lui, disait tout ce que vous marquez dans pas urgent, pas important, ça dégage. Il délègue le urgent, pas important. Ce que je fais aussi, c'est pour ça que j'en ai très peu d'ailleurs. Finalement, j'en ai pas là aujourd'hui. Mais moi, je crois que le pas urgent, pas important, dans nos vies à nous d'entrepreneurs, de créatifs, etc., c'est l'équivalent du recherche et développement dans une société. Donc c'est hyper important d'en garder trace. Et à un moment donné, quand t'as tout doux à aller vide, que t'as tout bien planifié, que ton urgent important est fait, que t'as plus rien, va piocher là-dedans. Il y a des super bonnes idées. Et moi, tout ça, en vrai, c'est le futur. OK, ça va être mon futur. J'ai une idée de podcast qui s'appelle Le Fil Mental, j'en ai fait un pilote et tout, je veux absolument le développer, je veux pas le perdre de vue parce qu'à un moment donné ça va devenir mon pas urgent important, tu vois.
OK, c'est quand même ce que tu notes, c'est quand même des choses, des gros cailloux. C'est pas, tu notes pas dans le pas urgent, pas important, c'est quand même des cailloux comme créer un podcast, c'est quand même un caillou qui peut sembler quelque chose d'important dans le futur. C'est pas juste lire la newsletter ou Ça, c'est, tu mets à la poubelle.
oui, oui, oui, tu vois. Quoique, tu vois, j'ai marqué installer WhatsApp avec un point d'interrogation.
Alors, est-ce que tu le fais ou pas? Est-ce que, est-ce que dans ton livre tu dis que ça t'a fait perdre des contrats?
Ça fait peut-être 1 ou 2 ans que c'est dans mon pile urgent pas important. Tu sais ce qui pourrait me faire basculer? Je code beaucoup, c'est un grand plaisir de coder, d'accord, c'est un loisir pour moi. Et, et en ce moment, je suis en train de faire des agents IA, ok, tu vois. Et je parle avec mes agents sur Slack Mais je vois bien sur WhatsApp, ce serait très simple parce que je pourrais faire des vidéos et tout. C'est le seul truc qui pourrait peut-être me faire basculer là.
Perso, moi je suis beaucoup, beaucoup sur WhatsApp et une grosse activité, je suis beaucoup sur Slack avec mes équipes et un peu sur WhatsApp. Et on a pris cette habitude et effectivement ça prend beaucoup de temps. Après, si tu arrives à— si je revenais 5 ans en arrière, je me dirais si je peux m'en passer, je m'en passe.
Et tu sais quoi, Le point d'interrogation est en train un peu de disparaître parce que j'ai reçu un message de Fred. Je sais pas si tu vois, c'est un gars de l'équipe de Pierre Croce. D'accord. Et à la base, c'était le commercial de Maison Grise. En gros, Fred, si tu m'entends, je te résume pas comme ça, mais c'est pour faire court. Et aujourd'hui, il fait ses propres vidéos seul depuis des années et j'adore lui envoyer mes livres à lui parce qu'il les lit et ça a de l'impact et il est dans les mêmes délires que nous. Tout ça l'intéresse beaucoup. Il vient de m'envoyer un message hier en disant: j'ai fini ton livre, ma priorité c'est de chercher maintenant à comment me passer de WhatsApp. Et je suis là, putain, c'est même lui qui dit ça, tu vois. Mais en fait, je me rends compte que tous mes potes qui me disaient: tu es chiant, tu vois, on peut pas bosser avec toi, tu as pas WhatsApp, ils sont en train de rétrograder, tu vois.
Donc moi, genre, ce que j'ai fait avec mes équipes, parce qu'au début quand tu commences, tu commences avec le truc le plus simple, donc on était tous sur WhatsApp. J'aurais dit, j'ai pris une date, j'aurais dit à partir du moment, aujourd'hui on passe tous sur Slack. J'ai fait quoi? On a tout bifurqué sur Slack et j'ai supprimé tous les groupes. Et j'ai pris vraiment, j'ai supprimé tous les groupes. Et chaque fois que j'avais une demande pro sur WhatsApp, parce que le problème de WhatsApp, c'est du pro et du perso. Donc après, tu as des messages tout le temps et tu fais plus ta répartition entre la vie perso et la vie pro. Et quand tu es entrepreneur, dans mon cas de figure, et que tu aimes ce que tu fais, tu as l'impression de toujours travailler. Et quand tu as des enfants, tu dis bah non, à un moment, il faut vraiment couper et t'occuper de tes enfants et arrêter d'être toujours à travailler. Donc on a tout coupé, j'ai fermé tous les groupes, je leur ai dit je vous réponds plus professionnellement sur WhatsApp. Donc on a fait passage sur Slack, on a tenu 2 ans et là on est toujours sur Slack mais ça déborde, on a des urgences et autres, ça déborde un peu. Et c'est ça qui fait que souvent tu as beaucoup de notifications. Je sais que là je suis avec toi, je vais revenir tout à l'heure, je vais ouvrir WhatsApp, je vais avoir 30 discussions non lues avec 150 messages, messages On passe de ça, on revient sur la gestion du temps.
Non, non, mais si, c'est hyper important parce que finalement ces sensations de j'ai pas assez de temps et les priorités, etc., je trouve qu'en fait ça représente vraiment le quotidien. Dans les bouquins, on théorise, on machin, mais en fait ça c'est des témoignages simples. Mais regarde, moi je suis hyper complétiste, pardon, je reviens. C'est-à-dire que si tu vas dans mes SMS, il y a une notification visuelle, il y a jamais d'autres notifications visuelles, il y a 3 messages. OK, je regarde avant de vous faire voir.
Il y a pas d'urgence.
OK, tac, j'archive. Ça c'est personnel, donc il y en a un que je viens juste d'archiver. Mais sinon je n'ai que 4 messages, ça veut dire que ça c'est les 4 seuls messages auxquels je dois encore répondre.
Parce que toi tu supprimes dès que tu as, tu archives. Ouais, tu archives, d'accord.
J'archive tout et je supprime une fois que j'ai répondu.
OK.
Et comme ça c'est très clair et c'est très lisible. Donc si demain j'ai un truc avec j'ai 30 notifs Ben je peux pas m'empêcher de les traiter ou alors je sais plus où j'en suis. Et c'est la raison pour laquelle j'ai jamais installé WhatsApp.
Bien sûr.
C'est parce que je me suis dit donc quand quelqu'un met un truc dans un groupe, il considère que tout le monde dans le groupe a pris connaissance de ce truc. Ouais, ça c'est déjà un vrai problème en soi. Mais en plus, je sais bien qu'au milieu de l'information, de la valeur, il va y avoir 30 blagues et 12 photos. Donc en plus, il va falloir que je trie ça. Et en fait, c'est plus simple pour moi que tout le monde est imprégné. Fabien n'a jamais eu WhatsApp et ne l'a pas. Donc si je veux l'informer, faut que j'envoie un message à lui plutôt que gérer avec ça, tu vois.
Moi, alors j'ai les groupes familiaux, ça c'est autre chose. Mais pour les groupes pro, déjà j'ai des strats, donc j'ai des gens en dessous de moi. Et donc c'est eux qui sont censés avoir l'info que moi. En vrai, moi c'est un peu comme si c'était en copie. Et je leur dis: quand vous avez besoin de moi, vous me marquez. Donc des fois j'arrive, j'ai je sais pas combien de, j'ai beaucoup de notifications, j'ai pas de notification parce que j'ai enlevé toutes les notifications, mais j'ai beaucoup de messages non lus. J'arrive, je regarde si je suis marqué, je suis pas marqué, je sais que c'est pas pour moi. Et des fois quand je vois qu'il y a beaucoup de messages, je vais appeler la personne qui est censée gérer ça ou lui écrire plutôt, lui dire: fais-moi un résumé, fais-moi un résumé de ce qui se passe parce que je vais pas pouvoir, il y a trop de messages, je vais pas reprendre tous les avis, les oui, non, on fait ci, on fait ça, je veux la décision finale sinon on va perdre trop de temps.
La ramification c'est la clé. Et la spécialisation, la segmentation, c'est vraiment la clé. Alors là, on parle plus professionnel, mais Slack, par exemple, il y aura jamais assez de canaux. Mais vraiment, parce que le canal, en fait, il te thématise déjà le truc. C'est-à-dire qu'avant de lire le message, tu as récupéré mentalement le contexte. Exactement. Donc si tu travailles dans le domaine des vidéos, ton canal, c'est pas le canal vidéo, il y a une section vidéo, il y a un canal par vidéo. On y va, quoi. C'est trop puissant pour pour passer justement d'une conversation à l'autre.
Je veux revenir sur ce que tu disais tout à l'heure sur la gestion du temps et autres. Et il y a, quand tu parlais, il y a une notion qui m'est venue à l'esprit, c'est ces personnes qui peuvent se vexer quand tu as plus le temps pour eux. Tu en parles un peu dans ton livre et je sais que des phrases comme «tu as changé », «tu es plus le même », «avant, ah, depuis que tu fais des vidéos, tu as pris la grosse tête », comment tu Comment tu vis avec ça? Et surtout les gens qui sont là, qui ont des missions, parce qu'on parlait du pourquoi tout à l'heure, de ce qui t'anime. Quand quelque chose qui t'anime vraiment, tu vas consacrer une grosse partie de ta vie, ou la période où tu as choisi de consacrer à ça. Donc pendant cette période, tu dois couper avec d'autres personnes. Comment toi tu as vécu ça? Et comment, quel conseil tu donnerais aux gens qui sont là, qui nous écoutent et qui peuvent être confrontés à ça parce qu'ils ont cette valeur famille qui est importante, ou cette valeur amie qui est très importante, mais en même temps de l'autre côté Ils ont ce rêve ou cette mission qu'ils veulent faire et ils sont entre eux. Est-ce que mes amis ou mes rêves, mes amis ou mes rêves?
Comment tu fais? Alors c'est comme d'hab, il y a pas mal de strates. Moi, je me souviens déjà de ceux qui me vampirisent le temps et je suis un mec hyper gentil, donc moi je t'écoute, je parle quoi. Ça va du voisin de la boîte aux lettres qui s'en fout de moi, mais alors d'une puissance infernale et qui me prenait 10 minutes à la boîte aux lettres dès que je le croisais. Pour me parler de lui. Il ne connaît rien de ma vie, il m'a jamais demandé comment j'allais. Et moi, tous les jours, dire en diminutif. Et tu sais, des personnes qui ne respectent même pas ton langage non verbal, tu es en train de partir, tu dis au revoir, tu es machin, tu es— mais non, il poursuit, tu vois. Et c'est des prises d'otages. Et du coup, bah lui, par exemple, c'est ça, c'est une vraie anecdote. Un jour, pendant qu'il parlait, j'ai dit: je vous écoute pas, monsieur, quand vous me parlez le matin, je vous écoute pas et je vous écouterai plus. Et donc il continue à me parler. Je fais: je sais pas si vous m'entendez là vraiment, mais je vous dis, je pars et je ne vous écouterai plus jamais. Et je suis parti comme ça. Et c'était une tension parce que j'avais l'impression d'être le salaud de l'histoire. J'ai franchi la porte, qu'est-ce que j'allais bien. Ah ouais. Et j'ai pas été vulgaire, j'ai pas été méchant, j'ai pas été malpoli. Il est malpoli, lui, de pas m'écouter. Il est malpoli de pas écouter mon corps qui s'en va à Jacques Bana. Il est vulgaire en plus de me voler mon temps, tu vois. Donc ça, c'est avec des illustres inconnus, c'est plus facile. Avec des personnes qui sont un peu moins inconnues, qui sont des amis ou des bons copains, des bonnes copines, des bonnes connaissances et qui vont te reprocher le t'as changé parce que tu leur consacres un peu moins de temps, mais parce qu'eux aussi étaient un peu voleurs de temps. Et puis parce que finalement, le t'as changé, j'y ai beaucoup réfléchi. Alors j'ai théorisé sur le bateau de Thésée. Mais même plus loin que ça, il y a un truc que j'ai pas mis dans le livre, j'aurais pu mettre, c'est j'espère que j'ai changé quoi. Avec tout ce que j'apprends et tout ce que je réfléchis sur moi-même et tout ce que je remets en cause de qui je suis humainement, j'espère que j'évolue, tu vois, que je change dans le bon sens du terme. Donc en fait, le t'as changé, ou avant j'essayais de m'en défendre de non, je suis le même qu'avant, aujourd'hui je fais j'espère bien parce que toi non, c'est un problème, tu vois. Donc déjà j'ai ces conversations-là. Et quand les chemins sont trop séparés, quand les objectifs de vie sont trop séparés, quand on veut pas m'entendre comme moi j'essaie d'entendre l'autre, eh bien j'ai inventé un truc que j'appelle la rupture en amitié. D'accord. C'est-à-dire que le constat est simple.
Ouais, la rupture de couple, rupture en amitié.
On est OK pour rompre en couple, ça fait mal tout ça, mais on est OK pour dire on a le droit de plus aimer. Bah en fait, en amitié, ça existe pas. Et tu as des amitiés qui peuvent devenir un peu encombrantes en vrai. Qui sont à sens unique, qui sont un peu bizarres. Et je crois qu'il faut vraiment ça si tu respectes ton temps, en parler quoi. Et à chaque fois que j'ai dû rompre en amitié, donc ça m'est arrivé que 2 fois dans ma vie, il y a un point commun à ces 2 fois, c'est que la personne en face, même si elle était un peu choquée, étonnée, m'a jamais dit mais non, tu vois. Il y a jamais personne. Si moi quelqu'un auquel je tiens vraiment me fait une lettre de rupture en amitié, c'est souvent par l'écrit que je fais. C'est ça pour lancer la discussion sans qu'on me coupe, tu vois. Ben moi, je décrocherais mon téléphone pour appeler mon pote en disant: «Eh, t'as craqué du slip? Viens, on en discute.» Là, on m'a jamais fait ça. On m'a fait: «Je ne suis pas vraiment d'accord, mais je respecte ta décision.» D'accord. Qui pour moi est un aveu de: on était d'accord. Une rupture en amitié, c'est pas se fâcher parce que ces personnes-là, on se revoit, on continue à se voir dans des groupes et tout, on se parle et tout va bien et tout. Mais juste, on fait plus le simulacre de devoir se voir, s'appeler, machin et tout, tu vois. Juste on s'entend bien aujourd'hui et c'est assez suffisant, tu vois.
C'est fou ton anecdote parce que je vais pas citer les noms parce que des gens pourraient se reconnaître. Il y a quelque temps, une personne de ma famille qui m'appelle et qui me dit j'en peux plus, j'ai une amie avec qui j'ai grandi qui à chaque fois qu'elle m'appelle c'est que pour le négatif. J'ai l'impression je suis sa psy. Moi j'évolue, je grandis, j'apprends des choses donc j'essaie de progresser à sa manière et là j'en peux plus, j'en peux plus. À chaque fois qu'elle m'appelle c'est pour une demi-heure me raconter que ses problèmes de couple, de famille avec sa ses enfants et autres. Je lui dis, mais c'est simple, je lui ai donné la solution. Je dis, mais il faut que tu arrêtes avec cette personne, faut rompre. Et c'était un peu dur pour elle de dire, parce que ça jouait sur ses valeurs de non, mais c'est-à-dire que qu'est-ce qu'elle va penser de moi?
Bah oui, je suis une bonne personne, donc je veux pas être la méchante de l'histoire.
Voilà, je veux pas être la méchante de l'histoire. Mais là, c'était pas toi, c'est toi aujourd'hui, tu es la victime dans l'histoire. Et donc il faut que tu reprennes le contrôle de ton temps. Donc à la fin, elle a conscientisé elle l'a fait, elle l'a pas fait avec quoi? Parce que moi, elle l'a fait plus par message en disant, en étant moins dispo qu'avant et autres, en disant j'ai pas le temps. Souvent les gens ils font quoi? Ils fuient. On peut s'appeler, ah j'ai pas le temps, j'ai pas si, j'ai pour.
Ça c'est terrible parce que le report c'est une charge mentale qui est terrible. Parce que même si tu arrives à reporter un truc qui te saoule dans un an, spoiler alert, dans un an ce truc revient et ça te plaît toujours pas. Et donc la personne que tu décales, elle revient aussi de manière cyclique.
Tu vois, c'est exactement ça. Donc bonne stratégie, la stratégie du courrier.
On va faire oui parce que comme ça on ne te coupe pas. Et moi, ces 2 instants de rupture amicale ont toujours fini par mon téléphone est ouvert, n'hésite pas à m'appeler à réception de ce message. Mais j'ai juste besoin d'une première fois où je vais me déverser d'une manière très structurée, très calme et sans qu'on se parasite par des émotions. Et le 3e petit truc que j'aime utiliser aussi pour des personnes que je connais moins qui me contactent et qui comprennent pas que j'ai pas de temps pour eux, C'est Tim Ferriss qui m'en avait donné l'idée dans un direct, dans une lecture que j'avais faite de lui. Il dit le problème est pas de dire non, le problème souvent c'est de dire juste non ou juste non avec une raison. D'accord. Prenez beaucoup de temps pour expliquer. Et je lui ai piqué cette idée et c'est incroyable. On me propose des trucs professionnels, des machins, des trucs, des bidules et je fais une réponse donc négative, mais je prends du temps. C'est un vrai mail de 20 lignes, 25 lignes, tu vois. Et les gens me répondent merci derrière. Merci d'avoir dit non, tu vois, mais merci de m'avoir répondu, d'avoir compris ma demande. Et moi aussi je comprends. Et en fait, maintenant, ma négation amène un merci derrière. C'est fou, quoi, tu vois.
Et la personne, elle va penser à toi pour peut-être un autre projet, alors que si tu avais juste dit non, elle aurait pris la grosse tête, elle veut pas. Et effectivement, moi, c'est le mode opératoire. C'est préfère prendre 2 minutes, 5 minutes à justifier un non qu'aller faire un truc que j'ai pas envie, ou de juste répondre Pour ça, j'ai un template quand même pour avoir ma base et pas avoir la flemme de le faire.
Et après, je le retouche des fois à 99 %, tu vois. Mais comme ça, je pars d'un template.
En parlant de cette apprentissage à dire non, les amis, tu as une notion que tu abordes dans ton livre, c'est savoir ce que vous voulez vs savoir ce que vous ne voulez pas. Oui, ça c'est super important. Et j'aimerais bien, bien sûr, les gens qui nous écoutent, souvent ils avancent mais ils savent ni ce qu'ils veulent ni ce qu'ils veulent pas. Et donc à la fin, ils sont dégoûtés, ils sont pas contents de ce qu'ils vivent. Oui, parce qu'ils savent pas ce qu'ils veulent vivre.
Oui, c'est ça. En fait, déjà, c'est très dur de savoir ce qu'on veut parce que savoir ce qu'on veut, ça répond à une question philosophique intense. Et savoir ce qu'on veut pas, c'est déjà un petit peu plus simple, tu vois. Donc moi, je propose toujours de prioriser, de lister ce qu'on ne veut pas faire, ce qu'on ne veut pas vivre, ce qu'on ne veut plus faire dans une journée. Et par exemple, sur la gestion du temps pur, bizarrement, au lieu de dire qu'est-ce que je veux mettre en place, Maintenant, qu'est-ce que je veux enlever dans mes journées? Je vais enlever mon temps d'écran de 4 heures par jour, par exemple. Je le trouve trop long, tu vois. Tu vas définir tout de suite ces encombrants, tu vois. Et puis après, dans ce que tu veux, tu vas ajouter la méthode des pourquoi. Ça, c'est ultra puissant. C'est donc pour les trucs positifs comme négatifs, pour ce que tu veux et ce que tu ne veux pas. Le pourquoi, c'est le meilleur, tu vois. J'ai envie de faire ça, d'accord, mais pourquoi tu veux le faire? Moi, je voulais faire le L'Olympia avec mon spectacle. Pourquoi? Bah parce que je, on était en 2017 et je voulais faire mon spectacle devant un maximum de monde. Ouais, mais pourquoi? Bah parce que, parce que c'est important pour moi. Pourquoi c'est important? Et c'est comme ça que j'ai commencé à comprendre qu'en fait je voulais rendre le mentalisme populaire. Et en fait c'est, est-ce que c'est important pour l'ego? Ben non. Est-ce que c'est important? Pourquoi c'est important plus l'Olympia qu'une autre salle? Bah parce que c'est l'Olympia et c'est mythique. Ben pourquoi c'est important d'aller faire du mentalisme dans un truc mythique? Ben parce que je veux que le mentalisme ait lieu à l'Olympia. D'accord, mais pourquoi toi? Bah ça je m'en fous en fait, parce que moi je suis capable de le faire, mais si un autre le fait, je suis content quand même. Ok, j'ai compris mon pourquoi, tu vois, et je vais pouvoir driver ce que je veux en fonction, tu vois.
Pourquoi je souris? J'ai l'impression de m'entendre parler avec moi à l'Olympia et les méthodes d'apprentissage, parce que Quand j'ai dit je vais faire l'Olympia pour les méthodes d'apprentissage, les gens ils ont dit mais Mohamed, l'Olympia c'est, t'as pas de spectacle, t'es pas humoriste, t'es pas chanteur et toi t'enseignes les méthodes d'apprentissage. Donc encore si tu étais mentaliste et que tu apportais des blagues et autres, là tu vas faire quoi? Tu vas nous faire une conférence de 2 heures descendante où les gens vont dormir à la fin des 2 heures? Ah non non, c'est pas du tout ça. Et donc je me suis challengé, je me suis dit je vais faire un spectacle pas un one-man show et qu'on a appelé Bluff, mais pour que à la fois les gens passent un bon moment, apprennent des choses. On n'est pas du tout dans du mentalisme ou autre, mais c'est vraiment avec plein de petites expériences en lien avec le cerveau pour que les gens puissent comprendre et apprendre des choses sur le cerveau. Et j'ai vraiment, et la mission de Bluffeur, c'était vraiment de démocratiser les méthodes d'apprentissage en disant la lecture rapide, les méthodes de mémorisation, les techniques d'apprentissage, les intelligences multiples, toutes ces notions-là qu'on connaît pas On en parle pendant 2 heures dans la plus grande salle de l'Olympia.
Tu as joué juste avec le curseur du divertissement, avec celui de la pédagogie. Moi, je crois qu'à partir du moment où on monte sur scène, on fait un spectacle. Et je pense qu'à partir du moment où on parle à plusieurs personnes en même temps, on fait un spectacle de fait et on est comédien, tu vois, parce que tu as un talent oratoire. Et ce talent oratoire, c'est parce que tu as l'habitude de transmettre et de parler, donc tu es comédien. Donc finalement, en fait, amener ça à l'Olympia, ça fait sens, tu vois ce que je veux dire. Et c'est au contraire ce que ce qu'ils ont mieux compris aux États-Unis qu'en France. Je me bats un peu pour ça, mais alors tout le monde s'en fout. Je donne des conférences à droite à gauche, toi aussi et tout, et je vois les prises de parole des dirigeants et des dirigeantes ou des chefs de secteur sur, dans des boîtes qui cartonnent en plus, et où tout le monde s'endort, où personne se rend compte de la valeur qu'il y avait. Et je me dis mais vous avez pas compris quoi, il faut vous faire coacher par des gens qui font de la prise de parole et du sens de la comédie parce que Vous parlez à des gens, donc vous faites un spectacle. Et présenter les chiffres de l'année, finalement, c'est faire un spectacle, tu vois.
Exactement.
Et donc c'est très important de comprendre que ça doit pas être descendant, comme tu dis, et qu'on peut fournir de l'information pure et passionnante et qui sert dans le temps, tout en étant divertissant. C'est complètement possible et il faut qu'on le fasse.
Il faut le faire. Et quand on a une mission, que ce soit toutes les personnes qui nous écoutent, quel que soit le niveau ou autre, faut avoir cette envie de la partager. Et effectivement, ça peut passer par la scène, ou par d'autres projet. Quand tu t'es lancé, et on va rebondir par rapport à ça parce qu'il y a la loi de Fraisse que j'aimerais bien aborder, une heure n'est pas égale à une heure, mais souvent moi les gens me posent cette question: comment je fais dans mon quotidien pour qu'une heure ne soit pas égale à une heure? Je la connais, oui ça m'arrive. Donc quand je regarde un bon film, je suis bien conscient que le bon film, le temps est passé super vite. Là ils vont nous écouter, peut-être qu'à la fin, et ce que j'espère, c'est qu'ils vont se dire: ah là, le podcast il a duré une heure et demie, j'ai l'impression qu'il a duré 10 minutes. Mais moi, dans mon quotidien, dans ma vie de tous les jours, j'aimerais qu'il y ait certaines tâches, j'ai l'impression qu'elles durent 10 minutes, mais j'arrive pas à durer quand même dans ma tête 2 heures. Est-ce que toi, tu as trouvé un hack sur ça?
Alors, il y a 2 choses par rapport à ça. Il y a cette espèce de dilatation du temps, un peu comme dans Harry Potter avec Slughorn, quoi, en inversé. Parce que plus c'est plaisant, plus ça passe en un claquement de doigts en perception. Parce que c'est de ça que parle beaucoup le livre aussi, c'est notre rapport à la perception du temps, en fait, finalement, qui nous donne l'illusion d'en avoir ou pas. Et quand c'est encombrant, ça passe lentement. La loi de Fraisse, elle dit un peu autre chose, mais qui est tout aussi passionnante, tu vas voir. Quand j'ai compris ça, ça a quand même débloqué des rouages chez moi. La loi de Fraisse, elle dit qu'on passe finalement du temps, beaucoup de temps non nécessaire sur un truc plaisant. Et on s'en rend pas compte. Sure. Et pas assez de temps nécessaire sur un truc important qui nous plaît moins. Et c'est en ça qu'une heure n'est pas égale à une heure. Parce que si tu dois faire une heure, là j'ai codé ce matin justement en me levant parce que je pensais à régler un truc sur un bot. J'en avais pour 20 minutes, j'ai passé 45 dessus, mais j'avais pas besoin de passer 45, je pouvais le faire en 20 minutes. Et c'est en ça que la loi de Fraisse, elle me rappelle ce truc-là de attention, une heure n'est pas égale à une heure, 20 minutes n'est pas égale à 20 minutes dans ces moments-là. Et c'est à toi de te cadrer. Là, ça demande une envie de faire les choses différemment dans la vie professionnelle ou ou personnel. Tout ce qu'on dit d'ailleurs colle pour les deux. Pour le reste, il faut soit, quand c'est un truc qui est où le temps va passer lentement, trouver une manière de rentrer dans un état de flow. Ouais. Et donc l'état de flow, c'est l'état où on ne voit plus le temps passer, c'est l'état de concentration qui est entre la concentration ultime et entre l'oisiveté. Ça permet que toutes les fonctions cognitives soient sur un seul et même faisceau Et donc le temps a un peu moins d'importance. J'ai un très bon exemple pour vous. Si vous avez une voiture et que vous mettez de l'essence, si c'est un moteur thermique, l'état de flow, c'est exactement celui que tu as quand t'es en train d'essayer de mettre 30 € tout pile d'essence. Ça, ça te demande pas beaucoup de compétences, c'est juste faire gaffe, mais faut vraiment faire gaffe et faire les petits coups. Et en fait, finalement, tu ne penses plus à rien d'autre, t'es entièrement dédié à ça et tu vois plus du tout le temps passer à ce moment-là. Mais c'est ça. C'est ça qu'il faut essayer de retrouver. Donc moi, je le retrouve soit en subdividant la tâche, soit en ayant un objectif très précis dans la tâche de quantification, etc., soit en le gamifiant un petit peu, en me récompensant aussi. Par exemple, depuis 9 ans que j'écris des livres, chaque fin de livre est égale à une récompense. D'accord, ça peut être n'importe quoi, mais la première année, c'était un drone que je voulais m'acheter depuis très longtemps. J'avais pas trop les finances pour l'acheter. Je m'étais dit avec la valoire, je m'achèterais un petit drone, tu vois. Mais j'aurais pu l'acheter dès que j'ai eu la valoire à la signature, mais je l'ai acheté quand j'ai rendu le livre, tu vois. Donc j'ai, je peux gamifier ça, gamifier, quantifier, me donner des marqueurs évidemment. Et sinon, séparer la tâche encombrante ou les choses que j'ai à faire qui me plaisent pas en des choses qui font appel à des fonctions cognitives très différentes. C'est-à-dire, je prends l'exemple de la comptabilité. Si je dois faire ma compta, ouais, eh bien jour 1, donc j'ai horreur de faire ça si c'est pas clair. En plus je dis faire ma compta, préparer ma compta pour mon comptable, c'est pire que—
Ah moi je la fais plus, moi j'ai délégué ça, j'ai une personne dans mon équipe qui, moi j'ai les factures dès que les reçus, dès que je les ai je les prends en photo, je l'envoie à la personne où ça va dans un drive, mais tous les trucs par mail que je reçois, les outils et autres, moi je touche plus à ça. J'ai fait ça la première année, j'ai dit maintenant faut que je trouve quelqu'un et elle s'occupe que de ça. Payer les équipes je fais pas, je fais plus rien, tout ça je Je ne touche plus à ça, mais je comprends parce que c'est— et là on est là, je mets quand même ma tête à la fin vers le mois de mars-avril parce qu'il y a le bilan pour— parce que le comptable il vient me voir moi et me dire il manquait ci, il manquait ça, donc là je dois m'y remettre, c'est le seul moment où je m'y remets sinon je touche pas.
Là pour le coup, la compta en pro, bien fort longtemps que j'y ai pas touché. Là c'est pire, c'est la compta perso.
Attends, tu fais une compta perso?
Bah c'est ce que je vais donner à ma compta pour qu'elle me fasse ma déclaration d'impôt.
Ah oui, d'accord.
Tu vois, donc bon, faut bien que je le fasse, mais c'est pas grand-chose en vrai à faire, hein. Mais ça me saoule. Donc en fait, ça me saoule tellement et le temps me paraît tellement long et je le rends tellement long qu'en fait maintenant je fais jour 1, je rassemble au même endroit tous les papiers, les factures, les machins et tout, qui sont pas disparates parce que je les mets quand même dans un dossier. Mais donc c'est, ça ne fait travailler que mes fonctions de recherche et de classification. Et le lendemain ou un autre jour qui est planifié, je ne fais que le pointage de ce que je vais lui envoyer parce qu'on peut le déduire, parce qu'on peut le machin et tout, et lui mettre dans les bons dossiers et lui envoyer. Et du coup, il y a aucune de ces deux actions qui me plaît, mais comme c'est deux fonctions très différentes, eh bien j'ai pas de mal à me mobiliser à le faire. Alors que si je devais commencer à pointer et me dire attends, ça c'est quel document, putain, j'ai pas le machin et tout, bah laisse tomber, je le fais pas quoi, tu vois. Donc voilà, il faut trouver des astuces autre que je me mets une pile et je le fais en fait, tu vois. Et c'est comme ça que tu vas pouvoir rendre ton temps plus digeste, mais surtout pouvoir essayer de rentrer par des flows. Quand je suis en train de chercher des documents, je peux rentrer dans un flow, je peux ne voir plus le temps passer parce que c'est devenu un jeu. Allez, c'est bon, je trouve les trucs là avant 11h30, j'ai terminé, nanana. Il faut se retrouver un plaisir.
Ouais, le plaisir, ça peut être le temps en disant des deadlines, en disant voilà, je me donne 20 minutes pour le faire et je me challenge moi-même en disant Ça, ouais, ouais.
Et alors un hack que je donne pas dans le livre, mais pour que le temps soit un peu plus égal, dans ces moments-là où tu essaies de tritmer sur des trucs que t'aimes pas trop, je mets de la musique classique en fond. Il y a des playlists de musique classique sur Apple Music, Spotify, etc., de musique classique un peu plus moderne aussi, tu vois, plutôt du piano, etc. Et en fait, ça te force à avoir dans ton écoute une émotion plus régulée, une humeur plus régulée. Un rythme cardiaque un peu plus bas et finalement ça me drive ça aussi sur quelque chose de plus posé que si j'écoutais une musique avec des paroles ou avec des rythmes qui diffèrent, etc. Donc ça c'est intéressant, c'est un truc que j'ai découvert il y a quelques mois encore, je l'expérimente, mais je vous recommande d'essayer.
Ouais, moi je, les bruits blancs j'utilise, ouais, c'est, c'est ce que je fais souvent quand j'ai besoin d'être dans ma bulle, je coupe tout, je mets mes bruits blancs et j'utilise beaucoup le pomodoro, ça c'est un truc que j'utilise beaucoup. C'est la phase de 25 minutes, c'est le truc que j'adore. On parlait de la loi de 13 avec la perception qu'on peut avoir et tu abordes une notion que j'adore. Moi j'utilise pas la même dénomination. Toi tu... Moi j'aime bien la carte n'est pas la réalité, c'est que notre perception de ce qu'on peut vivre n'est pas forcément la réalité de ce qu'on est en train de vivre. Et que ce soit avec le temps ou avec ce qu'on peut vivre au quotidien, avec tout, ça c'est une notion, j'aimerais bien qu'on l'aborde ensemble parce que tu le fais, parce que c'est aussi le métier de mentaliste, c'est ça aussi, parce que tu joues sur cette perception du Et comment on peut sensibiliser? Déjà, le but, c'est sensibiliser sur ce sujet-là pour que les gens prennent vraiment conscience de ça. Et comment nous, on peut l'utiliser dans notre quotidien?
La perception, elle nous donne une vision très tronquée de la réalité. Ma réalité, c'est pas la tienne. Mais déjà, au niveau de ce qu'on voit, de ce qu'on entend, de ce qu'on sent, etc., là, les couleurs qu'on est en train de voir et que vous voyez ne sont pas vraies. C'est pas les vraies couleurs. Parce que les vraies couleurs, en fait, elles ont été retravaillées par le cerveau qui a appliqué les ombres et le foncé et qui applique en fait d'autres normes et qui fait qu'en fait, on connaît la couleur absolue a priori, mais on ne voit pas le vrai. Et donc, si ça marche avec les sens aussi primaires que le goût, le toucher, la vue, l'ouïe et l'odorat, ça marche aussi avec nos réflexions, nos raisonnements, nos pensées, nos jugements, à cause de nos peurs, à cause de nos espoirs, à cause de nos croyances. Qu'elles soient conscientes ou limitantes et inconscientes. Et donc finalement, on vit dans une réalité déjà qui est très personnelle et qui n'est certainement pas la réalité. Et quand on comprend ça, on commence déjà à comprendre pas mal de choses sur soi et sur les autres et sur un positionnement mental qui devient très intéressant. Par exemple, j'ai, j'ai, je peux résumer un point qui résumerait le livre en entier. J'ai eu du temps le jour où j'ai compris que j'en manquais pas, où je me suis dit dans ma réalité, je comprends que je ne manque pas de temps. Alors c'est pas vrai parce que j'en avais pas plus que là, mais en fait, je ne suis plus jamais speed. C'est-à-dire que même quand je suis dans un rush pas possible, moi, tu me verras pas speed. Je suis cool et ça fait partie de mes mantras quotidiens. J'ai une petite liste de choses que je relis chaque jour de ma vie et c'est être cool, donner l'impression d'avoir du temps. Et c'est le film Time Out, tu l'as vu ce film-là? Où quand il arrive chez les gens qui sont riches, donc qui ont beaucoup de temps, on les repère. Enfin, lui, il se fait griller parce qu'il court tout le temps. Et ça, c'est un pauvre du temps, tu vois. Mais c'est vrai, en fait, si tu te donnes l'occasion d'être toujours fluide et d'avoir toujours le temps, en fait, tu vas plus en avoir et tout va bien se découler. Et surtout, rien ne va changer, en fait, à la fin de la journée. Donc tu as déjà un peu transformé ta réalité. Et en permanence, dès que t'as une pensée plutôt négative qui vient sur quelque chose, donc là c'est au-delà du temps, il y a de fortes chances que ce soit biaisé, que ce soit lié à des croyances erronées, limitantes, à des biais cognitifs. Donc il faut tout de suite le remettre en question, tu vois, de lui là il me saoule parce que nanana, que ces pensées-là. Attends, pourquoi je pense ça de lui? Est-ce que je pense vraiment que c'est un sale con comme je viens de me dire dans ma tête? Bah non, en fait, mais c'est quoi qui me va pas? Ah bah, c'est parce que j'ai demandé plein de fois de fermer la fenêtre quand il part du bureau et puis il l'a toujours pas fait. Oui, donc ça le définit pas entièrement. Donc alors, pourquoi je pense ça? Qu'est-ce que je peux lui dire? Et pourquoi ça m'énerve tant aussi qu'il ferme pas la fenêtre? Parce qu'en fait, c'est toujours moi qui le fais. Et pourquoi c'est grave de le faire, de fermer la fenêtre? Parce que je l'avais demandé, il me respecte pas. Ah bah, on y vient, le fameux pourquoi. C'est une question de respect. OK, bon, on va débloquer ça et on va créer une nouvelle réalité qui est un peu plus vraie. Parce que dans, dans, dans la réalité que je croyais vraie, il ne ferme pas la fenêtre juste parce qu'il me respecte pas, c'est juste parce qu'il oublie qu'il est tête en l'air et qu'il est pas organisé. Donc on va organiser un système pour qu'il y pense, en fait. Ou alors on va prendre en compte le fait qu'il oubliera à chaque fois et que je vais le faire et qu'on s'en fout finalement. Et d'un coup, tout change. C'est des changements de caméra. Je suis allé faire mes courses il y a 3 jours, il y a une file d'attente pas possible, tout le monde qui s'énervait. Je passais la meilleure file d'attente de ma vie parce que j'ai déliré avec une petite dame qui était devant moi, âgée. On a beaucoup rigolé, elle était en plus très vive d'esprit, donc elle m'a taclé, on s'est fait des barres. Et je me suis dit, putain, ça c'est fou parce que la personne devant moi et derrière moi ont vécu pas du tout la même réalité. Et c'est juste parce que j'ai refusé cette réalité-là en fait que j'en ai vécu une bonne. Et du coup, j'espère bien qu'il y aura un autre jour la longue file avec la petite dame, quoi, tu vois. On doit changer nos caméras mentales pour atteindre non pas la réalité, on la trouvera jamais, mais celle qui nous fait plaisir du coup.
Et comment toi tu fais pour changer cette caméra mentale? Parce que dans la vie de tous les jours, il peut nous arriver des choses et c'est souvent la perception qu'on a de la chose qui est mauvaise. Ouais, c'est-à-dire que des fois on peut même, exemple, prendre quoi comme exemple? J'ai mon fils qui est tombé la dernière fois, il s'est fait très mal, ok. La la perception que j'ai du moment, effectivement, mon fils a mal, je suis pas bien et autres. Après, avec le recul, le fait qu'il ait— j'extrapole, hein.
Bien sûr. Non, non, mais ça donne un—
Quand même, moi, j'ai fait, je suis parti regarder l'intention positive, le cadeau de ce qui est en train de m'arriver. En fait, je fais toujours ça. J'aime bien m'arrêter.
L'opportunité, quoi.
Quand je vis quelque chose d'extérieur, je me dis si la personne a fait quelque chose qui me plaît pas, quelle est son intention positive? Pourquoi? Qu'est-ce qui l'a fait qu'elle a pris cette décision? Et quand moi, je vis quelque chose, je me dis quel est le cadeau dans ce que je suis en train de vivre? J'ai eu des moments dans ma vie professionnelle et autres où c'était dur et je me suis dit: «OK, quel est le cadeau de ce que je suis en train de vivre?» Moi, j'ai réussi à, je perçois ça, ça me permet de prendre, j'ai eu un contrôle fiscal, ça m'a pris 6 mois et je me suis dit, c'était pas facile, je me dis: «Mais quel est le cadeau de ce contrôle fiscal?» Pour certains, un contrôle fiscal, c'est la fin du monde. Moi, je l'ai super bien vécu, enfin bien vécu, les 2 premières semaines pas trop, c'était pile pendant l'Olympia, j'ai reçu le courrier, anecdote, j'ai jamais dit ça avant, Je reçois le courrier le 16 ou le 17 août, je reviens de vacances, je vais chez le comptable récupérer mon courrier parce que je suis démosigné là-bas. Je récupère le courrier, j'ouvre, je vois rendez-vous contrôle fiscal. Donc moi c'était le 12 septembre le rendez-vous et donc 3 jours avant l'Olympia. Donc ils m'envoient le courrier pour me dire la première rencontre c'est 3 jours après l'Olympia. Donc dans ma tête j'appelle mon comptable, je lui dis qu'est-ce qu'on fait? Il me dit: «On peut décaler ou on laisse, tu as le droit de décaler.» Moi je dis: «Est-ce que tu es carré ?» «On est carré, il y a pas de souci, on a tout.» Il m'a dit: «Oui.» Donc je dis: «Pourquoi on décale alors? On laisse, on change pas de date comme ça pour montrer que nous on a pas de problème, mais dans ta tête ça travaille, tu as quand même ce truc au fond de toi, tu dis attends je fais l'Olympia.» Tu as toujours cette peur des gens qui disent: «J'ai eu un contrôle fiscal, c'était la fin du monde, on m'a tout pris.» Et j'ai essayé de retourner le truc, j'ai dit: «Quelle est l'intention, quel est le cadeau dans ce que je suis en train de vivre ?» Et c'est ce qui m'a permis de passer ce moment tranquille en me disant j'avance. Pourquoi je dis ça? Je vais revenir à ma question parce que sinon je vais partir ailleurs. Toi, comment tu, quand on a cette perception de ce qu'on vit, comment toi tu, quels sont les hacks que tu t'es mis pour retravailler cette perception et que tu pourrais donner aux gens qui nous écoutent? Parce que tous on vit des moments difficiles et autres, et surtout avec la gestion du temps, on prend pas forcément les bonnes décisions parce qu'on perçoit pas les choses de la bonne manière. Comment tu fais?
Le premier truc, c'est que j'ai décidé dans ma vie d'être heureux. Et c'est pas une vaine décision. Je me suis, j'ai décidé ça à l'âge de 17 ans et du coup, je suis pas allé passer mon bac parce que ça me rendait pas heureux et je voulais plus faire d'études parce que ça me rendait pas heureux. Mais je voulais apprendre, ce qui est très différent. Et donc, au lieu de faire mes cours de terminale que je séchais, j'allais pas dans le parc de La Rochelle jouer de la guitare et boire des bières. Même si ça m'est arrivé, j'allais à la fac de psycho de La Rochelle pour écouter en auditeur libre les conférences qui m'intéressaient. Donc tu vois, c'était pas un côté je refuse d'apprendre des choses, c'était je vais faire ce qui me rend heureux dans ma vie et j'en paierai les conséquences. Et c'est à l'époque en fait où j'ai trouvé mes mantras autonomie et liberté. Je voulais être libre, autonome et être heureux. Et c'est hyper important de se dire être heureux parce que comme j'étais un gros procrastinateur, je suis toujours, j'essaie d'être abstinent vis-à-vis de ça, Je, je, je, parce que tu changes pas ce truc-là chez toi, tu vois. Et tu peux pas avoir une méthode anti-procrastination parce que la méthode, tu vas la procrastiner aussi. Donc il faut des prises de conscience et des choses profondes, quoi, tu vois. Donc j'ai vraiment fait ça pour me dire, bon, je n'ai du coup pas le temps de pas être heureux, en fait. Et c'est une phrase forte chez moi, quoi. J'ai pas le temps de pas être heureux, donc il faut que je fasse toujours les choses, même un petit peu. Et là, mon cerveau a fait son travail, il m'a dit un petit peu, Fabien, ça sert à rien. Et du coup, j'ai cherché à le prompter, on utilisait pas ce terme à l'époque, mais à trouver une phrase irréfutable que j'ai trouvée, que j'ai partagée plein de fois dans ma vie, qui est un vaut mieux que zéro. Dès que mon cerveau me dit ça sert à rien, je dis un vaut mieux que zéro. Tu sais, tu as écrit 2 bouquins, tu sais la montagne de travail que c'est d'écrire un livre. Eh bien moi, Pour écrire ma première version, celle qui est nulle et lamentable, je m'oblige à écrire tous les jours. D'accord. Alors avant, c'était 1667 mots par jour que je faisais pendant 30 jours. Maintenant, quoi qu'il arrive, toute l'année, j'écris 1 heure chaque matin. D'accord. Et des fois, j'ai pas le temps quand même d'écrire cette heure, donc je vais écrire 20 minutes le matin, 20 le midi, 20 le soir. Et puis des fois, j'ai pas le temps. Alors avant de me coucher, je vais écrire 2 minutes, 1 minute, c'est rien, tu fais 3 lignes, mais c'est mieux que zéro.
Exactement.
Et donc j'applique ça. C'est fondamentalement vrai pour tout ce qui est positif, évidemment. On parle pour les trucs négatifs, mais sinon, 1 vaut toujours mieux que 0 quand c'est positif et faut pas hésiter. Donc ça, ça m'a aidé à changer ma caméra de perspective, de me dire je veux toujours être heureux, faire un petit peu les choses, même s'ils me rendent pas heureux dans l'instant, mais qui me rendent pas malheureux. Les obligations, écrire un nouveau livre, tu connais, t'as l'idée du livre, la dopamine coule à flot, c'est la nouvelle idée, t'es au taquet dessus, tu vas être à fond dessus la première semaine. Là, ça te rend heureux. Et puis les semaines et les mois qui vont suivre, ça s'appelle de la persévérance parce que ça peut plus te rendre heureux. Il faut fabriquer son objet d'artisanat et tu seras heureux à la finalisation. Bon ben, il faut changer cette caméra-là pour se dire je respecte mon temps parce que j'ai pas le temps de pas être heureux.
Dans ton livre, tu appelles ça l'habituation hedonique. Je retrouvais, je cherchais le mot par rapport au fait que notre cerveau s'habitue rapidement au plaisir et après rapidement On en reparlera, c'est un sujet que je voulais aborder après. Mais oui, effectivement, ce que tu disais, tu vas faire cette première semaine, tu vas adorer, tu vas être à fond, ton cerveau est habitué, il a besoin d'avoir un shoot ailleurs.
Et donc là, c'est un peu la différence entre motivation et persévérance. L'habituation est hédonique, c'est pire que ça. C'est regarde ce que tu as construit, Mohamed, dans ta vie, c'est incroyable. Le Mohamed d'il y a 10 ans, tu lui proposes ça, il est comme un fou. Sauf que toi, plus le temps va passer, plus tu vas trouver ça normal. Et c'est pour ça qu'on cherche la prochaine chose. C'est sûrement aussi d'ailleurs ce qui a amené l'être humain à vouloir toujours découvrir. Mais si demain je vous offre la maison de vos rêves, ça va vous procurer un bonheur intense. Et donc le bonheur en tant que tel, le côté heureux va diminuer dans le temps parce qu'on va s'habituer à avoir ça. C'est comme ça, l'être humain est ainsi fait. L'habituation hédonique fait qu'après, on s'ennuie. C'est Schopenhauer, c'est-à-dire qu'au début, on a un désir et donc du désir naît la souffrance. Et puis on le comble, en fait, ce désir. Et du coup, on laisse place à l'ennui. En fait, Schopenhauer a résumé l'habituation hédonique. Et donc, il faut aussi penser à regarder ce qu'on vit et à être très heureux de ça. Et en fait, pour moi, le bonheur et être heureux, je les dissocie de l'émotion. L'émotion, c'est la joie, elle est fugace. Être heureux, pour moi, ça se résume en une phrase très simple, c'est ne pas être malheureux. Si je suis pas malheureux, si je suis dans un état stable, c'est le bonheur. C'est ça le bonheur, en fait, d'être une humeur égale, un état stable. Waouh, tu sais, je crois que c'est fou, en vrai.
Moi, je fais attention à ne pas changer mon train de vie. J'ai pris longtemps, à partir du moment où j'ai commencé à bien gagner, très très bien gagner ma vie, J'étais avec ma petite Dacia, je suis resté très longtemps avec. Les gens me disaient «mais change de voiture », je voulais pas. Après j'ai eu 2 enfants, donc j'ai changé de voiture. Et même mon train de vie, que ce soit dans les hôtels et autres, parce que je sais que le cerveau s'habitue très bien, très vite au confort. Et pour revenir en arrière, c'est difficile. Donc je prends beaucoup de temps à changer de train de vie, j'aime pas. Et la particularité, c'est que si je vais kiffer dans un restaurant étoilé, juste après je peux aller manger dans un truc boui boui ou kia. Mais parce que les 2 me font plaisir, les 2, parce que je me rappelle d'où je viens. Et en vrai, on aime bien dire, moi je suis pas, je suis pas riche, mais je suis un ancien pauvre. Tu sais, il y a la notion de nouveau riche et ancien pauvre. Pour moi, moi je suis un ancien pauvre. Donc comme je suis un ancien pauvre, je sais d'où je viens. Et donc je fais attention à garder ça, parce que sinon le cerveau s'habitue rapidement à ce qu'il vit, et surtout au plaisir, et il a du mal à revenir en arrière.
Et en plus, tu t'offres un beau cadeau, c'est d'être serein dans le temps. Tu vois, j'ai acheté ma maison, quand j'ai appelé le banquier pour voir pour le machin, il m'a un peu ri au nez en mode mais vous pouvez avoir 5 fois mieux là, on peut faire ça, taux d'endettement, mensualité, il y a pas de souci et tout. Je fais non, non, non, non, non, non, non, moi je veux pouvoir rembourser mon crédit quelle que soit ma situation parce que moi je continue à prendre des décisions d'autonomie et liberté dans ma vie. Donc peut-être que dans 6 mois je te dis tiens ben Mohamed, je suis repassé à 1500 € par mois. Parce que j'ai décidé de me lancer dans tel truc et c'est trop cool et ça me plaît beaucoup. Et en fait, pendant peut-être 20 ans, et je vais faire ce truc qui me rend heureux mais qui me fait gagner le SMIC ou un peu plus que le SMIC. Ben en fait, ça me mettra pas en danger parce qu'effectivement, comme toi, ma vie, elle est toujours raisonnable. Je sais me faire plaisir et je sais m'offrir des plaisirs, mais c'est pas forcément toujours coûteux. Et mon train de vie, en tout cas quotidien, il est hyper confortable. C'est celui que j'avais il y a pas si longtemps, sauf que j'ai pas à compter.
Ouais, c'est ça.
Et juste celui-là. Et en fait, j'ai des potes qui gagnent mieux leur vie que moi et qui sont obligés de compter vraiment tous les mois parce qu'ils ont mis, tu vois, genre ils gagnent 10 000 € par mois, mais ils ont un loyer équivalent à quelqu'un qui gagne 10 000 par mois. Ils ont une voiture, ils ont des voyages équivalents à 10 000. Et finalement, en fait, ils sont ric-rac en fin de mois parce qu'ils ont tout calibré. Mais vous êtes des fous. Moi, j'ai toujours le même train de vie entre guillemets qu'avant, plus confortable certes, mais du coup, j'ai le plaisir de me dire c'est sûr, le mois prochain il va bien. Mais tu vois, effectivement, tu peux te faire un resto étoilé dans ces conditions-là, tu vois, une fois de temps en temps et tout, parce que tu t'en fous et parce que tu vas kiffer après aller au bord de la route sur le gars qui fait ses petites saucisses, tu vois.
Je suis entièrement en phase. Et une fois, je me suis fait la remarque Un jour où je me suis dit moi-même, là tu as pris la grosse tête, c'est donc je prends des réservations pour des hôtels, je prends un hôtel plutôt moyen, je vais pas prendre un hôtel à 600 €, 500 €, pour moi ça sert strictement à rien, c'est juste pour dormir. Et je suis invité à un salon, les organisateurs prennent la réservation et ils me prennent le Ibis 001, tu sais le truc «Il y a pas de place, il y a rien.» Et je rentre dans la chambre et au moment où j'ouvre, je vois la chambre, je dis: «Mais ils m'ont pas respecté.» Et cette phrase-là, elle a résonné dans ma tête, je me suis directement repris, je dis: «Mais qu'est-ce que tu racontes, Mamadou?» Je sais pas si tu as déjà vécu ça, moi c'était en mode: «Mais il y a, je crois, il y a 3 ans, il y a 4 ans, tu aurais une chambre comme ça, tu peux dormir chez toi.» J'ai eu des trucs comme ça avec la fatigue, en tout cas de me prendre moi-même par le callback en disant: «Allez, Tu t'excuses mentalement. Exactement ce que j'ai vécu. Non mais Mohamed, reste, reviens sur terre, c'est très bien, tu vas dormir toute la journée, tu seras pas là. Mais c'est juste parce que je veux travailler mon cerveau à garder ces moments parce que sinon le cerveau s'habitue trop rapidement.
Tu te rends compte? Alors on fait ce qu'on aime, on n'a pas de la chance parce qu'on a tout fait pour faire ce qu'on aime dans la vie et il faut jamais se retirer ça et ses décisions et ses efforts. Mais qu'est-ce que c'est merveilleux, quoi, tu vois. Mais dans l'habituation hédonique, effectivement, t'as vu là le Mohamed qui est rentré dans sa chambre, Il a eu son truc. Alors les gars, tu vois, avec un peu de croyance erronée et tout. Et c'est super de prendre ce recul parce qu'en fait, c'est ça, on sera jamais parfait, tu vois, ça n'existe pas. Mais on peut être attentionné en fait à notre vie parce que finalement, toutes ces pensées, c'est du poison que pour toi. Exactement. C'est même pas pour les autres, quoi. C'est toi que t'encombres en fait.
Exactement.
Là, le sujet, c'est le temps. Mais grâce à la conversation qu'on a, on voit bien que tous nos sujets sont connexes et que finalement, le temps, c'est un truc transversal parce que c'est hyper précieux. Et pourquoi c'est hyper précieux? Parce que ça a une temporalité, donc une durée de vie. On a une durée de vie limitée, il faut arrêter de s'illusionner à penser qu'on est éternel. Et du coup, ça nous responsabilise dans ce qu'on va faire de notre temps. Et qu'est-ce qu'on en fait de notre temps? Bah, ce qu'on en vit. Et en fait, tu veux vivre quoi, tu vois? Et toi, tu veux pas vivre un Mohamed qui rentre dans les chambres en se disant: bon, bah là ça va, aujourd'hui ça va pas. Tu veux être Mohamed qui est là: bon, bah c'est cool, j'ai une piole pour ce soir, j'ai un bon lit, trop cool, je vis de ce que que j'aime et c'est génial.
C'est exactement ça. Et je vais revenir sur ce que tu disais, et ça sera un peu la fin, c'est sur la partie, tu disais que tu as pris une décision à 18 ans, à 17 ans, qui était incroyable pour toi à l'époque. C'est, je suis pas passé, j'ai pas passé le bac, j'ai continué mes études ailleurs en faisant, en continuant à apprendre, mais j'ai pas passé le bac. Et effectivement, au moment où on parlait un peu en off là une fois, je vais te laisser le dire tout à l'heure toi-même, je vais pas forcément le dire à ta place, mais tu as pris une décision à à ses 17 ans. Et j'aimerais, pour tous ceux qui nous écoutent, pour toi, quelle est la valeur du diplôme? Et est-ce qu'il faut forcément avoir un diplôme, avoir fait des grandes études pour kiffer? Exemple, toi, tu es la référence en mentalisme et autres. Tu disais tout à l'heure, tu as pas de doctorat, tu as rien. Quelle est cette notion que tu as, toi, avec ces titres qu'on a beaucoup en France par rapport à ce qu'on n'a pas dans d'autres pays?
En réalité, le Ce manquement du bac, ça a été une honte. Moi, pendant des années, ça a été hyper dur à vivre. J'avais trouvé un pieu mensonge par omission. Quand on me disait: t'as fait quoi comme études? Je disais: moi, j'étais en terminale S, ou j'ai fait S, ou j'ai passé un bac S. Tout ça est vrai, hein. En plus, je peux aller au rattrapage, j'ai oublié.
T'avais mieux à faire.
Donc les gens se disaient que j'avais diplôme-là. Et puis dans le temps, je me suis accompli, donc j'avais moins de problèmes. Aujourd'hui, je me suis tellement accompli que j'ai plus de souci à le dire. Mais en l'occurrence, je regrette juste de pas être allé dans le bout du processus. Il y a un point sur lequel je me juge, c'est vraiment, j'avais juste à aller au rattrapage. Peut-être je l'avais pas et c'est pas un souci, mais ça m'embête de pas être allé au bout du processus. À l'époque, je m'étais dit je le repasserai l'année prochaine en candidat libre.
Ça fait 40 ans, ça fait 20 ans, ça fait 20 ans.
Ouais, j'ai 40 ans, mais c'est ça. Par contre, je me suis jamais moi senti personnellement inférieur à quelqu'un avec un diplôme ou avec moins de connaissances. Alors ça crée un petit sentiment de l'imposteur parce qu'en France on est traité comme ça quand on n'est pas validé et sanctionné. Et le sentiment de l'imposteur, j'ai beaucoup travaillé sur le sujet justement en faisant ce que je fais de mieux, en apprenant. Et en apprenant, c'est pas forcément à l'école. En créant mon processus d'apprentissage et je me suis aperçu que le syndrome donc de l'imposteur, le sentiment de l'imposteur est souvent lié à un manque de certification, donc de diplôme, de choses comme ça où du coup on se sent illégitime. Et à l'inverse, tu te rends compte que beaucoup de gens sont sanctionnés par quelque chose et se sentent un peu trop légitimes. Et finalement, quand j'ai écrit mon premier livre, je me suis retrouvé sur des plateaux télé et de radio avec des médecins, ce qu'on appelle des médecins de médias. Qui disaient des trucs qui étaient un peu complètement fausses, qui ont été vraies à une époque, mais qui étaient fausses aujourd'hui. Et je me disais, mais c'est pas possible, comment ça se fait que je suis plus à jour qu'eux? Mais parce que comme j'avais un syndrome de l'imposteur, j'ai toujours l'impression qu'il faut que je prouve et que je surprouve. Et donc je suis 1000 fois plus à jour que la personne qui a eu un diplôme il y a 20 ans pour le coup et qui lit beaucoup moins la littérature parce que la science se corrige et se complète en permanence, tu vois. Exactement. Donc tout ça pour, je fais des circonvolutions pour te dire que finalement en vrai, ce diplôme-là, bah, je l'ai pas passé parce que je voulais faire des choses, je voulais apprendre, effectivement. Et je crois sincèrement que dans mon cas de figure, j'ai plus appris et mieux appris et profondément appris, parce que j'ai appris tout ce que j'aimais. Donc j'ai tout retenu ce que j'ai appris. Alors que quand tu rentres au forceps des trucs pour un diplôme et qu'il y a 80 du volume que de ce que tu apprends, tu t'en fous, ça te servira pas, tu l'aurais juste pour le diplôme. Je suis pas sûr que tu sois dans une bonne phase d'apprentissage. En apprenant à la carte, il a fallu que j'aille chercher l'information, il a fallu que je montre ma méthode d'apprentissage, ma propre rigueur. Je me suis ouvert des supports, c'est-à-dire des livres, les livres de Tony Buzan à l'époque. Alors toi tu surclasses ce qu'il a fait, mais à l'époque, tu vois, le Tony Buzan, moi, m'a ouvert la voie sur les cartes mentales, sur ce genre de choses, et les conférences que j'allais voir, et puis des formations. Que j'allais faire, tu vois, des gens juste que j'allais rencontrer parce qu'ils me donnaient beaucoup de culture dans les échanges. En fait, tout ça, ça a créé l'homme que je suis, je pense, beaucoup plus que des diplômes. Et aujourd'hui, je passe des formations, des diplômes très courts dans les domaines que je veux explorer. Donc mon loisir du moment, c'est le code, ça me plaît beaucoup. J'ai pris des formations en ligne qui paraissaient pertinentes. Et puis il y a des formations que j'ai trouvées nulles. Alors peut-être qu'elles me correspondent pas, peut-être le fond, peut-être la forme, c'est pas grave. Moi j'estime en fait le package des formations que j'ai pris, et pas, c'est pas parce que je prends une formation nulle que je vais pas en reprendre une derrière, au contraire, quoi, tu vois. Je vais trouver la mienne.
Et là aujourd'hui je code des bots et des agents IA, enfin au bureau ils sont là mais t'es fou, mais qu'est-ce que tu es fou, tu es mentaliste à la base, tu écris des livres, qu'est-ce qui fait que tu es en train de coder?
Et en fait j'avais, j'aime me créer des problèmes pour chercher les résoudre en fait, quoi, tu vois. Et donc Donc là, c'était un problème pour chercher à le comprendre et à le résoudre. Et puis maintenant que je commence vraiment à bien maîtriser ça, il y a de fortes chances que j'arrête complètement et que j'engage quelqu'un de meilleur que moi parce que je sais ce que je peux avoir, ce que je veux avoir, et il sera meilleur que moi. Mon gars qui est au bureau, Loïc, qui est le responsable du pôle vidéo, à la base, je l'ai rencontré en 2017 quand j'ai passé les 100 000 abonnés sur YouTube. YouTube t'offrait une formation de ton choix en one-to-one, 8 heures de formation sur le sujet de ton choix. J'ai conscience de la valeur financière de ça, donc j'ai demandé à ce qu'ils me forment en motion design. Et donc j'ai passé 8 heures avec un formateur incroyable. À la fin, j'avais vraiment compris le truc, j'ai travaillé chez moi tout ça, je me suis vraiment formé, j'ai tout compris. J'ai appelé le formateur et je l'ai débauché, je l'ai engagé. C'est Loïc, et depuis 2017, il travaille avec moi. Mais à la base, c'est le mec qui m'a appris. Et quand j'ai commencé à être moyen dans ce domaine, donc à bien le percevoir à 360, j'ai su que je voulais pas être un spécialiste. Bien sûr, j'avais un super spécialiste, c'est le mec qui m'avait appris, je l'ai engagé, tu vois. Bien sûr, mais c'est trop bien de faire comme ça, quoi.
Tu as entièrement raison. Et donc cette notion d'investir en toi, de te former, c'est une notion importante. Parce qu'en France, comme on a l'impression que l'école a le monopole de l'apprentissage, et comme l'école est gratuite par rapport à d'autres pays, On a l'impression qu'investir en soi, investir dans l'apprentissage, c'est pas quelque chose que les gens font régulièrement. Moi, c'est un combat que je mène aujourd'hui. Toi, ce que tu dis, c'est qu'à 40 ans, tu continues énormément à te former et dès que tu as besoin d'une connaissance, tu vas pas hésiter à aller prendre cette formation.
Et en fait, l'école que je me suis créée à 17 ans, je l'ai jamais quittée. Moi, je suis pas sorti de l'école. En fait, c'est la différence entre l'autodidacte qui n'apprend pas par soi-même, qui va chercher l'information par soi-même, par lui-même. C'est ça autodidacte. En fait, il a jamais fini, par définition, mais vraiment beaucoup plus que certains potes où des fois je dis allez quoi, tu vois, mec, ils ont un bac +5, bac +6 et je suis là ouais mais toi, c'est terminado pour toi quoi. Intéresse-toi, t'as pas lu ça, tu lis pas Epsilon, tu lis pas machin, tu lis pas truc. Il y a trop d'infos, je suis gourmand de l'information, tu vois. Donc j'ai rien contre le système scolaire, c'est formidable. J'y étais pas très adapté, j'y étais pas heureux dans ma manière de faire. Mais système scolaire ou pas, faut certainement pas négliger le premier système d'apprentissage qui est l'autodidacte. Et parce que cette école-là, enfin je te le dis de manière marrante, mais c'est vrai, on n'en sort jamais quoi, tu vois.
Je suis complètement en phase et il faut continuer à apprendre. Moi c'est ce que je fais, pas via les livres, pas les méthodes d'apprentissage, je suis pas parti Je les ai appris en lisant des livres, en me formant, en faisant, en testant, parce que c'est aussi le test. Je pense que tu apprends réellement le code parce que tu codes. Bah ouais, c'est pas juste parce que tu peux avoir la meilleure formation du monde, tu la regardes avec le formateur que tu as payé 20 000 € parce que tu t'es dit je vais prendre la meilleure formation aux États-Unis, mais si tu te mets pas à coder, à tester et avoir tes premiers bugs, c'est ça le draft, pour tout de suite que ça bug, tu vois. C'est ça la différence, Alors moi, c'est apprendre, appliquer, partager. Moi, je suis dans le apprendre, appliquer, partager. Et c'est l'application. Et les gens oublient cette notion-là.
Mais tu vois, par exemple, en mentalisme, j'ai pas le choix. Si j'ai un nouveau numéro, une idée, donc plutôt de bluff, je vais aller la tester très vite devant 50 personnes prévenues qui vont voir un fail. Il faut que je le rate tout de suite pour voir les failles que j'avais pas pu imaginer. De me dire putain, mais bien sûr, lui il peut me dire ça, mais bien sûr il peut faire ci. Mais moi, j'avais pas pensé que quand je dis si ça, ils comprennent ça. Et une fois que j'ai ça, je peux travailler dessus. Donc en fait, j'ai toujours été très vite au feu, moi, tu vois. J'appelle ça mettre au feu, en fait, pour trouver ce qui cloche. C'est une partie de Mario Bros, quoi. Il faut que je sache où sont les trous, où est-ce qu'il y a un monstre qui me tombe dessus pour pouvoir faire le niveau, tu vois. Et donc, ben, pour tout apprentissage, c'est l'application la plus rapide possible. Et donc, c'est pas j'ai foiré, c'est aïe, c'est bon, je commence à apprendre. Parce que j'ai des choses, comme tu dis, à débugger, tu vois. C'est vraiment ça pour tout, quoi. Appliquer vite pour en faire quelque chose, par contre.
Exactement, appliquer vite pour faire quelque chose, se tromper et améliorer. Exact. On arrive sur la fin, ça fait déjà plus d'1h20 qu'on est ensemble, ça passe vite. Est-ce que tu as une notion, quelque chose que tu aimerais partager que tu as pas encore dit depuis tout à l'heure et que tu dis c'est important que j'en parle aujourd'hui à tous les auditeurs?
Je, je, j'ai pas trop parlé du livre parce que c'était plus passionnant notre conversation. Alors on a parlé de plein de nos souhaits abordés dans le livre, mais, mais, mais du coup je vais vous dire le livre que je voulais écrire à la place de lui.
Ah d'accord.
Et que j'ai pas écrit parce que c'est, je voulais écrire un truc un peu comme Miracle Morning, ok, qui s'appellerait La Veillée. Je pense que j'écrirai pas ce livre, mais me piquez pas l'idée quand même. La Veillée, c'est en fait mon constat C'est que les gens pensent qu'il y a pas de place à l'improvisation chez moi. Il y en a énormément. C'est juste que moi, je travaille de 9 h à 17 h et que ce temps de travail du lundi au vendredi, je l'applique, devinez à quoi? À travailler. Et cette organisation m'a permis que ce soit tellement efficace que j'ai pas à commencer avant 9 h et qu'à partir de 17 h, 17 h 30, ma vie est disponible et libre pour faire ce que je veux. Donc même ce qui va arriver, tu vois. De 17h jusqu'à l'heure du coucher, il y a beaucoup de temps et ce temps-là n'est pas professionnel. Toi, tu disais, t'as réglé WhatsApp, moi je l'ai pas, j'ai même pas mes mails pro sur mon téléphone, il y a pas d'ordi chez moi. Le problème est réglé, tu vois. Il y a des bureaux pas loin de chez moi en cas d'urgence. Voilà, en 15 ans, j'ai pas eu d'urgence qui m'a fait aller au bureau parce que finalement, tout va bien, tout peut attendre le lendemain. Et donc cette veillée-là, ce 17h jusqu'à l'heure du coucher, Je veux vraiment vous donner la notion de c'est votre moment de vie précieux et c'est celui qu'on gâche en général. Il y a pas de notion de jugement, j'ai fait pareil avant de le comprendre. On fait des trucs pour se soulager de la tension de tout ce qu'on voulait pas de la journée, donc on va consommer de la fast-food, on va pas faire de sport parce que j'ai assez fait de choses aujourd'hui. En fait, tout ce qu'on devrait faire pour être heureux, on le fait pas parce qu'en fait on compense notre manque d'organisation de la journée. Et on va le compenser à tel point qu'après, on est capable aujourd'hui de regarder 5-6 épisodes d'une série d'affilée ou 2-3 films dans la soirée. C'est beaucoup, même si c'est notre passion les films, mais je suis pas sûr. Et pire que ça, on est capable de s'endormir épuisé devant des séries. Et en fait, on a tout dérégulé parce qu'en fait, finalement, ces 5 heures de vie-là que tu avais, c'était tes 5 heures à toi de bonheur pur. Et donc c'est celles qui te redonnent l'impression d'avoir du temps. Et tu le mets qu'au service de choses compensatoires qui te donnent l'impression d'avoir un plaisir immédiat via la dopamine. Et je vous assure que cette notion de slow life, de la fin de votre travail jusqu'au moment du coucher, si vous décidez que vous n'avez plus rien de professionnel, que vous faites que des choses qui sont bon pour votre bonheur, un petit peu de sport, c'est pas une option dans la vie de faire du sport pour être heureux et être intelligent, en bonne santé physique et mentale, etc. Donc c'est des fois juste aller se balader une demi-heure ou une heure, mais une activité physique, se faire à manger, se faire un vrai truc à manger simple. Il y a des livres de comment cuisiner pour moins de 2 € et tout qui sont hyper bien faits, de JF Mallet, je vous les recommande, ça donne plein d'idées. Et ça a été prouvé scientifiquement, faire à manger rend heureux, jardiner rend heureux, c'est incroyable, tu vois. Et ça te prend pas tant de temps que ça. Et le temps qui te reste, bah tu vas faire les trucs qui te font kiffer. Tu vas lire 20 minutes, tu vas lire une demi-heure, ça va réguler ton taux de cortisol dans le sang de lire. En plus, tu vas parler avec ta compagne ou avec ton compagnon ou avec tes enfants, tu vas voir tes amis, tu vas faire un jeu de société, tu vas jouer une demi-heure à Zelda sur la console. Et puis il va être que 21h finalement, tu vois. Et en fait, ça te rechange la vie. Voilà, ça, je pouvais pas prendre le temps d'en parler dans le livre, ça pourrait être un livre à part entière. Mais cette veillée-là, il y a l'importance du matin, certes, mais il y a l'importance de, après ton travail jusqu'à l'endormissement, ce temps-là, reconsentissez-le parce qu'il est fou, vraiment.
Parfait, on va finir sur ça. Je suis entièrement en phase et je vais pas en rajouter. Merci beaucoup d'avoir passé cette heure et demie avec nous. Bien sûr, je vous invite à partager cet épisode autour de vous, à écrire à Fabien sur Insta principalement, je pense, si l'épisode vous a plu. Et mettez-nous en commentaire de la vidéo et sur les différentes plateformes votre avis sur l'épisode. Est-ce que vous avez appris? Et surtout, la chose que vous avez retenue et que vous allez appliquer. S'il y avait qu'une chose à retenir et une chose à appliquer, ça serait laquelle? Je suis curieux de la découvrir. Et encore mille mercis d'avoir été présent, Jean-G. Et à très vite. Et comme je dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous illimité.










