Investir dans la cryptomonnaie : les conseils de Caroline Jurado [ Podcast #59 ]

In this French‑language interview, host Mohamed Boclet talks with Caroline Jurado, a former HR‑SaaS founder turned crypto educator and media entrepreneur. Caroline recounts how she built a HR software startup from scratch with no network, raised €350,000 by convincing investors she already had “big clients,” and later sold the company after three years of profitability. She then pivoted to the crypto space, creating a TikTok channel that quickly amassed 130 k followers and a newsletter that now has 64 k subscribers with a 70 % open rate. Caroline explains her content strategy—targeting an underserved female audience, using short‑form videos to drive newsletter sign‑ups, and diversifying revenue through sponsorships and a paid training course. She offers beginner‑friendly crypto explanations, discusses market cycles, investment tactics like DCA and price‑target planning, and stresses the importance of diversification across assets. The conversation also covers her challenges, such as burnout, the difficulty of relying on a single revenue source, and the transition from CEO to employee after the exit. Caroline shares personal branding tips (e.g., using GIFs in newsletters) and mentions her best‑selling book on earning in Web3. The episode blends entrepreneurial storytelling with practical crypto advice for listeners interested in finance and digital assets.
Chapters
j'ai des clients de ouf, nanana, vous inquiétez pas.
Et donc c'est incroyable, ton histoire elle est juste extraordinaire, j'adore. Après on parlera de crypto et tout, mais déjà juste cette première partie elle est juste extraordinaire. Tu as réussi à créer tout un écosystème, tu avais l'idée et tu as créé tout l'écosystème en disant aux investisseurs j'ai des clients, j'ai les produits, mais on va juste améliorer la machine. Et parti voir les clients en disant j'ai la machine, croyez en moi, et tu as pris un stagiaire pour te faire une petite vitrine, des gens pouvaient voir.
Exactement, parce que je connaissais personne, je connaissais, en fait j'avais zéro réseau.
Je m'appelle Mohamed Boclet, je suis vice-champion du monde de lecture rapide et auteur du best-seller Connaissance illimitée. Dans le podcast Connaissance illimitée, je reçois des invités au parcours extraordinaire pour nous montrer que la réussite est à portée de tous. Peace sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Connaissances illimitées. Et aujourd'hui, j'ai l'honneur d'accueillir Caroline Jurado. Si vous vous intéressez à la finance, aux cryptomonnaies, c'est sûr que vous l'avez déjà vue sur les réseaux, que ce soit sur LinkedIn ou Instagram. Elle a une des plus grandes newsletters en France sur ce sujet. Et aujourd'hui, on va parler de son parcours qui est inspirant et comment elle est partie de zéro pour être aujourd'hui une référence dans cette thématique. Bonjour Caroline, comment tu vas?
Salut Mohamed, merci pour l'invitation.
Je vais très bien, merci d'avoir accepté l'invitation. Pour l'anecdote, on devait tourner l'épisode il y a une semaine, problématique d'agenda, je lui ai posé un lapin. Et elle a réussi, alors c'est pas une problématique d'agenda, c'est que c'était pas écrit dans mon agenda, autre chose. Donc je lui ai posé un lapin, mais elle a compris que c'était pas volontaire et donc elle a accepté de revenir. Et aujourd'hui on va pouvoir passer une heure ensemble pour découvrir son parcours. Je t'ai présenté à avec mes mots, j'aimerais bien que tu te présentes et que tu me dises un peu qui tu es.
Ouais, carrément. Et ben écoute, je m'appelle Caro et ce que je fais, c'est que je rends les crypto simples. Et donc ça passe par plein de moyens, principalement une newsletter. Tu le disais tout à l'heure, c'est la plus grosse en France sur les crypto. Et après, voilà, j'essaye d'aller toucher mon public sur plein d'autres supports, donc podcast, livre, vidéo, voilà, tout ce que je trouve quoi.
D'accord. Et aujourd'hui, ta mission, c'est uniquement de démocratiser sur les crypto ou tu as également des formations, des choses où tu accompagnes des personnes sur ces thématiques-là?
Alors, mon plan, c'est effectivement de rendre les crypto simples auprès du plus grand nombre. Maintenant, la façon dont je gagne de l'argent, elle est multiple. Donc ça va être oui d'un côté avec le sponsoring et de l'autre avec de la formation.
D'accord. Et Je suis sûr que tu as fait des études de finance.
Absolument pas.
Tu as un bac+5 MBA en finance, un truc comme ça, non?
Absolument pas, non, non. J'ai fait une fac d'éco pourrie en spécialité ressources humaines.
D'accord. Donc ouais, tu es de Montpellier si je me trompe pas?
Exactement.
Ouais, tu es encore à Montpellier là?
Non, je suis à Paris.
Ok, je me suis dit si tu étais à Montpellier, on aurait pu le faire en physique, on aurait tout annulé pour recommencer l'épisode. Donc explique-nous un peu ton parcours, comment tu es passée d'une fac d'éco à être RH tu as monté une boîte, tu l'as revendue, tout ça pour te relancer dans la crypto. Que peux-tu nous parler, est-ce que tu veux nous parler un peu de tout ça?
Ouais, bien sûr. Et ben, comme j'ai fait une fac pourrie, j'ai compris assez vite quand je suis arrivée à Paris, j'avais quand même des grands rêves de carrière, mais bon, j'avais pas trop d'idées de ce que ça voulait dire faire carrière. Je suis arrivée à Paris en espérant me faire recruter style chez, je sais pas moi, L'Oréal ou une très grosse boîte comme ça. Et donc personne voulait me recruter parce que personne connaissait ma fac. Et donc je crois, enfin, j'ai bossé dans une asso un peu parce que c'était les seuls qui acceptaient de me recruter. Enfin, c'était un petit peu genre j'avais besoin de gagner de l'argent, quoi. Et comme en fait, au moment où je me suis rendu compte que je pourrais pas vraiment réaliser mes rêves de la façon traditionnelle que j'imaginais, à savoir me faire recruter puis être cadre dans une boîte, je sais pas quoi, c'est là que j'ai monté ma première boîte, moi. Mais un peu sur un coup de tête, tu vois. Je savais pas trop ce que je faisais. J'ai lâché mon job parce qu'en France on a de la chance, on a droit au chômage. Donc j'ai utilisé mon chômage pour lancer ma première boîte. Et tout s'est fait un petit peu— j'avais pas une grande vision en fait, j'avais juste des envies de succès. Et tout s'est un petit peu fait par, je sais pas, un mélange de travail et de coïncidence et de chance, quoi.
C'était quoi le, c'était sur quoi, c'était quoi la thématique de ta première boîte?
Ma première boîte, c'était un logiciel RH. En gros, j'avais fait 3 ans dans une asso sur les ressources humaines et il se trouve que quelque temps avant de monter ma boîte, j'avais été amenée à faire ce qu'on appelle une enquête annuelle. C'est quand une boîte te demande de poser des questions à ses salariés sur toute la politique RH de la boîte et ensuite tu prends 6 mois à les analyser, à leur restituer les résultats et eux ils prennent 6 mois à mettre en place des actions. Et je me disais que c'était archi débile ce truc-là et que ça vaudrait vachement plus le coup de faire ça de manière beaucoup plus instantanée. Et donc j'ai quitté ce que je faisais pour créer une espèce de logiciel qui permettait aux RH de demander l'avis des collaborateurs de l'entreprise de manière très régulière. En gros, c'était ça le plan.
Et donc le plan, c'est tu as arrêté de travailler dans l'asso et tu t'es mise au chômage et tu as commencé à développer ça toute seule dans ton coin, ou comment tu t'y es prise?
«Non, non, je suis pas développeuse, j'ai jamais fait ce genre de choses. Non, non, en fait ce que j'ai fait, c'est que j'ai contacté une DRH que j'avais rencontrée dans mon job et je lui ai dit: écoute, c'était une DRH d'une boîte de 100 personnes, je lui ai dit: s'il te plaît, laisse-moi faire des enquêtes dans ton entreprise. Tu vas me dire toutes les questions que tu as envie de poser à tes collaborateurs et moi j'ai développé un logiciel et je vais leur poser des questions pendant un mois.» Et c'était pas vrai, j'avais pas développé de logiciel et je lui ai dit: «Je te fais ça gratuitement, mais en échange je te demande juste de dire que tu es ma cliente.» Et donc moi, j'ai en fait, elle m'a filé les adresses mail de ses collabs. Et en fait, moi, je faisais tout à la main avec un fichier Excel comme ça pendant un mois. Et donc après, je suis allée voir des entreprises en leur disant j'ai un logiciel, j'ai une cliente, donnez-moi de l'argent pour qu'on travaille ensemble, quoi. OK.
Et donc tu as eu tes premiers clients et c'est avec cet argent-là que tu as monté, tu as créé l'outil ou tu as fait comment?
Non, pas du tout. En fait, j'ai recruté un stagiaire de l'école 42, donc un développeur. Qui devait faire un stage non rémunéré pour valider un de ces trucs, qui me l'a fait en fait gratuitement dans son stage. C'est un truc un peu pourri, tu vois, mais ça permettait de faire ça. Et du coup, j'ai réussi. Enfin, j'étais toujours au bord de la falaise parce que ça, c'est un truc de— en fait, je savais, je tenais tous les fils en même temps et je me disais s'il y en a un qui foire, tout s'arrête. Du coup, j'avais cet outil qui marchait un tout petit peu, j'avais des clients que j'ai réussi à avoir en leur disant j'ai un outil qui marche super bien, nanana. On est une startup qui fait des trucs de ouf. Et en même temps, comme je sais que j'avais besoin de beaucoup plus d'argent que les pauvres chèques qu'on me proposait, j'ai levé des fonds auprès d'investisseurs en leur disant j'ai des clients de ouf, nanana, vous inquiétez pas.
Et donc c'est incroyable, ton histoire elle est juste extraordinaire, j'adore. Après on parlera de crypto et tout, mais déjà juste cette première partie elle est juste extraordinaire. Tu as réussi à créer tout un écosystème, tu avais l'idée Et tu as créé tout l'écosystème en disant aux investisseurs: j'ai les clients, j'ai les produits, mais on va juste améliorer la machine. Tu es partie voir les clients en disant: j'ai la machine, croyez en moi. Et tu as pris un stagiaire pour te faire une petite vitrine, des gens pouvaient voir.
C'est ça. Donc en gros, c'est un petit peu ça. Mais même, j'ai fait pire que ça, c'est que j'ai dealé avec une nana que j'avais rencontrée, un bureau dans un espace de coworking de start-up. En échange, je lui avais fait une enquête sur un truc sur lequel elle recherchait. Bref, je l'avais aidée sur un truc et elle m'avait donné 3 mois d'un bureau qu'elle arrivait pas à louer parce qu'il était trop pourri dans son espace de coworking. Donc moi, j'avais chopé ce truc-là et je traînais dans les couloirs pour parler aux autres startups. Et pour qu'ils me— parce qu'en fait, c'est un endroit où les investisseurs des startups allaient souvent les voir. Et moi, je chopais les investisseurs dans les couloirs en leur disant: «Ouais, j'ai le bureau là-bas, j'ai ma startup.» Exactement, parce que je connaissais personne, je connaissais— en fait, j'avais zéro Genre je connaissais personne et donc mon seul moyen de trouver de l'argent c'était de trouver des gens riches pour investir. Et donc je leur parlais genre c'est pas, oui on a une boîte de ouf, on vient de se lancer, nanana. Et c'est comme ça que j'ai fait ma levée de fonds en disant à chaque investisseur tu connais pas d'autres investisseurs à qui tu pourrais présenter ce qu'on fait, nanana.
Et tu as réussi à lever combien? Si c'est indiscret tu dis pas.
Non c'est pas indiscret, c'était rien du tout, la boîte existait depuis 2 mois, on a levé 350 000 €.
C'est très bien, 350 000 € à la boîte. Et tu as dilué combien de pourcent de ta boîte pour 350 000 €?
Je me rappelle plus combien c'était.
Majoritaire?
Ah oui, oui, j'ai genre, j'ai dilué 10 ou 15% entre comme ça.
Ah oui, donc tu as valorisé ta boîte à plus d'un million d'euros, même plus, parce que 350 000 € pour— non, parce que je remets dans le contexte pour les gens qui écoutent. Est-ce que, on va dire, si c'est 10%, tu as dilué, tu as donné 10% de ta boîte pour 350 000 €, c'est comme si ta boîte elle faisait 3 millions et demi. Non, c'était comme si ma boîte elle faisait Elle avait une valeur à 3 millions et demi pour 10%?
Non, 1 million en fait.
Si ta boîte elle a une valeur de 3 millions et demi et que tu dis du 10%, ça équivaut à 350 000 €.
Ça fait ça le calcul? Bah peut-être alors.
Moi c'est ça, alors très simple, mais franchement je me rappelle plus. Mais question, quoi qu'il en soit, tu as réussi à faire mieux que «Qui veut être mon associé?» Quand les gens ils arrivent avec des boîtes, ça fait je sais pas combien de temps qui sont là et toi tu arrives. Et grâce à ça, alors parce qu'il faut que les gens ils découvrent la finalité, parce que tu es pas parti avec cet argent pour ensuite aller faire le tour du monde, tu as développé, tu as développé ça et à ton audace que tu as pu développer ton application.
Exactement, du coup j'ai vraiment pu recruter des gens. Entre l'argent levé plus l'argent que je gagnais en chiffre d'affaires, on a pu recruter 10 personnes. Donc voilà, en fait c'était une petite équipe, la boîte tournait pendant 3 ans J'ai dirigé cette boîte qui était rentable et qui fonctionnait.
Ouais, ouais, d'accord. Que les gens s'arrêtent pas, parce que si on était passé à autre chose, les gens auraient dit: «À la levée, 350 000 €, après elle est partie.» Non, non, non.
Et après, je l'ai revendue la boîte, surtout.
Ouais, tu as revendu la boîte. Ouais. Et tu as fait un exit et tu as un peu— c'est juste incroyable ton histoire, elle est juste— tu pourrais faire un film avec ton histoire, le début de ton histoire, c'est incroyable. Mais toi qui es partie de zéro, comment tu fais pour manager 10 personnes? Comment tu as géré tout ça?
En plus, j'avais 26 ans à ce moment-là, je savais pas ce que je faisais, quoi. C'était vraiment, disons que je, non mais attends, d'abord faut que je te raconte un truc parce que tu vas adorer, sur la clôture de ma levée de fonds.
OK.
Parce que je m'étais dit, ce truc-là, ça va pas, en fait il faut que je signe rapidement ma levée de fonds parce que sinon ils vont capter. Tous que j'ai pas encore signé tous les clients, que c'est un truc bidon.
Parce qu'en plus normalement on te demande tes comptes et tout, mais comme tu venais de créer ta boîte.
Tout était très récent, donc en fait je faisais des présentations, mais on était beaucoup sur là je suis à deux doigts de signer tel client, là machin. C'était très, oui, enfin c'est comme ça.
La spéculation, c'est on va voir, ça va arriver, mais on...
Et donc moi ce que j'avais fait, je m'étais dit le seul moyen de les faire basculer, c'était donc j'avais commencé ça en septembre et je m'étais dit il faut qu'avant Noël donc à mi-décembre je les ai tous signés parce qu'en fait c'est des gens qui ont besoin de défiscaliser de l'argent, etc. Donc il faut que, il faut en fait, il faut que je les close avant Noël. Donc j'avais mis une date à mi-décembre, je leur avais dit vous avez jusqu'au genre le 15 décembre, un truc comme ça, pour ben m'envoyer votre, votre accord de OK, j'investis. Et j'avais dit le 15 décembre à 18h. Et donc on arrive le 15 décembre à 18h, moi toutes les semaines je m'arrangeais pour leur envoyer les bonnes nouvelles des nouveaux, des nouveaux gens qui arrivait, des nouveaux clients, des nouveaux machins. Bref, je faisais tout mon petit bordel pour essayer de clôturer ce truc-là. Et à 18h, il y a personne qui m'a envoyé l'argent. Il y avait 7 investisseurs à qui j'avais présenté le truc, personne a validé, personne a confirmé. Et donc là, donc là je me dis, bah ok, soit ta boîte elle s'arrête demain, soit tu as une heure pour convertir cette personne. Donc je m'enferme dans une salle, je les appelle tous un à un et je leur dis à tous la même chose. Je leur dis «Écoute, ça y est, on a fini la levée. Mais par acquis de conscience, comme tu m'as pas donné de réponse, je t'appelle parce que t'es la dernière personne à ne pas avoir investi. Et donc du coup, je, voilà, vraiment, je veux pas te mettre la pression, mais je veux pas que tu passes à côté juste parce que t'as pas fait gaffe. Donc soit tu me, soit tu m'envoies là le mail dans l'heure et c'est bon, t'es compté dans le truc et on te garde ta place, soit bah tant pis, c'est pas grave.» Et je leur ai fait ça à tous et ils ont tous les 7 envoyaient le mail dans l'heure.
Exactement. Waouh, juste incroyable. Mais tout ça leur a permis de faire— ils ont gagné de l'argent grâce à tout ça parce que la boîte a été rentable pendant 3 ans.
Non mais attends, ils ont gagné de l'argent, enfin tu sais quand tu investis en startup, ce que tu attends c'est gagner beaucoup d'argent. Moi ils ont récupéré leur mise et à peine un peu plus, tu vois. C'est vraiment genre ma boîte c'était une petite boîte que j'ai revendue un peu, qui a permis à chacun de pas trop perdre ses billes et puis voilà. Mais c'est pas— j'ai pas fait une licorne, tu vois.
Tu n'as pas fait une licorne, mais un investisseur, il investit dans 10 boîtes, il n'y en a qu'une qui est rentable.
Mais c'est ça, exactement.
Pour lui, il est déjà très content d'avoir défiscalisé, d'avoir retrouvé son argent.
Exactement, mais oui.
Donc il faut remettre les choses dans ce contexte parce qu'effectivement, tu as une personne sur 10 qui réussit, même des fois, là dans ce contexte où on est actuellement, les investisseurs, tu peux investir dans 100 boîtes et tu n'en as qu'une qui cartonne.
Oui, c'est clair.
Donc c'est juste extraordinaire. Et comment tu fais la bascule? Parce que tu décides, pourquoi tu décides de vendre déjà?
Parce qu'en fait j'étais épuisée. En fait, il s'est passé plusieurs choses en même temps. C'est que déjà mon marché, quand je suis arrivée sur ce marché-là, il était très neuf. C'est-à-dire que les entreprises commençaient à peine à se dire bah oui, ça serait intéressant de demander l'avis des collaborateurs. Et il a énormément évolué en 3 ans. Ils avaient beaucoup, beaucoup de besoins. Et à un moment donné, ce qui s'est passé pour moi, c'est que j'avais des clients et j'avais un produit et donc ça, ça marchait. Mais pour que je passe sur la deuxième étape de fournir toutes les fonctionnalités qui étaient attendues pour faire ce que je voulais, il me fallait soit que tout d'un coup je me mette à exploser mes clients, mais pour avoir beaucoup d'argent pour pouvoir faire ça, soit que je lève énormément d'argent pour pouvoir staffer une équipe de dev beaucoup plus constante. Donc en fait, je sentais que là, la balance n'était plus très bonne et que moi j'étais épuisée de faire ça. Donc c'était soit je levais des fonds soit je revendais.
Et avec tout ce que tu avais vécu, tu as préféré revendre et passer à autre chose?
Je suis même pas vraiment passée à autre chose en fait, parce qu'au final j'ai revendu au leader de mon marché et dans mon contrat de revente j'avais 2 ans d'engagement dans la boîte. Donc du coup, genre, j'ai dirigé un des services de cette boîte-là pendant 2 ans. Donc au final, c'était plutôt que je n'avais plus la force de diriger ce truc-là toute seule. C'était beaucoup de manager 10 personnes, plus de gérer les investisseurs, plus les clients, plus Ces machins, ça faisait beaucoup de choses pour finalement, j'étais encore une toute jeune femme qui savait pas trop dans quoi elle s'engageait.
Parce que tu avais 26 ans et donc tu as fini et tu as fait la vente, tu avais 29 ans.
Exactement.
Et c'est à quelle période que tu fais le switch entre OK, je suis salarié, non du moins je suis chef d'entreprise, je redeviens salarié entre guillemets.
Ouais, horrible.
Ça c'est horrible, ça je pense que—
Horrible.
Est-ce que tu peux nous en parler? Parce que moi j'ai vécu le salariat pendant 10 ans, après là j'ai créé mes sociétés depuis 3 ans. Effectivement, je me vois pas revenir. Et donc comment tu as vécu ça?
En fait, on dit jamais aux gens que si jamais ils revendent leur boîte, ils vont redevenir salariés. Enfin, si tu veux, moi à ce moment-là, j'étais tellement contente de récupérer de l'argent, que tous mes salariés soient super bien accueillis dans la boîte, que tout ce truc-là d'avoir fait un cycle complet, que je m'étais pas vraiment posé la question de ce qui allait se passer pour moi. Et donc je suis devenue actionnaire, enfin en partie, toute petite actionnaire de l'entreprise qui nous a rachetés. Plus je suis passée de de CEO à directrice commerciale. En gros, ce qui s'est passé, c'est que tout d'un coup, j'avais plus voix au chapitre sur le marketing, sur la prod, sur je sais pas quoi. Et les gens n'avaient pas— qu'ils en avaient rien à foutre, mais comme dans une entreprise, quoi. Genre, mon avis était entendu, mais si t'es pas d'accord, bah t'es pas d'accord, quoi. Et ça, ça a été une petite mort pour moi. Enfin, j'ai eu 6 mois où j'ai reposé de toute la pression que j'avais eue. Et ça, ça m'a fait vraiment du bien, j'en avais besoin. Je pense que j'étais au bord du burn-out sur la fin de ma boîte précédente. Et ensuite, bah en fait, c'était juste une mort de l'intérieur pour moi de plus être la décisionnaire finale, de plus faire ce que je veux, comme je veux, quand je veux. C'était tellement douloureux qu'en fait, je me suis dit OK, peut-être que diriger des startups, c'est pas vraiment ce qui me rend le plus heureuse parce qu'il y a énormément de pression et il y a peu de créativité. C'est beaucoup de management et de gestion de crise finalement. Mais être salariée d'une startup, c'est clairement pas fait pour moi. Il faut que tu trouves un autre compromis. Et donc je suis partie.
Mais au bout de 2 ans, tu as dû rester quand même 2 ans.
J'en pouvais plus, je suis partie au bout d'un an et demi. Donc j'ai même pas, en fait j'ai perdu beaucoup d'argent dans cette histoire-là aussi.
Mais bon, il fallait que tu restes 2 ans pour avoir la totalité de tes actions.
Mais franchement, c'est pas grave, je m'en fous. À ce moment-là, genre, ma santé mentale et mon avenir et toute l'énergie que j'avais envie de dépenser ailleurs, c'était plus important.
Tu as entièrement raison. Et ça, c'est important parce qu'il y a des personnes qui nous écoutent qui sont des fois dans un emploi, travaillent, ils font un métier alimentaire, ils décident pas de partir parce qu'ils disent mais si je pars, je vais pas avoir mon prime, je vais pas avoir le chômage. Les personnes qui restent dans un métier parce qu'ils veulent pas avoir, on peut pas avoir, il peut pas avoir la rupture conventionnelle. Donc il dit si je pars, je vais pas avoir mon chômage et je préfère mourir de l'intérieur dans un métier que j'aime pas plutôt que partir et recommencer de zéro et prendre un peu de risque.
Oui, alors après, mon risque à moi, il était très modéré parce qu'au final, j'avais recumulé au chômage en étant salariée, j'avais gagné quand même pas mal d'argent dans cette histoire. Donc en fait, je prenais pas un risque pour— mais enfin, j'avais une surface de charge fixe qui était très faible. Enfin, je comprends qu'il y a des gens qui sont dans des situations— moi, c'était quand même confortable.
Je comprends. Et donc tu te lances dans la crypto, à quel moment tu te lances dans la crypto? C'est en même temps que ça ou après, vraiment après?
Non, en fait, quand je me barre, je monte un petit business qui tourne parce que histoire de quoi. Donc c'était un truc de, j'accompagnais les CEOs de startup à la commercialisation de leurs produits SaaS. Moi, je le gérais vachement bien ce truc-là vu que je l'avais fait, donc j'avais créé un petit truc qui tournait bien sur ça. Et mais c'était juste histoire d'avoir un business qui tourne, mais ça m'éclatait pas. C'était genre je capitalisais sur mes compétences et j'avais besoin d'un truc pour m'amuser.
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Et donc ce que je m'étais dit, c'était bon bah ça fait depuis plusieurs années que tu t'intéresses aux crypto, que tu investis, que tu machin. En fait, je cherchais un sujet qui était vraiment juste une excuse pour m'exprimer sur quelque chose. Parce que ce que moi je voulais tester, c'était le marketing en B2C, parce que j'étais en B2B depuis que je m'étais lancée. Et toi, je me disais, tiens, j'ai trop envie de créer une communauté, voir ce que c'est le marketing B2C, etc. Mais en même temps, j'ai mon petit business en B2B qui tourne tout seul, donc il faut que je trouve un moyen de faire ça qui vienne pas péter mon business. Et donc j'ai dit, ok, tu vas partir sur ce nouveau réseau que personne n'utilise à part les jeunes, TikTok. Et donc c'est là que j'ai commencé à faire des vidéos sur TikTok. En fait, tout est parti de là.
Ok, donc tu t'es mis au début, tu t'es mis sur TikTok et ça a explosé assez rapidement?
Tout de suite.
T'es passé à combien d'abonnés là sur TikTok?
J'en ai 130 000, un truc comme ça. Mais en gros, quand je me suis— mais en fait, moi, enfin, sur mon business actuel, il faut pas vraiment Enfin, donc mes chiffres sont pas si intéressants que ça parce qu'on dirait que je suis indexée au prix du Bitcoin.
Vraiment, il y a aussi, aussi, il y a aussi, aussi la qualité des gens. Parce que des fois tu as des personnes, oui j'ai 1 million d'abonnés, des fois vaut mieux avoir 100 000 abonnés mais qualitatifs, ou 15 000, 20 000, 30 000 qualitatifs, que 1 million de personnes qui sont pas forcément la cible et des personnes que tu veux En fait, moi, je m'en foutais de tout ça à ce moment-là.
J'avais juste cherché un moyen d'exprimer ma créativité et de tester de nouvelles choses. Et pour moi, les seuls chiffres qui comptent, c'est pas vraiment mes abonnés sur les réseaux ou mes vues, etc., c'est la newsletter. Parce que la newsletter, c'est quand même un médium sur lequel j'écris un texte qui prend 10 minutes à lire tous les lundis, et que depuis que je l'ai créée, donc ça fait 2 ans et demi maintenant, j'ai toujours plus de 70% d'ouverture. C'est ça qui m'importe, c'est que voilà, ouverture en mail, et donc là j'ai 64 000 abonnés et mon taux d'ouverture n'a jamais baissé. Et c'est ça qui m'importe moi, c'est de savoir que les gens que j'amène avec moi, ils restent avec moi dans la durée et qui vont prendre 10 minutes de leur putain de temps tous les lundis pour me lire.
D'accord. Et peut-être newsletter, on mettra le lien de la newsletter sous l'épisode pour que les gens puissent s'inscrire à ta newsletter et qu'ils puissent découvrir ce que tu proposes tous les lundis. Qu'est-ce que tu partages sur cette newsletter et c'est quoi tes sujets de prédilection?
En gros, le but de la newsletter, c'est que les gens apprennent des choses sur l'écosystème global des crypto pour comprendre ça. Et donc en général, j'ai juste une petite intro. Si j'ai un sponsor, il est en haut de la newsletter. Ensuite, je fais un point sur l'état du marché crypto de la semaine et ensuite je fais un article de fond qui prend peut-être quoi, ouais, 7-8 minutes à lire. Et c'est, et là-dedans j'explique un truc que j'ai envie d'expliquer sur le marché des crypto. Donc c'est vraiment, c'est mon espace de créativité.
Et tu parles uniquement de crypto ou, alors déjà pour recontextualiser pour les gens qui découvrent ça, alors si tu découvres la crypto, qu'elle sort de sa grotte, mais est-ce que tu nous parlais un peu de qu'est-ce que la crypto, le Bitcoin, tout ça, tous ces points-là, assez rapidement? Pour que les gens, pour recontextualiser après.
En gros, la crypto, c'est une forme de monnaie qui va être totalement digitale, qui vient se positionner comme alternative aux monnaies qu'on dit fiat, qui ça veut dire qui sont créées par l'État. C'est celles qu'on utilise, donc l'euro, le dollar, tout ça. C'est une monnaie qui n'existe qu'en ligne, qui n'a pas besoin en fait d'un intermédiaire pour être utilisée. C'est-à-dire que t'es pas obligé d'avoir une banque pour conserver ton argent ou pour l'envoyer. Donc ça, c'est ça. Et surtout qu'il y a l'avantage et l'inconvénient de ne pas avoir un prix qui est fixe. C'est un prix qui dépend du marché, c'est-à-dire que plus de gens veulent d'une crypto, plus son prix augmente. Plus de gens vendent d'une crypto, donc n'en veulent pas, plus son prix diminue. Donc c'est un marché qui est fluctuant et qui se passe d'intermédiaires comme l'État ou les banques. Et il y a une crypto qui est la crypto historique, Exactement, la crypto la plus connue dans le monde, c'est le Bitcoin. C'est la première des cryptos qui a été créée, qui se pose vraiment comme une alternative aux monnaies d'État. Et après, il existe des milliers et des milliers de cryptos. Bon, je vais pas rentrer dans les détails parce que c'est tout un écosystème à comprendre, mais chaque crypto plus ou moins va avoir sa valeur, son intérêt, son usage ou pas d'ailleurs. Et donc c'est un marché, je dirais, moi je compare souvent le marché des cryptos au marché des startups. Genre vraiment, il y a à boire et à manger dedans, il y a moyen de gagner plein d'argent, il y a moyen d'en perdre beaucoup, il y a beaucoup d'innovation, Et voilà.
Et est-ce que tu penses que c'est important aujourd'hui, une personne qui connaît pas la crypto, qui veut, qui a pas de Bitcoin, est-ce que tu penses que c'est important d'aller investir dans ce type de monnaie alternative, comme investir dans la bourse ou autre?
Pour moi, c'est une façon supplémentaire de gagner de l'argent, de prévoir son avenir, une retraite ou un projet quelconque. Et Pour moi, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, quoi. Avoir juste son salaire, c'est risqué. Il faut avoir plusieurs possibilités de gagner de l'argent pour être indépendant et pour être libre. Donc oui, moi je trouve que c'est un truc important. Pour le coup, moi je l'ai vécu à titre personnel parce que quand je squattais dans mon espace de coworking, il y avait des petits startupeurs à côté de moi qui étaient en train de foirer leur boîte et je les prenais pour des nazes parce qu'ils faisaient rien de leur journée à part me parler de crypto. Et je les prenais vraiment pour des nazes. Et ben eux, à date, ils sont plus riches que moi parce qu'ils ont investi plus tôt, ils ont pas eu peur, d'une bonne manière, etc. Donc du coup, c'est quand même un secteur sur lequel on n'a pas besoin d'avoir beaucoup d'argent pour gagner beaucoup d'argent. On peut rééquilibrer, enfin, quelque part, on peut rattraper le départ qu'on a eu dans la vie à des moments. Donc je trouve que c'est bête de pas s'y intéresser, en tout cas.
Et on peut commencer à investir à partir de combien?
Avec 10 € tu peux investir.
Donc tu vas sur quoi? Sur Binance forcément, pour ceux qui connaissent pas, ou d'autres plateformes?
Ouais, ceux qui connaissent pas, ils peuvent aller plutôt sur Coinbase parce que c'est pas mal, c'est spécialisé pour les débutants, c'est hyper sécurisé. Mais bon, faut pas faire ça comme, enfin, faut pas faire ça n'importe comment quoi. Il y a plein plein de choses à apprendre avant.
Ouais, il y a plein de choses à apprendre. Et c'est ce que tu partages dans ta newsletter?
En fait, dans la newsletter, j'explique, je permets de comprendre comment fonctionne un peu l'écosystème. C'est pas une newsletter d'investissement, c'est une newsletter de vulgarisation. Après, voilà, il y a des choses, enfin, dans ma formation dont je te parlais au tout début, c'est une formation genre comment est-ce que tu apprends à investir quand tu es débutant en crypto. C'est vraiment pas à pas tous les trucs qu'il faut faire. Mais ça, c'est pas quelque chose qui s'adresse au grand public, tu vois, par newsletter. C'est trop risqué de donner des les informations de ce type-là si les personnes, elles peuvent pas avoir toutes les informations au même endroit.
Effectivement, vaut mieux avoir le pas à pas, regarder le contenu vidéo par vidéo et autres. Et moi, j'ai toujours une, quand on parle de crypto et autres, j'ai toujours ça en tête, je me dis mais comment tu prends la décision de vendre ou d'acheter sachant qu'aujourd'hui, surtout on va dire Bitcoin, il y a 6 mois il était à 15 000, là il est à 30 000, il a fait quasi, ou je sais pas Il a 40 000, il monte à 40 000, d'accord. Alors qu'il y a un an il était à 15 000 et que tout le monde disait c'était la fin. Donc là il est reparti à la hausse. Comment tu prends ces décisions de dire je vais investir ou là faut que je vende parce que ça va redescendre?
Comment tu fonctionnes toi? Bah c'est-à-dire que moi je connais parfaitement les marchés crypto, donc j'ai analysé 10 ans de fluctuation des marchés. Je sais exactement à quel prix j'achète, à quel prix je vends, quels sont les éléments qui impactent les prix des crypto, qu'est-ce qui peut se passer. Enfin maintenant j'ai un niveau de connaissance tellement grand sur ce marché-là que, enfin, oui, en fait, ce qui se passe en ce moment et ce qui s'est passé il y a un an sur le Bitcoin à 16 000 et puis aujourd'hui à 40 000, c'est des choses qui étaient totalement prévisibles étant donné ce qui se passait sur les marchés et qui respectaient toujours un, comment dire, un cycle qui jusqu'à présent s'est toujours répété. Donc, enfin, pour moi, c'est pas vraiment une, enfin, C'est des choses que je sais, de savoir à quel prix j'achète, à quel prix je vends. Pour que les gens sachent, il faut qu'ils fassent leur propre plan d'investissement. Quand tu choisis des cryptos dans lesquelles tu investis, tu dois savoir à quel prix tu veux les acheter, à quel prix tu veux les vendre. Et ça, ça se détermine de plein de manières, mais que je peux pas vraiment expliquer ici. Ça demande beaucoup de temps.
Souvent les gens me parlent du DCA, de mettre tous les mois un petit montant, toujours le même chiffre et tout. Est-ce que c'est des trucs que toi tu conseilles également ou pas?
Mais je peux pas, enfin, c'est là, c'est un peu comme Ça dépend en fait, ça dépend de beaucoup de facteurs.
Je, ça dépend de, quand il est à 70 000, tu vas pas mettre, c'est pas forcément le moment de faire ton DCA.
Non mais moi je, moi je fais pas ça de toute façon. Moi en fait j'ai un prix moyen sur l'année que, enfin il y a des périodes qui sont bonnes pour investir et des bonnes qui sont bonnes pour prendre des bénéfices en crypto déjà. Donc en fait quand tu es dans une période qui est bonne pour investir, c'est une bonne idée de faire un DCA, mais à partir du moment où tu connais le prix moyen auquel tu veux l'acheter et puis en fait tu vas l'atteindre facilement en faisant un DCA. Mais même si, même pas exactement ce que moi je fais, parce que moi j'achète au meilleur prix, j'ai de la trésorerie pour investir tout à un moment donné.
Enfin, ça dépend beaucoup de, beaucoup de critères en fait, et de facteurs de la personne. OK, je vais revenir un peu sur ton parcours sur cette partie-là, cette thématique, parce que tu t'es lancé dans une thématique qui était peu connue et tu as percé sur cette partie qui est de la crypto. Mais comment, c'était quoi ton plan? Tu dis je vais me mettre sur TikTok, exemple moi j'ai une thématique, je pars de zéro, cette thématique est peu connue, ou elle est connue mais elle a peut-être un peu décrié, ou tu as mis les réseaux. Comment toi tu t'y es pris pour te dire vas-y? Est-ce que tu avais un plan, ou avec le recul, comment une personne qui part de zéro elle doit faire?
Ouais, je peux te dire ce qui s'est passé pour moi. Néanmoins, j'avais pas de plan du tout, mais je pense il y a pas grand-chose que je changerais si je retournais à ce moment-là. En gros, moi c'était une thématique qui était quand même très connue, qui était beaucoup, enfin il y avait beaucoup de créateurs de contenu sur le sujet, mais c'était des, enfin ce sont encore aujourd'hui des créateurs de contenu qui sont très similaires. C'est beaucoup des garçons qui se ressemblent, qui parlent de la même manière, très tech, très underground, très voilà. Et moi ce que j'ai apporté sur ce sujet-là, c'est que j'ai adressé une cible qui était pas adressée. À savoir, quand moi je m'intéressais aux crypto, je détestais tous les créateurs de contenu qu'il y avait sur le sujet. Je sentais bien que c'était pas fait pour moi, que j'étais pas visée, que c'était pas la manière dont j'avais envie qu'on me parle, voilà. Et donc je me suis dit, OK, Caro, tu vas créer du contenu pour la Caro d'il y a 5 ans. Donc tous les trucs qui sont importants pour moi, je les ai repris comme élément de différenciation. Et donc c'est comme ça que moi je me suis positionnée par rapport à ce qui existait déjà. Ensuite, ce que j'ai fait, c'est que j'ai créé du contenu pendant un mois sur TikTok. Ça a tout de suite pris et on me posait des tonnes de questions sur les crypto. Donc je me suis dit que la meilleure façon de répondre aux gens, c'était de, c'était d'écrire une newsletter. Parce qu'en fait, tu peux pas écrire, tu peux pas expliquer de la crypto en 30 secondes entre 2 vidéos de chatons. Tu peux faire des vidéos putaclic, tu peux créer de l'intérêt, mais tu peux pas expliquer des vrais trucs. Et donc j'ai dit aux gens, OK, si ça vous intéresse, abonnez-vous à ma newsletter. J'utilise un outil qui est gratuit et puis toutes les semaines, je répondrai à une grande question de la crypto. Et oui, en fait, à partir de là, dans chacune de mes vidéos que je postais, je disais, ça t'intéresse, il y a ma newsletter, elle est gratuite. Et en 6 mois, c'est devenu la plus grosse en France, quoi.
En 6 mois, tu es passée de 0 à combien de personnes?
En 6 mois, je pense que je suis passée de 0 à 30 000, et ensuite de 30 000 à 60 000, et là je suis à 64 000. En fait, toute cette année-là, par exemple, avec les crypto très basses, j'ai fait une croissance beaucoup plus faible.
Oui, bien sûr, les gens s'intéressent plus, voilà, les gens s'intéressent pas, et même ceux qui étaient abonnés peut-être se désabonnent parce que en vrai ça les intéresse plus, ils disent mais je peux investir et autres. Donc tu es plus dans du maintien que plutôt de la croissance. Exactement. Au tout début, tu es là, c'est reparti, là c'est en train de repartir. Tu vas voir que tes réels, ils vont commencer à avoir, faire plus de vues, tout le monde va commencer à s'intéresser à tout ça.
Je suis très, très, enfin, je suis vraiment, en fait, mon entreprise fonctionne comme les entreprises de la crypto. Les entreprises de la crypto, elles ont l'habitude. En crypto, on est en cycle, on fonctionne en cycle. Et donc il y a les cycles, il y a les phases d'hypercroissance du marché. Dans ce cas-là, tout est tournées vers l'acquisition. Et il y a les phases de consolidation du marché, tout le monde s'en branle, et là tout est tourné sur améliorer tous tes process et faire en sorte de soutenir la prochaine phase de croissance. Et donc moi je fais pareil.
Et donc là tu es dans une phase de croissance? On est dans une phase de croissance?
Non, pas encore.
D'accord, pourtant on n'est pas encore dans une phase de croissance?
Non.
D'accord. Et qu'est-ce qui te fait dire ça?
C'est pas indiscret, c'est juste que je connais les marchés crypto, et en fait quand on est en phase de croissance, on est en phase d'hypercroissance en crypto. C'est-à-dire que là Tant que le Bitcoin il a pas atteint son dernier prix qu'il avait quand on était en phase de croissance la dernière fois, on n'y est pas encore.
Pour l'instant, tant qu'on n'a pas dépassé les quoi, les 64 ou 60, je sais plus, 69. Ah oui, donc dès qu'on dépasse 70, les gens, là on est dans l'hypercroissance, et là ça va faire un peu, c'est-à-dire que là entre les 40 et les 60, on va être en phase de croissance.
Mais ça sera pas— en fait, à chaque nouvelle phase de croissance des crypto, il y a plus de personnes qui n'ont jamais investi en crypto que de personnes qui ont déjà investi. C'est ça qui est intéressant pour moi, ces nouvelles personnes-là, parce qu'elles, elles ont besoin de comprendre ce qui se passe. Donc moi, tant qu'on intéresse des gens qui sont déjà intéressés par la crypto, ben je fais pas de croissance.
Et tu as choisi de diversifier parce que tu étais sur TikTok, c'est là que tu as commencé, et après tu es passé sur Insta, tu es sur YouTube également ou pas?
Ouais, mais très peu.
Et beaucoup sur LinkedIn, je crois.
Ouais, exactement. En gros, mes réseaux, c'est TikTok, Instagram, YouTube très peu, et LinkedIn.
Et comment tu diversifies? Tu mets le même contenu dans les 3 plateformes ou tu—
enfin, sur mes vidéos courtes, je les poste sur les 3 plateformes, TikTok, Instagram. Sur Instagram, en fait, c'est là que j'ai ma communauté la plus engagée parce que je fais des stories, je parle avec eux en DM, etc. Sur LinkedIn, je vais pas parler de crypto, par exemple, je parle plutôt d'entrepreneuriat ou je prends des prendre des positions sur des sujets qui m'importent, quoi. Et voilà, quoi. Et après, la newsletter.
Et pendant cette période-là, ça fait combien de temps? Ça fait 3 ans, 2 ans?
2 ans et demi, ouais.
2 ans et demi. C'est quoi, quelle a été ta plus grosse difficulté pendant ces 2 ans et demi, de fait de repartir de zéro? C'est quoi, ça a été l'acquisition? Ça a été—
non, mais par contre, si j'ai eu une grosse difficulté à un moment, c'est à la fin de l'année dernière, quand il y a eu une très, très grosse entreprise du marché de la crypto qui a crashé. Et que toutes les boîtes de la— à ce moment-là, mon seul modèle de revenu, c'était un modèle média, c'est-à-dire que c'était de la pub. Et à ce moment-là, toutes les entreprises de la crypto ont dit on a plus de budget pub. Et là, pendant 3 mois, j'ai signé aucun contrat. Et je me suis dit, ah waouh, j'ai qu'une seule source de revenus, je suis une énorme bizutte parce que je me suis jamais posé la question.
Forcément, parce que toi tu fonctionnais uniquement à mettre en avant du sponsoring.
Voilà, exactement, que de la pub. Et pendant 3 mois, je signe rien et je me dis: oh waouh, je suis foutue! Et c'est là que j'ai eu l'idée de diversifier mes revenus parce que je suis un petit génie. Et donc j'ai créé une formation que je vends en direct à ma communauté, qui fait que du coup, en fait, j'ai une balance entre les revenus publicitaires et les revenus liés à ça.
Ce qui est fou, c'est parce que l'enseignement que tu nous as donné au tout début que tu as vues, qui étaient ne pas avoir qu'une seule source de revenus, diversifier son argent, donc avoir son salaire mais diversifier avec la bourse, la crypto et autres, c'est exactement ce que tu as appris sur le terrain, tu as réappris parce que—
Exactement, j'étais là genre mais que se passe-t-il en fait, je comprends rien. Mais tout comme un salarié qui gagne très bien sa vie, il va pas se poser de questions jusqu'à temps qu'il se fasse virer et qu'il ait plus rien. Et ben moi c'était ça, je gagnais très bien ma vie, je me posais pas ce genre de questions.
Oui, toi tu disais comment je fais pour développer encore plus de partenariats, avoir plus de clients, trouver d'autres acteurs qui vont vouloir venir sur ma newsletter, plutôt que comment ça se passe s'il y a plus de newsletter. C'est ça. Super. Et tu as réussi à rebondir assez rapidement?
Bah ouais, ouais. Du coup, donc pendant 3 mois fin de l'année, donc je signe rien. Heureusement début d'année je signe quand même quelques contrats qui me permettent d'avoir un peu de trésor et tout. Puis de toute façon j'avais gagné beaucoup d'argent avant, donc j'avais de la trésor, c'était pas archi grave. Mais bon, je savais que voilà. Et du coup j'ai sorti en janvier, février, mars, ouais c'est ça, en avril j'ai sorti ma formation, enfin j'ai commencé à commercialiser ma formation.
Avril 2023. Ce qui est incroyable dans tout ton parcours, c'est impressionnant, c'est la résilience et la capacité à rebondir. Je sais pas, est-ce que tu l'as conscientisé ça ou pas?
En fait, comme je fais pas vraiment de plan, j'ai beaucoup, je saisis des opportunités, j'ai des intuitions, des idées, mais j'ai pas un grand plan de succès. C'est plutôt genre je m'adapte aux événements et j'essaye de trouver des solutions à chaque fois, quoi. Donc oui, c'est de la résilience, c'est clair.
Et c'est quoi ta plus grande fierté par rapport à tout ça?
Eh ben, ma plus grande fierté, franchement, je pense que c'est la newsletter parce que c'est quelque chose dont je suis hyper fière, en fait, de réussir à ce que les gens s'intéressent toujours à ce que je raconte, d'avoir l'impression de faire des choses différentes, des choses dont dont j'ai envie de parler, de la manière dont j'ai envie de parler. Donc je dirais que c'est ça.
D'accord, je vais m'inscrire à la newsletter. J'étais pas encore inscrit, tu me redonneras le lien sous le podcast, comme ça on pourra s'inscrire.
Je peux te donner un petit hack d'ouverture, d'ouverture, c'est que ce que je fais dans ma newsletter, mais maintenant j'ai vu que tout le monde le faisait, donc je pense que ça a inspiré pas mal de gens, c'est qu'en fait en introduction de ma newsletter je mets toujours un GIF de là où je me situe, là où je suis, donc de moi et là où je suis au moment où j'écris la newsletter. Ce qui fait qu'en fait, je me suis dit, les gens, ils me voient sur les réseaux sociaux, ils voient ma gueule tout le temps, derrière ils vont lire un mail, je veux qu'ils aient encore l'impression que c'est moi, l'humain Caro, qui leur parle. C'est pas un mail bidon d'une entreprise ou j'en sais rien, tu vois. Donc je fais ça et je sais que les gens, ils adorent savoir où je suis, qu'est-ce que je fais, et me voir.
Donc vous allez, donc tous ceux qui écoutent le podcast et qui sont inscrits à ma newsletter, «Vous allez voir un GIF dans la prochaine newsletter, on va mettre en application directement.» Mais après, si les GIFs ça te fait chier, tu peux faire une photo, tu vois.
Il y en a plein qui font des photos. Mais le point, c'est surtout que ce que les gens aiment, c'est les choses qui sont toujours les mêmes mais qui changent à chaque fois. Et donc savoir qu'à chaque fois ils vont savoir où je suis, mais ils savent pas à l'avance en fait où est-ce que je suis, ce que je leur dis, à quoi je ressemble, machin.
C'est ça qui fait, qui crée un attachement en fait et un intérêt Le problème, c'est que je suis toujours dans mon bureau ici, donc ils vont toujours me voir moi derrière mon bureau. On en a marre de cette photo-là, c'est toujours la même.
Tu nous saoules.
Tu nous saoules, tu es toujours avec ton bureau et tes livres derrière là. Ça me convient plus. Ok, donc ouais, donc c'est incroyable, j'adore. Et parce que tu as aussi écrit un livre, même deux, je me trompe pas. Tu en as un qui est sorti il y a pas longtemps.
Oui, d'ailleurs, il est déjà best-seller, je suis trop contente. C'était avec les éditions Hachette.
Il est sorti quand?
Il est sorti en, putain, je sais même plus, en mai ou en juin.
Donc tu as déjà dépassé les 10 000 exemplaires vendus?
Ouais, je suis à 12 000 ou 14 000 là.
Wow, félicitations!
Merci.
C'est, je crois que c'est Caro 3.0, quelque chose comme ça. Alors comment ça s'appelle exactement?
C'est, attends, je vais te le chercher.
Il faut le montrer.
C'est Gagner de l'argent dans le Web3 ou pas.
Oui. Et après, voilà, exactement, gagner de l'argent dans le Web3 ou pas. OK, on le retrouve dans toutes les librairies de France, partout.
Ouais, exactement, dans toutes les Fnac de France, je sais, mais je sais pas si elle est dans toutes les librairies.
D'accord. Ouais, j'ai vu tout à l'heure quand j'ai regardé un peu, j'ai vu qu'il était à la Fnac, Cultura, j'ai vu qu'il était à Cultura également. Donc il est, et je pense bien sûr sur Amazon, on pourra y arriver. Alors on arrive sur la fin parce qu'on a déjà abordé énormément de sujets. Est-ce qu'il y a un sujet que tu aurais aimé aborder qu'on n'a pas encore abordé?
Non.
Super, ok. Et la question que je pose toujours à mes invités, si donc, on est encore jeune, mais si tu avais la Caro ado, la Caroline, je me suis permis de t'appeler Caro, mais si tu avais la Caroline ado devant toi et tu voulais lui donner un enseignement, lui partager quelque chose, qu'est-ce que tu aimerais lui dire?
Ah, je vois, comme ça j'ai envie de répondre un truc, mais ça fonctionne pas. Je dirais genre Caro, investis dans le Bitcoin.
Ah bah si, ça fonctionne. Pourquoi ça fonctionne pas?
Je sais que l'objectif de la question, c'est de faire en sorte de tirer un enseignement utile pour les auditeurs actuels du podcast. Il est utile parce que c'est investi dans la Bitcoin, donc forcément, il y a 15 ans, si on avait investi, ou il y a 10 ans, il y a 15 ans, Ça existait pas encore il y a 15 ans, mais genre j'aurais dit Caro, réveille-toi, il y a un truc qui va exister, ça va s'appeler le Bitcoin, et dès que ça existe, mets tout l'argent de poche que tu as dessus, tu deviendras milliardaire.
Parce qu'avec tout l'argent de poche, parce que 100 € à l'époque, tu es millionnaire aujourd'hui.
Mais pas plus, tu es pas millionnaire, tu es milliardaire. On n'est pas sûr, on est— oui, oui, non, non.
Juste incroyable, parfait. Ou n'achète surtout pas des parts de pizza avec les bitcoins que tu m'as achetés, parce que crois-moi, dans le futur, ça va valoir de l'or. Ça va valoir de l'or. OK, merci beaucoup Caro pour tous ces partages, ton énergie et tout ce que tu as pu nous partager. Comme j'ai dit, on mettra sous l'épisode la newsletter de Caro, on mettra également le lien vers son livre. Le dernier livre qu'elle a sorti, comme ça vous pourrez l'acheter et pouvoir surtout apprendre des choses sur ce sujet qui est super intéressant. Je vous invite vraiment à aller lire si vous connaissez pas, parce que, même si vous connaissez, parce qu'il faut se diversifier, il faut ouvrir et surtout ouvrir son esprit à plein de thématiques différentes. Et c'est une thématique, plutôt on l'apprend, plutôt on se forme sur ces sujets-là, plus ça nous sert dans le long terme. Je vous invite vraiment à partager l'épisode à un maximum de gens, nous mettre en commentaire sur YouTube YouTube ce que vous avez appris, bien sûr, et sur Apple Podcast nous mettre 5 étoiles. Et comme je le dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous illimités. Et encore merci Caro d'avoir passé cette heure avec nous.
Merci à toi.










