Kevin Levy : De l'échec scolaire à la scène [ Podcast #48 ]

In this episode of the Connaissance Illimitée podcast, host Mohamed Boclet interviews French performer Kevin Lévy, who shares his unconventional journey from a school‑dropout at 16 to a multi‑disciplinary artist on television, stage and screen. Kevin recounts how his mother’s discovery of a musical‑theatre school brochure led him to a rigorous training program that emphasized understanding over rote learning, and how early chorus work and touring productions (including a role as the king of the monkeys in a Jungle Book tour) built his professional foundation. He describes the formation and eventual breakup of his comedy‑music duo with Tom Lebb, the financial and emotional low point during the COVID‑19 pandemic, and the personal crisis of being cheated on, which propelled him to write his solo one‑man show “Cocu.” The conversation explores his philosophy that pleasure and mental resilience are essential for sustaining an artistic career, his learning method of internalizing texts through comprehension, the importance of mentors, peers and networking in reviving his career, and how authentic use of social media (TikTok, Instagram) amplified his reach. Kevin concludes with advice that enduring failures grant the right to succeed, emphasizing living each day fully, loving oneself before seeking external validation, and the value of staying true to one’s own voice.
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En fait, qu'est-ce qui te fait tenir? Parce qu'il y en a qui ont des rêves et qui se disent pendant 6 mois je fais la plonge ou je fais le ménage ou autre, tu mets après un moment tes rêves de côté et tu dis c'est bon, c'est fini, je vais faire que ça. Qu'est-ce qui te fait tenir toi?
Je crois que c'est le mental de te dire là ce que je fais, j'y prends quand même du plaisir. Je ne pensais pas à tout est fin. En fait, je ne cherchais pas à être connu, je cherchais à en vivre parce que j'étais simplement passionné. Quand j'étais sur scène, je me dis c'est mon oxygène.
Je m'appelle Mohamed Bouclet, je suis vice-champion du monde de lecture rapide et auteur du best-seller Connaissance illimitée. Dans le podcast Connaissance illimitée, je reçois des invités au parcours extraordinaire pour nous montrer que la réussite est à portée de tous. Peace sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Connaissance illimitée et j'ai la chance d'accueillir Kevin Lévy qui est avec moi aujourd'hui. Vous le connaissez, c'est sûr, vous l'avez vu à la télé, que ce soit sur TF1, sur France 2 et dans d'autres chaînes également et sur France 3, ce qui est chroniqueur dans «Vous êtes formidables». Et aujourd'hui, il va nous parler de son parcours, comment il en est arrivé là, de ses galères et surtout, on va apprendre plein de choses sur ce métier-là. Ça va Kévin?
Oui, très bien. Ça va tout le monde? Salut Samy, il est derrière.
Et Bogoss. Salut Bogoss, c'est vrai qu'on ne le voit jamais, mais un jour, je le mettrai de ce côté ici. Comment tu vas?
Ça va très bien. Attends, on est à Montpellier, il fait 25 degrés au mois de novembre.
Oui, c'est vrai qu'on a énormément de chance. J'ai mis le chauffant, j'aurais pas dû, je pense.
C'est vrai. À mon avis, à la fin de l'interview, il y aura des auréoles partout, tu sais, dégueulasses.
On va devoir arrêter ça. Alors je t'ai présenté rapidement, est-ce que tu peux toi te présenter avec tes propres mots avant de rentrer dans le vif du sujet?
Avec grand joie, donc je m'appelle Kevin Lévy, j'ai 35 ans. Putain, fais chier, on a le même âge, c'est vrai? Ouais, mais toi t'es pas marqué.
Si, si, non, non, je te jure, t'as pas de poils blancs. Pas encore, c'est impressionnant.
88, ouais, 88, 28 mai 88.
Ah non, moi 10 octobre.
Ah putain, ah c'était il y a pas longtemps. Pas longtemps. Exact. Donc Kevin Lévy, donc je suis artiste, j'ai essayé d'être le plus complet possible, donc j'ai appris à chanter, à danser, à jouer la comédie. L'école c'était pas trop mon délire, donc je pense que j'étais vraiment, ma vocation c'était d'être artiste et d'essayer de transmettre des émotions aux gens.
Ok, en plus tu as commencé tôt parce que j'ai pu comprendre qu'à 16 ans tu as arrêté l'école pour te mettre à faire ça.
Alors c'est l'école qui a arrêté pour moi.
D'accord, c'est-à-dire, dis-nous tout, explique-nous tout.
Bah ça marchait pas à l'école pour moi du Du tout, du tout, du tout. J'étais vraiment... Enfin, c'était pas mon truc. Et je me souviens même, on essayait de me faire rentrer dans des écoles un peu privées, parce que voilà. Et on me disait: «Non, non, mais c'est pas un dossier scolaire qu'il a, c'est un casier judiciaire.» Je te jure, ils disaient ça. Alors que j'étais pas méchant, mais je faisais le con tout le temps. C'était pas pour moi, c'était pas mon truc. Donc c'est ma mère qui s'est dit: «Ouh là là, faut qu'il fasse autre chose.» Je chantais, mais comme ça. Et il y avait le 20 minutes dans le métro, et j'avais plié... Il y avait marqué «école de comédie musicale», je l'avais mis dans ma poche. Elle l'a trouvé dans ma poche. Pourquoi elle fouillait mes poches? Ça, je ne sais pas. On ne sait pas ce qu'elle cherchait, mais à mon avis, elle ne pensait pas trouver ça. Et donc elle a trouvé cette école et voilà, j'ai eu un rendez-vous avec Pierre-Yves Duchesne qui était le directeur de cette école, qui était au Café de la Gare dans le Marais à Paris. Et j'ai commencé cette école à 16 ans.
OK, donc à 16 ans, toi, à la base, tu ne voulais pas? C'est ta mère vraiment qui t'a inscrit ou...?
Non, non, moi, je voulais. J'étais attiré par... Je faisais le con tout le temps, donc par le théâtre, par le chant, etc. J'avais déjà... J'ai eu des expériences musicales un petit peu avant. Je commençais à jouer un peu de piano, un peu à gratter de la guitare et tout. De là à en faire un métier, chez moi, on disait: «Mais il ne va pas faire un métier comme ça. Ce n'est pas un métier, déjà.» Oui.
Pour beaucoup, le métier de comédien, ce n'est pas un métier.
Non. Ben non, c'est un hobby, mais ce n'est pas un métier.
Et est-ce qu'aujourd'hui encore, tu as des gens comme ça qui disent... Est-ce que tu vis de la... Maintenant, tu fais des télés, des films...
Moins.
Moins.
Et puis je pense qu'avec ces trucs de la Starac, The Voice et tout, ça a un peu ouvert le chant aux gens comme ça, les gens se disent: ah bah, ça peut être un métier. Mais tu as quand même ce truc, et c'est vrai, il y a peu d'élus, mais c'est comme dans le sport, c'est comme dans tout. Si un enfant est passionné par le tennis, faut qu'il aille à fond, et puis on verra bien après. Vaut mieux être passionné dans la vie que faire un métier qui n'est pas ta passion, quoi.
Et donc, tu es en échec scolaire complet, tu rentres dans cette école, et comment ça se passe dans l'école?
Bah, le directeur, il m'a dit: c'est simple, ici c'est pas une école, c'est déjà, bon, c'est privé entre guillemets, c'est une école pas du tout qui a rien à voir avec l'État. Donc, tu arrives à l'heure, C'est danse le matin en tutu, s'il te plaît. D'accord. Tutu, avec les pointes comme ça. Donc, 8 heures du matin, on commençait comme ça. Théâtre, c'est vraiment à l'ancienne. Après, il fallait apprendre la musique. Après, chant, mais chant classique, donc rock. Enfin, il y avait vraiment tout. Et pareil, théâtre, il y avait improvisation, poésie. Enfin, tout ce qu'on ne nous a pas vraiment appris à l'école. Enfin, à l'école, on t'apprend à faire une poésie, mais on te dit, on te demande de l'apprendre par cœur.
Juste par cœur.
Mais on ne te demande pas de la comprendre.. Et là, ce qui me plaisait, c'est que déjà on tutoyait le prof, il y avait pas forcément de vouvoiement. Et c'était: mais on te demande pas de l'apprendre par cœur, on te demande de la comprendre. Et à partir du moment où tu comprends, ben tu l'apprends par cœur.
C'est exactement ça.
Donc voilà, comme ça.
Et là-bas, tu as eu des bons résultats ou pas?
Ben là-bas, je suis arrivé, déjà je me sentais un peu en confiance. Puis surtout, ils m'ont serré tout de suite, d'accord? Mais tout de suite. Il m'a dit: tu as une minute de retard, j'ai demandé à ta mère, j'ai le droit de te mettre une baffe dans la gueule. C'était comme ça, on était à l'ancienne.
Aujourd'hui, en tant que parent, on n'a plus le droit de mettre des fessées, mais bon, ça c'est un autre sujet.
Non, c'est un autre sujet. Je suis arrivé 45 minutes en retard le premier jour, j'ai pris une traha directe, j'ai fait: «Oh là!» Il m'a dit: «Ça va? Il est où le tutu?» Écoute, j'étais un élève qui avait besoin de ça. J'ai mis le tutu, j'arrivais 10 minutes en avance à chaque fois. Et ouais, c'était très carré, c'était... Parce que c'est un métier, on a l'impression que c'est facile, Mais c'est carré. Tu dois connaître ton texte par cœur, tu dois arriver à l'heure, tu dois... Dans la comédie musicale ou dans cet art-là, la musique, l'humour, c'est comme une partition, c'est du rythme. C'est pas: je fais une blague comme ça, elle est drôle et je vais la faire sur scène. Non, il faut être capable de la refaire 100 fois de la même manière, de t'adapter au public. Donc c'est vraiment... C'est comme un sportif de haut niveau.
Il faut toujours être au top.
Bah ouais, Mbappé, il va pas boire des bières jusqu'à 5 h du matin, il sort pas en boîte. Le mec, il a une hygiène de vie et tout. Bah nous, c'est un peu pareil.
D'accord.
Après, on peut boire des bières quand même.
Pourquoi je fais le point sur ça? Parce qu'effectivement, tu as plein d'ados ou de parents qui ont des ados qui sont en échec scolaire et disent: bon, c'est bon, mon enfant, sa vie elle est foutue, il ne va pas y arriver. Et là, ce qu'on entend, c'est que toi, dès que tu as trouvé ta voie et que tu avais le cadre, tu y es allé à fond et tu as pris du plaisir parce que 2 ans après, tu as eu ton diplôme.
Exact. Tu prends énormément de plaisir, tu te sens en confiance, tu te sens encadré et donc du coup, tes capacités, elles sont décuplées. Et j'avais une voix, une jolie voix. Et au bout de 6 mois, 1 an, je commençais à chanter des trucs de dingue. Et je me suis dit: mais c'est... En fait, ah bon, on est capable de ça? Et en fait, tout est possible à partir du moment où on prend du plaisir dans ce qu'on fait.
C'est ça. C'est la notion de plaisir qu'on a perdue, j'ai l'impression.
Complètement. Parce qu'apprendre, ça doit être un plaisir. Lire, c'est un plaisir. On ne doit pas dire: tu obliges quelqu'un à lire ça. Je trouve que déjà, le premier livre qu'on devrait donner à l'école, c'est dire: quel livre tu veux lire? Même si c'est une BD, tu veux lire quoi? Ça, eh ben lis-le et puis tu nous fais un résumé après. Déjà on prend du plaisir et donc après ça devient, c'est plus, après il y a des choses qui sont difficiles, écrire un spectacle c'est laborieux. Mais quand tu sais ce qui va se passer après, tu penses au plaisir, le bonheur que tu vas avoir avec le public après, donc tu prends du plaisir finalement à l'écrire.
Parce que, on parlait là d'écriture de spectacle, d'après ce que j'ai compris, tu fais même des, tu as même écrit des scènes de films, tu as écrit, tu as été scénariste pendant longtemps?
Ouais, en fait j'ai écrit Déjà, j'ai écrit déjà un premier duo avec Tom Lebb. C'était la première chose. Avant, j'avais écrit aussi un programme court humoristique qui se passait dans les toilettes. Ça s'appelait Faut pas pousser. OK. Mais c'était un délire avec des potes. On a réussi à le vendre à une petite chaîne et ça s'est fait. Mais c'était le plaisir d'écrire, même d'écrire des conneries, même d'écrire des trucs pas drôles, même d'être transgressif. En fait, j'avais envie de créer ma propre histoire, d'avoir la liberté de créer ma propre histoire et pas de dire le texte des autres. C'était un peu mon ambition après avoir fait plein de comédies musicales avec des textes magnifiques, avec des thèmes plutôt tragiques. C'était d'aller dans l'humour parce que je sentais que la société, elle allait mal et je me disais: «Tiens, est-ce que moi, dans cette société, je peux apporter quelque chose?» Le rire, ça me semblait être le moment opportun pour rire de tout.
Pour toi, c'est quoi la mission d'un humoriste?
C'est transmettre des émotions. On n'est personne, on est des clowns. À l'époque, on appelait ça des bouffons. On est les bouffons du roi, le roi c'est le public et nous on est les bouffons. On est rien que ça. Et le but c'est, si les gens ont un quotidien un peu compliqué, c'est d'essayer de les emmener ailleurs. Dans un, sans prétention, une espèce de rêve où un vent de liberté souffle dans le théâtre, les gens ils viennent et pendant une heure ils oublient tout.
Ils font une pause sur leurs problèmes de la vie quotidienne, les chaînes d'infos qui sont super anxiogènes.
Exactement.. Et il faut éteindre ces chaînes d'info.
Voilà, et on en parlera après de sa femme ou de son mari qui est cocu, ou la personne qui est cocu.
On va en parler avec grand plaisir, on a un large sujet.
Donc tu as ton diplôme à 18 ans, comment ça se passe une fois que tu as ton diplôme dans ce domaine-là? Comment on rentre dans vraiment dans la vie active? Comment on trouve ses premiers spectacles? Comment on y va? Parce qu'il y a plein de gens qui ont des rêves, ils disent bah oui je vais avoir mon diplôme, mais on sait que comme tu as dit tout à l'heure, il y a beaucoup d'appelés, peu d'élus. Comment tu arrives à toi faire ta et créer ton chemin?
Déjà à l'ICOM, à l'école, il y avait des évaluations où tu avais des directeurs de théâtre qui venaient, donc d'opéra, d'opérettes, des directeurs de casting, ils venaient, ils faisaient un peu, ils cherchaient qui pouvait rentrer dans le truc. Après ça, ils disaient tiens, lui il peut être pas mal, et après il y avait des castings. Donc après tu passes des castings. Moi j'ai commencé, j'étais choriste sans micro en Vendée. Dans un spectacle qui s'appelait «Clémenceau, la tranchée des baïonnettes», j'en garde un souvenir exceptionnel où j'avais des artistes devant moi qui étaient fantastiques, avec des voix classiques mais extraordinaires, un metteur en scène qui s'appelle Jacques Ravelot-Duparc, fantastique. Et là, moi, j'avais la pression de monter sur scène, parce que c'est la première fois que vraiment je montais sur scène devant 1 500 personnes. On avait même fait une salle, il y avait 11 000 personnes, c'était gigantesque. Mais j'étais choriste, je poussais les décors et je participais au chœur, donc je chantais en chœur comme ça, et puis j'avais mon petit cachet à la fin quand même, tu vois. Et j'étais là, j'ai dit: putain, les mecs devant. Et j'ai appris en regardant, en observant. C'était le premier truc. Et après, j'ai fait des spectacles où on va dire c'est peut-être pas glorifiant, mais pour moi c'était exceptionnel. Et moi je crois que c'était, ça reste glorifiant parce que j'ai fait un spectacle pour enfants qui s'appelait Le Livre de la Jungle, qui était produit par Serge Tapierman où je faisais le roi des singes, donc King Louis, tout le monde connaît. Et on a fait une tournée pendant 2 ans dans tous les Zénith de France, Londres, Tahiti, Liban. Tunisie, Maroc. Et donc, bon, j'étais caché derrière un masque, je faisais le roi des singes, mais il y avait 5 000 enfants qui écoutaient les chansons du Livre de la Jungle. Et moi, j'ai vécu un rêve. Et là, j'ai vraiment—
Tu as fait le tour du monde aussi grâce à ça.
Tu as appris à être en troupe, tu as appris à gérer aussi l'ego de chacun. Et puis surtout, tu es sur scène. Et moi, je faisais un truc qui était très, très compliqué. J'étais quand même, tu sais, un gym d'un singe, tu vois. Donc j'avais les jambes à moitié accroupies. Je chantais un truc là, je devais faire des accros en même temps. Et finalement, j'étais caché derrière un masque, donc je pouvais me tromper.
Oui, bien sûr. Tu vois, c'est ça.
Oui, j'ai 17 ans et demi, 18 ans là.
Donc, c'est un des premiers trucs que tu as faits.
Oui.
Tu venais d'avoir ton diplôme.
Oui, exactement.
C'est incroyable à cet âge-là.
Et donc à partir de là, j'enchaîne. Là, je suis pris, je me souviens, j'ai un tarif jeune. C'est-à-dire que les autres étaient payés plus que moi et moi, j'étais payé moins.
Tarif moins de 18 ans, tu as des avantages pour rentrer quelque part, mais là, toi, tu as les inconvénients du truc. Les inconvénients.
Déjà, je ne rentrais pas en boîte, puis en plus, J'étais payé moins que les autres, mais c'était aussi pour tester. Allez, on prend, mais on va voir. Ça s'est bien passé, j'ai été pris dans une autre comédie musicale, puis une autre, puis après c'est le bouche-à-oreille. Le metteur en scène de Clemenceau faisait aussi ce qu'on appelle des opérettes, c'est des opéras bouffe où là, là je peux dire, là j'ai appris grave parce que j'allais jouer à l'Opéra d'Avignon, l'Opéra de Reims. Là tu chantes sans micro, tu as 50 musiciens, 80 personnes sur scène, et moi je me retrouvais à faire le jeune ténor À 20 ans et tu as le metteur en scène, le chef d'orchestre qui est là et tout ça. Et là, tu es confronté vraiment au métier à te dire: putain, il y a 1500 personnes, je n'ai pas de micro, on doit m'entendre, il y a la musique, il y a l'orchestre.
Donc là, tu travailles ta voix.
Là, je travaille tout, oui. En plus des cours, en plus de la danse, en plus du chant. Donc si tu veux, j'ai une chance, c'est que j'ai une deuxième formation accélérée où là, je suis sur scène. En plus, je suis bien payé. Et c'était rare à l'époque à 20 ans faire des spectacles comme La Route fleurie ou Le Verger Cheval Blanc. Ça ne parle peut-être à personne. Mais c'est ceux qui sont hyper durs à jouer, hyper durs à chanter. Et là, j'ai vraiment appris mon métier.
Et c'est là que ta carrière a commencé, on va dire. C'est à ce moment-là que ça a décollé.
J'ai pu en vivre, ce qui était mon premier objectif.
Parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de personnes qui arrivent pas à en vivre aujourd'hui.
Bah oui, c'est très difficile de se faire une place, qu'il y a peu d'élus. Je le redis, mais c'est comme des sportifs de haut niveau. Et moi, mon premier objectif, moi j'étais serveur, plongeur, j'ai fait tous les métiers possible. Et je disais: ah non, je veux plus être—
parce que toi tu cumules les deux, c'est-à-dire que effectivement, si on en a pas parlé, comment tu fais effectivement sur cette période où tu arrivais pas à en vivre? Donc tu cumules, tu dois être obligé d'avoir un petit boulot de serveur pour ensuite—
pour gagner ta vie. Parce que moi, mes parents, ils avaient pas forcément de sous, donc il fallait aller travailler.
Intérieurement, tu vis cette période, c'est-à-dire que est-ce que, comme beaucoup qui ont des rêves, en fait, qu'est-ce qui te fait tenir? Parce qu'il y en a qui ont des rêves et qui se disent: pendant 6 mois, je fais la plonge, «Où je fais le ménage ?» ou autre, tu mets après un moment tes rêves de côté et tu te dis: «C'est bon, c'est fini, je ne vais faire que ça.» Qu'est-ce qui te fait tenir, toi?
En fait, je crois que c'est le mental de te dire: «Là, ce que je fais, j'y prends quand même du plaisir.» Je sers les gens, beaucoup de gens, c'est: «Mais attends, mais il faut des serveurs, il faut des plongeurs.» Et j'ai rencontré des mecs exceptionnels en cuisine, j'ai pris des barres de rire énormes. Et j'étais serveur, mais franchement, je ne l'ai pas vécu comme un truc dur. Alors peut-être parce que j'avais 17 ans Et pas 45 ans, encore que, je sais pas, il y a des gens de 45 ans qui sont passionnés de ça, et c'est génial. Je faisais ça, et en même temps, j'allais sur scène, tu vois, en Vendée où j'étais coach, et je dis: «Putain, c'est incroyable, ce qui se passe!» Sauf qu'à un moment donné, j'ai pris tellement de plaisir à être sur scène que je dis: «C'est là que je veux être, donc je vais tout faire pour y aller et pour en vivre.» Je pensais pas à TF1... En fait, je cherchais pas à être connu, je cherchais à en vivre, parce que j'étais simplement passionné, Quand j'étais sur scène, c'est mon oxygène, c'était ça.
Et à quel moment ta carrière a explosé? Parce que souvent on dit voilà, je commence à en vivre, mais c'est quoi l'étape qui a fait que d'un coup tu t'es dit là je suis passé un step d'au-dessus, là je sais que je vais, je suis ancré, que je vais pouvoir tenir sur 10, 15, 20, jusqu'à ce que j'en ai marre?
Je crois que c'est un métier, on sait jamais combien de temps ça va durer, mais en vrai il s'est passé des comédies musicales, la rencontre avec Tom, le duo, là je suis dans une L'antichambre, c'est-à-dire on commence à faire les premières parties de Gad Elmaleh, de Gad et Kev Adams, de Jarry, de plein d'artistes. Et on se dit: «Putain, on y est presque!» Et on a une production qui nous suit, puis ça commence à prendre, à prendre, à prendre, puis ça se pète la gueule. Parce qu'on est deux et qu'en fait il y a deux égos. Tom, il a envie de faire autre chose. Moi, je sais pas trop où j'en suis et tout. Puis ça s'arrête presque au moment où ça pouvait prendre. Au moment où ça pouvait— Ça pouvait, on ne sait pas si ça allait, mais ça pouvait. Ça faisait 7 ans, je pense qu'on était à un nouveau chapitre, tu vois.
Tu avais quel âge à l'époque?
22. Attends, il n'y a pas si longtemps, il y a 30 ans. 30 ans.
Donc c'est il y a 5 ans.
Ouais, c'est ça. Ouais, 29, 30 ans. Et il me dit: «On y est presque.» Puis ça se pète la gueule et là j'ai tout qui s'écroule.
Quand tu dis tout, ça veut dire quoi?
Ça veut dire que, étant donné que je vivais avec le duo, on avait ce duo depuis 7 ans, c'était 7-7, 24-24. À partir du moment où il s'arrête, les gens connaissaient le duo, mais pas moi seul. Tom avait déjà fait des films.
C'est un peu Éric et Ramzy, c'était ces duos équivalents où aujourd'hui ils ont réussi à faire après une carrière.
Sauf qu'eux, ils avaient déjà pété. Nous, on était peut-être, tu sais, sur la rampe. Le professionnel disait: «Ouh, c'est un bon spectacle, ça va prendre.» Public: pas vraiment. Donc on peut pas comparer un duo comme Omar et Fred ou Éric et Ramzy.
Eux, ils sont partis une fois que tout avait vraiment été fait. Nous, non. D'accord. Et donc comment tu remontes la pente? Comment tu fais?
Et là, tu tombes, là, tu vas au plus bas. Et mon grand-père, il m'a dit une phrase incroyable, il m'a dit: les échecs bien supportés te donnent le droit à la réussite. Donc, j'avais ça en boucle et je me disais: mais qu'est-ce que je vais faire maintenant? Parce qu'en plus, tu perds confiance en toi, tu te dis: merde, toutes les choses auxquelles tu croyais, ça allait fonctionner. Et à partir de ce moment-là, j'étais avec quelqu'un, puis je suis cocu. Donc, ça aussi, ça se pète la gueule. Et là, je n'ai plus rien.
Ah parce que Choukoukous c'était une vraie histoire? Oui, oui, oui. C'est basé sur une vraie histoire. Ah bon, on en reparle après alors.
C'est une vraie histoire. Il y en a des trucs à dire.
Il y en a des trucs à dire. On avait dit 45 minutes, on va partir sur 3 heures.
Non, je vais abréger.
Je vais couper les trucs chiants. Ouais, coupe les trucs chiants. Non, non, non, bien sûr, mais j'en adore, adore. Donc oui, j'ai envie de rester sur ce moment où tout se pète la gueule. Ouais, là pour moi c'est un moment terrible. C'est un moment terrible pour toi. Est-ce que tu veux qu'on en parle déjà? Ouais, bien sûr, bien sûr.
Non mais ça fait partie de de ma vie et j'en suis très heureux.
Et comment donc là, tu es au plus bas, mais comment tu remontes? Quels sont les actions que tu as mises en place qui permettent de remonter et comment tu vis le moment?
Alors déjà, c'est des rencontres. Je rencontre des gens, la vie, le hasard, moi je ne crois pas vraiment au hasard, mais la vie, on commence à me dire: mais lis ce livre. Alors on me fait lire Le Secret de Rhonda Byrne sur la loi de l'attraction, les énergies, quand on envoie des bonnes actions, on te les rend. Je suis un peu là-dedans et je commence à m'enfermer. Mais le problème, c'est que je n'ai plus une thune parce que je n'ai plus de boulot. Ce métier, je me dis qu'est-ce qui reste? Parce que là, le téléphone ne sonne plus du tout.
Oui, parce que comme il sonnait parce que vous étiez deux, maintenant vous êtes tout seul. Tu es tout seul, il faut te refaire un nom.
Il faut tout recommencer à zéro. Et puis, on n'est pas loin du Covid, donc je ne sais pas encore ce qui va se passer, mais j'ai en plus ça qui va me faire un autre raz-de-marée. Et donc, je suis perdu, je ne sais plus, je ne peux plus payer mon loyer, je suis dans une merde noire. Et je rappelle mon premier metteur en scène, Jacques Rabelot-Duparcq, et je lui dis: «Je suis dans une merde noire.» Il me dit: «Enfin, je viens de te voir dans Vendredi, tout est permis.» Je lui dis: «Ouais, mais c'était enregistré, c'était avant. Je n'ai plus rien. Tu n'as pas un petit rôle, un petit truc?» Et il me dit: «Si tu veux, je fais en Vendée à l'abbaye de l'Île-Chauvet.» C'est très important, j'aime bien le dire. Non, parce que c'est loin, perdu. Même quand on l'entend, personne ne dit: «C'est où ce truc-là?» Voilà, on ne sait pas, on croit que c'est une blague. J'arrive donc dans cette abbaye où je connais tout le monde puisque c'est là où j'ai commencé et je revois des têtes, c'est ma famille en fait.
C'est le point de départ, tu repars au début.
Et je chante dans ce spectacle, je sais pas trop où je suis, tout le monde le voit mais personne ne dit rien, ils me tiennent la main, c'est des regards, c'est des clins d'œil, c'est des «ça va aller», c'est «t'inquiète pas». Et puis ça me redonne un peu de force et je me dis allez, allez, j'ai bien écrit un spectacle en duo, pourquoi j'écrirais pas tout seul maintenant? Parce que je me dis je vais plus m'associer, je je veux être seul avec moi-même. Et je me retrouve seul avec moi-même parce qu'il y a le COVID qui tombe. D'accord. Donc je commence à lire Le Secret, je commence à m'intéresser un peu à tout ça, et je me mets dans le sport, mais de manière trop excessive, comme je fais tout, je suis excessif dans tout.
D'accord.
Là, je, on était à Paris, on, j'habitais Paris, on n'a pas le droit de quitter à plus de 1 km son appartement.
Attends, tu faisais des 20 km de course?
Ouais, mais sur place, tu sais, comme ça, je tournais en rond parce que sinon tu te faisais arrêter par la police. Vous êtes à 1,5 km, tu as 375 €. On était dans un monde un peu de barge. Et en fait, j'ai retourné cette situation où j'étais enfermé. Pendant cette pause, vous pouvez pas te virer de chez toi, donc je paye pas mon loyer. Je me dis de toute façon j'ai plus rien, il me reste quoi?
Écrire, faire du sport et me dire maintenant tu as juste de quoi manger parce que tu peux pas payer ton loyer.
Et rien, on pouvait pas sortir, donc je mangeais presque pas parce que j'étais tellement mal que je mangeais presque pas. Et je faisais 10 km tous les matins. À 6 heures du matin, j'ai 10 kilomètres quoi qu'il arrive. Après, je fais des abdos, mais violents.
J'allais même trop loin. On voit que t'es là.
Je suis un peu là. Je prenais même un balai, tu sais, je prenais un balai, un bout de balai pour faire des abdos et je me tapais comme ça. C'est pour vraiment mettre— j'étais dans un mode commando. Quand on va me sortir de cet enfermement, je vais tout manger. D'accord.
À l'époque, t'étais seul?
T'étais pas en couple? Non. D'accord. Et là, je dis je vais tout manger et donc Enfin, j'ai tout mangé.
Qu'est-ce qui s'est passé un peu après?
Après, ce qui s'est passé, c'est bizarrement, tout s'est ouvert. C'est-à-dire, les choses sont arrivées. Je faisais des vidéos, d'un coup, il y en a une qui a commencé à prendre, puis une deuxième, puis le spectacle. J'ai fait d'abord la première partie de Jérémy Crèdeville.
C'est quoi le spectacle que tu as écrit à ce moment-là? Cocu. Ah d'accord, c'est celui-là que tu as écrit.
Du coup, je pars là-dessus. Je me dis: je vais raconter mon histoire.
Oui, parce qu'au moment où ça ne fonctionne plus au niveau business, Ça fonctionne plus au niveau perso.
Il y a plus rien. D'accord. Mais je pense que quand tu tombes bien bas, si tu as dans la tête, tu te dis non, je suis pas KO, enfin je suis KO, non, j'accepte en fait, voilà. Mais c'est peut-être aussi de ma faute, c'est pas que de la faute des autres, c'est aussi de ma faute. Et je me remets en question et je me dis allez, on va se remettre en question, on va se dire là j'ai merdé, là peut-être pas et tout, pas se flageller non plus, mais bien sûr. Et je repars Je lis beaucoup alors que j'avais jamais lu, j'écris beaucoup, j'écris une pièce de théâtre pendant le COVID, un scénario de film, mon spectacle, je compose des chansons, enfin je suis très très créatif pendant ce moment-là. Et après, on me sort de là et c'est un lion qui sort de, tu sais, et là je remonte une production, je rappelle des théâtres. Heureusement, il y avait des gens qui étaient là, je parle, je pense à Loïc qui tient le théâtre à l'Ouest à Rouen, à Caen et tout ça, qui me dit bah on est là, dis-moi ta date, on sera là. Et ça, je ressens que ça repart.
Et donc c'est là que tu écris, donc comme ça on va pouvoir enfin parler de ton spectacle. Parce que tu as une date bientôt en décembre.
Oui, le 11 décembre.
Le 11 décembre à Paris. On vous mettra le lien sur la vidéo pour que vous puissiez y aller, au Théâtre des Nouveautés. Exactement. Et explique-nous, donc tu es chez toi, tu veux écrire, et là tu dis je vais écrire un spectacle sur mon histoire. Et donc C'est là que tu dis je vais aller écrire sur le fait que j'étais cocu. Petite pause pour te dire que si ce podcast te plaît, like et abonne-toi pour recevoir encore plus de contenu.
Exactement. Et ce qui s'est passé, c'était pendant que j'étais cocu, que j'ai compris que je l'étais, j'appelais une copine qui s'appelle Lina Lamara, je l'embrasse, et je l'appelle et je racontais mon truc comme ça au téléphone. Elle riait, mais vraiment, elle pleurait de rire. Parce qu'on dit pardon de rire.
Tu sais bien le raconter parce que je vois comment on discute. Tu as l'art du storytelling, tu as l'art de raconter l'histoire. Donc, le truc qui est censé dire: «Ah ouais, c'est grave ce qui vient de se passer !» Toi, tu le racontes tellement bien que tu oublies de rigoler.
Ouais, c'était un peu ça. Puis Lina, on se connaît par cœur, elle rit, elle rit. Je dis: «Arrête de rire !» Elle me dit: «Non mais fais-en un spectacle, c'est pas possible! Faut en faire un spectacle !» Et là, il y a du temps quand même, parce qu'il se passe 2 ans. J'avais déjà écrit un autre spectacle. Je mélange un peu tout ça, je romance, parce que évidemment le but c'est de romancer l'histoire. Je pars d'une vérité, puis après le but c'est d'en faire, de transmettre un message, c'est toujours la même chose. Et donc je nais le spectacle Cocu, qu'à la base je voulais appeler Largué, après je voulais appeler Un, plus loin Fidèle, et puis on m'a dit mais écris Cocu en jaune. Je vais pas assumer, mais écris Cocu en jaune. Tu as raison.
Et ça a marché. Il tourne depuis quand ce spectacle-là?
Depuis le 27 octobre 2021.
D'accord, juste à la fin du deuxième Covid on va dire.
Donc c'est pour ça, il tourne, ça a été la première, puis après tu as 3 mois d'arrêt parce que Les théâtres avaient du retard sur les programmations de l'année du Covid. Donc en vrai, j'ai vraiment commencé à jouer 2022, quoi.
D'accord, donc ça fait 2 ans que tu le joues?
Bah ouais, ça va faire 2 ans, 24, ouais.
Et c'est quoi l'accueil du public par rapport à ce spectacle? Et est-ce que tu as des gens qui viennent te dire «mais j'ai l'impression d'écouter ma vie»?
Il y en a.
Parce que je pense qu'il y a pas assez de personnes qui le disent, parce que beaucoup de personnes n'osent pas parler de ça. Mais il doit y avoir des histoires incroyables.
Non mais c'est— moi je me souviens, le 14 février à Nantes, Je jouais, puis la directrice elle me dit on va jouer Cocu le 14 février. Non, 14 février la salle sera vide.
Elle était pleine avec que des couples qui se tenaient comme ça et que des couples qui disaient mais nous ça nous arrivera jamais, nous on peut pas faire ça, mais en vrai c'est juste pour se faire bonne conscience.
Il y a une espèce de voyeurisme là-dedans. Puis un mec qui vient me voir, il me dit bah pour la Saint-Valentin, bah ma meuf elle m'a offert ça, est-ce que c'est un message subliminal? Je dis vous vous démerdez avec ça. Bref, il y a, je sens qu'il y a énormément d'humour là-dedans et moi je ne le traite pas comme quelque chose de dramatique mais comme une chance. D'ailleurs, on dit la chance du cocu. D'accord. Tu vois, c'est une chance.
Moi, ça a été une chance. C'est quoi la chance du cocu?
Ben, la chance du cocu, c'est en fait il y a 2 solutions quand tu es cocu. La première, tu es cocu, tu le vis mal, tu te sépares de la personne. Ben ça, c'est une chance parce que tu apprends plus vite que la personne avec qui tu es, ce n'est pas la bonne. Tu gagnes du temps. La deuxième possibilité, c'est: t'es cocu, c'est une erreur de la personne qui t'a fait cocu, toi tu te dis: bon bah ça a été une erreur, tu décides de pardonner. À partir de ce moment-là, toi tu te réinventes et la personne en face se réinvente.
Tu vois? C'est dur de pardonner dans ces moments-là.
Mais j'ai pas dit que c'était facile! Rien n'est facile. Moi je dis que la plus belle preuve du pardon, la plus belle preuve d'amour, c'est le pardon. C'est une preuve qui efface les épreuves et vous montre que la vie n'est pas si tranquille comme fleuve.» Et en fait, c'est la vérité. Il y en a qui trompent physiquement, il y en a qui trompent dans la tête. Moi, je ne juge aucune personne, je ne juge rien. Il y a des gens qui fantasment toute leur vie et qui ne sont jamais avec la personne en vrai parce qu'ils sont dans le cérébral. C'est tellement perso que je ne donne pas de morale à cette histoire. Je dis juste que c'est une chance parce que quoi qu'il arrive, ça te donne un rebond psychologique. Soit tu te casses, tu gagnes du temps, soit tu restes et tu pardonnes, et ça, ce n'est pas jugeable non plus. Tu pardonnes à l'autre, l'autre va se dire: «J'ai merdé, il faut que je change.» Lui va dire: «Si la personne a été voir ailleurs, c'est que j'ai merdé, il faut que je change.» Finalement, on se réinvente et c'est deux nouvelles personnes qui se rencontrent. Donc c'est pour ça que je dis quoi qu'il arrive, c'est un détonateur dans une vie, c'est une chance. OK.
Et dans ton spectacle, en fait, tu racontes ton histoire, c'est uniquement ton histoire que tu racontes ou tu prends des anecdotes d'autres personnes?
Non, il y a une base de mon histoire. Après, je prends l'anecdote de plein de potes et de copines qui m'ont raconté leurs histoires. Et après, à l'intérieur de ça, je fais des— tu vois, c'est la ligne rouge, c'est la ligne, c'est mes cocus. Puis après, à l'intérieur de ça, je vais parler un peu de l'actualité. En fait, c'est plutôt un spectacle, j'aurais pu l'appeler libre, mais c'était un peu— mais cocus, on sait de quoi on parle. Et puis à l'intérieur de ça, je me permets des sorties d'autoroute et d'aller parler de la musique actuelle. Peut-être un peu politique aussi, de notre société, peut-être parfois de l'hypocrisie de notre société. Donc, je me permets ça.
Tu chantes aussi dans le spectacle?
Oui, je chante.
Tu chantes, donc tu fais aussi de l'improvisation?
Oui, beaucoup, oui. Oui, bien sûr.
Est-ce que tu clashes les publics?
Un petit peu, oui. En fait, je ne vais jamais être méchant, donc ce n'est pas trop mon truc, mais bien sûr, je le clash parce qu'il faut venir voir le spectacle, mais j'ai un chauffeur de salle dans la salle, donc il y a une vraie responsabilité pour le public. Et puis après, t'as des gens qui interviennent en disant: «Ben moi, j'ai été infidèle.» Donc t'as des histoires qui sont...
Est-ce que t'as une histoire comme ça que tu peux nous raconter?
Qui t'a fait... D'infidélité?
Ouais, de... Y'a une personne qui a levé la main dans un spectacle et tu lui dis: «Qu'est-ce que...?
C'est quoi le truc de fou qui vient de m'arriver?» Mais non, mais c'est-à-dire que c'est qui a été infidèle dans la salle? Y'a une personne qui dit: «Moi.» J'ai dit: «Ah pardon, excusez-moi. Vous êtes infidèle? Donc c'est votre mari à côté?» Elle dit: «Non, c'est mon amant.» Et là, ben là, c'est fou rire dans la salle parce que non seulement elle assume d'être infidèle, en direct avec son amant qui est à côté. Donc là on est— et l'amant qui est à côté qui rit, ils applaudissent, on est dans un vrai délire. Mais il y en a plein des histoires, mais après ça reste, ouais, dans le théâtre, dans le théâtre, et c'est entre nous. C'est pour ça que je dis c'est un vent de liberté, c'est parce que ce qui se passe dans le théâtre reste dans le théâtre.
OK, faut aller voir le spectacle comme ça, vous savez, comme ça vous allez bien. Et c'est jamais la même représentation, donc c'est bien aussi, parce que d'un spectacle, c'est que tu as un socle et après à chaque fois tu vas—
sinon je me ferais chier aussi.
Exactement. Et donc aujourd'hui, donc ça, ça sera le processus d'écriture. Donc tu as écrit ton spectacle. Moi c'est une chose qui me pose toujours cette question: comment est-ce que toi tu fais des films et plein de choses, comment, c'est quoi, par où tu passes pour ton processus de mémorisation, comment tu apprends tout ça? Parce que parce que tu as ton spectacle, bon, une fois que tu l'as fait une fois, deux fois, après ça reste, mais tu as plein de textes à apprendre. J'ai vu que tout l'été tu étais en train de tourner une série pour TF1.
TF1, c'est Demain nous appartient, c'est un peu toute l'année. Et après, non, cet été je tournais un téléfilm avec Jarry qui passera sur France 2 bientôt.
Et donc, par où tu commences? Tu fais quoi aujourd'hui? C'est quoi ton processus?
En fait, j'ai jamais appris un texte, je ne l'apprends pas, je le comprends. Donc en fait, mon cerveau maintenant, il est habitué. Mais quand je lis un texte, en fait, je le lis pas juste comme ça, je le comprends. Donc si j'ai la liberté des mots, je vais prendre le thème de l'écriture et après je vais le dire avec mes mots. Si je dois dire les mots précis, ben dans un premier temps, dans la lecture, je vais le comprendre. Et une fois que je l'ai compris, bah mes tissus, mes cellules, mon inconscient la mémoriser, mais en une lecture. Et après, il faut juste après gérer le trac, le metteur en scène qui va demander une autre intention de jeu, le temps. Il y a plein de choses comme ça. C'est pour ça que je vais jamais apprendre un texte trop tôt. Je vais vraiment attendre le dernier moment pour qu'il soit le plus fluide possible.
Parce qu'en fait, tu as pas à apprendre par cœur le texte.
Tu peux, ça dépend de la— par exemple, il y a le metteur en scène qui va dire ça, ce texte, tu ne bouges pas, je veux vraiment ce texte-là. Donc là, tu Tu dois t'adapter à ça et respecter aussi ce que— parce que parfois il a utilisé, l'auteur a utilisé un mot, il y a une raison, donc on essaie de respecter. Mais en général, je respecte à 99% du temps, tu vois. Si j'inverse, c'est le sens des phrases, mais c'est pas méchant. Mais moi, ce que j'apprends pas, je comprends. C'est pour ça qu'à l'école, ça ne fonctionnait pas. On me demandait pas de comprendre Le Corbeau et le Renard, pourquoi il l'avait écrit, quel était le sous-texte. On me demandait de l'apprendre par cœur.
Toi, tu avais une poésie Le but ça aurait été de la lire, de la comprendre et de la réexpliquer avec tes mots. Toi, tu as cette capacité à reformuler avec tes propres mots comme tu l'as compris, mais en gardant toujours le même sens. Alors que là, quand on te demande du par cœur, mot à mot, là tu n'y arrives pas.
Si, j'y arrive, j'y arrive, c'est juste que je vais le lire plusieurs fois, le comprendre plusieurs fois, et après c'est difficile à expliquer, mais maintenant c'est devenu un muscle, c'est devenu naturel, mais À force d'apprendre, j'ai appris des textes vieux français où c'était au mot près, ben je l'ai lu plusieurs fois, je l'ai compris, et après j'arrive sur le plateau où on va faire des répétitions, ou sur scène, là c'était sur scène, on va faire des répétitions, et avec le physique que je vais mettre, là on va me dire d'aller à gauche, là d'aller à droite, ben du coup je sais que c'est tel mot, tel mot, tel mot, puis ça s'aligne. Je le comprends.
Parce que c'est fou quand tu me racontes ça, moi j'aimerais bien voir tes profs de collège et leur dire voilà où j'en suis, voilà ce que j'apprends, la capacité que j'ai à comprendre, reformuler et apprendre du texte, alors que vous, vous m'aviez mis dans une case et pour vous l'école n'était pas faite.
Oui, parce qu'à l'époque, je me souviens, quand j'avais 20 ans, j'avais été engagé dans un spectacle qui s'appelle Le Chanteur de Mexico à l'Opéra d'Avignon, et j'ai croisé ma La vie, elle est dingue. Ma prof d'histoire-géo qui s'appelait Madame Chavaillard, je m'en souviendrai toute ma vie, qui me disait: «Vous ne ferez rien dans votre vie, vous n'êtes qu'une merde, vous n'y arriverez jamais, vous n'êtes qu'un clown.» Et je me souviens la croiser, à l'époque je fumais la cigarette, j'étais allé acheter un paquet de cigarettes, elle était devant moi. Et j'avais avec moi, parce que quand on est intermittent du spectacle, on doit amener nos fiches de paie, à l'époque c'était comme ça, et j'avais mes fiches de paie à côté et je dis: «Ah Madame Chavaillard, vous vous souvenez de moi?» Kevin Lévy a dit: ah oui, oui. Et j'avais mes fiches de paie et je lui sors ma fiche de paie. Je t'ai payé 1000 € par soir de représentation. Parce que j'avais 20 ans, c'était dingue. Et je lui sors ma fiche de paie, je lui dis: alors? J'y arriverai pas. Et elle m'a fait pfff. Et elle est partie au lieu de dire: ah ouais, bon. Même si c'est pas gagner de l'argent qui fait qu'on réussit, ça c'est une connerie. Mais c'était presque une revanche pour moi de dire: bah alors, on peut être un clown et être heureux dans sa vie. Mais je redis, c'est pas parce qu'on a de l'argent qu'on est heureux.
Oui, oui, c'est pas parce qu'on a de l'argent. Mais c'était une petite preuve quoi. Oui, c'était pour lui montrer que tu avais mis dans une case et aujourd'hui à 20 ans tu es arrivé à gagner 10 000 € par représentation, donc par jour. Pour ceux qui nous écoutent, c'est pas tous les jours de l'année.
Non, alors non, non, non, il y a des bons mois et il y a des mois de non, non.
C'est des mois où il y a des représentations et on parle pas de tout le travail qu'il y a en amont. Parce que vous, quand tu es humoriste, acteur, tu es payé au moment où tu es sur scène ou quand tu tournes un film. Mais quand tu es chez toi à préparer, non, là tu es pas payé. Et donc ça aussi, faut l'avoir en tête.
C'est comme toi quand tu écris un livre, quand ton livre il est prêt, mais quand tu l'écris, je sais pas comment ça se passe, mais toi quand tu as écrit ton livre, au tout début tu l'écris, on te paye pas à la page. Tu travailles en te disant est-ce que ça va marcher?
Est-ce que ça va marcher? Et surtout les livres, ça paye pas. Si quelqu'un souhaite devenir auteur et se dire je vais gagner ma vie grâce aux livres, je vous assure qu'être payé 1 € le livre vendu, faut en vendre des livres pour en faire son métier. Et est-ce que dans ta carrière tu as eu, tu nous as parlé de ton gros moment de down, quelle était ta plus grande réussite dans ta carrière? Parce qu'on a parlé de moments durs, c'est aujourd'hui, tu as la courte carrière qui est quand même de 17 ans, 17 ans que C'est quoi, c'est un souvenir, un moment où tu dis waouh, là j'ai vécu un truc incroyable?
Le bilan, si c'est trop tôt pour faire un bilan, mais en fait c'est quand même— non, c'est vrai, il y a plein de moments que j'ai où il y a une fierté, mais c'est en fait, c'est pas ça, c'est d'avoir réussi. Et là, sans aucune prétention, je le dis, d'avoir réussi à rebondir après le chaos que j'ai pris. Et donc maintenant, chaque jour Je me lève, c'est une réussite parce que je dis: «Mais c'est incroyable !» Il y a des moments où je dis: «On m'a mis des gens sur la route, sur ma route, je dis: «Mais ce n'est pas possible! Pourquoi ce mec est arrivé et m'a tendu la main et m'a dit: «Mais viens, je vais te filer un coup de main, je vais te donner un bout d'expérience, je vais machin...»» Pense à des gens comme Alain Assouline, merci du fond du cœur, ou même Christian Rémond. Et il y a des gens du métier comme Jarry, mec, il a toujours été là, un petit texto, un petit truc: «Accroche-toi, ça va aller !» Il me disait cette phrase, je dis: «Putain, je n'arrive pas à écrire le spectacle.» Il me dit: «Le plus dur, c'est les 15 premières minutes. Une fois que tu as ça et que tu as les couilles de monter sur scène, après, ça va rouler tout seul.» C'est des petits mots comme ça qui t'aident. Et donc, en fait, il n'y a pas un moment, là, il n'y a que des moments. Même aller jouer devant 7 personnes, parce que je me souviens aller à Auray en Bretagne, je fais 1000 km Montpellier-Auray, j'arrive et j'ai joué devant 27 personnes, une salle de 300. Eh ben, j'étais quand même heureux. C'était parce que je sortais la tête de l'eau. C'est bon, je dis: «Mets les 27.
J'espère que les 27 vont passer un bon moment, tu vois.» C'est vrai que ça doit être dur quand même quand t'as 27 personnes dans une salle.
C'est très dur. Mais c'est là que t'apprends. En fait, j'avais pas compris plus jeune que c'était là que j'apprenais. Mais en fait, c'est là que t'apprends, c'est là que tu testes. Parce que si les 27 rient, quand ils vont être pleins, tout le monde va... tu vois?
Et dans ce que j'ai entendu, dans ta phrase, c'est surtout la puissance de l'entourage. Du réseau, c'est ça. C'est, on dit souvent, on est la moyenne des 5 personnes qu'on côtoie. Est-ce que, qu'est-ce que, c'est quoi l'enseignement sur ce noyau et ces gens ou le fait d'être entouré de personnes?
Mais en fait, l'entourage, tu le fais quand ça va pas, tu le fais pas quand ça va. Non mais vraiment, quand ça allait pas, qu'il y avait plus rien, j'avais énormément de potes. Enfin, quand ça allait, quand j'ai eu le chaos, il y avait plus personne. Alors là, ma mère me disait, tu verras, les amis, sur les doigts d'une main. Je lui dis: tu rigoles? Avec tous les potes que j'ai, bah putain, une main, c'est peut-être même trop. Et donc c'est là-dedans qu'on rencontre des gens, et là on se dit mais là il est là pour une vérité, pour une vraie transmission de quelque chose, et pas par intérêt. Mais ça c'est vraiment, ouais, on le sent, rencontre à ce moment-là. Il y a ta mère, ta famille, ta mère, ton père, et après les gens qui viennent se greffer, c'est quand ça va pas.
On va finir, on a un dernier sujet que j'aimerais aborder avec toi. On en parlait tout à l'heure en off et je trouve que c'est super Sinon, c'est la puissance des réseaux sociaux, des réseaux sociaux, parce qu'on en parlait un peu en off. Donc tu es sur TikTok, Insta, tu as des centaines de milliers de personnes qui te suivent, de vues également. Et on parlait en off effectivement que des fois tu peux te prendre la tête à passer par le chemin traditionnel, à galérer, à faire plein de choses. Et grâce au réseau, tu peux passer d'inconnu à connu de manière incroyable. Et comment tu l'as conscientisé et comment tu l'as vécu?
En fait, je l'analyse à partir du moment où on est en adéquation avec ce qu'on fait. C'est-à-dire qu'à partir du moment où tu fais une vidéo, tu te dis: ah ça, ça marche, je vais faire une vidéo comme ça parce que ça, ça marche. Je ne pense pas que c'est la bonne façon de faire. Je pense, je n'ai aucune leçon à donner à personne, mais à partir du moment où tu es en adéquation, tu te dis: putain, moi ça me fait rire. À partir du moment où tu te fais rire, eh ben, tu as une chance de faire rire les autres. Donc ça sert à rien d'aller chercher un qui fait 3 millions de vues parce qu'il a fait une vidéo où on va dire: «Ah, cette vidéo, elle est nulle, il fait 5 millions de vues.» Non, c'est pas vrai, elle est pas nulle, elle est en adéquation avec lui, avec le mec. Donc la démarche, si elle part et qu'elle est sincère, je pense que ça touche les gens. Donc je pense qu'il faut être sincère avec soi-même.
Parce qu'en plus, c'est là, toi, ce qui t'a fait exposer sur les réseaux, C'est exactement ce que tu as fait, en vrai, c'est un peu en lien avec ton spectacle. Mais oui, c'est cette histoire de couple, c'est cette blague de famille avec ta compagne, avec ta femme.
Exactement, c'est ça qui fait le quotidien. En fait, je vivais un quotidien qui me faisait rire et qui faisait rire ma femme. Et avec mon fils, bah, quand tu es un homme, tu as un enfant qui arrive, c'est un chamboulement total pour une femme, énormément. Mais je sais pas, elle gère. Un mec, on est— qu'est-ce qu'il faut que je fasse, quoi, là? Je tiens-le dans les bras, tu as l'impression que ton enfant qui fait 3 kilos, tu as l'impression qu'il en fait 54 tellement que tu es en eau de le tenir. Alors qu'une femme, elle le prend. C'est assez incroyable. Ça, c'est l'instinct. Et je pense que c'est ça en fait. J'ai chanté sur Insta, des vidéos, des trucs, des montages, plein de trucs. Et à partir du moment où j'ai été sincère, où je me suis dit: tiens, je ne vais pas chercher à faire rire, je ne vais pas chercher à plaire, je ne vais pas chercher ça, je vais juste dire: oh, tu veux un café? Ouais, fais-en 2.. Et là j'ai dit, et là j'ai vu les espaces, et ben en fait, tu sais un peu la métrique? Non mais c'est énorme! À un moment donné, je prenais, je prenais 1500 abonnés par jour. Il y avait vraiment un truc où momentum, où là c'était incroyable. Je prenais, ouais, 100 000 vues, tu sais, enfin 100 vues, pardon, tu sais, de manière spontanée.
Ouais, tu rafraîchissais, tu voyais qu'il y avait des vues.
Et j'ai dit mais qu'est-ce qui se passe? Et en fait, je pense que les gens les gens, l'énergie, je peux pas l'expliquer, se dit là il est, ça y est, il est en phase avec lui-même, donc tout s'ouvre. Mais je pense qu'on peut pas l'expliquer, c'est la loi de l'attraction, je sais pas, je veux pas rentrer dans des croyances ou de l'ésotérisme, je parle pas de ça, mais il y a un truc qui ne s'explique pas.
Et est-ce que, de ce que je comprends, le conseil à donner pour une personne qui veut se lancer sur les réseaux, c'est d'être en phase avec qui elle est?
Bah oui, c'est d'essayer de se connaître au maximum et de dire: je vais pas chercher à plaire. Parce qu'on est dans une société où il faut plaire à l'autre, faut pas dire ci, faut pas dire ça. Mais de se dire: je vais déjà m'aimer moi-même avant d'espérer que les autres m'aiment. Je vais déjà m'apprécier moi-même, aimer mes défauts, aimer mes qualités. Et à partir de là, on verra bien. Et de pas le chercher finalement. Ça vient ou ça vient pas, c'est la cerise sur le gâteau. Soit des gens kiffent de faire ta vidéo, quoi.
On kiffe de faire ta vidéo, prends du plaisir. Parce qu'aujourd'hui, on est dans une société où on est beaucoup sur les chiffres, les datas, le nombre de likes, le nombre de vues. Tu mets une vidéo, si tu as pas beaucoup de vues, tu es déprimé pendant toute la semaine, ça t'a tué ton week-end. Il y a des personnes, tu postes, s'ils ont pas le résultat, peut-être ils ont passé des heures à faire des montages et pas de résultats pendant tout le week-end, ils sont déprimés.
Moi, j'ai un conseil à donner, c'est déjà de n'attendre aucun résultat, comme ça tu es sûr Si jamais ça marche ou que ça marche pas, tu es content. Et quand tu postes une vidéo, tu la regardes pas pendant 3 jours, tu laisses faire, puis après tu regardes, tu es surpris, tant mieux. Tu es pas surpris, bah tant mieux, c'est pas grave. En fait, le résultat, faut pas faire un truc pour le résultat. Le résultat, c'est la cerise sur le gâteau.
Exactement. On arrive sur la fin et là, il posait la dernière question que je pose toujours à mes invités. Déjà, est-ce qu'il y a un sujet que tu aurais aimé aborder qu'on n'a pas eu l'occasion d'aborder, ou une parole que tu aurais aimé, ou un sujet que tu aurais aimé Non, moi je suis très heureux de tous les sujets qu'on a abordés, chef. Super, parfait. Bon, ok, je prends ce compliment. Souvent à la fin, je demande à mes invités si, ben là, tu es avec ta compagne, tu es proche, et là tu avais un enseignement à leur donner, une leçon, parce que c'est la fin et tu dois dire je vais leur laisser cet héritage. Ce serait quoi cet héritage en termes de leçon, d'enseignement à leur partager?
Je l'ai dit, cette phrase elle me guide, c'est: les échecs bien supportés te donnent le droit à la réussite. Alors j'adore cette phrase parce que ça veut dire que même si tu tombes, tu vas te relever. Mais le seul truc, c'est que ça veut dire qu'il faut un résultat, c'est la réussite. Et en fait, la réussite, ce n'est pas important. C'est Tapie qui dit: il ne faut pas réussir dans la vie, mais il faut réussir sa vie. Cette phrase, je trouve qu'elle veut tout dire. Donc moi, je dirais simplement que chaque jour est une fête. Alors faut vivre à fond et s'éclater au maximum et sans attendre de résultats, juste s'éclater et profiter de chaque instant. Et tu as commencé la vidéo en disant paix, paix sur vous, et ben d'être en paix déjà, putain, exactement, ça serait déjà, voilà, incroyable.
Bah oui, parfait. Merci Kevin d'avoir accepté Cette invitation à passer ce moment avec moi, mais surtout avec les Illimités, parce que les milliers de personnes qui vont voir cette vidéo et qui vont voir ton enthousiasme et ce que tu nous apportes, c'est juste incroyable. Bien sûr, je vous mettrai tous ses réseaux sous la vidéo, donc je vous invite à vraiment aller voir ce qu'il propose sur Insta, mettre à son site, puissez prendre votre place pour son prochain spectacle en décembre à Paris. Donc si vous êtes parisien ou même d'ailleurs N'hésitez pas à vous déplacer. Mettez en commentaire ce qui vous a le plus marqué sous cette vidéo, ou même dans les réseaux sociaux, venez nous écrire à moi ou sur Insta. Tu vas avoir plein de messages, tu vas dire mais comment je vais gérer tout ça? On verra, on verra s'il y en a qui viennent t'écrire. Et merci pour tout. Et comme je dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous illimités. À très vite!










