Mohamed Boclet was diagnosed dyslexic and dysgraphic in third grade. He saw a speech therapist twice a week and had to work harder than his classmates, but the diagnosis shifted how he understood himself. He tells other dyslexic kids that the extra effort builds unique strengths like adaptability and creative problem-solving.
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En CE2, on détecte ma dyslexie et ma dysorthographie. C'est à ce moment-là qu'on met des mots à mes maux. On se rend compte que j'ai un problème et que c'est pas Mohamed qui veut pas travailler, c'est pas Mohamed qui n'est pas de bonne volonté, c'est Mohamed qui a des difficultés, il y a des raisons à ces difficultés. Donc là, on m'a mis une deuxième étiquette. J'avais cette étiquette de «je suis pas bon, j'y arrive pas» et là c'est «je suis pas bon, j'y arrive pas, t'es dyslexique». Donc je passe mes mercredis et mes samedis chez l'orthophoniste. J'en fais plus que tout le monde, je me bats, j'essaye parce que je me dis que c'est pas possible. Pourquoi eux ils arrivent et pas moi? Et moi je veux le dire à tous les enfants, à tous ceux qui sont dyslexiques, qui sont dysorthographiques: on est comme tout le monde, on a des difficultés. Oui, il va falloir faire des efforts, mais en tant que dyslexique, on a une force que d'autres n'ont pas, c'est qu'on a appris à s'adapter, on a appris à trouver des solutions alternatives.