Le Storytelling : L'art de savoir raconter avec Nabil Samni

In this French interview, host Mohamed Boclet (The Bokletalk) talks with author, coach, and storyteller Nabil Samni about storytelling, his unconventional career path, and his teaching philosophy. Nabil defines storytelling not as a marketing buzzword but as the art of selling without selling, criticizing the term’s misuse in French. He recounts his early life: starting as an interim worker at 18, never taking a salaried job, running various small businesses (auto import‑export, mobile phone wholesale, taxi driver) and using self‑made flashcards to master the demanding taxi‑exam memorization. He describes how taxi rides gave him endless human stories, shaping his ability to connect quickly with strangers. Nabil later blended humor, neuroscience, and neuro‑linguistic programming into his workshops, creating a format that mixes education with stand‑up‑style entertainment. He uses metaphors such as a Rubik’s Cube to illustrate problem‑solving for clients, an hourglass to symbolize time and urgency, and a knife to depict social media as a neutral tool whose impact depends on the user’s intent. The conversation deepens into the neuroscience of digital habits, explaining how notifications trigger Pavlovian conditioning and dopamine spikes, turning platforms into habit‑forming weapons. Nabil shares his personal branding rituals – wearing niche perfume and offering coffee to strangers – as ways to “leave a good odor” on people. He outlines his book’s structure, built around the five P of power and colored Rubik’s‑Cube chapters, and discusses the importance of authenticity versus audience expectations. A rapid‑fire Q&A reveals his favorite film, humorist, biggest flaw, biggest inspiration, childhood dream, time‑travel choice, greatest fear, and favorite quote, offering a personal snapshot. Throughout, he stresses the responsibility of creators to focus on delivering the right message to the right person at the right moment, rather than seeking validation, and encourages listeners to engage with the podcast and his upcoming live show.
Chapters
Le storytelling, déjà pour ceux qui savent pas, c'est vulgairement une technique de marketing, mais en réalité, si je fais la traduction française, c'est l'art de raconter une histoire.
Aujourd'hui, donc, t'es passé de taxi à storyteller.
C'est quoi le cheminement? C'est simple, déjà le taxi, c'est incroyable parce que le taxi, pour un mec qui kiffe les histoires, c'est paradise. Pour moi, les réseaux sociaux, c'est un couteau. Un couteau, de prime abord, c'est neutre. Mais la vraie question, c'est la main qui a pris le couteau, qu'est-ce qu'elle a décidé d'en faire? Des milliers de gens, enfin des centaines de milliers qui font du contenu qui n'a que pour but de te voler ta denrée la plus précieuse, Peace and love.
Peace sur vous, je reçois aujourd'hui Nabil Samni, auteur, coach et spécialiste en storytelling. On va parler de neurosciences, de réseaux sociaux et il nous racontera les folles anecdotes de son parcours. Peace sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode de The Bokletalk et aujourd'hui je suis avec un ami qui s'appelle Nabil Samni. Encore hier on devait pas enregistrer cet épisode et c'est incroyable parce que c'est un ami de longue date et je suis très très très content de l'avoir avec lui, d'être ici avec lui aujourd'hui pour vous parler de son parcours. Et cet épisode va être juste extraordinaire. Bonjour Nabil, comment tu vas?
Salut, ça va et toi?
Ça va très bien.
Je suis en apnée, je reprends mon souffle. Je vois pas devant la caméra, mais je viens d'arriver en sprint, je me suis assis et je reprends mon souffle. Je suis en cohérence cardiaque.
Ouais, exactement, je le vois, tu as bien couru pour être à l'heure.
De fou, de fou, les aléas de la circulation parisienne.
Exactement.
Est-ce que tu peux te présenter avant d'entrer dans le vif du sujet? Ok, je m'appelle Nabil Samni, je suis auteur, formateur, storyteller, et j'accompagne les entrepreneurs justement à devenir une référence dans leur domaine tout en restant eux-mêmes à travers cet outil magnifique qu'est le storytelling et bien d'autres choses. Tout est axé autour du storytelling.
Tout est axé autour du storytelling, donc auteur, formateur, storyteller. Exactement. Quand tu étais jeune, tu voulais être storyteller ou comment ça s'est passé?
Je pense pas que je connaissais pas le storytelling, mais j'ai toujours été passionné par les histoires. J'ai toujours été fasciné par les histoires. Les histoires pour moi, elles ont toujours été vectrices d'action. Et très tôt, je me suis rendu compte qu'en fait les histoires, elles pouvaient me sortir de certains bourbiers, elles pouvaient me permettre d'accéder à certains lieux que de prime abord je pouvais pas accéder et elles me permettaient d'ouvrir plein de portes qui de prime abord encore une fois étaient fermées.
Donc déjà, est-ce que tu peux définir le mot storyteller pour ceux qui savent pas?
Le storytelling déjà pour ceux qui savent pas, c'est vulgairement, c'est une technique de marketing, mais en réalité, c'est, si je fais la traduction française, c'est l'art de raconter une histoire. D'accord. Mais c'est galvaudé. Pour moi, c'est galvaudé. En tous les cas, la traduction française est galvaudée parce que quand tu dis storytelling, par exemple, tu vas outre-Atlantique, tu dis I am storyteller. Oh my God, it's amazing, storytelling. Ils veulent savoir dans quoi tu taffes. Si en France, tu dis je raconte des histoires, ça passe pas super bien. Pourquoi? Parce que le mot histoire, raconter des histoires, déjà, il y a une connotation bobard. Quand tu dis «il nous raconte des histoires », ça veut dire «il nous raconte des bobards». Donc c'est différent. Disons plutôt que c'est l'art de vendre sans vendre.
D'accord, l'art de vendre sans vendre. Et comment tu es rentré dans ce monde-là? Parce que déjà, reprends-nous ton parcours. Comment tu en arrives là?
OK, alors pour faire simple, ça fait un peu plus de 20 ans que je suis entrepreneur. Et pour être encore plus simple, j'ai toujours été entrepreneur. C'est un petit détail qui a son importance, mais je suis jamais passé par la case salariat. J'ai fait de l'intérim à 18 ans. Parce que j'ai commencé, en fait, j'ai commencé un peu plus tôt, mais j'avais pas 18 ans, donc je pouvais pas accéder. Pour moi, l'intérim, c'était un peu le Graal, d'accord, de pouvoir faire l'intérim. L'intérim, dès que t'as 18 ans, je vais faire de l'intérim. J'ai fait de l'intérim à 18 ans et je n'ai plus jamais été salarié jusque jusqu'à aujourd'hui, quoi. 20 ans d'entrepreneur, d'accord, d'entrepreneuriat plutôt.
Et c'est quoi ton, t'as fait des études et tu t'es lancé directement?
J'ai fait des études dans la vente quand j'ai commencé. J'ai commencé à faire des études dans la vente. Ensuite, j'ai arrêté très tôt les études pour faire de la vente directement. Je me dis, attends, je vais aller avoir un diplôme pour aller travailler alors qu'aujourd'hui j'ai déjà un taf. Tu vois, j'étais plus, je voyais pas. Bon, après, faut remettre les choses dans le contexte, tu vois, avec les yeux d'un gamin de 16 ans. Je dis, attends, je comprends pas là. Vous voulez que j'aille à l'école pour avoir un taf? J'ai déjà un taf. Moi, je voyais juste comment optimiser. À la base, quand j'ai commencé, je travaillais sur les marchés. Ce que je voulais, moi, c'était avoir un stand, avoir 2 stands, travailler, être fournisseur, pouvoir fournir. Comme je voyais le marché, je voyais qu'à travers le marché. Et puis petit à petit, de fil en aiguille, bon tu vois, les choses se faisant, je suis toujours resté dans le commerce. J'ai toujours été dans la vente, aussi loin que remonte ma mémoire. Mais je n'avais pas ces, disons que j'avais pas la gamberge que je peux avoir aujourd'hui d'un quarantenaire en disant oui, école de commerce, ci et ça. Et puis le milieu dans lequel j'ai baigné, entre guillemets, même la famille dans laquelle j'ai grandi, m'a pas forcément orienté vers ce parcours scolaire. Donc dès que je voyais, je dois aller à l'école pour avoir un taf, je peux avoir un taf, je cut.
Pourquoi? Tu penses qu'une école de commerce, ça t'aurait apporté mieux? Quelque chose?
Non, pas du tout. Mais ce que je veux dire par là, c'est que je n'avais même pas idée. C'était même pas dans mon cadre de référence. Pour moi, je vais faire un bac pro vente, bac pro force de vente, OK, un bac pro force de vente. C'était un cursus, franchement, c'était un peu flou pour moi. Ce que je voyais avec ma vision, c'était aller à l'école, avoir un diplôme, avoir un diplôme pour avoir un taf. J'ai un taf, il est là. C'est raccourci.
Ouais, tu dis ouais. Et parce qu'aujourd'hui, je pense que tout le monde Parce qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de personnes qui sont dans cette idée: je dois faire des grandes études, je dois faire un... Je suis pas légitime. C'est par rapport à toi, ton état d'esprit, cette question de légitimité, de se dire: non, mais moi, il faut que j'aie fait une école de commerce pour pouvoir faire ça, je dois avoir tel titre qui va me permettre d'ouvrir telle porte. Est-ce que toi, aujourd'hui, c'est quoi ton...
J'ai pas du tout cette vision-là. J'ai pas du tout cette vision-là parce que si je me prends encore une fois en cadre de référence... Tiens, je vais donner un exemple. Aujourd'hui, tu sais, j'enseigne à l'université, je donne des cours en école d'ingé, je donne des cours en école de commerce. La première fois de ma vie que j'ai mis les pieds dans une université, c'était pour enseigner. Je sais pas si tu vois un peu le truc. Je suis arrivé, c'est plutôt un rêve. Même quand je l'ai dit à ma mère, je lui ai dit, avec son accent, elle m'a dit: «Tu es devenu maître? Professeur?» Je lui ai dit: «Ouais, maman, je donne des cours.» Donc dans mon Pour te la faire simple, pour faire un peu l'exégèse de la situation, quand je voyais autour de moi les gens qui ont évolué, les gens qui ont un certain statut social, un certain, on va dire, successful, pour utiliser les mots du moment, il n'y a aucun moment où il y a un diplôme. Tu vois, par exemple, dans ma vie, à un moment donné, j'étais grossiste en téléphonie mobile. J'avais 2-3 refs autour de moi qui étaient bien au-dessus de moi. Je voyais, attends, le mec qui s'est lancé là, clac, clac, clac, il a fait ça. Après, il a acheté telle boutique. OK, on s'est mis dans ça, ça. Mais à aucun moment tu entends parler de diplôme. Tu vois juste des gens qui gravissent les échelons en interne, mais dans cette boîte qui s'appelle la vie, la vie entrepreneuriale. Donc au départ, tu es là, tu vends, après tu veux remonter à la source, après tu veux remonter au-dessus, après tu vois des choses. En fait, plus tu avances, pour te la faire simple, de là où tu es au départ, disons que tu as des yeux qui ne peuvent voir que 50 mètres. Donc si toi tu me parlais avec ta gamberge d'aujourd'hui à quelqu'un qui n'est pas du tout dans cette dans cette sphère-là, si tu lui dis ouais, tu peux générer 100K en 2 jours, il te dit mais t'es complètement fou, j'aimerais bien voir, même les braqueurs ils prennent pas ça. OK, parce qu'avec ses yeux à lui, il ne peut voir que 50 mètres. Et disons que mes yeux à moi ne pouvaient voir que 50 mètres. Et plus t'avances de 50 mètres, plus t'as encore 50 mètres de visibilité que tu ne pouvais pas voir de là où t'étais. Et plus t'avances de 50 mètres et ça te redonne encore 50 mètres. Mais vouloir voir tout le trajet de là où t'es au départ, c'est une hérésie. Donc plus j'avançais, plus je voyais, ah tiens, je l'ai pas vu, ah ça, je le voyais pas. Aujourd'hui, c'est différent déjà parce que tu as un accès à Internet, c'est beaucoup plus fluide, c'est beaucoup, tu as des jeunes de 18 ans qui t'apprennent la vie, en tous les cas qui ont vocation à t'apprendre la vie. Moi, quand j'avais 18 ans, il y avait pas Internet. Bien sûr. Donc tu vois, c'était encore les trucs, même ne serait-ce que pour démarcher des boîtes, c'est un autre portail opératoire.
Moi, je me rappelle à l'époque, pour poser ton CV, Tu devais faire le tour des intérims. Tu faisais, tu fais quoi aujourd'hui?
Je fais le tour des intérims.
Je sortais avec une pochette, tu essaies de mettre la petite chemise, le pin's, et tu faisais le tour des manpower et autres pour poser des CV et pour finir à porter des cartons.
Mais tu fais ça avec exactement ça, quand bien même tu voulais, parce que quand tu arrives, tu as pas de diplôme, tu es préparateur de commande. La première chose qu'il te dit, c'est préparateur de commande, jour ou nuit, tu veux travailler le jour ou la nuit? OK, on vous appelle quand on a une mission pour vous. Tu es même pas en mesure de rechiner. Pour faire un CV, c'est pareil. J'allais à la mission locale, il fallait qu'à la mission locale, il tapait, il y avait une Minitel et tout. Bon, Ça paraît archaïque, mais c'est pas si vieux que ça. Tu parles pour des quarantenaires, eux ils l'ont eu quand ils avaient 18 piges. 18-20 piges, c'est vrai.
Hors sujet, mais juste pour montrer qu'on est devenu vieux, du moins dans mon cas de figure, j'ai mon neveu qui a 14 ans. 13 ans. Et hier, mon père sort, tu sais les carnets où il y a tous les prénoms et les numéros de téléphone? Tu sais les carnets bleus?
Très bien, on en avait à la maison. Il y avait des lettres A, B, C, D. Il appuyait sur D, il s'ouvrait direct à D.
Exactement, le gros carnet avec tous les prénoms, les numéros de téléphone et donc Y'a quelques jours, c'était l'Aïd. Et hier, mon père, il dit: «Prends le carnet, trouve-moi tel nom.» Moi, j'étais pas là, y'avait mon neveu, il dit: «Vas-y, regarde.» Et je vois mon neveu qui commence à rigoler, je dis: «Pourquoi tu rigoles?» Il me dit: «Regarde, il a un carnet avec tous les noms et les numéros.» Pour lui, il avait jamais vu ça. Parce que depuis qu'il est né, les numéros de téléphone, c'est un répertoire du téléphone.
Ça, ça avait quelque chose d'incroyable. Parce que je me rappelle, par exemple, quand sur mes premiers téléphones portables, mes potos, je connaissais leur numéro de téléphone par cœur. Exactement. Kyl 06 10 48 65 23, Jamel 06 65 98 35 18. Je connaissais.
On n'appelait pas jamais.
Non, non, ils ont changé. Les deux ont changé volontairement, t'inquiète pas, ça va très très vite. Les deux ont changé, mais surtout tu te souvenais.
Bien sûr.
Aujourd'hui, tu peux prendre des personnes, prends la jeunesse, ils sont en couple avec une moitié, mec ou meuf, tout le monde connaît pas le numéro. Si elle l'appelait, il l'appelle. Si ok, je la DM, je lui envoie un truc sur Insta, sur Snap, mais son numéro de téléphone, tu perds ton téléphone, t'es incapable de la contacter. T'es obligé de te connecter à Internet quelque part. Et ça, on n'avait pas ça.
Exactement. Aujourd'hui, il y a très peu de personnes qui connaissent. Des fois, il y a des gens qui connaissent même pas leur propre numéro de téléphone.
Tiens, je vais te donner un exemple factuel. C'est pas si vieux que ça. Tu le sais, moi, j'avais une société de taxi. D'ailleurs, j'en ai toujours une. J'ai toujours une boîte de transport. Quand j'ai passé le permis taxi, tu devais apprendre les rues, les places et les monuments de Paris de tête. Oui. De tête. T'avais 2 plans. Le plan de Paris et le plan grande banlieue. Et le jour de l'examen, on pouvait te donner un itinéraire. On te disait: allez de Porte de Vincennes à la Tour Eiffel. Tu vois, c'est factuel. Vous êtes à Porte de Vincennes, vous devez aller à la Tour Eiffel. Et tu dois être capable de noter Porte de Vincennes, Cour de Vincennes, Avenue du Trône, Place de la Nation, Rue du Faubourg Saint-Antoine, Place de la Bastille, Boulevard Henri IV à contresens, quai. Mais aujourd'hui, il n'y a pas ça. Tu te sers de Waze. Tu te sers de Waze.
Même les taxis se servent de Waze maintenant?
Mais tout le monde se sert de Waze. Tu as même le droit d'utiliser Waze pour les examens. Taxi ou VTC. Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'à l'époque, tu bouffais du plan, tu bouffais du plan, c'était du par cœur. Et tu étais capable de— aujourd'hui, ton GPS, il tombe en panne.
Tu sais qu'il y a une étude qui a été faite sur les taxis anglais de Londres, les taxis londoniens, et ils ont montré que sur la mémoire, ils ont montré qu'ils avaient l'hippocampe qui était plus développé que le reste de la moyenne du fait de du développement de leur raisonnement.
Je sais pas si tu imagines, dans l'examen de taxi à l'époque, on pouvait te donner, en fait, le jour de l'exam, t'avais une carte d'un arrondissement entre le 1er et le 20e. On te donne par exemple la carte du 16e arrondissement, elle est vide, c'est juste des tracés et on te dit rue de la Pompe. Tu dois être capable de tracer la rue de la Pompe, où est-ce qu'elle commence, où est-ce qu'elle se termine et en écrivant le débutant, finissant. Je sais pas si t'imagines, t'as une carte comme ça là, plein de traits, tu dois écrire rue de la Pompe, OK, rue de l'Ascension. T'avais 2 rues par arrondissement. Donc tu dois être capable de visualiser la carte de l'arrondissement avec ses centaines de rues, savoir où elle débute, où elle finit.
Et les moyens mnémotechniques, toi tu avais utilisé quel moyen mnémotechnique pour retenir?
Moi, il y a un truc que j'ai utilisé pendant très longtemps parce qu'à l'époque, j'avais une vie assez mouvementée. J'ai dû arrêter l'école de taxi en plein cours, mais je voulais quand même me présenter à l'exam. Donc je leur ai dit ouais, je vais quand même me présenter, je peux plus venir à l'école, mais je me présenterai. J'utilisais des flashcards.
D'accord.
Donc comme il y avait 2-3 potos avec qui j'étais collé H24, vraiment H24, j'écrivais par exemple «Rue de la Pompe», débutant, derrière finissant. Et je passais les cartes à mon pote Aziz, il prenait, il me disait: «Rue de la Pompe, rue de la Pompe, débutant, finissant, non c'est pas ça, débutant, finissant, ah ok vas-y fais-moi-en une autre.» Et on faisait comme un jeu de cartes.
Donc tu t'étais fait tes propres flashcards?
Ouais, je m'étais fait mes cartes. Mes cartes, surtout avec les places, les monuments. Par exemple, on peut te dire Place de la Bourse, toi tu dois donner l'adresse. D'accord, super. Institut du monde arabe.
Ça, c'est une très, très bonne méthode de mémorisation.
Je connaissais pas les méthodes d'apprentissage.
Mais tu as utilisé une méthode que moi j'enseigne aujourd'hui qui s'appelle les flashcards, effectivement, avec la révision espacée pour choisir à quel moment il faut revoir régulièrement l'information et qui permet d'ancrer et faire passer l'information.
Exactement, je le savais pas. Je le savais pas. Moi, je passais mon temps dans des cafés à l'époque. Et le truc qu'ils avaient dans le café, c'était des cartes. Toute la journée, ils traînaient avec des cartes. Ça joue soit au rami, soit au poker. Ils jouaient au rami, ils jouaient au poker. Je me suis dit au fait, les cartes, tu passes ta journée dans les cafés. OK, je vais me faire mes propres cartes. J'avais pris des feuilles de format A4, un peu cartonnées. Je les avais découpées avec ma maman, je me rappelle encore. Elle m'a dit vas-y, je te les découpe et tout. Elle voyait que j'étais retourné à l'école, elle était trop contente pour elle. L'école de taxi, c'était l'école. Oui, oui.
Elle te les coupe.
Exactement. Elle me les avait découpées. Moi, j'avais fait ça et Tous les moyens étaient propices, que ce soit café, voiture, 1h du matin, 3h, j'étais avec mes potes, vas-y, fais-moi réviser. Et même les mecs avec qui j'étais, qui n'étaient pas les couteaux les plus aiguisés du tiroir, aussi, ils apprenaient. Ils me disent, vas-y, celle-là, je la connais par cœur. Place du Puy-de-l'Ermite.
À force, eux-mêmes, ils ont passé le permis de taxi grâce à toi.
Non, ils ont quand même pas. Mais je te parle de ça, c'est en 2005. Je sais pas si tu te rends compte, c'est à 19 ans. Waouh. Tu te rends compte?
Et aujourd'hui, c'est fou ce que tu racontes. Aujourd'hui, donc tu es passé de taxi, donc intérim taxi, à storyteller, formateur storyteller. C'est quoi le cheminement?
Alors pour info, avant de passer dans le taxi, j'avais déjà des boîtes avant. J'étais négociant auto, j'ai fait de l'import-export dans les véhicules, j'ai fait aussi du grossiste en téléphonie mobile avant le taxi et pendant le taxi. Enfin bref, plein d'autres choses, je suis pas là pour les énumérer. Mais quel a été le process? Bah c'est simple, déjà le taxi c'est incroyable. Parce que le taxi, pour un mec qui kiffe les histoires, c'est paradise. Parce que chaque personne qui monte a une histoire à te raconter. Et surtout, ils partent du postulat qu'ils vont plus te voir, donc ils montent: «Oh, t'es pas au courant?» Des histoires de fou, des secrets, des histoires très personnelles. Et pour un mec comme moi qui kiffe les histoires, c'est incroyable. Donc toi, t'as des histoires, ils montent avec leurs histoires, de ces histoires-là se créent d'autres histoires et c'est fou. Et comment sont Comment est arrivé ce processus-là? Je me suis rendu compte que j'avais cette manière de raconter naturellement, à force de répétition, qui était de plus en plus impactante. Un truc tout bête, tu racontes une histoire, tu vois qu'elle matche bien avec un client et tu fais 34 clients par jour. Le mec qui monte derrière, rien ne t'empêche de la refaire. D'accord. Et quand t'as raconté la même histoire 34 fois, crois-moi qu'à la 34e fois, elle est plus du tout pareille qu'à la première. Tu regardes des humoristes parfois, mais tu les vois, ils sont en stand-up, tu as l'impression que c'est une blague. Tu peux venir tous les soirs au Paname, tu vas voir qu'il fait tous les soirs la même blague. Mais lorsque toi tu viens, tu as l'impression que c'est, oh, c'est de la totale impro, il a vanné un mec avec une coupe afro. Non, dans son cadre de ref, il y a un mec avec une coupe afro, il va le vanner. Une demoiselle qui va se lever pour aller aux toilettes, il a la punchline pour aller aux toilettes. Mais quasiment tous les soirs, il y a quelqu'un qui va se lever à un moment, la punchline est facile.
Tu as jamais voulu faire du stand-up?
Bah, j'en ai fait entre guillemets sans— non, j'ai jamais voulu en faire. Ouais, je sais pourquoi tu me dis ça.
Pourquoi je te dis ça?
Je suis pas le dernier de la classe pour—
non, tu es très bon. Non, parce qu'en t'écoutant, je me dis que tu dois être—
tu es bon. C'est très simple. Quand j'ai voulu— tu m'envoies sur un vrai sujet là. Quand je suis arrivé dans le—
je t'envoie toujours sur des vrais sujets.
Qu'est-ce que tu dénigres? Non, non, un vrai sujet de très profond. Quand je suis arrivé dans ce milieu-là et que je voulais me mettre en tant que formateur, Au départ, j'étais un peu sur de la neuroscience. On y reviendra plus tard peut-être, mais je me suis beaucoup formé en neurosciences et j'arrivais mais tout le temps avec cette touche d'humour. Et donc c'était très bien parce que je donnais du contenu gratuit, c'était incroyable et tout. Je donnais du contenu gratuit vraiment à foison. Et puis le jour où j'ai dit ah bah tiens, je vais lancer un. On m'a dit mais non Nabil, fais pas ça, tu devrais faire du stand-up, toi t'es très bon. Ben non, en fait je suis pas un comique. Je peux être le formateur le plus marrant, mais j'ai pas envie d'être un comique. Il y a des gens dont c'est le métier et qui font ça très certainement 100 fois mieux que moi. Mais je veux pas être catalogué là. C'est un choix perso. J'ai rien contre, mais je ne veux pas être l'humoriste de... OK? Et je me suis mis à gamberger, je me suis dit: «Attends, les mecs qui vont voir un spectacle le samedi, est-ce que c'est pas les mêmes personnes qui vont se former le mardi?» Ils sont toute la semaine dans leur boîte et puis le vendredi, le samedi, pour décompresser, ils vont regarder. En réalité, on a les mêmes personnes. Sauf que le mardi, il est au resto, le mercredi, il est en formation, le samedi, il se fait un petit... Et je me suis dit: «Je vais créer un concept innovant.» qui allie justement formation et stand-up. Parce que bon, c'est pas toi que je vais l'apprendre, mais on apprend 10 fois plus en s'amusant. C'est beaucoup plus rapide.
D'où ce que je prépare à l'Olympia. Exactement. Quasiment tout ce qui est fait.
C'est exactement ça. C'est exactement ça. J'ai eu la chance là, pour le coup, je vais regarder la caméra. J'ai eu la chance, j'ai 8 dires de ce qui allait se passer à l'Olympia et c'est incroyable. Et c'est pour ça que ça me fait sourire. Et donc jeu d'acteur.
Jeu d'acteur. Il sera là, il sera là, il sera à l'Olympia, bien sûr.
Minimum, minimum, je serai là. Et donc je me suis dit je vais me servir de cette capacité que j'ai à fédérer, à capter l'attention, à faire rire pour pouvoir transmettre de la neuroscience qui de prime abord, quand moi je me formais dans des instituts très protocolaires en mode slides, aller à l'étranger regarder des trucs avec des workbooks, je me suis dit je vais faire passer exactement le même content mais en vulgarisant. Ah, vous avez bien rigolé là? OK, vous venez d'apprendre la leçon numéro 2. Et même sur la manière de redistribuer l'information, on y viendra à la fin du podcast, mais je distribue l'information sur un support qui n'a jamais été fait. OK. Qui est amusant, toujours.
Toujours amusant. Mais donc l'envie de faire du stand-up aujourd'hui?
L'envie de faire du stand-up? Non. Je me sers de l'humour parce que pour moi, c'est toujours l'émotion qui est vectrice d'action. Et d'ailleurs, pour tout bon storyteller, le cœur même du storytelling, c'est les émotions. Parce que c'est tout le temps les émotions. Tu regardes n'importe un film qui t'a touché émotionnellement, tu vas le trouver bien. Un dessin animé qui va te toucher émotionnellement, tu vas le trouver bien. C'est tout le temps l'émotion d'une manière générale, en fait. C'est tout le temps l'émotion qui nous pousse à l'action et ensuite on va justifier avec la raison en disant non mais c'est le meilleur formateur, c'est le vice-champion du monde. Non mais émotionnellement, il y a un truc qui t'a piqué, il y a un truc qui t'a connecté, c'est le Bluetooth l'émotion. Donc je me sers de ça mais pour faire passer mon contenu.
Et dans ta vie, je voulais revenir sur ta vie de taxi. C'est quoi l'anecdote la plus marquante que tu as vécue en taxi?
Franchement, j'en ai des sacrément ouf. Dis-moi si... Non, il y en a que je peux pas raconter parce que j'en ai déjà eu avec des hommes politiques et pour le coup, c'est vraiment pas le truc. Mais marquant, tiens, j'en ai une marrante.
Vas-y.
Un jour, je suis comme ça place Victor Hugo.
Est-ce que tu en as une que tu as jamais racontée?
Une que j'ai? Ouais, j'en ai une que j'ai jamais racontée.
Vas-y, on va en faire deux alors. On va faire la marrante et celle que t'as jamais racontée.
OK, la première, c'est la marrante. Je suis à place Victor Hugo, j'attends comme ça, il doit être minuit, 1h du mat. Il y a un couple qui arrive plutôt correct, qui marche bien, pas éméché, pas le hop, ils montent en voiture, ils me disent: OK, mais bonjour monsieur, nous allons à Place des Fêtes dans le 19e. OK, y a-t-il un itinéraire par lequel vous souhaiteriez passer? Les quais, par Paris ou on prend le périph, on sort directement? Non, non, allez-y, passez par Paris. OK, je passe par Paris et puis à un moment donné, comme ça, moi je mets ma petite musique classique, tu vois, un petit peu, je les papote. Mais que tu le veuilles ou non, quand tu es dans le taxi, même si tu n'écoutes pas, Il y a 30 cm entre nous. Tu racontes des dingueries, je les entends. La dame, son téléphone sonne. Par correction, je baisse un peu le son, genre sans prêter, je baisse le son et là, la dame, je l'entends. Oui, allô? Non, non, c'est pas vrai. Non. OK, OK. Oui, oui, bien sûr, Valérie. Bien sûr, bien sûr, tu peux compter sur moi. Oui, oui, je suis avec lui. On arrive à la maison. OK, bien sûr, j'arrive tout de suite. Là, moi, je les calcule pas, mais en vrai, J'ai envie de savoir ce qui s'est passé avec Valy. Et là, son mari, elle raccroche, son mari la regarde. Elle dit non, non, mais c'est Valy là, elle m'a dit la petite, elle est malade là, elle se sent vraiment pas bien. Et là, elle va le ramener à l'hôpital. Elle m'a demandé si je pouvais aller garder le petit à la maison. Je lui ai dit oui, bien sûr, j'arrive, je passe à la maison, je prends un change et j'arrive. Son mari lui dit OK, OK, tu vois. Et même moi, en vrai, émotionnellement parlant, je viens d'être papa, je capte le truc. Moi, direct, en fait, Émotion, connexion. Je me connecte, moi, jeune papa, j'imagine ma fille toute seule à la maison. Donc j'accélère un peu, je bombarde, je bombarde. Eux, ils voient que je joue le jeu. Moi, je leur dis rien, mais sans leur dire, je joue le jeu. Je bombarde. Arrivé à destination, à Place des Fêtes, la dame descend. Le monsieur me dit: «Ça vous dérange pas, on va attendre ma femme, je reste avec vous dans la voiture.» Je dis: «Oui, bien sûr.» Il me dit: «Ça fera combien, à votre avis, pour aller à l'adresse qu'il m'avait donnée?» Je lui dis: «À votre avis, 50 €, ça couvre?» Je lui dis regarde, là on a ça, ça, 36 €. Ça dépassera pas les 50 €. Je lui dis au pire, ça fait 52, 53. Il m'a dit OK. Sa femme, elle arrive et tout, laisse les 50 € et monte dans la voiture. Moi, ce que je fais, je repense à Valy, l'hôpital, tout ça. Pareil, je rebombarde. Je bombarde. D'ailleurs, petit clin d'œil. Savais-tu qu'il n'y avait pas de stop à Paris?
Non, je savais pas. Il n'y a pas de stop dans Paris.
Il n'y a pas de stop. Cherche. Au départ, tu vas me dire si, si, je me vois m'arrêter dans un stop. Y'a pas de stop à Paris. Vous pouvez chercher, je suis sûr. Là, tu regardes, tu vas te dire vas-y, je vais taper. Y'a pas de stop. Y'a des feux rouges, des ronds-points, des priorités à droite. Il n'y a pas de stop dans Paris. Donc je bombarde, je passe un peu au orange sur quelques feux rouges et à un moment, la femme, son téléphone sonne pareil. Je rebaisse le son et là je l'entends. Oui, allô? Ouais, ouais, Valy. Ouais, t'as assuré, t'as assuré. Il a tout gobé. Tu sais quoi? Il m'a même filé 50 € pour le taxi. Ouais, ouais, ouais, ouais. Et là, je vois ça, moi, ça commence à monter. Tu vois? Et en même temps, on est quasiment arrivé parce que moi je bombardais, tu vois. Hop là, on est arrivé. Et là, on ouvre la porte, elle me dit: «Eh monsieur, ça reste entre nous, hein?» Hop, elle me laisse les 50 € et je te mens pas, à ce moment-là, j'ai envie de l'appeler le Fred. J'ai pas son numéro, mais si je pouvais la poucave... T'as envie de repartir à la pêche. Ah, je l'aurais poucave direct. Pour te la faire simple, pour rester très poli, parce qu'on sait qu'il y a des jeunes gens qui nous regardent, elle avait un autre plan. Ouais. Il y avait pas de Valide dans l'équation. Tu vois?
Et les noms sont changés, je vous rassure.
Pour le coup, c'est ça. Stéphanie Wim.
Mais si une personne se rappelle de l'histoire, vas-y.
C'est pas grave. J'assume, j'en prends l'entière responsabilité solennellement aujourd'hui. Et donc, il n'y avait ni Valie, ni rien du tout. Valie, elle était complice de ce qu'il allait faire. Et voilà, ils étaient tous dans la sauce au sens propre comme au sens figuré. Incroyable.
Et comment tu vis ça après?
Sur le coup, j'étais vénère, mais j'étais vénère parce que moi, dans le coup, encore une fois, tu vois, on en revient à l'histoire connectée émotionnellement. Moi, je me mets dans le Fred. Fred, il est en train de faire une bonne action, lui. Il se dit sa femme, elle va aider l'autre. Moi, je me mets dans la Valie, là, bébé tout seul à la maison. Encore une fois, je fais une bonne action, je grille 2-3 feux rouges. Et quand bien même la police m'aurait arrêté, j'aurais dit excusez-moi, là il y a un bébé qui est tout seul à la maison, on est obligé, tu vois. L'émotion, tu vois. Tout le temps, tu as vu l'émotion, comment ils t'ouvrent les portes. Emotion. En fait, il y avait rien du tout. Il y avait juste une histoire bien rodée. Et pour le coup, là, c'était pas du storytelling, c'était du mythotelling.
Du mythotelling, c'est deux choses différentes. Et c'est quoi la deuxième histoire avant qu'on passe à l'étape?
La deuxième histoire, je récupère deux jeunes demoiselles, deux jeunes demoiselles. Et non, parce que j'allais dire donner un détail, mais qui n'a pas forcément d'importance. Dont une qui se tient le ventre comme ça là, qui me dit: Monsieur, j'ai perdu les os, tout mouillé. Tu vois, là, je vais accoucher.
Dans ta voiture?
Ouais, dans la voiture, elle me dit ça. Je lui dis mais on va où là? Je la vois accoucher, on va où? Moi je lui dis on va où? Elle me dit nous allons à l'hôpital Tenon, rue de la Chine dans le 20e. Et donc là, moi je bombarde. Alors là, pour le coup, ni feu rouge ni rien. Là, tu peux me ramener les keufs, il y a une dame qui va accoucher. Et donc je bombarde tout en restant bien entendu que je vous, j'arrête, je bombarde, je grille tous les feux. Et dans ma tête, je me dis «Inchallah qu'elle accouche dans ma voiture.» Non mais écoute la dinguerie, dans ma tête je me dis «Inchallah.» Tu te rends pas compte, une histoire de ouf. Moi je voyais déjà dans Le Parisien, le taxi, je voyais l'histoire de ouf parce qu'il y a pas très longtemps de ça, pas très longtemps avant ça, j'ai une histoire dans le taxi pareil. Un collègue, il arrive, je sais plus où c'était, c'était à Porte de la Chapelle, d'ailleurs c'est pas très loin, tu vois, à Porte de la Chapelle ou quoi, des mecs ils appellent un taxi, ils arrivent, ils lui mettent un cadavre, je crois. Non, pas un cadavre. Ouais, ils lui mettent un mec dans le coffre, il lui dit: «Direction l'hôpital.» Un mec plein de sang. Je lui dis: «Ah, j'étais paniqué, je savais pas quoi faire, j'étais à l'hôpital.» Donc entre un cadavre et une meuf qui accouche, hop, moi je voulais qu'elle accouche et je faisais tourner et tout. J'étais là: «Il va sortir, il va sortir.» J'étais partagé entre: «Lève le pied, Nabil.» Tu vois, tu vas te transformer en Dr House. «Donnez-moi 2 mg d'épileptique.» Et entre le, tu vois, j'étais partagé, mais vraiment le yin et le yang dans ma tête. Parce qu'en vrai, ça peut être galère, mais je sais que techniquement parlant, elle peut accoucher. Mais donc j'étais partagé entre trucs. Et puis finalement, c'est bon, on est à peine arrivé aux urgences. Sa copine, elle était en train d'appeler les urgences à l'hôpital Tenon. Elle a appelé les urgences, on arrive et tout. Donc on est arrivé, ils nous ont pris direct, pas sur le tarmac, mais à l'intérieur. Elle a pas accouché dans la voiture, mais j'aurais bien aimé que—
Ah ouais, c'est purement égoïste. Tu lui aurais offert le taxi à vie après?
Ouais, clair. Mais j'aurais eu une une super histoire, tu vois. Bah, tu as une demi-histoire. Ouais, j'ai une demi-histoire, c'est pas ouf.
Mais oui, tu as apporté un objet avec toi, est-ce que tu peux nous le montrer?
J'en ai apporté deux, exceptionnellement parlant. J'ai eu du mal, entre mon père et ma mère, je pouvais plus choisir.
Alors montre-nous les deux.
Le premier, c'est marrant parce qu'on en a parlé tout à l'heure, c'est ça.
D'accord.
Le Rubik's Cube. Je sais pas si on le voit à la cam là, mais en gros, c'est le Rubik's Cube. Pour te donner un exemple, tout à l'heure, je te parlais des formations quand je faisais les TF Perso ou d'ailleurs le Story Show. À la fin de la formation, je résume tout le programme sur le— tu peux avoir le Rubik's Cube, il y a des mots écrits dessus, toi tu les comprends pas, mais chaque personne qui était dans la salle est capable de comprendre. Pourquoi? Parce qu'elle l'a vécu, elle l'a implémenté. Toi, tu l'as, t'as juste un Rubik's Cube qui veut rien dire. Et pourquoi le Rubik's Cube? Parce que très longtemps, quand les gens montaient dans la voiture, moi je les voyais pas les gens comme des gens, je voyais simplement des Rubik's. À remettre dans l'ordre. Pour moi, chaque personne qui arrive, que ce soit toi, moi, la personne qui nous regarde à travers la caméra ou le monsieur qui est là-bas à la régie, on a tous des problèmes à des degrés différents. Et en réalité, on a la solution. C'est juste qu'on n'est pas capable de le faire. Et très souvent, le cerveau qui a émis le problème, il a du mal à trouver la solution. Ça veut dire qu'une problématique à laquelle toi tu serais assujetti, si je te parle de Fred qui a exactement la même problématique, ouais tiens, j'ai un pote à moi, il s'appelle Fred, il a ça, sans Tu vois, tout en passant sous les radars, tu me dis oui, bah il a qu'à faire ça, il a qu'à faire ça. Tu as le plan parfait pour aider quelqu'un qui est dans exactement la même thématique que toi. Et donc moi, je voyais les gens comme des Rubik's Cube qui montaient dans ma voiture et l'espace d'un instant, en fonction d'où ils me demandaient que je les dépose, 13 minutes, 12 minutes, 27 minutes, 44 en fonction des trajets. Pour moi, j'ai 12 minutes, 27 minutes ou 44 minutes pour les remettre dans l'ordre. Et d'ailleurs, cette capacité justement à être plutôt bon de manière à communiquer ou plutôt éloquent ou très vif d'esprit. C'est juste qu'en vrai, moi, je voyais pas les gens comme des gens, mais je voyais des coffres dans lequel je voulais entrer.
Et tu as réussi à rentrer dans quasiment tous les coffres?
Parce qu'au fur et à mesure, tu t'améliores. C'est-à-dire qu'au départ, tu sais pas, c'est comment je vais créer de la connexion? Comment connecter rapidement? Un sourire. Y a-t-il un itinéraire par lequel vous souhaiteriez passer? OK, vous voulez un peu de musique? Y a-t-il une station de radio qui ferait plaisir? Ah, c'est marrant, tu parles de la météo. C'est une chose, on avait déjà échangé, tu te rappelles? La météo, le truc, le foot. Il y a 2-3 sujets et j'arrive à créer de la connexion assez rapidement. Mais c'est pour l'avoir fait des milliers de fois. C'est vraiment des milliers de fois. En vrai, ma voiture était devenue un laboratoire. Donc comment rentrer dans la tête des gens? Comment connecter avec les gens? Tu as 7 minutes, j'ai 7 minutes. Il y a 1 heure, on va y aller un peu plus en douceur. Hop, après je vais accélérer. Rubik's Cube, vous l'avez déjà terminé? Ah non, j'ai jamais réussi. Ah, c'est incroyable, c'est le jeu. Ah ouais, et quel est votre jeu préféré? Tu connectes. Donc tu as l'impression que Nabil est plutôt à l'aise à l'oral, que c'est un bon communicant. Non, c'est juste que c'est le travail et la répétition.
En parlant de ça, mais juste avant, ton Rubik's Cube, j'ai jamais vu terminé.
C'est normal parce qu'il est tout le temps dans la main, il est tout le temps défait. En fait, là, c'est—
Tu l'as déjà terminé?
Oui, bien sûr. Il y a une vraie question qui est: sais-tu faire le Rubik's Cube?
C'est des maths le Rubik's Cube.
Non mais ça, c'est la question que tu voulais me poser derrière le «je l'ai jamais vu terminé». Sais-tu faire le Rubik's Cube? Sais-tu faire le Rubik's Cube? Oui, bien sûr, je sais le faire avec une méthode, pas comme le jeune homme de Montpellier qui est beaucoup plus rapide. Il y en a un qui est spécialisé? Oui, il est incroyable. D'ailleurs, je lui ai demandé, je lui ai dit: mais comment tu fais? C'est incroyable. Mais lui, son truc tournait autour du Rubik's Cube. D'ailleurs, pour information, pendant des mois, t'as le Rubik's Cube, t'as des codes. C'est de l'algorithme. En fait, il y a des techniques, c'est pas très compliqué. C'est les techniques, une fois que tu les as, c'est ça. Et au départ, quand je l'avais, je pouvais regarder sur Internet comment faire, mais je voulais pas de tuto. Parce que si je regarde un tuto, tourne à droite, OK, faites la croix blanche, OK, maintenant mettez les angles, la première. Oui, ben je l'ai pas fait en fait. Je comprends pas. Et le Rubik's Cube, c'est incroyable parce qu'il est à la fois d'une facilité déconcertante et je peux t'assurer que si t'as pas le code, tu peux rester une semaine dessus, t'arriveras pas à le faire. Même plus. À chaque fois que tu fais une face et que tu veux terminer l'autre face, tu foires la première. Ça, c'est le premier objet que j'ai ramené. Ça te parle?
Yes, ça me parle.
Et le deuxième, c'est, je pouvais pas choisir entre mon père et ma mère. Et comme tu le sais, j'ai plus mon père, donc j'ai obligé de l'embarquer. Disons que ça, c'est ma maman.
Et ça, c'est ton papa.
Et ça, c'est mon papa.
Et si tu regardes bien, tout ce que je fais, je peux le commenter pour ceux qui l'écouteront en podcast. Comment dire l'objet?
L'objet? Oui, c'est vrai, c'est un sablier. C'est un sablier. Où que vous alliez, que tu comptes m'offrir aujourd'hui, c'est ça? Comment?
Que tu comptes m'offrir aujourd'hui?
Si tu le veux, qu'à cela ne tienne, je te l'offre. Non, là, c'est pas vrai. Celui-là, je l'ai pris dans mon bureau.
C'est pas vrai, c'est une blague.
Et où que vous alliez, j'ai tout le temps un sablier. Et si tu regardes bien dans ma manière de communiquer, tout tourne autour du sablier, tout tourne autour du temps. D'ailleurs, mon nom sur les réseaux, c'est T'attends quoi? Effectivement, t'attends quoi? C'est lié au temps. Tu regardes sur mon livre, fais attention que plus tard ne se transforme pas en trop tard. T'attends quoi? Et ça, ça m'est venu du transport de personnes malades que j'ai fait pendant des années parce qu'après le taxi, je me suis spécialisé, je faisais que du VSL. Que des transports en personne malade, de personnes malades, donc chimiothérapie, radiothérapie, dialyse. Et de ces milliers de personnes que j'ai pu transporter, c'est tout le temps le même message qui revenait: les regrets de ne pas avoir fait ce qu'ils pouvaient quand leur santé le permettait. Tout le monde, des personnes d'origines différentes, d'obédiences différentes, croyantes ou non, c'est tout le temps la même chose. C'est des phrases du style: «Vous savez, jeune homme, toute ma vie j'ai rêvé de... Malheureusement, aujourd'hui, je ne peux pas.» «Vous savez, jeune homme, j'ai mis de l'argent de côté, pensant profiter de ma maison à la retraite. Et là, j'ai même pas le temps d'en profiter.
Est-ce que toi, ça t'a fait changer quelque chose dans ta vie?
Mais clairement, je suis devant toi aujourd'hui. J'ai lâché, tu sais, à force de passer du temps quand je me formais à la programmation neurolinguistique, toutes ces techniques de sciences comportementales, si on peut dire ça comme ça, pour améliorer. À la base, je le faisais pour améliorer la vie de mes patients. Je sais pas si tu te rends compte, ça veut dire ça a ni queue ni tête. Le Nabil t'attends quoi n'existait pas. Je n'avais rien à vendre, j'étais pas du tout Je me formais en neurosciences pour améliorer la vie de mes patients. Pour pouvoir hacker leur cerveau et leur remettre un smiley à la place d'une grimace. Et donc, à force de faire ça, de faire ça, de faire ça, les gens me disaient: «Mais Nabil, vous devriez être remboursé par la Sécurité sociale. Mais les gens devraient entendre ce que vous dites.» Tu l'entends une fois, ça flatte ton ego. 2 fois, 3 fois. Quand tu l'as entendu 90 fois et 90 personnes qui se connaissent pas, tu dis: «Tiens, là, il y a peut-être un truc.» Et donc, c'est comme ça que j'ai lancé ma première vidéo. Je me suis dit: «Mais tu attends quoi, en fait?» À chaque fois je me dis mais tu attends quoi? Tu attends quoi? Tu attends quoi? Et de là c'est tu attends quoi?
Qui s'est créé.
Exactement, qui s'est créé. Et tu te rends compte que dans tout ce que je fais, je pars du postulat que demain c'est une option, c'est pas une certitude. Il y a énormément de personnes qui disent ouais, je le ferai demain, mais demain c'est la journée préférée des gens qui procrastinent.
Effectivement.
Donc voilà pourquoi tu attends quoi.
Voilà pourquoi tu attends quoi. Et sur son Instagram, vous pouvez le retrouver avec Nabil T'attends quoi ou Nabil T'attends quoi, ou Nabil T'attends quoi, je pense qu'on trouve directement. Il y a un sujet d'actualité que j'aimerais bien aborder avec toi. Avec plaisir. On va pas parler de politique aujourd'hui parce qu'on va laisser la politique pour d'autres personnes. Moi, j'aimerais bien parler des réseaux sociaux en termes de sujets d'actualité parce que tu es très présent sur les réseaux. Et je sais pas si tu as vu passer, il y a aux États-Unis, ils veulent, ils ont interdit TikTok dans plusieurs, dans quelques mois TikTok sera interdit aux États-Unis. Du moins, ils ne doivent plus être sur le territoire américain. Soit ils vendent TikTok aux Américains, soit ils partent du territoire.
OK, parce qu'ils n'ont pas la main sur l'algorithme.
Ils n'ont pas la main sur l'algorithme et ils disent que les Chinois peuvent faire de l'espionnage industriel ou autre.
Tout le monde a TikTok.
Tout le monde a TikTok et tout le monde a des réseaux sociaux. Il y a ce sujet-là, mais surtout le sujet, c'est aujourd'hui l'impact pour toi. Quel est l'impact des des réseaux sociaux sur la vie et le quotidien des gens? Parce que toi, tu es souvent sur les réseaux également, tu côtoies beaucoup de personnes comme ça. Et c'est quoi pour toi? Est-ce que tu penses que c'est une force? Que non? Est-ce que, comment on doit vivre avec ça?
Ok, alors déjà, pour te donner une métaphore, pour moi, les réseaux sociaux, c'est un couteau.
D'accord.
Un couteau, de prime abord, c'est neutre. Tu peux t'en servir pour couper une viande, tu peux t'en servir pour tartiner du beurre, ou tu peux t'en servir pour planter quelqu'un. Mais la vraie question, c'est la main qui a pris le couteau, qu'est-ce qu'elle a décidé d'en faire? Le couteau en lui-même, il est neutre. Sur les réseaux sociaux, tu prends n'importe quel réseau social confondu, que tu prennes Facebook, que tu prennes Instagram ou TikTok, les 3 plus grands, il y a du contenu incroyable pour ceux qui veulent s'informer, à commencer par le tien.
Bien sûr.
Technique de mémorisation, technique, il y a plein, il y en a des milliers de gens qui font du contenu incroyable. Et t'en as également des milliers de gens qui ont, enfin des centaines de milliers qui font du contenu qui n'a que pour but de te voler ta denrée la plus précieuse qui est le temps. Pour ceux qui nous voient pas et qui sont en podcast, le CG, j'ai pris le sablier dans ma main. C'est ça. Donc tu parlais des Chinois, tu sais que le TikTok des Chinois n'est pas le TikTok des Français. Je sais pas si tu le savais, les jeunes enfants chinois ne voient sur leur TikTok que du contenu qui les éduque, que des contenus pour les— tu le savais pas? Non, ça je le savais pas. Ah, ils voient pas les conneries que nous on voit, eux ils les voient pas. Eux ils les voient pas, eux ils ne voient pas ça. Que des contenus, comment gérer les mathématiques, comment faire ça, comment faire X, Y, Z. Je grossis le trait bien entendu, mais ils ont que ça. Tu regardes nous, comment faire du slime, comment— eh, j'ai sauté de— c'est incroyable. Donc tu vois, le réseau social à la base, c'est C'est une arme. T'en fais ce que tu veux, tout dépend de la personne qui va dessus. Le truc qu'il y a, c'est que t'as l'entière responsabilité de ce que tu fais dessus. Et les réseaux sociaux, il y a des gens qui sont payés des sommes pharaoniques pour hacker ton attention. Exactement. C'est comment capter l'attention? À commencer par la notif, le «tling, tling». Bien sûr. Tu vois, si tu regardes bien les notifs...
La pastille rouge, déjà, elle est là pour te...
C'est incroyable. En fait, tu regardes sur les C'est le principe d'ancrage d'une habitude. Les réseaux sociaux, ils ont hacké le comment ancrer une habitude. C'est des réflexes pavloviens. Pourquoi? Parce que la notification va générer de la dopamine. Le principe d'ancrage d'une habitude, c'est un signal pour, pour, je, j'explique un peu pour les chiens de Pavlov, pour ceux qui connaissent pas.
Tu peux, tu peux, pour ceux qui connaissent pas la référence.
Je sais que tu l'as, mais c'est, ouais, je l'ai, je l'ai, mais les chiens de Pavlov, pour la faire simple, c'est Pavlov, c'était un chercheur et qui à un moment donné voulait étudier justement la, la mise en place des habitudes des habitudes, pour la faire simple. Et donc ce qu'il fait, c'est qu'il sert des croquettes à ses chiens et à chaque fois qu'il a mis des capteurs sur le cou de ses chiens, il sert des croquettes à ses chiens et à chaque fois qu'il sert des croquettes, il fait un petit bip, une petite sonnette et hop, les chiens comprennent qu'il y a les croquettes. Ils vont, ils mangent et dès qu'ils ont mangé, on peut voir via les capteurs que là, il y a le pic de dopamine. Une fois qu'ils ont mangé, donc ils répètent, ils répètent. À chaque fois, il sert à manger, il fait le bip, le bip, les chiens vont manger. Une fois qu'ils sont gavés, pic de dopamine. Et puis au fur et à mesure, ils se sont rendu compte que finalement, en fait, ce qui générait au fur et à mesure du temps, ce qui générait le pic de dopamine, donc le top de dopamine, ce n'est plus quand ils mangeaient, c'est simplement la sonnette. Effectivement. La sonnette a créé le— à la sonnette, ils avaient déjà le pic de dopamine. On l'a fait avec des rats, on l'a fait avec plein d'autres, on l'a fait avec des singes, avec du sirop. C'est incroyable. C'est au départ, c'est l'action qui qui donne la récompense et satisfaction. Et finalement, c'est simplement le stimuli qui a généré le truc. C'est ce qui fait que tu dis ouais, je vais pas toucher mon téléphone, t'es dans ton lit, t'entends, t'as une notif. C'est physique, c'est physique. Tu veux lire là et tu peux voir si tu filmes des gens, tu peux voir sur leur visage, c'est un commentaire sur son truc. Ah ouais. Sourire, pic de dopamine. En fait, c'est le stimuli, le stimuli qui va déclencher l'envie, l'envie va déclencher l'action, l'action va donner lieu à une récompense. Exactement. Et une habitude ne devient une habitude que quand ça devient plus difficile à ne pas faire qu'à faire. Sinon, c'est pas une habitude, c'est une action à répétition. Et tu regardes bien quelqu'un qui, par exemple, il sort de chez lui et qui a oublié son téléphone, ne serait-ce que pour aller à la boulangerie, il descend en bas des escaliers, la plupart, bien entendu, on trouvera toujours des personnes qui diront non, je le laisse, OK, certes, mais quelqu'un pour qui c'est l'habitude, il peut faire demi-tour, oh merde, mon téléphone. Il peut rentrer aux toilettes, il a pas son téléphone, il sort, il reprend son téléphone pour s'installer aux toilettes.
C'est incroyable.
Donc un peu de neurosciences, mais non, mais je suis entièrement d'accord.
Et aujourd'hui, donc ce que tu dis, c'est ça nous de choisir comment l'utiliser.
C'est exactement ça. Je vais donner un exemple. Moi, quand je suis arrivé sur TikTok, la première chose qu'ils me proposaient, c'était des meufs qui twerk. Je comprends pas, mais je dis, et le pire, c'est que je voulais pas aller sur TikTok parce que j'ai 2-3 amis qui avaient TikTok et j'avais l'impression que c'était juste un truc de de mongole comme pas possible, de gogole qui fait des vidéos. Donc je dis non. Et après j'ai capté, en fait, dès le premier jour, ce que je me suis mis à faire, j'ai liké du contenu qui me paraissait pertinent. Et quand ils mettaient des trucs sur 3 petits points, n'est pas intéressé, n'est pas intéressé. Ils retentent, ils vont tenter de te remontrer une demoiselle un peu, hop, toi tu as rentré les trucs, tu as mis homme, tu as mis ton âge, donc il sait déjà plus ou moins avec les limites milliards de data qu'ils ont, un homme de ton âge, par quoi il est intéressé. Et tu as vite fait de te retrouver sur un truc que tu avais pas prévu, mais tu es là, ah bon? Donc ce que je fais, c'est ça. Là, par exemple, tu vas dans ma loop sur Instagram, je suis tout le temps sur Instagram, ils vont te montrer quasiment que des combats.
Je suis tout le temps en train de regarder des combats de MMA, soit du combat, soit du sport, soit des choses de valeur également avec des trucs d'apprentissage. Ou à un moment, je suis tombé sur une vidéo de bébé qui faisait des bébés qui font des grimaces, qui font rire. Et ben d'un coup, ils montraient que ça. J'avais que des vidéos de bébés.
J'ai eu la même chose moi avec les chats. J'ai jamais calculé les chats de ma vie. J'ai adopté un chaton, je me suis mis à regarder des vidéos de chatons. Oh, c'est trop mignon! Des trucs que je calculais même pas avant. Mais bon, là, tu vois, on est dans le système d'activation réticulaire.
Exactement, système d'activation réticulaire. Et surtout, ils te le font. Ils te créent ce système.
Oui, mais eux, c'est super bien. «Combien de temps? Ah, il a passé plus de temps.» Tu sais que je suis persuadé qu'il y a des gens comme ça là qui sont sur «Ah bah tiens Nabil, il a passé plus de temps, rebalance-lui une autre.» Bon, on va voir.
C'est les machines qui font ça, mais c'est un peu la métaphore. Je t'avais demandé aussi d'apporter un livre.
Le livre, je l'ai pas, je l'ai laissé dans ma voiture comme tu le sais. C'est d'ailleurs comme ça que j'ai commencé le podcast. Je suis venu vraiment en courant, c'est même pas une blague. Je suis venu en sprint, j'ai garé la voiture super loin pour être là justement devant toi et j'ai laissé le livre dans la voiture. Et le livre que j'ai apporté, c'est mon livre. Mon livre t'attend quoi. Pourquoi? Il y a 1 milliard de livres dont je pourrais tirer bénéfice et où je pourrais vanter les mérites pour plein de raisons différentes. Mais le mien, pour la simple et bonne raison que j'ai mis du temps à l'écrire et que pour, je pense que ça a été une partie thérapeutique parce que je raconte dedans des choses très personnelles. Et pour l'écrire, j'ai dû parfois planter ma plume dans mon cerveau. Pour le neuroscientifique, j'ai dû parfois planter la plume dans mes larmes. Pour parler de certaines choses très personnelles et parfois j'ai dû la planter dans mon cœur.
Et là, moi je vous invite, j'ai lu le livre, je vous invite vraiment à vous le procurer, il est sur Amazon. Il est sur Amazon, t'attends quoi? Et à l'acheter, il est incroyable. Il y a plusieurs chapitres, il y a 7 chapitres, il y en a 6, il y en a 6, il y en a 6 comme les 6 faces du Rubik's Cube. Il y en a pas un 7e caché?
Non, justement.
Ah, c'est le 6e qui est caché.
C'est les 5 P du power. D'ailleurs, j'ai utilisé le Rubik's Cube et et chaque chapitre a une des couleurs du Rubik's Cube.
D'accord.
Et ça vient un chapitre où c'est écrit tout en rouge, un chapitre où c'est écrit tout en bleu, un chapitre tout en vert qui est lié à ce Rubik's Cube-là. Je veux pas tout spoiler, mais il est bien, je l'ai lu aussi, il est vraiment pas mal. Ouais, il est vraiment pas mal.
Alors j'ai plein de questions à te poser, je les ai préparées, c'est des questions un peu de Tac, je les mets à disposition. C'est qu'habituellement, je mets une boîte à questions pour les invités de manière générale, et donc je demande à ma communauté de poser des questions. Là, vu que, comme on l'a dit en introduction, ça a été un épisode un peu préparé, ou du moins on n'a pas eu énormément de temps pour le préparer, donc j'ai pris le temps C'est les meilleurs, c'est souvent les meilleurs. Donc j'ai pris le temps de poser pas mal de questions. On compte sur vous sur les commentaires et autres pour montrer que c'est le meilleur, et surtout dans le nombre de vues. La première question que j'aimerais te poser: c'est quoi l'impact que tu souhaiterais laisser sur Terre après ton départ?
Alors là, c'est une vraie question. Pour le coup, ça fera 2 vraies questions dans ce podcast, je me rends compte.
Ou peut-être même plus, on va voir.
Alors je sais pas si tu as déjà remarqué une chose que j'avais, tu es déjà monté dans ma voiture, tu as déjà remarqué une des choses que j'ai tout le temps avec moi? J'ai tout le temps, tout le temps, tout le temps, je me trimballe avec. Non, c'est le parfum. Ouais, le parfum. J'achète des parfums qui sont très, enfin disons que je prends des parfums de niche, des parfums de luxe que j'apprécie. Après c'est libre. Et donc certains j'achète dans le simple but parfumer les gens. Par exemple, le matin quand je vais à la boulangerie à 6h15, 6h20, tu vois, ça dépend entre 6h15 et 6h20, tout le temps il me dit «vas-y Nabil, mets-moi le parfum» et je lui mets des parfums et il me dit «ah» et il kiffe. Et comme ça, je croise des gens, je suis «attends, attends, je viens». Et donc l'impact, pour répondre à ta question, c'est de laisser ma bonne odeur sur les gens. Je veux par exemple, à travers ce podcast-là, qu'il soit filmé en vidéo ou en audio pour ceux qui les écoutent, C'est comment est-ce que ce mec-là, sans le connaître, j'ai pu le sentir mieux que du parfum? Comment est-ce que ce mec-là a pu laisser sa bonne odeur sur moi? Et tu regardes bien à travers les actions que je fais, tout n'est que ça. La première action que je fais, je l'ai déjà dit dans un autre podcast, donc je me permets de le redire ici. La première action que je fais quand j'arrive le matin à la boulangerie, j'achète toujours 2 cafés. J'en bois un moi et j'en paye un autre pour la première personne qui va rentrer. Je pars du principe où il y a quelqu'un qui va rentrer vers 6h30, qui a ses problèmes à des degrés différents, chacun son truc. Et la preuve, quand il va rentrer, il va dire oui, combien je vous dois? Non, non, laissez, c'est pour moi, c'est offert. Et combien de fois ça m'est arrivé d'être dans la boulangerie, de voir la personne à qui j'offre le café et je regarde, mais c'est d'une jouissance, elle est extrême. Moi, c'est mon kiff, j'offre un café à des inconnus et plein d'autres choses que je dirai parce que ce que la main droite donne, la main gauche, elle doit pas le découvrir. Mais Le but in fine, c'est de pouvoir laisser les gens avec cette bonne odeur-là. D'ailleurs, je le dis très souvent quand je me confesse à mon créateur, je parle à Dieu et je lui dis: «Permets-moi d'apporter la bonne parole à la bonne personne, au bon endroit, au bon moment.» Et c'est la chose que je répète le plus souvent dans mes doigts. Je le dis tout le temps. Et tu enlèves une seule chose de cette équation, c'est plus bon. La bonne parole à la bonne personne, au bon endroit, pas au bon moment. Je peux tenir des propos aujourd'hui au Mohamed d'il y a 7 ans, qui c'est celui-là? Pour qui moi je suis ingénieur? Pour qui il se prend? Tu vois, que sais-je. On a la bonne parole à la bonne personne au bon endroit au bon moment. Donc c'est ça, pour répondre en une phrase, l'impact que je souhaite laisser, c'est ma bonne odeur à travers une action, à travers une parole, à travers un geste ou à travers un comportement.
Et là, maintenant, c'est quoi la bonne parole au bon moment à la bonne personne et au bon endroit?
OK, alors si c'était moi la personne, si c'était toi là, La personne, OK, si je devais te laisser à toi, pour le coup, je te connais personnellement, je te dirais vas-y frère, je te connais. Pour le coup, c'est vas-y. OK, tu étais là, tu as visé là et tu as eu là et tu t'es dit vas-y, j'ai visé là. Mais en vrai, pour te connaître un peu, Mohamed, il y a pas de vas-y frère, vas-y. Et n'oublie jamais de saluer ceux qui sont en bas quand tu montes parce que ce sera les mêmes que tu recroiseras en redescendant. Tu as un pied très bas que je connais. Pour le coup, pour te connaître, ça fait très confessionnal, mais pour le coup, on est dans Confessions intimes. Tu as un pied très, très bas et je sais certaines qualités que tu as que tu n'oses pas montrer, à juste titre. C'est le côté humble, mais parfois laisser entreparaître de manière subliminale peut être beaucoup plus puissante. Parce qu'en vrai, ce que tu vas montrer va parler plus fort que ce que tu vas dire. Des fois, j'ai pas besoin de le dire, juste besoin que tu vois.
Exactement. Merci, merci Nabil pour ces belles paroles.
Je t'en prie.
Quel a été le moment le plus décisif pour toi dans ta carrière pour l'instant?
J'en ai eu plein, moi, j'ai tout le temps des moments décisifs. Je l'ai retardé. Le moment le plus décisif Reformule-la-moi s'il te plaît d'une manière différente.
Si tu peux dire que dans les 20 dernières années, quel est le moment qui t'a le plus marqué et le moment où tu dis là il y a quelque chose, c'est game changer, ou et qui a été décisif pour toi?
Pas décisif, en fait j'en ai eu plein, mais je vais en prendre un pour justement aller dans le sens du podcast et pour aller dans le sens des réseaux sociaux. Pendant très longtemps, j'ai fait des... Donc je prends 10 secondes, tu sais, je me suis formé un peu en neurosciences ici, dans certains instituts en Angleterre, en Suisse, et je le montrais pas. Je le montrais pas, je parlais, je vulgarisais des concepts en mode what's up everybody, nouvelle journée, nouvelle ambiance, nouveau décor. Et je parlais de choses très, très... De manière très cartésienne. Et dans les vues, ça faisait 1000 vues, 2000 vues. Tu vois, je comprenais pas. Et puis un jour, je fais une vidéo sans grande conviction où justement, je suis interviewé. Et je décide de parler de moi de manière différente, tu vois. Il me dit: «Vas-y, mais parle-nous de toi là, je vois que tu caches ton...» Je dis: «C'est pas très intéressant.» Il me dit: «Non, non, parle-nous de toi.» Et je parle, je raconte un truc lambda. Enfin lambda, pas si lambda que ça. Je raconte la fois où une femme voulait se suicider. Et je vois, je fais des millions de vues au bout de quelques jours. La vidéo, elle fait 4 millions de vues. Et dans ma tête, je me dis: «Mais attends, ce que tu ne veux pas dire, c'est exactement ce que tu dois dire. Je me suis rendu compte que j'avais des choses qui étaient, pardon pour l'expression, mais putain d'impactantes. Et vraiment, pardonnez-moi pour l'expression, mais elles sont pas juste, elles sont vraiment putain d'impactantes. Mais que moi, je normalisais. Il y a rien de spécial en fait. Mais en fait, chacun a son normal. Chacun a son degré de normal. Tu parles avec un pompier, il sauve des vies tous les jours. Bien sûr. Pour lui, toi peut-être le moment le plus impactant de ta vie, ça va être le jour où j'ai sauvé une vie. Mais lui il fait ça tous les jours.
Ou quand t'as pris une femme enceinte dans ta voiture.
C'est exactement ça, tu vois. C'est leur taf. Mais tu vois, je me suis dit Nabil, fais preuve d'humilité et je pense que ton humilité elle est déplacée. Donc ne fais pas preuve d'humilité à ton égard, mais pense plutôt à ce que tes paroles peuvent apporter à des personnes. Parce que des haters, il y en aura toujours, des gens qui vont dire mais pour qui tu te prends, il y en aura toujours. Mais concentre-toi sur la personne qui a besoin d'entendre tes propos. Donc aujourd'hui, et tu remarqueras très souvent quand les gens font des vidéos, eh bonjour, je voudrais te partager 3 clés. Les gens, c'est plus eux-mêmes, ils portent des masques. Pourquoi? Parce que c'est à cause du qu'en-dira-t-on. Mais la vérité, c'est que tu es en train de te dire qu'est-ce que les gens vont penser de moi plutôt que de te focaliser sur qui a besoin d'entendre ce que je dis. Parce que si j'ai besoin de, si je me concentre sur la personne qui a besoin d'entendre ce que je dis et je t'invite à mettre en rembobinage le podcast. Et d'ailleurs, pour ceux qui regarderont ce podcast-là, tu verras que le moment où je me suis adressé à toi, il est totalement différent du reste du podcast.
Ouais, c'est vrai.
Je parle pas du tout de la même manière.
L'énergie est pas la même.
Je suis là en mode «talk talk». OK, là je te dirais Mohamed, on est plus du tout dans la même énergie. Là, depuis le départ, je sais qu'il y a des caméras, je fais 2 kilos 8, 3 kilos 2. Là, j'ai parlé à toi, je parle plus du tout de la même manière. Wow. Et j'ai compris ça. Donc aujourd'hui, quand je fais des vidéos, je m'adresse, je pars plus du principe où par exemple sur Instagram j'ai 80 000 personnes qui me suivent, je m'adresse à 80 000 personnes. Oh, je suis pas Johnny Hallyday, je fais pas le Stade de France. Je m'adresse à une personne multipliée peut-être par 80 000. Wow.
Donc ouais, c'est une bonne affaire.
Ok, ça répond à ta question?
Ça répond à ma question. Je t'ai demandé de choisir une musique Je vais, je vais la mettre et après on va débriefer cette musique et, et on va passer.
Alors là, s'il vous plaît, ceux qui regardez, mettez-moi dans les commentaires si vous— j'ai peur d'être déconnecté de la réalité, mais allez, c'est parti. Tu as remarqué le smiley? Voilà le son que j'attendais sur ton période tendue, mon soir du 9/4, tu beats les coups Tordu depuis mon adolescence, j'évite les pièges tendus, c'est tendu et alors on assume quand c'est tendu. Respect, homme de paix, ouais, mais il y a un malentendu, tout le monde vrai nous marche dessus. Je résiste et tu prétends être déçu, qu'est-ce que tu veux de moi?
C'est toi qui me déçois, qu'est-ce que t'as de fou toi?
Plus question de me justifier, ça date pas d'hier qu'ils essayent de me crucifier. Tous attendent ma chute, get le faux pas. Tous rêvent de dire: «Tu vois, il dit ce qu'il ne fait pas.» Tous m'attendent au tournant avec chacun leur raison. Un jour, je m'exilerai parmi les hommes de raison. Mais pour l'instant, je suis là et je rappe sale. Je rappe tellement bien qu'on dit que... En fait, c'est juste que je me retrouve dans ses propos.
Donc cette musique, est-ce que tu te retrouves vraiment dans ça?
Ouais, il y a plein de trucs.
Et puis voilà. Attends, je disais, est-ce que tu voulais pas faire du stand-up? Maintenant, tu vas faire du rap aussi.
Je pourrais, je pourrais. J'ai déjà écrit des textes, j'ai déjà écrit des textes même pour des personnes, tu vois. Plutôt maintenant je suis plus dans le script vidéo, tu vois, dans le script c'est différent.
Et s'il y en a qui connaissent Kery James personnellement, si vous voulez nous mettre en relation, moi je suis incroyable, il est bienvenu sur LX Origins.
Très grand monsieur, très grand monsieur.
Alors moi je le suis de loin, mais très grand monsieur.
J'ai un petit jeu pour toi, vas-y, je t'en prie.
Je vais te poser des questions, ok, réponse courte, ça en a pour 1 minute 30. Plein de petites questions et c'est parti.
C'est les 1 minute 30 que tu voulais de départ ou pas? C'est ça?
Comment?
C'était les 1 minute 30 que tu voulais de départ ou ça n'a rien à voir?
Ouais, c'est ça, c'est un jeu de 1 minute 30 qui consiste à te poser une question, tu réponds et on enchaîne plein de petites questions comme ça.
Vas-y, ça marche.
Quel est ton film préféré?
Hit.
OK. Quel est ton humoriste préféré?
Mustapha Latrassi.
Il a arrêté en plus.
Pour sa répartie. On aime, on n'aime pas, tu vois, c'est un mec qui est polarisant. Mais que tu le veuilles ou non, pour moi, il a pas la place qu'il mérite. Il découpe énormément d'humoristes, mais on a voulu le faire passer un peu pour un... Tu vois, genre, il est à part dans sa truc. Mais les gens le savent. Y en a plein qui l'ont repris, lui il le sait, les gens le savent. Les vrais reconnaissent les vrais. Il est bon, il a de la répartie.
Il est très très bon. Quel est ton plus gros défaut?
C'est un vrai...
Troisième vraie bonne question.
Non, c'est une vraie bonne question, parce que là c'est une question, tu peux pas répondre de tac au tac. Je suis en train de chercher un truc qui serait vraiment pas savoir m'arrêter des fois quand je parle. OK.
Quelle est la personne qui t'inspire le plus?
Il est plus là, mon père.
C'est quoi le métier que tu voulais faire quand tu étais petit?
Braqueur. Totalement caché. Un talent caché, alors là c'est complexe parce qu'après si j'ouvre ma bouche, c'est plus trop du— c'est plus— c'est très technique ça. Talent caché, ah, ligaments croisés là, tu as vu les ligaments croisés? Disons que je suis une bonne oreille, je sais être à l'écoute.
Si tu pouvais voyager dans le temps, dans quelle époque irais-tu?
Franchement, j'ai pas de... Non, j'ai pas de... Je pense que je... C'est marrant, tu sais que c'est une vraie question ça qu'on m'a posée il y a de ça. On m'a dit il y a 3 portes. Il y en a une, tu peux retourner, tu peux voyager dans le temps, tu vois. Il y en a une, tu peux trouver l'amour de ta vie. Et il y en a une, tu peux, tu as 50 millions d'euros tout de suite. Et je suis resté à l'époque-là, j'ai pris les 50 millions d'euros. Ça peut te paraître bizarre, mais je me suis dit en fait je suis marié, j'ai trouvé l'amour de ma vie, j'ai vécu, je prends les 50 millions, je fais profiter ma descendance. Donc je pense être exactement à l'endroit où je devais être.
Super, de toute façon si tu es là, c'est que c'était l'endroit où tu devais être. Quel est Ta plus grande peur?
Ok, de mourir avec des regrets.
Ok. Ta citation préférée?
Fais juste attention que plus tard ne se transforme pas en trop tard.
On arrive sur la fin de l'épisode et si tu avais le Nabil de 10 ans devant toi et que tu pouvais discuter avec lui, qu'est-ce que tu aimerais lui dire?
Le Nabil de 10 ans, je lui dirais un vrai truc, frère. Je lui dirais un vrai, vrai truc. Ça, pour le coup, j'ai médité là-dessus. Tu te rends pas compte du travail d'introspection que je fais. Je lui dirais: Nabil, tu essaies de rentrer dans des cases pour leur ressembler, tu vois, alors qu'eux rêveraient de te ressembler. Et plein de fois, tu vois, j'ai essayé de rentrer dans des cases pour ressembler à des personnes qui étaient des références, qui étaient des trucs. Alors que ces personnes-là me regardaient d'un œil en disant mais c'est un ovni lui. Tu prends, tiens, je vais donner un exemple. Hier, j'ai donné une formation dans l'est de la France. J'étais dans une société et j'étais en mode Nabil. Je faisais du Nabil, du vrai real talk, en mode avec cette énergie que tu me connais. Et il y a une dame qui m'a posé la question, elle m'a dit mais vous êtes tout le temps comme ça? Je dis ça, c'est moi au naturel. Je dis bien entendu, ça m'arrive d'intervenir dans des sociétés où je peux parler en mode Très cartésien, petite chemise. Ça va me demander de l'effort, mais je vais être capable de le faire. Ça me demande de l'effort, mais je vais être capable de le faire. A contrario, bon, je vais citer le nom, il y a Bernard. Je dis Bernard, il est incapable de faire du Nabil. Il serait incapable. Il se fait «ouais, what's up, nouvelle journée, nouvelle ambiance, nouveau décor. Eh les gars, t'as les prix qui croyaient prendre Pierre qui roule la masse par nous.» Il serait incapable de faire du Nabil. Je peux faire du Bernard. Bernard peut pas faire du Nabil. Tu vois. Et donc j'ai essayé de rentrer dans du Bernard alors que Bernard, d'un coup, c'est très factuel. J'étais incapable d'improviser comme lui. Je suis incapable de raconter des choses comme lui, d'avoir cette énergie haute. Et donc j'ai essayé de rentrer dans des cases. Donc je dirais au Nabil, pour répondre à ta question, je t'ai fait un peu l'exégèse, mais je dirais: n'essaie pas de le ressembler, tu vois. Et c'est ça le truc. Donc j'ai toujours voulu rentrer dans des cases.
Rester qui on est.
Mais aujourd'hui, il y a que sur ma feuille que je me tiens à carreau.
Rappeur dans l'âme. Merci Nabil d'avoir accepté cette invitation.
Est-ce qu'on a honoré l'invitation à la dernière minute?
Bien sûr, tu as honoré l'invitation. Faut leur dire que le message il était hier soir et il était hier soir, il était hier soir, je t'ai proposé, je t'ai dit Nabil est-ce que tu es chaud? Demain épisode, tu m'as dit oui.
J'ai dit t'attends quoi?
T'attends quoi? On était parti, ça faisait longtemps que je voulais t'inviter, pas eu d'occasion, là il y a une fenêtre de tirer les étoiles.
Alors pour le coup, moi c'est moi qui vais vous faire une demande, je vais pas parler à toi, je vais m'adresser au public. Si vous avez apprécié cet épisode, faites-le savoir en commentaire. Mohamed, c'est un homme incroyable et je pense que c'est très simple pour le connaître personnellement. Quand tu le regardes sur les réseaux, tu peux voir là alors qu'en vérité il est là. Mais j'ai certaines facettes de son Rubik's Cube que vous n'avez pas. Et le jour où il voudra les montrer, et ben ce sera incroyable. Donc si vous pouvez dire si vous avez apprécié cet épisode-là, et moi je sais en tant que créateur de contenu ce que ça coûte un épisode de podcast, ce que tu vas payer, ce que tu vas, ce que ça va te coûter, est-ce que tout ça, et c'est juste pour pouvoir apporter la bonne parole à la bonne personne au bon endroit au bon moment. Donc si dans ce podcast tu as pu avoir ne serait-ce qu'un mot, un sourire, une punchline, tu vois, une petite esquisse, et que ça a pu t'apporter quelque chose, mets-le, parce que moi déjà j'en serais très reconnaissant, je t'en serais très reconnaissant Je prends le temps de répondre à tout le monde et surtout Mohamed, il en sera très ravi. Donc voilà, c'est pas à toi que je m'adresse, c'est à la personne qui me regarde à travers la caméra à qui j'ai parlé tout au long de cet épisode.
Exactement. Merci beaucoup Nabil. Prenez soin de vous et rendez-vous le 7 septembre à l'Olympia.
Le 7 septembre à l'Olympia. Et on sera là comme ça, tu vas sûrement me dire j'ai écouté le podcast. Moi, je prendrai le temps d'échanger avec toi.
Et comme je dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous illimités.










