Le succès de Mind Parachutes : L'histoire de Matteo Venturi [ Podcast #53 ]

Matteo Venturi, creator of Mind Parachutes, left his engineering job to make 500+ visual book summaries on YouTube. Each video takes 15-16 hours and distills a book into four or five key ideas. He credits Jonathan Livingston Seagull, The 7 Habits of Highly Effective People, and The Power of Now as books that shaped him most.
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Mais aujourd'hui, réellement, si tu devais faire une introspection, qu'est-ce que la lecture t'a apporté dans ta vie?
L'ouverture d'esprit. C'est peut-être la richesse la plus grande que j'ai pu vivre à la fois avec la lecture. Le fait de dire, bah finalement, j'ai une certaine vision du monde, j'ai une certaine compréhension de comment les choses doivent fonctionner. Et finalement, le fait de lire, de découvrir qu'une autre manière de voir les choses est possible, ça nous aide à nous remettre en question finalement, à remettre en question ce que moi je pense, ce que moi je crois. Et du coup, ça nous met dans une posture plus ouverte.
Je m'appelle moi Mohamed Boclet, je suis vice-champion du monde de lecture rapide et auteur du best-seller «Connaissances illimitées». Dans le podcast «Connaissances illimitées», je reçois des invités au parcours extraordinaire pour nous montrer que la réussite est à portée de tous. Peace sur vous, bienvenue dans ce nouveau podcast et dans ce nouvel épisode de «Connaissances illimitées». Et aujourd'hui, je suis avec Matteo qui est le fondateur de la chaîne YouTube Mind Parachute. Je suis sûr que vous avez vous êtes déjà tombé sur une de ses vidéos plutôt, et surtout un de ses résumés, parce que ses vidéos sont principalement des résumés de livres. Il a fait plus de 500 résumés de livres sur sa chaîne YouTube Mind Parachute. Bien sûr, je vous invite à aller voir cette chaîne YouTube. Il a plus de 210 000 abonnés, si je me trompe pas, avec plus de 15 millions de vues. Moi, il y a 5 ans ou 6 ans, je crois, je parlais avec un ami et il me disait: mais tu connais ses résumés de livres? Et il m'avait montré ça. Alors, je ne sais pas si c'était il y a 5 ans, je ne sais plus, j'ai entendu la notion, mais c'était au moins il y a 3-4 ans. Je sais pas depuis combien de temps ta chaîne existe.
Oui, bonjour Mohamed, bonjour tout le monde.
Oui, la chaîne, ça fait 7 ans maintenant que c'est ça, il y a 5 ans. Et c'est juste incroyable. Donc on va rentrer dans le vif du sujet, on va parler de livres, de résumés, d'apprentissage, de développement personnel, de son parcours et comment il en est arrivé là. Déjà, comment tu vas, Mathéo?
Ah ben écoute, très bien, merci, merci pour l'invitation, Mohamed, ça me fait très plaisir. De pouvoir partager, échanger avec toi. Ça va être un très bon moment.
Plaisir partagé. Alors, je t'ai présenté avec mes mots. Est-ce que je vais te laisser te présenter toi avec tes propres mots et après on va avancer?
OK, merci. Donc en fait, je suis très curieux depuis tout le temps. J'aime beaucoup lire, apprendre, etc. Sur la lecture, je pense que c'est un plaisir que l'on partage, probablement aussi avec ton audience. Donc voilà, j'ai toujours aimé ça et j'ai toujours aimé partager ce que je découvrais, que je trouvais intéressant avec les autres. Et en fait, je trouve que la chaîne Mind Parachutes, c'était un peu la manière où j'ai pu trouver là le canal de partage qui me va bien et que je trouve, voilà.
D'accord. Et comment est-ce que tu en es arrivé là? C'est-à-dire que toi, tu étais salarié, et comment l'idée t'est arrivée de dire, ben, je vais créer une chaîne et pour faire des résumés de livres? Et en plus, tu fais pas juste des résumés de livres, tu Tu les fais de manière visuelle parce que tu as aussi cette qualité de pouvoir faire du sketchnoting.
Ouais.
Pour résumer.
Alors en fait, j'ai eu un parcours assez classique d'université, j'étais ingénieur de formation, travaillais dans une grosse boîte, tout ça. Bon, j'aurais un parcours plutôt classique, mais j'ai toujours eu envie d'entreprendre. J'avais toujours 2 ou 3 projets dans la tête, des choses que j'aurais essayer, aimer, tester, essayer de faire. Et ça pendant pratiquement une grande partie de ma vie après mes études. Et en fait, à un moment donné, je suis tombé sur quelques lectures de développement personnel et j'ai trouvé que c'était des concepts qui moi ça m'était extrêmement utile dans mon quotidien professionnel et personnel. Et je me disais, mais zut, j'ai passé 20 ans à étudier dans ma vie et pourtant personne n'a jamais parlé de ça. Or, j'utilise beaucoup plus dans mon quotidien ce que j'apprends de ces lectures que ce que j'avais appris dans mes 20 ans d'études. Donc j'ai trouvé ça, c'est quand même incroyable que personne n'en parle plus que ça. Et donc je me suis dit, pourquoi pas partager ce que je viens d'apprendre là avec d'autres personnes. Et en fait, j'ai passé du temps à trouver la forme pour partager ça. Donc c'était entre 2014 et 2016, je dirais, je me posais un peu ces questions-là. J'avais essayé des blogs, écrire des articles, etc. En fait, j'ai trouvé que c'est un sujet un peu particulier, surtout pour les personnes qui ne le connaissent pas. La manière dont c'est habituellement présenté peut créer un peu de distance et fait en sorte que les gens n'arrivent pas vraiment à rentrer dans le sujet. Et j'ai trouvé qu'en fait, la manière juste d'écrire un article de blog, c'était pas suffisamment attirant pour que les gens trouvent ça intéressant. Moi-même, je lisais, je disais, ouh, qu'est-ce que c'est ennuyeux ce truc. Et c'était moi qui l'avais fait, je me dis, c'est clair que quelqu'un d'autre qui le lit, impossible. Et je suis tombé sur une chaîne en anglais, dans laquelle je me suis beaucoup inspiré dans le concept. Et quand je l'ai vu, j'ai dit: c'est ça, c'est ça qu'il me faut comme forme pour partager ce que j'ai envie de partager. Et du coup, de là, voilà, ça a commencé. Je savais pas du tout où est-ce que ça m'amenait. Au départ, c'était vraiment le plaisir de faire quelque chose que j'aimais. Qui inspirent un peu, hein.
Parce que là, il y a plusieurs compétences. Il y a la compétence de la lecture, de la synthétisation-résumé, et aussi le dessin. Parce que là, le format que toi tu utilises, c'est un format dessin. Tu savais dessiner au moment où tu as décidé de prendre ce format-là?
Alors, ouais, c'est un format un peu particulier au sens où effectivement le format est dessiné, mais il y a des logiciels qui me permettent de faire ça. Donc dans mon processus, moi ce que je fais, je choisis les images, les icônes qui pour moi représentent bien l'idée. D'accord. Et là, il y a des bibliothèques en ligne qui te permettent de trouver, etc. Je fais une petite touche de personnalisation en utilisant les couleurs de ma chaîne. Et après, voilà, c'est plutôt la composition que vraiment le dessin qui est la partie artistique.
Tu poses ta voix, donc tu fais le résumé, tu poses ta voix, tu lis ton résumé.
Exactement.
Et ensuite, tu dois un outil qui va venir te faire le dessin.
Tout à fait.
Comme on le voit. Ok, moi j'étais persuadé que c'était toi qui dessinais.
Ça veut dire que l'outil est bien fait. Non, non, c'est un outil qui permet de faire ça.
Parce que comme je connais sketchnoting et autres, j'étais persuadé que c'était toi qui prenais le temps de faire les dessins et tout. Ça doit lui prendre du temps à dessiner tout ça.
Ça me prend du temps quand même. Après, je te raconterai. En fait, pour faire une vidéo, entre une chose et l'autre, ça me prend entre 15 et 16 heures de travail entre la lecture du livre et la publication. Donc c'est C'est vraiment quelque chose de prenant. Mais voilà, parce qu'il y a des étapes où, d'accord, pour moi, ça prend du temps.
Et aujourd'hui, donc, tu as lu plus de 500 livres et tu as fait plus de 500 vidéos de résumés de livres aujourd'hui. Et est-ce que tu as un processus que toi tu as mis en place sur ce résumé de livres? Comment tu t'y prends quand tu prends un livre? Voilà, exemple, je t'envoie mon livre Connaissance illimitée. Normalement, tu vas le recevoir dans quelques jours.
Super, merci Mohamed.
Avec grand plaisir. Comment tu t'y prends? Tu reçois le livre, c'est quoi le process?
Alors, première chose que je fais, c'est que je lis le livre et je prends le temps de souligner. Ça me permet en fait de rester plus concentré lors de la lecture. J'imagine que dans les techniques que tu proposes, ça doit en faire partie. Voilà, je prends le temps de lire les bouquins à des moments, le matin, le soir, quand voilà, j'ai l'esprit un peu plus tranquille. D'accord. Une fois que j'ai fini la lecture, je commence le résumé. En fait, je n'essaie pas forcément de faire une synthèse du livre, c'est-à-dire mon objectif n'est pas forcément de faire la synthèse entre guillemets. En fait, ce que j'essaie, c'est comme si j'étais en train de discuter avec quelqu'un et qu'on disait, tiens, j'ai découvert ce livre, cette idée que je trouve très intéressante. Et c'est comme si je lui en parlais. Donc quand je fais ça, je vais pas forcément vouloir faire un peu un résumé un peu scolaire, tu vois. J'ai plutôt envie de dire quelles sont les idées du livre qui m'ont touché. J'en prends généralement 4 ou 5 que je trouve être les plus fortes. Comment est-ce que j'arrive à parler de manière à ce que la personne arrive à se raccrocher à ces idées-là dans des expériences, des situations qu'il vit dans son quotidien. Donc j'ai ça que j'ai en tête, et donc je me dis, ok, quelles sont les 4 ou 5 choses que j'ai envie de partager avec avec la personne avec qui je discute, que là dans ces cas-là c'est la personne qui regarde la vidéo, mais en fait c'est presque comme une discussion comme on est en train d'avoir là. Quelles sont les 4-5 idées? Et s'il y a des éléments concrets, des exercices, un peu quelque chose qu'on peut intégrer dans son quotidien, j'aime bien aussi le partager pour que la personne ne soit pas juste en train de se dire super j'ai appris quelque chose de nouveau, mais j'ai appris quelque chose de nouveau et j'ai quelques pistes de comment l'intégrer dans mon quotidien. OK.
Et donc, la lecture, le résumé, c'est pas la synthèse, mais c'est vraiment ce que les 3-4 points que tu as retenus, plus que 3 gros points, les 3 gros cailloux que tu retiens du livre, que tu vas ensuite synthétiser. Après, tu vas l'écrire sous forme—
Tout à fait, j'écris un script. Et là, on apprend finalement que selon la longueur de la vidéo, combien de mots il faut mettre. J'ai beaucoup travaillé mon style d'écriture parce que je trouve qu'on nous habitue à l'école à écrire des phrases où on met des mots compliqués, on met des façons de s'exprimer où presque on doit montrer qu'on a du beau vocabulaire et tout ça. Et je trouve dans la communication, surtout dans la communication vidéo, surtout aujourd'hui, qu'en fait le plus simple on arrive à être, Le plus simple, c'est. Donc, dans l'écriture du script, j'essaie de faire des phrases courtes, du langage très simple, etc. OK.
Et comment tu as travaillé cet esprit de synthèse pour pouvoir... Tu as eu... Comment tu es passé par...
En fait, je pense que c'est toujours des choses... Je n'ai pas souvenir de quand le fait de synthétiser une idée a commencé à me plaire, mais Ça fait longtemps que je pense, c'est quelque chose qui m'attire. Après, avant je le faisais pas trop en français. Alors je suis italien, donc le français c'est un peu ma deuxième langue. Ça fait quand même 20 ans que j'habite à Paris, donc je dirais je suis beaucoup plus fluette maintenant que quand je suis arrivé. Mais voilà, c'était une langue dans laquelle j'avais jamais fait cet exercice-là. Et donc pour moi c'est juste le fait de l'avoir répété maintenant en plus de 500 fois, tu vois. Et je pense que c'est ça qui m'a beaucoup aidé. Et effectivement, comme maintenant je reprends mes toutes premières vidéos, je vois toutes les choses qu'aujourd'hui je ferais différemment. Bon, c'est un peu simple au bout de 7 ans de travail, etc., de voir les progrès. Donc je pense que c'est l'exercice.
Le résultat qu'on voit aujourd'hui, c'est l'accumulation de tous les efforts que tu as accomplis pendant 7 ans qui fait qui tu es aujourd'hui et le résultat que tu as aujourd'hui. Souvent les gens ont l'impression de voir juste le sommet et ils oublient toutes les étapes. Et effectivement, c'est la répétition, répétition, répétition qui fait qu'aujourd'hui tu es en compétence inconsciente, tu ne te rends même plus compte comment tu fais, c'est tellement simple parce que tu t'es tellement entraîné. C'est juste incroyable. Et aujourd'hui, qu'est-ce que la lecture t'apporte?
En fait, je trouve, j'ai toujours eu l'esprit un peu d'aventurier, de vouloir découvrir, etc. En fait, je trouve que le fait de lire l'expérience des autres, c'est pour moi une manière de vivre leur vie ou une partie de leur vie sans devoir moi passer tout le temps qu'eux ils ont mis pour arriver au point où ils ont écrit les bouquins. Donc pour moi, c'est un peu comme une façon de vivre une vie accélérée grâce à ce que la personne partage dans son bouquin. Et j'adore ça, en fait. J'ai l'impression de beaucoup apprendre, finalement, d'expérience de vie.
Et parce que je partage la même chose et j'ai le même point de vue que toi, donc c'est intéressant de— donc effectivement, c'est un raccourci. Les gens, ils ont passé 10 ans, 15 ans, 20 ans de leur vie qu'ils ont résumé en 200 pages. Et toi, en 2 heures, tu apprends 20 ans d'expérience. Et comme les personnes qui sont en train d'écrire le livre doivent synthétiser, aller à l'essentiel, ils te donnent juste le nectar. Donc juste avec le nectar, tu repars. Et aujourd'hui, tu as lu tous tes livres, tu les lis que— tu préfères les livres papier ou les livres électroniques? Ou tu lis les deux?
Alors personnellement, j'adore les livres papier. Après, comme je disais, j'habite Paris, donc l'espace de l'appartement n'est pas énorme. Et comme je lis beaucoup, au bout d'un moment, j'ai dû un peu faire la transition vers les livres numériques. Et en fait, je partage les deux. Par contre, quand il y a un bouquin que vraiment j'adore, là j'ai besoin de l'avoir en papier, l'objet physique. Alors peut-être parce que dans ma scolarité, les livres électroniques n'existaient pas, donc c'est peut-être aussi des habitudes des années d'études. Mais voilà. Et par contre, je vois très bien les avantages du livre électronique, c'est que par exemple quand je pars maintenant quelques jours ou en voyage, etc., j'ai pas besoin de mettre la moitié des kilos de mon bagage en livres. Je prends juste un lecteur électronique et c'est bon. Voilà, je vois qu'il y a vraiment des avantages.
Et c'est quoi, parce que tu disais tu adores la lecture, c'est quoi les 3 livres, comme tu as dit à l'instant, tu as dit qu'il y a des livres que tu apprécies plus, tu vas aller les acheter. C'est quoi les 2-3 livres qui t'ont le plus marqué? Et là tu t'es dit, c'est là, je les aime tellement, je vais les relire, je les ai re-re-lus. Et surtout, ils t'ont appris énormément. Et qu'est-ce que tu as appris dedans? Surtout, tu peux nous en dire un, dire ce que tu as appris.
Alors, je commence peut-être d'un livre qui est un petit roman. Il s'appelle «Le goéland Jonathan Livingstone». C'est un tout petit livre. Tu vois, ça fait tellement longtemps que je l'ai lu que je me rappelle même plus l'auteur. Ça va venir dans la discussion. Et en fait, ça parle d'un goéland qui voulait apprendre à voler beaucoup mieux que les autres. Et que donc, voilà, il passe vraiment toute sa journée à faire des choses un peu casse-cou et les autres les autres oiseaux autour de lui lui disent mais pourquoi tu fais ça, pourquoi tu te casses la gueule comme ça en essayant de faire des trucs alors que c'est pas fait pour toi. En fait lui il aime tellement se pousser à ses limites etc. jusqu'au moment où finalement il change de dimension d'une certaine manière et il va rencontrer des êtres magnifiques qui volent aussi bien que lui et qui lui apprend finalement autre chose. Donc c'est un livre d'enfance qui m'a beaucoup animé pendant très longtemps et qui me parle beaucoup du fait, finalement, qu'on a des envies, on se sent appelé par quelque chose et très souvent notre environnement nous comprend pas ou nous aide pas à aller vers ça. Et pourtant, si c'est la chose qui est faite pour nous, voilà, on a vraiment intérêt à continuer. Parce que, voilà, parce que notre vie est là-dedans. Et le bouquin, c'est un bouquin vraiment très très court, il doit faire une cinquantaine de pages tout petit. J'essaie de le chercher, je lève le, parce qu'il est là quelque part. J'ai beaucoup de bouquins devant moi, donc je n'arrive pas à le trouver. Voilà, ça c'est pour moi une histoire qui me parle beaucoup. C'est un peu comme L'Alchimiste de Paulo Coelho, tu vois, ce genre de bouquins très inspirants. Après, j'ai un livre qui est C'était mon premier bouquin de développement perso à proprement parler, c'est Les 7 habitudes de tous ceux qui réussissent ce qu'ils entreprennent de Stephen Covey.
Et là c'est vraiment, moi aussi je l'ai quelque part, c'est sûr qu'il est derrière.
C'était un des premiers bouquins, je sentais tes yeux sur ma chaîne. Énorme ce livre-là, ça en fait, ça m'a permis de mettre en place quelques modèles mentaux, quelques éléments de ma manière de vivre, mon rapport au temps, mes relations aux autres, ma relation avec moi-même, avec mes valeurs, etc., qui pour moi, il y a vraiment eu un avant et un après ces bouquins-là, par rapport à des sujets très quotidiens. Et je trouve que c'est quelqu'un des très pédagogiques, donc on apprend beaucoup en lisant de ces bouquins. Ça, c'est le deuxième. Le troisième, là c'est difficile de choisir, je dirais Le Pouvoir du Moment Présent de Eckhart Tolle. Donc ça, c'est un bouquin un peu spirituel, donc moi c'était pas forcément mon genre de bouquin quand j'ai commencé à le lire, donc J'ai eu un peu de mal au départ à rentrer dans la dimension dans laquelle l'auteur s'exprimait. Mais en fait, pareil, je sentais que ça adressait des insécurités, des doutes, des questions que je me posais, etc. Et que ça m'a apporté un calme, une force très forte. Ça, je dirais même s'il y a quelqu'un qui a une foi, etc., je pense que ça s'adapte très bien même à des personnes qui ont une croyance religieuse, tout ça. Moi, ça m'a beaucoup parlé ces livres-là et donc pareil, ça fait partie des bouquins que je relis de temps en temps.
Ok, super. Effectivement, je conseille, il y en a deux que je conseille parce que je les ai lus, les deux derniers. Le premier, je ne le connais pas. Je vais le rajouter dans ma liste de livres à lire, très très pertinent. Et à la base, toi, tu étais salarié, tu t'es lancé, je crois, il y a un an à plein temps il y a combien de temps? Il y a 1 ou 2 ans?
Oui, c'est 1 an et demi que je me suis lancé maintenant dans l'entrepreneuriat. En fait, j'ai cultivé pendant 6 ans mon travail en entreprise. J'étais manager dans un grand groupe télécom. Et ce projet Mind Parachutes, en fait, j'ai commencé vraiment en me disant, bah, je sais pas, j'aime faire ça, j'ai envie de partager. En fait, c'était presque l'excuse de m'aider à lire plus régulièrement. En fait, j'aimais beaucoup lire quand j'étais jeune. Quand je suis entré dans la vie active, je me donnais l'excuse que j'avais pas le temps pour lire. Du coup, j'avais un peu laissé de côté ça. Et la chaîne m'a donné un peu l'excuse de lire vraiment de manière plus régulière. En fait, au moment où je me suis dit je vais publier une vidéo toutes les semaines, Du coup, j'en avais pas de choix que de lire un bouquin toutes les semaines et le résumer.
Tu publies toujours une vidéo toutes les semaines?
Ouais, ouais. Alors là, ces derniers temps, je suis en train d'explorer de nouveaux formats, mais en tout cas, je fais toujours une vidéo les dimanches. Il y a une vidéo qui sort. Et donc j'ai hâte dans les prochaines semaines de faire sortir aussi—
Tu pourras la rajouter dans les 3 livres qui t'ont le plus marqué.
À l'époque où je l'aurais lu, c'est très probablement le cas. Bon ben... Donc effectivement, voilà, ce projet-là a commencé un peu comme ça, sans trop savoir où j'allais. C'était né d'une passion finalement. Après, au fur et à mesure du temps, je me suis rendu compte que j'avais envie d'apporter aux personnes qui suivaient la chaîne ou avec qui j'étais en contact quelque chose de plus. Je disais, en fait, c'est sympa de découvrir quelque chose en 10 minutes, mais en fait, je me dis, 99% des gens, ils vont voir ça, ils vont dire c'est intéressant, après ils vont passer à autre chose. Excellent. Donc j'ai envie de les aider à vraiment créer certaines choses dans leur quotidien. Donc j'ai commencé à créer des formations en ligne et des accompagnements autour des sujets de développement personnel. Moi, j'aime bien des programmes assez longs parce que je trouve finalement les notions, ça c'est aussi quelque chose qui m'a un peu perturbé au départ avec ma formation scientifique, c'est que pour moi, une fois que tu as une notion, tu as pris une notion intellectuelle dans la tête, c'est bon, tu sais. Et donc effectivement, la partie notion intellectuelle, information, ça peut aller très vite. Je me suis rendu compte après, dans ma propre expérience, qu'en fait il y a des choses qui ont besoin de temps pour qu'on les intègre vraiment, d'un point de vue plus émotif, plus interne.
C'est la différence entre savoir et connaître.
Exactement, exactement. Donc c'est pas parce que voilà, on sait quelque chose qu'on l'a vraiment incarné, c'est pas parce qu'on a entendu parler que c'est vraiment dans nous. Et donc je trouve que des processus comme ça de transformation, sur beaucoup de choses qui, ça peut être la gestion du temps, la relation aux autres, la relation avec soi-même, la confiance, plein de sujets comme ça. On a beau entendre des choses qu'on dit oui c'est vrai, après on oublie, on a besoin de pratiquer pour qu'on intègre. Je pense que c'est un peu comme la lecture rapide, c'est pas parce que tu connais les choses qu'il faut faire que tu sais faire, il faut que tu pratiques.
C'est pas parce que tu sais que la lecture rapide fonctionne de telle manière que tu le connais réellement parce que, en fait, même dans Larousse, Connaissance, c'est l'action de savoir. Action, le fait de savoir. Donc, on commence direct par action, parce que la connaissance, c'est le savoir appliqué. C'est ça la différence entre le savoir et la connaissance, là, tu l'appliques. Et effectivement, donc ça fait un an et demi là, tu t'es lancé. Et aujourd'hui, pour venir toujours sur l'aspect des livres, est-ce qu'aujourd'hui, en fait, ce que tu enseignes, c'est tout ce que tu as appris grâce à tes lectures et à tes 6 ans de lecture ou tes 7 ans de lecture? Que tu as appris, mis en application pour toi, qui ont changé ton quotidien de salarié pour ensuite te faire passer entrepreneur? Est-ce que c'est la question plutôt, c'est est-ce que c'est des livres, est-ce que tu as appris dans les livres qui t'ont permis de faire le saut, le grand saut entre salariat cadre dans un grand groupe et l'entrepreneuriat? Petite pause pour te dire que si ce podcast te plaît, like et abonne-toi pour recevoir encore plus de contenu.
Alors C'est un élément très important, je ne crois pas que ce soit le seul. En fait, je pense que c'est— je reviens à l'histoire du goéland Jonathan Livingstone dont j'ai parlé au départ. En fait, quand tu es dans un certain environnement, cet environnement-là, ça te paraît la seule chose qui existe. Donc la lecture te permet d'accéder à d'autres mondes que potentiellement toi, dans ton environnement, tu connais pas. Et donc le fait d'avoir lu des histoires d'entrepreneurs, de, oui, les compétences entrepreneuriales, d'aventures de ce type, ça m'a fait dire ça existe et j'ai envie de ça. Donc les bouquins sur cette partie-là, j'ai trouvé ça super utile. Et aussi tu as ça t'aide à savoir quels sont les premiers pas que tu dois faire. Après, je pense que, comme je disais tout à l'heure, le fait de connaître certaines choses, ça n'est pas tout, il faut les vivre aussi. Et donc, dans mon expérience, même quand j'étais salarié, tu vois, il y a des choses que j'ai vécues en tant que manager en entreprise, donc le management, c'est quelque chose que j'adore, et donc l'accompagnement des gens, ce sont des compétences qu'on apprend à faire. Si je dois aider quelqu'un à faire quelque chose, quelle est la meilleure manière de l'aider à faire ça? Donc c'est surtout pas de lui dire ce qu'il faut faire, il faut que tu fasses ça, parce qu'il va pas écouter. Il faut s'y prendre d'une manière que la personne arrive à t'entendre et à se sentir qu'elle a les compétences, qu'elle a la capacité de faire les choses que tu l'invites à faire. Bref, donc il a des compétences de management que j'ai appris à l'entreprise. Après, il y a aussi mon expérience en tant qu'entrepreneur. Donc là, je pense qu'en tant qu'entrepreneur, on est exposé à des expériences qu'on fait moins quand on est salarié ou étudiant. Et je pense que ça doit être aussi un peu une partie de ton expérience, Mohamed. Par exemple, quelque chose qui m'a beaucoup bouleversé, et ça continue parfois à me bouleverser, C'est le rapport à l'échec et comment je vis l'échec. C'est le rapport au doute et comment je vis les doutes. Et aussi un certain rapport à l'image de soi-même qu'on donne aux autres aussi. Je dirais que c'est les 3 sujets où l'entrepreneuriat, ça m'a beaucoup apporté. Et là pareil, comme là aussi ça fait des années que je pratique ces choses-là, que je me suis cassé des dents, je suis tombé, voilà, je pense à une expérience plutôt normale de quelqu'un qui se lance. Et donc c'est ce genre de choses qui viennent au-delà de bouquins.
Effectivement. Et par rapport à ça, c'est quoi aujourd'hui l'enseignement que tu donnerais à une personne qui a un rapport à l'échec par rapport au rapport à l'échec. Qu'est-ce que tu as appris par rapport à ça et comment tu le vis aujourd'hui? Et c'est même les 3: le rapport à l'échec, le rapport au doute et le rapport au regard des autres. Parce qu'effectivement, surtout quand tu es médiatisé, par exemple ta chaîne YouTube, où tu montres quelque chose d'un coup, on n'a jamais vu ton visage, d'un coup tu montres ton visage, donc peut-être qu'il y avait des doutes. Attends, mais ils ont toujours entendu ma voix, mais ils m'ont jamais vu. Toutes ces choses-là, comment tu... On va commencer par l'échec, on prendra les 3 autres.
Alors concernant l'échec, En fait, ce que j'ai appris, c'est que l'échec, tant qu'on reste vivant, ce n'est jamais définitif. C'est-à-dire que dans notre tête, on se dit, ouh, si je rate ce truc-là, si je rate pas ce truc-là, etc., on s'imagine que ce soit quelque chose de définitif, qu'il n'y aurait pas de suite. Et en fait, peu importe ce qui nous arrive, on a toujours la possibilité de faire un nouvel essai après. Tu vois, c'est jamais la dernière fois qu'on fait quelque chose. Et du coup, ce que j'ai appris, c'est finalement de dire, bah en fait, même si ce truc-là, ça va pas fonctionner, je vais avoir d'autres occasions de tester des nouvelles choses. En fait, même si ce que je suis en train de tester ne fonctionne pas, la prochaine fois j'aurai appris de ça. Donc en fait, j'ai réussi à comprendre que finalement, c'est pas parce qu'un essai est raté que ça l'est définitivement. Et par exemple, dans l'entrepreneuriat, avant de trouver l'idée de Mind Parachutes et de développer, j'ai voulu lancer et j'ai échoué dans 5 business différents. Wow. Pour plein de raisons que maintenant je comprends. D'accord. Mais voilà, à chaque fois pour moi c'était l'idée du siècle et ça devait fonctionner. Et en fait, quelques mois ou quelques années plus tard, ça s'est cassé la gueule. Ça ne m'a pas empêché.
C'était quoi le problème? Parce que tu mettais pas assez de volonté? C'était quoi le...
Je pense qu'il y avait plusieurs raisons. Une première raison, c'est parfois de vouloir faire des projets parce que je trouvais qu'il y avait une belle opportunité, sans forcément me poser la question si c'est quelque chose que moi j'avais envie de faire. Donc je pense que ça c'est les raisons numéro 1 pour lesquelles les projets n'aboutissent pas, c'est parce qu'en fait ils ne nous intéressent pas vraiment. Et d'ailleurs c'est trop intéressant parce que les seuls projets qui ont vraiment réussi, au départ je ne savais pas du tout comment le faire devenir un business, mais c'était parti d'un intérêt. Après il y a le fait effectivement de je trouve, de trop rester concentré, enfermé sur soi et ne pas aller chercher la discussion, le partage, le fait de se confronter aux autres. Et là, c'était aussi une erreur que j'ai fait souvent dans mes anciens business de dire, alors là, j'ai une idée, il faut que je développe ça, etc. Donc, je fonctionnais beaucoup de manière un peu isolée, un peu enfermée. Sans aller à la rencontre des gens et en discutant avec eux, en disant: «Mais est-ce qu'un truc comme ça, ça t'intéresse ou pas ?» Et j'aurais gagné énormément de temps et d'énergie en découvrant très vite que Monsieur Perrier, en fait, c'était pas si super que ça, quoi. Voilà. Ça, c'est concernant l'échec. Et je trouve une manière aussi de le dépasser, c'est que très souvent, quand on se sent bloqué par rapport à l'échec, C'est du coup, ça fait les liens avec l'image qu'on donne aux autres, c'est qu'on a peur de ce que les autres vont nous dire si on échoue.
Exactement, c'est le regard des autres, effectivement. Et plus on monte, alors tout est relatif, mais plus on a l'impression d'être atteint un niveau, on a l'impression qu'on peut redescendre. Et donc on dit, les gens, regarde, je suis connu, ou regarde, j'ai même autour, on a l'impression d'être le nombril du monde et que tout le monde nous regarde, alors que c'est complètement faux. Et que du jour au lendemain on peut disparaître et tout le monde nous oubliera. Mais on se dit: mais regarde ce qu'ils vont penser, ah bah ma chaîne elle fonctionnait bien, maintenant il y a plus de vues, regarde ce que les gens vont penser. Il y a plein de choses, ou les réseaux sociaux, ou plein plein de choses, et toujours cette perception du regard des autres.
Exactement. Donc là je trouve qu'un angle qui moi m'aide beaucoup, c'est de dire en fait plutôt que de voir ce que moi j'ai à gagner, à perdre dans l'histoire, si ça marche ou ça marche pas, j'essaie de rester focalisé sur ce que je peux donner aux autres. En fait, c'est quel va être l'avantage pour les autres si ce projet-là fonctionne ou si ça fonctionne pas. Et du coup, comme tu dis, ça nous aide à sortir un peu de cette vision un peu nombriliste qu'on a tous, pour se dire, bah finalement, admettons, on s'en fout de ce que moi j'ai gagné dans l'histoire ou pas. Ça, ça va être une conséquence si jamais ça fonctionne bien, ça va être une conséquence très agréable. Mais ça ne sera qu'une conséquence. En fait, je me concentre sur quelle est la valeur que je peux apporter aux autres. Et du coup, ça m'aide à partir de ça. Et évidemment, quand on veut aider les autres, on peut pas aider tout le monde. Ça, c'est évident. Il y a tellement de gens sur la planète qu'on peut pas tous les aider. Il y a des gens qui n'ont pas envie qu'on les aide. Il y a des gens qui n'ont pas envie que ce soit moi qui les aide parce qu'on partage pas les mêmes valeurs, on partage pas la même vision du monde, etc. Et donc, à la limite, que ces personnes-là n'aient pas une bonne image de moi, c'est neutre d'une certaine manière. Parce que de toute manière, on ne se serait pas entendu. Même si un jour ils devenaient mes clients, je n'aurais pas pu les aider parce qu'il n'y a pas le bon alignement. Donc du coup, je me dis, bah finalement, je parle aux personnes à qui mes valeurs parlent aussi, ma manière de voir les choses parle aussi, etc. Donc j'essaie de le voir comme ça et je trouve ça m'aide. Ça veut dire, bah, je vais pas plaire à tout le monde, mais j'ai besoin de plaire qu'aux personnes qui ont besoin de m'entendre d'une certaine manière.
Et aujourd'hui, le dernier point sur le doute, comment tu gères le doute? Parce qu'en tant qu'entrepreneur, et même avant même d'être entrepreneur, parce qu'en tant que salarié, des fois tu doutes, même juste avec ta chaîne, parce que quand tu as lancé ta chaîne, tu étais salarié, donc tu avais ta sécurité de l'emploi, tu avais ton salaire et/ou tu avais une chaîne. Comment tu gères cette notion du doute?
Là, je dois avouer que c'est pas évident tous les jours, même aujourd'hui. Mohamed, d'ailleurs, je serais intéressé, toi, comment tu vis ça aussi? En fait, je me dis que d'une certaine manière, la seule chose que je peux maîtriser, c'est ce que je décide de faire là où j'utilise mon temps et le fait d'essayer de faire le meilleur de moi-même avec les choses que je fais. De là, je me dis, ben en fait, puisque dans ces voyages-là je suis en train d'acquérir des nouvelles compétences, de, voilà, d'apprendre des nouvelles choses régulièrement, même si aujourd'hui je sais pas où est-ce que ça m'amène, je me dis que de toute manière c'est Voilà, c'est des actifs, des choses que j'accumule et que si c'est pas dans cette forme-là, voilà, je vais bien trouver une manière ou une autre. Mais ça, c'est ce que j'arrive à me dire dans les moments faciles. Dans les moments difficiles, c'est pas si évident. Je dis mais zut, ça marche pas, comment je fais, je vois pas l'issue de ça, etc. Bon, je pense que ça fait partie un peu d'accepter la vie d'entrepreneur.
Alors on parle d'entrepreneurs, mais ça fait partie de la vie de manière générale. Qu'on soit salarié, entrepreneur, étudiant ou autre, on a tous des doutes et le doute, il est humain. Il faut juste réussir à l'accepter parce qu'on a cette notion, surtout en France, que l'échec est interdit. En fait, les 3 points sont liés. Nous, l'échec est interdit, donc on a peur du regard des autres parce que quand tu échoues, tu as peur de ce que les gens vont dire et tu as le doute parce que Le doute, il est avant l'échec, c'est ta peur d'échouer. Et donc, tu as ton doute, tu doutes, tu dis non mais est-ce que ça va marcher, ça va pas marcher et autres, parce que tu as peur d'échouer. Et pourquoi tu as peur d'échouer? Parce que tu as peur que les gens pensent une image négative de toi. En vrai, c'est un cercle. Et les 3 points que tu as donnés, pour moi, les 3 sont liés. C'est le doute, l'échec et le regard des autres. Et aujourd'hui, moi, si on parle de moi, comment je vois les choses, J'accepte le doute, j'ai appris à vivre avec. Aujourd'hui, je veux plus ne pas avoir le doute, il est normal. Encore juste avant cette vidéo, on m'a proposé une opportunité juste incroyable de passer dans une émission télé et autres, un truc incroyable. Et avant de les appeler, là je dois appeler l'organisateur, je doute, je me dis: est-ce que je suis la bonne personne? Est-ce que je dois y aller? Qu'est-ce que les gens vont penser de moi? Et c'est normal, et c'est pas parce que je doute que je vais pas le faire. Quand on m'a proposé de faire un TEDx la première fois, quand là je vais faire l'Olympia, je vais faire l'Olympia en 2024, je doute, bien sûr que je doute. Je me dis mais c'est fou, je vais faire l'Olympia, est-ce que ça va être bien, est-ce que je vais remplir? Mais j'ai accepté de vivre avec le doute, mais le doute, je le mets de côté et j'avance. C'est pas parce que je doute que j'avance pas. Je prends ça comme un actif et en me disant s'il est là, c'est que c'est quelque chose qui a un fort enjeu. Et donc c'est une bonne chose, je suis sur le bon chemin. Si je doute, c'est que je suis sur le bon chemin, c'est que je me dépasse.
Exactement.
Concernant l'échec, moi comment je vis l'échec? Avant, tout était une catastrophe. Avant, quand je n'étais pas dans l'action. Et aujourd'hui, je me dis à chaque fois qu'il y a quelque chose qui, déjà c'est une autre notion de l'échec pour moi, c'est On ne va pas dire les citations, ce qui ne tue pas rend plus fort, ce n'est pas ces citations qui me drivent, c'est plutôt, ok, ça s'est mal passé ou ça ne s'est pas passé comme j'aurais voulu, mais ce n'est pas un échec en vrai. C'est juste, ça ne s'est pas passé comme j'aurais voulu. Et c'est deux choses différentes entre le mot échec et ça s'est passé, j'avais une vision, je le voyais comme ça, ça s'est passé différemment, ok, maintenant comment je prends ça pour le voir autrement?
Super intéressant cette différence entre mes attentes avant qui ont été déçues et finalement ce qui s'est passé. Et c'est très, très intéressant ta manière de mettre les choses.
Le prisme, je change le regard de ce qui vient de se passer. Effectivement, j'ai lancé une nouvelle formation, j'attendais, j'aurais aimé qu'il y ait, je ne sais pas, 500 inscrits. On est que 50. OK, je suis déçu. Certains diraient que c'est un échec. Oh, je suis nul, j'y arrive pas, ça marche pas. Et moi, je me dis non. OK, on va le refaire et qu'est-ce qu'on aurait dû faire autrement? Qu'est-ce que j'ai mal fait? Et donc ça me permet de voir les choses différemment. Et maintenant, et la dernière chose, c'est le regard des autres. Alors ce point-là, pendant longtemps j'ai travaillé dessus. Un point sur lequel j'ai le plus travaillé dessus et j'ai compris un truc un jour, c'est que plus le regard des autres est important pour toi, plus tu as de l'ego. Parce qu'en vrai, c'est ton ego qui te pousse à pas accepter que les gens te voient d'une manière que tu aimerais pas qu'on te voit. Donc c'est vrai, plus t'as d'ego, plus tu refuses l'échec et surtout tu refuses la critique, tu refuses que les gens te voient d'une facette que tu aurais pas aimé qu'on te voit, entre guillemets. Et donc aujourd'hui, je me dis ok, de toute façon tu feras jamais l'unanimité. Même les meilleurs films ont eu des critiques, même les plus grands livres qui ont eu les plus grands titres, même les plus grands scientifiques qui ont eu des prix Nobel sont critiqués. Et qu'aujourd'hui, en vrai, la critique c'est aussi la rançon de la gloire. Plus tu seras critiqué, plus ça veut dire qu'en vrai tu es dans le bon chemin. Après, bien sûr, tu as la critique constructive et ça, il faut la prendre. Parce qu'il ne faut pas rentrer dans l'autre où tu as des œillères et tu dis: non, je ne regarde pas, je ne regarde pas. Non, il y a des critiques constructives, il faut les prendre. Mais toutes les autres critiques, je me dis: mais en vrai, il y aura toujours des gens, tu seras toujours critiqué par la médiocrité. Tu auras toujours des gens qui sont médiocres et qui sont là pour te critiquer. Donc maintenant je fais plus trop attention à ça, j'avance et je sais que je suis juste de passage et que demain si je devais arrêter, couper ma chaîne YouTube, couper mon Instagram, tout couper, peut-être que pendant une ou deux semaines des gens me diront: «Ah Mohamed !» Et peut-être une dizaine de personnes, après tu seras oublié comme des présidents, des personnes et autres qui sont là, du jour au lendemain ils sont plus là et tout le monde les oublie, ils avancent. Tu vas être en vie et demain...
Ouais, le monde va tourner sans nous, c'est clair.
Demain tu meurs, Y'a tes proches qui seront tristes pendant une semaine, un mois, deux mois, un an, après ils vont passer à autre chose, c'est la nature et c'est normal. Et encore heureux, et c'est normal. Et donc je me dis pourquoi je vais vivre moi dans cette cage sur terre alors que non, je sors de ça et j'avance. Voilà, c'est mon état d'esprit.
Super, merci pour les partages, j'aime beaucoup. Parfaitement, j'aime beaucoup. Et surtout cette notion-là de dire en fait C'est pas que c'est un échec, c'est juste que j'ai pas obtenu les résultats que j'attendais, ou c'est pas passé comment j'aurais souhaité ou voulu ou imaginé. Et donc il faut juste accepter la réalité comme elle est. Qu'est-ce que j'apprends de ça, quoi?
Ouais, qu'est-ce que tu apprends et comment tu fais autrement, surtout. Exactement, mais c'est surtout ça, c'est comment je fais différemment la prochaine fois pour atteindre mes objectifs. Alors je vais toujours rester parce que nous, notre particularité entre toi et moi, c'est que c'est la lecture. Tu lis énormément et ça, ça me fait vraiment plaisir. Quel est, parce que tu as donné les 3 livres que tu as le plus apprécié et l'enseignement, mais aujourd'hui réellement, si tu devais faire une introspection, qu'est-ce que la lecture t'a apporté dans ta vie?
Je reviens un peu à un sujet que tout à l'heure, c'est l'ouverture d'esprit. D'une certaine manière, c'est peut-être la richesse la plus grande que j'ai pu vivre. Et j'ai vécu de deux manières, soit à la fois avec la lecture, le fait de dire, finalement, j'ai une certaine vision du monde, j'ai une certaine compréhension de comment les choses doivent fonctionner, de comment c'est la vie, tout ça. Et finalement, le fait de lire, de découvrir qu'une autre manière de voir les choses est possible, ça nous aide à nous remettre en question finalement, à se dire mais est-ce que ce que je pense c'est juste ou pas? C'est pas parce que je lis quelque chose que ce que je lis est forcément vrai. Mais en tout cas ça m'oblige à remettre en question ce que moi je pense, ce que moi je crois. Et du coup ça nous met dans une posture plus ouverte. Et ça je dois beaucoup ça à la lecture. Et je dois beaucoup ça aussi, sur le deuxième aspect, au fait d'avoir à un moment donné quitté mon pays d'origine pour aller vivre ailleurs. Dans mon cas, c'était de venir vivre en France. Là aussi, c'est un peu— bon, les cultures italiennes et françaises sont plutôt proches, mais malgré ça, il y a des différences. Et pour moi, c'était un peu pareil, c'est que j'avais toujours vécu d'une certaine manière. À un moment donné, j'étais exposé à une autre manière de faire, de vivre, etc. Donc ça t'oblige à te questionner. Et pour moi, ça c'est vraiment la richesse de dire, il y a peut-être d'autres manières que de ce que j'ai l'habitude de voir, qui sont peut-être plus pertinentes pour eux et qui me parlent davantage, que moi j'ai envie d'explorer et tout ça. Donc pour moi c'est ça. D'ailleurs, c'est aussi la raison pour laquelle j'ai appelé ma chaîne Mind Parachutes. Ça vient d'une citation de Frank Zappa qui dit en fait, l'esprit est comme un parachute, il ne fonctionne que quand il est ouvert. Et je trouve que la lecture, pour moi, c'est quelque chose qui m'aide beaucoup à garder mon parachute ouvert, et donc mon esprit.
Et donc ton esprit, c'est juste incroyable ce que tu viens de dire. Et cet enseignement, il est très bien, c'est une belle citation, c'est un bon parallèle. Aujourd'hui, pour venir sur la partie entrepreneuriale, tu donc tu t'es Maintenant que tu t'es lancé dans l'entrepreneuriat, tu fais de l'accompagnement et je sais que tu as une actualité par rapport à ça. Tu as des profils de personnes que tu accompagnes, c'est quoi les—
Oui, en fait, j'ai trouvé que cette aventure-là de créer une activité en parallèle de mon travail, pour moi, ça a été quelque chose qui m'a beaucoup nourri personnellement avant que l'aspect financier, etc. Déjà personnellement, j'ai appris des compétences que même dans mon travail de salarié, ça m'a beaucoup aidé. En fait, j'ai jamais eu une progression de carrière aussi rapide en entreprise que depuis que j'ai lancé ma chaîne. En fait, c'était marrant parce que comme je bossais beaucoup pour ma chaîne, entre guillemets, j'avais moins de temps pour mon travail en entreprise, et pourtant j'avais des bien meilleurs résultats parce que mon état d'esprit avait changé, déjà en restant salarié. Et après, la richesse des expériences que l'on vit en tant qu'entrepreneur. Moi, voilà, je te dis, je suis un peu un aventurier dans l'âme, etc. Je trouve que les aventures que l'on vit en tant qu'entrepreneur dans le monde de l'entrepreneuriat, c'est pas si évident que ça de le ressentir, de le vivre. Et donc je me dis, c'est une super expérience, et si je pouvais aider d'autres personnes qui ont envie de vivre la même chose que moi? Pas forcément avec l'idée un jour de devenir entrepreneur à temps plein, ça, si le projet est bon, ça va venir. Ne serait-ce que pour commencer à vivre cette aventure-là, à développer de nouvelles compétences, à être sûr que l'on fait quelque chose qui a du sens pour nous. Ça, c'est aussi quelque chose que je trouve qu'en tant qu'entrepreneur, c'est très important. Quand on est salarié, finalement, comme c'est pas nous qui décidons l'ordre des priorités, c'est normal d'ailleurs, on est payé pour ça. Par contre, c'est plus difficile de trouver le sens de ce qu'on fait. Et donc j'ai décidé d'accompagner les personnes à faire ça. Je te disais tout à l'heure que je crois que les transformations pour moi prennent du temps. Et donc l'idée c'est d'accompagner les personnes sur un an en entier pour qu'ils aient une idée de départ ou pas. Je puisse les accompagner à identifier la bonne idée pour eux, prendre les bons réflexes entrepreneuriaux, de se poser la question de qui est mon client, comment je communique avec lui, quelle est l'offre que je lui fais, comment j'apprends à vendre. Etc. Donc l'idée c'est de, voilà, de regarder les différentes compétences indispensables pour démarrer une activité tout en gardant son job principal. Donc j'appelle ça un side business, ce que je fais. Et donc voilà, l'idée c'est d'accompagner les personnes à faire ça s'ils le souhaitent.
Super, c'est très très intéressant et je pense que ça peut intéresser plein de personnes qui écouteront le podcast. On mettra bien sûr ton site internet sous la vidéo.
Merci.
Réseaux et autres pour que les gens puissent voir un peu ce que tu proposes. On arrive sur la fin de l'épisode, ça fait presque 50 minutes qu'on est ensemble, le temps passe extrêmement vite. Et j'ai une question que je pose toujours à la fin, c'est si toi tu étais devant le Matteo de 15 ans et que tu as un enseignement à lui donner, une chose que tu as appris dans la vie aujourd'hui, et il est devant toi et tu dis voilà, j'ai envie de te partager cette notion-là qui te servira pendant toute ta vie, ce serait quoi?
En fait, comme j'étais toujours un peu le bon élève, ça fait que très récemment que j'ai appris vraiment à m'écouter. Je dirais à cette personne, à ce petit Matteo, écoute, c'est très bien que tu aies envie de faire de ton mieux, d'être quelqu'un de bien, etc. Super que tu voilà. Mais n'oublie pas avant tout de t'écouter toi, ce que tu as envie, ce qui t'anime. Voilà, c'est très important que tu donnes la place dans ta vie à cette partie-là, et le reste viendra.
Super. Écouter le matériel, t'écouter intérieurement. Oui, super intéressant. Est-ce qu'il y a un sujet que tu aurais aimé qu'on aborde, qu'on n'a pas encore abordé Pour finir, quelque chose que tu aurais aimé dire à nos auditeurs, à tous les illimités qui nous écoutent et qu'on n'a pas encore dit.
Oui, c'est peut-être toujours sur cette idée de l'esprit ouvert. Alors, c'est pas qu'on n'a pas abordé, mais du coup, je profite de l'occasion pour insister sur ce message-là. Finalement, n'hésitez pas à aller chercher en dehors de vos connaissances actuelles, de votre cercle social actuel, etc., de vous ouvrir à des choses que vous connaissez moins bien. Pour voir ce que vous pouvez en tirer de tout ça. Je pense que si les personnes écoutent ton podcast, ils sont déjà dans cet état d'esprit-là. Mais du coup, je les encourage à continuer vraiment dans cette quête. Et parfois, tu vois, il y a des projets qui naissent comme ça un peu sans trop savoir où on a envie d'aller, qui deviennent finalement des projets très importants dans notre vie, presque juste parce qu'on s'est amusé à les suivre et puis voilà quoi, ça prend de l'ampleur.
Super, merci, merci Matteo pour tous tes enseignements.
Avec grand plaisir, Mohamed.
Merci à toi. Comme je l'ai dit, je mettrai sous la vidéo et sous les podcasts l'ensemble des réseaux de Matteo pour que vous puissiez aller voir. Et je vous invite vraiment à aller voir bien sûr sa chaîne YouTube. Encore mille mercis. Et comme je dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous illimités. Et à très vite.
Merci, Mohamed. À très vite.










