Les 3 enseignements de mon ascension du Mont Blanc

Dans ce vlog de plus d’une heure, Mohamed Boclet raconte en détail son expédition d’une semaine pour tenter l’ascension du Mont‑Blanc. Il part de Montpellier, se rend à Chamonix, s’installe dans plusieurs refuges (Alberin, Tête Rousse, Valloux) et, avec son guide Antoine et un groupe hétérogène (Hervé, Théo, Geoffrey, etc.), il s’entraîne sur les glaciers, teste crampons et piolets, et vit les contraintes physiques et psychologiques de la haute montagne. Le récit alterne entre descriptions logistiques (voyage, matériel, météo), moments de doute et de peur, et réflexions philosophiques sur le dépassement de soi. Théo, étudiant atteint de mucoviscidose, profite de l’expédition pour parler de son association Vaincre la mucoviscidose. Le jour J, l’équipe affronte des vents de plus de 70 km/h; malgré une progression jusqu’à 3800 m, ils décident d’interrompre l’ascension pour des raisons de sécurité. À la fin, Mohamed partage les trois enseignements qu’il retient : être « illimité » en donnant le maximum de soi, privilégier le chemin plutôt que la destination, et ne pas laisser la peur tuer ses rêves. Le vlog se veut motivant, pédagogique et authentique, montrant que l’aventure est à la portée de tous lorsqu’on s’entoure de personnes expérimentées et qu’on accepte les limites imposées par la nature.
Chapters
Peace sur vous, c'est le grand jour! Après plusieurs semaines de préparation, je me dirige vers Chamonix pour faire l'ascension du Mont Blanc et c'est incroyable, je vous le dis, j'ai beaucoup d'appréhension, j'ai un peu la boule au ventre. Là, je suis parti pour 5 heures de voiture jusqu'à Chamonix, je pars de Montpellier. Ensuite, arrivé là-bas, ce soir je me repose et demain on commence l'entraînement en montagne. Donc je vais vous faire vivre tout ça, c'est une grande expérience pour moi. Je vous le dis, j'appréhende. Et comme on dit toujours, la peur a tué plus de rêves que l'échec ne l'a jamais fait. Je me suis répété cette phrase, je me suis dit, Mohamed, si t'as peur, vas-y, vas-y, dépasse-toi et tu verras ce que ça donne. Donc j'ai envie de vous faire vivre ça pendant cette semaine et vous résumer tout ça pour que vous puissiez vous dire que c'est à la portée de tous. Allez, à très vite. Je viens d'arriver à Chamonix dans ma chambre. Je vous fais visiter la chambre. D'après la personne de l'hôtel, j'ai la plus belle chambre de l'hôtel. J'ai pris cette nuit parce que ici je me suis dit on va se mettre dans les meilleures conditions avant le grand jour, avant l'ascension. Je vais sortir et je vais vous montrer le Mont-Blanc du balcon. Voilà, tac, on est là. Le Mont-Blanc se trouve juste derrière moi, c'est juste là. Ça me fait plaisir de vous partager ça aujourd'hui et pendant toute la semaine. Je vais vous faire vivre mes émotions, vous faire vivre mes moments de joie, faire vivre mes moments de peur, mes moments aussi de crispation, mes moments de doute. Je vais vous faire vivre tout ça parce que vous montrer que c'est à la portée de tous et tout le monde peut réussir. Jour 1, allez, c'est parti! Je vous fais vivre ça. Là, je vais à l'école de ski pour aller récupérer mon matériel, donc récupérer tout le matériel dont j'aurai besoin pour faire l'ascension. C'est incroyable parce que je regarde et à chaque fois je vois le Mont-Blanc juste là et je me dis dans quelques jours je serai tout en haut. Bon, là on est qu'au début, je sais pas si je vais arriver en haut, si je vais réussir, si je vais pas tomber malade ou autre chose. Mais au moins voilà, je suis dans l'action et on verra ce que ça va donner. Je me dirige vers le refuge Alberin. C'est ce qui est incroyable, c'est que tu marches et que tu as toujours le Mont Blanc juste là, tu fais que le regarder et tu avances et tu avances. On vient de tout en bas pour aller jusqu'au refuge Alberin et là-bas on va mettre les crampons tester le matériel tout simplement. Alors je viens de faire 2h30 de marche, on s'est arrêté un instant pour manger avec le groupe. Je vous montre un peu la vue à l'endroit où on a déjeuné. Il y a le groupe derrière, c'est la fonte des glaces et donc là on voit de l'eau couler, c'est super beau, la glace nous on va tout en haut là, il y a le refuge, je sais pas si vous le voyez, qui est juste vers là.
Soit un peu courbé, des fois en fait quand c'est un peu plus raide, tu vois, on vient prendre comme ça, on vient attaquer avec la pointe. Le fait que ce soit courbé, en fait on a moins la main en contact avec la neige.
Parce qu'elle est un peu en retrait, elle faiblit apparemment en fait.
Voilà, on va passer les pieux là, les bols du coup, et on va attaquer On vient de mettre nos crampons et là on va tester la marche avec les crampons dans la glace.
C'est marche en crampons. Là on fait de la marche sur un glacier. Ça c'est des glaciers, c'est incroyable, trop bizarre de marcher sur un glacier. On a des cordées comme ça là pour tester, parce que quand on va faire l'ascension du Mont-Blanc, il y aura qu'1 mètre d'écart entre chaque personne, dans le cas où quelqu'un tombe. Si quelqu'un tombe, bah on se tip. De crevasses, donc il va falloir pouvoir être en capacité de retenir la personne qui tombe. On teste aussi le piolet, je vous montre. C'est super puissant! Alors pas pour taper quelqu'un, bien sûr, juste pour se retenir et s'aider à marcher. C'est super intéressant. On est au dôme du Tour actuellement et juste en haut là, je vous montre, on voit le refuge Albertin où on va dormir Ce soir et demain on se réveille à 4h du matin. Réveil jour 2 à 4h30, là il est 5h et des poussières. On va sortir, il fait super nuit. On va commencer la randonnée super super tôt. Le réveil pique pique pique, mais c'est comme ça, c'est le jeu. Là on va partir sur une journée de randonnée, presque 6 heures de marche. Et allez, à plus tard! Hello! Pouvoir marcher dans ces conditions sur la neige le matin à 6h, c'est incroyable. Tu sens une certaine sensation que je peux pas définir et tu te sens un peu seul au monde. Et ça, c'est vraiment top, ça permet de méditer, d'être en introspection, de réfléchir sur plein de choses, sur des projets, sur la vie de manière générale.
Et C'est incroyable, on est bloqué.
Il y a des crevasses partout et on sait pas par où passer parce qu'il y a des crevasses comme ça un peu partout. On vient de faire notre premier sommet, le sommet de la Tête Blanche. Je vous montrerai les images.
Il y a l'équipe qui est là.
Alors, c'était cool ou pas? C'était super. Hervé, 61 ans. Moi j'étais en train de galérer et lui je le voyais en train de courir.
Je me disais mais qu'est-ce qui se passe là?
Retour à chaud, je viens juste d'arriver au refuge. Donc on vient de faire quasiment 6 heures de marche, c'était vraiment compliqué physique. Et ce qui est incroyable, ce que j'aime beaucoup aussi, c'est que je suis le moins expérimenté de toutes les personnes. Ça aussi c'est un enseignement que je vais vous partager: soyez avec des gens qui vous apprennent des choses, côtoyez des gens qui vous apprennent. C'est important d'apprendre, de partager, mais c'est aussi également important de se nourrir. Et moi quand je viens ici, je viens pour me nourrir. J'aime me nourrir de personnes qui sont expérimentées à la montagne, qui sont expérimentées dans tout ce qu'ils font, et de faire des nouvelles rencontres. Peace sur vous, réveil jour 3. Donc aujourd'hui au programme, on va redescendre jusqu'à Chamonix, c'est à peu près 3h30 de descente. Cet après-midi ça va être un peu repos, et demain on prend le téléphérique pour aller au refuge de la Tête Rousse où on va s'installer pour faire vendredi matin à 4 heures du matin, l'ascension du Mont-Blanc, le soleil qui se lève, c'est magnifique. Je suis avec Antoine, c'est notre guide pendant toute cette semaine, c'est lui qui nous accompagne pour faire l'ascension du Mont-Blanc. Il accompagne depuis 8 ans aujourd'hui des personnes qui viennent régulièrement à la montagne. Déjà Antoine, si tu peux te présenter.
Moi c'est Antoine, j'ai 38 ans, je suis guide de haute montagne depuis 4 ans.
Qu'est-ce que les gens cherchent quand ils viennent en montagne et quand ils partent une semaine en expédition dans la montagne?
Alors moi, je dirais que les gens viennent chercher un dépaysement et un, pour la plupart de mes clients qui sont des clients réguliers, un vrai lâcher-prise, je dirais, qui s'en remettent aussi à moi parce qu'on développe au fur et à mesure une relation confiance. Et je pense que c'est ce qui est important pour les gens, du coup, de pouvoir faire des projets en montagne sur des choses sur lesquelles ils sont pas capables de faire seuls, du coup de faire appel à un professionnel, que ce soit moi ou un de mes collègues.
Mais j'ai l'impression qu'on est vraiment tout petit par rapport à la nature. Qu'est-ce que tu as à nous dire, toi qui es régulièrement dans la nature, par rapport à ça? Et est-ce que tu me rejoins sur le fait qu'on est minuscule par rapport à cette grande la grandeur qui nous entoure.
C'est un des jeux de l'alpinisme aussi, c'est d'évoluer nous, peut-être petit être humain, en fait, dans ce milieu qui est grandiose, quoi. En fait, il faut être un vrai amoureux de la nature, je pense, pour aimer l'alpinisme.
Jour 4, c'est le début de l'ascension, c'est le grand, grand départ. Et là, voilà, on va poser la voiture, on va prendre le tramway, on va aller ensuite, on va faire 3 heures de marche pour aller au refuge. Et après, demain matin, réveil à 4h du matin et on part sur 8 heures de marche. Comment vous vous sentez avant de faire l'ascension? À bloc, à bloc, motivation maximum. Ça va être le kiff, ça va être le kiff, ça va être costaud. On a regardé le bulletin météo et on devait annuler, on devait annuler l'ascension parce que à cause des conditions météorologiques c'était très compliqué. Donc on a eu une décision à prendre, c'est est-ce qu'on tente quand même et alors qu'il y a 20% de chance qu'on réussisse, ou on on fait autre chose. Et comme il y a que des illimités avec moi, que des personnes qui sont déterminées, on a pris la décision de quand même tenter. Et là, ce qui est cool, c'est que la météo commence à s'améliorer, donc il est probable que même les conditions météorologiques soient super adaptées.
Alors, on part du Nid d'Aigle, Saint-Pierre, et ce soir on dort ici au refuge de Tête Tête Rousse.
Le jour d'après, on fait le couloir, on monte au refuge du Boutet, et après on va monter au Dôme du Boutet, presque au sommet ici. Et après, on monte sur l'arête des Bosses jusqu'au sommet. Bienvenue au refuge de la Tête Rousse. Bon, il y a du brouillard aujourd'hui. Tac. Mais ce que j'ai envie de vous montrer, c'est ma chambre et surtout les toilettes. Vous allez un peu rire. Tu vois des robinets, tu dis «ah, trop cool!» Tapis, pas d'eau. Les toilettes, on est ici à l'ancienne, c'est des toilettes sèches. C'est bien, je trouve ça super cool parce que ça nous ramène à la réalité des choses. On est à 3200 mètres et il n'y a pas d'eau courante. C'est pas la fête, on est là pour faire une ascension, on n'est pas là pour le confort. Théo, si tu peux te présenter.
Moi c'est Théo, j'ai 21 ans, je suis étudiant en sciences politiques à Lille et je suis atteint du Covid-19.
Moi je voulais te demander, toi à 21 ans, quel est le message que tu as envie de passer à toutes les personnes qui sont malades ou qui ont la même maladie que toi?
Le message que je veux faire passer avec cette association et ce projet, c'est qu'on peut réaliser nos rêves, peu importe les contraintes qui sont dans notre vie, la maladie, les rêves ne sont pas que pour les gens qui sont en bonne santé, on peut tous réaliser des rêves, des rêves assez fous.
D'après ce que j'ai compris, tu fais ça avec une association, est-ce que tu peux en parler un peu comme ça, si on peut mettre en valeur une association qui aide énormément de gens, c'est l'occasion.
On a créé une page de collecte au profit de l'association Vaincre la mucoviscidose et donc voilà, le but c'est de faire connaître la maladie et l'association et d'y apporter de l'argent pour financer notamment les avancées scientifiques et médicales dans la recherche.
Jour 5, le grand jour est là. Tout le monde est en train de se préparer, il est 5 heures du matin. On commence l'ascension dans quelques minutes. Première pause depuis le début de l'ascension. On a fait 2 heures, on a passé la zone la plus dangereuse, le couloir du goûter. On a à peu près là, on a à peu près 900 mètres à faire en 4 heures. On fait 250 mètres par heure. Je vous laisse imaginer, 250 mètres par heure c'est rien, mais on va tout doucement. C'est comme ça, là on est à 3000 et des poussières, 3700, 3800 et on doit arriver à 4000 mètres. Donc on va aller tout doucement, il y a énormément de vent aujourd'hui, il y a du vent qui va jusqu'à 70 km/h. Après 3h30 de marche, on est au refuge Valloux et malheureusement il y a trop trop trop de vent. Il y a des rafales à plus de 70 km/h. Il nous reste 500 mètres à faire, mais 500 mètres avec des rafales à 70 km/h dans une arête, c'est trop trop dangereux. Avec tous les guides, de manière unanime, ils ont pris la même décision. Ils ont pris la décision d'arrêter parce que la sécurité passe avant tout. Parce que tu peux avoir des objectifs, tu peux dire je veux faire ça, je veux faire ça, moi je suis super triste. Mais quand la nature prend le dessus, tu peux avoir ce que tu veux dans ta tête. Je vous avoue que déjà les 4 heures, les 3 heures et demie de marche que j'ai fait, et c'était intense, intense, intense, c'était dur avec des rafales à 70, beaucoup de vent. Physiquement c'était très prenant, j'ai eu, j'ai vécu des trucs que j'avais jamais vécu. Les conditions météorologiques ne permettent pas d'aller jusqu'au bout. Il restait 500 mètres, et 500 mètres c'est l'équivalent de 2h30. Et je voulais vous faire cette vidéo maintenant que je suis encore chaud parce que je viens d'arriver. Quand tu marches et que tu es seul, tu souffres, que tu te dépasses et que tu vois que ton corps, en vrai, ton corps répond plus. Ton cerveau répond plus et les émotions remontent. Effectivement, on n'a pas atteint le sommet, mais j'ai appris beaucoup plus, beaucoup plus. Je vois des gens, ils ont tellement de rêves, ils y vont pas, ils y vont pas parce qu'ils ont peur. La peur a tué plus de rêves que l'échec ne l'a jamais fait. Parce qu'être illimité, c'est quoi? C'est aller au bout de ses capacités et se dire que Si ça se fait pas, bah c'est que Dieu a décidé autrement et que mon destin a décidé autrement. Mais au moins je suis allé au maximum de mes capacités, je suis allé au plus profond de moi et c'est ça qui est vraiment beau. J'espère que vous retiendrez ça. Alors je suis avec Geoffrey, c'est mon compagnon de cordée, c'est avec lui que j'ai fait l'ascension ce matin. Et je voulais avoir son ressenti à chaud.
La montée dans la neige, ça a été très bien. Quand on est redescendu après le Dôme des Gouttées, là par contre j'ai bien senti le vent. Il y a eu des belles, belles rafales et il y a eu des moments où j'ai perdu un peu l'équilibre. J'ai aussi un sentiment important vis-à-vis de ma famille et il y a quand même quelque chose qui est commun à nous tous, c'est que l'effort et et l'entreprise, elle est tellement importante qu'on a envie d'y arriver et on donne beaucoup d'énergie pour y arriver.
C'est bon, je suis enfin à la maison après une semaine exceptionnelle. Ce matin, j'étais à plus de 4000 mètres et j'ai descendu Ces 4000 mètres depuis le refuge du Goûter, j'ai fait plus de 5 heures de voiture pour rentrer chez moi. Et pendant tout le chemin, j'ai réfléchi à quelles sont les choses que je souhaite retenir de ce voyage. Quels sont les 3 enseignements que j'ai découverts? Quel est le trésor? J'étais allé comme ça pour découvrir des choses et je suis revenu avec un trésor, un trésor exceptionnel vraiment pour moi. J'y suis allé en me disant que ça allait être une expérience incroyable, mais j'ai découvert un trésor encore plus grand. J'ai appris en collège, je me suis rendu compte que j'aimais la nature, je me suis rendu compte que qu'est-ce qui était le plus important pour moi, que j'aimais encore plus ma femme, mes enfants, mes parents, mes sœurs. Toutes ces choses-là, je les ai encore plus découvert là-bas. Mais il y a 3 enseignements que j'ai envie de partager avec toi, 3 enseignements que je partage souvent à mes élèves, mais que je voulais que tu aies en tête. Pour finir cette vidéo. La première chose, c'est la définition de «je suis illimité». Souvent, je dis à mes élèves: vous êtes illimités. Et les gens peuvent mal interpréter cette définition. Je suis illimité, c'est ce que tu as vu dans cette vidéo. On avait eu, on a eu des moments de doute. On voulait faire l'ascension du Mont Blanc avec notre guide. Il nous a dit: bah, c'est pas sûr, vous pourrez peut-être pas le faire, il fait très froid, il y a des rafales à 70 km/h, c'est dangereux, venez, on fait autre chose. Et on y est quand même allé. On y est quand même allé, on est allé au maximum. Et que ce soit Hervé, que ce soit Soufri, on était satisfait à 1000% d'être allé au maximum de nos capacités, d'avoir tout donné, tout donné, tout donné jusqu'à la dernière seconde. Et qu'à la fin on nous dise: «Bah, on peut plus finir parce qu'il reste 300 mètres, il reste 400 mètres et qu'il y a trop de vent, c'est trop dangereux, on fait demi-tour.» Mais au moins on sait qu'on est allé au maximum de nos capacités. Et donc on est allé jusqu'à ce que Dieu a écrit pour nous. Dieu avait écrit qu'on irait à cet endroit et qu'on ferait demi-tour. Et ça, c'est pour moi, c'est important que chacun comprenne ça, c'est qu'on est tous illimités et qu'on doit donner le maximum de nous-mêmes. Au moment où après notre destin définit que c'est plus possible, bah c'est plus possible, on fait demi-tour. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que le chemin est plus important que la destination. Oui, tout ce que j'ai accompli, tout ce que j'ai gravi, les montagnes que j'ai montées, les moments où j'ai souffert, eh bien, ce chemin-là est plus important pour moi que la destination. Il est plus important que le fait d'arriver tout en haut du sommet. Non, ce que j'ai découvert, le trésor que j'ai trouvé, les pas après les pas, ce que j'ai vécu intérieurement, la méditation, regarder la nature, me rendre compte que la nature est exceptionnelle, eh bien, tout ça, je ne l'aurais jamais pu, j'aurais jamais pu l'avoir. Et donc le chemin est magnifique et c'est ça qu'il faut garder en tête. Il faut garder en tête que ce chemin-là, tu le vis qu'une seule fois. Et donc quand t'as des épreuves, quand t'as des choses à vivre, profite du chemin. Parce qu'une fois que t'as atteint l'arrivée, c'est fini et tu revivras plus jamais ce chemin-là. Donc profitons. Et je me suis rendu compte que j'ai adoré ce chemin avec à la fois mon guide, avec à la fois les personnes qui m'accompagnaient. Ça, ça m'a permis de vivre un chemin exceptionnel, de vivre une expérience que j'aurais jamais pu imaginer. Et la dernière chose, C'est quoi? C'est cette phrase que je répète continuellement aux gens: la peur a tué plus de rêves que l'échec ne l'a jamais fait. Si j'avais écouté mes peurs, je serais jamais sorti de chez moi. Si j'avais écouté mes peurs, je serais jamais allé au Nigeria. Si j'avais écouté mes peurs, j'aurais jamais monté ce que j'ai monté. J'avais peur à différents moments, mais j'y suis allé, j'ai avancé, j'ai avancé, j'ai mis un pas après l'autre. Je me suis dit que vaut mieux fait que parfait, vaut mieux une action imparfaite qu'une parfaite inaction. J'ai avancé, j'ai avancé, et j'ai avancé. Et ça m'a permis de faire cette aventure qui est exceptionnelle et que tu as vécu avec moi pendant cette vidéo. Et j'espère vraiment que tu sortiras de cette vidéo avec des enseignements et que toi aussi tu te dises: je vais y aller, je vais me dépasser, je vais me transformer, je vais mettre en place mes rêves, je vais me donner des challenges et je vais y aller, je vais me dépasser, je vais me battre, je vais me donner, je vais faire le marathon, je vais lire un livre par jour, je vais faire un semi-marathon, je vais faire le tour du monde, je vais apprendre l'anglais, je vais reprendre «Je vais reprendre mes études à 25 ans, je vais faire des choses.» Ça, c'est ce qui te permettra d'avancer et de progresser. Et c'est ça que tu dois avoir en tête, toujours, toujours. Comment te dire que demain sera meilleur qu'aujourd'hui? Profite de chaque seconde que tu as avec tes proches, avec les gens qui t'aiment. Tout ça te permettra de vivre une vie heureuse. J'espère vraiment que cette vidéo t'a plu. Mets-moi dans la vidéo un commentaire, ce que tu as vécu. Est-ce que tu te retrouves dans tout ce que je t'ai dit? Partage cette vidéo à un maximum de personnes. Montre que ça peut être possible. Et comme je le dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous des illimités.










