Les causes et conséquences du harcèlement avec Harmony Albertini

Harmony Albertini discusses self-love, dealing with self-criticism on camera, and her upcoming personal-branding program that blends confidence work with ethical brand building. She shares how she left a metaphorical prison and is building a home with her partner, explored through a music project called La Maison.
Chapters
Tu dirais quoi aujourd'hui à une personne qui a ce type de complexe, qui nous écoute et qui vit avec ce complexe qui peut être physique ou autre?
Déjà, c'est OK d'avoir un complexe. Encore une fois, en réalité, quand on dit «tu dois» ou «il faut », déjà, ça ne va pas du tout. Le soir, moi, je ne vais pas m'endormir mieux si j'ai un brushing qui est bien fait.
Tout ce qui est en lien avec le harcèlement, j'aimerais bien avoir ton point de vue sur le sujet.
Écoute-moi, le harcèlement, c'est l'histoire de ma vie. J'ai toujours été un peu tiraillée sur mon apparence principalement, mais aussi sur ma personnalité.
Beaucoup de personnes disent: «Non mais si elle a du poids, c'est que...» Elle mange des chips sur son canapé. C'est un manque de volonté, c'est juste qu'elle a une addiction. À la nourriture?
Oui.
Paix sur vous, dans cet épisode je reçois Harmonie, artiste, entrepreneur et autrice. Elle va nous raconter les difficultés de sa vie et notamment son rapport avec le harcèlement qu'elle a pu vivre. Elle nous racontera également son parcours inspirant. Paix sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast The Boklé Talk. Et aujourd'hui j'ai l'honneur d'avoir Harmonie Albertine à mes côtés. Vous devez absolument la découvrir et apprendre à connaître son parcours, il est juste extraordinaire. Extraordinaire. Bonjour Harmonie, comment tu vas?
Bonjour Mohamed, ça va super, merci.
Ça fait vraiment plaisir de t'avoir à mes côtés.
Merci à toi de m'accueillir, c'est un plaisir d'être là.
On va commencer par la question un peu bateau qu'on pose et que je pose à tous mes invités. J'aimerais que tu te présentes avec tes propres mots. J'ai une définition, j'ai fait mes recherches, mais je préfère que tu te définisses toi-même avec tes propres mots.
OK, si je peux me définir, j'ai un peu le sentiment moi d'être une femme comme tout le monde qui a juste décidé d'être vraiment libre et le plus possible elle-même, parce que la liberté ça reste quand même une utopie, mais en tout cas le plus possible moi-même. Après, si on parle d'un plan dit professionnel, mais qui va aussi avec ma personnalité, moi, je dis que je suis artiste et entrepreneur. Je ne suis pas que l'un et pas que l'autre et je mélange les deux. Et donc, mon but, c'est de parler à tout le monde, évidemment plus aux femmes par nature puisque j'en suis une. Mais voilà un peu si je peux me définir.
Tu as oublié une notion.
Oui, bien sûr. Dans artiste entrepreneur, artiste, je dirais autrice, écrivaine du coup de mon premier livre-là qui est sorti cette année, Bordel, soyons libres.
Effectivement, que j'ai lu et bien sûr que je recommande et on va beaucoup parler de ce livre parce que j'ai appris beaucoup de choses sur ton parcours, sur ta vie. Et là aujourd'hui, on te voit, tu as plus de 100 000 abonnés sur les réseaux, sur Insta particulièrement.
Plus même, en tout il y en a plus de 700 000 sur tous les réseaux.
Ah, sur tous les réseaux confondus.
Tous les réseaux, ouais.
Mais sur Insta, tu as quoi? Tu es à 120 000?
Presque 120 000, ouais. D'accord.
Eh bien, quand on te voit, on te voit avec un grand sourire, une personne qui a confiance en soi. Et quand je lis ton histoire, ça n'a pas toujours été comme ça. Est-ce que tu peux nous reprendre un peu ton parcours et surtout ta jeunesse et les moments un peu difficiles que tu as pu vivre?
Alors, pour faire en résumé, c'est dur parce que j'ai écrit un livre. En résumé, donc j'ai toujours été une enfant à la fois très joyeuse et en même temps très triste sans comprendre en fait cette ambivalence. J'ai eu des parents qui ont fait comme ils ont pu aussi avec eux-mêmes, leurs bagages, leur éducation, leurs croyances. J'ai été tout de suite assez contrôlée sur mon poids, donc ça a été vraiment un sujet, ça pendant, ça reste toujours un sujet en réalité, mais ça a été un sujet pendant toute mon enfance. Adolescence. Donc, ça a été des régimes très tôt sans moi que je sache aujourd'hui que ça a eu des répercussions au niveau santé bien sûr et psychologique. Donc, j'ai eu une adolescence un peu compliquée tout simplement. Je ne connaissais pas non plus ma particularité au niveau de mon hypersensibilité que j'ai découvert quand j'avais 27 ans. Donc, assez entre guillemets sur le tard. Aujourd'hui, on en parle beaucoup plus, mais moi à l'époque où je l'ai découvert, c'était peu répandu. Ça m'a vraiment libérée. Ensuite, j'ai eu plein d'addictions différentes. On va pas tous les nommer, mais j'en ai eu plusieurs. Donc j'ai vraiment cherché en fait une raison pour laquelle j'allais mal et en même temps cherché une raison de m'en sortir. Et je suis passée par plein d'expériences différentes, aussi par plein de relations compliquées. La violence, elle a quand même fait partie principalement de ma vie depuis quasiment toujours, qu'elle soit subie ou donnée. Donc en réalité, elle a toujours été là au milieu. Et puis par expérience et par désir finalement de changer les schémas, de me découvrir, de savoir qui je suis, de thérapie en thérapie, voilà. Et ben, à un moment donné, j'ai décidé d'essayer d'être un peu plus moi-même, de penser par moi-même, même si c'est complexe. Quoi qu'il arrive, on est toujours influencé par des croyances, par des conditionnements, mais en tout cas ceux qui résonnent le plus avec moi. Et donc, de fil en aiguille, à un moment donné, j'ai réalisé une émission. Donc ça, c'était en— elle est sortie en 2021. J'ai mis beaucoup de temps pour la sortir et ça a été un peu le début où j'ai voulu montrer que pour une mission, pour gagner confiance en soi, on avait accompagné une femme. Aujourd'hui, je ne referais pas exactement le même accompagnement, mais tu vois, à l'époque, c'est comme ça que je le percevais. Et puis, avec le temps, je me suis mise sur les réseaux, j'ai montré un peu plus mon corps. Je n'aime pas le terme body positive, sache-le. Je n'aime pas le terme assumer ni accepter son corps. Tout ça, ce n'est pas des trucs que je dis.
Assumer, accepter, non.
Non, ce n'est pas du tout le discours que j'ai parce que moi, quand j'assume quelque chose que j'ai fait de mal, tu vois, je suis, c'est tout. J'ai rien à assumer, je suis qui je suis. C'est les autres qui pensent que je fais des choses mal parce qu'il y a une grande culpabilité sur les apparences en général et aussi sur les apparences au niveau du corps. On en reparlera si tu veux. Mais ni accepté dans le sens où je chemine et mon corps il va changer. C'est-à-dire qu'aujourd'hui il en est là. Je me le souhaite pour ma santé long terme de perdre du poids, mais pour autant je veux vivre ma vie parce que j'ai conscience et j'ai absolue conscience et j'y pense tous les jours qu'à tout instant ça peut se finir. Donc aujourd'hui, je veux être le plus libre et joyeuse possible.
Mais tu as eu ce déclic il y a combien de temps? Parce que je sais que dans ton histoire, dans ton livre, tu parles beaucoup de cette notion que le poids était un vrai sujet pour toi. Et donc tu as, pour faire plaisir aux autres, parce que tu étais habillée à cette question de l'amour de soi-même, de sa propre personne, et comme ton amour passait par l'amour des autres, donc pour faire plaisir aux autres, tu disais le seul moyen de me faire aimer, c'est de travailler sur moi. Donc travailler sur ton apparence dans ce que tu dis.
Oui, travailler dans le sens où oui, dans la superficialité.
Voilà, exactement.
Alors j'adore, je suis très coquette comme tu le vois, j'adore les cheveux, le maquillage, les bijoux, j'adore ça. Par contre, je sais que ça ne fait pas ma valeur. Et c'est ça le grand changement qu'il y a eu, c'est-à-dire que je suis passée par plein de changements divers et variés, mais mon corps, mon apparence, et ça je l'ai appris aussi en fréquentant beaucoup de gens, en faisant plein plein d'événements, en rencontrant plein de personnes et en posant des questions. Toutes les femmes se trouvent pas assez jolies, pas assez ceci, pas assez cela. Donc en fait, que tu fasses—
Les hommes et les femmes.
Les hommes et les femmes.
Parce qu'il faut le dire, parce qu'on dit souvent les femmes, mais il y a aussi plein d'hommes qui ont des complexes. Bien sûr. Ils en parlent peut-être moins, mais j'ai pas assez de cheveux. Tous ceux qui vont en Turquie, c'est pas pour rien. J'ai un gros bide, j'ai mon nez. On a tous des complexes à notre manière. Après, il y en a qui sont plus assumés que d'autres, il y en a qui sont plus vus que d'autres également.
Parce que pourquoi je dis ça? Parce que c'est vrai qu'aujourd'hui tu sais très bien que la société patriarcale met beaucoup de pression sur l'apparence des femmes, donc forcément on se sent plus concerné. Tu vois, une petite fille on va lui dire «oh qu'elle est jolie, qu'elle est sage», et puis un petit garçon on va dire «oh qu'il est intelligent». On va moins revenir sur l'aspect beauté, ça va pas être dans sa compétence, tu vois, d'être beau. Maintenant évidemment que tout le monde a des complexes, on est bien d'accord, mais en tant que femme on a une plus grande pression quand même sur notre apparence parce qu'on est censé être désirée par l'homme, donc il faut être désirable. Tu vois ce que je veux dire? Donc ça, c'est beaucoup plus complexe, mais évidemment, tout le monde en a, on est bien d'accord.
Et toi, tu dirais quoi aujourd'hui à une personne qui a ce type de complexe, qui nous écoute et qui vit avec ce complexe qui peut être physique ou autre? Il y en a qui vont dire: parce que j'ai une voix trop aiguë, il y en a, ça va être mon nez, ça va être le poids. On a tous des complexes différents. Tu dirais quoi à une personne comme ça?
Déjà, c'est OK d'avoir un complexe. Encore une fois, plus on est dans l'injonction et plus on est moins «On est libre», en réalité quand on dit «tu dois» ou «il faut», déjà ça va pas du tout. J'essaye, tu vois, dans mon livre de pas le dire, le moins possible, même si des fois ça peut arriver, mais vraiment d'inviter les gens à observer déjà ce qu'ils ressentent, ce qu'ils observent chez eux qu'ils n'aiment pas, d'essayer de comprendre d'où ça vient. Est-ce que c'est quelque chose qui leur a été induit, qui leur a été dit? Est-ce que c'est eux tout seul? Et puis surtout, quand on voit l'énergie qu'on met dessus, est-ce que c'est pas, sans le savoir inconsciemment, une manière de pas aller regarder en profondeur? Parce qu'en réalité, quand je me concentre sur mon nez, sur mon ventre, sur mes cheveux, sur mon comme tu dis, la voix ou peu importe, ben en fait j'oublie, c'est peut-être un peu plus spirituel, mais j'oublie pourquoi j'existe. On n'existe pas pour être validé tout le temps sur notre beauté, tu vois. Et évidemment, quand on met l'accent là-dessus et qu'on focus toute notre énergie et notre valeur, le soir, moi, je vais pas m'endormir mieux si j'ai un brushing qui est bien fait. Je vais m'endormir mieux, en tout cas je mets l'accent chaque soir avant de m'endormir, qu'est-ce que j'ai fait de bien aujourd'hui, est-ce que j'ai fait quelque chose qui a fait du bien à à moi-même et à quelqu'un aujourd'hui, oui. Et là, je sais que je peux me coucher en paix. Et je mets l'accent, mais c'est un travail, hein, parce qu'on met tellement l'accent sur l'apparence et sur la valeur que ça devient quelque chose aujourd'hui qui est, on le voit avec les réseaux sociaux. Et tu vois, je dis, regarde, tu me regardes, tu dis, ouais, la meuf, elle fait un peu rire, elle est make-up et tout machin. Mais parce que j'adore ça, mais je ne mets pas tout mon business là-dessus, ni même mon âme là-dessus, tu vois. Ce qui compte, c'est vraiment qu'est-ce que je vais faire de bien, qu'est-ce qui va nourrir mon cœur, mon âme, mon monde.
Tu parles d'une notion dans dans ton livre qui est la prison interne. C'est qu'on vit dans cette prison et comment, en fait, pourquoi les gens vivent dans une prison et comment ils en arrivent là?
Oui, ça, tu vois, j'en parle beaucoup. Tout ce qui va être, alors, il y a plein de facteurs évidemment. Il va y avoir les conditionnements de la société, il peut y avoir les cultures, il peut y avoir aussi les religions pour certains, il peut y avoir le transgénérationnel, c'est-à-dire c'est l'héritage des blessures familiales. Ça, on en a tous évidemment. Voilà, donc tout ça mélangé, plus évidemment tout ce qui va être traumatique, donc ce qui va répondre à des conditionnements où ça va nous créer un trauma. On peut parler de choses beaucoup plus graves comme des fois des traumas qui ont l'air moins graves mais qui ont un impact dans notre manière de penser. Par exemple, tu as plein de gens qui vont dire: oui non mais j'ai pas envie de lui demander parce que j'ai peur qu'il me rejette parce qu'une fois je l'ai fait avec quelqu'un et quelqu'un m'a rejetée. Là on est sur une relation traumatique de quelque chose qui s'est passé. Je te donne un exemple un peu simple que tout le monde a déjà vécu. C'est un peu la phrase où j'ai une amie qui dit souvent: mais j'ai pensé dans ma tête. Je lui dis: faut arrêter de penser dans sa tête. J'ai pensé dans ma tête, ça veut dire j'ai fait un calque de ce que j'ai déjà vécu sur une expérience là actuelle dont je ne sais absolument pas la véracité, mais du coup, je réagis de façon traumatique. Et quand je réagis de façon traumatique, en fait, je suis dans une prison puisque je ne suis pas du tout ouverte à lâcher prise, à prendre les choses comme elles viennent, à ce qu'on me dise non, c'est pas grave, je trouve une solution. Donc, on est toujours dans une sorte de peur. La prison, c'est ça, mais c'est un exemple de ce qu'est une prison. Évidemment, une prison, après, ça peut aller beaucoup plus loin. Il y a des personnes qui vivent même, j'ai envie de te dire, même physiquement en prison. Prisonniers chez eux parce qu'ils ont peur du monde.
Est-ce qu'à un moment dans ton livre tu abordes cette prison que tu t'étais donnée, que tu t'étais créée en restant avec des hommes pour des choses que tu avais pas choisies initialement? Il y a des moments, beaucoup de femmes restent avec des hommes uniquement pour l'aspect financier. Quand je dis financier, faut pas dire parce que on n'est pas là je suis avec un milliardaire, je suis là avec lui parce qu'il m'achète un sac Louis Vuitton tous les matins et je vis dans—
Moi j'étais pas comme ça, j'ai pas trouvé cet homme-là.
Non parce pour qu'on comprenne dans le livre la notion que tu parles. Mais effectivement, c'est ce que dans cette, à un moment dans le livre, tu abordes le manque de confiance que tu avais et tu avais cette sensation intérieure, tu dis voilà, si je le quitte, je repars à la rue ou je dois me trouver un appartement, j'ai pas de métier. Donc ça joue sur ta décision finale.
Bien sûr.
Et aujourd'hui, qu'est-ce que tu dirais aux femmes qui nous écoutent et qui sont dans ce type de relation et qui restent juste parce que Ils savent qu'ils n'aiment plus la personne, que c'est pas la bonne personne, mais ils ont tellement peur. En vrai, c'est le coût à payer. Ils pensent que le coût à payer est tellement grand à repartir d'une feuille blanche qu'ils préfèrent rester où ils sont, alors qu'en vrai ils sont dans cette prison qu'ils se sont créée.
Bien sûr, c'est ce qu'on appelle la peur du manque. Quand on vibre le manque, donc c'est à l'opposé de l'abondance, on va dire ça comme ça, on— franchement, j'ai envie de te dire que c'est beaucoup de couples, et même peut-être même plus les couples à l'ancienne, qui vivaient ça, qui restaient parce qu'ils savaient très bien, surtout quand la femme ne travaillait pas ou peut, c'est très bien que si elle quitte son mari, elle a quoi? Alors évidemment, c'est pas le cas de tout le monde. Il y a des femmes aujourd'hui qui sont quand même indépendantes financièrement, mais qui savent très bien que leur vie va être amoindrie si elles quittent le conjoint, la maison, qu'il va y avoir des frais. Si on divorce, il y a des frais. Le fait aussi de se dire, il va falloir trouver peut-être pour les enfants un arrangement. En réalité, ce qui se passe dans cette situation, déjà, elles sont courageuses parce que rester avec quelqu'un qu'on aime plus et qui en est pas bien, faut quand même beaucoup de courage. Il faut tout autant du courage pour partir quand on n'est pas aligné dans une relation Si on a joué toutes nos cartes évidemment. L'idée ce n'est pas de quitter parce qu'on se dit oh c'est trop compliqué.
Alors bien sûr, on n'appelle pas au divorce. On n'appelle pas ni au divorce ni à la séparation. Ce n'est pas ça qu'on est en train de dire.
Le but c'est l'engagement, la discussion, la communication et tout. On est bien d'accord.
Parce qu'il y en a qui font ça dans le couple, mais il y en a beaucoup qui font ça surtout dans le travail aussi. Il y en a qui font un métier alimentaire, ça fait, alors autant dans les couples c'est des fois implicite, les gens ne se l'avouent pas et autres. Autant dans le travail, tu parles avec énormément de personnes qui disent non, mais moi mon métier c'est un métier alimentaire. «Je vais au travail uniquement pour me nourrir et je n'aime pas ce que je fais.» Alors qu'ils passent énormément de temps à—
Bien sûr, après s'ils sont OK avec ça, tu vois, en fait j'ai envie de dire c'est sur l'échelle des priorités de leur bien-être. En tout cas, même si leur bien-être, enfin, sont importants pour eux, parce qu'il y en a qui sont en recherche de mieux-être et d'autres pas. Donc en fait c'est une histoire de son propre, sa propre définition du bonheur. Tout du moins, beaucoup de gens sont persuadés Dans la peur du manque, en fait, tu ne penses qu'à ce que tu vas perdre. Donc si tu te concentres sur ce que tu vas perdre, c'est potentiellement là où tu vas mettre toute ton énergie. Donc si je quitte monsieur ou madame, peu importe, et que je me retrouve du coup avec un train de vie qui est moins élevé, à devoir tout recommencer, et puis l'énergie que ça demande de se séparer, moi je l'ai déjà fait, je peux te dire qu'à chaque fois, ça m'a mis dans la merde financièrement.
Tu l'as fait plusieurs fois, tu en parles plusieurs fois dans le livre plutôt. Après, je ne sais pas, mais 4 fois dans le livre.
C'est beaucoup 4 fois à mon âge. J'ai emménagé, j'avais 18 ans. Donc, j'ai emménagé avec 4 hommes différents. Là, je vais sur le 5e, j'espère que c'est le dernier.
On te l'espère, on te le souhaite.
Je le souhaite.
Il a l'air d'être bien.
Il a l'air.
Sur les réels qu'il fait, les stories qu'il met sur Insta, il a l'air d'être bien.
C'est lui. Il n'y a pas de mensonge, c'est 100 lui. C'est pour ça que je l'ai poussé parce qu'il n'est pas commun. Mais ce que je veux dire par là, c'est que du coup, du coup, à chaque fois, ça m'a mis dans l'embarras. Mais parce qu'en réalité, quand j'ai emménagé avec, c'était pas non plus pour les bonnes raisons. C'est-à-dire que tu es amoureux et puis la situation économique fait que, bah, c'est vrai, si on est ensemble, ça coûte moins cher. Mais je peux dire qu'il y en a plein dans cette situation qui se disent: ah bah, j'aurais aimé déménager. Ouais, ok, bon, ça fait 6 mois qu'on est ensemble, bon, allez, pourquoi pas. Alors qu'en réalité, je me sentais pas prête à emménager avec. J'avais envie parce que je suis dans l'euphorie un peu, je suis amoureuse et tout ça, mais je C'est pour ça que j'invite le plus possible à l'indépendance financière, pas être hyper indépendant émotionnellement, ça j'en ai déjà parlé, mais être indépendante financièrement, être indépendant financièrement. C'est très important d'être indépendant, même avoir ton permis ou ce genre de choses, parce qu'on sait pas ce qui se passe dans la vie. Même si c'est pas une séparation, l'un des deux quitte ce monde et du coup on est bien embêté. Ça c'est vraiment quelque chose que j'invite à faire. Encore une fois, on fait comme on peut. Mais si tu veux, cette peur de manquer, c'est une prison dans laquelle on s'enferme Parce qu'on est persuadé, on est déjà en train d'écrire le futur qui est fataliste. Et en plus de ça, la société, elle nous fait beaucoup penser. Des fois, nos parents ont peur pour nous: «Oui, mais si tu le quittes et machin...» Alors qu'en réalité, j'invite beaucoup à écouter plus son cœur. Et c'est dur d'écouter son cœur, c'est un apprentissage. On est tellement focus sur nos pensées et nos limitations qu'on ne sait plus écouter son cœur. On ne sait plus écouter ce qu'on appelle l'intuition. On y croit, on n'y croit pas, mais voilà. On parle. C'est quelque chose auquel je crois beaucoup, que j'ai beaucoup développé. J'ai même un exercice, une méditation guidée sur son intuition dans le livre.
Mais une personne qui, toi tu as vécu ça, à un moment tu es reparti de zéro, tu es arrivé, tu as suivi ton intuition, tu es arrivé à Montpellier avec rien, tu étais vraiment, tu repartais de zéro. Par où tu es passé? Quelles étaient ces étapes et comment tu as tenu le coup? Parce qu'il y en a plein qui voudraient faire comme ça, il y a plein qui voudraient faire la même chose, dire bah oui mais là c'est facile pour lui ou c'est facile pour moi-même, parce que c'est elle ou c'est lui, mais comment eux ils peuvent faire comme nous et réussir à le faire?
Moi j'ai envie de dire surtout un truc, c'est quoi qu'il arrive, ça ne sera pas facile. Les gens attendent la facilité. D'ailleurs souvent c'est ce que j'entends sous les vidéos, peut-être que tu as ça: oui c'est bien mais c'est pas facile, non mais ce sera pas facile. Personne, la seule chose c'est que si vraiment ça nous appelle, si quand on y pense il y a quelque chose qui qui nous donne de l'élan, qui nous dit oui, c'est ça qu'il faut, même si je sais pas comment je vais gagner de l'argent, si des gens vont me suivre dans mon truc, si je vais me faire des amis. Ça, c'est normal. On contrôle pas la vie, c'est pas nous, on n'est pas aux commandes. On est responsable de ce qu'on peut faire nous, et puis il y a d'autres choses, on n'est pas responsable, et il faut se laisser surprendre par la vie. Mais ça sera pas facile. Le tout, en fait, c'est— moi, je sais que c'est un petit peu bateau ce que je vais dire, mais c'est toujours de se rappeler qu'on est une poussière d'étoile, on est rien, demain on n'est plus là. Tu as sûrement déjà perdu quelqu'un dans ton entourage. Dans ces moments-là, tu as vu comment on se réveille, on se dit on est con en fait. Mais après on oublie, tu sais, on revient dans notre quotidien et c'est humain bien sûr. Mais j'essaie de m'efforcer de me rappeler par moment quand quelque chose est trop dur. Et c'est ce que je dis par exemple avec la mamie antérieure, que beaucoup, je crois c'est le chapitre préféré de tout le monde dans ce livre, c'est ludique, il est rigolo. Mais c'est ce qu'elle dit en fait, c'est ton toi du futur à qui tu parles et qui te dit je me dis mais du coup, enfin, pense à moi après, en fait. Kiff, parce qu'après, quand j'en serai là, et si j'ai la chance en tout cas d'en être là, il faut que je puisse avoir ma boîte à souvenirs pleine de plaisir et de joie, tu vois. C'est ça qui compte. Parce qu'en réalité, qu'est-ce qui va nous rester? Il va nous rester des souvenirs. Le matériel, au mieux, ça revient à tes enfants ou tes petits-enfants, mais c'est tout. Toi, tu pars pas avec. Donc c'est important pour moi, en tout cas, quand tu as envie de faire quelque chose, voilà, tu veux quitter quelqu'un, déménager, avoir un nouveau job, monter ton entreprise, faire une transformation physique, peu importe là où tu te dis je veux y aller, je veux cet objectif, je vais tout donner parce que ça sonne juste dans mon cœur, rappelle-toi en restant raisonnable, non plus on ne va pas tout vendre et tout quitter. Je suis dans la nuance et la mesure parce que je n'ai plus envie d'être dans des discours un peu trop extrêmes. Mais se rappeler aussi qu'au pire tu te trompes, si ça ne met pas d'autres personnes en danger, bien sûr, tes enfants ou autres, au pire tu te trompes, ce n'est pas grave, tu auras essayé. Mais dans tous les cas, tu auras appris quelque chose.
Et tu le dis dans le livre, tu dis si «Si tu as peur de manquer, c'est parce que tu n'as pas confiance en tes capacités à bâtir ton propre empire.» Et cette phrase, elle est incroyable, parce qu'en vrai, c'est exactement ce que tu es en train de dire. Parce qu'il y a plein de gens, comme ils n'ont pas confiance en eux, ils n'ont pas confiance en leurs capacités.
C'est totalement ça.
Et ils sont dans typiquement ce qu'on appelle, moi j'appelle ça l'impuissance apprise. Donc c'est ce virus qu'on nous met quand on est jeune. Alors que moi maintenant, moi je prône, je préconise l'optimisme appris. C'est-à-dire changer de l'impuissance à passer à l'optimisme et changer ce discours interne pour qu'on soit dans le fait d'entreprendre. Et effectivement, cette phrase, elle a bien résonné quand je l'ai lue parce que c'est exactement ce que j'enseigne à mes élèves. Mais il y a énormément de personnes qui n'essaient pas juste parce qu'ils n'ont pas confiance en eux. Comme ils n'ont pas confiance en leurs capacités, ils n'y vont pas.
Bien sûr. C'est ça, c'est la confiance en soi. La confiance en soi, alors c'est quelque chose de très utopique aussi. Attention, c'est invariable, c'est impermanent, mais c'est ça qui est beau aussi. Par contre, ça peut grandir. Et la confiance en soi, ça va se construire aussi dans le fait de passer à l'action. C'est-à-dire que tu peux pas me dire je ne fais pas ça parce que j'ai pas confiance en moi. Oui, mais la personne qui n'a pas confiance en elle, elle est quand même passée à l'action à un moment donné. Et c'est parce qu'elle est passée à l'action que c'est comme si, tu sais, ça fait comme dans les jeux Mario Kart, tu sautes sur le champignon et ça fait ding ding, un point en plus, tu vois. Et du coup, tu as de plus en plus confiance en toi.
Les gens ont l'impression que la confiance veut dire réussite. C'est-à-dire que quand tu as confiance, tu réussis. Non, Saël. Tu peux avoir confiance, tu peux... Et souvent, on pense que la confiance élimine la peur et le stress. C'est complètement faux. Tu peux avoir confiance en toi et stresser et avoir peur. Je disais en aparté que je vais faire l'Olympia. Quand j'ai réservé la salle, j'étais stressé et je suis encore. Et quand j'y pense, je me dis dans 2 mois, je vais avoir 2000 personnes, j'ai cette appréhension. Mais ce n'est pas pour autant que je n'y vais pas. Ce n'est pas parce que tu as certaines peurs ou certains stress que tu dois ne pas être en mouvement. Et c'est ça aussi travailler sa confiance. Et la confiance, c'est quelque chose que tu nourris tous les jours.
Que tu nourris exactement, ça s'alimente.
Ça s'alimente.
Ouais ouais.
Jusqu'à devenir illimité parce que dans ton livre, tu dis: je suis un être illimité et je peux tout réaliser. Qu'est-ce qui t'a fait prendre conscience de ça?
Eh bien, c'est justement parce que je suis passée à l'action. Là où parfois je pensais que c'était pas possible, je me suis dit: et si je me racontais une autre histoire? Juste là dans ma tête: et si je me racontais une autre histoire? Alors évidemment, tu vois, comme tout le monde, je lis des livres, je regarde beaucoup de vidéos, etc. Donc je nourris ma croyance. En fait, faut se dire qu'il n'y a pas une croyance qui est plus vraie qu'une autre. Enfin, on s'entend, bien sûr, le ciel, il est bleu, il est pas violet. Ça, c'est une croyance unanime, sauf si j'ai appris que violet, c'est quand c'est bleu. Enfin, ça, c'est autre chose. Ça, c'est vraiment ton prisme, ton mode de fonctionnement. Attends, j'ai raconté, non, j'ai fait une vidéo là-dessus, pareil, j'ai fait une vidéo là-dessus sur la confiance en soi. Bah tu vois, ça revient, je parlais du ciel, je disais si quelqu'un te dit que le ciel est rouge, est-ce que tu le crois? Toi, tu vas me dire quoi? Non. Non? OK.
S'il y a une tempête de sable où là il sera rouge.
Mais là, ici, là tu vois le ciel, il est quelle couleur? Il est bleu. Moi je te dis non, il est rouge, tu me crois pas. Est-ce que tu as confiance là en ton discernement? Tu es sûr de toi? Oui, je suis sûr de moi. D'accord. Du coup, si quand quelqu'un dit quelque chose de mal sur toi ou te porte une attention, tu te connais, tu es sûr. Donc, c'est là la confiance en soi. C'est je me connais assez, je suis assez sûr de moi pour savoir ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas. Sauf qu'en fait, les gens ne se connaissent même pas.
Effectivement.
Tu vois, les gens ne se connaissent même pas et quand on ne se connaît pas, il est difficile de savoir les compétences qu'on peut avoir. Pour autant, il ne faut pas attendre de se connaître. On va se connaître en passant à l'action. Quand tu passes à l'action, en tout cas moi, c'est ce qui a marché pour moi, quand je passe à l'action, je découvre que mes compétences, tu sais, c'est comme quand tu fais une séance de sport et tu dis «j'aurais jamais cru que j'aurais fini cette séance».
Ça m'arrive très régulièrement.
Voilà. J'ai fait un an de CrossFit, j'ai dû arrêter pour des soucis de santé, mais j'ai fait un an de CrossFit. Je n'aurais jamais cru avec mon corps, avec le CrossFit, on est d'accord, c'est un des plus hard quand même. Être capable de faire ça. Et pour autant, ça m'a tellement renforcée parce qu'à chaque fois, malgré tout, sur le moment, je me dis: je ne vais pas y arriver. Et puis j'y arrive. Et puis j'y vais. Et puis après chaque séance, j'y vais avec un peu plus d'entrain. Le stress, il est toujours là, bien sûr. Par contre, je me pose moins de questions, je passe à l'action. Ça me renforce, tu vois, au niveau mental. Et je ne sais plus ce qu'on disait. Ça y est, j'ai perdu.
Non, on était sur le fait d'être illimité et de tout réaliser. Et tu dis qu'au même moment, tu parles de: la seule limite est celle qu'on a dans notre esprit. Je parlais de ça à l'instant. Effectivement, ça revient à ce qu'on disait juste avant, la prison interne.
Tout est une histoire de, il faut éduquer, rééduquer, ce que je disais, toutes les croyances, c'est ça le truc de base. Toutes les croyances sont justes. En réalité, c'est comme, regarde, il y a plein de religions qui existent. On ne va pas se battre pour savoir c'est laquelle la meilleure, la vraie, la pas vraie. Ce qui compte, c'est que— c'est la mienne. C'est débile, mais c'est la guerre depuis toujours. Ce qui compte, c'est est-ce que est-ce que ces croyances, cette foi, cet apprentissage-là religieux par exemple te fait du bien et te fait faire du bien au monde autour de toi? C'est tout ce qui compte. Donc en réalité, ce qui compte, c'est pas que ta croyance soit la vérité. Et ça, c'est le problème beaucoup de l'humain. On le voit en tout temps, il veut la vérité. C'est ce qui amène beaucoup les dérives sectaires ou ce genre de choses aussi, et les guerres et les oppositions diverses et variées. Ce qui est important, c'est est-ce que ma croyance, en ne nuisant pas à autrui, me fait du bien, me permet d'évoluer et faire évoluer les gens autour de moi, tant qu'on ne nuit pas au libre arbitre et à la liberté de chacun. C'est toujours pareil et c'est ça qui compte. Et donc, pour moi, si tu veux faire grandir ta confiance en toi, eh bien, tu vas aller vers des croyances qui vont te faire du bien, qui vont te faire croire plus en tes compétences et en qui tu es.
Je t'ai demandé d'apporter un objet. Est-ce que tu peux me dire c'est quoi cet objet et pourquoi tu l'as apporté?
Oui. Alors, j'ai apporté ce sac à main. Ça fait très cliché la fille avec son sac à main. Non, non. Alors, c'est un sac à main qu'on m'a offert il n'y a pas longtemps.
Content. Il est assorti avec tout.
Tu as vu? C'était fait exprès, je pense. C'est ça qui est à moi, c'est mon assistante qui me l'a offert. Alors déjà, tout le monde n'a pas d'assistante, donc je suis très chanceuse d'avoir trouvé une personne à qui je peux faire confiance. Je pense que tu sais bien, dans l'entrepreneuriat, c'est très très dur de trouver des collaborateurs comme ça avec qui tu peux avoir confiance. Et elle m'a offert ce sac pour me remercier de notre collaboration, du fait de travailler dans un, voilà, tout un écosystème d'entrepreneurs avec qui elle travaille aussi maintenant. Et pourquoi je l'ai ramenée? Parce que pour moi, ça représente justement le fait de propager qui tu es et ce en quoi tu crois auprès de tout le monde. C'est-à-dire que j'ai cru en cette personne, je lui ai donné— alors je suis pas en mode, comment dire, je suis pas maître harmonie, pas du tout, mais je lui ai donné tout ce que je pouvais avec mon cœur parce que j'ai cru en elle, parce que j'ai vu qu'elle avait envie, tu vois, d'y arriver.. Et ça représente en fait, ça représente mon parcours, c'est-à-dire ce que je veux, c'est ce que je fais moi, la confiance que je bâtis en moi, je veux pouvoir aussi la donner à d'autres personnes pour leur faire aussi se rendre compte de leur potentiel. Et bon, elle est géniale, elle s'appelle Marie. Donc coucou Marie, merci énormément pour ce sac à main qui est un sac à main qui est pas donné du tout. Donc quand je l'ai vu, j'étais en état de choc, je me suis dit elle est folle. Ouais, il est super, il est montées pour ceux qui veulent. C'est un furlard, placement de produit, mais envoyez-moi des sacs, ça me va très bien. Et en plus, je suis pas du tout sac à main de base, j'ai que des sacs à main pas cher, tu vois, la marque et tout, je m'en fous totalement, moi c'est pas mon truc. Mais je trouve très beau, et surtout c'est le symbole, tu vois, c'est, c'est en fait, en gros, même je vais te dire, j'allais plus simplement, tu donnes de l'amour et en fait ça te revient, surtout quand tu l'attends pas. C'est-à-dire que je crois en quelqu'un, on travaille ensemble, c'est super, j'aime la personne, je la recommande, elle fait super bien le taf. Et en fait, elle est dans la gratitude. Donc en plus, elle a le comportement que j'ai moi-même, tu vois. J'ai ce truc de: important de remercier les gens avec qui tu travailles, avec qui ça se passe bien, de faire perdurer, de faire pérenniser les relations. Pour moi, c'est la transmission de la confiance en soi, l'amour, la transmission.
Voilà. Tu as combien de personnes dans ton équipe aujourd'hui?
Alors, je travaille avec 2 agents et une assistante.
D'accord.
Voilà. Parfait.
Tu as une bonne équipe autour de toi.
Ouais, ouais, ça va, on s'ennuie pas.
Je voulais aborder un sujet qui me tient à cœur parce qu'il y a quelques semaines, même quelques mois, on en parlait beaucoup dans les médias. C'est tout ce qui est en lien avec le harcèlement, le harcèlement à l'école, le harcèlement psychologique, le harcèlement mental. Et j'aimerais bien avoir ton point de vue sur le sujet, sachant que dans le livre tu parles d'un moment, d'un soir où tu et tu décides de prendre plein de médicaments. Et donc je sais pas si tu avais conscientisé, tu l'avais bien conscientisé, on va en parler. Donc tu as vécu, peut-être que tu as vécu ça, et c'est ce qui t'a poussé à en arriver là. Donc j'aimerais bien avoir ton point de vue sur ce sujet.
Ouais, ben écoute, moi le harcèlement c'est l'histoire de ma vie. Pour autant j'ai 2 anecdotes, voire 3 anecdotes intéressantes qui pourront faire le fil. J'ai toujours connu plus ou moins, je pense, parce que je suis un peu atypique, tu vois. Alors là, je suis adulte, donc c'est assumé, mais enfant, ça l'était moins. J'ai toujours été un peu tiraillée sur mon apparence principalement, mais aussi sur ma personnalité, parce que je suis une personne extravagante, pas extravertie contrairement à ce qu'on peut penser, mais extravagante. Donc du coup, on m'entend, on me voit, je suis comme ça, etc., très sensible, très empathique. Donc forcément, bah des personnes qui n'aiment pas cette particularité ou qui se sentent pas bien eux dans leur peau vont pas apprécier cette liberté d'être en réalité.
Parce qu'ils sont le miroir, en fait tu leur renvoies ce qu'eux ne sont pas et qu'ils aimeraient être. Ils voient ce qu'ils aimeraient être, donc après soit ils sont jaloux, soit ils t'envoient—
ou ça leur renvoie le fait qu'eux ne se permettent pas d'être eux-mêmes. C'est encore plus subtil en réalité, parce que ça se trouve c'est pas ce qu'ils sont, mais c'est ce qu'ils aimeraient être, c'est avoir cette liberté d'être ou d'être soi, d'être libres d'être eux. C'est ça qui dérange beaucoup les personnes qui sont ancrées, tu vois, dans leur personnalité ou leur message. Donc du coup, il y a eu plusieurs phases. J'ai vécu ensuite du harcèlement entre mes 13 et 15 ans, on va dire, sur différentes phases, à différents niveaux, mais ça ne s'arrêtait jamais. Et malgré tout, tu vois, alors en effet, j'ai fait ce qu'on appelle— alors je sais pas, on peut dire le terme? J'ai fait une tentative de suicide. Alors aujourd'hui, qui est mignonne, parce que c'est impossible qu'une il me soit arrivé quoi que ce soit. Mais comme j'avais été hospitalisée quand j'avais 14 ans, j'ai eu des soucis de santé, j'étais entourée d'ados et qui m'expliquaient comment elles avaient fait. Du coup, j'ai voulu imiter quand moi j'en avais marre parce que ben en fait je perdais le contrôle sur mon poids, j'avais peur de décevoir mes parents, j'avais peur de revivre du harcèlement parce que j'étais devenue mince à ce moment-là. Donc cette panique a fait que j'ai voulu—
tu as perdu du poids pour ressembler à ce que les gens pensent, tu pensais être bien pour les gens, que les gens t'appréciaient. Surtout, ouais. Et après, quand tu as commencé à reprendre du poids, là, c'est à ce moment-là que ça— c'est ce que tu disais, le gâteau qui—
Quand j'ai commencé à reperdre le contrôle sur l'alimentation, que j'ai dû reprendre, c'est genre 2-3 kilos. Mais moi, je me disais, c'est la fin du monde, parce qu'en fait, j'avais ce qu'on appelle des troubles du comportement alimentaire. Mais j'ai 15 ans, j'ai pas conscience de tout ça, si ce n'est que je sens que je perds le contrôle, ce qui est normal en réalité. On te l'explique très bien que si tu te prives, tu passes forcément par l'effet inverse à un moment À un moment donné, j'ai 15 ans, j'y connais rien. On n'arrête pas de me dire: «Si tu reprends le poids, tu vas avoir des problèmes de santé.» Alors que ça n'avait pas de lien direct. Déjà, j'avais une maladie de base. Mais si on peut éviter le surpoids, c'est mieux. Comme dans tout en réalité, qu'on ait des maladies ou pas de base. Et donc du coup, j'ai voulu, si tu veux, ne pas revivre le harcèlement même propre de ma famille, même si je sais qu'ils voulaient mon bien en définitive. Parce qu'ils n'arrivaient pas à faire d'autre chose que de me dire de manger moins et de faire du sport, des gens autour de moi, etc. Donc, il y a eu cette phase-là. Mais malgré tout, c'est assez étrange parce qu'il y a ça. Mais en même temps de ça, j'ai vécu du harcèlement au collège. Et c'était différent, c'était juste parce qu'une fille s'était fait virer. On s'était disputé à un moment donné et elle avait été dire à toute ma classe que c'était ma faute qu'elle se fasse virer alors que pas du tout. Il y avait plein de problème. Et ça a été 2-3 trucs en plus, elle s'est fait virer, elle était, tu sais, en avertissement. Et en fait, cette fille-là, moi, ouais, ouais, mais j'avais compris, en fait, cette fille, personne se dispute avec elle parce que sinon tu étais dans la merde. Et moi, j'ai pas eu peur. Le jour où, alors on était copine, et le jour où il y a eu, on était au collège, on se dispute pour des trucs à la con. Et en fait, à un moment donné, bah, on se disputait pour un truc débile où elle s'est sentie agressée par un truc que j'ai dit. Et moi, je lui ai dit ben non, pas du tout, mais c'était terminé pour moi. Et donc du coup, bah voilà, s'en est enchaîné de l'exclusion et du harcèlement dans ma classe, où même ça a été même plus personne me parlait. Et j'ai ce souvenir, c'est flou, c'est la période, mais j'ai ce souvenir de garder la tête haute et qu'une fille était venue me dire, qu'elle était un peu neutre, tu as été venue me dire un jour en cours d'arts plastiques, je me souviens très bien, qui m'a dit: je vais dire, je t'admire tous les matins que tu viens quand même au collège, je comprends pas comment tu fais. Donc tu vois, j'avais quand même cette force d'esprit, tu vois, que je peux pas vraiment expliquer. J'en parlais pas dans ma famille, je suis même pas sûre que mes parents soient au courant aujourd'hui. Mais ça a duré 6 mois comme ça.
Et puis après, au bout de ça, tu t'es dit là c'est bon, je vais prendre ces médicaments?
Non, c'était après, c'était, ça a été en escalade parce qu'après je suis tombée malade, j'ai perdu du poids, enfin j'étais forcée de perdre du poids, j'ai commencé à reprendre. Et là il y a eu ça, j'avais pas envie de revivre tout ce qui s'était passé avant. Ça n'a évidemment pas marché, heureusement.
Et comment, parce qu'une fois que ça a eu lieu, je veux pas te donner tous les détails parce que j'ai envie que les gens lisent le livre et découvrent ce passage-là, mais comment la relation que tu as eue avec tes parents à ce moment-là? Parce que moi, je me mets en tant que papa, j'ai 2 enfants, je vois ça. Quelle est la relation? Est-ce qu'à ce moment-là, ils ont commencé à te parler différemment? Est-ce que vous avez pu discuter, mettre un mot sur tes mots?
Pas vraiment. Non, pas vraiment, pas vraiment, dans le sens où je leur ai dit bah voilà, j'arrive plus à perdre du poids, je perds le contrôle. Ils ont pas conscience de tout ça. C'est des personnes qui, même aujourd'hui, font très attention à leur santé et c'est super, tu vois. Mais pour eux, c'était qu'une histoire de volonté. Donc après, c'est leur croyance, tu vois.
Souvent on associe le poids— je sais, tu en parles dans le livre, c'est pour ça que je vais—
c'est le sujet de tous les jours de ma vie.
Je suis parti sur Insta hier ou avant-hier et j'ai vu une personne qui t'avait écrit sur Instagram et tu lui as répondu.
Et on a parlé en privé et elle a— c'est un homme d'ailleurs— il a ouvert sa vision. C'est souvent les hommes d'ailleurs, c'est plus les hommes que les femmes malheureusement.
Mais sur cette notion-là, tu parlais effectivement, beaucoup de personnes disent non mais si elle a du poids, c'est qu'elle mange des chips sur son canapé et elle fait rien, elle passe sa journée à manger.
Exactement.
Et donc c'est un manque de volonté, c'est juste qu'elle a une addiction à la nourriture et elle arrive pas à s'en passer. Donc arrête tes chips et ça ira mieux.
C'est ça.
Alors que Ça peut être maladie. Il y en a, et moi je connais des gens qui ne mangent quasiment rien de leur journée, et quand tu les vois physiquement, tu dis c'est pas possible.
C'est pas possible, mais c'est pas une maladie. Enfin, l'obésité, c'est une maladie ou une pathologie, peu importe comment on le voit, multifactorielle. Donc en effet, ça peut aussi être les conséquences de tous les régimes, ce qui est une partie de mon cas. Moi, j'ai plusieurs pathologies qui font qu'aujourd'hui, c'est difficile pour moi de perdre du poids. Il faut, il me faut même des opérations et il me beaucoup, beaucoup d'efforts pour arriver ne serait-ce qu'à stabiliser. Parce que si on fait rien, l'obésité entraîne l'obésité. Tu peux grossir en continu. Tu manges un peu plus que tu ne dépenses et terminé, t'as pris 3 kilos alors qu'un autre il aura pris 200 grammes, tu vois. C'est pour ça que c'est très dangereux parce que l'escalade est plus rapide de plus en plus. Pour autant, il y a tout le stress. Tu sais que le stress, le taux de cortisol quand il est au plafond, il peut justement te faire gonfler, te faire grossir.
Ça, on n'en parle pas.
Mais bien sûr, le stress, c'est la cause numéro 1 de toutes nos maladies. C'est la number one. Mais on part du principe qu'il n'y a qu'alimentation et sport. Évidemment que c'est des facteurs favorisants. Le nier, ce serait clairement être dans le déni. Pour autant, on ne peut pas miser que sur ça. Parce que quand un corps a déjà souffert, on appelle ça les conséquences. Les conséquences justement de la baisse métabolique quand tu as fait tous les régimes, etc., etc., le yo-yo. Ton métabolisme est beaucoup plus bas. Et pour le relancer, il y en a qui disent «Oui, bah pour le relancer, tu manges un peu plus, tu fais du sport.» Oui les gars, je l'ai fait, j'ai fait du sport toute ma vie. Il y a beaucoup d'autres facteurs. Voilà, moi j'ai un lipodème, c'est une maladie de graisse malade dans le corps, donc j'ai ça en partie, plus de l'obésité à côté. Mais les gens qui ont le lipodème sont souvent plus malades. Il peut y avoir des dépressions qui sont passées par là, des problèmes de thyroïde, des médicaments, un manque de sommeil. Et puis c'est cumulé, c'est-à-dire que plus tu cumules et plus c'est compliqué, parce que des fois il faudrait révolutionner ta vie. Mais il y a aussi des gens qui sont en surpoids et qui sont pas en mauvaise santé, tu vois. Faut aussi le redire. Moi, dans mon cas de figure, long terme, je sais que ça aura des conséquences sur mes articulations et tout, mais je suis pas du tout en déni si tu veux. Pour autant, et c'est ce que j'explique là dans le livre et ce qu'on dit toi et moi, c'est j'ai pas envie d'arrêter de vivre. Donc c'est-à-dire que j'ai tellement souffert dans ma vie, dans mon adolescence, et on va revenir sur le harcèlement, que je ne veux pas m'empêcher de vivre, même si on essaye de m'intimider même idée et de me culpabiliser par rapport où j'en suis.
Beaucoup de personnes ont l'impression que tu t'es pas pris conscience ou que les gens, en plus que d'avoir ce, on va dire, le surpoids pour des raisons de santé, donc déjà c'est dur pour la personne, clairement, bien lui rajouter, on devrait la priver d'être sur les réseaux, la priver de vivre, la priver de sortir, la priver d'amour, la priver d'amour, lui rajouter une couche. Moi j'aimerais bien que tu, qu'est-ce que tu que tu dirais à des ados ou à des parents qui ont des enfants dans cette situation pour faciliter cette relation entre eux? Parce que je pense qu'il y a des parents qui sont confus aujourd'hui avec des ados ou des ados qui vivent ça et eux ils ont pas cette force, la force que tu as eu à un moment de ta vie et donc ils vivent ce que toi tu as vécu quand tu étais jeune. Donc maintenant aujourd'hui ils sont enfermés dans leur chambre en regardant des vidéos toute la journée et ils se laissent un peu mourir.
Ouais, bien sûr.
Même si c'est pas le— c'est un mot un peu fort, mais bien sûr. Qu'est-ce que tu leur dirais pour leur dire non mais vas-y, lève-toi, bouge, fais ta vie? Et c'est l'action qui crée l'action. Parce que quand tu as un bon métier, que tu kiffes ce que tu fais, tu as des bonnes relations sociales, que tu es épanoui, ben le reste va venir avec.
Ouais, bien sûr. En fait, si tu veux, on revient sur la notion de santé mentale, c'est-à-dire que de juste s'occuper de sa santé physique, c'est nier l'intégralité de de l'être que nous sommes. Ça serait si on était qu'un corps. On n'est pas qu'un corps. Le corps, il fonctionne aussi parce qu'on a une santé mentale, parce qu'on a le psyché. On parle de ça, de dev perso, de confiance en soi, ça va avec. Quand t'as pas confiance en toi, bah t'as pas les bons comportements. Parce qu'en plus, quand t'as plus confiance en toi, tu te soignes mal, tu te nourris mal, tu te nourris pas, tu dors pas bien, tu fréquentes peut-être pas les bonnes personnes parce que tu ne te connais pas, tu n'as pas les signaux. Plus on te fait baisser en estime de toi, plus on t'infantilise. Je sais que les parents, et je sais qui sont remplis d'amour souvent, mais très maladroits, et c'est OK, c'est leur apprendre à pas être dans la contradiction. C'est dur parce que moi je suis pas mère, donc c'est un peu facile de dire ça, mais d'essayer plutôt de comprendre qu'est-ce qui se passe. Et en réalité, on va beaucoup voir si les parents sont OK, en tout cas pour travailler sur ce chemin-là, faut se remettre beaucoup en question, c'est que c'est vraiment une histoire de comment on se ressent. On se sent rejeté, on se sent humilié, donc du coup, et ben qu'est-ce qu'on fait? En fait, on est un peu fataliste. Un adolescent, il est un peu extrême dans ses émotions, tu vois, il découvre, donc il vit les trucs de façon intense. Et donc malheureusement, quand derrière, des enfants qui sont pas éduqués aussi à la tolérance, et que des parents, peut-être il y a des parents qui disent eux-mêmes «deviens pas un gros lard », les gros c'est des— c'est pour ça qu'on recrache, parce qu'on l'a entendu. Et c'est là où c'est des enfants qui deviennent, qui peut être aussi harceleurs, parce qu'ils sont tellement omnibulés que la vérité c'est ça, que du coup— et puis on peut le voir sur tes origines, tes religions, c'est pareil, c'est le même sujet.
Faut le dire, entre eux ils sont super méchants. Même les adultes, mais quand t'es en primaire, au collège, moi mon fils il a 6 ans, des fois il rentre le soir, il pleure, il a 6 ans. Mais sérieux, alors pour «oui mais ils se sont moqués de moi, ils m'ont dit ci », à 6 ans, déjà c'est dur. Alors quand t'es au collège, t'es ado, et quand t'es au lycée c'est encore pire si t'es pas— Après c'est ce qui va le construire, faut se dire aussi on est passé par là, des choses des fois qui sont dures, mais des fois ça va trop loin et ça pousse des enfants à aller vers jusqu'à où tu es allé toi. Et donc aujourd'hui, qu'est-ce que tu conseillerais à ces ados qui nous écoutent ou à ces parents qui ont des enfants comme ça? Pas que par rapport au point, mais en général qui vivent ce harcèlement. Parce que moi j'accompagne des ados, moi j'accompagne des adultes et j'accompagne des ados. J'ai un accompagnement qui s'appelle qui s'appelle Mention Très Bien, où on accompagne des collégiens et des lycéens à obtenir la mention Très Bien.
Trop bien.
Donc, et il y a une petite super brillante, elle est vraiment vraiment incroyable. Et plusieurs fois en coaching, elle me dit: je subis de l'harcèlement à l'école. Et tu vois qu'elle est brillante et super intelligente, elle sera à l'Olympia en plus, elle va monter sur scène.
Ah génial!
Tout à fait, monter sur scène à l'Olympia. Bon, j'en dis pas plus, mais ce que ça va être incroyable ce qu'elle va faire. Mais, et tu la vois, elle est mignonne tout, mais en vrai, pourquoi elle subit du harcèlement? Parce qu'elle est intelligente, parce qu'elle est brillante. Et donc c'est, en vrai, tu peux avoir de l'harcèlement sur tout. Ça va être mais arrête de faire le bouffon, arrête de faire le premier de la classe. Quand c'est du surpoids, ça va être le poids. Quand ça va être les lunettes, ça va être les origines.
Tu peux tout, tu peux harceler qui tu veux sur ce que tu veux quand tu es mal dans ta peau et quand tu n'as pas appris justement à apprécier les gens, à ne pas être dans le jugement. Je peux pas mettre toute la responsabilité sur les parents, Parce que des fois, il y a des enfants qui sont très bien éduqués mais qui fréquentent des enfants eux-mêmes, tu vois. Voilà, il y a plein de facteurs. Encore une fois, on va pas chercher un coupable, une victime. Mais ce que je voudrais dire surtout, c'est essayons de communiquer vraiment. Je crois que c'est la base des bases. On en parle dans le couple, mais c'est pareil dans une famille. Combien de gens me disent: dans ma famille, on parle pas, on parle pas des émotions, on parle pas. Parce que surtout, c'est les hommes. Alors c'est le vrai sujet, tu vois. Je le vois avec mon copain, ce truc de de moi je suis un bonhomme, je parle pas de mes émotions, alors que c'est se tirer une balle dans le pied, tu vois. Ça enlève pas ta masculinité, bien au contraire. Quand tu montres que tu es vulnérable, tu montres que tu es fort en réalité, tu vois.
Et ça, c'est un truc à demander de l'aide, c'est une marque de force, bien sûr.
Puis même ne serait-ce que tu sais, tu parles avec ton frère, ta sœur, tes parents, s'ils sont dans la capacité d'écouter, tu vois, de juste dire de ce qu'on appelle d'accueillir l'état d'âme, l'émotion, les pensées de l'autre, sauf je pense qu'aujourd'hui on se sent des fois très souvent attaqué. Quelqu'un va nous dire quelque chose, on va essayer de se défendre, de se justifier, alors que la personne elle veut juste nous dire: je me sens pas bien pour ça, il y a ça qui convient pas. C'est OK, quelle solution on peut trouver ensemble? Et ça, je pense que c'est quelque chose, c'est un conseil un peu, je suis pas mère donc c'est toujours un peu délicat, mais je le vois avec les parents autour de moi.
Voilà. Bien sûr. Et qui vivent aussi cet apercevoir peut-être au travail. On a parlé des ados, mais on le vit tous à notre manière. Toi, tu le vis aussi sur les réseaux sociaux.
Mais totalement. Mais moi, je vis au quotidien du harcèlement, ce qu'on appelle du cyberharcèlement sur mon apparence. Donc alors, ça peut partir de l'insulte grossophobe de merde, c'est dégueulasse, machin, enfin tous les trucs. Franchement, des fois, c'est très drôle aussi, c'est-à-dire que je rigole. Des fois, ils sont créatifs. Ah ouais, non mais des fois, je prends peut-être pour dédramatiser aussi. Quand tu t'en manges, quand tu as des vidéos qui sont virales, tu as 2000 commentaires grossophobes, il faut les encaisser. Des fois, de temps en temps, avec mes potes, ça arrive, on regarde et je rigole parce que franchement, il y en a, ils sont trop forts.
Mais moi, je le vis à ma manière, pas comme toi, parce que toi, toi tu le vis, ils utilisent ton physique pour t'attaquer.
Après, ils vont plus loin par moment, mais oui.
Mais sur les réseaux sociaux, j'ai pas un jour où j'ai pas des insultes soit sur les origines, soit vraiment, ouais, soit sur les origines. Mais moi c'est parce que moi je fais aussi beaucoup de sponsorisé sur mon activité et choses comme ça. Des fois tu as les origines, soit on traite de menteur parce que comme les gens pour eux c'est impossible, comme pour eux c'est impossible, donc ils disent que ce que tu dis c'est impossible. C'est-à-dire que dans mon monde je peux pas lire rapidement, je peux pas apprendre, je peux pas réaliser mes rêves, je peux pas atteindre mes objectifs, donc c'est faux ce que tu dis, donc c'est faux ce que tu dis. Et comme c'est faux, je te montre, je te traite de monde de menteurs. Et donc je vais t'insulter, je vais te traiter de menteur, je vais pousser les gens à dire— en vrai, ils vont tout faire pour dissuader les gens. Moi, tu fais ce que tu veux, tu peux penser ce que tu veux, mais je le vis tous les jours et je me dis mais c'est fou, il y en a, ils ont vraiment rien à faire leur journée, ils passent juste à envoyer de la haine.
Mais c'est ça, mais ce que tu dis, en réalité, c'est— je vis pareil, c'est-à-dire que les gens me portent des intentions qui sont fausses. Il y en a, ils sont médecins sur Internet, tu vois, ils savent mieux que toi Ah oui, mais comme n'importe quelle chose qui est un peu clivante comme ça, il y en a qui savent, tu vois. Donc si tu veux, moi le plus grave que je vis en cyberharcèlement et qui est dangereux, c'est les gens qui déjà te disent: moi j'ai perdu du poids, moi j'ai pris du poids, donc je te le dis, si tu bouges un peu le cul, je me cache pas derrière des excuses ou je sais pas quoi, je le fais. Et c'est ce que tu as sûrement vu hier en story. Et j'ai discuté avec cet homme-là qui évidemment n'avait pas de photo ou rien, alors Des fois ça arrive, il y en a qui ont des photos, ils se cachent pas forcément. Et là je lui ai expliqué qu'en réalité peu importe en fait que ce soit vrai ou pas, que je fasse du sport ou non, en fait ça s'appelle du respect, c'est de laisser la personne exister telle qu'elle est. Et en plus de ça, tu ne connais pas mon parcours, tu ne connais pas ma vie, tu ne connais pas mon état de santé, tu ne connais pas mon désir profond. C'est pas parce que je m'affiche aujourd'hui en obésité que ça veut pas dire que je veux maigrir. Ça aussi c'est une croyance que body positive, je m'accepte, je m'assume, ça veut dire je ne veux pas changer. Non, je peux m'aimer, je peux aimer mon corps, mais parce que je l'aime justement, je veux qu'il ait une meilleure santé et vitalité. Et je sais que ça passera en partie, et pas que, si je perds aussi du poids. Mais je vais pas perdre du poids de la mauvaise manière, c'est pour ça que je fais attention.
La notion de la carte n'est pas le territoire, je pense que tu dois connaître cette notion. Et effectivement, ce qu'on voit sur les réseaux, c'est pas peut-être, c'est pas réellement, ça peut absolument pas être la réalité. Et donc ce que tu vas dégager ou ce que les gens vont voir de toi à un moment, ils vont se faire, ils vont se faire une carte en disant ça c'est Paris, mais ça la carte du métro de Paris c'est pas la carte de Paris. Absolument. Et donc l'harmonie qu'on voit à un moment, ils savent pas tout ce qu'il y a derrière. Peut-être que ce matin tu avais fait une séance de sport ou pas, parce que peut-être tu fais un sport parce que tu veux te sentir, peut-être qu'il y a plein de choses qui font que—
et c'est le problème d'aujourd'hui, tu fais ta vie, mais c'est le problème d'aujourd'hui que tu le vives toi et n'importe qui aujourd'hui. Et c'est représentatif de l'humain, les réseaux, c'est terrible ce que je vais dire. Enfin que, évidemment tout le monde d'ailleurs n'est pas sur les réseaux, mais quand même une grande majorité aujourd'hui. Aujourd'hui, justement, le fait de juger à l'apparence, on est totalement déconnecté de notre cœur et donc, on est déconnecté de notre humanité. Et on le voit à plein de plans aujourd'hui, sur plein de plans, qu'on va juger quelqu'un à son apparence, on va lui porter des intentions, on va généraliser, ce qu'on appelle des préjugés. Et c'est là où les gens subissent du harcèlement et c'est là où c'est très dangereux, c'est-à-dire qu'on me porte des intentions en permanence alors qu'on ne connaît pas mon histoire, on sait pas qui je suis. Mais parce que, comme tu dis, oui, mais comme tu dis pour toi, oui, mais moi ça marche pas avec Cure Rapide, donc j'y crois pas. Bah moi c'est, oui, bah moi j'ai fait un régime, ça a marché. J'ai même une femme qui montre sa transformation physique et qui est venue m'insulter. Oui, mais moi, oui, moi j'ai perdu 54 kg, donc bouge-toi le cul.
Mais quand elle avait ses 54 kg à l'époque et qu'elle se faisait attaquer, je te jure que le soir, ça devait être dur pour elle. Et c'est pas parce qu'elle, elle a réussi à les perdre, parce que peut-être qu'elle, elle a réussi à les perdre pour mille et une raisons.
Ou peut-être qu'elle les perd pas bien aussi, tu sais pas. Tu sais, perdre du poids, ça veut pas dire que tu es en bonne santé, tu peux très mal le faire aussi.
Effectivement. Et il y a plein de choses, et je suis entièrement d'accord avec toi.
Et c'est pour ça qu'il faut faire vraiment attention aussi quand des personnes de toute façon viennent nous juger, ils parlent d'eux. C'est-à-dire, par exemple, je prends l'exemple de cette femme, ça veut dire qu'elle ne sait pas pardonner. Elle, elle se sent toujours coupable de qui elle a été, tu vois. Justement, c'est pour ça que j'ai voulu faire d'abord ce travail. Et je suis persuadée qu'un jour un jour je perdrai en tout cas une partie de mes kilos parce qu'à un moment donné, pour plein de raisons psychologiques et physiques, je n'aurais peut-être plus besoin aujourd'hui. Je le prends un peu plus philosophiquement ou spirituellement. Aujourd'hui, si la vie fait que j'en suis là, c'est que dans mon parcours à moi perso, il ne faut pas passer par là, moi dans ma vie à moi, je devais passer par là pour apprendre la résilience, me concentrer plus sur l'intérieur que l'extérieur, etc. Et justement aujourd'hui, j'aime qui je suis. Pas tous les jours, pas à 100% et c'est normal, mais j'aime beaucoup plus qui je suis aujourd'hui et c'est ce qui permettra demain si mon corps se transforme, je ne vais pas dénigrer l'harmonie d'avant. Je vais la féliciter d'avoir fait tout ce chemin qui a permis ça. Et c'est là toute la différence.
Et on va finir avant d'arriver à l'autre sujet. Si tu n'avais pas été comme tu es, peut-être que tu n'aurais pas eu le chemin que tu as aujourd'hui et tu ne serais pas en train d'aider des gens.
Pour moi, c'est sûr.
Je suis dyslexique, j'ai redoublé à plusieurs reprises, je ne balançais pas J'ai eu des galères et avec le recul, je dis merci à ça et je suis en gratitude d'avoir vécu ces choses-là parce que c'est ces choses-là qui font qui je suis aujourd'hui et qui me donnent de la force. Si on m'avait pas dit: «Mohamed, t'es nul à l'oral», si j'avais pas été introverti et que moi quand j'étais salarié, je devais parler en public devant 2-3 personnes, c'était impossible. J'étais stressé, je commençais à avoir des sueurs froides et aujourd'hui je fais faire l'Olympia. Mais c'est parce que j'étais comme ça avant qu'aujourd'hui j'ai envie de faire Olympia. C'est ça qui me pousse. Si j'étais né avec de la confiance, en mode je pars, je suis à l'aise, peut-être que l'Olympia, je me serais dit non, mais ça serait même pas venu à l'esprit.
Bien sûr, je suis quasi sûr que c'est sûr.
Mais c'est sûr, mais c'est pour ça que pourquoi je dis ça et je le dis souvent à mes élèves et aux gens que j'accompagne, aux illimités, parce que j'appelle ma communauté les illimités, c'est que vous êtes aujourd'hui la somme de tout ce que vous avez vécu. Et c'est parce que vous avez vécu des choses des choses qui des fois ont été difficiles qui font qu'aujourd'hui vous arrivez à faire des choses incroyables ou que vous allez réussir à faire des choses incroyables. Il faut l'accepter et c'est pour ça qu'il faut être en gratitude avec son passé, travailler sur son présent pour préparer le futur. Et quand tu es dans ce positionnement-là de j'accepte qui j'ai été et c'est la somme de tout ça qui fait que je suis, que je travaille sur mon futur en fonction de mes objectifs, ça peut être un objectif de prise de parole, d'entrepreneuriat, tout ce que tu veux, tu peux Tu peux avoir 1000 et un objectifs, eh ben ça va préparer ton futur et te permettre d'avoir un futur incroyable.
Je pense que ça s'appelle la résilience. Et c'est la résilience qui amène finalement, c'est la quête de sens. On revient dans la quête de sens. La quête de sens est importante. En fait, c'est que ta traduction. Tu connais le triangle de Karpman? Voilà, c'est la base. Mais franchement, on y revient tous parce qu'on aime bien le prendre de temps en temps. On va tous à un moment donné le prendre.
On aime bien rentrer, on veut bien être la victime. On aimerait bien sauver, mais ça fait plaisir des fois d'être sauvé.
Ça fait plaisir, mais l'idée c'est de ne pas rester dans ce système et de pouvoir en sortir quand on voit, en fait, parce que c'est une fuite d'énergie, on prend un des trois à un moment donné, le sauveur devient le bourreau à un moment donné aussi, quasiment tout le temps. Si tu restes vraiment très sauveur, à un moment donné tu deviens bourreau par toi-même. Mais c'est là où je veux en venir, c'est de sortir au maximum de ce rôle de victime, quand bien même on peut être victime de vraies injustices, sexistes, évidemment, on revient pas là-dessus, et qu'il faut que les gens soient punis par la loi. Voilà, on nuance le discours. Pour autant, c'est de se rendre responsable de ce que je peux faire aujourd'hui, est-ce que j'ai entre les mains. C'est aussi pour ça qu'aujourd'hui, sur les réseaux sociaux, les gens qui sont vraiment écoutés, c'est les minorités, c'est les gens qui sont engagés, parce qu'ils ont une force que d'autres n'ont peut-être pas ou n'ont pas eu besoin de façon vitale et viscérale de développer. Tu vois, lorsque toi et moi, par rapport à parcours, on a été obligé, c'est ce qui a décuplé. Et c'est là où en fait, gratitude, tu vois. Dieu merci que j'y suis arrivée, qu'on m'ait mis ça sur la route, ce qui m'a permis de développer plus de force, plus de foi, plus de, tu vois, de résilience.
En parlant de ça, tu devais apporter un livre. Alors tu l'as apporté, mais je l'ai.
Donc choisis ce livre. Oui, le mien, très original.
Voilà, bordel, soyez libre. «La Rousse», vous avez vraiment à le lire. J'ai pris le temps de le lire et il est vraiment bien. Vraiment, tu l'as bien écrit. Merci. Vraiment du bon contenu. Il y a des notions que j'aborde également. J'ai remarqué qu'on avait le même lexique sur plein de notions. Donc c'est trop bien. Pourquoi ce livre?
Pourquoi ce livre? J'ai toujours rêvé d'écrire un livre. Je crois que je le dis d'ailleurs dans mon livre à un moment donné. Il y a peut-être 10-11 ans de ça, j'ai dit: un jour, j'écrirai un livre. Déjà, j'ai vécu 5 ans de de vie dans une vie quand même. Pour une jeune femme, oui, je suis encore jeune, je décide que je suis jeune. J'ai vécu, oui, je suis jeune, mais ça veut rien dire, c'est pour des, pour ceux de 20 ans, je suis vieille. On est le vieux, le jeune, moi je suis là, je suis à la tranche au milieu, tu vois. Mais du coup, j'ai vécu quand même beaucoup de choses dans ma vie et j'ai toujours fait exactement ce qu'on vient de dire, de mon expérience, une force. C'est-à-dire à chaque fois, j'ai voulu apprendre de ce ce qui m'est arrivé. J'ai jamais voulu laisser un parcours de vie, une expérience comme une injustice ou une tache sur le tableau où il y a du regret, où il y a de la rancœur. Même s'il y en a, j'apprends et je me dirige le plus possible vers le pardon pour me libérer. Je suis en quête de sens, je suis en quête de vérité, mais je suis en quête de me libérer. C'est pour ça, bordel soyons libres, c'est qu'on est tellement emprisonné. On revient sur tout ce qu'on a dit depuis le début, on est tellement emprisonné par tellement de choses On est tellement conditionné, on est tellement dans l'attente d'être validé qu'on en perd par moment du coup tout notre libre arbitre, toute notre joie de vivre. On arrive à 80 ans si on a la chance d'y arriver et en fait, on regarde en arrière, on est rempli de regrets. Et en fait, c'est cet élan-là moi que j'ai voulu donner dans ce livre. Donc, c'est la somme de plein d'expériences de ma vie plus, tu l'as vu, c'est 7 secrets pour vivre une vie puissante et affranchie. Donc, Donc 7 chapitres avec des exercices à la fin si on souhaite les faire ou pas, avec des moments de ma vie plus du coup je développe la notion, ce que ça m'a apporté. Et ensuite chacun s'en sert à sa guise.
Bon, bien sûr, je vous le recommande et je vous invite à le lire. On arrive sur la troisième partie et j'ai demandé à des personnes donc sur Instagram, à la communauté, s'ils avaient des questions à te poser et j'ai eu plein de petites questions.
Trop bien.
J'ai envie d'en parler avec toi.
Je suis curieuse.
Alors, il y a quelqu'un qui me dit, alors ça c'est: quels sont tes projets perso? Quelqu'un voulait connaître tes projets perso.
Ré-emménager, c'est horrible ce que je vais dire, ça me fend le cœur de le dire, mais ré-emménager en banlieue parisienne. Je garde mon appartement, je garde mon appartement, je ne fais pas l'erreur une 5e fois. Ah bah si, si, si, je suis avec un homme qui est papa. Donc voilà, on peut pas déplacer les enfants pour le moment. Peut-être un jour, je ne sais pas, mais ils ont une maman quand même, n'oublions pas. Donc voilà, j'emménage en région parisienne dans quelques mois. Il a 2 enfants, il a 2 enfants. Donc voilà, donc je me le souhaite que ce soit temporaire, mais je garde mon appartement à côté de Montpellier.
On dirait, voilà pourquoi tu gardes ton appartement, parce que dans le livre il y a plein d'anecdotes.
Voilà, voilà, c'est ça.
Il y a une question, c'est quels sont quels sont tes conseils pour apprendre à s'aimer?
Le mot conseil, je suis toujours un peu— je pourrais pas dire conseil. Moi, j'invite toujours aux gens à se poser des questions. Poser des questions, déjà, c'est se poser des questions, c'est faire l'évaluation de soi, tu vois. Qu'est-ce que j'aime pas? Qu'est-ce que j'aime? Pourquoi j'aime pas ça? D'où ça vient? Est-ce que c'est quelque chose que je pense par moi-même? Est-ce que c'est quelque chose qui m'a été appris, induit, imposé? Est-ce que ça vient d'un trauma? Quand on se pose toutes ces questions, ça permet de faire un dézoom. Après, s'aimer, c'est très large, c'est un grand mot. Au-delà de s'aimer, j'ai plus envie de dire de revenir dans le cœur. Parce que s'aimer, c'est quoi? C'est s'aimer physiquement? C'est s'aimer qui on est? Parce que s'aimer physiquement, ok, je me maquille un peu, je me coiffe, je m'habille, peut-être que je vais avoir un shot de dopamine pendant une journée parce que je me trouve jolie, mais ça ne va pas nourrir mon intérieur. Mais c'est cool, moi j'adore, tu vois bien, j'adore, je suis coquette et tout. Mais l'important, c'est de revenir dans le cœur. C'est pour ça qu'il y a plein de gens qui se tournent vers la religion par exemple ou vers la spiritualité parce que ça donne du sens, ça permet de se connecter à quelque chose de plus profond ou pas. On peut aussi être dans une quête plus dans le bouddhisme, tu peux être juste dans du développement personnel qui permet de te remettre au centre de ta vie. Il ne faut pas trop s'individualiser d'ailleurs, je le dis beaucoup parce que le dev perso, parfois, ça isole. Il faut s'ouvrir aux autres aussi. Bien sûr. Voilà, toujours dans la nuance, toujours toujours dans l'équilibre. Donc, je pense que ce que je peux vraiment inviter à faire, c'est de revenir dans le cœur, de faire des choses qui ont du sens dans sa vie. Parce que quand on fait des belles choses pour soi, on prend soin de soi à tous les niveaux et qu'on prend soin de notre environnement qui est très important, on est des êtres de communauté, on vit en communauté, ça redonne plus de beauté dans sa vie et j'ai envie de dire d'amour en réalité.
J'ai une question, une personne qui demande: aujourd'hui, tu es sur les réseaux, comment tu gagnes de l'argent?
Ah ouais, la source de revenus.
Ce n'est pas combien tu gagnes d'argent, mais c'est comment tu gagnes, comment tu vis de ce que tu fais.
Principalement moi aujourd'hui, puisque ça a changé, j'ai fait d'autres activités. Aujourd'hui, je ne fais plus du tout de coaching individuel. J'en ai fait très peu d'ailleurs. C'est trop une grande responsabilité pour pour moi, il faut être diplômé ou il faut être psy ou voilà. Ne devient pas coach qui veut puisqu'il faut éviter tout ce qui est transfert. C'est aujourd'hui le gros problème des coachs et être vraiment très structuré. Je ne fais plus non plus d'événement de groupe. Pour autant aujourd'hui, pour l'instant, ma première et quasiment seule source de revenu, c'est l'influence. Et la littérature, les livres. Et l'écriture de livres. Voilà. Mais prochainement, j'ai un nouveau produit qui sort.
OK, on va pas savoir.
Si, je peux te dire, comme ça, ça tease un peu, c'est dans pas longtemps. Du coup, je sors un programme d'accompagnement pour, qui va mélanger le développement personnel et le personal branding. Donc en réalité, c'est comment développer mon activité en gagnant plus confiance en moi et en restant éthique, aligné avec mes valeurs. Donc c'est pas, c'est pas une formation pour savoir créer une vidéo, on n'est pas sur l'apprentissage réseaux sociaux, on est vraiment sur tout ce qui est personal branding et avec ma vision des choses, parce que moi j'ai formé plein de gens par contre sur ça à un moment donné. Ouais, mon copain aujourd'hui, si tu trouves que c'est génial et que c'est bien et tout, c'est parce qu'il est coaché par Madame Albert Sidi sur bien rester soi-même, mais en connaissant un peu les codes d'Instagram, mais en restant aligné et en connaissant son objectif. C'est pas quelque chose que j'ai à proprement parler inventé, par contre ce que je développe, c'est que tout le début du programme, c'est sur la confiance en soi. Pour moi, il n'y a pas de business si on n'a pas travaillé sur soi. Si tu veux faire un business aligné et que tu n'as pas travaillé sur ta personne au maximum, c'est des clés, c'est pas— on n'est pas obligé, mais c'est des clés. Ça va être difficile de prendre confiance en toi après au niveau du business, tu vois. Et par contre, c'est vraiment moi, ma force en réalité, c'est pas savoir monter une vidéo et tout, ce que je fais, rien d'exceptionnel en réalité en montage, c'est de connaître vraiment le personal branding de façon éthique, je répète.
Voilà.
Elle est trop importante parce qu'on se perd sur les réseaux. C'est réseau social, donc ça veut dire qu'on peut très vite dans la superficialité, on peut très vite faire, tu sais, les trends, les vidéos tendances, vouloir avoir des discours qui sont un peu similaires, faire les mêmes choses. On se perd. Il y a des gens, alors il y a des gens qui sont sur les réseaux, ils veulent juste faire de l'influence ou faire de la créa. Il y en a d'autres qui ont aussi des objectifs de carrière. Donc ça peut être, je sais pas, un boulanger Ça peut être un ostéo, ça peut être peu importe. Et bah l'idée c'est de les accompagner, alors je sais pas, c'est pas individuel, c'est des collectifs, c'est du collectif, mais c'est de les accompagner à développer du coup sur les réseaux sociaux leur business, mais en étant ce qu'on appelle leur image de marque personnelle, c'est ça le personal branding, en restant aligné avec leurs valeurs. Et donc ça c'est très important parce que tu peux faire 50 000 formations Instagram qui sont bien en termes techniques, qui vont te parler un peu de personal branding, personal branding, mais moi je vais me focaliser que sur ça. En gros, l'idée c'est que j'ai envie moi de voir, et je prends un plaisir de fou, avoir des gens où quand je les retrouve sur les réseaux, quand je les connais déjà et qu'ils parlent de leur activité, je les reconnais. Mais ça va être fait avec plus de forme et quelques codes, mais c'est eux, c'est leur valeur, c'est eux, il faut que ça transpire. Et le personal branding, il y a des étapes pour ça. Et moi je rajoute le côté dev perso parce que c'est ma spécialité quand même, sur la confiance en soi c'est ma grande spécialité aussi. Encore une fois, ce n'est pas une vérité absolue, ça reste un accompagnement, donc après on prend, on ne prend pas ce qui nous plaît. Et l'idée, c'est de mélanger les deux, c'est-à-dire en gros, je te donne plein de clés pour que tu te connaisses mieux et que tu gagnes en confiance, en estime de toi. Et derrière, après, on travaille tout le personal branding. C'est en deux étapes.
C'est à souffrance, ça? Septembre. OK, parfait. Les gens ont le temps de voir ça cet été. Ouais, comme ça, en septembre.
Je vais recevoir plein de messages. C'est encore secret jusqu'à maintenant, j'en parle à partir de la doll dans la semaine qui vient.
Ok, c'est parfait. Une dernière question, j'ai plein de questions, mais on a filtré. Il y a une personne qui dit j'ai du mal à me regarder, comment faire?
Dans le miroir? Ouais, ça je reçois tous les jours. Déjà c'est ok, faut toujours passer par le c'est ok. Déjà ne pas se culpabiliser de ne pas réussir à s'aimer parce qu'on est encore dans la culpabilité. Des fois quand on s'aime pas, c'est oui j'arrive pas, je m'en «Je m'en veux de pas y arriver.» Déjà, c'est OK. On revient à la même chose que je t'ai dit tout à l'heure, c'est se poser des questions, tu vois. Se poser juste des questions. OK, depuis quand tu es comme ça? Et quand est-ce que ça a commencé? Et est-ce qu'on t'a dit des choses qui ont fait que? Et pourquoi? En fait, si tu questionnes, tu vas soulever des problèmes qui sont plus profonds. Parce que je peux pas te dire «Bah maquille-toi, danse toute nue devant ton miroir» ou quoi. Ça, c'est des trucs sympas, mais c'est encore une fois, c'est des shots de dopamine, c'est pas vraiment aller à la source.
Parce qu'il y a cette personne qui dit ça Je pense que là c'est par rapport à son physique, mais moi je connais plein de gens qui sont incapables de faire une vidéo et se regarder. Des personnes que je connais personnellement qui peuvent pas écouter leur voix ou qui n'arrivent pas à se voir en vidéo. Non, non, non, ah une vidéo, non, non, je veux pas me voir. Ils arrivent pas à se voir, ils arrivent pas à s'écouter. Pour toi c'est quoi le conseil? Si tu as un conseil bien sûr, je peux pas dire que—
ouais, non, alors je sais pas si j'ai vraiment un conseil, mais par contre je peux dire c'est que bah je on fait des métiers d'image, toi et moi. Donc on sait ce truc de, à un moment donné, on a peut-être été énervé d'entendre notre voix devant notre tête. On l'a tous vécu à un moment donné, plus ou moins.
Moi, je m'adore. Franchement, je vais te dire un truc, je fais des podcasts, je me suis jamais réécouté un podcast avant.
Ah, c'est marrant. Moi non plus.
Parce qu'une fois que c'est fait, c'est fait. J'ai jamais réécouté un podcast. Il y a les deux choses que je me, que j'ai revues et que je revois aujourd'hui. J'ai fait le book les tours, que là je prépare comme je disais l'Olympia. Dans le cadre de l'Olympia, j'ai fait plusieurs dates pour préparer. Et donc là, comme c'était dans une optique d'amélioration, en disant faut que je regarde ce qui a bien fonctionné, ce qui a mal fonctionné pour changer des choses, là j'ai accepté de me regarder. En plus, je me suis regardé en x2. Mais sinon, j'avance en vrai. Je sais que des fois c'est pas bien, c'est qu'il y a des erreurs. Et je vais faire en sorte que la prochaine fois soit meilleure que la précédente, mais je vais pas être en mode je vais m'écouter, analyser mot à mot ce que j'ai dit. J'ai fait plein de passages télé, à part grâce à Samy qui est derrière l'écran et que je remercie quand il fait les montages et autres de vidéos et qui nous envoie après. Des fois je vois certains passages, mais je vais pas me dire ah, tu es passé sur Quotidien, vas-y remets, regarde tout ton passage.
Alors je suis un peu comme toi sur certaines choses. Là je fais plus le podcast, mais j'ai fait podcast pendant un an. Je n'écoute pas les podcasts non plus. Je pars du principe que ce qui est dit est dit et puis voilà. Puis j'ai peur d'entendre justement des bêtises et me dire «ah non, j'aurais pas dû dire ça» et me justifier. Donc je me dis c'est dit, c'est dit et on passe à autre chose. Par contre moi j'ai un métier plus d'image parce que tu vois moi je suis quand même dans l'influence quand même. J'y suis quand même en faisant pareil. C'est pas de l'influence, on n'est pas, je suis pas personnage télé-réalité. Voilà, moi faut toujours que ça ait un lien avec mon engagement, voilà, éthique. C'est ce que je disais, voilà, je reviens beaucoup, beaucoup là-dessus. Pour autant, je me suis dissociée, tu vois. Par exemple, à force, c'est ma voix, enfin, je suis même plus— je sais que c'est ma voix, je fais plus gaffe, je me dis pas je l'aime ou je l'aime pas, je sais pas, je suis totalement dissociée. Même quand je me vois, je me trouve moche, machin, je suis une meuf, c'est ce truc de dire mais toi tu t'aimes, tu aimes tout. Non, non, non, non, non, ça c'est une utopie. C'est des fois je me trouve moche, c'est pas grave. Mais par contre je me fais, je vais pas m'empêcher de manger ou je vais pas me torturer ou me coucher en pleurant. Non, juste aujourd'hui je me trouve pas belle, bah c'est pas grave. Je suis très bien que ça se trouve la vidéo je la regarde dans 5 ans, je vais dire mais j'étais canon, pourquoi j'aimais pas comment j'étais? C'est nous avec les hormones, on est, on est des oufs. Donc juste voilà, je me suis dissociée. Pour autant, est-ce que j'ai un conseil à donner là-dessus? Non, je pense que déjà c'est: est-ce qu'il y a vraiment besoin de se revoir en vidéo et d'entendre sa voix? Si t'as pas besoin, ne t'inflige pas quelque chose qui te fait du mal. Et si t'as besoin vraiment pour ton métier, essaye de prendre la hauteur et de dézoomer en disant que c'est qu'un regard qui est subjectif. Il n'y a pas de réalité en fait.
Je suis entièrement d'accord. Je t'ai demandé de choisir une musique que tu m'as envoyée, je vais te la faire écouter et tu me diras pourquoi cette musique.
Oui.
C'est la maison de Audrina. Pourquoi cette musique?
C'est une musique que j'ai fait faire composer à Audrina, ouais, il y a pas longtemps. Sur YouTube? Ah ouais, ok, parce qu'elle l'a sortie, elle l'a mis en ligne il y a pas longtemps. D'accord. Voilà, c'est une musique que j'ai fait composer parce que je suis aussi, donc dans artiste, tu vois, j'ai plusieurs casquettes, je suis réalisatrice et j'ai réalisé une émission. Et par moment, je réalise certains petits projets, courts-métrages audiovisuels visuel. Et donc là, du coup, j'ai voulu faire le lancement de mon conjoint sur les réseaux sociaux avec une vraie histoire. Donc en fait, c'est l'histoire de notre rencontre. Notre rencontre, c'est pas juste une rencontre amoureuse, tu sais, c'est le fil conducteur aussi de tout ce que je transmets. C'est-à-dire que, ok, tu as fait tout le travail de «je m'aime plus, je me connais », etc., et c'est ce qui amène à avoir des relations aussi plus belles, que ce soit avec tes amis, ta famille, et aussi avec une personne qui va avoir du coup la même, la même énergie, la même, le même désir du coup de vie et d'amour. Donc j'ai voulu faire une musique qui explique notre rencontre amoureuse. J'ai donné vraiment tous les éléments sur 1 minute 30. Elle m'a fait cette magnifique musique sur laquelle, sur les réseaux sociaux, tu as nos voix off par-dessus. Donc si tu regardes, c'est dans mes épinglés, c'est la vidéo où je suis avec lui. Et je l'appelle La Maison parce que c'est vraiment ce sentiment-là que j'ai aujourd'hui, que ce soit dans ma ma vie en général, et en plus maintenant avec mon conjoint, c'est que j'ai vraiment bâti ma maison, tu vois. J'ai bâti ma maison, c'est là où je suis sortie de la prison, la prison. Il y a une grande liberté sur ce terrain vaste qu'est la vie. J'ai ma maison où j'ai ma sécurité, où j'ai l'amour, où j'ai tout ce que je vais bâtir, tout ce qui va naître, tu vois, peut-être ma famille plus tard. Donc c'est pour moi une musique qui représente ça. C'est pas que ma rencontre amoureuse, tu vois, c'est l'aboutissement d'accomplissement de tout ce que j'ai réalisé aujourd'hui. Et c'est ce sentiment quand même, malgré les péripéties, malgré les hauts et les bas, malgré les combats qu'on peut avoir dans une vie, je me sens quand même beaucoup plus apaisée et confiante dans la vie. Et cette musique, elle représente ça.
Merci pour ce partage. J'espère que chacun d'entre nous pourra trouver sa maison.
Je le souhaite.
On arrive sur la fin, j'ai un petit jeu. Je vais te poser des questions très simples. Courte, et faudra répondre de manière la plus courte possible. Bien sûr, si tu veux argumenter, tu peux, mais j'ai bien argumenté déjà. Dis-moi, quel est ton humoriste préféré?
Mon pardon?
Mon humoriste préféré?
Oh waouh, j'en ai beaucoup. Faut que je dise un qui me vient tout de suite. Ahmed Sylla.
Très bien. Ton plus gros défaut?
Je suis un peu lunatique. Je suis Cancer ascendant Scorpion, excusez-moi.
Le métier que tu voulais faire quand tu étais petite? Chanteuse. Pourquoi tu l'as pas fait?
Je chante pas de ouf, c'est correct, tu vois, c'est pour faire un Disney encore, tu vois. Non, il y a des gens bien les meufs qui font les Disney. Non, non, non, non, en vrai, flemme, c'est trop dur comme métier. Pantalon Mon talent caché? Je chante? Non, je suis pas sûre. Je dis souvent je suis pas talentueuse, mais je suis persévérante. Voilà, mais je suis pas, j'ai pas beaucoup de talent. Alors, il y en a qui me disent que mon talent caché, c'est l'écriture ou l'oral, mais bon, on l'a vu déjà. On va dire que c'est un talent, mais caché. Oui, je chantonne, mais voilà, c'est tout.
Ta plus grande peur?
La solitude.
Ton livre préféré?
Karma Beach.
D'accord, ok. Et maintenant, ta citation préférée?
Si, une citation qui a changé ma vie plein de fois et qui continue de le faire là dans les objectifs que j'ai, c'est: si tu veux que les choses changent, faut pas faire comme d'habitude.
Pour avoir ce que tu as jamais eu, faut faire ce que tu as jamais fait, par exemple. C'est pareil.
Exactement.
Si tu avais la Harmonie enfant devant toi, de 12-13 ans, qu'est-ce que tu aurais aimé me dire?
Ça va bien se passer, ma chérie. T'inquiète pas, ça va bien se passer. C'est vraiment la phrase que j'ai envie de dire à plein de gens, c'est ça va bien se passer, pour enlever toute cette angoisse, cette inquiétude du futur où on sait pas où est-ce qu'on va aller, où on pense que tout sera impossible, que tout sera difficile et lourd. Ça va bien se passer.
Et si tu avais une dernière chose à partager à tous nos auditeurs, à tous les auditeurs de Wookly Talk, ce serait quoi?
La phrase que j'aime j'aime bien, enfin, les phrases que j'aime bien dire, c'est vraiment de se rappeler qu'on est éphémère. Et donc quand on sait qu'on est éphémère, on peut accomplir des choses extraordinaires parce qu'on n'est pas dans l'attente de demain. On sait qu'aujourd'hui c'est peut-être le dernier jour. Alors c'est pas de se donner à fond en écoutant pas ses besoins, mais c'est d'oser chaque jour, de faire un petit peu plus chaque jour, en se rappelant que si on a envie de repenser à notre passé, si on a envie aussi de, tu vois, d'avoir ce dézoom sur sa vie, ou de savoir ce qu'on va laisser à sa famille, au monde, à nos amis, c'est de laisser quelque chose de positif, de l'amour, de la joie, de quelqu'un qui n'a jamais baissé les bras pour son bonheur, pour le bonheur des autres. Je pense souvent à ça, moi. Je pense souvent au fait que je suis éphémère, que tu vas décéder, on va t'enterrer, on va te pleurer quelques semaines, quelques mois, mais après la vie continue. Alors autant que ce que ma vie là, j'en se passe quelque chose d'extraordinaire pour moi, déjà, ce que ça me fait kiffer, et pour ce que je vais pouvoir laisser et diffuser pendant un temps. Parce qu'à un moment donné, on n'existera plus et on sera plus personne pour quelqu'un, tu vois.
Voilà, je vais pas rajouter, je pourrais rajouter plein de choses, mais je pense que tes mots sont juste extraordinaires. Merci, merci à toi d'avoir accepté cette invitation. Puisqu'on est voisins, on n'est pas très loin, c'est vrai, on est vraiment pas très loin. Bien sûr, je vous invite à partager cet épisode un maximum de monde. Je pense que vous avez Il y a énormément de choses et si ça vous a impacté, si vous avez trouvé que dans l'épisode, il y avait des choses pertinentes, partagez ça. Il y a des gens qui ont besoin d'écouter ces paroles. Encore mille mercis d'avoir accepté cette invitation. Et comme je vous le dis toujours: je suis, tu es, nous sommes tous illimités.










