Les secrets de Caroline Mignaux pour briller sur LinkedIn [ Podcast #61 ]

Caroline Mignot, a LinkedIn expert and entrepreneur, shares how she built her personal brand through three daily habits: optimizing her profile, strategic interaction, and publishing aligned content. She explains the LinkedIn Top Voice program's three pillars and how recent algorithm shifts from social graphs to interest graphs create opportunities for newcomers.
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Pour toi, ce serait quoi les 3 bonnes pratiques LinkedIn? Une personne qui nous écoute et qui est sur LinkedIn et qui arrive pas à percer, ce serait quoi les 2-3 pratiques à mettre en place?
Alors, la première pratique est la plus sous-cotée pour avoir justement un profil LinkedIn qui cartonne, qui a un vrai potentiel de conversion. Donc pas seulement faire des vues, mais faire arriver les clients. En général, c'est l'optimisation de profil.
Je m'appelle Mohamed Boclet, je suis vice-champion du monde de lecture rapide et auteur du best-seller Connaissance illimitée. Dans le podcast Connaissance illimitée, je reçois des invités aux parcours extraordinaires pour nous montrer que la réussite est à portée de tous. Peace sur vous, bienvenue dans le podcast Connaissances Illimitées. Et aujourd'hui, j'ai l'honneur d'accueillir Caroline Mignot, qui est entrepreneur, conférencière, LinkedIn Toy Boss et prochainement auteure d'un livre. On en parlera et de ce processus d'écriture. Bonjour Caroline, comment tu vas?
Salut Mohamed, merci pour ton invitation, ça va hyper bien et ravie de faire connaissance avec tes auditeurs.
Yes, super, merci d'avoir accepté cette invitation. Est-ce que tu peux te présenter avec tes mots? Parce que moi je t'ai présenté rapidement. Qui tu es?
Avec plaisir. Alors j'ai grandi en banlieue parisienne dans le 93. Après, j'étais un pur produit sciences sociales, j'ai étudié la stratégie de marque et le branding spécialisé en positionnement. Donc j'ai fait beaucoup, beaucoup de sciences humaines, de sciences sociales, et je suis arrivée aux États-Unis où j'ai passé 8 ans de ma vie à travailler dans ce qu'on appelle le growth Marketing. Et qu'est-ce que c'est que cette discipline? C'est tout simplement comment maximiser tes perfs, donc avoir plus d'impact avec moins de budget. Tu es censé me dire mais Caro, c'est le but du marketing. En fait, la façon dont on fait du marketing à l'ancienne en France ne reflète pas toujours cet état d'esprit très frugal de faire attention à ce qu'on dépense, d'essayer de faire dépenser les gens plus mais mieux. Donc voilà, le marketing c'est pas juste dépenser de l'argent aveuglément, on fait bien notre travail et l'idée c'est d'aider les entrepreneurs, les marketeurs à faire des à être plus rentables, à pas jeter leur budget par les fenêtres. Et pour ça, aujourd'hui, je suis moi-même devenue entrepreneur dans le marketing et je développe des outils et des services pour aider justement les professionnels à mieux gérer leur stratégie de contenu, à mieux gérer leur partenariat, à mieux gérer leur prospection. Et j'ai aussi un podcast, Marketing Square, qui documente un peu tout ce que je défriche sur le terrain.
Super, c'est juste incroyable. Et dans ta présentation Tu es passée super rapidement, tu as dit oui, je suis parti aux États-Unis, 8 ans. Mais comment tu t'es dit aujourd'hui je vais arrêter la vie parisienne et aller à l'autre bout du monde pour aller travailler là-bas, et sur un domaine aussi particulier? Parce que tu fais de la science sociale, où tu étais vraiment sur l'humain, et d'un coup tu t'es dit je vais aller faire du marketing.
Alors j'étais vraiment sur l'humain, et en même temps on a tous eu 21 ans, j'avais vraiment hâte de gagner ma vie. Donc dès que j'ai fini mon master, je me suis dit comment est-ce que je peux rapidement partir à l'étranger. Je voulais absolument aller à l'étranger au moins 6 mois parce que, je te fais une confidence, j'étais nulle en anglais. Donc c'est pas reluisant. Je suis pas partie parce que j'ai une opportunité, on est venu me chercher, on s'est battu pour m'avoir. Pas du tout. J'ai galéré à trouver un stage à l'étranger parce que c'était ma seule voie de sortie. J'avais des super bonnes notes et en anglais j'étais la dernière du dernier groupe de niveau. Enfin limite, tu sais, les profs, les profs m'ont jamais mis au-dessus de 10 à aucun examen. Et du coup, au bout d'un moment, on m'a dit là ça fait donc prends-toi en main, ma grande. Et du coup, j'ai galéré, j'ai bossé des milliers d'heures pour préparer des entretiens qui étaient en général appris par cœur, où je comprenais à peine la question du mec et je récitais un truc que j'avais appris. Pour te dire à quel point c'était— le plan était parfait, ça a payé.
Parce que beaucoup de persévérance, tu avais une bonne stratégie, tu savais répondre, mais est-ce que c'était la bonne réponse? On sait pas.
En fait, le truc qui m'a beaucoup aidé, c'est que comme je postulais aux États-Unis, j'étais tout le temps à distance.. Et un de mes énormes hacks quand j'étais étudiante, c'est que du coup j'avais tapissé le mur derrière moi. Vous savez, vous avez votre écran et moi j'avais un mur, et sur ce mur j'avais fait des scénarios. Mais vous savez, comme les tueurs en série, quand ils tracent, j'avais fait, j'avais fait une espèce d'arborescence de genre, s'il me demande ça, mes 5 qualités c'est ça, mes trucs. Et après je faisais semblant de réfléchir, et dès qu'il y avait une question, je regardais mes antisèches et je lisais. Et ça m'a quand même permis de décrocher non pas un stage à New York, mais au final un job D'accord. Comme quoi le travail ça paye. Et puis c'était pas fait quitte un tilloumé quitte parce que j'ai bossé comme une malade pour rattraper mon niveau. Et du coup je suis arrivée, je suis arrivée aux États-Unis pour mon stage de fin d'études. Et en fait j'ai tellement adoré que je suis restée 8 ans. De base j'étais fiancée avec mon copain qui était beaucoup plus âgé. Je suis partie, j'avais 21 ans, il en avait 30. Ma carrière était toute tracée. Moi je voulais un CDI, me marier, avoir un enfant. Et en fait New York a fait complètement exploser mes rêves, mais Finalement, c'était pas si mal. Je pense que j'étais pas prête à avoir une vie si rangée.
OK, wow. Et est-ce que tu— comment ça s'est passé tes 6 premiers mois? Parce que tu arrives, tu dis que tu es nulle en anglais, tu arrives là-bas, le recruteur il commence à parler avec toi en mode allez, c'est bon, on va lui donner des tâches. Et toi, comment tu fais les premières semaines, les premiers mois? Après, ta compagne, je comprends, tu vas pas seule, tu vas avec ton compagnon?
Non, j'y vais toute seule.
Ah, ton compagnon reste en France et toi tu vas, c'est ça?
Allez, je te la fais courte, mais je te raconte toute l'histoire. Je pense qu'en termes de stratégie ventriglisse, là je pourrais avoir un award. En gros, ce qui se passe, c'est que de base, je postule pour un stage et je suis prise à ce stage. Et c'était un stage de chef de produit. Et l'employeur, Mohamed, c'était Volvic. Et à ce moment-là, moi, ce que j'adore, c'est la psychologie, la connaissance illimité du cerveau et j'ai envie de faire un métier très créatif, très analytique. Et là, je réalise, après avoir dit oui, je prends le poste, je réalise que je vais être chef de produit pour de l'eau. Autrement dit, à la fin de chaque semestre, je vais faire un bullshit job où je vais dire la gamme qu'on a le plus vendue, c'est l'eau 50 cl. Du coup, c'est le coloris eau avec le packaging eau, taille de ski. En fait, il y a aucune créativité quand tu vends de l'eau. Volvic, c'était une gamme de un produit. Et du coup, je me dis, mais Caro, tu vas faire du category management sur de l'eau minérale? Enfin, c'est un mouroir le truc. Et donc, no offense, mais à ce moment-là, je me dis, aussi intéressant soit cette expérience à New York, je vais être malheureuse comme une pierre dans ce boulot. Et là, je fais une énorme dinguerie, je rappelle le recruteur, donc c'était Dana Waters, et je dis, je suis désolée, je suis hyper mal à l'aise de vous dire ça, je sais que j'ai accepté le job. Le mec, en plus, c'était la honte parce que, tu sais, on se souvient quand on est étudiant, dès que quelqu'un nous dit oui, on a envie de «Tu veux offrir une Rolls-Royce?» On est là genre merci, on pleure et tout. J'exagère, j'avais pas pleuré, mais j'étais trop contente, tu vois, quand il m'a dit que j'étais prise. Et là je rappelle et je dis en fait j'ai réfléchi et je vais pas le prendre. Et là c'est, je me grille, là je me dis Caro, tu avais une super carte. Tous mes potes ils sont là, waouh, Caro, tu es la meilleure, avec ton niveau de chèvre tu as décroché un stage à New York alors que tout le monde veut aller là-bas. Et en fait là c'est comme si un réflexe autodestructeur, je me dis, et je j'ai ensuite tellement voulu Mohamed, tu vas voir la suite. Là je me dis mais qu'est-ce qui m'arrive? Mais c'est à l'intérieur de moi, tu sais, je me dis je suis pas alignée, je peux pas le prendre. Donc je vais voir le mec, donc le boss, et je lui dis je suis vraiment désolée. Là par contre c'est, je montre pas de blanche, je lui dis je suis désolée, j'ai vraiment honte de vous dire ça, mais je vais laisser ma place parce qu'en fait je me sens pas capable, je me sens, je suis pas excitée par le poste en fait, mais je suis excitée par votre marque et je suis excitée par tout ce que vous faites. Et en fait j'adore votre site internet et je sais que vous le faites gérer par «J'ai une agence et moi je pourrais vous internaliser tout ça. Du coup, je sais que c'est pas un poste qui est ouvert, mais si vous m'ouvrez un poste en CDD sur 6 mois, je vous promets que je vous internalise toutes vos plateformes digitales.» C'est ce que j'avais déjà fait en alternance. Et je dis: «Voilà, je sais que maintenant vous avez toutes les raisons de la Terre de plus avoir confiance en moi, mais si vous me laissez ma chance, je la laisserai pas passer. Et c'est vraiment le job de mes rêves, c'est être avec vous, grandir à vos côtés, mais sur un poste différent qui va me permettre d'être vraiment utile.»» Et là, le mec, évidemment, il est un peu choqué, tu vois. Et puis moi, à ce moment-là, j'ai 20 ans, non?
Il doit se dire: «Mais pour qui elle se prend?» Et à New York, tu es déjà sur place quand tu fais ça?
Non, je suis pas déjà sur place à ce moment-là. On allait lancer les démarches de visa, mais le mec a quand même recalé. Tu sais, maintenant qu'on est de l'autre côté, on se dit: «Un recrutement, c'est difficile, tu es obligé de recaler genre 10 personnes. Ça se fait pas d'aller repêcher un candidat en disant finalement, tu vois, une fois que tu as dit non, tu as dit non.» Donc j'ai fait un truc vraiment pas cool, tu vois. Je m'en souviens encore, j'ai encore honte rien que de t'en parler. Et je suis toujours reconnaissante à mon boss. Parce que figure-toi que les mois se défilent et tout le monde— je suis un peu la risée de ma classe, tout le monde me dit bah voilà Caro, tu as voulu faire la trop belle, et ben maintenant tu es le bec dans l'eau. Et là, Mohamed, retour de karma, je me prends que des refus. Personne me veut. Les stages les plus éclatés me disent non merci, c'est pas chez nous mademoiselle. Et je me dis wouah, j'ai l'œil et tout. Et pendant 3 mois, je trouve rien et je suis dans les dernières. À la base, j'étais hyper en avance et au final, je suis dans les dernières à pas trouver de stage. Et là, le téléphone sonne, le mec me rappelle, mais je l'attendais même plus. Le mec me rappelle et me dit: oui, désolé pour le délai, en fait c'était Danone, donc tu vois les délais, tout ça. Il me dit: en fait, on a entre-temps, on s'est séparé de notre agence web, c'est parti en cacahuète. Et en fait, ouais, on va ouvrir le poste et on va l'ouvrir maintenant. Est-ce que vous pouvez commencer dans 2 semaines?
Waouh, incroyable!
Là, je ressors mes fiches, moi, parce qu'en fait j'avais arrêté d'apprendre, j'étais là, mes US c'est pas pour moi, je partir sur le français, l'anglais ça me servira plus à rien.
Et donc là, tu es repartie sur tes applications Duolingo et tout le reste pour—
d'accord. J'ai sorti toutes mes fiches, j'ai remis mes post-it, j'ai tout sorti des placards et je me suis mis en mode commando 2 semaines pour devenir bilingue. Je force un peu le trait. Et en gros, à ce moment-là, pour te dire, j'ai 21 ans, moi j'ai toujours été hyper couvée par mes parents. Et le problème que ça a donné, c'est que j'avais peur de tout. Donc j'étais pas du tout aventurière. En fait, je savais pas que j'étais aventurière, Mohamed, parce que je m'étais pas autorisée à en rêver. J'avais trop peur d'être toute seule, j'avais trop peur de sortir des jupes de ma mère, j'avais le syndrome de la bonne élève jusqu'au cou, toujours première de la classe, toujours performer, rendre les autres fiers. En fait, je m'étais jamais écoutée, je savais pas que j'aimais l'aventure. Donc à ce moment-là, en fait, j'ai peur de prendre l'avion, que j'ai presque pas pris dans ma vie, et j'arrive à New York et je suis verte, tu sais. J'arrive, cash, c'est le premier jour, je suis à l'étranger, j'ai 21 ans, je suis dans un job où en fait j'ai, à cause de moi, j'ai pris un job trop gros pour moi parce que le mec il m'a dit: tu m'as dit que tu allais tout internaliser, que tu allais monter le service, donc maintenant me déçois pas une deuxième fois. Donc j'ai une charge mentale comme ça et je prends, je fais 7 heures d'avion, je suis en PLS, j'arrive avec des cernes de panda, j'ai trop peur et tout. Et là le mec, premier jour, il me dit: ah c'est cool que tu sois là, en fait on va refaire le site, c'est ta première mission. Demain tu prends l'avion et tu vas à Los Angeles passer la semaine et briefer l'agence pub. Pour faire le nouveau site. Et je me retape 7 heures d'avion.
Avec ton niveau d'anglais, ça devait être épique. Oh, ça devait être juste extraordinaire, ta petite, la petite française qui arrive en train de leur expliquer en anglais pour faire ça. Je dis qu'elle a jamais fait ça de sa vie.
Incroyable. Jamais j'avais fait un cahier des charges. À l'époque, il y avait pas de ChatGPT. Je me suis quand même débrouillée. Mais surtout, ce qui m'a le plus tué, c'est que je sortais de 7 heures d'avion et j'étais en mode heureusement il me reste 6 mois. Là maintenant, c'est pas avant dans 6 mois que je prends l'avion dans l'autre sens. Et là, le mec qui me dit premier jour direction Los Angeles. Et tu sais, je suis là genre ouais, j'ai la larme qui coule. Et voilà, et maintenant tu sais tout. Et c'est comme ça que ça s'est fait du coup mon départ aux US. Et ça a pas été hyper facile l'arrivée. Et au final, je suis tombée amoureuse de cette ville et de l'état d'esprit qu'elle m'a inculqué, c'est-à-dire tout est possible même en partant de en dessous de zéro.
Juste incroyable. Mais surtout que tu es Tu as saisi des chances, tu as été opportuniste, tu as proposé des choses, et ça, à un moment, ça paye. Et c'est après que tu es restée là-bas, après tes 6 mois, tu as continué avec eux.
Et c'est resté 8 ans, je suis restée 2 ans dans ce poste jusqu'à ce que j'ai pas— tu sais, là-bas il y a des loteries pour les visas, et du coup j'ai postulé pour un visa long terme que j'ai pas eu. Et dans ces cas-là, en fait, bah c'est hyper cruel là-dessus, les visas. C'est la même chose en France, tu as beau avoir un employeur qui dit oui, si l'employeur administrativement il est pas legit ou quoi que ce soit, ou il peut pas payer ou attendre les délais administratifs qui sont très longs, et ben tu es mort. Et du coup, je me suis fait— j'ai eu trop de chance. 2 semaines avant de me faire expulser, que mon visa, mon premier visa se termine, je me suis fait repêcher par un distributeur de Volvic qui s'appelait Maison Kaiser. Et en fait, après, je vais pas détailler pour les auditeurs, mais globalement, à chaque fois, je me suis fait sauver la peau, mais genre à 2 jours de la fin de mon visa. Et j'ai réussi à rester 8 ans juste avec du ventriglisse et des stratégies de renard.
Et qu'est-ce que ça t'a appris, cette expérience à l'étranger, ces 8 ans à New York? Avec le recul aujourd'hui, ça te sert à comment? Tu utilises ce que tu as appris là-bas dans ta vie de tous les jours?
Bah franchement, je me suis découverte, et c'est un truc de malade à quel point le voyage et la solitude, ça permet de se rencontrer vraiment. J'ai un autre exemple pour pas parler que de moi. Une de mes amies, Victoire Duhamel, si vous voulez aller voir ce qu'elle fait, fait. Elle part, elle est entrepreneur, elle est un peu en quête de sens, en crise existentielle. Cette crise qu'on a toute la vie, c'est pas seulement à 50 ans. Moi je l'ai eu à partir de mes 11 ans, je pense. Et Victoire, elle se pose plein de questions, elle se dit ah, j'ai lancé ma marque dans la cosmétique, j'ai tout pour moi, mais en fait je suis pas hyper heureuse quoi. Qu'est-ce qu'il y a? Un truc qui manque, t'es pas, t'as pas le fire quoi, il manque un truc. Et elle part à Bali pendant 4 mois. Et c'est, je te raconte cette histoire parce que c'est vraiment un pattern que j'observe autour de moi. Et elle rentre et là elle se rend compte vraiment. Victoire, c'est une nana qui était sur les réseaux mais moyennement. Elle faisait des petits trucs sans grande conviction. Elle aimait bien sa marque mais pas le flow, tu vois, pas le feu sacré. Et en fait, en rentrant, en rentrant de ces 4 mois à Bali, elle est complètement changée. En fait, je dirais qu'elle est beaucoup plus concentrée sur elle-même et à l'écoute de ses besoins. Elle est sortie du bois, elle est sortie des jupes de sa mère comme moi, tu vois, à ce moment-là. Et en fait, elle rentre à Paris et je sais que ça va te parler, à ce moment-là, elle est dans un mindset d'abondance. En fait, elle écoute, elle prend ce qui vient, elle est beaucoup plus open, beaucoup plus ouverte aux choses que quand elle part. En fait, on est dans des vies où il y a tellement de signaux, il y a tellement de bruit qu'on sait plus capter les intuitions, les interprétations, on sait plus démêler.
On s'écoute plus du tout.
Exactement. Et le fait qu'elle soit partie, qu'elle ait fait ses 4 mois toute seule, qu'elle se soit re-rencontrée, qu'elle ait eu des périodes aussi de galère, parce que c'est ça partir tout seul, c'est aussi la solitude, mais c'est dans ces moments-là que tu te rencontres vraiment. Elle rentre à Paris, elle rencontre un mec random en soirée, il fait de la musique sur TikTok, elle commence à l'aider sur ses sons. Et en fait, au bout d'un moment, elle sait pas comment lui expliquer. Elle lui donne un retour sur un son et elle sait pas lui expliquer, du coup elle le chante.» Et le mec lui dit: «Mais attends, mais tu as une voix de malade!» Et en fait, maintenant, elle est à moitié chanteuse, ça cartonne, elle a explosé la nana, elle a gagné genre 10 000 followers alors qu'elle a galéré pour en avoir 2000 au bout d'un an d'entrepreneuriat, tu sais, à faire des trucs à moitié. Quand tu fais les choses avec la moitié de ton cœur, tu as la moitié des résultats. Et là, elle me dit: «Caro, c'est la première fois que j'ai le feu comme ça, je peux pas dormir tellement je suis excitée par mon projet, je le sens, ça vibre partout en moi.» Et elle s'est trouvée, elle a trouvé sa voix. Donc c'est pas pour on sait pas si ça va marcher, on sait pas si elle pourra en vivre, mais là, elle est alignée et c'est seulement possible parce qu'elle est partie à l'étranger. Elle a réussi à faire taire en fait le bruit autour d'elle, à vraiment s'aligner, à s'écouter, à se rencontrer, sortir de ce que les autres attendent de toi, les attentes des autres, l'envie de leur faire plaisir, l'envie de correspondre, l'envie d'être intégré, juste l'écoute de tes besoins primaires. Et c'est l'histoire que je voulais te partager et je pense qu'il y en a plein qui nous écoutent qui peut-être ont d'autres histoires comme ça. C'est très courant. Ça dit une vraie chose.
Et donc c'est ça que tu as vraiment appris là-bas dans cette expérience, c'est d'écouter intérieurement et de suivre le feu intérieur.
Se rencontrer, se rencontrer, se laisser de la place. Je pense que toute la première partie de ma vie, j'étais un people pleaser, je faisais ce qu'on attendait de moi. Voilà, ma mère, elle était très stressée parce que mon grand frère, il a pas beaucoup travaillé à l'école. Et du coup, bah en fait, moi, elle m'a mis une pression de dingue. J'étais inscrite à toutes les activités périscolaires, fille grecque, latin, flûte à bec, piano. Ma mère, dès qu'il y avait une activité, elle était là: «Caroline Mignot, mettez-la sur la liste.» Donc en fait, j'ai tellement eu ce truc où il fallait que je sois bonne partout, que je fasse tout en même temps, qu'au final j'ai le syndrome de la bonne élève. Et je m'étais jamais rendu compte de qui j'étais vraiment, tu vois. Pareil, je pensais que j'étais pas sportive parce que mes parents, ils m'ont poussée, poussée à faire du sport. Et en fait, du coup, ils m'ont poussée jusqu'en championnat de France de natation, et je détestais y mais en fait, Mohamed, c'est, je suis sportive, c'est pas le sport que j'aime pas, c'est j'aime pas la natation.
Ce sport que tu aimais pas et tu as fait une généralité parce que tu aimais pas une seule chose et tu as fait une généralité. Et donc 8 ans à New York, une expérience juste incroyable, interne et autres. Et donc tu reviens en France et pour devenir entrepreneur, c'est quoi le switch? Qu'est-ce qui te fait partir de là-bas pour te dire je vais rentrer à la maison entre guillemets et me lancer? Parce que c'est, c'est 2 choses. Partir de son environnement et lancer sa propre boîte?
Eh ben, ça va pas te surprendre, c'est complètement cohérent avec ce que je t'ai raconté. D'ici là, j'ai rien choisi, j'ai tout subi, 100% victime. Ah, ça glisse, je me mets sur le ventre, ça passera plus vite, ce sera un peu plus fun. Mais j'ai complètement subi les éléments. En fait, ce qui s'est passé, c'est qu'au bout de 8 ans de bons et loyaux services à New York, je commence à avoir un super réseau, je commence à devenir bonne dans ce que je fais. Et du coup, la réputation fait que plus tu plus tu as de la séniorité, plus c'est facile d'avoir un avantage distinctif, plus c'est facile de trouver un job. Je me fais démarcher dans un super job, le fameux contrat d'expat dont tout le monde rêve, pour une très belle marque dont le logo est le Mont-Saint-Michel, tout fait en France. Je rêvais de bosser pour cette marque depuis longtemps. Ils viennent me voir avec un contrat sur mesure et en fait j'ai appris à l'insu de mon plein gré que même si tu avais signé une promesse d'embauche, tu pouvais te faire planter, tu vois. Finalement, le karma m'a peut-être rattrapée 8 ans après parce que Ça a été à mon tour de me faire planter alors que j'avais signé un job et je suis rentrée faire mes démarches de visa. J'avais commencé à bosser gratuitement, enfin tu sais comment c'est quand tu commences à avoir un peu de galon, 28 ans, tu décroches un gros job, tu es pas là en train de facturer à l'heure. J'avais commencé à faire tout le business plan, j'avais activé tous mes contacts et en fait ils ont changé d'avis pendant les démarches de visa. Une fois mon contrat signé, une fois les frais d'avocat payés, donc il y avait pas de signe avant-coureur et ça c'est un peu une leçon de vie C'est voilà, jusque jusqu'à la dernière minute, c'est jamais bon en fait. Donc faut toujours, ça sert à rien de se méfier et ça sert à rien de prévoir des plans B parce que dans tous les cas tu es tout le temps surpris. Mais ils m'ont plantée et je me suis retrouvée en France à 29 balais chez mes parents en plein été, plein mois de juillet. Ils ont changé d'avis, ils ont dit au final on va allouer l'enveloppe budgétaire pour l'ouverture de ta business unit sur une autre zone. Et je me suis retrouvée en France au milieu de mes cartons et voilà comment je suis revenue à la case départ brutalement.
Et là, tu décides d'arrêter le salariat et de te mettre à ton compte et de monétiser ton savoir?
Même pas, j'ai encore subi.
Moi, j'essaie de faire des transitions, mais en vrai, je suis à l'ouest. À chaque fois que je fais une transition, non, il y a encore quelque chose au milieu que je découvre.
C'est cool. Franchement, moi, ça a été un peu un roller coaster et J'étais là, vas-y, maintenant je suis dessus, je me laisse faire. Mais c'est vrai que la vie m'a vraiment guidée. On dit souvent que j'ai un parcours atypique, mais en fait, j'ai vraiment, à chaque fois que j'ai eu un obstacle, j'étais là, OK, bon, on va faire avec. Et là, ce qui s'est passé, c'est que je suis rentrée, j'étais pas dans le système français, j'ai dû avoir une assurance maladie. J'ai eu le nez creux parce que, sans mauvais jeu de mots, il y a eu le Covid juste après. Donc en fait, je me suis dit, je vais prendre une assurance maladie parce qu'en fait, j'étais pas assurée. Je me suis dit, je sais pas combien de temps ça va ça va me prendre de repartir aux US, surtout que maintenant je pouvais pas rentrer parce que j'avais mon visa en cours, donc l'ambassade ils aiment pas trop les allers-retours. Donc je me suis dit il faut que je postule depuis la France. Donc je me suis dit Caro, tant que tu es là, mets-toi dans le système français et une assurance maladie et essaye d'acheter un appart parce que j'avais mis plein de ronds de côté. Mais tu sais, quand tu es expat, tu vas pas acheter cash, j'avais quand même pas 500 000 balles de côté, donc il fallait que je fasse un crédit. Et je me suis dit tant que tu es là, trouve-toi en CDI, reviens dans le système «Et tu feras un retour par la grande porte après.» Donc tu vois, là je continue, je suis dans le roller coaster, je m'accroche. OK, je signe un CDI et en fait, j'atterris à un poste à l'opposé de tout ce que j'aime. Moi, j'aime le marketing, j'aime quand c'est traçable, j'ai la passion des chiffres, j'adore diguer dans la data, aller regarder, c'est ça. En fait, c'est pour ça, tu vois, je dis souvent je suis passionnée par les algorithmes parce que j'aime les gens. Les algorithmes, ce n'est que des gens à grande échelle et de l'analyse. L'analyse macro des interactions, tout ça. Et j'ai commencé à me spécialiser très tôt dans les algorithmes réseaux sociaux parce que je me disais, mais c'est un peu comme quand tu es à l'envers d'une broderie, c'est pas beau, mais tu vois comment c'est fait, tu vois qui tire les fils, et c'est passionnant. Et je trouvais que ça créait un peu le nouvel ordre mondial, et pour plein de raisons sociologiquement, les algos me passionnaient. Donc je commence à partager un peu mes apprentissages sur les réseaux sociaux. À l'époque, j'adore LinkedIn parce que je trouvais que c'était un peu le réseau des moches, Et moi, j'ai jamais trop aimé Insta. Mon délire, c'était pas de poster des photos de moi en bikini. Et à l'époque, je force le trait, maintenant je suis sur Insta, toujours pas en bikini, j'ai trouvé un autre moyen. Mais à l'époque, l'image que je me faisais d'Insta, c'était les influenceuses. Et moi, j'étais un peu une anti-influenceuse. Donc je me mets sur LinkedIn et j'écris que des articles longs comme la mort qui intéressent personne, hyper niche. Mais en fait, petit à petit, bah tu sais quoi, comme il y avait en fait, il y avait pas beaucoup de créateurs de contenu, je pense qu'à l'insu de mon plein gré, j'ai commencé à me faire une d'audience. Et tellement d'audience que petit à petit, ça a commencé à déranger dans mon poste parce que j'étais en CDI en France, j'étais directrice com et comme je m'ennuyais parce que je faisais que des choses, organiser des salons pro, on me disait un peu, c'était pas sois belle et tais-toi, mais c'était limite, tu vois. On venait me voir pour des cartes de visite, on me faisait faire que des trucs éclatés. Et moi, j'attendais qu'une chose, c'était travailler la stratégie d'acquisition. Enfin, ceux qui nous écoutent qui sont en marketing, voilà, moi je voulais des chiffres, je voulais de l'impact réel pour avoir une meilleure paye, passer en codire, grimper les échelons, Et du coup, j'étais un peu malheureuse. Ils m'ont un peu mis au placard et j'ai commencé à faire des réseaux sociaux parce que, pour m'éviter de mourir intellectuellement.
Pourquoi tu penses que le fait que tu sois visible sur LinkedIn, ça posait problème?
Bah, en fait, tu vois, au début, je travaillais pour, j'étais dans le, chez le numéro 1 du transport routier. Donc forcément, industrie supply chain, transport, je leur remplissais leur webinar là où la publicité, ça coûtait un bras. Plus tu es dans des industries qui adresse des hauts tickets. En gros, plus tu vends des produits chers, plus la pub elle coûte une blinde. C'était 150 € par lead par exemple. Et moi en fait, tout de suite je découvre la puissance du média organique. En fait, je commence à raconter ce qu'on fait, je dis il faut faire une grosse stratégie inbound, je fais des baronnettes de transport routier avec des partenaires. J'étais spécialisée en partenariat, je trouve des partenaires stylés, on fait des baromètres du transport. À ce moment-là, on fait chuter les coûts d'acquisition de 150 balles par lead à 5 pour les mêmes leads, mais juste que les mecs on leur apportait la valeur. Donc en fait, c'est comme nous, si demain il y a une marque qui nous dit «bah tiens, télécharge mon ebook », bah on va beaucoup plus cliquer que si une marque elle nous dit «achète mon produit». Donc c'est les mêmes stratégies, sauf qu'à l'époque ça se faisait pas trop, ça venait des US. Donc j'implante ça et le truc fonctionne bien. Et petit à petit, autant ils adoraient parce que je leur remplissais leur webinar, et en même temps je commence à me rendre compte de la puissance du truc et je me dis «Caro, fais aussi ta brand occupe-toi de ta marque, sois pas dans, tu vois, déjà je bossais pratiquement, j'ai toujours été, même en poste, j'ai toujours été comme si j'étais mon propre patron. Et du coup, je bossais limite jusqu'à minuit tous les soirs, je me cramais le cuir. Et du coup, j'étais là, leur donne pas tout, fais aussi ton petit bonhomme de chemin. Et ça, ça a pas plu. Et aujourd'hui que je forme beaucoup d'équipes à l'usage de LinkedIn, c'est encore bêtement une grosse crainte infondée de la part des annonceurs, des marques, qui disent, bah en fait on veut pas que les gens qui bossent chez nous ils postent aussi sur leur sujet d'expertise. Ce qui est débile parce que Mohamed, si j'avais posté sur la plongée sous-marine ou les requins en Antarctique et tout, ok, ça dissout le message. Mais moi j'étais en train de devenir une figure montante du marketing et j'étais directrice marketing chez Géodysse, donc enfin pour eux c'était tout bénef. Sauf que jalousie, sauf que l'impression de connaître mieux que les autres. À l'époque il me disait en gros que j'utilisais pas LinkedIn comme il faut et voilà, et Et ça, c'est très courant dans les boîtes, malheureusement, tu vois. Ils osent pas créer des employés qui sont valorisés, tarifiés, parce qu'ils se disent que si les employés en fait deviennent un canal par eux-mêmes, ils vont avoir leur liberté, ils vont demander plus. Et au lieu de voir les avantages, au lieu de voir les avantages, ils voient les inconvénients.
Et aujourd'hui, toi qui suis beaucoup sur LinkedIn, parce que c'est ton premier canal d'acquisition, c'est là-bas où tu es beaucoup et tu es top voice, comment, alors question simple, comment tu deviens Top Voice? Comment tu— c'est le truc, question à 1 million, c'est la question à 1 million. Comment moi je deviens Top Voice du— pas du jour au lendemain, mais on va dire en 6 mois ou en 1 an? Petite pause pour te dire que si ce podcast te plaît, like et abonne-toi pour recevoir encore plus de contenu.
Alors Top Voice, déjà pour ceux, si tu veux, j'ai fait un article là sur où je raconte toute la procédure Top Voice parce qu'en fait je m'étais rendu compte ça avait pas été documenté. Donc je me suis dit on va lever le voile et je vais raconter les Top Voice de l'extérieur. Grosso modo, si vous voulez l'article, vous tapez Top Voice Caroline Mignot, vous allez trouver l'article sur LinkedIn. Mais grosso modo, pour ceux qui nous écoutent qui ont les mains prises, c'est une espèce de main invisible. C'est encore le roller coaster, c'est-à-dire qu'un jour je vais au Web Summit, je suis à Lisbonne, je me réveille, je reçois un message no reply de LinkedIn qui dit félicitations, vous êtes Top Voice. Et là je regarde mon associé, je fais what the fuck. Et c'est comme ça que ça s'est passé, c'est-à-dire que Top Voice, c'est pas comme le classement Forbes où tu postules, tu as une attachée presse qui crée un beau dossier, derrière tu attends pendant 6 mois ou tu fais voter les gens. Top Voice, c'est une main invisible, c'est à taper dans l'œil d'un rédacteur de LinkedIn News qui trouve que ton contenu, il est intéressant, il est distinctif et il fait interagir. C'est les 3 axes clés qui font que les Top Voice, ils sont sortis du chapeau. Et c'est un peu comme dans une rédaction magazine, Mohamed, ils vont se dire OK, qui est-ce qui a un peu affolé l'algo? Qui est-ce qui a un point de vue intéressant intéressant. Et en fait, la différence entre LinkedIn et les autres, les autres programmes, par exemple Instagram, les badges vérifiés, c'est une question qu'on me pose souvent, c'est que LinkedIn c'est un programme Top Voice où en fait tu es quasiment en partenariat avec LinkedIn. C'est-à-dire qu'on est mis en contact avec d'autres Top Voice, on a un creator manager qui s'occupe de nous, on a des exclusivités produits en avant-première, et on a aussi une responsabilité qui fait que si on viole les les closings, si on fait des choses pas dingues, et ben on peut se faire retirer notre badge, ce qui n'est pas le cas sur d'autres plateformes. Donc LinkedIn, le programme Top Voice, c'est au-delà du certifié, c'est en gros tu es adoubé par LinkedIn, tu es un peu une ambassadrice.
D'accord. Et toi, c'est juste le fait que régulièrement tu postais du contenu, qu'il y avait beaucoup d'interactions, que les gens appréciaient, qu'à un moment, de fil en aiguille, en vrai, c'est tu as reçu cette distinction mais tu étais pas partie la chercher.
Ouais, comme je te dis, c'est vraiment ces 3 critères. Il y a pas seulement l'engagement, il y a aussi l'autorité, tu vois. Typiquement, j'ai des amies qui galèrent à être top voice parce qu'elles travaillent pas nécessairement avec des grands groupes, elles ont pas suffisamment fait leurs preuves. La preuve sociale, ça compte. Moi, tu vois, je travaille avec des Adobe, SNCF, HubSpot. Si tu vas sur mon profil, en fait, il y a quand même des garanties. Et LinkedIn, ce qu'ils veulent, c'est un peu que tu montres patte blanche, parce que s'ils ont un ambassadeur qui demain fait une dinguerie, en fait, eux, comme je te dis, c'est vraiment programme de mentorat et ils engagent leur marque. Donc tu as l'autorité qui est très importante pour eux et tu as aussi l'originalité. Donc LinkedIn Top Voice, c'est vraiment basé sur des piliers de contenu: tu as RH, entrepreneuriat, développement, mais ils veulent vraiment créer une diversité de sujets et des experts du coup qui sont un peu, je vais pas dire atypiques parce que franchement je suis pas une icône de la diversité, je suis une petite blanche française anglaise, tu vois. Donc je dis pas, je dis pas que je suis atypique, mais en tout cas sur les sujets qui sont abordés, ils vont prendre des gens qui ont une patte un peu particulière, pas seulement les patrons du CAC 40, parce qu'ils se sont fait beaucoup remonter les bretelles par le passé à cause de ça.
D'accord. Ah oui, et aujourd'hui, pour fermer après la parenthèse sur LinkedIn, c'est pour toi, ce serait quoi les 3 bonnes pratiques LinkedIn? Une personne qui nous écoute, qui est sur LinkedIn et qui arrive pas à percer, ce serait quoi les les 2-3 pratiques à mettre en place tous les jours, ou je sais pas, à mettre en place, qui permettent de déjà avoir une meilleure interaction et faire mieux, faire connaître son contenu?
Alors, la première pratique est la plus sous-cotée pour avoir justement un profil LinkedIn qui cartonne, qui a un vrai potentiel de conversion. Donc pas seulement faire des vues, mais faire arriver les clients. En général, c'est l'optimisation de profil. Hyper sous-coté, Mohamed. Et en fait, les marques personnelles, donc les individus, les leaders d'opinion, moi je les travaille comme des marques que tu as dans le retail, dans la distribution. Donc en fait, le positionnement, c'est 90% du taf de conversion. Qu'est-ce que j'appelle le positionnement? La catégorie à laquelle tu appartiens. Est-ce que tu es dans la vente? Est-ce que tu es dans le marketing? Est-ce que tu es dans le podcasting? Ton unfair advantage, qu'est-ce que tu fais que les autres ne font pas? Et ta preuve sociale, les garanties solides, donc les fameux avis clients, la barre de logos, ce que tu veux. Et en fait, il faut absolument travailler ton positionnement. Aujourd'hui, le gros défaut que je vois, c'est c'est «Ah, j'arrive à faire des vues» ou alors «J'arrive pas à faire de vues, mais du coup les clients viennent me voir en me disant ça ne se traduit pas en chiffre d'affaires» et ça ne convertit pas parce qu'en général on a un message qui est pas clair. Et le message n'est pas clair parce que le positionnement n'est pas défini en amont. Donc en fait on fait du contenu qui tape un peu dans tous les sens et sauf là où il faut, ça dissout le message, ça fait que t'es pas identifiable. Et c'est un peu comme au supermarché en fait, si tu vas pour chercher une éponge et que si tu arrives dans le rayon éponge éponge, bah il y a pas d'éponge, c'est un problème de catégorie. Si tu vas dans le rayon éponge et que tu vois qu'il y a un emballage tout moche qui dit pas vraiment les bénéfices du produit, pourquoi ce produit-là et pas un autre, bah tu vas prendre celui qui est à côté. Donc pour vous donner un peu une image, c'est ça qui se passe quand vous avez un profil qui n'est pas optimisé sur LinkedIn, c'est tout simplement vous passez inaperçu, vous n'êtes pas mémorable, vous n'allez pas vous créer une audience cumulée. Parce que l'intérêt de faire des posts, c'est d'avoir plus de followers pour aller créer du réseau et créer un effet cumulé qui fait que plus les gens s'abonnent, plus vous êtes montré à de nouvelles personnes. Donc vous passez à côté de l'effet cumulé. Et la dernière chose, c'est que du coup les clients ne peuvent pas vous acheter parce qu'on ne comprend pas ce que vous faites. Donc première chose pour moi, c'est vraiment travailler l'optimisation du profil via ces éléments clés: du coup le positionnement, la catégorie, le unfair advantage, la preuve sociale. La deuxième action, c'est les interactions. On dit souvent il faut commencer par se montrer, moi je pense qu'il faut commencer par écouter. Écoutez le marché, regardez les codes, vous allez pouvoir à la fois faire votre veille veille et vous créez un réseau en commençant par donner. Au lieu d'être obsédé par vas-y, j'appuie sur le bouton bleu et je poste, qui est un peu la stratégie du poulet sans tête qui court dans tous les sens, vous avez pas vu ma tête. Donc ça, c'est vraiment beaucoup de créateurs aujourd'hui. C'est vrai, faut commencer par poster, mais si tu veux vraiment faire les choses dans l'ordre: optimisation de profil, stratégie de commentaires, tu connectes avec l'écosystème, tu te crées un réseau, tu commences à exister chez les autres les autres en donnant. Et là, paf, tu arrives avec une stratégie de publication. Donc vu que tu as défini ton positionnement en amont, tu as tes piliers éditoriaux. Moi, je vais savoir que par exemple aujourd'hui je suis LinkedIn Top Voice, ce que j'ai envie de travailler aujourd'hui c'est des stratégies de croissance des entreprises, ça c'est mon positionnement. Et du coup derrière, je sais que je vais parler de croissance, marketing, entrepreneuriat. Après, j'ai des thématiques qui sont plus niches, comme par exemple LinkedIn, je suis spécialisée sur LinkedIn, et le podcast. Donc là, déjà, tu as mes piliers éditoriaux, je ne parle pas d'autre chose que de ça. Donc c'est, et c'est large.
Oui, c'est déjà super large, mais au moins tu as ces 3 points. Tu as intérêt, tu as le profil, tu interagis avec les gens, et où tu interagis avec tes clients cibles. C'est-à-dire que, exemple, tes clients c'est des RH, tu t'abonnes à tous les RH possibles, à chaque fois qu'ils postent tu vas commenter ce qu'ils ont dit en disant, voilà, commenter leurs propos, que la personne voit la tête: attends, mais lui il commente souvent ce que je dis, comment ça se fait qu'il commente autant? Personne va voir ton profil. Et les gens aiment que tu commentes, si tu commentes régulièrement leur travail, que ce soit avec un compliment. Forcément, le jour où elle voit que tu fais quelque chose, cette personne va venir te le demander, ou au moins aller regarder ce que tu proposes.
Et après, effectivement, le vrai gros hack là-dessus, je donne un petit bonus pour la route, c'est au-delà de, alors faire un compliment pourquoi pas, mais le vrai gros hack c'est de poser une question. Parce que quand la personne engage avec toi, même sous ses commentaires, c'est-à-dire que là Mohamed, moi je vais poster du coup un commentaire sur ton profil, on se connaît pas, on n'est pas connecté, je te mets un commentaire avec une question, si tu me réponds, quand moi je vais poster, tu vas avoir mon post parce que le signal que tu as envoyé à l'algo c'est Caroline, she matters. Donc je lui accorde de l'attention, donc en fait ce qu'elle fait m'intéresse. Et du coup, le vrai gros hack, si vous voulez vraiment avoir cette stratégie un peu boule de neige, c'est de poser un maximum de questions. Comme ça, vous avez un maximum de réponses et vous connectez pour de vrai avec les gens. Vous maximisez vos chances de faire des vues.
En plus, ce qui est fort, c'est que LinkedIn, c'est un des seuls réseaux où aujourd'hui, quand tu commentes ou quelqu'un commente, tout son profil voit toutes ces personnes qui sont, on va dire, c'est mis dans le fil d'actualité de la personne et donc tu peux toucher énormément de personnes. À la différence de LinkedIn, c'est que ta communauté, je veux dire Insta, c'est ta communauté et autres. Là, LinkedIn, cette possibilité de, tu peux avoir 500 abonnés et avoir un post qui touche, je sais pas, 2000, 3000, 4000, 5000 personnes assez simplement.
C'est moins vrai qu'avant, ça. Petit disclaimer pour ceux qui nous écoutent. Et il y a une bonne et une mauvaise nouvelle là. Donc première Première chose, c'est moins vrai qu'avant. Aujourd'hui, LinkedIn a resserré son algo pour éviter justement tout ce qui est pods d'engagement automatique, stratégie quanti où les gens se disent plus tu as un gros réseau, plus ça va engager, vite vite des automatisations, on y va comme un cochon avec des robots tout ça. Donc LinkedIn, pédale douce, stratégie de rétropédalage et ils ont dit les gars, on va organiser notre algorithme davantage en fonction du graphique graphique d'intérêt, donc interest graph, c'est-à-dire les centres d'intérêt versus ce qu'il y avait auparavant, social graph. Social graph, c'est on te montre du contenu par rapport à qui tu connais, qui connaît qui, d'où l'importance de plus tu as d'abonnés, plus tu as de réseau, plus en fait tu pètes versus je veux voir du contenu niché, du contenu qualitatif parce que LinkedIn n'est pas TikTok. LinkedIn est le réseau social de la connaissance et Shift, pivot d'algorithme, et cette année crise du reach, crise de la portée. C'était mon dernier épisode sur Marketing Square, pour ceux qui veulent un peu plus d'infos je vous laisserai creuser. Mais l'idée c'est LinkedIn aujourd'hui, pourquoi il y a une réduction de portée? C'est parce que c'est moins en fonction de ton réseau, donc tu vas moins voir les activités des autres, que tes centres d'intérêt. Donc pour toi ça va être par exemple la connaissance, le mindset, la psychologie, le podcast. Tu vas voir plus plus ça que les actualités de Caroline Mignot, même si tu la connais bien.
Ah, c'est pour ça, c'est pour ça que moi déjà j'arrivais pas à percer sur LinkedIn, mais là c'est encore pire qu'avant. Moi c'est le réseau où j'arrive pas à percer. J'ai pas dit que j'ai percé ailleurs, mais j'ai 100 000 personnes sur Insta, 75 sur YouTube, TikTok j'en ai 100 000, LinkedIn j'en suis à 9 000, mais je galère. Je suis 9 000, déjà les 9 000 c'est comme si j'en avais eu 200 1000, c'est incroyable!
C'est vrai que c'est plus dur, mais je t'avais pas menti. Je t'ai dit il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. J'ai commencé par la mauvaise nouvelle et je t'ai dit en fait là le flic maudit de LinkedIn est sorti. Il y a une bonne nouvelle. La bonne nouvelle, c'est exactement pour les profils comme toi. C'est que maintenant c'est beaucoup plus facile pour des profils qui n'ont pas tout un gros réseau, qui sont pas là depuis des siècles, d'émerger. Donc l'opportunité, elle est énorme pour vous qui voulez vous lancer sur LinkedIn de rayonner auprès justement d'une audience qui partage vos centres d'intérêt. Il y a plus finalement de discrimination au capital de départ. Donc finalement, c'est les gros créateurs comme moi qui n'ont plus que leurs yeux pour pleurer, et les nouveaux comme vous ont un avantage distinctif. Donc allez-y, c'est le bon moment pour vous lancer.
Je vais y aller, je vais essayer de percer. On va tout faire, on se refait un épisode dans un an et je te dis où j'en suis, est-ce que je suis passé de 9 à À 100 000, c'est un peu compliqué, mais c'est faisable. On est illimité, donc on peut le faire. Et déjà, merci pour tous ces enseignements concernant LinkedIn. Je pense que tu nous as partagé plusieurs pépites. Et je voulais revenir sur le livre que tu es en train d'écrire, qui est «From Zero to Hero», bâtir son influence sur les réseaux. On parle de LinkedIn et autres. Déjà, pourquoi aujourd'hui tu as écrit un livre? Déjà, première question. Qu'est-ce que tu veux partager via ce livre?
Ce livre? J'ai écrit ce livre parce qu'aujourd'hui je me suis rendu compte que pour les entrepreneurs, la marque personnelle était un atout incroyable. Moi, je suis arrivée, je suis repartie de zéro, j'avais pas de réseau en France, je me suis pris la pire claque de ma vie, je me suis retrouvée sur le carreau après 8 ans à créer un réseau, à me défoncer pour avoir un beau capital qui ne m'a jamais servi à rien. Et du coup, je suis repartie à zéro et je me suis rendu compte du pouvoir du personal brand branding pour, au final, tu vois, j'ai lancé 4 boîtes en 3 ans et elles sont toutes profitables. Et j'étais pas plus douée qu'une autre, et j'étais plus brisée que les autres parce que c'était la pire période de ma vie. Et je me dis en fait, waouh, j'ai mis le doigt grâce à la petite avance que j'avais parce que j'étais formée aux US et j'avais capté un peu des trucs qui ont mis des années à arriver en France. Le personal branding, ici on y est à peine. L'influence B2B, ça commence. Moi, en fait, l'influence B2B, j'en ai fait pendant 10 ans aux US. Donc si tu veux, c'est toutes ces logiques-là, c'est comme si j'avais fait un peu un voyage, si je m'étais offert un voyage dans le futur. Donc aujourd'hui, moi j'ai plein de méthodes avant-gardistes qui permettent très vite d'arriver sur un marché et qui servent aussi pas seulement les entrepreneurs, les gens qui sont en poste, et en particulier les femmes qui ont du mal à se valoriser, qui ont du mal même elles à définir pourquoi moi et plus qu'une autre, pourquoi est-ce que moi je mérite une augmentation, pourquoi est-ce que moi je mérite ce poste, pourquoi est-ce que moi je mérite de reconvertir maintenant? Et pourquoi j'en ai la capacité? Et en fait, ça, c'est dans la tête, et c'est une question de mindset, et c'est une question de positionnement, c'est l'alignement, tu vois, aussi ce qu'on disait tout à l'heure en ouverture du podcast. Et j'ai voulu faire ce livre parce qu'aujourd'hui j'ai mis au point une méthode qui permet, qui permet de se personal brander, de craquer son positionnement, de commencer dès demain à mieux se valoriser, être plus à l'aise dans son expertise, comprendre comment se vendre et mieux se vendre. Et aujourd'hui, je la distribue dans des coachings qui sont pleins à craquer, et je peux pas passer mon temps à faire des coachings. Et c'est, moi j'aime trop être entrepreneure consultante, pendant que je suis en train de vendre mon temps, je construis pas l'étape d'après. Et moi, dans la vie, mon objectif, c'est pas de m'en mettre plein les poches, c'est de faire des trucs de ouf qui me rendent fière et que je peux léguer à mes enfants. Et le consulting n'en fait pas partie. Donc au bout d'un moment, je me suis dit: comment je peux scaler? Une formation en ligne, c'est cool, mais pour moi, la formation en ligne, ça reste peu accessible aujourd'hui. La formation en ligne, tu vas la mettre à un prix qui est entre 100 et 800 € parce que tu peux pas faire moins, parce que c'est normal aussi, ça te coûte des frais de serveur, des frais de publicité. À côté de ça, un bouquin, ça vaut 15 €. Donc peut-être que ça va pas me rendre riche, mais comme je t'ai dit, c'est pas le but. Et la découvrabilité, c'est pas toi qui va me dire le contraire, la découvrabilité du bouquin, elle est ouf. C'est accessible à tous. Mon bouquin, il va coûter 20 balles et tu auras pas besoin de payer 400 € pour un coaching ou 150 € pour une formation en ligne. Et j'adore parce que pour moi, c'est un outil démocratique qui va permettre à tout le monde de reprendre le pouvoir sur sa carrière.
Et surtout, ça, après aussi, tout le monde apprend à te connaître grâce à ce livre. Tout le monde, il y a plein de gens qui peuvent apprendre à te connaître et tout le monde peut apprendre tes connaissances sans être à côté de toi. Tu lis beaucoup aujourd'hui ou pas?
Ouais, j'adore. Toi, tu as ta bibliothèque derrière, moi je t'ai emmené dans mon studio, donc il y a pas mes effets personnels. Mais moi, je suis le genre de personne, de mon côté du lit, je me fais tout le temps engueuler par mon conjoint parce qu'on peut pas marcher. Je lis 12 livres en même temps et ils sont tous au pied de mon lit parce qu'en fait, c'est genre, je chope un truc, je me dis, ah, ça me fait penser à tel bouquins. Et en fait, du coup, de mon côté du lit, ils sont tous par terre parce qu'ils tiennent plus sur ma table de chevet. J'ai genre une dizaine de bouquins par terre. Et ça, c'est— enfin, je pense, tu vois, on est dans le podcast Connaissances Illimitées, c'est rigolo que tu m'aies trouvée parce que je me définis comme infinite learner. C'est un terme qui est un peu pompeux, mais c'est un peu, vous savez, les premiers de la classe, quand ils vieillissent, ça devient des infinite learners. Moi, en fait, ma passion, c'est l'apprentissage apprentissage. J'adore ça.
Et pourquoi c'est aussi important pour toi d'apprendre?
Parce que je progresse, je progresse dans toutes les sphères de ma vie, tu vois. Aujourd'hui, je suis en train de lire par exemple un livre qui s'appelle La Clé de votre alimentation— La Clé de votre énergie, pardon. C'est un bouquin qui parle de nutrition. Intéresse de ouf à la nutrition. Je trouve qu'il y a une omerta qui— parce qu'il y a trop de lobbies, ça va nous emmener sur d'autres sujets et je veux pas vous embêter avec ça. Mais au cas où, un instrument de croissance sous-exploité et que les entrepreneurs doivent maîtriser, c'est la nutrition. On se nourrit hyper mal, du coup on a des chutes, on a des chutes de fatigue, on a des chutes d'activité pendant la journée. Moi, je suis diagnostiquée hyperactive, donc en fait, si je fais pas attention à ce que je mets dans ma machine, je suis toute déréglée à la fin de la journée. Et tu vois, je m'intéresse autant à la spiritualité qu'à des sujets de nutrition, qu'à du sport, qu'à des bouquins business. Je lis aussi la biographie d'Elon Musk même si je me dis ce type il est fêlé, mais je me dis faut que je comprenne pourquoi il est fêlé et je veux quand même m'intéresser à lui même s'il m'a dégoûté. Donc voilà, en gros je prends un petit peu mes inspirations partout et je pense que, je sais pas si ça te fait la même chose, mais j'ai la conviction que c'est ce qui fait qu'on est bon dans la création de contenu, c'est quand on est capable de, tu sais, d'aller chercher des refs un peu partout pour créer des connexions inédites.
Exactement. Et c'est quoi la dernière chose que tu as appris dans dans un livre?
Bah franchement, là, la clé de la clé de notre énergie, de votre énergie, c'est en train de me mindfucker un truc de dingue. J'adore. Et alors bon, après, j'ai toujours un peu de recul par rapport à ça parce que vous savez, c'est les médecines alternatives. Donc tu vois, là on se parle juste avant les repas de Noël. Il faut que tu m'y fasses penser, Mohamed, surtout ne pas parler de ce bouquin à la table de Noël parce que les parents, ça les fait vriller. Ils se disent à chaque fois mais mais celle-là c'est une vraie hippie, elle va partir pour élever des chèvres. Oh yes!
Il y a ce livre-là sur la— je sais pas si tu connais Glucorévolution, je l'ai aussi, mais celui-ci il est super bien, Glucose Goddess, c'est un livre sur la glycémie et du moins l'alimentation et les pics de glycémie et l'impact du pic de glycémie sur la santé, sur l'énergie et tout ce qui s'est impacté. Je sais pas tu l'as lu, surtout le premier, Glucorévolution?
Si c'est pas le cas, j'en ai entendu parler. J'ai une amie qui, on en profite pour faire de la pub pour les copains qui sont entrepreneurs et qui font des choses bien, j'ai une amie qui s'appelle Raphaëlle Hanolo, qui a lancé Yakon. Et en fait, elle, ce qu'elle fait, c'est que justement elle crée un supplément, un supplément qui remplace le sucre pour les diabétiques. Et figure-toi que c'est elle qui m'a initiée à ça. Elle a, tu sais, le petit capteur dans le bras pour mesurer pendant la journée journée, le taux de glycémie qui évolue. Et petit spoiler alert, du coup, des trucs que vous pensez sains, du genre le riz ou le pain blanc, c'est une bombe glycémique et ça va vous donner des variations d'humeur, de tout ce que tu veux.
Surtout le pain blanc. Le pain, déjà, le pain c'est une catastrophe. Après, nous on a la chance en France d'avoir du bon pain. Quand tu pars à l'étranger, quand tu reviens, tu veux manger ta baguette ou du bon pain, mais c'est à manger avec modération parce que le pain c'est C'est une catastrophe pour la glycémie. Moi qui suis diabétique, je connais très bien tous ces trucs-là.
D'accord, je savais pas que tu étais diabétique.
Depuis que j'ai 12 ans, ça fait longtemps, et plus de 20 ans que j'ai ça. Et aujourd'hui, alors on parlait de ton livre, il est en précommande aujourd'hui, il sortira en avril, donc en fonction de quand, avril 2024, en fonction de quand vous écoutez cet épisode, soit il sera déjà disponible, ou sinon on peut le retrouver en précommande sur ton site. Comme ça, on peut faire un petit appel à l'action et découvrir. Parce que, alors, aujourd'hui tu parlais de pourquoi tu l'as écrit, et pour toi, pourquoi c'est important d'être dans l'influence? Et tu parles de bâtir son influence, et en quoi il faut qu'on soit dans cette démarche?
En fait, je pense qu'avec la globalisation, plus le temps passe et plus il va falloir qu'on soit très clair sur notre périmètre d'action. Et ça, ça va nous permettre de, au lieu d'être un profil taboulé, profil taboulé c'est, il y a à boire et à manger, et du coup tu es le truc le plus cheap du supermarché. Bah en fait, la stratégie pour sortir du taboulé c'est, ok, spécialise-toi, qu'est-ce que tu fais mieux que les autres? Et je pense qu'aujourd'hui, pour accompagner beaucoup d'entrepreneurs mais aussi beaucoup de personnes qui sont, tu vois, potentiellement en échec ou qui n'arrivent pas à réclamer une augmentation à leur boss ou qui n'arrivent pas à retrouver du boulot ou qui n'arrivent pas à retrouver du sens, souvent c'est un problème de positionnement. Est-ce que tu as bien craqué en fait là où tu avais de la valeur? Et est-ce que tu as bien craqué ce qu'on appelle le monopole personnel? Le monopole personnel, c'est le croisement entre tes compétences, donc les choses qui sont un peu innées chez toi, ce que tu sais bien faire, ton expertise, donc les trucs que tu as appris à faire, et là où en fait le marché a besoin de toi et ça se métisse bien. Et du coup, ce qu'il faut trouver, c'est ton équilibre entre— ouais, c'est exactement le monopole personnel. C'est un peu nuancé, ça a été sorti par David Perel, mais effectivement, l'idée c'est de toujours te sortir de, tu sais, cette logique où on se dit «ah mais en fait j'ai rien de distinctif». Personne ne peut être toi mieux que toi, point barre. Donc en fait, à partir du moment où tu craques le monopole personnel, c'est-à-dire ce que tu fais mieux que les autres, tu vois, moi mon podcast Marketing Square Quand j'ai lancé un podcast marketing, on m'a dit mais Caro, il y a plus de podcasts que d'auditeurs en France. C'était au moment du COVID, on m'a dit haha, encore un podcast COVID, blablabla, il y a trop de monde. Et je me suis dit non, je vais être le podcast du CEO au stagiaire qui invite pas que les mecs qu'on a déjà vu partout, que les mecs qui ont de l'audience, et je vais faire un format 20 minutes qui tient dans la poche pour le matin pour que tu puisses passer ton MBA marketing en accélérer. Et tout de suite, en craquant un positionnement, j'avais tout de suite ma proposition de valeur, mon persona, le format qui allait avec. Et le truc, il a décollé. Parce qu'en fait, si tu commences par un bon positionnement, c'est valable pour tout dans la vie, après tout est facile. Trouver du boulot, c'est simple. Négocier ton augment, c'est simple. En fait, quand tu craques là où tu es meilleur qu'un autre, tu comprends pourquoi tu es indispensable, tu es plus épanoui, tu sais mieux te vendre et tu progresses plus facilement.
Super pertinent ce que tu viens de dire, c'est masterclass et pertinent. On arrive sur la fin, c'est presque une heure qu'on est ensemble et encore quelques questions. Pour toi, c'est quoi ta plus grande réussite aujourd'hui?
Ma plus grande réussite, je pense, c'est d'avoir trouvé l'amour, c'est d'être franchement— on en a pas beaucoup parlé, mais dans l'entrepreneuriat, ce qui vous permet de passer les montagnes russes sans trop vous abîmer, c'est vraiment votre entourage et la confiance que vous avez en vous, c'est bien, mais c'est important aussi d'avoir des gens de confiance autour de vous, d'avoir du soutien. C'est un métier très solitaire, c'est un métier très dur, très ingrat. Et franchement, mon compagnon, il est incroyable. C'est vraiment mon compagnon de vie, c'est aussi mon cofondateur. Donc faut le dire, quand je vous dis que j'ai tout subi dans la vie, je suis aussi tombée amoureuse de mon cofondateur. Donc j'ai fait tout ce qu'il fallait pas faire. Mais vous voyez, quand on fait les choses avec le cœur et en étant aligné, ça marche quand même. Et du coup, voilà, je dirais qu'aujourd'hui, c'est le truc le plus important dans ma vie, c'est d'avoir l'amour. Donc ayez, même si c'est une meilleure amie, un meilleur ami, mais ayez votre pilier affectif parce qu'il faut toujours être accompagné d'un totem. Vous pouvez pas vous en sortir tout seul, c'est trop dur.
Et c'est quoi ta plus grande, ton plus grand échec?
Je vais pas te sortir la soupe, même si maintenant tu as cramé que j'étais un peu américaine. Évidemment, j'ai envie de te dire, on dit pas échec, on dit apprentissage. Mon plus grand échec, le truc que j'ai, je pense que le domaine d'amélioration le plus important pour moi, c'est vraiment la gestion des émotions, tu vois. Je m'intéresse beaucoup au mindset et je lis beaucoup aussi La Clé de votre Énergie, tout ça, parce que je pense que j'ai une sensibilité qui est exacerbée, qui a été diagnostiquée. Ça va en général de pair avec le fait d'être DIS, pour ceux qui connaissent, donc dyslexique, dyscalculique, dyspraxique, et aussi avec plein d'autres trucs sympas neuropsy. Et je te dirais qu'aujourd'hui, le truc que j'essaie de craquer, c'est comment avoir une gestion de mes émotions plus stable et réussir à être tout le temps d'humeur égale alors que le sol, il tremble sous mes pieds. Aujourd'hui, j'ai 4 boîtes. Il y en a une, c'est un modèle agence, c'est-à-dire qu'il y a toujours quelqu'un qui est en train de tirer la sonnette d'alarme, d'envoyer un email avec marqué urgent pour réussir à pas te faire avoir par le stress, continuer d'être un élément moteur même quand en fait tu sens que la locomotive, il y a plus aucun wagon qui suit. Et du coup, cette capacité, tu vois, d'avoir la ressource inépuisable en toi de continuer de garder toujours le sourire, la pêche, continuer à être un moteur d'inspiration pour les autres. Je pense que c'est ça ma zone d'amélioration, en tout cas là où je veux progresser. Gestion des émotions, pour moi c'est mon principal le défi, c'est hyper dur tous les jours.
Je pense que beaucoup d'entrepreneurs travaillent, doivent beaucoup travailler sur leur gestion des émotions. Et c'est un vrai sujet quand tu es entrepreneur, parce que c'est souvent les montagnes russes. Tu peux être tout en haut et juste après être tout en bas. Et comment, quand tu es en bas, tu arrives à remonter rapidement? Et quand tu es en haut, tu gardes les pieds sur terre pour continuer? Et ma dernière question, la question que j'aime bien poser à la fin, je pose toujours: si tu avais la Caro de 15 ans, 16 ans devant toi, et avec tout ce que tu as vécu, qu'est-ce que tu aimerais lui dire? Si tu l'avais devant toi et tu voulais lui donner, partager un enseignement, partager quelque chose, qu'est-ce que tu aimerais lui dire?
Oh, laisse-toi le temps. Tu sais, moi je parle toujours de, dans mon métier marketing de performance, il faut faire les choses vite et et tout. Le succès, il arrive vite, mais il se prépare pendant longtemps. Et je dirais, ben, en fait, laisse-toi le temps. Il faut passer à l'action, c'est important, mais par contre, laissez-vous le temps pour réussir. Mon premier live, il a pas pété. Mon premier post Instagram, il a fait un bide. Mon premier post LinkedIn, c'était la honte. C'est OK, en fait, ça c'est le chemin. Donc je pense qu'il faut se tranquilliser là-dessus. Et je vois beaucoup de gens sur les réseaux, tu vois, qui au final sont assez déprimés parce qu'ils se comparent, parce qu'ils sont jamais assez contents de leurs résultats, parce que ça prend du temps. Et en fait, franchement, le message que j'ai envie de vous adresser, c'est déjà vous faites de votre mieux, c'est déjà bien. Être dans l'action, c'est déjà un accomplissement. Donc après, faut être gentil avec soi-même et procéder par étape et arrêter de croire tout ce qu'on lit sur LinkedIn. Il y a beaucoup de storytelling là-dedans. Les vrais, peut-être qu'ils pètent d'un coup, mais le secret des gros lancements, c'est des gens qui ont déjà lancé 10 fois et qui se sont pris des murs, et ils ont appris, ils ont compris.
Exactement, ils ont appris, ils ont compris. Merci pour cette phrase juste incroyable et pour tout ce que tu nous as partagé pendant cette heure et pour tous les enseignements que tu nous as donnés pendant ce podcast. Bien sûr, je vous invite, si ce podcast vous a plu, à le partager un maximum de gens autour de vous, à commenter sur YouTube la vidéo et également sur Apple Podcast et mettre 5 étoiles. Est-ce que Caroline, tu as quelque chose à rajouter, un sujet que tu aurais aimé aborder ou quelque chose que tu aurais aimé dire qu'on n'a pas eu le temps as envie de dire et que tu voudrais absolument partager?
Franchement, si jamais vous avez quoi que ce soit dans mon discours qui a allumé une petite lanterne, le podcast c'est un média froid et du coup n'hésitez pas à nous écrire pour nous envoyer vos retours sur l'épisode. Est-ce que ça a résonné chez vous? En fait, nous on parle pendant une heure en espérant que ça crée des déclics et ben dites-le-nous si si ça crée des déclics, ou même si ça n'en crée pas. Mais n'hésitez pas, en tout cas on fait ça pas pour s'écouter parler, mais vraiment pour connecter avec vous. Donc envoyez-nous un petit message avec vos retours. Moi en tout cas j'adore lire les messages et je vous répondrai avec grand plaisir.
Également merci beaucoup. Et on mettra l'ensemble des réseaux de Caroline sous l'épisode pour que vous puissiez aller voir ce qu'elle propose, que ce soit sur Instagram, LinkedIn, et également son site internet. Merci encore à Caroline et comme je dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous illimités.










