OGB de la Mafia K1 Fry, la musique, le succès (il nous dit tout)

In this French‑language interview, host Mohamed Boclet sits down with Samir Salah, known as OGB of the rap collective Mafia K'1 Fry, to discuss his personal journey, the role of drugs and friendships in his early life, and the transformative impact of self‑help work. Samir explains how he distanced himself from a drug‑filled circle, emphasizing the principle that one becomes the average of the five people one spends the most time with. He describes discovering Lise Bourbeau’s book Les 5 blessures qui empêchent d’être soi‑même through a life coach named Safia, recounting an intensive PNL‑based therapy that accelerated his personal growth. The conversation moves to cultural pressures faced by North‑African families, the importance of balancing negativity and positivity, and Samir’s reflections on his own traits such as impatience and humor preferences. He shares stage‑performance anxieties, his evolution from frequent rap concerts to occasional conferences, and his imaginative wishes to live in a Viking‑era or possess super‑powers like invisibility, universal happiness, or curing cancer. The interview culminates with Samir’s favorite quote, his analysis of a Serge Gainsbourg song, and a final legacy message urging self‑reliance, love, and action. Throughout, Samir stresses balance, personal responsibility, and the power of words and self‑reflection.
Chapters
Des gens comme Rof, comme Kery, comme Manu K, comme Rim'K, et ils squattaient ma chambre, ils écrivaient: «Enlevez la vie à quelqu'un, vous le payez ici-bas, et pour ceux qui y croient, vous le payerez aussi plus tard après votre mort, et très cher.» Et donc il m'a dit: «Il y a un mec, il a mis sa tête dans ma voiture, je tenais le fusil à pompe pour sortir, et il m'a tapé dans le fusil, il m'a dit: tu vas rien faire.» J'ai dit: «C'est qui ?» Il m'a dit: «C'est toi.» En fait, il faut être acteur de ta vie, pas spectateur de ta vie. Et encore plus, d'être spectateur de la vie des autres. J'ai été assisté de 10 litres d'oxygène, donc je respirais plus par moi-même. Et en étant sincère, je me suis dit: si Dieu me prête vie, j'écrirai un livre. Le livre existe.
Peace sur vous, aujourd'hui je reçois Samir Salah, alias OGB de la Mafia Kafri. On va revenir sur son parcours dans la musique, les hauts et les bas, et sur la sortie de son premier livre que je vous conseille. Peace sur vous, bienvenue dans le nouvel épisode de The Boclet Talk. Et aujourd'hui, j'ai l'honneur d'accueillir Samir Salah, alias OGB de la Mafia K'Fry. Moi, c'est incroyable parce que ça a bercé ma jeunesse. Je me rappelais quand j'étais au collège, c'est typiquement, c'est vraiment la période pour moi du collège, 6e, 5e, 4e, où j'étais à fond dans le rap. Et bien sûr, c'est ce qui nous a bercé, l'écoute de ces musiques-là. Et là, je suis avec toi et je suis vraiment heureux et très content de t'accueillir. Comment tu vas, Samir?
Je vais très bien, je te remercie. Merci pour ton accueil et merci pour cette introduction.
Avec grand plaisir, et c'est un honneur pour moi, comme je l'ai dit, de t'accueillir ici aujourd'hui et de pouvoir parler avec toi, parler de ton parcours, parler de par où tu es passé, et surtout parler de ton livre. Parce que tu fais partie du cercle fermé des auteurs, parce que tu faisais partie des artistes, des chanteurs, et aujourd'hui tu es auteur. J'en parle maintenant, mais on en reparlera après, parce que je vous invite vraiment à aller vous procurer son livre. J'ai eu la chance de le lire et J'ai adoré son parcours et surtout il revient sur des moments de sa vie, des hauts, des bas, et c'est très percutant. Donc le livre c'est «Je suis venu me dire », donc vous le retrouverez sur Amazon et autres, et je vous conseille vraiment de vous le procurer. Avant de rentrer, surtout pour rentrer dans le vif du sujet, donc on te connaît par ton pseudo OGB, par Mafien Kafri, et Mais quand tu étais jeune, tu voulais déjà être rappeur? Tu t'es dit: «Je vais...» Comment tu t'es mis dans le rap et pourquoi tu as fait du rap?
Je me suis mis dans le rap en l'écoutant à outrance, notamment le rap. J'étais autant West Coast qu'East Coast et j'ai commencé DJ.
D'accord.
J'ai eu une chambre très tard, vers mes 16 ans, et à ma première chambre, bon, je dormais pas dehors avant, mais je dormais dans le salon, famille nombreuse, tout ça, Vitry-sur-Seine, 94.. Et dès que j'ai eu ma chambre, en fait, je me suis fait comme un petit mini studio. J'avais une mezzanine et en dessous j'ai eu que du matériel de récupération, préampli à lampe, j'avais une platine mais pas deux, donc j'ai mixé que de la main droite et l'autre c'était une platine CD. Et donc j'ai beaucoup, beaucoup écouté de son.
D'accord.
Et là, petit à petit, j'ai connu des gens qui faisaient partie d'un groupe qui s'appelait L'Union, qui est devenu La mafia Kenfri, et qui venaient dans ma chambre écrire. Mais moi, je n'écrivais pas à cette époque. Des gens comme Rof, comme Kery, comme Manu K, comme Rim'K. Et ils squattaient ma chambre, ils écrivaient, et moi, je mixais toute la journée. Et je faisais comme dans le film «La Haine» de Mathieu Kassovitz, où je mettais les enceintes partout, mais je le faisais instinctivement. Et j'habitais au 2e étage du hall 15 à Robespierre, la cité à Vitry-sur-Seine. Je tournais les enceintes et je mixais toute la journée. Et les petits jouaient au foot en bas de chez moi et ils avaient du son tout l'après-midi, toute la matinée.
Vraiment comme dans le film?
Exactement pareil, c'est-à-dire quand je l'ai vu dans le film, j'ai dit «ah ouais, normal».
Et donc, mais comment tu as appris à mixer? Parce qu'aujourd'hui, toi, tu as vraiment tout fait en autodidacte?
Tout autodidacte, mais je pense que toute la mafia Kinfry, on a tous fonctionné en autodidacte. On n'a jamais eu, on n'a même pas participé à des ateliers d'écriture dans des maisons de quartier. C'est vraiment en écoutant, en l'observant et en étant curieux en fait.
Et comment tu es passé du gars qui mixe dans sa chambre à intégrer, et même la création d'un groupe, et à en faire quasiment votre métier pendant une période?
Alors le premier groupe que j'ai eu s'appelait les Low Gwond, ça veut dire les baffons, c'est les premiers noms américains, début années 90, avec un Espagnol hispanique qui s'appelle Tiway et et l'autre qu'on appelait Lord Bac, qui s'appelle Pascal. Donc on était 3. Déjà, on était pour le melting-pot, c'est-à-dire on se disait on est 3 origines différentes, on se trouvait bien représentatifs de la banlieue et de ce mot qu'a inventé Soprano, la cosmopolitanie. Et on s'est dit franchement, il y a de quoi faire un groupe, viens, on essaye d'écrire. Et c'est plus eux qui m'ont donné envie de quitter un peu les platines pour écrire. Les premiers concerts que j'ai faits, j'étais aux platines et au micro. Je balançais le son et j'allais rapper. La polyvalence, je connais.
De toute façon, quand tu commences, tu es obligé d'être polyvalent, tu es partout, tu fais tout, tu n'as pas le choix d'être partout.
Exactement.
Donc tu as créé ton premier groupe, ça s'est lancé comment? C'est quoi le parcours? Comment? C'est quoi l'ascension? Parce que quand tu, pour les personnes qui nous écoutent et qui se disent aujourd'hui moi aussi j'ai envie d'être rappeur, même si c'est plus les mêmes, la même génération, mais autre, mais par où tu passes pour te dire, pour en arriver à créer Mafaka Free?
Le plus simplement possible, déjà avec le Low Wand, on cherchait des instrus. Sur Internet et on posait dessus. En fait, à l'époque, c'était pas Internet, c'était plus des cassettes, des trucs qu'on enregistrait, qui passaient à la radio. Des fois, il y avait des bouts d'instrumental comme ça qui traînaient à la fin d'un morceau qui passait à la radio, on enregistrait et on posait sur ce bout. J'ai même envie de te dire, au début, on rappait sur les paroles des Américains tellement on aimait bien l'instru et que l'instru était introuvable. Mais après, quand j'ai eu des platines, j'ai acheté beaucoup de vinyles où dans les faces B, il y avait des instrus. C'est comme ça, je pense, qu'on a commencé à rapper en prenant des instrus. Ensuite, la Mafia K'1 Fry, c'est venu, c'est vraiment une histoire magique, quasi hollywoodienne. C'est un jour, on est en 1995, Théâtre Jean-Vilar à Vitry-sur-Seine. Je suis avec mon groupe, c'est notre première représentation. Là, il y a tous les jeunes motivés de Vitry et des alentours. Orly a choisi le roi du 94. Qui sont là? Dans le théâtre pour faire un concert. Et là, on fait notre premier concert et dans les coulisses de ce concert, je rencontre les gens de la Mafia K'1 Fry, qui s'appelait L'Union, qui s'appelait pas encore Mafia K'1 Fry. Et bizarrement, il y a ce déclic de Tiwaï, un des membres du groupe, qui me dit: «C'est bizarre, quand je vois ces gens, on dirait un prolongement de toi, dans ton attitude, dans ta manière de penser, dans ta manière même de parler et de rapper.» Et c'est comme ça que tout d'un coup j'ai pu rencontrer Mokobé, Mokobé du 113, qui m'a présenté les autres. Et petit à petit, je me suis, on va dire, dans un premier temps rapproché de la partie vitriote, des mecs de Vitry-sur-Seine, de la mafia kafri.
Ok. Et tu abordes dans ton livre, tu parles un moment de ce début à la mafia kafri. Et moi, on a tous des surnoms quand on est rappeur. OGB, ça vient de quoi? Parce que j'ai pas envie d'en dire trop. On va parler de ton livre, on va parler de certaines anecdotes, mais faut que je laisse les gens découvrir le livre. Parce que si on dit tout ce qu'il y a dans le livre, mais on va parler de certaines choses. Mais exemple, comment, pourquoi OGB?
Ça, c'est du professionnalisme. Parce que des fois, on a tendance à vouloir bien faire. Et quand quelqu'un a aimé un livre, c'est même pas, eh bien, il a tendance à le raconter dans son entièreté finalement.
Bah non, sinon après les gens ils lisent plus le livre. Après, on va quand même parler de certaines petites choses.
Oui, mais c'est normal. Je suis là pour ça.
On va pas tout raconter.
Alors OGB, mon premier surnom c'était OG, mais plus O-J, d'accord, en français, qui voulait dire Original Juice, d'accord, par rapport à l'énergie et tout ça. Après c'est devenu OG, OG, donc le G en— d'ailleurs ça se dit OGB, et les gens qui m'ont connu un petit peu après m'appellent OGB, mais alors que ça se dit OGB, parce qu'à l'époque c'était les noms comme Kerry James, voilà, c'était des noms américains qui avaient rien à voir avec nos prénoms. Bien sûr. Donc OGB voulait dire, dans un premier temps, c'était dû à la ressemblance avec un acteur rappeur qui s'appelle Ice Cube, par rapport à mon sourcil levé. Et c'était dû à ma ressemblance avec lui. Et dans un film qui s'appelle «Boyz n the Hood», quand il est petit, dans la version française, on l'appelle «gras du bide». D'accord. La première signification, c'était original gras du bide.
D'accord.
Comme c'était pas gras du bide et que c'était pas un truc, moi je m'en fichais, j'étais ventripotent, un peu plus qu'aujourd'hui même. Et donc c'est Kery qui a ramené, il a dit: «Non, t'es pas Gradubit, t'es l'original Gradubit.» Et là, on a gardé le OG B, voilà, qui est devenu vite l'original Gros Bonhomme. Et après, des fois, c'était l'original Grosse Baffe, ça dépendait de mon humeur dans le ghetto.
D'accord, de ton humeur du moment, OK. Il fallait pas être là quand c'était origine Gros Bonhomme.
Ah, l'OG Baffe, l'OG Blédard. Mais ce qui est resté aujourd'hui, même jusqu'à Wikipédia, c'est l'original Gros Bonhomme.
D'accord, OK. Et je vais revenir sur ce passage. Donc tu rejoins la Mafia, du moins tu te rapproches d'eux, de cette équipe-là. Et pour des jeunes comme vous à l'époque, créer ce collectif avec autant d'engouement, comment tu vis ça? Comment tu vis le succès à l'époque?
Quand je dis le succès, c'est vrai que notre premier succès, on peut appeler ça un succès, c'est d'être ensemble et de se sentir intouchable. D'ailleurs, notre slogan c'était «Tu peux pas test avec la Mafia Kinfry». Si tu nous approchais de trop et que tu nous cherchais, pour être poli, des noisettes, des noises comme dirait l'ancienne, eh ben on se laissait pas faire. Et t'avais pas envie de toute façon, on marchait à 25 dans la rue et sans faire exprès, c'est-à-dire qu'en parlant et tout, on était nombreux, sans compter tous ceux qui sortaient.
Quand tu vois les clips à l'ancienne, c'était des clips, c'était incroyable avec le monde et tout.
Mais clairement. Et en fait, moi, j'ai toujours vécu ça comme comme un gang, comme une bande de potes, comme un crew, comme une équipe. Et il n'y avait pas de leader et tout le monde était identique, tout le monde avait la même posture et la même ferveur à défendre le groupe. C'est-à-dire, dans un premier temps, on a même fait des featurings qu'entre nous. Parce qu'on était trop nombreux et l'idée, c'était qu'on réussisse tous à réussir ensemble.
Et comment tu as vécu le succès, toi, à cette époque? Est-ce qu'à ce moment-là, on commençait à vous reconnaître dans la rue? Parce qu'il n'y avait pas encore les réseaux comme aujourd'hui. D'accord, il y avait pas encore les réseaux sociaux comme aujourd'hui, mais on vous voyait déjà, on vous entendait à la radio, on vous entendait sur Skyrock.
Comment tu— donc l'époque de Skyrock, bah c'était très agréable, c'était très agréable. Moi, mes potes se sont fait connaître avant moi et forcément je posais dans leur album, on nous voyait dans les clips. Et bah dans un premier temps c'est très agréable, on te reconnaît et tu as un premier public qui ressemble à qui tu es vraiment. Bien sûr. Voilà, c'est les premiers, les premiers, la première personne qui te suit, c'est ceux qui ont l'impression de vivre la même vie que toi. Et forcément, ça se ressent dans le respect qu'ils t'envoient. Et ceux qui comprennent ta musique. Il y a que quand tu vraiment, tu deviens hyper connu que là, il y a les haters et tout se mélange. Et que, et puis avant, c'était pas, il y a pas beaucoup de gens qui passaient à la télé. Donc quand tu passais à la télé, tu étais vraiment quelqu'un quand même.
Bien sûr.
Et on te respectait énormément et on t'a apporté que de l'amour.
OK, aujourd'hui c'est plus compliqué, c'est la relation à la célébrité, elle est plus difficile, j'ai l'impression.
Bien sûr, parce qu'elle est beaucoup plus rapide et elle est beaucoup plus incomprise par certains, et il y a beaucoup plus de jalousie. Et malheureusement, il y a aussi, j'ai tendance à dire, la plus mauvaise chose qu'il faut faire, c'est se comparer. Et il y a beaucoup trop de gens qui se comparent, et ce qui attise la jalousie, quand ils passent du temps, des nuits entières des fois, à scroller, à scroller, à scroller, et se comparer jusqu'à détester leur vie et Et détester les gens aussi. Et détester les gens parce qu'ils détestent la vie qu'ils ont, parce qu'ils la comparent à la leur. Et finalement, c'est comme ça qu'ils deviennent mauvais avec eux-mêmes d'abord.
Toi, tu as vécu la jalousie?
J'ai vécu la jalousie, mais la première jalousie que tu vis de plein fouet, c'est les tiens. C'est tes proches.
Quand tu dis tes proches, la famille ou les proches dans le groupe?
Non, c'est les proches dans la cité, dans les cités voisines dans un premier temps. C'est ceux qui te disent du bien devant et par derrière. D'ailleurs, j'avais fait une introduction dans un de mes albums. L'introduction s'appelait «Le Chant des Hyènes». Je les appelais les hyènes, les gens qui étaient comme ça et qui parlaient de toi. Et dans cet interlude, parce que je parlais, c'est des gens qui me disaient: «Ça va, Jimmy? J'aime trop ce que tu fais. Tu as sorti un album? Je vais en acheter 10.» Et derrière, dès que je partais: «T'as vu, il se la raconte, lui.» Voilà, c'est le grand classique.
Et toi, tu l'as vécu comment? Tu le vivais bien? Parce qu'il y en a, dès qu'ils commencent à avoir un peu de jalousie, ils ont du mal à le vivre. Après, ils le prennent sur eux, ils ont ce syndrome de l'imposteur, ils disent «Ah, c'est pas mérité, je devrais pas être là », ça les freine. Il y en a qui mettent le frein à main à cause des autres. Ouais, mais il y en a d'autres qui passent au-delà de tout ça et qui y vont et qui se disent «Non, j'y vais quand même».
Moi, j'ai pas connu, j'ai toujours connu le succès à travers mes potes, comme ils étaient toujours plus connus que moi, donc je le vivais bien, mais Je me suis toujours dit, peut-être inconsciemment dans un premier temps: «Ah, qu'est-ce que j'aimerais pas être à leur place !» Parce que je voyais à quoi ils étaient confrontés. Quand t'arrives plus à aller faire tes courses. Moi, mes premiers enfants, j'étais en poussette, j'étais connu. J'étais en poussette: «Ça va, Odi ?» «Ouais, ça va, et toi ?» Je pouvais être dans les magasins, mais les autres ne pouvaient plus. Et il y a un moment où tu kiffes, t'as la cote avec les meufs, t'as tes potos qui font des cadeaux, en espérant certains des retours et d'autres non. Mais moi, ça m'a toujours permis de garder une stabilité et un recul par rapport à mes proches. Et ça, je pense que ça m'a beaucoup aidé. Et je dis même aujourd'hui, avec beaucoup de recul, que Dieu m'a préservé de la réussite.
Que Dieu t'a préservé. Ouais. On parlera de cette notion de Dieu parce que je sais que c'est quelque chose d'important pour toi aujourd'hui. Mais toi qui as vécu, tu me disais, le succès à travers d'autres personnes, aujourd'hui effectivement, tu as des personnes qui peuvent pas aller faire leurs courses. Qui sont arrêtés. Est-ce que quand tu en parles avec tes amis, comment ils le vivent ça?
Je pense que dans un premier temps, ils l'ont super bien vécu. Ils se l'ont pris de plein fouet. «C'est cool, on te reconnaît, on veut faire des photos.» Et puis ça nourrit ton ego. Mais il y a un moment, quand tu nourris et que tu deviens obèse, c'est moins cool parce que tu as des problèmes de santé, tu vois. Et il y a un moment, quand tu es plus connu et que tu deviens anorexique, c'est pas cool aussi parce que c'est des problèmes de santé. Je pense que dans tout, c'est l'équilibre qui compte. Et l'équilibre, forcément, c'est un métier où tu l'as pas forcément. Ça doit être très rare de trouver des gens qui sont dans la musique et qui sont totalement en équilibre avec eux-mêmes, parce qu'ils sont dépendants et de l'humeur des autres et du jugement sur leur musique. Et ça, c'est très compliqué à vivre en tant qu'être humain.
Ouais, parce qu'à tout moment, tu te remets en— à chaque fois que tu sors un album, tu te remets en question et tu remets ton niveau, ta personne devant le public. Et d'un coup, imagine T'étais adulé, tout le monde adorait ta musique et d'un coup, on dit: «Bah en vrai, ton album, il est nul.» Ça, c'est horrible.
Ça doit être horrible. Et aujourd'hui, encore pire, parce que nous, à l'époque, comme tu l'as dit au tout début, il n'y avait pas de réseaux sociaux. Mais aujourd'hui, si tu t'amuses à lire les commentaires, ça te détruit. Et si t'es pas armé contre ça, c'est très compliqué. Armé psychologiquement, bien évidemment. C'est très compliqué parce que ça a mis des gens dans la dépression. Déjà, tu vois, dans des métiers de la fonction publique ou d'autres métiers Voilà, dans la téléphonie ou tout ce que tu veux, déjà si t'es pas armé psychologiquement, c'est compliqué. Mais alors imagine ce game, le game de la musique. T'es aimé et tout d'un coup t'es détesté.
Qu'est-ce que tu dirais aux gens qui nous écoutent, qui ont peur du regard des autres et qui sont dans— ils ont peur de mettre un post sur Instagram ou faire quelque chose parce qu'ils ont dit tout le monde va les— ils vont être comparés, ils vont être jugés. Et ceux qui sont jugés et qui ont des commentaires négatifs, qu'est-ce que tu leur dirais toi si tu les avais devant toi? Personne qui vient te voir, qui dit je vais arrêter, je vais tout arrêter, je vais pas essayer parce que j'ai des commentaires négatifs ou j'ai peur d'avoir des commentaires négatifs.
«Tu leur dirais quoi ?» Moi je leur dirais: «Bah arrête, écoute-toi, suis ton instinct. Après, si tu es déterminé à vendre un produit, à vendre un savoir-faire, fais abstraction d'eux. Tu n'es pas obligé de lire les commentaires.» Aujourd'hui il y a un truc qui s'appelle «commentaires désactivés» qui existe depuis longtemps. Désactive tes commentaires. Mais si tu es tenté de lire parce que dedans il y aura du bon, il y aura aussi du mauvais. La personne que tu dois vraiment aimer le plus, que tu dois satisfaire le plus, que tu dois éduquer au plus haut niveau, c'est toi-même. Le reste, ceux qui sont autour, c'est juste des avis et une perspective de pensée par rapport à ce qu'ils ont vécu eux. Si tu arrives à te mettre ça dans la tête, ça te sauvera. En fait, ça te sauvera.
Exactement. Dans ton livre, tu commences directement par le Covid, l'aventure que tu as eue. Pourquoi tu as décidé, dans l'écriture de ton livre, de commencer par ça, cette notion-là et cette anecdote? C'était pas qu'une anecdote, c'est plus qu'une anecdote, mais pourquoi tu as commencé par ça?
Parce que ça a été la cause et l'accélération de l'écriture du livre. J'ai toujours voulu écrire un livre. Je me suis dit à un moment: «J'écrirai un livre.» Je remettais à plus tard. J'avais comme ça des petites brifs de notes dans mon PC ou à l'écrit. Et je me suis dit: «Écrire un livre, ça doit être bien, mais ça doit être dur.» Mais là, en fait, quand j'ai eu le Covid en mars 2020, c'était la première vague du Covid, j'ai été frappé de plein fouet. J'ai été hospitalisé à l'hôpital Saint-Antoine dans le 12e arrondissement. J'ai été assisté de 10 litres d'oxygène, donc je respirais plus par moi-même. Et à un moment où j'avais ce rendez-vous avec moi-même tous les jours, et en étant sincère, je me suis dit: si Dieu me prête vie, j'écrirai un livre. Le livre existe.
Il est là aujourd'hui. Donc c'est à la sortie de ton hospitalisation que tu as commencé à écrire, que tu t'es dit: fuck it?
En fait, excuse-moi de te couper, j'ai commencé à le penser avant de l'écrire. Je suis resté 8 jours à l'hôpital. Le livre dure 10 jours. C'est le livre «L'ossature du livre», pour ceux qui vont le découvrir à travers ton émission. C'est un aller-retour entre la chambre d'hôpital et mon vécu. C'est-à-dire que je connaissais tellement ma chambre par cœur que n'importe quel élément de l'hôpital me sert de transition avec mon vécu. Et voilà, je peux voir par exemple une horloge, le temps qui passe, je vois la trotteuse, je m'endors, je suis toujours entre songe et réalité, et quand je m'endors, je me réveille, je suis ailleurs dans ma vie. Je vois une femme de ménage qui me prend pour un Antillais, comme la plupart du temps. Elle parle arabe devant moi, sauf que moi je parle arabe couramment. Et tout d'un coup, je me noie dans son regard et dans ce qu'elle est en train de faire. Et tout d'un coup, je suis en train d'écrire le chapitre «Maman», parce que je suis le fils d'une femme de ménage, paix à son âme. Et ça m'a rappelé tout de suite à elle. Voilà comment j'ai pensé le livre.
Effectivement, parce que c'est vrai que ta mère, elle a une place importante dans ton ouvrage aussi. Paix à son âme, que Dieu lui fasse miséricorde. Cette notion de la maman, pourquoi tu en parles autant et pourquoi c'est aussi important pour toi?
Parce que ma maman, c'est comme j'ai l'habitude de le dire, c'est le socle de mon cœur, c'est ma vie, c'est ma vie, c'est ma vie, sa mort c'est encore ma vie, je suis l'héritier de son passage sur terre. De son éducation. Et je me dois, ainsi qu'à mon père, d'apporter la preuve de son existence. Aujourd'hui, elle n'est plus là. Moi, je suis là. Je serai son fils jusqu'à la mort et même après. Et j'aspire à la rejoindre là où elle est. Et j'espère que là où elle est, elle est très heureuse. Et ma maman se devait d'avoir son chapitre dans ce livre. C'était clair, net et précis. Elle est décédée quand j'avais 24 ans. Quand elle est décédée à 24 ans, on est très jeune. Et en 24 ans de vie, elle m'a apporté beaucoup d'amour. Elle m'a, à travers ses actions, son vécu et sa manière de penser, eh ben, elle m'a éduqué à devenir un futur homme que je suis. Et avant de partir, elle savait qu'elle allait partir, Alors qu'il y a rien qui, à part un léger problème de santé qui s'est accéléré. Et quand elle me disait qu'elle allait partir, j'en parle dans le livre, mes premières réactions sont très violentes envers moi-même, bien sûr. Et elle a eu le temps de me témoigner tout l'amour qu'elle avait pour moi avant de partir.
Et c'est beaucoup de gens, c'est une fois qu'ils sont partis que là on se dit mais j'ai perdu du temps, j'aurais dû, on est dans les regrets, dans les remords en disant qu'on aurait dû faire autre chose autrement.
Différemment.
Si tu avais un héritage que ta mère t'a laissé en termes de parole, ce serait quoi que tu voudrais partager, que tu veux partager en disant que ce serait quoi?
Le non-jugement des gens et le respect. Ma maman, c'est quelqu'un qui respectait tout le monde, c'est quelqu'un qui a aidé énormément de gens sans même se retourner. C'est-à-dire, ce qu'elle donnait, elle oubliait qu'elle l'avait donné. Je pense que ça vient d'elle. Aujourd'hui, j'ai des témoignages. J'ai fait 1600 concerts dans ma vie en 30 ans de carrière. J'ai eu beaucoup de témoignages de gens que j'ai aidés il y a 10 ans, il y a 20 ans, il y a 25 ans, et j'ai complètement oublié les personnes. J'ai oublié même l'action que j'ai faite. Et il y a des gens, ils m'ont dit: «Grâce à toi, j'ai eu mon premier boulot, tu m'as aidé à écrire mon CV.» Et: «Mais tu t'en rappelles pas ?» Non. Il y a des gens qui m'ont dit: Je vais t'en raconter une qui est assez dure. Un membre de la mafia Kinfry s'embrouille avec un mec. On arrive à Caen, on est jeune, on est jeune, il y a une embrouille, donc il se donne rendez-vous avec le mec avec qui il s'est embrouillé. Nous, forcément, c'est qui, c'est où, on y va, on y va. On arrive à la cité, déjà on joue dans cette cité le soir même, mais on commence par régler une embrouille le midi même. Il y a que la mafia Kinfry pour faire ça. C'est-à-dire, on va nous voir, on est annoncé comme des stars dans «Dans la ville, mais nous on va d'abord régler une histoire dans des membres.» Parce que tu peux pas test avec la mafia, comme je te dis. Donc on va dans la cité, et c'est un réalisateur aujourd'hui, le mec que je te parle il est devenu réalisateur, il a réalisé des clips pour moi. Et c'est fou parce que c'est lui qui m'a raconté. Et il m'a dit: «Tu te rappelles la première fois qu'on s'est vu?» J'ai dit: «Non.» Bref, on va dans l'embrouille, je reviens dans l'histoire. Et lui, ce jour-là, on lui a donné un fusil à pompe. Il m'a dit: «J'avais jamais tiré au fusil à pompe.» On lui a juste dit: mets bien ton pied en arrière parce que quand ça envoie, ça envoie. Mais il était dans sa voiture avec le fusil à pompe à canon scié près de lui, à sa droite. Il m'a dit: «On voulait pas passer pour des baltringues, donc on m'a dit dès que la mafia kafri arrive, parce qu'on savait que vous arriviez, tu tires dans le tas de loin pour faire peur.» Il a pas du tout le profil de— mais il y a pas de profil en réalité. Et donc il m'a dit «Il y a un mec, il a mis sa tête dans ma voiture, je tenais le fusil à pompe pour sortir et il m'a tapé dans le fusil. Il m'a dit: tu vas rien faire.» J'ai dit: «C'est qui?» Il m'a dit: «C'est toi.» J'ai dit: «Arrête de te foutre de ma gueule, c'est pas moi. Tu t'inventes des histoires.» Il m'a dit: «Je te jure, OG.» Mes amis m'appellent OG. Il m'a dit: «Je te jure, OG, t'as tapé dans le fusil à pompe, j'ai plus osé le retoucher et tu m'as grondé comme un daron. Tu m'as dit: plus jamais tu touches à ça. T'allais faire quoi avec ça? T'es prêt à tuer des gens, toi?» Et j'ai pu toucher.
Il m'a dit: «Ça m'a peut-être sauvé la vie ce jour-là.» Ça a sauvé la vie de plusieurs personnes, de sa vie, parce qu'il aurait fini en prison.
Exactement, et il aurait pu blesser quelqu'un ou même tuer. Et aujourd'hui on a fait 3 clips ensemble. Dédicace à toi.
Dédicace à cette personne, incroyable. En parlant de ça, moi ça me tue. Après, bon, je me rappelle quand on était jeune, on a tous fait des bagarres de cité. Moi j'ai grandi à Saint-Ouen dans le 93. 9-3. Quand j'étais au collège, qu'il y avait des descentes, des personnes d'autres quartiers qui venaient Il y a toujours eu des bagarres, il y a toujours eu ces choses-là, mais à l'époque, je sais pas si dire qu'il y avait un respect, mais ça venait peut-être avec une batte, un bâton, un truc. Mais aujourd'hui, c'est aujourd'hui pour un sourire, un truc, ils peuvent tirer. La notion de vie n'a plus de valeur. Je sais pas si toi, comment, parce qu'avec ton recul, comment tu vois les choses?
Et j'ai forcément des choses à dire, moi, à mettre sur ça. Tu as un bon client pour ça. Moi, je suis un papa depuis longtemps. Je suis un fils, je suis un frère, je suis un oncle, je suis un homme, je suis le fils de ma mère, fils de mon père. Et si j'ai bien quelque chose à dire aux gens qui pensent qu'une arme c'est rien: enlever la vie à quelqu'un, vous le payez ici-bas. Et pour ceux qui y croient, vous le payerez aussi plus tard après votre mort, et très cher. L'addition, elle est salée, salée de fou. Et j'ai envie de vous dire, enlever la vie ou blesser ou rendre handicapé quelqu'un, c'est quelque chose que vous pouvez pas vous en remettre. Donc n'essayez même pas de mettre un pas sur ce chemin qui va vous embarquer. Vous allez faire des choses pour des gens qui vous oublieront vite. Malgré que vous ayez fait ça pour eux, ils vous oublieront vite parce qu'ils n'auront pas envie de faire, ils n'ont jamais eu envie de faire ce que vous avez fait pour eux. C'est ça le pire. Et vous, vous l'avez fait peut-être par amour, par loyauté, par fidélité. Faites attention à ce que vous faites par amour, par loyauté et par fidélité. Faites les choses pour vous, parce que quand vous êtes dans la merde, vous êtes seul.
C'est vrai que quand il y a plus personne, quand les problèmes arrivent, tout le monde part et tu es fini et tu es tout seul. Et tu as que ta maman, et là, elle, ta maman, elle sera là tout le temps pour toi. C'est-à-dire que quoi que tu fasses, même si quoi que tu fasses, elle sera là pour te soutenir. Mais toutes les autres personnes, il y a même, on peut même dire ta femme, ton Y'a que la maman qui est là pour te soutenir vraiment quand t'as la plus grosse galère de ta vie. La maman et le papa aussi, mais surtout la maman.
Tu sais, c'est super vrai ce que tu dis, et j'ai un truc qui va appuyer ces dires-là, et c'est un ancien qui m'a dit ça un jour. J'aimais bien les couteaux, j'avais toujours un couteau sur moi. Pour moi, un homme, il avait un petit couteau, pas forcément un gros couteau. Un jour, il m'a dit, tu sais, lui faisait de la sécu, Il m'a dit: «Tu sais Samir, tu marches avec un couteau.» Souvent les flics, ils me le prenaient, ils le mettaient contre leur main. Si tu es en catégorie 1, arme blanche, tout ça, faut pas que ça dépasse la paume de ta main, sinon c'est considéré comme une arme d'une autre catégorie. Il m'a dit: «Samir, tu sais, tu aimes bien les couteaux.» En vérité, le couteau, il m'a dit: «Le jour où tu vas te bagarrer avec quelqu'un, tu peux te battre avec quelqu'un et tu fais tomber ton couteau. Et cette personne, par peur, va utiliser ton couteau.» contre toi. Mais à la base, elle n'a pas de couteau, cette personne, mais elle va l'utiliser parce qu'elle va comprendre que toi, tu l'aurais utilisé contre elle. Alors que si vous avez que vos mains, vous ferez du mal, certes, mais pas autant qu'avec un couteau. J'ai plus eu de couteau.
C'est vrai qu'avec l'adrénaline, toi tu as été conscient parce que tu l'as tous les jours. Avec l'adrénaline, la personne, elle sait pas ce qu'elle va faire et elle peut finir très très mal.
Voilà, bon, c'était la partie faites attention à vous, prenez soin de vous, aimez-vous.
Effectivement. Après, là c'est plus les mamans, il y a beaucoup de mamans qui nous écoutent et c'est pour ça qu'il y a un grand hommage pour les mamans. Dans ton livre, on va encore aborder une notion de ton livre, c'est cette notion de la relation avec Kerry James. Tu en parles beaucoup et même tout à l'heure tu en parlais un peu. Cette relation, elle a maintenant quoi, 20 ans ou 25 ans même? 25 ans. Comment on garde les liens en 25 ans comme ça avec, et pourquoi elle est aussi importante pour cette relation?
La relation que j'ai avec Kery James, elle est tellement naturelle. Je pense qu'il a tendance à le dire et j'ai tendance aussi à le dire sans même s'en parler. Un vrai ami, tu n'as pas besoin de le voir tous les jours. Un vrai ami, tu le vois pas, tu le revois un an après, tu as l'impression que tu l'as jamais lâché. C'est les mêmes mécanismes, les mêmes automatismes, le même respect, les mêmes choses qui nous font rire. On rigole de choses, on a une complicité une complicité où on ricane comme si on avait 15 ans, aujourd'hui à plus de 40 ans, parce que c'est ces mêmes réflexes de respect. Et je pense que je me suis jamais, moi, embrouillé avec Kery. Il s'est jamais embrouillé avec moi. Et on a été plein de fois en désaccord. Quand tu arrives dans l'amitié à être en désaccord sans monter dans les tours, il est là le respect. Et en gros désaccord sur des sujets qui te tiennent à cœur, dans lequel tu es têtu, tu serais têtu avec ta propre femme des fois, mais avec ton pote, Tu vas savoir te mesurer parce que vous avez instauré un respect mutuel qui vous permet de pas monter dans les tours de la colère. Et ça, c'est, je pense que c'est ça qui fait la magie de, c'est le respect. Et Kery James, c'est un mec qui a écrit beaucoup de choses, c'est un grand artiste, il a écrit beaucoup de choses que j'aurais pu dire de la même manière ou que j'aurais abordé d'une manière différente mais avec la même thématique. Donc on a traversé les mêmes peines, les mêmes souffrances, les mêmes joies, le même bonheur.
Vous venez du même endroit.
On vient du même endroit et du même milieu. Et je pense qu'on a aussi des, ouais, on a des choses identiques dans la manière dont on a été éduqué. La maman a joué un grand rôle dans nos vies, le papa absent.
Voilà, je comprends. Tu devais apporter un objet, donc tu as apporté ton livre dans l'objet. Si tu avais une chose à dire aux gens qui sont là, qui nous écoutent, sur ton livre, ce serait quoi?
C'est un livre où tout le monde forcément va se reconnaître. Pourquoi? Parce que je suis un homme avant d'être un artiste. Et forcément, le jour où j'ai écrit, j'étais pas voué à écrire un livre, moi j'écrivais des chansons. Le jour où j'ai écrit ce livre, je l'ai écrit avec mon âme. J'ai tendance à le dire ça parce que j'étais souffrant. Quand tu es souffrant et que tu as rendez-vous avec toi-même tous les jours, tu es le plus honnête avec toi-même. C'est pour ça que je l'ai appelé «Je suis venu me dire». Et je pense que tout le monde va vouloir, va avoir envie de se dire des choses une fois qu'il va lire ce livre. Je parle à cœur ouvert d'amour, d'amitié, de déception, mais aussi de joie, et de gratitude. Et ce livre, ça sera ma plus grande fierté et je pense que je le défendrai toute ma vie. Ma plus grande fierté en tout cas d'objet littéraire, parce que quand je voyais ce que je faisais à l'école en français et qu'aujourd'hui j'arrive à écrire un livre que je me suis entêté à écrire seul, donc j'ai mis 3 ans à l'écrire, là où j'aurais pu l'écrire en 6 mois avec des prêts de plume, mais j'ai pas voulu. Mais par contre, il y a une chose que je me suis, entre guillemets, offert, et j'ai eu la chance de rencontrer deux belles âmes, c'est je voulais qu'il soit compris par la sensibilité autant féminine que masculine. C'est-à-dire que je le faisais lire à partir de 8 mois d'écriture. J'ai rencontré les bonnes personnes pour faire cours qui ont fait que j'ai accéléré dans l'écriture juste parce que j'avais un avis et du recul.
Bien sûr.
Et ça, ça m'a sauvé dans l'écriture. Et ce livre n'existerait pas sans eux. Et donc je les salue.
Le fait d'avoir un soutien, ça t'a aidé à avancer?
Ouais, parce que moi j'ai été le soutien de beaucoup de gens. C'est pour ça que j'ai tendance à dire que j'ai été victime de mon altruisme, c'est que j'ai aidé beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens et j'ai pas perdu mon temps, mais j'ai donné beaucoup, beaucoup, beaucoup de mon temps. Et tout le monde sait qu'en tant qu'être humain, que la chose qui a la plus de valeur dans ce monde, pour tout le monde, c'est le temps. Effectivement. Et le temps, quand tu le donnes, tu le rattrapes pas. Et souvent, les personnes à qui tu as donné ton temps prennent le temps pour eux, tu vois.
Moi, j'ai une phrase que je dis toujours: celui qui donne doit mettre des limites parce que celui qui prend n'en mettra jamais. Cette phrase, cette phrase, elle résonne souvent en moi quand je vois que je suis en train de donner, et surtout avec des personnes autour de moi, je les vois, ils donnent, ils donnent, et après On va pas dire qu'ils se plaignent, mais ils font pas les choses pour eux. Et à la fin, ils arrivent sur «je me plains». Et je lui dis: «Mais c'est ta faute.» Quand je leur dis ça, pourquoi je dis c'est ta faute? C'est toi qui as pas su mettre tes limites. Tu dois les mettre parce que quand une personne, tu lui donnes, elle en profite. Pas de dire plus tu donnes, c'est comme un enfant, tu donnes un bonbon, il en veut 2, il en veut 3, il en veut 4. Quand tu vas dire non, stop, c'est fini, il va pleurer. Il va pas dire: «Mais non, tu aurais dû l'arrêter au. Et donc celui qui donne doit mettre des limites parce que celui qui prend n'en mettra jamais.
Après, et excuse-moi, c'est pour ça, attention, ce n'est jamais une plainte de mon côté. Oui, oui, non mais jamais une plainte de mon côté parce que moi j'ai donné sans regret. Aujourd'hui j'ai de la gratitude pour ça.
C'est ce que j'allais dire juste après, j'allais rebondir et tu as super bien rebondi sur ça. J'allais te poser la question: est-ce qu'aujourd'hui toi avec le recul tu es heureux d'avoir donné autant? Oui, c'est exactement, et tu as rebondi avec.
Tu sais pourquoi? Parce que ma maman donnait, mon pas donné, on est connu pour la même chose parce que c'est dans mes gènes et que ça vient même de mes ancêtres. Et aujourd'hui je lis des livres où carrément on dit que les choses que tu fais viennent de tes ancêtres, viennent de tellement loin que toi tu crois que tu l'as inventée cette chose-là, alors qu'en vérité certaines personnes qui ont vécu il y a très longtemps et qui viennent, et tu viens de leurs gènes, ont vécu, ont traversé les mêmes choses. Y'a pas de regret, j'ai pas de regret parce que ceux à qui— il y a certains gens à qui j'ai donné du temps qui, entre guillemets, ont voulu me le rendre ou ont de la gratitude pour ça et me l'ont fait comprendre. Mais même ceux qui ne l'ont pas, je leur en veux pas.
Moi, c'est pas un mantra mais un mode opératoire: je donne sans attendre. Et je sais que j'attends pas que les gens me rendent, mais je sais que Dieu, après c'est ma vision, je sais que Dieu va me rendre. C'est-à-dire que soit il me rendra ça sur terre, soit il me le rendra après, mais il va me le rendre. Donc c'est surtout ça, quand tu fais pas pour les gens. Et dans mon activité, dans ce que je fais, je suis toujours en train de donner. Je donne énormément et je suis obligé de donner parce que c'est comme ça. Et c'est pour ça aussi que je fais ça, ce que je fais aujourd'hui. Et j'ai la chance d'allier un métier que j'aime, j'adore ce que je fais, et en même temps c'est un métier qui aide d'autres personnes. Donc c'est super, vraiment gratifiant. Mais tu le fais et tu vois des transformations. Moi j'ai des messages de gens qui me disent j'ai repris les études, j'ai fait ci, j'aide mes enfants. Tu vois, tu as des choses, des accomplissements qui sont incroyables. Moi, je fais pas ça, je suis très heureux de le voir et de voir ça, mais je sais que indirectement, je veux pas que cette personne vienne me dire: «Grâce à toi, j'ai eu ça.» Je vais juste dire que je sais que Dieu va me le rendre, ou que dans ma vie, le jour où je vais être en galère, des fois je suis en galère et je vois des gens qui viennent m'aider et je me dis: «Mais qui a mis cette personne sur mon chemin?» Moi, je me dis des fois que c'est des actions que j'ai fait un jour qui ont fait que cette personne est dans mon chemin aujourd'hui et elle me permet de faire ce que j'ai envie de faire. Et ça, c'est top.
Bravo, Monsieur Mohamed Boclet.
Non mais bravo à tout le monde parce que je pense comme toi.
Et même pour les péchés, je dis toujours: je préfère payer de mes péchés ici-bas que d'en souffrir dans l'au-delà. Donc même quand j'ai du mal et des galères, ce qu'on appelle des épreuves, parce que chez nous, on dit que Dieu éprouve ceux qu'il aime. Et dans plein de religions, de cultures, de manières de penser, on dit ça. C'est pour ça que chez nous, vous entendez toujours «Alhamdoulilah », c'est devenu même comme «Inchallah », des mots français. «Alhamdoulilah », «Alhamdoulilah». Parce que nous, on a été éduqués «J'ai cette galère, mais merci mon Dieu.» On sait pourquoi on l'a, on sait que ça va passer, on sait que c'est un moment à réceptionner et accepter. Ce qu'on appelle dans le développement personnel l'acceptation. L'acceptation, la résilience, le lâcher-prise, ça va avec tout ça.
Mais après, moi, c'est pas le sujet. Non, parce que quand je dis que c'est pas le sujet, c'est qu'on pourrait parler 2 heures de ça. Parce que quand je dis que c'est pas le sujet, c'est qu'aujourd'hui Moi, je vois plein de gens qui font du, qui sont dans le dev perso et autres, mais il y a, pour moi, le dev personnel, développement personnel est inspiré de la spiritualité et inspiré, il y a plein de notions. Tu dis mais en vrai ils disent ça, c'est parce que c'est déjà écrit, c'était déjà là, c'était déjà des choses. Bien sûr, le fait, ils disent oui, le soir avant de te coucher, choisir 5 choses de pourquoi tu as de la gratitude, parce que la gars, mais nous on le fait tout le temps, on dit de remercier Dieu pour tout. Merci pour le repas. Et en vrai, il y a plein de choses qui ont une similitude. Aujourd'hui, les gens veulent apporter cet aspect scientifique où ils utilisent le développement personnel, parce que, mais nous on l'a déjà dans notre spiritualité et c'est déjà écrit, on le savait. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui on est aligné. Quand il y a des choses qui arrivent, les gens disent mais comment tu fais, tu as telle galère? Bah ouais, mais c'est le destin, c'est comme ça. Tu veux que je, c'est, j'avance, je suis dans dans l'action. Et c'est ce qui nous a été demandé quand on dit: «Mais pourquoi tu lis?» Le premier mot qui a été révélé, c'est «lis». Donc pourquoi lire, c'est important? Pourquoi apprendre, c'est important? Mais c'est la première chose qui nous a été demandée, qui a été demandée à notre Prophète, c'est de lire. Donc après, chacun a ses croyances, chacun pense comme il le veut. Mais c'est pour moi, c'est—
excuse-moi, je te laisse terminer.
Non mais pour nous, c'est du moins dans mon cas de figure, c'est comme ça que je réfléchis.
Et j'ai envie de te dire, toutes les croyances se rejoignent. Moi, j'ai traîné avec des, et puis discuté avec des gens de différents horizons, de différents, et franchement, le développement personnel, c'est un rappel, c'est un nouveau mot qui existe depuis bien longtemps mais qui arrive et qui chemine le monde. Et souvent, ça devient un buzz aussi, un truc qui rapporte de l'argent énormément. Tous les livres de développement personnel aujourd'hui, il y en a beaucoup qui font énormément d'argent. Qui t'apprennent pas grand-chose, mais dans ta vie tu as besoin de le réentendre d'une autre manière. Là où tu l'as entendu petit: ne fais pas ça, ne fais pas ça, fais ça, souhaite-toi du bien, il t'arrivera du bien, fais du bien, il t'arrivera du bien, tu fais du mal, il va t'arriver du mal à un moment. Et voilà, c'est des choses qui sont répétées d'une autre manière, et l'être humain a besoin qu'on lui répète les choses encore et toujours parce qu'il les assimile, mais les oublie aussi vite qu'il les assimile. Nous sommes que des êtres humains en fait.
Exemple, les 4 accords toltèques, ça c'est, on l'a déjà, c'est-à-dire ça a pas besoin, fais pas d'a priori, toutes ces choses-là, n'interprète pas, mais trouve des excuses. Nous on dit trouve des excuses pour ton frère, 99 excuses, c'est exactement ça. Mais tout ça est là et c'est juste mis avec d'autres mots, dit différemment, et on en arrive où, ce qu'on voit aujourd'hui. Exactement. Dans ton livre, et c'est un peu un sujet d'actualité, c'est Tu critiques un peu le show business, l'industrie. Pourquoi tu as voulu parler de ça? Et en quoi aujourd'hui tu es plus critique sur ce que les gens vivent aujourd'hui dans ce monde du show business? Et effectivement, nous, quand on est spectateur, on voit les paillettes, on voit la réussite, on voit, on dit c'est trop bien, ils ont une super vie. Comment toi aujourd'hui tu vois les choses avec ton recul et qu'est-ce que tu dirais aux jeunes qui espèrent ça alors qu'ils pourraient faire beaucoup mieux et différemment.
Mon livre s'appelle «Je suis venu me dire». Il était hors de question que je ne sois pas sincère avec moi-même. La personne, s'il y a bien quelqu'un que j'aime et à qui je peux faire confiance, c'est à moi-même. Parce que crois-moi, j'ai fait des choix des fois où je pense que très peu auraient fait ce choix de cette manière à ce moment-là.
D'accord.
Je pense que le succès, des fois, était à quelques pas, mais il m'a fait peur. Et il y a aussi cette idée aussi de le showbiz. J'ai vu, entendu, compris des choses irracontables. C'est-à-dire, il y a un moment où tu es tellement déçu. Les gens sur qui— Il y a des gens que tu suis, sur lesquels tu t'appuies tellement que tu calques la vie que tu crois qu'ils ont. Tu calques sur ce qu'ils disent, mais qu'ils ne sont pas, et tu leur donnes ta vie. Mais quelque part, tant mieux, parce que heureusement que tu ne sais pas ce qu'ils sont vraiment, parce que crois-moi, tu serais mais tellement déçu. Tout le monde n'aura pas la ref, mais ça ferait des stan d'Eminem. Allez voir, écoutez ce morceau de Stan, traduisez-le, regardez le clip, vous allez comprendre de quoi je parle. C'est que la déception peut entraîner la haine, bien sûr. Et quand tu aimes quelqu'un et que tu es tellement déçu, arrêtez de croire, il y a pas d'être humain au-dessus de l'être humain. Et arrêtez de croire que les gens que vous adulez font mieux que vous et ne traversent pas les mêmes problèmes que vous. Nous sommes qu'un instrument, la terre on est qu'entre êtres humains. Alors vous pouvez voir des gens qui ont de l'argent, des gens qui en ont pas, tout ce que vous voulez, mais faites attention à ce que vous croyez comprendre, aux images qu'on renvoie. Il y a jamais quelqu'un sur Instagram qui va se réveiller et se dire: «Je suis une merde, quelle merde je suis. Aujourd'hui, vous savez ce que j'ai fait? Eh ben, j'ai écrit ça alors que j'ai jamais pensé. Je me suis embrouillé avec ma mère, je lui ai manqué de respect. Ma femme, je l'ai frappée. Moi, j'ai...» Il y a personne qui raconterait ça.
Mais après, J'avais une anecdote, c'est un ami à moi, il me dit quoi? Il me dit: je suis au resto, je vois un couple juste à côté de moi, ils arrivent au resto, ils prennent leur téléphone, ils font des photos main dans la main, tu sais, là avec le petit truc. Ils s'embrouillent juste comme ça. Et il me dit: ils ont fait les stories en mode avec le sourire. Et il m'a dit, c'était juste à côté de moi, il m'a dit: juste après, ils ont pas dit un mot du repas, ils se sont, c'était les deux sur leur téléphone à pas du tout ce qu'elle croyait. Il me dit c'est incroyable. Effectivement, moi j'en parle beaucoup de faire très attention à ce qu'on voit sur les réseaux parce que c'est juste une perception, c'est une image que les gens veulent faire montrer d'eux. Et effectivement, ce que tu vois n'est pas la personne. C'est comme la carte n'est pas le territoire en développement personnel et en PNL. On dit la carte n'est pas le territoire. Exemple: la carte du métro de Paris, c'est pas Paris. Et aujourd'hui, les gens te montrent une carte de leur vie, mais c'est pas leur vie. Il y a un gars qui disait aussi: si les gens le mettent sur les réseaux, c'est qu'ils le font pas assez souvent. Parce que quand c'est trop habituel, ils le montrent pas.
Exactement.
C'est-à-dire que si tu te réveilles tous les matins à 5 heures du matin, tu vas pas tous les matins mettre une story. Mais comme une fois dans l'année tu t'es réveillé à 5 heures du matin, tu vas mettre: ouais, aujourd'hui 5 heures du matin, je suis en miracle morning, j'ai lu 5 livres, j'ai fait ça.
Miracle morning!
Tu vois le truc, c'est qu'ils vont faire la story en disant oui j'ai fait ci, j'ai fait ça. Les gars, des fois ils font ça et après ils vont se recoucher.
Bien sûr, mais bien sûr, c'est Hollywood, c'est un film, c'est Truman Show. C'est Truman Show aussi, vous avez pas vu le film, les plus jeunes, allez regarder Truman Show, il t'explique très bien ça. C'est vraiment— et pour revenir dans la musique, il y a des gens, en fait moi j'ai tendance à dire qu'ils sont un personnage qu'ils préfèrent à eux-mêmes. C'est-à-dire, au début, c'est un personnage qui se donne, qui a un surnom. On apprend, on leur dit leur alter ego, ce qui fait un peu flipper, mais pourquoi pas. Et finalement, ils deviennent ce personnage qu'ils avaient emprunté. Le personnage prend le dessus sur l'être humain qu'ils sont vraiment. Et finalement, ils se perdent là-dedans et ils commencent à aimer plus ce personnage qu'eux-mêmes. Et c'est comme les gens qui fument, par exemple. Au début, je parlais, excuse-moi, les gens qui fument. Au début, tu fumes un joint, tu rigoles, ah ça fait fumer, ça fait rire de fumer, on rigole, on est entre fumeurs, tout ça. Je vais en parler parce que c'est important. Je sais qu'il y a beaucoup de jeunes sur les réseaux sociaux. Tu fumes, tu fumes, moi j'ai fumé, tu fumes, c'est cool. Après, tu traînes avec, qu'avec des fumeurs. Voilà, tu fumes, tu fumes, Tu fumes. Après, quand tu fumes pas, tu t'ennuies parce que tu es pas autant marrant, tu es pas aussi in, tu es pas assez bien, tu es pas assez dans le coup, et tu te sens fade. Donc tu fumes de plus en plus tôt pour être la personne que tu préfères que tu aies quand tu es dans cet état.
Exactement.
Et finalement, tu fumes du matin au soir. Et tu verras même que quand tu arrêtes de fumer, certains t'en veulent et ne veulent plus traîner avec toi.
Bien sûr. Parce que t'es plus comme eux.
T'es plus comme eux. Et en fait, c'est la drogue, parce que c'est de la drogue, bien sûr, qui vous réunit, qui vous liait.
Alors que c'est pas l'amitié, c'était uniquement la drogue. Et effectivement, je suis entièrement d'accord. Et je le vois moi au quartier, je le vois avec des amis. Et c'est pour ça qu'à un certain âge, moi j'ai eu la chance de jamais fumer, jamais bu, même la chicha, jamais fumé. Mais À un moment, on s'est séparés de certains amis parce qu'ils sont rentrés dans ce monde-là. Et comme moi, j'étais pas avec eux, je chantais une— il y avait un manque d'écho. Bah oui, bien sûr, d'un coup, t'étais pas des leurs, t'es plus le gars marrant, t'es plus d'après eux. Et donc, à un moment, tu dois arrêter et tu dois changer d'amis. Et aujourd'hui, en fonction de tes objectifs, en fonction d'où tu as envie d'aller, effectivement, tu dois choisir parce que tu es la moyenne des 5 personnes que tu côtoies. Regarde les 5 personnes avec qui tu es tous les jours, tu es sa moyenne, tu es la moyenne des 5 personnes. Et donc si tu as envie d'atteindre un objectif, tu as envie d'être une personne que tu n'es pas aujourd'hui parce que tu dis j'aimerais atteindre ça, j'ai l'envie de devenir cette personne, ben trouve les personnes qui ont déjà atteint ce que tu as envie d'atteindre et essaie de les côtoyer. Tu verras que tu vas te transformer pour en arriver là, je suis complètement d'accord. Mais sans oublier de pas du tout te détériorer parce qu'il y en a aussi à cause de ça, ils oublient qui ils sont réellement. Et ça, c'est faire très, très attention. L'équilibre, l'équilibre, ouais, l'équilibre, c'est la base, le milieu. Tu devais apporter un livre, est-ce que tu peux nous dire quel était ce livre et pourquoi tu l'as choisi?
Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même de Lise Bourbeau. C'est un livre qui m'a— il y a un moment, je parle dans mon propre, dans ma propre autobiographie que j'ai fait une thérapie J'ai été, j'ai rencontré une coach de vie, et jamais par le fruit du hasard, parce que j'en avais besoin et qu'elle devait, elle se devait d'être présente dans mon cheminement au moment où je l'ai rencontrée. Cette femme faisait des thérapies que pour les femmes, OK, donc elle avait un groupe sur Facebook de 350 femmes, et quand elle m'a rencontré, elle a vu dans l'état dans lequel j'étais. Moi, je sortais d'une très bizarrement d'une déception amoureuse, une fin d'amour, d'une relation. Et d'habitude, j'avais déjà vécu ça dans ma vie, mais celle-là m'avait mis dans un état beaucoup plus dévastatrice, dans un état dévastateur, parce que je sais pas, un moment de ma vie, là où c'est apparu, ça m'a anéanti parce que ça m'a rouvert toutes mes anciennes blessures. Et c'est là où j'ai tendance à dire que j'ai ouvert, je me suis laissé submerger. J'ai rouvert mes cicatrices et je me suis laissé tomber, mais pour mieux remonter à la surface. Et donc cette femme m'a dit: écoute, je suis en binôme avec une nana qui fait de la PNL, reprogrammation cérébrale. Elle me dit: si elle t'accepte, parce que c'est un appartement où on a nos laboratoires, enfin on a nos bureaux et tout, donc «Si elle t'accepte, je veux bien.» Elle m'a laissé comme ça, j'attendais, j'attendais, elle m'a accepté. Parce qu'elle avait ressenti quelque chose en moi, quelque chose de féminin derrière ma carapace virile d'homme. J'ai un taux de féminité élevé. Pourquoi? Aujourd'hui je le sais, forcément l'héritage de ma maman. Bien sûr, j'ai grandi avec deux grandes sœurs, mes deux premières enfants sont deux filles. Donc il y a un moment où j'ai le respect de la femme et je l'ai toujours eu, toujours. Il y a pas une femme qui peut dire que— bien sûr, j'ai toujours eu, c'est pas tout le monde qui peut le dire, mais j'ai toujours eu. Il y a eu des désaccords, des désententes, mais j'ai toujours eu. Et cette femme, j'étais tellement réceptif à sa thérapie qu'en 6 mois j'ai appris ce qu'on apprend en 2 ans et demi. Et c'est elle qui me l'a dit. Et moi je voulais encore, encore. Comme moi, pour moi, c'était comme les gens qui découvrent la religion et ils vont trop, ils sont trop dedans, trop dedans, et après ils sont là, ils sont plus du tout pareils. Tu leur parles de langue, me parle pas toi, moi je suis comme ça, toi tu es comme ça. Et après, ils redescendent petit à petit, l'équilibre encore. Donc moi, j'étais comme un toxico de l'apprentissage, de mettre des mots M-O-T-S sur des mots M-A-U-X, parce que j'avais pas grandi là-dedans. Moi, c'était va jouer au foot, tiens, mange un truc. «Ça va aller mieux.» «Fais l'homme, arrête de faire la—» «Ouais, voilà, va prendre une douche.» «Arrête, tu crois que je faisais comment moi, toi, à ton âge?» Que des trucs comme ça. Et après, la PNL aussi. Donc c'est quelque chose qui m'a énormément, énormément aidé. Je sais pas si je me suis éloigné de ta question.
Non, non, non, tu me disais, on parlait de ton livre, pourquoi tu as choisi ton livre, et tu m'as dit les 5 blessures, et après t'es parti.
Pour revenir à Lise Bourbeau, c'est vrai, merci pour ce rappel, c'est que cette coach de vie qui s'appelle Safia m'a conseillé ce livre. Et quand j'allais dans son bureau, il y avait une photo de Lise Bourbeau avec elle comme ça. D'accord. Et en fait, elle a fait la formation de Lise Bourbeau. Et pour faire, pour s'offrir cette formation avec cette autrice thérapeute qui est canadienne, et ben elle a vendu sa voiture. Elle m'a dit: à un moment dans ma vie, j'avais besoin de la rencontrer. J'écoutais tellement de podcast, je lisais tellement de livres que j'ai voulu la rencontrer. J'ai vendu ma voiture et je suis parti et j'ai fait toute la formation qui coûte je crois 10 000 €. Et elle m'a dit, et ça lui a changé à tel point où elle est devenue elle-même coach de vie. Et franchement, elle s'est occupée de moi, c'était la meilleure personne que j'aurais pu rencontrer à cette période de ma vie.
Et de ce livre, c'est quoi l'enseignement que tu en retires?
C'est qu'on parle jamais des blessures liées à l'enfance, et souvent on a été éduqué d'une manière. Et moi ce que C'est pareil, c'est que ça va jusqu'à te dire si tu te tiens de cette manière, si tu as une corpulence de cette manière, c'est parce que quand tu étais jeune, tu as été confronté à quelque chose qui t'a entraîné à développer cette manière d'être, de penser, et de pas t'armer assez pour réceptionner ce qu'on appelle des fois le mal-être, ou même le bien-être des fois. Parce qu'il y en a, ils savent pas réceptionner le bien-être, ils vont le bafouer. Ça veut dire ils vont être heureux 2 secondes, là où ils vont être malheureux 2 heures. Ouais, exactement. Tu vois, et ils vont aimer se plaindre et s'entourer de gens qui aiment se plaindre et rester comme ça dans une spirale. Comme tout à l'heure les fumeurs qu'on prenait comme exemple, c'est pareil. Alors que si tu t'entoures de gens qui sont heureux de vivre, tu seras forcément heureux. Et même, et tu sauras plus rendre en plus tu sauras plus conseiller des gens qui viendront vers toi parce qu'ils se sentent mal. Je suis entièrement d'accord.
Et quand tu m'as dit ça, j'ai directement vu cette image de ces groupes qui font que parler, qui sont que dans le négatif, que dans le négatif tout le temps, tout le temps. Quand tu leur parles, t'as même pas envie de les avoir parce qu'ils sont que dans le négatif. Et ils s'entourent de gens dans le négatif pour alimenter, ils sont dans cette spirale et ils sont toujours en train de mettre des pièces. C'est la météo, c'est l'État, c'est la pluie, c'est untel, c'est ça. C'est-à-dire que «Ah, il y a du soleil!» «Ah, il fait trop chaud!» «Ah, il fait trop froid!» Il y a toujours quelque chose qui va pas et tu as l'impression qu'ils peuvent pas être heureux. Pour moi, ils font leur mode opératoire, il est comme ça.
Et même chez nous, on en parle pas assez parce que bon, moi je suis algérien, forcément je pourrais sortir un drapeau et être fier, mais il y a aussi ce truc chez les Nord-Africains où aussi on Souvent, on en fait trop sur plein de choses. Il faut savoir se l'avouer, on en fait trop. Oh là là, tu as eu ça? C'est les mamans du bled, elles vont te faire flipper si tu es pas prêt, si tu as pas de recul et si c'est pas ta mère. Qu'est-ce que j'ai fait? Qu'est-ce qu'il y a? Je vais mourir, attends, je meurs tout de suite. Tu vois ce que je veux dire? Elles vont faire: qu'est-ce que tu as? Tu es malade, mon fils?
Oh, qu'est-ce que— oh, tu as maigri, ça va pas?
Viens avec moi. «Non, t'as fait quelque chose!» Et ça, ça cultive des angoisses. Exactement.
Le pire, juste une anecdote, mais le pire c'est quoi? C'est quand t'as des mamans qui se rencontrent et en vrai c'est l'escalade vers le bas, ça. «Ah, j'ai mal au dos!» «Ah, moi j'ai mal au truc!» Et après quand on a fini: «Mais pourquoi tu dis ça?» «Non, c'est contre la haine, tu sais, parce que si je lui dis que tout va bien, elle va me porter l'œil, donc vaut mieux je dise Et des fois, ma femme, parce que ma femme, elle est d'origine française, d'accord, elle me dit: «Tu es pas marseillais des fois?» Parce que ça m'arrive pas de faire ça. Je suis pas comme ça, mais exemple, je vais dire un truc et je vais exagérer un peu. Et je sais pas, je pense que je prends ça de mes origines. Ou des fois, sur un truc, je vais dire: ouais, Je sais pas, j'ai pas d'exemple, mais je sais que j'ai tendance des fois à exagérer un peu sur certaines notions. Elle me dit: «Non mais arrête, Mohamed.» Après je dis: «Non mais t'as raison, c'est vrai, t'as raison.» L'équilibre, Mohamed. Tu as vu, même moi des fois avec le— je me soigne, je me soigne et je travaille.
On a besoin, on a toujours besoin de se rappeler que— mais c'est vrai que franchement, voilà ce qu'on retiendra de— vous pourrez mettre en commentaire L'équilibre, l'équilibre, exactement, parce que franchement, c'est, ça peut te sauver, ça peut te sauver.
Exactement, je suis entièrement d'accord. Il y avait quelques petites questions à te poser, c'est plus un jeu que j'aime bien faire avec les personnes que j'invite ici. C'est, je vais te donner des questions très simples et toi, ta mission, c'est juste d'y répondre au tac au tac, pas sans forcément réfléchir. Exemple: la personne qui t'inspire le plus?
Ma mère. Super.
Quel est ton plus gros défaut? L'impatience. Pourquoi l'impatience?
J'ai été, je suis pas mal impatient des fois. J'attire les choses vers moi, mais des fois, quand ça n'arrive pas, ça peut m'énerver. J'ai envie, si j'ai envie de quelque chose, je vais tout faire pour le faire. Et si ça arrive pas tout de suite, mais j'ai appris à être patient parce que la patience est une vertu, certes, Mais là, au tac au tac, je me dis que je suis encore des fois trop impatient et que je dois travailler sur ça.
Quel est ton humoriste préféré? Tac au tac, c'est compliqué.
Là, tout de suite, je vais penser à des mecs comme Ramzy, Éric Judor, qui pourraient me faire rire des heures. Et là, j'aime bien un YouTubeur, comment il s'appelle? Il me fait rire parce qu'il est lui-même— Loris. Ouais, je sais pas, c'est un Italien, il est simple, il est lui. Et il a fait de— on dirait un mec timide qui a su surmonter sa timidité en développant ses propres carences. Et quand tu arrives à faire de tes carences ou de ton naturel un atout majeur qui te rapporte carrément de l'argent parce qu'on aime ce que tu es, je trouve ça cool.
En parlant de timidité, je voulais aborder ça. Est-ce que toi, tu as fait quand même 1600 scènes, est-ce que avant de les faire tu étais timide, tu étais réservé, ou comment tu vis ce fait de faire autant de scènes, d'être toujours monté sur scène? Est-ce que tu as cette appréhension avec le temps qui s'estompe complètement?
Ou aujourd'hui? Franchement, il y a beaucoup d'artistes qui disent: «Le jour où t'as plus d'appréhension avant de monter sur scène, arrête.» On aura toujours, quand je dis «on», je pense aussi à Kerry James encore une fois de plus, parce que souvent on se regardait et des fois on montait, lui côté cour, moi côté jardin, et on se rejoignait avec Teddy Corona. Et je voyais qu'il faisait des choses qui fait que je voyais qu'il était stressé. Et que moi aussi, on a chacun nos petits trucs qui nous déstressent, alors qu'on sait qu'un dixième de seconde, on est sur scène, on se revoit 2 heures après, à la fin du show. Mais ce petit truc que tu as dans le bide, chacun fait comme il peut pour le gérer, et il existe toujours. Tu montes encore sur scène aujourd'hui? Ouais, il y a pas longtemps, c'était sur la dernière tournée avec Kery. Mais aujourd'hui, je fais quelques conférences, je parle à quelques personnes. C'est d'autres genres de scènes, mais c'est des choses qui m'attirent. Mais je fais moins de scènes rap, de concerts, pour moi-même en tout cas. OK.
Si tu pouvais voyager dans un temps, dans le temps que tu veux, dans quelle époque tu aimerais être? Les Vikings.
Non, mais j'aurais bien été à l'époque— alors je vais pas la situer, mais je vais dire à une époque où on était où ils vivaient, ils mangeaient sainement, ils rigolaient de choses simples et ils étaient pas dans le m'as-tu-vu, mais ils vivaient simplement les choses qu'on essaye de nous retrouver à toutes les époques, qui a existé à un moment ou un autre, avec sûrement les défauts de leur époque. Mais il y a des choses où, par exemple, tout ce qui est pesticides, tout ce qui est— ça n'existait pas. Il y avait pas besoin de dire c'est bio, c'est bio, c'est bio parce que c'est cultivé, il y a rien, la terre elle est saine. C'est que plus on avance, plus toutes les choses sont polluées y compris notre manière de penser et des fois même notre manière d'être.
Exactement, entièrement d'accord avec toi. Si tu pouvais avoir un super pouvoir, ce serait lequel?
À chaque fois je dis l'invisibilité, je sais pas pourquoi, je sais pas qu'est-ce que j'ai avec ça. À chaque fois c'est le premier truc qui me vient, mais si j'avais un super pouvoir, ça serait de rendre heureux ceux qui n'arrivent pas à l'être, ou sinon ça serait guérir du cancer. Parce que c'est un fléau, ça fait trop longtemps que ça dure. Et des fois, j'arrive pas à croire qu'il y a autant d'intellectuels, autant d'argent, autant de— et il y a pas de remède à ça. Et c'est encore une autre discussion.
Après, le remède, il sera là quand il faudra qu'il soit là.
Tu as bien répondu, je pense que je pense comme toi.
Exactement. Après, ça veut pas dire que et ça c'est important de le dire, c'est pas parce que tu penses comme ça que tu es pas dans l'action. Parce que souvent on va avoir des personnes qui vont penser comme ça et qui vont être dans l'inaction. C'est un exemple: «Et je fais rien, de toute façon j'aurai ce que je dois avoir.» Effectivement, tu auras ce que tu dois avoir, mais il faut faire les actions. Et à ce moment-là, tu auras fait toutes les actions dans ton possible, tout ce que tu peux faire, et là tu auras. Quand j'ai fait l'Olympia, et quand j'ai commencé à dire je vais faire l'Olympia, On m'a dit: «Mais t'es fou, c'est pas possible, tu pourras pas.» Et à la fin, oui, je l'ai fait, mais c'est parce que je me suis donné les moyens. Et si je m'étais donné les moyens et qu'à la fin on m'avait dit non, je l'avais pas fait, ou que j'avais pas rempli la salle, mais au moins j'ai fait ce que j'avais à faire. C'est ces deux choses qu'il faut avoir en tête, c'est: j'ai ce qui est écrit, mais en même temps je suis toujours dans l'action, dans l'action, dans l'action.
En fait, faut être acteur de ta vie, pas spectateur de ta vie. Exactement. Et encore plus Évitez d'être spectateur de la vie des autres parce qu'il faut s'influencer. On peut être spectateur de la vie des autres à petite dose, avec équilibre toujours, parce que beaucoup de gens sont influents. Je pense que tu as aidé plein de gens, tu as eu beaucoup de retours grâce à ce qu'ils ont entendu de toi et de ta propre expérience. Et on a ce point commun où j'ai la chance d'avoir beaucoup de retours de ce que j'ai pu dire ou faire à un moment de ma vie. Ça, c'est une chance. Mais devenez votre Mohamed Boclet, devenez votre OG Bee, devenez vous-même. «Soyez vous-même et nous, on aimerait s'inspirer de vous aussi.» Exactement.
Quelle est ta citation préférée?
Je sais pas si elle est préférée, si c'est du tac au tac, je vais avoir un peu— J'aime bien «L'effet de mecs» en arabe, ce qui est passé est mort, «L'effet de mecs». Et j'aime bien, c'est un truc qui se répète souvent, surtout dans la colère: «Ne fais pas aux autres ce que tu aimerais pas qu'ils te fassent.» C'est tellement simple. Mais tu peux la conjuguer et la mettre pour, tu peux la servir sur plein de choses différentes. Et finalement, tu peux aussi faire aux autres ce que tu aimerais qu'ils te fassent.
Exactement, entièrement d'accord. Je t'ai demandé de choisir une musique, je vais mettre un passage de la musique et tu m'expliqueras pourquoi tu as choisi.
Je suis venu te dire que je m'en vais. Et t'es là, on est pour rien changer. Comme dit si bien Verlaine, au vent mauvais, je suis venu te dire que je m'en vais. Tu te souviens des jours anciens et tu pleures.
Je t'ai vu kiffer pendant l'écoute. Pourquoi? Tu sais, tout y est.
La voix, la présence de la voix. Il n'y a pas de back, c'est sa voix. Il la chante d'un trait, il pense ce qu'il dit. La musique, la mélodie triste qui vient te chercher, qui est lancinante comme ça. Tout y est, et l'écriture, le fond. Il y a autant le fond que la forme. Gainsbourg, il avait ce truc d'assumer tout ce qu'il disait. Il assumait qui il était, dans ses failles, dans ses choses. Je suis pas d'accord avec tout ce qu'il a pu dire, mais bizarrement, il me faisait penser à mon père. Alors, c'est pas physiquement, forcément, même s'ils avaient le même ensemble en jean. Il y a un ensemble en jean que moi j'ai vu dans des photos, et il était souvent en ensemble en jean, Gainsbourg. Bon, il aimait beaucoup Gainsbourg, et ma belle-mère, Jane Birkin, Donc pour le coup, ils écoutaient beaucoup, ils m'ont dit il y a pas longtemps. Après, ce livre a servi aussi, et je vais le dire, et ça sera une petite virgule, ce livre a servi à ce qu'aujourd'hui j'ai pu avoir des discussions avec mon père que je n'aurais jamais eues sans l'existence de ce livre. C'est là où on voit le pouvoir, le pouvoir des mots et de l'écriture, c'est un truc de malade. Et pour revenir à Gainsbourg, C'est «Je suis venu te dire que je m'en vais». Mon livre s'appelle «Je suis venu me dire que je suis bien vivant et que je suis bien là et que je compte bien profiter de cette vie». Mais c'est un morceau qui me touche énormément. Et forcément, j'ai failli appeler mon livre «Je suis venu vous dire », une fois de plus victime de mon altruisme. Mais je me suis dit non, non, non, c'est de l'introspection. C'est à moi que je parle et je vous invite à être spectateur de ce que j'ai pu me dire et forcément vous allez vous retrouver dans plein de choses que j'ai pu me dire parce qu'on est juste des êtres humains qui occupons cette terre commune. Exactement.
On arrive sur la fin de l'épisode et j'aime bien finir l'épisode avec une question qui est très simple: si tu avais aujourd'hui un héritage à laisser, à des proches, qui aient une phrase, une parole? Qu'est-ce que tu aimerais leur dire?
Si j'avais un héritage à laisser, c'est: n'attendez pas des autres ce que vous pouvez vous apporter vous-même. Aimez-vous, vivez votre vie, vivez pas celle des autres et croyez en vous. N'attendez pas qu'on croie en vous. La vie passe vite. Profitez-en, vivez pleinement. La vie est magnifique, elle est belle. Et si on a la chance de la vivre, vivons-la pleinement. Et aidons-nous, avançons, pensons à ceux qui souffrent, mais pas que. Effectivement.
Merci Samir. Merci Mohamed. Merci pour ce moment, pour cette heure passée à tes côtés. Elle est passée. On a passé une heure là? On a passé une heure. Incroyable. Elle est passée, c'est passé super vite. Je vous invite tous bien sûr à nous mettre en commentaire ce que vous avez pensé de l'épisode, de le partager à vos proches, à vos amis, à tous ceux qui vous sont chers. Bien sûr, allez vous procurer ce livre «Je suis venu me dire». On le retrouve sur Amazon et je vous invite vraiment à vous le procurer. Je vous le conseille les yeux fermés. À vous de jouer. Et comme je dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous illimités.










