[ Podcast #13 ] Gérer son stress comme un champion avec Raphael HOMAT

Mental coach Raphaël Homat shares three stress-management techniques from his book Les 8 clés pour gérer son stress comme les champions: question the stake's importance, clarify your resources, and schedule deliberate exposure to stress. He co-created a university diploma in mental preparation at Poitiers and worked with athletes, executives, and students to reshape how they handle pressure.
Chapters
J'ai pu avoir une sportive, tu vois, qui arrivait très régulièrement au pied de podiums internationaux, qui en fait se mettait énormément de pression dans ces situations-là. Et le fait d'arriver à identifier avec elle, ok, par le passé, est-ce que tu pourrais me parler de tes 3 meilleures performances? Quel était le contexte? Comment tu t'y étais préparée? Qu'est-ce que tu te disais avant? Quand tu es dans ces compétitions internationales, qu'est-ce que tu te dis? Et tu comprends que la personne, elle code la situation complètement différemment. Et donc voilà, de travailler comme ça, c'est par exemple une personne après qui a pu faire plusieurs podiums podiums internationaux.
Je suis Mohamed Boclet, auteur, conférencier et formateur en technique d'apprentissage. Je suis vice-champion du monde de lecture rapide et triple champion de France de mind mapping. Dans le podcast Connaissance Illimitée, on démocratise des techniques d'apprentissage. Le but de ce podcast est de parcourir la vie de plusieurs personnes inspirantes pour vous démontrer que la réussite est à portée de tous. Paix sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Connaissance Illimitée, et j'ai l'honneur d'accueillir Raphaël Oma, qui est préparateur mental. Il accompagne des grands sportifs, des de Ligue 1 pour performer sur les terrains. Il est également l'auteur de ce livre que je vous mets là pour ceux qui regardent ça sur YouTube et ceux qui sont en version podcast, c'est les 8 clés pour gérer son stress comme les champions. Il parle de certaines méthodes qu'il a partagées avec les personnes qu'il a accompagnées. Et vraiment, son livre est super intéressant et super puissant. Et donc j'ai l'honneur de l'accueillir. Raphaël, comment tu vas?
Écoute, Mohamed, je vais très très bien et ça va encore mieux quand tu as un tel accueil quand on arrive dans ton podcast. Donc je suis ravi de passer ce moment à ce moment-là avec les personnes qui te suivent sur YouTube ou sur ton podcast.
Super, merci d'avoir accepté cette invitation. Et la première question que je vais te poser, c'est: tu es préparateur mental, mais tu as toujours voulu faire ça dans ta vie ou tu es arrivé du jour au lendemain, tu t'es réveillé, tu dis je vais être préparateur mental et je vais accompagner des champions?
Non, non, j'ai vraiment pas voulu toujours faire ça dans ma vie. Déjà parce que je savais pas que ça existait. Gamin, je savais pas que ça existait. Tu vois, aujourd'hui j'ai 43 ans quand on tourne en 2023. J'ai fait beaucoup de tennis moi, gamin. J'ai fait pendant 15 enjeux. La chance, j'habitais pas très loin d'un club de tennis, de la maison je pouvais voir les terrains de tennis et entendre les gens qui tapaient dans la balle. Mais tu vois, par contre, très tôt j'ai eu conscience que, et ben en fait, j'étais moins fort dès qu'il y avait de l'enjeu, dès qu'il y avait un match important, je jouais beaucoup moins bien dans les tournois qu'à l'entraînement. Et donc je pense que par contre, gamin, j'aurais adoré, j'aurais adoré connaître la préparation mentale, j'aurais adoré qu'on m'explique que plutôt que de faire des coups droits et des revers pendant des heures, que j'aurais pu travailler davantage peut-être mon contrôle émotionnel, personnel ou ma confiance en moi. Donc non, non, cette envie d'être PM, d'être préparateur mental, elle est venue bien plus tard.
OK. Et c'est quoi ton parcours scolaire? Tu as fait quoi? Tu as fait quoi comme études pour en arriver là?
Ouais, ouais, écoute, alors moi j'ai fait collège, lycée de manière assez classique, élève très moyen. J'ai fait, j'avais fait, j'ai redoublé ma troisième, j'ai fait un bac qu'on appelait à l'époque le bac poubelle, j'ai fait le bac STT, tu vois, c'était le bac Comptes et Gestion. Voilà, certains l'appelaient comme ça. Mais bon, moi j'ai fait le bac compta-gestion en me disant qu'en fait je voulais juste un bac pour pouvoir aller à l'université. Donc j'ai peut-être pris le bac à l'époque qu'on disait comme étant le plus facile. Après, j'ai fait STAPS, donc la fac de sport. Et si tu veux, c'est un peu à ce moment-là que je me révèle, parce que j'étais pas un bon élève. Par contre, j'ai été un assez bon étudiant, c'est-à-dire que là, le truc me plaisait beaucoup et j'ai adoré mes études en STAPS. Je suis parti un an à Montréal à l'époque de la licence, et puis après, je suis allé jusqu'à un DEA. Donc DEA, c'est l'enseigne on va dire, du DESS. DEA, j'ai commencé une thèse que j'ai pas terminée. Et puis après, j'ai été prof de PS, j'ai été prof de PS un bon petit moment en Martinique, enfin 3 ans en Martinique, et je suis originaire de cette île. Et après, j'ai fait plusieurs années aussi dans le supérieur. Et là maintenant, depuis 2018, je suis vraiment que sur la préparation mentale. Je me suis mis en disponibilité de mon poste d'enseignant.
Ah, donc je savais pas que tu avais un prof. Je découvre que tu étais prof de PS. Donc tu as été prof dans quoi? Dans le collège, lycée?
Ouais, écoute, alors tu sais, moi j'ai pu être prof, donc j'ai pu partir en Martinique rapidement. Pour raconter, quand tu as un de tes parents qui est né dans un DOM-TOM, tu as des points si tu veux pour aller dans ce DOM. Et une fois que tu es sûr d'avoir un poste en Martinique, me concernant par contre, on t'enlève ces points d'originaire. Donc j'avais les points, j'avais les postes en gros, enfin j'étais le dernier à choisir le poste, donc en fait je choisissais pas. Donc en Martinique, j'ai bossé dans des établissements un petit peu compliqués, mais bon, ça m'allait. Et puis c'était important d'être là aussi et très utile pour les jeunes, même si c'est dur, même si c'est très dur. Donc j'ai fait 3 ans en Martinique dans des collèges et lycées un peu compliqués. Et après, j'ai postulé, j'ai été recruté par une école d'ingénieur à Angers. Voilà, eux ils avaient apprécié, je pense, le fait que j'avais donné quelques cours à la fac avant de partir en Martinique. Et donc voilà, donc en gros, j'ai fait 3 ans collège lycée et 9 ans, 9 ou 10 ans, école École d'Angers et après j'ai arrêté.
Tu le dis pas, mais tu es aussi responsable d'un DU.
Ouais, c'est ça, c'est ça. Merci, tu vois, j'avais oublié. C'est l'émotion de passer devant toi, j'oublie mon métier.
Bien sûr.
Ouais, non, non, tu as raison. Merci, merci Mohamed de me le dire. Mais oui, oui, c'est vrai que là je parlais de mon cursus, on va dire, pour devenir PM, mais tu as tout à fait raison. Depuis maintenant, depuis 2019 je crois, 2018 ou 2019, on a lancé la première promotion d'un diplôme universitaire en préparation mentale intégré. Ce DU est géré par l'Université de Poitiers, les cours sont à Angoulême. Et dans ce DU, si tu veux Mohamed, on essaye de réunir alors bien entendu des gens qui viennent du monde du sport. On sait qu'il y a beaucoup d'entraîneurs, de préparateurs physiques, de futurs préparateurs mentaux qui s'intéressent à l'aspect mental de la perf. Mais notre ambition avec Nicolas Epinou, qui est le co-responsable de ce DU, c'est vraiment de réunir des gens qui viennent du monde du sport, du monde de l'entreprise, du monde de l'éducation, et du monde médical aussi, parce qu'on trouve que dans tous ces secteurs, eh ben, on peut être en recherche de performance pour aller mieux, pour faire tourner peut-être une entreprise ou mieux manager, pour mieux apprendre. Et tu le sais, tu le sais aussi très bien, et ta communauté le sait, ou pour être meilleur, meilleur dans la pratique sportive.
Et pourquoi la prépa mentale, c'est aussi important pour toi?
En fait, pour moi, c'est fondamental, c'est fondamental. On discutait, maintenant on se connaît, on se connaît nous depuis quasiment un peu plus de 2 ans on va dire, on sait bien que tu vois, on n'a pas d'accès direct à la réalité. Et donc on a ce qu'on appelle des pratiques narratives, c'est-à-dire qu'on se raconte des histoires, on se raconte des choses. Et parfois on a des pratiques narratives qui nous aident, parfois on a des pratiques narratives qui nous plombent un peu. Et si tu veux, pour moi, le mental il est super important parce que je pars du principe, mais je suis pas le seul à le dire, qu'on n'a pas un accès direct à la réalité et que plein de fois on se raconte des choses, ce qu'on appelle aussi des prophéties autoréalisatrices, où je vais me dire tiens, dans telle situation. Moi, je pense que, oh là là, je vais être invité au podcast de Mohamed, mais qu'est-ce que je vais pouvoir dire, etc. Et on se raconte des choses qui sont pas en lien direct avec la réalité, mais on va se conforter bien souvent à ce que l'on pense de la situation. Et donc je trouvais hyper important d'avoir quelques clés, d'avoir quelques outils pour, si tu veux, déjouer les tours aussi qu'on se raconte. Moi, je dis pas que mon mental est mon ennemi, pas du tout, il est très souvent mon allié, mais j'aime bien comprendre comment il fonctionne et être capable d'analyser les propres histoires que je me raconte. Compte. Et donc je trouve que c'est une chance, tu vois, pour nous adultes comme pour nos enfants, comme pour des voisins, comme pour des profs, pour plein de gens, d'avoir connaissance un petit peu de ces notions et de pouvoir un peu les travailler, s'entraîner à mieux utiliser son mental.
Parce qu'en plus, dans ton livre, je l'ai lu il y a très longtemps, au moment où il est sorti, il est sorti en mois d'août si je me trompe pas, j'avais pu lire, tu racontais l'histoire d'une élève qui s'appelait Léa Léa, à l'époque, si mes souvenirs sont bons, quand je l'avais vue, elle s'appelait Léa, et qui était typiquement dans cette situation où elle arrivait dans ton DU. Si tu peux nous raconter un peu cette anecdote, parce que c'est un peu en lien avec ce que nous on est en train de dire là depuis tout à l'heure.
Alors oui, pour la petite histoire, elle, elle arrivait, alors c'était pas dans le DU, c'était à l'époque encore où j'étais prof en école d'ingé. Et si tu veux, ce qui était très particulier pour cette fille, donc elle vient me voir, donc moi j'étais prof de PS, je sais plus si je l'ai dit, mais donc ouais, prof de PS en école d'ingénieur. Et c'est vrai que prof de PS, moi j'ai adoré ce métier, j'adore encore ce métier, dans le sens où je trouvais que j'avais un chouette rapport avec les élèves ou les étudiants. Tu peux discuter aussi avec eux à la marge des cours. Et en gros, cette fille vient me voir un jour en me disant, monsieur, en début d'année, elle me dit, monsieur, en fait, il y a à peu près combien d'élèves qui redoublent chaque année? Donc il faut savoir qu'en L1, donc en licence première année, on avait une cinquantaine, on avait deux petites classes si tu veux de 25, on avait donc 50 élèves. Et je leur dis, je lui dis, pardon, écoute, il y en a, je sais pas, 2, 3, parfois 4. Je dis, mais pourquoi tu me poses cette question? Elle me dit, bah, je pense que j'ai pas le niveau, quoi. J'ai pas le niveau pour être dans cette école quand j'entends les autres parler, quand je vois un peu les premiers cours, etc. Et je lui dis: OK, comment tu as été sélectionnée dans l'école? Tu sais, tu avais soit des personnes qui étaient recrutées directement sur dossier, ce qui était donc plutôt des bons élèves, c'est-à-dire que l'école avait estimé qu'il y avait pas besoin de faire venir la personne pour lui faire passer un entretien. Donc soit tu avais été recrutée sur dossier, soit sur entretien. Elle me dit: sur dossier. Tu vois, ce qui est plutôt déjà bon signe. Et je lui dis: bon, l'école est un peu faite comme ça, en tout cas à l'époque il y avait encore des bacs avec des spécificités. Et elle me dit, je lui dis quel bac tu as fait? Elle me dit j'ai fait un bac S. Je lui dis bon, bac S sur dossier, les feux sont au vert. Je lui dis ok, est-ce que tu as une mention? Elle me dit oui, j'ai une mention, très bien, mais j'ai eu de la chance. Ah, je lui dis ok, mais il y a combien de disciplines? Tu as passé combien de matières? Elle me dit 9. Ah oui, donc je fais, donc tu as vraiment beaucoup, beaucoup de chance parce que tu as passé 9 matières, sur 9 matières tu as 18 de moyenne et tu me dis que c'est de la chance. Et donc en effet, enfin, tu as raison de souligner cet exemple-là parce que c'est une fille qui réussissait beaucoup de choses mais qui avait du mal à mettre de la clarté là-dessus, de la lumière sur ce qu'on réussit. Et c'est vrai que c'est souvent plus facile le soir quand on se couche de repenser aux 3 choses qu'on a ratées plutôt que de penser aux 10 choses qu'on a réussies, tu vois. Les 3 choses qu'on a ratées prennent beaucoup plus de place au niveau cognitif. Et donc c'est des fois des petits exemples comme ça, entre guillemets anodins, mais qui peuvent plomber d'une certaine façon une vie, une carrière, un bien-être. Et donc je trouve ça cool, par exemple, qu'une fille comme elle puisse avoir 2-3 tips pour peut-être faire un pas de côté et analyser la situation avec un regard un peu plus lucide.
Et est-ce que là tu te donnes l'exemple d'une jeune fille, parce qu'il y a plein de parents qui écoutent ça, donc plein de, et forcément également des étudiants, mais toi qui accompagne également les sportifs de haut niveau, est-ce que tu vois que même des sportifs de haut niveau ont ce type de croyance, ou non, c'est juste pour le commun des mortels, et quand tu es sportif de haut niveau Tu as un mental de fer et tu n'as pas de problème comme ça?
Non, non, non, il y a pas mal de sportifs qui ont aussi ces difficultés-là. J'ai envie de dire, alors tu as raison de dire ils ont un mental de fer et ils avancent. En effet, ils ont de chouettes qualités mentales. En même temps, c'est aussi ce que l'on voit de l'extérieur et ce qu'ils peuvent aimer dans des séances de préparation mentale. Ils n'ont pas besoin de moi pour être très bons dans leur sport, ils sont déjà très, très forts. Mais par contre, avoir cette parenthèse dans la semaine où justement des fois on peut aussi un peu tomber le masque et dire finalement il y a ça que je trouve super dur, voire tu sais des fois moi j'ai des sportifs qui me disent bah tiens, le dernier match j'ai pas été titulaire et en fait j'ai été soulagé d'apprendre que j'étais pas titulaire. Tu sais, parfois tu peux aussi un peu avoir peur quoi de devoir réaliser ta performance devant 10 000, 15 000, 60 000 personnes pour certains sportifs de Ligue 1. Et donc non, non, eux aussi travaillent leur mental. Par contre, ce sont des personnes, tu sais, tu disais que le titre du livre c'était 8 clés pour gérer son stress comme les champions. Pour moi, un champion il a 3 caractéristiques. Et tu es aussi un champion, et plein de gens sont des champions même sans être des sportifs de haut niveau, c'est avoir un grand rêve ou un grand objectif. C'est pas juste un rêve, j'imagine que ça serait cool et je fais rien, mais on peut dire avoir un grand rêve. 2, c'est être stratège, c'est-à-dire avoir un plan d'action et passer à l'action pour se rapprocher au plus près de ce rêve. Et 3, c'est faire preuve de persévérance. C'est ce que je dis dans le livre. Voilà, pour moi, le champion, c'est pas uniquement des personnes qui veulent gagner des médailles aux Jeux olympiques, mais on peut tous être des champions à notre niveau.
Et toi, tu as appris ce métier de prépa parce que tu étais dans le sport, EPS, prof. Et comment tu as fait le switch entre prof d'EPS, j'arrête ma mission de salarié, mais également de fonctionnaire, parce que c'est la sécurité de l'emploi, à se dire vas-y, je vais devenir entrepreneur et je vais switcher dans la prépa mentale et pas autre chose? Parce que tu aurais pu être coach sportif, tu aurais pu faire plein d'autres choses.
Ouais, tu as tout à fait raison.
Petite pause pour te dire que si l'épisode te plaît, like, abonne-toi et mets 5 étoiles pour nous Écoute, je pense que c'est une superbe question.
Je pense qu'il y a deux choses. La première, elle est un peu en lien avec ce que tu as dit tout à l'heure en disant tiens, est-ce que les sportifs ils ont aussi ce manque de confiance comme le commun des mortels ou est-ce que ce sont des top champions? Je te disais que dans mon cursus j'avais pas été un très bon élève. J'ai été un assez bon étudiant, mais on se détend, tu vois, c'était un bon étudiant en STAPS. J'ai pas non plus fait une super grande école, un truc super dur. Et donc si tu veux, quand je me retrouve à 28 ou 29 ans à être en école d'ingénieur, prof en école d'ingénieur, moi un peu naïvement, je me dis j'arrive à un niveau Ligue des Champions. C'est-à-dire qu'en tant que prof, je pourrais pas enseigner à des élèves avec un meilleur rapport au savoir que cela. Donc pour moi, c'était un peu des sportifs de haut niveau qui ne doutaient jamais. Et là, à l'inverse, je rencontre plein d'étudiants, plein d'élèves ingénieurs qui sont très très bons, qui ont eu des super notes au bac et en fait qui flippent, qui flippent. Je leur fais faire aussi certaines activités physiques ou pareil au niveau des émotions, je vois qu'en fait, bah non, ils sont pas, c'est pas des sur- sur-hommes ou des sur-élèves ou des sur-femmes. Et donc si tu veux, ça, ça a été le premier point qui m'a donné envie de faire de la préparation mentale. Aussi parce que j'en ai discuté avec les responsables de l'école en disant en fait je pense qu'on pourrait les accompagner encore mieux. On voyait aussi beaucoup de difficultés quand ils partaient en stage. C'est-à-dire qu'encore une fois, c'était des jeunes qui étaient très bons dans des matières scientifiques, mais quand ils partaient en stage, ils avaient 21-22 ans et ils se retrouvaient des fois 2-3-4 mois en entreprise à devoir manager des personnes qui avaient 45 ans, 50 ans. Et ça aussi, c'était très très dur pour eux. Et puis comme je disais, je pense que ça fait le lien aussi avec mon enfance où j'étais pas mauvais tennisman, voilà, j'avais gagné 2-3 tournois à mon petit niveau, mais où je voyais bien qu'en fait mentalement je gérais pas ce stress-là de la compétition, de il faut gagner ou je veux gagner à tout prix. Et donc ces deux éléments conjoncturels ont fait que j'ai eu envie, on va dire, de partir plutôt dans la prépa mentale parce que je me sentais utile là-dedans. Et puis d'un point de vue entrepreneurial, excuse-moi, j'ai des réponses très longues, J'y voyais aussi un peu, tu sais, on parle des fois un peu d'océan bleu ou d'océan rouge. Et c'est vrai que si tu veux, il y a 10 ans, un peu plus de 10 ans maintenant, quand j'ai commencé vraiment à m'intéresser à la prépa mentale, en fait on en parlait assez peu en France. Et moi je me suis dit, bon, je pense qu'il y a vraiment quelque chose à faire, on peut apporter. Donc j'ai repris mes études pendant un an en accord avec l'école d'ingénieur dans laquelle j'étais. J'avais des déplacements à aller faire pour me former à l'université de Lille. Et puis en contrepartie, bien entendu, j'en faisais bénéficier après tous les étudiants de l'école.
Exactement. D'accord. Et donc c'est à quel âge que tu as repris tes études?
Là j'avais 28 ans. Non, je dis une bêtise. Non, non, j'ai repris en 2011, 2011-2012, j'avais 31 ans.
Donc à 31 ans tu t'es dit allez, je reprends mes études parce que je pense que ça peut aider mes élèves et ça peut m'aider également. Et combien d'années après tu t'es lancé dans l'entrepreneuriat? Tu as tout arrêté pour ça?
Écoute, en fait la formation, donc le DU, sont souvent des formations courtes, un peu comme le DU que je gère là à Poitiers, enfin que je cogère. C'est une formation sur une année scolaire scolaire, donc de septembre à juin. Et j'ai lancé mon entreprise, mon, donc à l'époque on dit mon auto-entreprise, tout de suite après. Donc là on est en peut-être en juin 2012. Finalement pendant 2 ans je travaille uniquement de manière bénévole. J'essaie de rencontrer des sportifs de haut niveau et des sportifs professionnels en leur disant voilà, je veux travailler avec toi, ce sera gratuit. Par contre j'avais une phrase que j'aimais beaucoup à l'époque et que je dis encore, c'est c'est pas parce que c'est gratuit que ça a pas de de l'heure. Donc je te demanderai de t'investir comme si tu payais, puis sinon on arrêtera de bosser parce que voilà. Mais ça m'a permis pendant 2 ans de continuer de me former, et puis même maintenant, presque 10 ans plus tard, bah ça continue de me former à chaque nouveau coaching, à chaque nouvel accompagnement. En fait, on apprend, on découvre quelqu'un d'autre, on pratique encore plus. Mais voilà, en gros, la transition s'est faite de cette façon-là.
Super intéressant ce que tu es en train de me dire. Donc T'obtiens ton diplôme, ton DU, tu fais ça avec tes élèves et tu te lances, tu lances ta boîte, mais toi tu choisis pendant 2 ans de faire ça bénévolement. Pourquoi t'as pas, comme beaucoup de gens font, se disent bah non c'est bon j'ai le diplôme et je vais monétiser, je vais prendre de l'argent? Pourquoi toi tu as choisi de faire ça bénévolement pendant 2 ans?
Déjà je pense que j'avais la chance de pouvoir le faire, c'est-à-dire qu'en fait j'avais mon salaire de prof et je reconnais que mon salaire de prof, tu vois, m'allait, j'ai pas besoin de dépenser énormément, donc ça m'allait très bien. Et je le voyais en fait comme un moyen de continuer de me former, de continuer de me former très honnêtement aussi sans pression. C'est-à-dire que voilà, je me disais pas tiens mince, la personne elle m'a payé. Je pouvais aussi, je trouvais, contacter des personnes qui étaient, comment dire, plus dans le haut des performances au niveau national. Et puis ça m'a permis aussi de créer mon réseau de cette manière. Et aujourd'hui, bon bah, c'est sûr que, alors j'interviens plus bénévolement, par contre c'est sûr que je ne facture pas tout le monde exactement de la même façon entre un joueur de gains en entrepreneur. Et parfois, j'ai plaisir aussi à accompagner un gymnaste ou une gymnaste. J'ai pu travailler avec un snowboardeur, même s'il est à très haut niveau, il est d'ailleurs aujourd'hui de très haut niveau international. En fait, il gagne pas énormément, ils ont beaucoup de frais de déplacement, et dans ce cas, on s'arrange autrement, et c'est très bien comme ça.
Pourquoi je parle de ça? Parce que je voulais que tu appuies sur ce sujet-là, parce que je rencontre beaucoup de personnes et souvent la question c'est Tu as parlé tout à l'heure d'Océan Rouge, d'Océan Bleu. Tout le monde cherche l'Océan Bleu et tout le monde cherche aussi rapidement l'argent. Alors que forcément, c'est pas au début quand tu te lances, effectivement il faut vivre de sa passion, il faut gagner de l'argent, mais accepter de se dire pendant quelque temps de faire ça soit bénévolement, soit il y a le principe aussi des 100 consultations. Souvent on dit bah un coach, tu fais 100 consultations gratuites, 100 coachings gratuits, parce que comme ça tu attends rien de personne, «Tu fais ça gratuit, t'as plus le syndrome de l'imposteur, t'as plus cette image de dire je vais demander de l'argent mais je suis pas sûr d'avoir des résultats.» Et comme ça, indirectement par la pratique, tu enlèves cette croyance limitante de j'ai pas de résultats. Et après, effectivement, ce que tu as fait, tu as pu avoir des preuves sociales, des résultats, et donc tu t'es senti plus légitime quand tu as demandé de l'argent. Tu t'es dit «Attends, j'ai déjà accompagné tant de personnes, j'ai eu tel résultat, aujourd'hui je sais que je peux me faire payer pour.» Et donc ça rentre aussi dans ton processus d'apprentissage. Moi, c'est ce que j'avais fait quand j'étais en association. Formation. Pendant un an, je faisais bénévolement, je partageais mon savoir parce que je voulais le faire déjà, ça c'était important. Et je me savais pas que je pouvais être payé pour ça. Et j'ai énormément appris. Et comme ça, c'est comme ça que je me suis lancé après. Mais je me suis dit, maintenant je vais me, je vais en faire mon métier et je vais travailler à plein temps dessus. Est-ce que toi tu as des anecdotes de personnes que tu as accompagnées, des personnes qui étaient en difficulté où c'était dur pour eux et tu as trouvé et tu as vu une transformation incroyable parce que la personne a réussi à transformer quelque chose dans leur esprit. Et tu as ça ou pas?
Je pense que tu l'as pas, mais oui, oui, oui, oui, j'ai plusieurs exemples comme ça.
Alors je pourrais pas forcément donner des noms, ça reste confidentiel, mais tu peux donner.
Mais oui, oui, en fait si tu veux, c'est vraiment ce que j'ai dit tout à l'heure sur le fait qu'on n'a pas un accès direct à la réalité, qu'on se raconte parfois certaines histoires. Tu sais, tu vas des fois avoir des sportifs et tu as plein de sportifs, alors là j'ai pas d'exemple sur des entrepreneurs, mais tu as plein de sportifs qui sont très très intelligents, qui sont capables de décider dans l'action, qui sont capables de se représenter dans l'espace et de décider des opportunités, etc. Et je sais pas, par exemple, tu as des personnes des fois qui viennent te voir, mais en fait ça fait 1 an, 2 ans, 3 ans qu'elles savent qu'elles auraient besoin d'un travail en prépa mentale, tu vois. Et malheureusement, pour différentes raisons, elles n'ont pas osé, elles n'ont pas pu le faire, faire plutôt. Et des fois, tu as des personnes qui vont avoir certaines croyances. Tu parlais par exemple du syndrome de l'imposteur et d'avoir tel type d'interférence. Tu as des personnes qui, en une discussion, vont arriver à faire ce pas de côté, qui sont très structurées, très capables aussi de, tu vois, d'intelligence et d'intégrer les informations. Et ça m'est arrivé plusieurs fois qu'en fait, sur un laps de temps très court, parce que simplement comment tu codes différemment la situation, la personne elle apporte une réponse complètement différente et qui l'aide vraiment. Et c'est vraiment, si tu veux, c'est tout ce qui me passionne dans la préparation mentale. C'est aussi tout ce qui fait que c'est vrai que pendant très longtemps j'ai été qu'à travailler avec des entrepreneurs et des sportifs pros, en tout cas depuis 2016 j'étais vraiment qu'avec ce public-là. Pour autant aujourd'hui je me dis c'est un tel trésor pour moi, tu vois, que j'ai envie de le partager, d'où le livre, même si après tu le que je partage modestement, d'où le podcast aussi que j'ai. Et je me dis, au moins ça peut permettre à plein de gens, même si elles ne payent pas pour un accompagnement en préparation mentale, d'avoir comme ça des outils. Parce que tu as raison, des fois une lecture, parfois une prise de conscience, une phrase. Tu disais aussi qu'on cherchait beaucoup la réussite soudaine. Tu sais, moi, il y a une phrase que j'aime beaucoup, c'est: ceux qui réussissent soudainement se sont préparés longtemps. L'argument. Et des fois, c'est tout bête, mais d'avoir quelques mantras un peu comme ça, ça aide aussi à se comporter différemment dans telle ou telle situation et à se sentir mieux, et parfois plus performé.
D'accord. Et est-ce que tu as un exemple précis, tu ne dis pas le nom, mais d'une personne qui était à tel niveau et qui arrivait à tel niveau grâce à ça, pour que les auditeurs puissent se dire, se projeter? Ou si tu as pas, on peut revenir après parce que c'est vrai que c'est pas préparé.
Ouais, écoute, non, non, c'était, alors c'est pas préparé, mais en tout cas j'ai pu avoir une sportive, tu vois, qui arrivait très régulièrement au pied de podiums internationaux, qui en fait se mettait énormément de pression dans ces situations-là. Et le fait d'arriver à identifier avec elle, ok, par le passé, est-ce que tu pourrais me parler de tes 3 meilleures performances? C'était ça, ça et ça. Ok, quel était le contexte? Comment tu t'y étais préparé? Qu'est-ce que tu te disais avant? Tiens, je me disais que j'avais tout à gagner, que c'était cool d'être là, etc. D'accord, quand tu es dans ces compétitions internationales, qu'est-ce que tu te dis? Et tu comprends que la personne, elle code en fait la situation complètement différemment, que c'est très important, qu'on n'est pas là pour rigoler, que j'ai beaucoup à perdre et qu'en même temps je dois prouver, etc. Et donc voilà, de travailler comme ça, c'est par exemple une personne après qui a pu faire plusieurs podiums internationaux. Elle n'est pas encore montée sur la plus haute marche, mais en tout cas elle a fait plusieurs podiums, voilà, sur des championnats d'Europe ou sur des championnats du monde.
Waouh! Pour les personnes qui n'ont pas lu ton livre, je pense qu'il y a pas mal de personnes qui vont aller se le procurer parce que parmi les gens qui nous écoutent, il y a beaucoup de lecteurs. Donc, c'est «Les 8 clés pour gérer son stress comme les champions». Est-ce que là comme ça, tu as une, deux ou trois clés? Je sais que si tu en as mis huit, c'est que c'est tes huit préférées parce que, mais il ne veut pas dire grand-chose de dire parmi les huit, mais même si, est-ce que tu aurais quelles sont les 3 pour toi les plus importantes? Et ou les 2 ou une?
Allez, je veux bien les 3.
Et nous expliquer un peu pourquoi, et comme ça après les gens pourront aller voir.
C'est pas facile parce qu'en effet il faut faire un choix, mais c'est très bien comme ça si les personnes veulent connaître les autres, elles pourront aller feuilleter le livre ou l'acheter.
Je préviens, il y a aucune affiliation, et à la base c'était pas prévu que je parle du livre, et à la fin on parle du livre.
Écoute, alors je vais te donner 3 clés, je vais donner les 2 premières et la les deux premières parce que c'est en effet un livre pour apprendre à gérer son stress comme les champions. J'ai aussi expliqué ce qu'était un champion pour moi. Écoute, pour être stressé déjà, je vais dire qu'il faut deux ingrédients. Le premier, c'est qu'il faut être dans une situation à enjeu, une situation importante, c'est-à-dire ce qui va se passer à la fin est très important pour moi, en tout cas est important. Deuxièmement, il faut douter à tort ou à raison, en tout cas il faut douter de nos ressources, c'est-à-dire je suis pas certain certain d'avoir les ressources suffisantes pour faire face à une situation, et cette situation est importante. Ça, ça nous donne nos deux premières clés. C'est-à-dire que la première clé, Mohamed, en fait, je vais venir questionner l'enjeu. On a aujourd'hui beaucoup de méthodes sur la gestion du stress qui vont venir s'intéresser aux conséquences du stress, aux symptômes du stress, et en fait, je trouve assez peu, personne d'autre le fait, mais assez peu de méthodes où on vient questionner la cause du stress. Stress, les conséquences. OK, je suis tendu, on va avoir des techniques de détente, on va avoir des techniques de respiration, de pratique sportive. OK, mais qu'est-ce qui fait que je suis stressé à la base? Et donc on a notamment ce qu'on appelle de la restructuration cognitive. Donc je présente dans cette première clé, le titre c'est «Est-ce si important?» Dans cette première clé, on va venir questionner l'enjeu et se dire, bah en fait, comme j'ai pas un accès direct à la réalité, si je change l'histoire que je me me raconte, je vais baisser l'enjeu de la situation. Je sais que toi tu accompagnes beaucoup d'élèves, beaucoup d'étudiants, peut-être que si on recalibre l'importance que l'on donne à la situation, on va peut-être pouvoir exprimer davantage notre potentiel. Donc première clé, c'est arriver à questionner notre enjeu. Et c'est tout le risque quand on est stressé, on croit tout ce qu'on se raconte. Tu sais, quand je suis très stressé, je suis pas dans la nuance, je sais pas nuancer quand je suis stressé, je sais pas relativiser quand je suis stressé, je manque de curiosité, etc. Donc on vient travailler sur des modes mentaux différents. Première clé. La deuxième clé, je l'ai aussi un peu, un peu dit tout à l'heure, c'est du coup d'avoir de la clarté sur nos ressources. On est très, très bon pour voir tout ce qu'on ne sait pas faire. On a beaucoup plus de mal pour avoir de la clarté sur nos qualités, nos compétences, nos ressources. Si j'ai un socle solide, je sais sur quoi m'appuyer, je vais moins douter aussi, je vais avoir plus de confiance en moi. Donc si j'arrive à baisser l'enjeu et avoir plus de clarté sur mes ressources, voir les voir, avoir plus de clarté, mais aussi savoir les développer comme toi tu l'apprends à tes élèves, forcément je vais être moins stressé. Donc ça, on pourrait dire, ce sont les deux premières clés. Et puis maintenant, on va, on passe toutes les pages à grande vitesse, on arrive à la dernière clé. Et la dernière clé, c'est de prendre des rendez-vous avec son stress. Ce qui est très mauvais pour nous, c'est d'avoir un stress subi, de subir le stress, d'en être victime et de pas arriver à prendre du recul. Par contre, prendre des rendez-vous ponctuels avec des situations stressantes, ça peut être très bon. C'est tout le principe d'un entraînement. Les sportifs de haut niveau, je sais que tu t'entraînes aussi beaucoup, mais les sportifs de haut niveau, ils stressent leur corps. Je vais à l'entraînement, on dit parfois, alors c'est peut-être pas très beau comme terme, mais on dit qu'on casse de la fibre, de la fibre musculaire. Et après, il faut juste avoir un temps de repos pour avoir ce qu'on appelle un phénomène de surcompensation. C'est-à-dire j'ai 100% de mon énergie, on va dire, je m'entraîne, je m'entraîne, ça me fatigue, peut-être que je descends à 70%, donc j'ai stressé mon organisme. C'est un exemple, les chiffres peu importent. Et si après j'ai suffisamment de repos, je vais peut-être pas remonter à 100, mais peut-être à 102, 103, 104, et avoir de plus en plus comme ça de potentialité. Et donc c'est l'intérêt, c'est de prendre des rendez-vous ponctuels avec son stress. Alors tu le sais, moi il y a un rendez-vous que j'aime beaucoup avec mon stress, c'est l'eau froide. Oui, l'eau froide stresse l'organisme, mais en même temps si après j'ai un temps de repos par rapport à ça, eh bien le corps est de plus en plus capable, le corps est de plus en plus fort. Et ça pourrait être pareil pour parler en public, peut-être commencer avec des petits groupes et puis des groupes de plus en plus importants, ou monter une entreprise, ou passer tel ou tel type de concours. Donc voilà les 3 clés: questionner l'enjeu, est-ce que c'est si important? Le deuxième, c'est avoir la clarté sur nos ressources. Et la troisième clé que là je vous partage, c'est de prendre des rendez-vous parfois avec notre stress.
Super. Et en parlant, merci pour ces 3 clés et qui sont super pertinentes, et je suis sûr qu'elles vont aider énormément de personnes. Parlons de l'eau froide, donc on s'était baigné ensemble il y a presque un an. Et pour l'anecdote, il y a quoi, il y a 3 semaines, un mois, je suis parti faire une séance de sport à côté de la plage, j'étais avec un ami, et après on s'est ambiancé, on est rentré dans l'eau et on est resté 10 minutes 10 minutes dans l'eau. L'eau était bien froide, elle était bien froide. En plein février? En plein ouais, début février. Je suis resté 10 minutes dans l'eau, j'ai pas bougé, j'étais comme ça, je travaillais sur ma respiration et tout. Et il y avait la petite astuce de bien sortir les mains, ça a bien aidé de pas avoir les doigts dans l'eau. Ça aide beaucoup et c'était une bonne expérience et c'est à reproduire parce que effectivement quand tu sors après, tu as une sensation incroyable de dépassement et tu enlèves certaines croyances limitantes puisque l'eau froide et tout, se baigner en hiver un peu possible. Et là, tu baignes et c'est top. On arrive, parce que là tu nous as apporté beaucoup de valeur, plein de partages. J'aime bien faire des épisodes assez courts pour que les gens puissent apprendre énormément mais en peu de temps. Ça, c'est important pour moi. Est-ce que tu as un ou deux livres à conseiller? Bien sûr, il y a ton livre, mais en dehors de ton livre, est-ce que tu as un ou deux livres qui t'ont marqué toi sur la prépa mentale que tu aimerais partager?
Et tu dis, ouais, ça c'est un livre, je pense que tout le monde pourra apprendre énormément Écoute, moi, s'il y avait un livre, un livre qui m'a beaucoup marqué, je reconnais, alors il est assez épais, mais on peut prendre vraiment son temps pour le lire. Moi, c'est Pouvoir Illimité, peut-être que tu connais, de Tony Robbins. C'est vrai que je trouve très, très impactant. C'est pas directement de la préparation mentale, on est plus sur des outils de PNL, de programmation neurolinguistique, mais bon, pour moi, des fois, c'est bonnet blanc et blanc bonnet, tu vois. Je suis aussi maître praticien en PNL et je fais pas toujours la différence entre les deux disciplines, mais ouais, si si je devais en retenir qu'un, ce serait Pouvoir illimité de Tony Robbins, que j'ai beaucoup aimé, qui sait à la fois nous raconter des histoires. Je sais pas si tu connais, à la fois, voilà, je trouve qu'il nous raconte des histoires que lui a vécues ou d'autres personnes, et puis il est capable aussi de nous présenter des outils comme ça, là, tout au long de ces histoires. Donc je trouve que c'est un livre très, très marquant que j'ai plaisir à offrir.
Je l'ai offert à plusieurs personnes Et ça, c'est la question que je pose à tous mes invités tout le temps. Si aujourd'hui c'était ton dernier jour et que tu devais laisser un héritage, un message comme héritage à tes proches, quel serait ce message et quel serait cet héritage? Mais une phrase, une citation, un apprentissage, quelque chose que tu voudrais partager à ceux qui sont là et qui pourrait les impacter, les aider?
Écoute, j'aurais deux choses que j'aimerais. C'est marrant, c'est des questions que je me suis posées il y a quelque temps avec des copains et des amis. Là, on était entre papas et on se demandait, voilà, ce qu'on voudrait laisser à nos enfants d'immatériel. Écoute, moi, il y a deux choses. Il y a le fait de croire en soi, de croire en soi et en nos ressources, et le fait de donner. C'est-à-dire que quand tu donnes, quand tu donnes, tu reçois aussi beaucoup. Et voilà, de croire en soi et d'être généreux, d'être d'être généreux avec les autres. Alors ça veut pas dire de se perdre, il faut aussi savoir peut-être des fois donner un cadre à cette générosité, mais je pense que quand tu donnes, que ce soit dans le milieu associatif, que ce soit dans le milieu éducatif, que ce soit dans le milieu entrepreneurial, je pense que d'une manière ou d'une autre tu reçois aussi toujours beaucoup.
D'accord, donner, donner, c'est très très important. Waouh, c'est vrai qu'il faut donner sans rien attendre tendre retour. Et souvent tu donnes et après la vie te rend, souvent la vie te rend. Super. Est-ce que, merci beaucoup Raphaël pour tout ce partage, tout ce que tu nous as donné. Est-ce que tu as un dernier message, quelque chose à partager, un truc que tu voudrais que les gens puissent découvrir?
Ben écoute, en tout cas, si des personnes qui nous regardent, nous écoutent, veulent en savoir un peu plus sur la préparation mentale, de pas hésiter à aller aussi sur le Smoothie. Alors là, je me rappelle pas le numéro de l'épisode qu'on a fait ensemble, mais bon, il y a à peu près un an, on a fait un smoothie tous les deux qui était vraiment très très sympa où tu nous partageais ton parcours. Mais voilà, si en tout cas si vous voulez découvrir le Smoothie, n'hésitez pas. Je suis très souvent seul donc c'est des capsules de 5-10 minutes et parfois avec des invités comme toi Mohamed et en effet on est sur du 30-40 minutes aussi quand j'ai des invités. Et puis après si des gens ont des questions, qu'ils n'hésitent pas, ils peuvent me retrouver sur Instagram ou sur LinkedIn ou sur mon site raphaellohoma.com. S'ils ont des questions, j'y répondrai avec grand grand plaisir.
On mettra sous l'épisode bien sûr tous tes réseaux, donc ton Insta, ton LinkedIn et ton site internet pour que les gens puissent venir te découvrir. Bien sûr, si l'épisode vous a plu, et j'en suis sûr si vous êtes là c'est qu'il vous a plu, laissez 5 étoiles, ça vous coûte rien, c'est gratuit, et pour nous c'est quelque chose d'incroyable, ça soutient notre travail. Donc laissez 5 étoiles, mettez un commentaire, partagez. Peut-être qu'il y a des gens autour de vous qui ont besoin d'écouter cet épisode, qui sont dans une phase où ils ont besoin de travailler sur leur mental sur leurs croyances et peut-être que, et j'en suis sûr que les techniques et les 3 astuces que Raphaël nous a partagées vont pouvoir les aider. Donc, à vous de jouer, partagez autour de vous et comme je le dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous des illimités. Exactement. Merci beaucoup Raphaël d'avoir accepté cette invitation, d'avoir passé une demi-heure avec nous et je te dis et je te souhaite plein de bonnes choses, plein de réussite pour tes futurs projets et à vous de jouer les illimités.










