[ Podcast #14 ] Comment devenir n°1 dans son domaine avec Alec HENRY ?

Alec Henry, fondateur d'entrepreneurs.com, raconte comment il est passé d'ouvrier à entrepreneur avec 12 000 clients. Il a investi 20 000 CHF en 2017, attendu six mois avant son premier client, et surmonté la peur de parler en public en utilisant l'adrénaline. Sa méthode: apprendre en faisant, pas en lisant.
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Moi, j'étais quelqu'un à l'école d'assez turbulent. Je ne savais pas pourquoi j'étais là. Ça ne donnait pas de sens en fait. J'étais parmi les derniers. J'étais juste au-dessus de ceux qui arrivent en Suisse et qui ne parlent pas le français, qui n'écrivent pas le français, pour te dire au niveau de ma scolarité. Mais finalement, j'ai des capacités intellectuelles. Tu n'as pas les résultats que j'ai sans avoir ces capacités intellectuelles derrière. La preuve en est lorsque j'ai fait ensuite ma formation professionnelle en alternance sur 4 ans où là, je voyais un sens à ça parce que je me disais quand même, tu rentres dans la vie active, c'est important. J'aimais ce que je faisais, je me sentais considéré, etc. J'étais premier en Suisse. De toute ma catégorie, par rapport à mes résultats de fin d'examen, par rapport à mon métier que j'ai appris à la base.
Je suis Mohamed Boclet, auteur, conférencier et formateur en techniques d'apprentissage. Je suis vice-champion du monde de lecture rapide et triple champion de France de mind mapping. Dans le podcast Connaissances Illimitées, on démocratise des techniques d'apprentissage. Le but de ce podcast est de parcourir la vie de plusieurs personnes inspirantes pour vous démontrer que la réussite est à portée de tous. Peace sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Connaissance Illimitée et j'ai l'honneur d'accueillir Alec Henry. C'est sûr que vous le connaissez, il est le président et fondateur du mouvement entrepreneurs.com, il est l'hôte du podcast Déclic, un podcast incroyable, je vous invite vraiment à l'écouter. Si vous écoutez pas ses épisodes, vous passez à côté de quelque chose d'exceptionnel. Il a accompagné des milliers de personnes et aujourd'hui j'ai la chance de l'avoir avec nous. Il va nous parler de son parcours, par où il est passé et comment lui il est arrivé, il a fait en sorte d'être numéro 1, une référence en francophonie dans le domaine de l'entrepreneuriat. Et il va nous montrer aussi par où il est passé pour en arriver là. Salut Alec, comment tu vas?
Salut Mohamed, excellemment bien, merci pour l'invitation. Ça me fait super plaisir d'être ici avec toi, de passer ce moment avec toi, de partager. Et tu fais bien de souligner le déclic parce que tu l'as rendu toi aussi exceptionnel en enregistrant l'épisode qu'on a fait ensemble. J'invite tout le monde à l'écouter parce que t'écouter écouter ton parcours est au moins aussi inspirant que l'épisode qu'on va faire ensemble dans quelques instants.
Merci, merci Alex. Est-ce qu'on va commencer tout simplement par ta présentation? J'aimerais bien que tu te présentes pour que les gens puissent apprendre à te découvrir et après on rentrera dans le vif du sujet.
Complètement, complètement. Bah écoute, je vais faire la version courte et puis ensuite on rentrera dans le vif du sujet. C'est des informations qu'on trouve beaucoup sur internet aujourd'hui. Moi, à la base, je suis né en Suisse. Ma maman m'a élevé tout seul. Mon papa est parti quand j'avais 2 ans. Il est décédé ensuite quand j'en avais 18. J'étais quelqu'un de plutôt relativement introverti, timide, mal dans ma peau. Je me suis réfugié très rapidement aussi dans les jeux vidéo. J'ai joué 10, 15, 18 heures par jour, tous les jours pendant plus de 10 ans aux jeux vidéo. Je me sentais mieux dans le virtuel que dans le réel. J'étais un cancre à l'école. Je ne savais pas forcément ce que j'allais faire plus tard. On m'avait collé une sorte d'étiquette sur la tête. Puis ensuite vient l'âge de 15-16 ans où on dit il faut rentrer dans la vie active. J'ai fait quelques stages, je me suis retrouvé à l'usine. J'ai continué dans cette démarche d'ouvrier à l'usine. Puis au bout d'un certain temps, tu vois, j'en avais marre d'en avoir marre, j'avais envie d'acquérir ma liberté. Je m'en fichais en fait de gagner de l'argent, d'être riche, libre, etc. Ce que je voulais, c'est vraiment juste pouvoir faire ce que je veux, quand je veux, avec qui je veux, et me sentir vraiment épanoui et donner un sens à mon existence, chose que je n'avais clairement pas. Et du coup, quand tu es un cancre à l'école, que tes profs te disent que tu vas jamais réussir, qu'en plus c'était assez compliqué dans ma jeunesse avec mes camarades, ma maman, etc., bah niveau de confiance en moi vraiment bas. Et au bout d'un moment, je découvre différentes choses et je me rends compte qu'en fait, il est possible de gagner de l'argent différemment qu'uniquement par la voie traditionnelle, grâce notamment à l'entrepreneuriat et différents outils qui sont disponibles, accessibles à tous. J'en expérimente un, puis deux, puis trois, puis ensuite je me dis ah tiens, intéressant. Je me mets aussi à faire du sport, du coup je prends 10, 15, 20, 30 kg et autres. J'enlève mes lunettes, je commence à m'habiller correctement, je deviens un homme, j'ai plus confiance en moi, je commence à acquérir une certaine expertise, une certaine compétence. Et puis en décembre 2015, après une première opportunité qui se passe pas forcément bien, je décide complètement de tout arrêter. Et en 2016, je cumule 3 jobs: je suis ouvrier à l'usine le jour, agent de sécurité la nuit, arbitre de foot le week-end. Tout ça dans un seul et unique objectif. Et dès que j'ai un temps de pause, bah, soit j'utilise à dormir quelques heures par jour, soit à me former avec des formations gratuites qu'on trouvait sur internet, ou que je cherchais parmi tous les moyens possibles et imaginables, accumuler de la richesse, ou en tout cas à mon échelle à l'époque, ce qui était de la richesse par rapport à mes frais, pour pouvoir lancer ma boîte, lancer mon activité. Juillet 2017 arrive, enfin j'ai assez de sous pour lancer mon activité, sachant que j'habitais en Suisse, donc c'est 20 000 francs pour le capital initial d'une SARL et 5 000 de frais. C'est pas aujourd'hui comme en France, auto-entrepreneur, en 10 minutes à 20 € tu peux ouvrir ta boîte. Donc c'était assez complexe. Donc tu vois, le niveau d'engagement était énorme parce que derrière c'était toutes mes économies plus 2 ans de travail, alors que c'était pas 2 clics et puis advienne que pourra. Donc je pose ma question. Et t'avais quel âge? J'avais, j'avais, j'avais, c'était en 2017, on est en 2023, donc j'avais 21 ans. D'accord. Ouais, j'avais 21 ans, j'avais commencé un petit peu l'entrepreneuriat vers 2014-2015, donc c'était il y a 9 ans, tu vois.
Et du coup, déjà un dinosaure. Dans l'entrepreneuriat, à 10 ans, 9 ans, tu vas bientôt fêter tes 10 ans, tu es déjà un dinosaure. Beaucoup de boîtes au bout de 2 ans, elles mettent les clés, la clé sous la porte parce que ça fonctionne pas. Et rester 10 ans dans l'entrepreneuriat, c'est qu'il faut avoir les reins assez solides pour ça. Mais je te laisse continuer.
C'est vrai, il y a eu des hauts, il y a eu des bas. Tu vois, en 2017, juillet, je crée ma boîte en Suisse, donc qui est encore en activité aujourd'hui, qui a effectivement plus de 5 ans. Et figure-toi que 2 choses. La première, j'ai toujours pas encore de clients et je sais vraiment pas ce que je vais vendre et ce qu'on va vendre dans cette boîte, mais peu importe, je suis déterminé. Et du coup, malgré ces conditions, deuxième chose, je pose ma démission instantanément, tu vois. Je sors complètement de ma zone de confort. En gros, j'ai mis toute mon énergie, toutes mes économies dans ça, et j'ai qu'une seule option: réussir. Donc mécaniquement, bah, je réussis. Et donc c'est difficile au départ, il nous faut 6 mois pour trouver notre premier client. Enfin, on a notre premier client rapidement, mais 6 mois pour commencer à avoir un fonds de roulement et puis voir, voilà, enfin quelque chose d'intéressant. Puis après, enfin, on comprend les choses. Et en 2018, ça commence à bien marcher. 2019, ça explose littéralement. 2020, on est présent partout. Et puis ensuite, voilà, il y a eu ce qui s'est passé, où aujourd'hui, bah, Alec Henry n'est plus une personne mais est une marque, une marque influente sur le marché entrepreneuriat francophone depuis maintenant des années. On a eu plus de 12 000 clients cumulés entre les différentes activités qui me représentent, avec leconsultant.fr, entrepreneurs.com, Alec Henry. Je suis rentré au capital d'une dizaine de sociétés, certaines que je continue à développer. Donc d'autres dont je suis sorti, d'autres que j'ai revendus. Je fais beaucoup de coaching, de consulting. J'ai aussi écrit un livre qui a été best-seller. J'ai fait toutes les scènes de France. J'ai pu aider beaucoup de gens. Tu fais partie même de ceux qu'on a pu aider à certains moments. Donc tu vois, c'est aussi ça, c'est une certaine reconnaissance et fierté que de voir qu'après, à leur tour, ils peuvent impacter et aider les gens. Puis aujourd'hui, j'ai lancé aussi Le Déclic suite à une pause des réseaux sociaux que j'ai fait pendant un an, un an et demi, tellement que j'en avais fait, j'en avais abusé. J'avais envie de revenir avec un format qui donne énormément de valeur pour très peu d'énergie déployée. Puis finalement, j'aime tellement ça que je déploie énormément d'énergie mais encore plus de valeur. Donc voilà un petit peu pour me présenter rapidement.
Heureusement que tu as dit tu fais la version courte, hein, la version longue, là on serait parti sur le podcast entier. Je vais revenir sur une chose que tu as donné dans ta présentation et qui— j'étais un peu comme toi à ce moment-là. Tu as parlé, tu as dit tu étais introverti. Aujourd'hui qu'on te connaît, tu es, comme tu as dit dans ta présentation, dans toutes les scènes de France, dès qu'il y a des conférences, des trucs sur l'entrepreneuriat, on t'invite régulièrement. Tu as fait des Zénith, tu as fait des grandes salles où tu as parlé d'entrepreneuriat ou de thématiques. Comment tu passes d'introverti? En vrai, est-ce que tu as déjà matérialisé ou déjà conscientisé le chemin par lequel tu es passé? On passait de la personne qui avait peur de parler en public, parce que moi j'étais comme toi en école d'ingé, je pouvais pas prendre la parole en public, même pendant quand j'étais salarié. Et aujourd'hui, voilà, je fais des TED, je parle, est-ce que toi tu as déjà conscientisé le chemin que tu as dû prendre pour être capable de prendre la parole en public?
Ouais, tu sais, j'ai essayé de me poser cette question très longtemps et en fait la seule explication possible, plausible, que j'ai trouvée, elle est en deux temps. La première, c'est que ça s'est fait de manière extrêmement progressive et tellement fluide que je ne m'en suis pas rendu compte. C'est-à-dire que si tu prends le Alec d'il y a de ça 5 ans ou 10 ans même 15 ans, mais c'est impossible d'imaginer que c'est le Alec d'aujourd'hui. Ça, c'est le premier point. Mais en voyant ça, tu te dis ça, mais en fait, en voyant jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, tu te dis c'est normal. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est que imaginons, tu as, je le souhaite à personne, mais ta maison prend feu. Tu vois qu'il y a le feu dans ta maison et tu sais que tu as ton enfant qui est en train de dormir dans la chambre. Tu sais pas comment, mais tu as une poussée d'adrénaline, de dopamine, qui fait que tu vas exploser la porte, tu vas aller chercher ton gosse par le col et tu vas le sortir, tu vois. Pareil, si tu as ton enfant qui est asthmatique et que tu as le vertige et tu dois passer sur une rondelle en bois pour passer d'un immeuble à un autre, tu vas le faire s'il faut le faire. Et tu sais pas comment, tu vas te dépasser, tu vas aller chercher une force au fond de toi qui est telle que tu t'en fiches parce que tu n'as pas le choix, parce que c'est plus important que tout et c'est plus important que les croyances ou les peurs que tu as. Bah en fait, c'est ces deux seules explications explication plausible que j'ai eue. Parce que oui, à chaque fois que je montais sur scène, et même encore aujourd'hui, à chaque fois que je me dépasse et que je fais des trucs plus fous, tu as cette petite palpitation, tu as, c'est pas les mains moites, j'ai cette chance, mais tu as ce petit trac, tu vois. Et c'est normal. Il faut passer d'un mode où il te paralyse à un mode où il t'excite. Et moi aujourd'hui, il m'excite, tu vois. Et même je vais le rechercher. Récemment, le dernier truc que j'ai fait, et j'ai failli mourir, il m'est arrivé une histoire de fou, j'ai fait mon J'ai fait mon certificat de saut en parachute seul. D'accord. Et tu vois, quand tu montes, tu montes, tu montes, tu montes et tu dois, tu as les portes qui s'ouvrent à 10 000 pieds et tu sautes à 15 000 pieds et que tu te dis non mais pourquoi, pourquoi j'ai fait ça et tu es tout seul et tu sautes et dès ton premier saut tu es seul. Ah, je te jure que ça te fait reconsidérer la folie.
Et du coup, tu as failli mourir? Non, ça va, tu es là.
Je suis là, je suis là, mais bon, le 7e saut, mon parachute s'est pas déployé. J'ai dû couper mon parachute en vol et ouvrir le deuxième. Non! C'est là que je te dis que j'ai failli mourir. «Je vais mourir.» Et là, tu te poses beaucoup de questions, surtout quand ton premier saut, le 7e, le 7e, ça arrive jamais ça, le parachute il s'ouvre pas. Une fois sur 1000, une fois sur 1000, tu as une problématique. Et c'est pour ça que tu as un parachute de secours. Et le plus fou dans tout ça, c'est qu'une demi-heure plus tard, je resautais, parce que sinon tu es paralysé, encore une fois, tu vois. Donc, et ouais, c'est hyper important. Et c'est ça le message que je veux véhiculer aux gens, c'est peu importe les peurs que vous avez, peu importe les croyances que vous avez, soit ça vous paralyse, soit ça vous excite. Et si vous êtes paralysé, vous n'avancerez pas, vous stagnez dans votre vie. Si ça vous excite, vous vous dépassez jour après jour.
Et est-ce que cette vision-là que tu nous dis aujourd'hui, parce que tu as 9 ans d'entrepreneuriat, tu sais que bon, ça a été étape par étape, tu dis qu'à un moment, bah, tu as démissionné, mis 20 000 francs dans la création de ta boîte. Donc pour prendre cette décision, est-ce que tu avais déjà cet état d'esprit à 21 ans en disant moi je me dépasse quoi qu'il se passe Qu'est-ce qui a fait qu'à 21 ans tu décides de dire moi je suis prêt à mettre 20 000 francs dans une société et démissionner, donc avoir aucune source de revenus? Qu'est-ce que tu avais dans l'esprit?
En fait, il y a deux choses. La première, c'est que j'avais un niveau de conviction concernant le fait qu'on peut réussir et que j'allais réussir qui était tel que j'étais vraiment à part des autres, à part de mes collègues, à part de tout ça. Même quand je suis arrivé dans cette boîte, je m'en fichais d'avoir un contrat de salaire et tout. En fait, je voyais juste j'échange des jours de travail contre de l'argent, cet argent je le mets de côté. C'est-à-dire que le plus tôt ça se terminait, le mieux c'est. Au point que j'avais pas d'amis, j'avais pas de copine, j'avais pas de sortie, je m'achetais pas de vêtements. Chaque euro, chaque franc que je dépensais, je parle en francs suisses qui équivalent plus ou moins à 1 € parce que j'habitais en Suisse, c'était juste pour avancer vers mon objectif. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est qu'en fait je suis parti d'une dimension dans laquelle, où lorsque j'allais à l'usine, etc., notamment pendant ma formation, je me disais, je me levais à 5h45, j'avais mon train à 6h11 pour arriver à Badger à 7h du matin. À 6h11, entre 6h09 et 6h11, quand j'attendais mon train, je me disais quoi dans ma tête? Est-ce que c'est aujourd'hui ou demain que tu as les couilles de te jeter sous ce train? Tellement que j'en avais marre d'en avoir marre, tu vois. Le suicide, c'était quelque chose de normal pour moi d'y penser tous les jours. Je détestais mon existence. Donc c'était vraiment réussir ou mourir.
Et ça peut choquer certains, tu vois, de penser même dans mes conditions de vie, j'étais privilégié.
Rien que le fait d'être né en Europe, on fait partie du X les plus privilégiés au monde. Mais du coup, je me disais dans ma tête: «OK, il y a ça, mais tu mérites mieux.» Et c'est qu'une question de décision. Tu peux aller chercher mieux. Pourquoi les autres pourraient avoir mieux et pas toi? Alors qu'en plus, on t'a rabaissé toute ta vie. Et donc, je me suis dit: «C'est réussir ou mourir.» Donc en fait, oui, j'avais cette motivation et oui, j'étais prêt à arracher toutes les montagnes qu'il fallait s'il le fallait.
D'accord, c'est effectivement ce que tu dis, c'est pertinent parce que c'est aussi une perception de nous qu'on va avoir, c'est la perception de nous, du monde, c'est notre carte du monde. Et en fonction de la carte qu'on va se donner, de l'interprétation qu'on va se donner des choses qu'on est en train de vivre, effectivement on est chanceux par rapport à des millions de personnes, même des milliards de personnes. Mais sur le moment présent, on le voit pas, on s'en rend pas compte. Et toi, effectivement, tu as pris conscience de ça. Aujourd'hui, tu es une référence pour les personnes qui nous écoutent Souvent la référence veut dire grand diplôme, grosse école, école de commerce, école d'ingénieur, HEC, tout ça. Les gens qui vont que nous écouter voient pas ton sourire, ceux qui vont nous voir verront ton sourire. Dis-nous un peu quel type d'étudiant tu étais, et j'aimerais bien que tu nous parles un peu de ta scolarité et quel type d'étudiant tu étais quand tu étais jeune.
Et après, alors Ceux qui sont membres de Mention Très Bien, je sais que c'est un de tes programmes, n'écoutez pas ces quelques minutes. Mais je sais parce que moi, c'est un truc, j'en rigole sur LinkedIn parce que je vois des mecs qui ont des PhD, des master, des ci, des ça, et je lis 2 commentaires. C'est pas moi qui m'occupe 100 de mon LinkedIn, mais je lis 2 commentaires, je me dis mais c'est triste. Pourquoi? Parce qu'en fait, il faut que les gens comprennent qu'il y a vraiment un gap et un monde entre le monde de la pratique, le monde du terrain et le monde de la théorie. Je dis pas que c'est aux antipodes et autres, les deux s'alimentent, les deux ont besoin l'un de l'autre, les deux sont complémentaires également. Et finalement, moi j'ai acquis énormément de théories, mais par d'autres biais que ma scolarité. Moi j'étais quelqu'un à l'école d'assez, voilà, j'étais un cancre à l'école, assez turbulent. Je ne savais pas pourquoi j'étais là, ça me donnait pas de sens en fait. Mais finalement, j'ai des capacités intellectuelles. Tu n'as pas les résultats que j'ai sans avoir ces capacités intellectuelles derrière, cette capacité de focus, cette capacité de travail, «La preuve en est, lorsque j'ai fait ensuite ma formation professionnelle en alternance sur 4 ans, j'avais 3 à 4 jours par semaine en usine et 1 à 2 jours par semaine en école pour apprendre des choses où là, je voyais un sens à ça. Je me disais quand même, tu rentres dans la vie active, c'est important. J'aimais ce que je faisais, je me sentais considéré, etc. J'étais premier en Suisse de toute ma catégorie par rapport à mes résultats de fin d'examen, par rapport à mon métier.» que j'ai appris à la base, alors que j'étais parmi les derniers. J'étais juste au-dessus de ceux qui arrivent en Suisse et qui ne parlent pas le français, qui n'écrivent pas le français, pour te dire, au niveau de ma scolarité, quand on a dû me coller l'étiquette de «voilà, tu es dans cette case-là, toi». Et donc, les capacités, je les avais, mais la problématique, c'était l'envie, le sens et le savoir pourquoi on me fait apprendre ces trucs-là. Donc voilà un petit peu pour te situer. Mais j'ai pas de diplôme spécifique, j'ai pas fait de parcours universitaire, j'ai pas de master, j'ai absolument rien de tout ça.
Ce qui est très bien dans la présentation que tu as donnée, c'est que effectivement dans le système scolaire et normal, tu étais considéré comme les moins bons, comme les cancres, mais que quand tu es parti faire de l'alternance, que tu as trouvé ta zone d'excellence, même si après tu l'as réellement trouvé beaucoup bien après, on en reviendra, mais quand tu as trouvé ta zone où tu étais beaucoup plus à l'aise, où tu avais du sens, bah tu as fini premier.
C'est pas ma zone d'excellence, c'est vraiment le sens. Pourquoi tu fais ça, tu vois?
Exactement. Petite pause pour te dire que si l'épisode te plaît, like, abonne-toi et mets 5 étoiles pour nous soutenir. Et aujourd'hui, parce que dans ce que tu as dit, tu m'as dit qu'aujourd'hui tu apprends de façon différente. C'est-à-dire que comment tu, toi aujourd'hui, tu continues à apprendre? Et surtout, comment tu as appris? Parce que personne, beaucoup de personnes me disent mais moi j'ai pas de diplôme, je peux pas reprendre, je peux pas devenir entrepreneur, je peux pas devenir coach, je peux pas monter ma boîte, ou je peux pas demander cette augmentation à mon patron, ou avoir ce nouveau poste. Parce que j'ai pas fait d'études. Toi, tu es typiquement l'exemple de la personne qui a pas fait d'études et qui peut atteindre n'importe quel niveau incroyable. Comment tu faisais pour apprendre?
C'est une excellente question. Avant ça, je vais revenir sur un sujet, c'est le sens dans les études, dans l'apprentissage. Je donne un exemple. Peut-être que tu as des jeunes gens qui aujourd'hui sont perdus dans leur scolarité et sont considérés cancres et mauvais. Demain, c'est une discussion que j'ai eue avec un de mes conseils, un avocat. Il me disait voilà, moi j'étais un peu un cancre «Je ne savais pas quoi.» Mais un jour, j'ai rencontré un avocat et ça a donné du sens à ma vie et j'ai voulu être avocat. Et quand je me suis renseigné pour être avocat, bah on m'a dit: «Il faut faire un master, il faut faire un master en droit, il faut faire ce type d'école, il faut machin.» Et là, j'ai eu du sens au fait d'apprendre à l'école et j'ai compris pourquoi c'était nécessaire. Et il est passé de 4 de moyenne à 18 de moyenne. C'est la même personne, il n'y a que quelques semaines qui séparent ces deux éléments. Pourquoi? Parce qu'il a eu du sens. À faire ça. Il y a beaucoup trop de jeunes gens, d'étudiants, etc., on leur explique pas pourquoi ils font ça, ils ont pas de sens à leur vie et juste ils se lèvent le matin, ils vont à l'école parce qu'on leur a dit d'y aller, ils rentrent chez eux et c'est fini, terminé. Donc ça, c'est le premier point. Le deuxième point, comment j'apprends? Très simple. Moi, j'ai lu très peu de livres, ni en lecture rapide, ni en lecture standard. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, j'ai pas forcément suivi de formation, pas beaucoup ou très peu. J'en ai acheté énormément pour mes collaborateurs. Par contre, j'ai pas eu forcément de mentor. En revanche, ce qui m'a sauvé, c'est 3 choses. La première, l'action. Je suis vraiment un homme d'action, de terrain. Je passe à l'action énormément, je réfléchis pas, je teste, je fais, je mets en place, j'apprends de mes erreurs et je réitère différemment. La deuxième, le fait d'être entouré de personnes bien plus brillantes et bien plus intelligentes que moi au quotidien, que ce soit dans mon réseau, que ce soit dans mes amis, que ce soit dans mes collaborateurs, que ce soit dans mes associés. Par rapport à leur zone de génie à chaque fois. Et la troisième, le coaching et le consulting. Mes clients m'apportent et m'apprennent énormément parce qu'à chaque fois que du coup j'ai des gens que je coache, que j'accompagne, etc., ça peut paraître un petit peu bizarre parce qu'ils me payent très cher, qui plus est, pour que je leur apprenne des choses. Mais en fait, à chaque fois qu'il y a des problématiques, ça nourrit une sorte de boucle de rétrofeedback constante qui fait que je suis toujours au fait de ce qui se passe sur le marché, de comment ça marche. On teste des choses, on met en place des choses, ça marche bien, ça marche moins bien, on ajuste, etc. Et j'apprends énormément grâce à ça. Donc en fait, c'est vraiment c'est 3 leviers d'apprentissage que j'utilise au quotidien.
Et donc action, réseau, coaching. C'est, et quand tu parles de coaching, enfin tu parles de modélisation aussi. Est-ce que tu modélises les personnes? Est-ce que tu as déjà, tu t'es déjà arrêté, tu dis bah lui il fait comme ça, je vais faire comme lui, ou pas?
Ça m'est arrivé, ça m'est arrivé effectivement, surtout dans certains domaines spécifiques, pas généralistes. Par exemple le sport, Typiquement le sport, l'hygiène de vie, le couple également. Là oui, dans le business c'est différent quand même, tu vois, c'est différent. En tout cas selon ma perception, c'est plus des stratégies, des méthodologies précises, des tactiques éventuellement, de la compréhension de la psychologie humaine, de l'humain, de comment tout ça s'imbrique, l'engrenage global s'imbrique dans ton système, et pouvoir le déployer derrière.
OK. Et Donc toi, la lecture, c'était pas un truc qui te— donc tout ce qui était apprentissage lecture, tout ça, tu faisais pas. Mais est-ce que tu as quand même des livres que tu as quand même dû lire, un ou deux livres ou trois livres ou je sais pas, tu vois. Est-ce que tu as certains livres qui t'ont impacté plus que d'autres ou pas?
Ouais, tu sais, je vais te dire un truc, c'est incroyable, je l'ai dit à peu de gens ça. À une époque, là j'ai quelques livres qui sont derrière moi et qui restent, je les ai pas lus, je pense, honnêtement. Peut-être un ou deux, je vais t'en citer 2-3 pour répondre à ta question. Mais à une époque, j'avais une armoire derrière moi, plus grande encore que celle qu'il y a derrière toi. J'avais acheté genre 300-400 livres et ma copine de l'époque me disait: mais pourquoi tu fais ça, tu en lis aucun? Non, mais parce que les gens ont besoin de voir que j'ai des livres derrière moi pour croire que je suis quelqu'un d'intelligent. Parce que si je leur dis que c'est juste du terrain, que j'ai pas lu de livres et tout machin, ils vont pas croire que j'ai de l'information, j'ai de la science. C'est là que c'est fou, parce que finalement j'ai des résultats 5, 10, 15, 20, 50 fois, et je le dis en toute humilité, c'est des faits, supérieurs à certains qui ont lu plein de livres. Et de l'autre côté, il y a plein de gens qui ont lu plein de livres et tout. Donc en fait, là, ce qu'il faut comprendre, c'est que c'est pas la connaissance que tu accumules qui compte, c'est la façon dont tu l'appliques et tu l'adaptes et tu la mets en application pour aller chercher des résultats. Pour répondre à ta question, au tout début, lorsque je me suis lancé, j'ai commencé à lire 2-3 livres. Je sais même pas si je suis arrivé au bout, mais j'ai lu par exemple Les 48 Lois du Pouvoir, Comment se faire des amis, Réfléchissez et devenez riche, qui sont 3 livres, tu vois, qui m'ont marqué. La semaine de 4 heures, j'ai commencé, mais le titre me plaisait pas parce que moi je suis un gros travailleur.
Voilà, c'est ça, c'est La semaine de 4 heures, mais il travaille pas 4 heures. C'est ça, c'est ça, c'est le titre qui est très bien copyrighté, mais dans le contenu, effectivement, c'est un très très gros bosseur. Et avant d'arriver à travailler que 4 heures, c'est qu'il y a des milliers de personnes qui travaillent pour lui pendant que lui il travaille plus que 4 heures. Mais pour en arriver là, il va falloir passer à l'action. Effectivement, ceux qui pensent que tu vas siroter des cocktails sous le cocotier, c'est très rare, c'est très très rare.
C'est ça, c'est ça. Et un exercice aussi que je peux donner, c'est, tu sais, tout à l'heure tu m'as posé une question, je t'ai dit, ah, c'est, je me suis posé la question, j'ai fait une rétrospective sur moi, etc. C'est pas un livre que j'ai lu, mais c'est un livre que j'ai écrit. En fait, mon premier livre, quand j'ai dû l'écrire, ça m'a forcé à faire une rétrospective sur mon parcours et vraiment d'identifier ce que j'ai mis en place, quand je l'ai mis en place, pourquoi je l'ai mis en place, quelles ont été les conséquences, ce que ça a donné comme résultat, ce que ça m'a permis d'avoir, etc. Ça s'arrête là. Et du coup, j'invite les gens qui nous écoutent et qui avancent, quel que soit leur chemin de vie professionnel, personnel, entrepreneur, salarié, peu importe, à faire une sorte de journal de bord de leur suivi et de regarder derrière eux et d'être fiers, vraiment fiers du parcours qu'ils ont parcouru, qu'ils ont vécu, et de la personne qu'ils sont devenus par rapport à la personne qu'ils étaient, et de visualiser la personne qu'ils seront et de commencer à aussi se vouloir écrire l'histoire qu'ils veulent continuer dans cette vie. Et moi, ça m'a beaucoup aidé en fait de l'écrire plutôt que juste de le lire.
Effectivement, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui sont spectateurs de leur vie et non pas acteurs de leur vie. Est-ce que tu as jamais été confronté au syndrome de l'imposteur? Parce qu'il y a beaucoup de personnes qui sont confrontées à ça. Donc typiquement, une personne qui a pas de diplôme, la première chose, dès qu'elle a des premiers résultats, elle a le syndrome de l'imposteur. C'est un peu ce que tu as défini en disant j'ai acheté plein de livres pour montrer quelque chose qui n'était pas réel, juste pour que les gens ne pensent pas que j'étais pas celui que j'étais. Donc est-ce que toi tu l'as déjà vécu et comment tu as fait pour passer au-delà du syndrome de l'imposteur? Parce que forcément les gens qui nous écoutent, quel que soit leur niveau, quel que soit leur niveau d'études, quels que soient leurs résultats, on est souvent confronté à ce syndrome. Et moi je l'ai vécu pendant longtemps et je voudrais avoir l'avis d'une autre personne.
En fait, comme je t'ai dit, moi c'est l'action. Et en fait, j'ai remarqué un truc en formant énormément de gens et en échangeant avec énormément de gens, c'est que la plupart des gens pensent que l'antidote au syndrome de l'imposteur est apprendre de nouvelles choses, acheter une nouvelle formation, lire un autre livre, faire un coaching de plus, avoir un diplôme de plus. La réalité, c'est que c'est non. Non, C'est pas ça du tout. L'antidote au syndrome de l'imposteur, c'est: prends un client, aide-le, vois les résultats, refais-le, refais-le, refais-le, refais-le, refais-le, refais-le, refais-le, refais-le 100 fois s'il le faut. Et au fur et à mesure, tu vas devenir encore meilleur et meilleur et meilleur, augmenter tes prix, avoir trop de demandes que tu ne pourras même pas accepter, davantage de gens parce que les gens sont satisfaits et te recommandent, etc., etc., etc. Et c'est ça l'antidote. Et moi, vu que j'ai même pas le temps de me poser la ma question et que je suis direct passé à l'action, j'ai eu un client, il a eu des résultats, j'en ai un deuxième, il a eu des résultats, j'en ai un troisième, ah ça m'a marché, ok, on pivote, tac, il a eu des résultats, etc. Donc j'ai jamais vraiment vécu le syndrome de l'imposteur. À un moment donné, la première offre haut de gamme que j'ai vendue, mais c'était 12 000 € que je devais lui vendre un truc et tout, jamais personne va payer 12 000 et tout et tout. Je suis passé à l'action, j'ai pris mon téléphone, et au moment où je vais lui dire le prix, tu sais ce que je lui ai dit? Je lui ai pas dit 12 000, je lui ai dit 18 000. Comme ça je me suis dit au pire on négocie et tout. Et quand à 18 000, il m'a dit ok, pas de problème, envoie-moi le contrat et la facture ainsi que ton RIB, je te fais le virement demain. Et qu'en plus derrière il a eu des résultats et qu'il était content, mais là c'était fini, tous mes plafonds de verre étaient explosés, tu vois. Et du coup, et du coup, c'est vraiment ça, c'est dire aux gens l'antidote n'est pas d'avoir plus de savoir, l'antidote est de l'appliquer davantage.
C'est fou parce que ça revient exactement à ce que je dis avec le apprendre, appliquer, partager. Le AAP, tu apprends. L'objectif, c'est pas d'apprendre 10 milliards de choses. C'est un peu comme ça que j'ai construit mon livre, c'est un chapitre, des mises en application. Tu apprends, tu appliques, tu partages. Après, le partage, toi, dans le cadre de l'entrepreneur, ça va être partager à ses clients, aider ses clients. Moi, le partage, ça va être partager à ses frères, à ses sœurs, aux gens autour de nous, pour montrer qu'on a bien compris ce qu'on a appris. Effectivement. Ensuite, moi, j'ai une une question que j'aimerais bien, que je pose souvent aux personnes que j'invite au sein du podcast, c'est: est-ce que ça t'est déjà arrivé? En vrai, la question elle est assez simple, mais en même temps c'est un peu un moment d'introspection que je prends dans le podcast. C'est souvent les personnes, ils se disent: bah moi, si c'était la fin là, qu'est-ce que j'aimerais enseigner et quel est l'enseignement que j'aimerais laisser aux gens qui en retour. Si toi tu devais, voilà, le Alec il doit partir, c'est la fin, donc soit du business, soit c'est ton dernier jour, et tu veux laisser un enseignement et tu aimerais que les gens retiennent cet enseignement, ce serait quoi?
C'est drôle, on m'a posé une question plus ou moins pareille il y a quelque temps, c'était si tu pars demain, qu'est-ce que tu voudrais qu'il soit écrit sur ta tombe? Et j'avais répondu rien du tout, je veux vraiment rien du tout. Mais quand tu poses cette question à l'égard du savoir, j'ai pas ce sentiment-là. Et je dirais vraiment, je dirais il faut accepter que tout le monde est égoïste et que personne ne le fera pour toi. En fait, ces deux concepts: tout le monde est égoïste, c'est-à-dire tout le monde est nombriliste et pense à lui, et heureusement, ça peut servir même tes propres intérêts si tu le comprends, etc. Exactement, c'est pas du tout péjoratif. Par contre, personne ne le fera pour toi. Donc même si quelqu'un il va t'aider à un moment donné, si tu comprends que c'est égoïste, c'est qu'à un moment donné il y a un intérêt derrière. Donc il faut avancer intelligemment derrière. Enfin, c'est, c'est, c'est, c'est, la vie est une stratégie, la vie est un jeu, et par conséquent dans chaque jeu il y a une stratégie, dans chaque jeu il y a des règles, dans chaque jeu il y a des niveaux, dans chaque jeu il y a des réussites. Et la seule chose que, et du jeu de la vie, c'est que, et ça qui est incroyable, c'est qu'il y a un game over finalement, c'est la mort, mais il y a pas de boss final. Et ça qui est super stimulant, tu peux monter à l'infini, tu peux descendre qu'une seule fois.
C'est fou, d'accord, super enseignement, super enseignement. Et Aujourd'hui, tu m'as donné ça pour rebondir. Est-ce que toi, pour une personne qui nous est, des personnes qui nous écoutent là, qui sont en train d'écouter ce podcast et qui sont dans cette démarche où moi ils se disent moi je réussis pas, j'ai pas envie d'entreprendre dans l'entrepreneuriat ou dans les études ou dans autre chose, et qui se disent ben moi je suis bloqué, j'y arriverai pas. Est-ce que toi tu as, toi qui accompagne beaucoup de personnes, est-ce que, qu'est-ce que serait le conseil que tu donnerais à ces personnes-là qui sont freinés et qui veulent pas avancer et qui ont peur d'avancer. Ouais, il y a le passage à l'action, mais est-ce que tu as d'autres choses?
En fait, c'est difficile de donner une réponse préfaite parce que, tu sais, même quand tu accompagnes quelqu'un, il y a une grande différence entre pouvoir avancer et vouloir avancer. C'est-à-dire que quelqu'un qui veut avancer, on pourra toujours l'aider à pouvoir avancer, lui donner les compétences, lui donner les ressources, lui donner les stratégies, lui donner du temps, l'attention nécessaire, etc. À partir du moment où tu as pas la volonté, c'est impossible. Donc en fait, c'est profond. Et encore une fois, on revient à cette histoire de sens. Donc quelqu'un qui a peur, quelqu'un qui se dit je vais pas y arriver, etc., etc., etc., La vraie question à se poser, c'est: est-ce qu'il veut y arriver? Est-ce que vraiment il veut y arriver? Est-ce qu'il a envie d'atteindre cet objectif? Ou est-ce que juste il le fait parce qu'il sait que c'est bien de le faire, on lui a dit de le faire, mais il y a pas de sens en fait à ça? Donc si déjà là on est bloqué ici, j'ai pas vraiment de conseils à lui donner à part: pivote, change d'orientation, aie une discussion avec les personnes qui t'imposent ce cadre-là potentiellement, et puis vois comment ça peut, même si tu le réussis, à terme servir ton intérêt et aller dans une voie différente. Par contre, celui qui veut changer, bah là clairement, un, c'est qu'une question de décision, deux, toutes les informations, le déclic, une décision, le déclic, exactement. Deux, en général, toutes les informations, on les a déjà, et si on les a pas encore, on peut les avoir dans 15 minutes avec internet, les livres, YouTube, ChatGPT. Et son réseau, on les a déjà, voire on peut toutes les avoir. Et le troisième, c'est qu'une question de passage à l'action. Modéré, constant, massif, peu importe. Tu vois, j'ai vu des gens qui avaient 16 ans, 17 ans créer des business, d'autres qui en avaient 78, certains qui avaient 3 enfants, d'autres qui étaient endettés avec 200 000 € de dettes, d'autres qui étaient malades, alités pendant 3 mois dans un lit d'hôpital avec des traitements hors normes. Et pourtant, certains ont fait des milliers d'euros, d'autres des dizaines de milliers d'euros, d'autres des centaines de milliers d'euros, d'autres des millions. Donc tu vois, je veux dire, tu as des forces, tu as des faiblesses, peu importe, c'est qu'une question de décision et de volonté.
Décision et de volonté. Et toi, tu as des anecdotes de personnes qui étaient dans ce cas de figure-là, que tu as pu accompagner, et où tu leur as permis de voir, ils étaient dans dans le brouillard et tu leur as permis de dire voilà, c'est ça la lumière et comment je dois y aller.
Je te donne un exemple qui te parle, toi qui es beaucoup dans la lecture. J'ai fait un épisode, enfin j'ai fait une interview d'elle il y a de ça quelques jours, donc j'y pense spontanément. Mais je pourrais t'en citer des dizaines des gens comme ça qu'on a pu aider. Elle s'appelle Léa et Léa, à un moment donné, elle était un petit peu perdue. Elle avait déjà suivi des formations, etc. Et à un moment donné, elle fait un grave accident accident. Elle va à l'hôpital, etc., et pendant 3 mois, elle est alitée chez elle. Elle ne peut plus bouger, elle ne peut plus rien faire. Et en fait, quelques jours avant cet accident, ou pendant cet accident, je me souviens plus, elle suit une de mes conférences, un live, et je fais gagner durant ce live à la personne qui trouve la bonne réponse à une question mon livre. Et dans mon livre, La Partie au Latte, le premier livre qui aujourd'hui est plus disponible, mais pour ceux qui nous écoutent, je me fais une petite autopromo, j'en sors un tout prochainement, à nouveau. Félicitations.
Merci beaucoup. Tu mettras le lien, je le mettrai en bio plus tard parce que là je pense que l'épisode va sortir avant la sortie du livre, mais après.
Avec grand plaisir, merci pour ça. Et du coup, bref, dans ce premier livre il y avait des exercices très concrets. Donc je lui envoie, elle le reçoit, elle est alitée pendant 3 mois, elle ne peut plus bouger. Elle applique scrupuleusement tout le livre. Juste, on parle d'un livre papier vendu 17 €, pas d'une formation vendue des milliers d'euros et tout. Elle applique juste ça Ça, dès la première année, elle fait 100 000 € de chiffre d'affaires avec son business alors qu'elle avait jamais réussi à le développer. La deuxième année, 250 000 €. Là, la troisième année, 500 000 €. Elle est complètement libre, ça a transformé sa vie. Elle a aidé énormément de gens avec son business derrière, uniquement au travers d'un livre, en l'appliquant intelligemment. Donc elle disposait déjà des informations, mais là, cette fois, elle avait la volonté, elle a mis l'énergie, elle a eu les informations sous ses yeux les yeux. Et surtout, elle est passée massivement à l'action, elle ne s'est pas trouvée d'excuses. Les résultats sont ceux-ci: elle a changé de vie radicalement par rapport à la personne qu'elle était avant.
En vrai, je pense que là, ce que tu viens de dire, ça peut être la conclusion du podcast, parce que c'est exactement, c'est apprendre, passer à l'action et avoir le bon plan d'action. Quand tu as le bon plan d'action, que tu as la volonté, que tu passes à l'action massivement, tu ne peux qu'avoir des résultats. Et même si c'est pas, il y a deux types d'objectifs: il y a des objectifs chiffrés, il y a des objectifs d'action et donc elle était sur les objectifs d'action, elle est passée à l'action, elle a eu des résultats. On arrive vers la fin du podcast. J'aime bien faire des podcasts assez courts pour que les gens aient énormément de valeur. Et tu as déjà partagé énormément de contenu avec un plan d'action et tout, c'est très bien. Est-ce que toi, t'aurais, pour les personnes qui nous écoutent, pas le mot de la fin, mais s'il y avait 1, 2, 3 conseils que tu voudrais donner et dire, voilà, voilà, moi si j'étais à votre place «J'ai envie de me lancer, je commence par quoi?» Voilà, les 2-3 conseils.
Je vais en donner 3, le premier et deuxième qui vont être un peu aux antipodes de tout ce que j'ai dit. Donc tout ce que j'ai dit, c'est beaucoup l'énergie d'action, énergie de feu, etc., let's go, machin. C'est 1, ne pas vouloir aller trop vite. 2, ne pas se comparer aux autres. Les 2 pires choses que font la plupart des entrepreneurs qui démarrent, c'est vouloir aller trop vite se comparer aux autres. Du coup, 1, vouloir aller trop vite, ça fait faire des erreurs. 2, se comparer aux autres, ça génère de la frustration. Donc dans les 2 cas, ça va pas vous aider. Arrêtez de faire cette erreur. Et le 3e point, qui est très simple, qui est très simple, juste concentrez-vous sur le fait de répondre à un besoin urgent et important auprès d'un public cible qui dispose du pouvoir d'achat nécessaire pour rendre votre modèle économique viable, qui a une densité relativement intéressante, Et plutôt que d'essayer de vous positionner dans un marché qui existe pas en mode «je vais avoir l'exclusivité, c'est incroyable », positionnez-vous sur un marché qui existe déjà, mais soyez différent de ce qui se fait. Mettez votre touche parce que le modèle, il est déjà validé, il est déjà présent, il y a déjà des clients. Il suffit juste d'apporter votre touche et là vous pourrez avoir vos premiers résultats. Quand je dis premiers résultats, c'est pas gagner 100 €, c'est pouvoir vraiment carrément potentiellement déjà en vivre dans les 3, 6, 12 prochains mois pour celles et ceux qui se donnent vraiment les moyens.
Je suis sûr qu'à la fin de cet épisode, il y a plein de gens qui vont passer à l'action. Et mettez-moi en commentaire si vous aviez des projets, des choses que vous vouliez faire et qui étaient mis un peu de côté. Est-ce que vous allez passer à l'action suite à cet épisode? Alec, merci beaucoup pour tout le contenu que tu as donné. Tu as donné beaucoup de pépites et je vous invite vraiment aussi à mettre en commentaire les pépites que vous avez retenues. Ça va permettre de voir est-ce que vous avez bien retenu les bonnes choses. Ça, c'est important. Mettez bien sûr 5 étoiles si l'épisode vous a plu et partagez l'épisode à vos proches, aux gens qui en ont le plus besoin. S'il y a des gens autour de vous vous savez, qui sont dans cette démarche, sont un peu perdus dans le brouillard, ils aimeraient réussir et qui n'y arrivent pas, partagez-leur cet épisode. Est-ce que, Alex, tu as un mot de la fin, un truc à donner encore aux personnes qui nous écoutent? Et vraiment, je voulais te remercier, je sais que ton temps est précieux et tu as pris presque 35 ou 40 minutes ici pour nous partager ces pépites. Donc je voulais déjà te remercier et au nom aussi de toutes les personnes qui écoutent cet épisode.
Écoute, c'est moi qui te remercie vraiment sincèrement, c'est un plaisir d'être ici. Le mot de la fin, ça va être appliquer la méthode AAP que tu as évoquée, parce que pour ceux qui appliquent ce que l'on a appris ici aujourd'hui, 1, ils vont changer leur vie, et 2, s'ils le partagent, ils vont changer la vie de ceux qui les entourent.
Exactement. Merci Alec et à très vite. Et comme je dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous des illimités. Exactement.










