[Podcast - #3] Comment apprendre un nouveau métier en partant de 0 avec Tonton Karim ?

In this episode of the "Connaissances illimitées" podcast, host Mohamed Boclet (author, speaker and learning‑techniques trainer) interviews LinkedIn personality and recruitment specialist Tonton Karim. Karim recounts his personal journey: from a family with modest means, through a law degree pursued to satisfy his mother, to a brief stint as a real‑estate negotiator, then an unexpected entry into recruitment via a small agency, rising to operations director and eventually founding his own company Find Your Way, which helps students enter the job market and assists companies with hiring. Throughout the conversation they discuss how Karim learned most of his recruitment skills on the job, the importance of networking, his daily routines (reading on transport, creating content, optimizing every minute), and his learning style (highly visual). They debate the value of formal education, noting the inflation of diplomas (bac + 5 becoming the new baseline) and argue that resilience (antifragility) often comes from experience rather than school. Karim shares his top three book recommendations on personal branding, rhetoric and negotiation, and reflects on his life philosophy: money was once a primary goal, but fulfillment now comes from family time and being authentic. The episode ends with Karim’s advice to listeners to find environments where they can be themselves and to keep persisting despite setbacks.
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Moi, j'aime beaucoup l'argent et comme je t'ai dit, je viens pas d'une famille où il y en a beaucoup, donc je voulais en gagner beaucoup. Je gagne beaucoup d'argent aujourd'hui, je suis vraiment content de mon business. Et en réalité, ça n'a pas changé. Je pensais que j'allais être très heureux avec beaucoup d'argent et non. Et il y a un truc qui a changé ma vie. Il y a un peu plus d'un an, j'ai acheté une maison pour ma mère et waouh, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir réussi à ce moment-là. Et ce que je vous dirais du coup, c'est vos envies et vos besoins, ils vont vachement changer avec le temps. Moi, j'avais vraiment envie et besoin d'argent. Là, j'ai pas besoin de plus. Mais le temps qu'on a en tout cas avec ses proches, les moments que vous pouvez partager avec eux, tout ça en tout cas, je trouve que c'est vraiment la clé. Donc prenez le temps de vous développer comme vous, vous avez vraiment envie. Moi, j'ai mis le temps, un peu de temps à me trouver, mais j'ai fini par me trouver. Et aujourd'hui, je suis vraiment très heureux de mon quotidien et de ma vie. Donc plantez-vous, les amis, c'est pas grave. Tant que vous finissez par trouver le chemin, c'est l'essentiel.
Je suis Mohamed Boclet, auteur, conférencier et formateur en technique d'apprentissage. Je suis vice-champion du monde de lecture rapide et triple champion de France de mind mapping. Dans le podcast Connaissons Connaissances illimitées, on démocratise des techniques d'apprentissage. Le but de ce podcast est de parcourir la vie de plusieurs personnes inspirantes pour vous démontrer que la réussite est à portée de tous. Peace sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Connaissances illimitées où on démocratise des techniques d'apprentissage. Je suis très enthousiaste parce que j'ai aujourd'hui l'honneur d'avoir Tonton Karim. Si pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est une star de LinkedIn. Il est spécialiste dans le recrutement, dans également la marque employeur. Il accompagne les entreprises sur ce sujet-là. Et aujourd'hui, on va parler avec lui d'apprentissage, de recrutement et de plein d'autres choses. Salut Karim, comment tu vas?
Eh bien, ça va au top. Merci beaucoup Mohamed, je suis très content d'être avec toi aujourd'hui pour ce podcast. Donc merci pour l'invitation.
Yes, merci aussi. Merci à toi d'avoir accepté cette invitation. Dis-moi Karim, pour ceux qui ne te connaissent pas, est-ce que tu peux te présenter, nous dire qui tu es?
Ouais, du coup c'est Tonton Karim. Rapidement, moi en gros, ma mère avait très envie que je fasse des études de droit et moi j'aime beaucoup ma mère, donc je l'ai écoutée et j'ai fait des études de droit. J'ai bossé quelques années en cabinet d'avocat et franchement je gagnais très bien ma vie, mais je m'ennuyais de ouf, tu vois. Et je me suis dit je pouvais pas rester dans ce milieu juste pour l'argent ou juste pour la notoriété. Et du coup, je suis parti. Je suis parti du jour au lendemain. Une rencontre au réseau a fait que je me suis lancé dans le recrutement. C'était complètement par hasard. Et j'avoue, j'ai kiffé. J'ai kiffé et de fil en aiguille, tu vois, je suis passé directeur des opérations d'un petit cabinet. Et à force de développer le business des gens, je me suis dit que ce serait très cool de développer le mien. Et du coup, Find Your Way est né. Et aujourd'hui, j'aide les étudiants à mieux s'insérer sur le marché de l'emploi et j'aide les entreprises à mieux recruter.
Wow! Et tu as commencé directement avec ton parcours scolaire. Si tu peux nous redonner un peu plus ton parcours scolaire, tu as commencé comment? T'as fait quoi comme études pour en arriver là?
Ben écoute, moi, mon rêve, en vrai, mon rêve, c'était d'être pilote de ligne. J'ai toujours voulu être pilote, tu vois.
C'est pas trop tard, hein?
Ça commence à être un peu chaud là, tu vois. Mais tu sais, quand je sors du bac et tout, c'est pile l'année où l'aéronautique, ça va pas. La formation qui est gratuite, enfin qui est offerte par Air France, ça s'appelle les Cadets Air France, ferme. Et moi, j'ai pas les moyens financiers, enfin mes parents, tu vois, j'ai pas les moyens de mettre 80 000 € sur la table. Pour démarrer la formation. J'essaie de voir tout ce qui est possible, armée de l'air, tous les chemins possibles imaginables, et je vois que c'est chaud, tu vois. Et c'est là où du coup je discute avec ma mère et je vois qu'elle a très envie que je bosse dans le droit parce que je pense que culturellement ça lui fait plein de— il y a plein de rappels qui sont liés à ça. Et du coup je l'écoute, tu vois. Donc je pars en droit, donc je fais une fac de droit, je fais une année, deux années, trois, je vois que c'est pas dur. Je vois déjà comment les études longues comme ça c'est pas mon truc, mais je m'accroche juste pour faire en gros ces 3 années. Et je me dis juste, coûte que coûte, là il faut que j'y arrive, tu vois.
Faut que tu aies ta licence.
Faut au moins, faut au moins que— moi mon but c'est d'arriver en cabinet d'avocat. Mais moi comme j'ai pas beaucoup de sous-sous, moi je travaille beaucoup à côté, tu vois. Donc j'ai beaucoup de petits jobs, je bouge les TD, enfin je fais tout ce que je peux en gros pour réussir à tout concilier. Et j'ai réussi à avoir un truc, c'est que j'ai réussi à rentrer dans le premier cabinet, c'est en droit des étrangers. C'est un petit cabinet qui est à Belleville. Et c'est parce que je parle arabe, pour le coup, que je suis recruté. Je suis Tunisien d'origine, donc c'est le dialecte tunisien qui fait que j'ai réussi à rentrer dans ce cabinet. Et c'est ma première expérience, mais c'est ça en gros qui va me permettre par la suite de continuer mon truc, tu vois. Donc droit des étrangers, droit immobilier, puis après un très grand cabinet en droit des affaires. D'accord. Et c'était la porte d'entrée.
Et tu as eu ta licence ou pas? Ou même pas? Donc, tu es rentré juste parce que tu avais le niveau licence en droit des affaires. Pourquoi quand tu racontais ton histoire, c'est super inspirant? Parce que moi, je vois ce que tu fais, qui tu es et surtout que tu accompagnes des grosses entreprises et tu accompagnes des grandes écoles de commerce. Et aujourd'hui, les grandes écoles de commerce, c'est le diplôme qui compte parce que c'est la marque de l'école qui va permettre de rentrer dans le marché du travail. Et les grosses entreprises, c'est un peu ça qu'ils cherchent parce en se disant, si j'ai des grosses écoles, c'est que les personnes sont investies ou autre. On verra si c'est le cas, mais on en parlera. C'est un peu le sujet. Et toi, tu as fait des études, mais entre guillemets, tu n'as que le bac en diplôme officiel.
J'ai un petit bac+2 en plus, mais je suis un peu l'escroc.
Non, tu n'es pas l'escroc, mais c'est super inspirant. Mais ça me fait, c'est incroyable et ça me fait plaisir de découvrir ça. Je l'apprends à l'instant. Parce que pour beaucoup, les gens pourraient se dire: «Ah mais Tonton Karim, c'est sûr, il a fait une grande école de commerce et c'est pour ça qu'aujourd'hui il est à l'aise à l'oral, qu'il fait ci, qu'il est influent.» Mais non, en vrai, on voit qu'on peut réussir sans ça. Et donc là déjà, on voit, on a le tableau du podcast. Les gens vont se dire: «Allez, maintenant comment il a fait Tonton Karim? On veut faire comme lui.» Parce que nous aussi, il y en a qui sont bons à l'école, il y en a qui le sont moins bien, mais ils sont très intelligents parce qu'on est tous intelligents. T'étais quel type d'étudiant toi? Quand tu étais jeune, tu étais gars de premier rang, au fond de la classe?
Au milieu de la classe. J'ai envie de réussir parce que j'ai pas le choix de réussir. Moi, depuis le début, je sais que je dois réussir. Mais en même temps, je suis très bon en langue. Moi, je fais un bac S parce que pareil, c'est censé m'ouvrir toutes les portes. Donc bac S, sciences de l'ingénieur, section européenne anglais. Je suis une bille en maths, je suis une bille dans toutes les matières scientifiques, tu vois. Mais moi, j'aime trop parler. Moi, je suis trop sociable, donc je rigole avec tout le monde, je parle avec tout le monde. Mais je suis pas non plus en mode je fous pas le bordel, tu vois, je fous pas le bordel, mais juste je suis le gars, tu sais, content, heureux, qui parle.
Un peu comme tu es aujourd'hui, là on le voit, tu as un grand sourire et comme on te voit un peu partout, d'accord, ça te matérialise, c'est incroyable. Et donc ce que tu fais aujourd'hui, c'est pas en lien avec tes études? Pas du tout.
Rien à voir. Et d'ailleurs, ça c'est marrant parce que quand je commence dans le recrutement, moi j'ai pas fait d'études dans le recrutement. Donc au début, il y a ce petit truc un peu, il y a le petit syndrome de l'imposteur quand même qui est là. Tu conseilles des clients, des grosses boîtes. Et en fait, j'apprends tout sur le tas, tu vois. Et c'est assez intéressant parce que quand je commence et tout, ce que je vois d'ailleurs ne me convient pas. Que je vois du monde du recrutement ne me convient pas. Je vois qu'il y a plein de choses qui vont pas. La discrimination, il y a plein de trucs que je vois qui me font câbler, tu vois. Et moi, je suis juste là avec, comme tu as dit, mes 3 ans de droit. J'ai pas fait d'études là-dedans, mais je me dis que coûte que coûte, J'ai essayé de faire bouger un peu le truc.
Et c'était quoi le process pour en arriver là? Parce que là, quand on écoute, on t'entend, ça a l'air d'être: moi j'ai envie de me lancer dans le recrutement, je vais apprendre dans le tas. Mais comment t'as fait? Par où t'es passé?
En fait, en vrai, c'est une rencontre, c'est juste une rencontre réseau, tu vois. Moi je sors de cabinet, j'ai pas trop, tu vois, d'idée de ce que je veux faire précisément et tout. Et en gros, j'ai l'opportunité de bosser dans un tout petit cabinet de recrutement, il y a tout à faire, c'est encore tout petit, tu vois. Donc bon, j'arrive au début, je fais passer un peu des entretiens, je suis consultant un peu en recrutement. Au final, je me rends compte que moi, ce qui me fait kiffer, c'est plus la partie commerciale. Donc je suis tout le temps en lien avec les clients, je signe les contrats et tout. Et puis le cabinet, du coup, forcément, finit par grossir. Donc je deviens directeur des opérations. On est une petite équipe, on est une quinzaine de personnes, mais là, ça me plaît vraiment parce que je conseille les clients, je manage une équipe et j'adore les appeler, prendre soin d'eux, voir un peu qui fait quoi, comment ça va. Mais en réalité, j'apprends vraiment tout sur le tas. Et ce qui est intéressant avec le recrutement, c'est qu'aujourd'hui, malgré tout, il y a assez peu de formations vraiment dans le recrutement. Il y a plein de formations dans les RH, mais dans le recrutement à proprement parler, il n'y en a pas non plus des masses. Et c'est souvent un métier d'ailleurs qu'on fait par défaut. C'est pas une direction qu'on prend, c'est pas une vocation de dire je veux faire du recrutement, tu vois. Et moi, mon cheminement, c'est juste que j'adore l'humain. Et moi, je manquais cruellement d'humain quand j'étais en cabinet d'avocats, tu vois. Il y avait un rapport au papier qui était quand même assez, tu vois, au quotidien, je brassais beaucoup de feuilles. Et là, tout d'un coup, j'ai des gens en face de moi. En fait, j'apprends tout un peu tout seul, tu vois, au quotidien comme ça.
Je voudrais m'arrêter sur «j'apprends tout un peu tout seul comme ça », parce que moi, tu me connais et les gens qui écoutent ce podcast savent qu'on se concentre sur les techniques d'apprentissage, par où les personnes passent pour en arriver là. Et toi, est-ce que tu t'es déjà arrêté et tu as modélisé? Parce que tu as fait du droit, du moins tu avais une licence, on dit que tu avais une licence, tu t'es lancé dans un cabinet, alors droit des affaires, tout ça, tu t'y connais, c'est rien du tout. Après, tu as changé, tu es parti dans un cabinet, là tu as monté ta boîte qui est une référence dans cette thématique-là. Est-ce que tu t'es déjà arrêté et tu t'es posé la question, mais comment moi je fais pour apprendre? Comment tu analyses ça toi? Comment tu apprends ces nouvelles choses?
Là aujourd'hui, tu vois, là je te parle autour Mon bureau, il y a des livres un peu partout, tu vois. Moi, je pense que le plus gros challenge que j'aurais aujourd'hui, ce serait de lire plus. Il faut que je lise plus. Moi, j'adore lire. C'est le temps qui m'empêche de le faire. Il me faudrait plus de temps pour le faire. On a déjà eu cette discussion. Mais quand tu montes ta boîte, du coup, tout repose sur toi. Donc, c'est l'organisation avant tout. Donc moi, je suis très organisé. Je suis quelqu'un de très souriant, très machin, très tout ce que tu veux. Quand on parle boulot, faut que tout soit extrêmement carré. Donc du coup, je fais en sorte de regarder des tutos, des webinars, de tout ce que tu veux pour essayer de monter en compétences. Et je monte en compétences seul. Après, ma plus grande force, c'est le réseau. Donc je discute avec plein de gens de mon réseau, j'ai plein de gens autour de moi qui sont déjà passés par là ou ont des trucs un peu similaires qu'ils ont vécu. Et en fait, je reprends ce qu'eux ont fait et je m'en sers pour l'utiliser au quotidien.
Et quand tu dis ta grande force, c'est le réseau, c'est qu'est-ce que tu fais? C'est-à-dire que tu as un problème, Tu regardes dans ton réseau si quelqu'un a déjà passé par là, tu l'appelles et tu lui poses, tu le bombardes de questions.
Ouais, non, c'était plutôt avant. Là aujourd'hui, j'avoue, ça roule, donc c'est plus chill. Mais ça reste l'idée, quand t'as une problématique, je trouve que c'est cool de se tourner vers le réseau. Déjà, essayer de la résoudre toi, parce que forcément, ça fait gagner du temps et c'est cool de pas solliciter les gens pour tout et n'importe quoi. Mais quand vraiment tu butes, t'arrives pas à trouver de solution, t'arrives pas à trouver des ressources sur internet, dans des livres, où tu veux, bon bah c'est cool de décrocher son téléphone et: «Salut Mohamed, j'ai un problème, est-ce que t'as pas la solution ?» OK.
Et donc aujourd'hui tu continues à apprendre beaucoup ou pas?
Bah ouais, j'apprends tous les jours, mais c'est ça qui est ouf avec, déjà je trouve que l'écosystème du recrutement c'est que comme ça bouge énormément, il y a des nouveaux métiers tout le temps, enfin il y a des nouvelles pratiques tout le temps, donc j'apprends déjà rien que de ça. Et puis moi j'adore apprendre, donc dès que je peux lire des ouvrages, des trucs, C'est ça quoi.
Tu as mis en place une routine ou pas? Parce que quand tu es entrepreneur, le temps comme tu as dit, il est compté, tu es un peu partout, tu fais plein de déplacements, tu es souvent soit dans des écoles de commerce, soit dans des entreprises, je te vois un peu partout. Est-ce que tu as mis en place une routine ou comment tu fonctionnes?
Ouais, moi j'aime bien, tu vois, j'ai des routines un peu pour tout. Par exemple, moi j'adore créer du contenu quand je suis dans les transports, tu vois, dans le train, le métro, tout le temps j'ai mon téléphone et je crée du contenu. Lire, c'est pareil, moi j'aimais beaucoup le faire dans les transports, c'était le moment où je pouvais un peu monter en compétences, apprendre des trucs. C'est un peu mes moments soupape plutôt que d'être dans le métro et de rien faire. Par exemple, quand je suis à Paris, je sors mon téléphone, ou je crée du contenu, ou j'essaie de regarder des vidéos, des trucs pour apprendre quoi.
Et donc toi, tu es dans l'optimisation des temps de transport?
L'optimisation de tous les temps possibles. Imagine, je trouve que c'est un peu le contrecoup, tu vois, qui est assez violent. Là vraiment, le business roule hyper bien, tout tourne. Mais là, je suis dans une course perpétuelle au niveau de mon temps que j'essaie d'optimiser au maximum. Et du coup, dès que je peux essayer de caser un truc pour me développer, pour tout ce que tu veux, je le fais.
D'accord. Et tu préfères quel type de— tu es plutôt podcast, lecture? Parce que tu dis que tu lis beaucoup, mais tu es quoi? Tu as plein de Tu alternes entre les supports?
Ouais, podcast très peu, parfois quand je suis dans la voiture, mais j'avoue, là j'en fais un avec toi, mais en vrai ça me saoule d'écouter les podcasts. Je suis très content d'être avec toi aujourd'hui, mais moi c'est un format sur lequel j'ai beaucoup de mal.
En voiture, tu es au téléphone?
Ouais, beaucoup.
C'est le petit moi quand je prends la voiture, c'est le téléphone. Tous mes appels, je les centralise. Là cet après-midi, j'ai 4 heures de voiture, je vais à Vichy pour une formation passion pour L'Oréal. J'ai déjà tous les appels prévus sur le trajet, tu vois. J'ai prévu tous les appels, je sais que je dois appeler.
Tu vois, ça c'est par exemple quand je dois prendre ma voiture pour aller quelque part, moi ça me saoule, tu vois. Moi j'essaie de pas le faire au maximum parce que pour moi c'est de la perte de temps complète, tu vois. Je suis extrêmement productif dès que je suis en déplacement quelque part, debout, assis, comme tu veux, mais je sais que je peux produire. Mais alors dès que je conduis, du coup pour moi c'est catastrophique. Et le seul truc que je peux faire, c'est ce que tu as dit, c'est appeler. Bon, du coup, c'est ce que j'essaie de faire, mais je me dis que c'est là où je suis le moins productif aussi.
Et donc, tu me disais que tu aimais bien lire là, parce que tu dis que tu as plein de livres. Est-ce que tu as des livres à nous conseiller? Si tu avais un top 3 des livres à nous conseiller, alors tu ne l'as pas encore mis dans ton top 3, je pense que tu le mettras bientôt, c'est mon livre, Prédescensibilité, parce que je te demande le top 3, mais je sais que la prochaine fois qu'on enregistrera un podcast, tu mettras mon livre. Dans le top 3. Alors, c'est le petit moment promo pour ceux qui ne l'ont pas encore vu. Au moment où vous écoutez ce podcast, le livre Connaissance illimitée sort le 2 février aux éditions Robert Laffont. Il sera dans l'ensemble des Fnac et des librairies de France. Vous pourrez le trouver également sur Amazon. Et dès début janvier 2023, vous pouvez déjà le précommander et donner de la force à ce livre. Il s'appelle Connaissance illimitée et comment hacker son cerveau. Et avoir les outils pour hacker son cerveau. Donc je partage toutes les techniques d'apprentissage dans ce livre. Il est pratico-pratique parce que notre objectif, c'est d'apprendre, d'appliquer et de partager. Architekoute, dis-nous ton top 3.
Écoute, alors j'espère que moi aussi bientôt je serai dans le top 3 parce que je viens tout juste de commencer à écrire un livre sur le recrutement.
J'espère le recevoir rapidement alors.
Celui-ci, je le trouve vraiment stylé. Alors oui, je suis con, c'est pas—
les gens vont le voir, mais ceux qui seront sur YouTube. Mais sinon, dans le podcast, c'est un peu plus compliqué. Mais dis-nous le titre et tout.
Alors c'est «Vous êtes unique, montrez-le», c'est un livre de Welcome to the Jungle qui est vraiment stylé de ouf. Il est stylé de ouf parce que— alors pour tous ceux qui ont envie de réfléchir à leur personal branding, image de marque, création de contenu, t'es étudiant, t'es— bon, même t'es lancé en vrai déjà dans le monde du travail et t'as envie de te marketer un peu, franchement, il est incroyable. Moi je vous conseille de ouf. Deuxième livre sur un sujet qui m'intéresse de ouf, c'est Le Pouvoir rhétorique de Clément Viktorovich.
Ouais, ça je l'ai lu, il est très fort.
Bon, je vais vous dire la vérité, j'ai pas fini, je vois qu'il y a le marque-page au milieu, j'ai pas fini de le lire, mais je le trouve assez intéressant. Moi je m'intéresse vachement à tous ces sujets, l'art oratoire, etc. Et du coup ce serait mon top 2. Et moi j'en ai un troisième que j'aime beaucoup, il est juste un peu plus loin, donc du coup je vous le montre pas, c'est Negotiator, c'est un livre sur la négociation. Je crois que c'est Marwan Meri et Kumbhalber qui l'ont écrit. Il est juste incroyable, il est très complet, très lourd, mais pour tous ceux qui veulent vraiment s'améliorer en termes de négociation, il est incroyable.
D'accord. Et c'est quoi les enseignements? Si tu avais un enseignement par livre ou un enseignement total de ces 3 livres, ce serait quoi?
Un enseignement des 3 livres?
Ouais, ou un par livre, comme tu veux.
Dans le livre de Welcome to Django, vous êtes unique, montrez-le. Bah juste lance-toi en fait, lance-toi, essaie de créer du contenu et ce sera déjà très stylé. Le pouvoir rhétorique, moi je vous dirais faites attention à ce que vous dites et à comment vous le dites, surtout à comment vous le dites, ça peut avoir un impact absolument énorme. Et négociateur, moi je vous dirais tout peut se négocier, donc apprenez, apprenez vraiment, ça peut être très stylé pour vous dans le quotidien.
Ok, tu vas me donner des conseils de négociation parce que c'est important de négocier Mohamed, attention. Ouais, c'est vrai, c'est vrai. Moi je négocie vers le, je suis plutôt dans le don que dans la négociation, mais voilà, mais tu as raison, faut que j'apprenne à mieux négocier, à mieux négocier. Super, j'ai une question un peu que je pose souvent à mes invités, c'est est-ce que tu penses, et toi Ça fait vraiment plaisir de pouvoir te poser cette question parce que tu accompagnes beaucoup d'écoles et vraiment, c'est une question où tu réponds sans langue de bois, tu dis vraiment ce que tu penses. Est-ce que tu penses que l'école est utile pour apprendre et pour réussir sa vie? Alors, même si tu en es l'exemple complètement, tu en es le contre-exemple, mais qu'est-ce que tu penses de ça? Ton point de vue. Toi, tu vois beaucoup, beaucoup d'étudiants. Énormément d'étudiants et inversement beaucoup d'entreprises.
Donc, tes deux questions, c'est: est-ce que c'est utile et...?
Alors, la question, c'est: est-ce que l'école est utile pour apprendre à étudier et est-ce que ça peut permettre, est-ce que c'est utile pour la réussite? Et est-ce qu'il faut obligatoirement passer par l'école pour réussir? Tu peux répondre à une, après à la deuxième.
Alors, est-ce que c'est utile? Ah oui, moi, je trouve ça génial. Moi, je pense que c'est... Alors, je n'aime pas dire que j'ai des regrets parce que je ne regrette rien, mais si un jour, je pouvais faire bouger un truc, moi, j'apprendrais. Donc si je pouvais encore continuer d'apprendre et peut-être repasser par une case école, je serais content. Même si là, je pense qu'à 31 ans, ça commence à devenir un peu rude. Est-ce que c'est nécessaire pour réussir? Non, mais vraiment, vraiment pas. Moi, j'ai juste eu l'envie vraiment beaucoup de réussir et ça m'a largement suffi. J'ai énormément travaillé, beaucoup, jour, nuit, week-end. J'ai réfléchi beaucoup, donc C'est toujours un peu de stratégie pour essayer de réussir à arriver à mon but, tu vois. Mais je considère aujourd'hui avoir largement réussi ma vie et j'ai pas été à l'école plus que ça, tu vois.
Ce qui est fou, c'est que toutes les personnes que j'ai dans le podcast, la chose qui rejoint toutes ces personnes, c'est j'ai énormément travaillé. Et tu le dis également, et d'autres personnes me l'ont dit encore à chaque fois que j'enregistre. Et souvent, effectivement, quand on apprend ou qu'on veut réussi à reprendre les études ou avoir, on voit les réussites, mais on pense qu'on va avoir ça, on va claquer des doigts, on va dire: ah mais non, mais c'est facile, c'est parce que c'est tonton Karim, mais c'est facile parce que c'est Mohamed Boclet, mais c'est facile parce que c'est telle ou telle personne. Alors que non, il n'y a rien de facile. Effectivement, tu peux avoir des facilités parce que, exemple, toi, tu es très bon à l'oral, tu es à l'aise, peut-être que ça, c'est une facilité, mais tu l'as utilisée comme une force et après, tu es venu travailler sur tous les à-côtés pour atteindre ton objectif. Et ça, c'est super puissant. Maintenant, Là, tu as donné ton point de vue. Toi qui accompagnes beaucoup d'étudiants, est-ce que tu leur as déjà posé cette question, la même question? Et qu'est-ce qu'ils te disent? Et c'est quoi ton ressenti vis-à-vis de ça par rapport aux étudiants, parce que tu es souvent à leur contact?
Je pense que déjà, alors aujourd'hui, c'est devenu la norme d'avoir un master, tu vois. Et je pense qu'il y a aussi ça là qui est assez violent. C'est-à-dire que moi, du coup, j'interviens, je donne des conférences à des étudiants qui sont plus diplômés que moi en réalité. Et aujourd'hui, sans ce master, pour eux c'est compliqué, tu vois. J'imagine pour beaucoup de domaines, il y a plein de domaines où on s'en fout, mais la vraie norme avant, tu sais, la norme c'était le bac. Tu fais quoi avec un bac? La norme aujourd'hui c'est le master. T'as pas de master, tu n'es personne. Enfin tu vois, c'est très difficile, sauf évidemment dans certains métiers très spécifiques où on s'en fout. Du coup, est-ce que l'école est utile? Je pense que pour eux, quand tu es étudiant, quand tu es dedans, je pense que tu te dis en vrai il faut que «Il faut que j'aie» que «Waouh, c'est génial d'être en cours!» Et je pense que pour eux surtout, moi je trouve que déjà on avait une pression qui était incroyable sur nos épaules quand déjà à l'époque nous on devait faire des études et des choix. Et là ce que je vois aujourd'hui, c'est que pour eux c'est ultra dur. Sortie de crise, Covid, tout ce que tu veux, c'est un enfer. Tu démarres une formation, tu sais même pas si 3 ans après, 5 ans après, tu vas trouver un job. Tu sais même pas si le job pour lequel là aujourd'hui tu te lances, il sera toujours identique ou que le marché sera toujours ouvert d'ici là.
Dans ce que tu viens de dire, je voulais rebondir sur 2 choses. Tu as l'inflation des diplômes. Donc avant, là on parle beaucoup d'inflation économique, mais les diplômes c'est la même chose. Avant tu avais le bac, c'était incroyable. Ensuite c'était le bac +2, c'est ouais j'ai un bac +2 et tu dis ouais c'est bon, j'ai une licence. Maintenant le bac +5, moi quand j'ai eu mon, j'étais bon quand j'avais 20 ans et que je faisais mon bac +5 d'ingénieur, c'était ouah je suis ingénieur, c'était un truc incroyable pour moi. Mais, je me suis vite rendu compte que ça, ce n'était pas un truc incroyable. Mais, aujourd'hui, c'est encore pire. Aujourd'hui, tout le monde a un bac +5 et presque il faut avoir un doctorat pour sortir du lot. Si tu n'as pas un doctorat, maintenant, c'est: tu as un doctorat, tu es quelqu'un d'incroyable, sinon tu as un bac +5, bah, tu es comme tout le monde. Et, je le vois dans le marché du travail avec un bac +5, ça dépend des écoles, mais tu rentres à 1 500, 1 700, 1 800, 2 000 € par mois alors qu'avant, nous, Quand j'étais jeune et que j'allais voir la CPE, elle dit: «Oui, vous avez un bac+5, vous gagnerez beaucoup d'argent, vous allez gagner 3000, 4000, je sais pas, des trucs comme ça, des prix.» Tu dis: «Ah, c'est fou!» Et là, tu as à peine aussi.
Il y a une déconnexion complète, tu vois. Il y a une déconnexion complète. Comme tu dis, tu peux avoir un master et tu sors en com aujourd'hui et tu es à 25 000 annuels. Et tu as 10 000 € de crédit par contre à rembourser. Pardon, tu as payé 10 000 € l'année une école, tu as 30K, 40K à rembourser, 50K.
C'est délirant, enfin.
Alors que tu sors, t'as 25. Donc non, je pense que moi, j'ai des très beaux exemples aujourd'hui de gens qui sont dans le domaine avec un espèce de retour aux sources, tu vois, beaucoup plus manuel, beaucoup plus. On a des pénuries là sur des métiers, c'est juste délirant, tu vois. Comme d'hab, tous les métiers vraiment manuels, il y a personne qui veut les faire. On a trop répété, moi je me souviens de ça quand j'étais plus jeune, mais arrête, tu vas pas, si tu fais pas d'études, tu vas finir comme lui, plombier, électricien. Alors que c'est des mecs qui gagnent de ouf, qui sont complètement libres. Aujourd'hui, va essayer de trouver un plombier toi. Tu attends des semaines, des mois avant d'en avoir un. Enfin tu vois, c'est des métiers qui sont incroyables, mais d'une personne veut les faire et puis on les a tellement décriés pendant des années qu'aujourd'hui bah...
Effectivement, trouve un serrurier, il vient le soir, ta porte elle est fermée, il te demande 400 €, 400, 500 € et il a 500 € de l'heure. Et ouais, comme tu as dit, je suis très très gentil. Et il y a un deuxième sujet sur lequel je voulais rebondir, c'est sur le fait d'effectivement les métiers, il y en a qui rentrent, exemple J'étais dans un congrès d'experts-comptables il y a quelques jours à Rome et je discutais avec ces personnes-là et leur vrai challenge, c'est qu'aujourd'hui le métier d'expert-comptable, il est complètement en transformation et les personnes qui vont un BTS comptabilité, ça sert plus à rien parce qu'avec un BTS compta, tu fais plus rien et même le DCG et le DSCG, demain ce diplôme, il ne va plus exister. Alors le DSCG, pour ceux qui connaissent pas, ou le DCG, c'est le diplôme pour devenir comptable tout simplement. Et il va plus exister parce que le métier change, la saisie, elle est complètement faite par l'intelligence artificielle. Et donc, c'est des nouvelles compétences et ils sont plus dans maintenant le service aux autres entreprises que l'aspect comptabilité. Et donc, toi, par rapport aux étudiants que tu accompagnes et aux entreprises, est-ce que tu as, surtout les étudiants, est-ce que tu as l'impression que les étudiants sont antifragiles? Alors, est-ce que tu vois ce que veut dire antifragile ou pas? Antifragile, ça veut dire quoi? C'est-à-dire que, est-ce que pour toi, l'étudiant là, quand il sort de son bac+5, est-ce qu'il a la capacité de rebondir? C'est-à-dire quoi? C'est-à-dire que, est-ce que, comment te dire ça, antifragile, c'est la capacité à pouvoir rebondir et quelles que soient les situations, tu as assez appris, tu as assez de compétences pour pouvoir rebondir et un peu ce que tu as fait, C'est exactement ça, tu as été antifragile en commençant dans une thématique et en rebondissant grâce à ton expérience. Et est-ce que pour toi tu estimes qu'aujourd'hui l'école nous apprend à faire ça, sachant que les métiers évoluent, qu'en 2030 il y a près de 80 des métiers qui vont, de nouveaux métiers qui vont exister en 2030, donc qui n'existent pas aujourd'hui, et donc en 6 ans il y a plein de choses qui vont arriver?
Moi je pense qu'on t'apprend des mécanismes qui sont très intéressants en école, on t'apprend à réfléchir, on t'apprend On t'apprend à résoudre des problèmes. Après, moi je pense que ce que tu es en train de raconter là, c'est plus une histoire de caractère, de vécu, que de réellement ce que moi on va m'apprendre à l'école. Pour certains, ce que tu dis c'est une force et c'est déjà inné et du coup ils savent rebondir et c'est cool. D'autres du coup vont avoir plus de mal et c'est peut-être à force de se prendre une ou deux gifles en étant diplômés que ça va finir par venir. Après, te dire que ça vient de l'école, Je suis pas certain.
D'accord. Et est-ce que tu penses qu'on devrait apprendre ça à l'école ou pas?
Ouais, moi je pense que c'est hyper important. De toute façon, pour moi, il y a 2 trucs: ou tu l'apprends avec l'école et du coup, bah, ça va être un peu plus smooth, un peu plus facile, et du coup, bah, tu vas rebondir un peu plus simplement une fois que tu te lances. Ou alors tu l'apprends pas avec l'école et juste tu vas te faire gifler 2-3 fois. C'est la vie, c'est comme ça. Et puis à force de te faire gifler, tu vas finir par justement développer ce que tu es en train de dire et tu rebondiras plus facilement.
Est-ce que je vais reprendre ton expérience de se faire gifler? Est-ce que tu as déjà été giflé par la vie et qu'est-ce que tu en as ressorti?
Ouais, fort, fort, fort, fort, fort et fort, fort plusieurs fois.
Mais si tu as des exemples que tu peux dire, je peux donner.
Attends, je vais essayer de t'en trouver un cool. Mon premier job, moi quand j'arrive sur Paris, je suis très jeune, j'ai 20 ans, c'est dans l'immobilier. Je suis négociateur immobilier. Bon, je bosse, tout ça, tout va bien, ça fait plusieurs mois, je suis au SMIC du coup comme tout négociateur immobilier avec des primes. Et au moment où je commence en gros à bien vendre, c'est fini, le mec m'a licencié. Donc, mais pas du tout en respectant les règles du droit du travail, c'est-à-dire qu'en fait j'arrive dans son bureau, il me dit voilà, l'aventure «L'aventure s'arrête ici, le téléphone du coup tu le laisses sur le bureau, je te laisse laisser l'ordinateur sur le bureau, je vais te laisser quitter du coup l'agence, l'aventure s'arrête maintenant.» Donc moi j'arrive le matin, j'ai un job, je repars l'après-midi, j'ai plus de job, tu vois. Et moi je suis jeune, j'ai 20 ans, qu'est-ce que tu veux que je fasse? Je sors, le temps qu'en plus tout se mette en place, Pôle emploi, etc., moi j'ai pas d'oseille parce que j'étais au SMIC. Donc je vis une période qui est très difficile, très difficile où on paye le loyer, où on mange. Tout se fait, tout va bien, mais j'en retiens un truc. Je me suis dit: là, tu vois, cette fois-ci je me suis fait avoir, plus jamais dans ma vie je me ferai avoir. Et c'est ça en fait qui a fait que je me suis dit: tu vois, t'as pas eu de licence en droit, mais tu vas bosser en cabinet d'avocat et ce sera la dernière fois que tu te feras avoir. Et j'ai tout fait pour intégrer un premier cabinet. Je te raconte une anecdote très rapide, mais Il fallait que je trouve un stage. Je devais trouver un stage. Sauf que je vois bien que mon CV ne passe pas parce que forcément, j'ai pas validé de licence, master, c'est la galère et tout. Et du coup, je vais au tribunal. Donc avec une collègue avec qui je reprends mes études, le fameux bac+2 en droit en vrai. Je vais au tribunal. Donc je suis en costume, cravate, complet. Je vais au tribunal. Donc je suis au TGI de Paris. En fait, tu as accès à une première partie. Et en fait, je rentre. Donc je fais comme si j'étais comme si je bossais du coup pour un avocat. Je rentre dans un espace qui est dédié aux avocats, t'as pas le droit d'y être si tu n'es pas avocat. Et en fait, c'est ce qu'on appelle la TOC. Donc la TOC, c'est une espèce de boîte aux lettres officielle des avocats. Et en fait, c'est que du courrier interne entre eux qui s'envoient. Et moi, en fait, ce que je fais, c'est que j'ai plein de CV dans ma pochette et je commence à en mettre dans la boîte aux lettres.
Attends, ils vont tous entendre cette astuce, ils vont tous aller le faire.
Ne le faites pas. Ne le faites pas, ou quoi que, faites-le aussi. En gros, ce que je suis en train de montrer, c'est C'est ça en fait la galère, c'est ça en fait rebondir, c'est ça réfléchir. Je me suis dit mais moi il faut que je trouve un stage, il faut qu'on m'appelle, enfin il faut que quelqu'un me voit en fait dans tout ce truc. Et jusqu'à ce qu'il me dérange en shop. Qu'est-ce que vous faites? Et je dis, en fait je dépose essayé. Mais c'est complètement, on a absolument pas le droit ici, c'est un espace qui est réservé aux avocats et tout, dégage! Heureusement il y a rien eu de plus, on m'a juste dégagé. Mais ça, ça m'a permis d'avoir des entretiens. Évidemment, tu vois, ça m'a permis, parce que personne ne s'attendait à retrouver un CV dans sa TOC.
Ils t'ont tous demandé comment vous avez fait pour me mettre un CV ici.
Ouais, voilà, mais c'est en gros, c'était un peu un des points de départ de discussion en entretien. Et c'est là en gros ce que je te montre, c'est ça une gifle. Bon bah tu te fais gifler et puis bah c'est pas grave, on rebondit en fait. Ma plus grosse gifle c'est ça, parce qu'une autre gifle c'est quand je quitte le monde des cabinets, c'est une gifle énorme parce qu'après avoir fait tout ce que je te dis là C'était dur, bien gagner ma vie. Je finis sur les Champs-Élysées, très gros cabinet, mais j'en peux plus, j'étouffe. Et c'est une gifle parce que je me dis mais merde, après avoir fait tout ça, je me sens pas bien en fait. Et je quitte. Et c'est une gifle parce que j'ai, après avoir fait tout ça, je dois quitter. Au final, c'est ma meilleure gifle parce que regarde, aujourd'hui, je gagne ultra bien ma vie, je suis hyper épanoui, je suis heureux.
Et quand tu es parti de ton cabinet, donc là, tu es reparti dans un cabinet d'avocat, tu es parti d'un tout petit cabinet RH, tu avais déjà le le pétardière, tu savais déjà que tu allais faire ça ou tu es sorti, tu t'es mis au chômage, après tu as fait comment?
Ça s'est fait ultra rapidement, mais non, c'était pas aussi calé que ça. Et d'ailleurs, c'est ça que moi je ressens de ma mère qui me dit: tu es sûr? Tu sais, le côté tu gagnes bien ta vie, c'est le côté ultra sécurisé, ce côté sûr que tu pars vraiment. Et je me suis dit vraiment, je peux pas finir sous Xanax toute ma vie, à bien gagner ma vie certes, À être dans un bel endroit, certes, mais en vrai à m'étendre parce que je suis en train de m'étendre.
Très beau ce que tu dis. Ça me fait penser un peu à ce qui m'est arrivé quand un jour je vais voir mes parents et je leur dis: papa, maman, je vais arrêter de travailler. Je travaille chez Enedis, filiale d'EDF, très grosse entreprise. Et je dis: je vais arrêter, je vais me mettre à mon compte et je vais faire des formations de lecture rapide. Et là, mes parents, tu vois déjà la lecture rapide il y a quelque temps, c'était très peu démocratisé. Bon, je suis un des acteurs qui le démocratise le plus, mais je leur ai dit, déjà mon père, il n'a pas compris c'est quoi. Mon père, il est illettré, il ne lit pas. Donc, je lui dis apprendre à lire vite et très vite. Il dit mais c'est quoi ton délire? Et tu vas être payé pour ça? Tu vas être payé pour enseigner aux gens à lire rapidement? Tu es sérieux? Mais tu travailles chez EDF, Parce que pour eux c'est EDF, même si c'est travail chez EDF, tu gagnes bien ta vie, tu payes pas l'électricité, tu travailles. En plus, j'ai été muté sur Montpellier, ils me payent une partie du loyer parce que à cause de la mutation. Mais t'es fou, y'en a qui rêveraient de rentrer dans un travail comme ça, y'en a qui tueraient parce que eux dans leur tête voilà c'est... Et aujourd'hui, c'est les mêmes donc que quand je fais un live Instagram, c'est les premiers connectés. C'est-à-dire que des fois quand je commençais, j'avais des fois 20 personnes, 30 personnes parce que au début je connais. Et dans les 30, il y avait ma mère et mon père connectés. Ils ne savent pas lire, mais ils savent appuyer sur 2 boutons. Et des fois, les parents, je te promets, mon père il me dit: «Hier, il n'y avait pas beaucoup de monde mon fils.» Je dis: «Mais comment tu sais?» Il me dit: «Bah, j'étais là moi avec mon téléphone, ta mère avec un téléphone.» Et quand je vois ça, je me dis: «Mais c'est incroyable, tu vois, la force qu'ils te donnent.» Et aujourd'hui, avec ce qu'on fait et tout ce qu'on arrive à accomplir, ils sont super heureux. Et c'était eux parce que leur préoccupation, c'est qu'on soit heureux, qu'ils ont peur pour nous et c'est normal qu'ils aient peur. Mais si nous, au fond de nous, on ressent le besoin d'aller, de se dépasser et se dire bah moi je me sens que je suis pas à ma place. Comme tu as dit, finir avec des médicaments, c'est pas— tu penses qu'ils seraient jamais— tes parents ne pourraient pas être heureux de te voir mal. Donc tu prends ta vie en main et tu y vas et tu essayes et tu te transformes. Et ça c'est fou et ça me fait plaisir que tu racontes Cette anecdote, super. Et on va rester encore dans la partie apprentissage juste pour découvrir un peu. Tu sais comment, tu connais le VAKOG, le visuel, auditif, kinesthésique, olfactif, gustatif? C'est des méthodes d'apprentissage. Donc on dit souvent, il y en a qui disent, bah moi j'apprends plus avec le visuel, avec l'auditif, le kinesthésique. Est-ce que toi tu as déjà analysé quel type d'apprentissage tu utilises ou pas?
Moi je suis très visuel. Je sais que je suis très, très visuel, je retiens vite quand je vois, mais si je vois pas, j'ai du mal. Si juste tu me dis une info, d'accord, je vais pas réussir. Par contre, si je note ou si je vois que— alors écrire et lire, c'est des trucs qui vont vachement me—
Et donc aujourd'hui, c'est ce que tu utilises tout le temps? Et c'est ce qui t'aide aujourd'hui à engranger un maximum d'informations?
Ouais, ouais, je sais que quand je lis, du coup, je retiens. Je retiens facile. J'écris, j'essaie d'écrire, même si c'est pas écrire sur un papier, mais même si je tape, c'est bon. Faut juste que je sois dans l'action et que je fasse le truc. Mais ouais, je m'en sers au quotidien. J'ai besoin d'apprendre, j'ai besoin de restituer. Je déteste donner une conférence. Pour moi, il n'y a rien de plus moche que de donner un truc en lisant. Il faut que tout soit dans ma tête et que ça sorte.
Faut que tu utilises la carte mentale maintenant. La carte mentale, faut que tu utilises le mind mapping pour retenir. Si tu aimes bien écrire tes visuels, tu verras que la carte mentale, ça te permettra de garder de manière instantanée l'information. C'est extraordinaire.
J'ai beaucoup de mal à mettre des mots sur ma manière d'apprendre ou de restituer ou tout ce que tu veux. Je pense qu'en vrai j'utilise déjà une partie, je pense, de tes méthodes. J'en ai pas conscience. Mais ouais, sûrement. Ok.
C'est quoi la dernière chose que tu as appris?
J'ai lu un article qu'a publié LinkedIn hier. Leur baromètre sur les nouveautés liées à l'emploi. Et le dernier truc que j'ai appris, c'est que le télétravail est en net recul. D'accord. Il est en net recul. Et d'ailleurs, moi, je l'avais un peu constaté, enfin, je commençais à me poser des questions parce que notamment dans les transports, je me rends compte qu'on est de plus en plus très serrés, beaucoup. Et en région, quand je prends le train du coup pour aller à Paris et quand j'arrive à Paris dans les métros, effectivement, ça se confirme, il y a de moins en moins de télétravail dans les entreprises.
Et c'est quoi, c'est parce que les entreprises veulent moins de télétravail ou c'est parce que les salariés veulent moins de télétravail?
Là, il me faudrait un peu plus de temps encore pour être sûr de mon coup, mais une certitude, c'est que les entreprises en veulent moins, ça c'est sûr, c'est une certitude. On a besoin de retrouver un quotidien avec les collaborateurs en interne et ça passe par construire des choses du coup en présentiel et pas à distance. Je pense, moi mon premier a priori c'est que je pense que les salariés en voudraient plus, un peu plus en tout cas, parce que là on est retourné sur des accords-cadres à 1 jour par semaine, c'est quand même très peu.
Ah oui?
Pour ceux qui avaient des accords à 1 jour/semaine, on est re à 1 semaine, c'est quand même pas ouf, mais bon, à creuser, c'est la dernière info que j'ai eue.
Ok, sachant que toi t'es full télétravail, t'as pas tes bureaux, t'es toujours à distance, tes équipes sont Je bosse beaucoup en présentiel là, ça y est.
Parce que je te disais, ça reprend. Je prends quand même beaucoup le train.
D'accord, donc tu es reparti.
Avec nos amis de la SNCF.
Ok, je vais te poser la dernière question de ce podcast, c'est celle que je pose tout le temps à mes invités. Imaginons que voilà, tonton Karim, c'est ton dernier jour sur Terre, que tu es là, tu as les gens autour de toi, tes proches que tu aimes, et tu tu souhaites leur partager un enseignement qu'ils vont garder avec eux toute leur vie, ce serait quoi l'enseignement que tu souhaiterais leur partager? C'est ton héritage, c'est de leur laisser un savoir, un enseignement, ce serait quoi?
Je vais partager un truc fort, mais que je pense vraiment. Moi, j'aime beaucoup l'argent, et comme je t'ai dit, je viens pas d'une famille où il y en a beaucoup, donc je voulais en gagner beaucoup. Je gagne beaucoup d'argent aujourd'hui, je suis vraiment content de mon business. Et en réalité, ça n'a pas changé. Je pensais que j'allais être très heureux avec beaucoup d'argent et non. Et il y a un truc qui m'a changé ma vie. Il y a un peu plus d'un an, j'ai acheté une maison pour ma mère et waouh, ça m'a— j'ai vraiment eu l'impression d'avoir réussi à ce moment-là. Et ce que je vous dirais, du coup, c'est vos envies et vos besoins, ils vont vachement changer avec le temps. Moi, j'avais vraiment envie et besoin d'argent. Bon ben, là, j'ai pas besoin de plus. Mais le temps qu'on a, en tout cas avec ses proches, les moments que vous pouvez partager avec eux, tout ça, en tout cas, je trouve que c'est vraiment la clé. Donc prenez le temps de vous développer comme vous, vous avez vraiment envie. Moi, j'ai mis le temps, un peu de temps à me trouver, mais j'ai fini par me trouver. Aujourd'hui, je suis vraiment très heureux de mon quotidien et de ma vie. Donc plantez-vous les amis, c'est pas grave, tant que vous finissez par trouver le chemin, c'est l'essentiel.
Plantez-vous et repoussez. Merci pour ces derniers mots et ce témoignage. À chaque fois que je pose ces questions, j'ai des réponses complètement différentes et c'est beau d'avoir ce type de phrase. Est-ce que tu as un dernier mot, un dernier truc à partager aux auditeurs du podcast? Un truc que tu aimerais leur partager, un enseignement ou autre? Tout simplement, je te laisse, tu peux dire ce que tu veux, tu peux même faire ta promo, tu peux faire ce que tu veux.
Si vous voulez me suivre, Tonton Karim sur les réseaux. Mais non, c'est le, peut-être le dernier truc que je vous dirais, c'est essayer de faire en sorte d'être dans un endroit où vous pouvez être vous-même. Je trouve que c'est un grand mot de, un grand mal de cette génération de pas réussir, de pas pouvoir être soi. Essayez vraiment d'être dans un endroit où vous pouvez être vous-même au maximum. Et plus vous arriverez à trouver un endroit où vous fitez vraiment, où vous pouvez être vous, plus vous allez être heureux au quotidien. Donc gardez-le en tête, ça sert à rien de mettre un masque. Le masque finit toujours par tomber, on finit par être fatigué.
Effectivement. Merci du fond du cœur, Karim, d'avoir accepté l'invitation. Je trouve l'épisode incroyable. Si vous aussi vous trouvez cet épisode incroyable, je vous invite à laisser 5 étoiles sous cet épisode, à mettre obligatoirement, comme a dit Karim, avec la main, les 5 doigts, mettez vraiment 5 étoiles, ça donne de la force à ce podcast qui est nouveau. Partagez-le, mettez-le sur les différents réseaux sociaux, partout, partagez ça à vos amis et autres parce que je pense qu'il y a des enseignements dans ce podcast qui sont très utiles pour tout le monde. Laissez-nous, si vous avez des questions, vous pouvez mettre ça en commentaire, on prendra le temps de vous répondre et mettez-nous également les personnes que vous aimeriez qu'on invite, s'il y a des questions que vous aimeriez que je pose, spécifiques que vous aimeriez que je pose à mes invités. Ce n'est pas le podcast de Mohamed, c'est le podcast Connaissance illimitée, c'est le podcast de tous les illimités. Donc, vous aussi, vous pouvez y participer en écrivant des questions. On prendra le temps de partager ça partout. Et je vous mettrai les réseaux de Karim sous l'épisode pour que vous puissiez le suivre tout simplement. Et je vous mettrai également le lien vers le livre Connaissance illimitée si vous voulez le précommander ou le commander quand il sera sorti, si vous écoutez ça après le 2 février 2023. Et comme je dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous des illimités.










