[ Podcast - #6 ] De prof de Maths à référence de l'IA en France

Mourad, a former math teacher and co-founder of Evolukid, discusses how he built a startup teaching coding and AI to 200,000-300,000 people across ages 4 to 99. He argues that 70-80% of future jobs will involve AI, warns against digital illiteracy, and stresses the importance of sharing knowledge generously rather than hoarding it.
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J'étais fier, moi, d'être premier de la classe et d'avoir félicitations au conseil de classe. Et quand on me dit: «Ah, t'es un bouffon!» Je dis: «Mais je suis un bouffon, mais derrière, regarde.» Et voilà, je me la racontais positivement ce jeu. Je communiquais sur la réussite. J'ai pas de mal à ça. Si vous êtes bon à l'école, faut pas avoir honte. C'est vous qui êtes dans le vrai.
Je suis Mohamed Boclet, auteur, conférencier et formateur en techniques d'apprentissage. Je suis vice-champion du monde de lecture rapide et triple champion de France de mind mapping. Dans le podcast Connaissance Illimitée, on démocratise des techniques d'apprentissage. Le but de ce podcast est de parcourir la vie de plusieurs personnes inspirantes pour vous démontrer que la réussite est à portée de tous. Paix sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Connaissances Illimitées et j'ai l'honneur d'accueillir Mourad. Mourad qui était un ancien prof de maths, qui est aujourd'hui fondateur d'Evoliquids, qui est une startup dans le numérique, une des premières startups dans le numérique qui parle d'intelligence artificielle. Franchement, quand j'ai découvert ce qu'il faisait sur LinkedIn, bon c'est une star de LinkedIn, Il vous en dira un peu plus tout à l'heure. Mais quand j'ai découvert ce qu'il faisait, je me suis dit que c'était vraiment inspirant et que c'était en lien avec également les missions de Connaissance Illimitée. Et donc j'ai l'honneur de l'avoir ici avec nous et je vais lui laisser la parole pour qu'il puisse se présenter. Salut Mourad, dis-nous comment tu vas et présente-toi un peu.
Mohamed, tu devrais faire, tu sais, tu devrais intégrer des bruitages. Quand t'accueilles l'invité, faudrait, tu sais, les claps.
On va rajouter ça, je vais voir avec mon monteur pour rajouter du son au montage tellement c'est fort. Mais après, j'ai rien sous-estimé, plutôt j'ai rien augmenté, c'est tout simplement qui tu es.
Je suis très flatté, merci beaucoup Mohamed. Plus sérieusement, je suis très heureux de participer à ton initiative. C'est plus qu'un simple podcast, c'est en lien avec tout ce que tu fais que que j'applaudis des deux mains, Apprendre Autrement. Pour résumer, après je ne vais pas présenter ton activité, mais moi je m'appelle Mourad, je suis un ancien prof de maths comme tu l'as dit, je suis passionné d'éducation, de transmission du savoir, donc c'est quelque chose qui nous lie. Et en 2016, avec mon frère Rabah, qui lui est ingénieur en robotique et expert de la data et de l'IA, on fonde Evoliquid. On est à l'époque 2 ou 3 startups à faire programmer des enfants, en fait à vulgariser les nouvelles technologies, les rendre accessibles d'enfants, d'où le nom Evolukid. Mais l'eau a coulé sous les ponts d'ici là et puis du coup en 7 ans d'existence, on s'est intéressé aux enfants, aux ados, aux jeunes adultes, aux parents, aux collaborateurs d'entreprises et en fait finalement on couvre le 7-77 ou même le 4-99 ans et on fait des projets en fait autour des nouvelles technologies pour être acteur, pour être plutôt consom'acteur que consommateur. Être maître des nouvelles technologies, là, on le voit avec l'essor de l'IA. C'est pour ça que maintenant, Evolukid, quand on nous présente, on parle beaucoup d'intelligence artificielle, alors que quand on nous présentait auparavant, on parlait beaucoup de start-up de codage. On a un peu dépassé ce format où on n'a pas réduit Evolukid à simplement faire des lignes de code, mais plus largement, des nouvelles technologies, il y en a plein. En ce moment, c'est beaucoup l'IA et ces technologies, donc on s'y intéresse depuis maintenant 2-3 ans. On a publié un livre en 2021, L'Intelligence Artificielle, tu connais, préfacé par Luc Julia. Et voilà, et on mène des projets, pour résumer, pour les collectivités et les grands groupes. Et on a touché, voilà, des 200 000-300 000 personnes depuis qu'on existe.
Alors, tu as dit, vous venez de sortir un livre, mais vous en avez fait 7, je crois, si je me trompe pas, dans toute la thématique, dans cette thématique-là.
C'est ça, on a commencé par apprendre à coder sur Scratch. Scratch, c'est un logiciel développé par le MIT, c'est une merveille technologique, pédagogique, open source, gratuit. Donc le MIT, grande université de Boston, et qui vulgarise les lignes de code, qui fait en sorte qu'en utilisant leur logiciel, un enfant très jeune, il peut comprendre les ingrédients des algorithmes, c'est-à-dire les boucles, les variables, structures conditionnelles, etc., et qui fait que quand il voit des vraies lignes de code, eh ben, il peut mieux rentrer dans la compréhension des langages de programmation, le langage Java, langage C++, C et Python. Python, c'est le langage le plus utilisé au monde dans les entreprises et qui est maintenant, d'ailleurs je tiens à le préciser, qui est maintenant dans les programmes scolaires. Donc on a commencé à, voilà, ce livre-là sur Scratch, ensuite on a fait du Python, on a fait La Fabrique des Objets Connectés, il a le dernier en date qui C'est: «Monte tes propres vidéos et deviens YouTubeur.» Et là, il y a une petite feinte, c'est-à-dire qu'on va mettre à ces adolescents, à ces jeunes, le fait qu'ils veulent tous devenir YouTubeur. Je caricature un peu, mais c'est de leur montrer de manière sous-jacente que derrière ça, il y a une vraie connaissance. Il faut connaître le monde audiovisuel, écrire des scripts, donc travailler un peu son français, et voilà. Et puis bien sûr la connaissance outils en fait et la connaissance projet. Et donc l'idée en fait que l'enfant devienne YouTubeur ou pas, ça nous intéresse pas. D'ailleurs le débat est ouvert: est-ce que devenir YouTubeur c'est mal? On peut ouvrir sa chaîne YouTube sur les plantes, sur les fleurs, sur des maraudes, sur plein de choses.
On peut en créant sa chaîne YouTube, on peut travailler plein de types d'intelligence: intelligence verbolinguistique parce qu'on est amené à parler, interpersonnelle parce qu'on est amené à partager, On doit mettre du musical. En vrai, il y a plein d'intelligence et on développe énormément de soft skills en ouvrant une chaîne YouTube parce qu'aujourd'hui, les gens sont dans leur bulle. Et ça peut être aussi un prétexte pour pousser l'enfant à faire autre chose et à parler, à prendre la parole en public parce qu'aujourd'hui, de plus en plus, les personnes, les enfants, même les adultes sont frustrés. Ils n'arrivent pas à parler parce qu'ils ont peur. Et aujourd'hui, à l'école, on ne nous a pas forcément appris à prendre la parole comme il le fallait. Et donc oui, il y a des avantages et des inconvénients. Chacun, c'est pas le débat d'aujourd'hui, mais effectivement, je trouve que c'est super intéressant. Et j'ai vu le titre et j'ai vu un peu le descriptif de ton livre, je me suis dit il faut que— je suis un YouTubeur parce que j'ai une chaîne YouTube avec presque 40 000 personnes. Je fais une vidéo par semaine et je vois ce que tu veux dire. Parce que c'est pas juste tu dis j'ai une chaîne, je mets des vidéos comme ça. Non, c'est un travail et c'est très puissant. Moi, j'ai une question à te poser par rapport à à tout ce que tu es, tu t'es lancé dans 2007, on viendra à son parcours après, comment tu as fait, pourquoi tu t'es lancé dans tout ça et pourquoi tu as arrêté l'enseignement. Mais avant ça, moi ici, des personnes qui écoutent ce podcast, c'est à la fois des parents et à la fois on a aussi des ados ou des parents qui regardent avec leurs ados. Et pour toi, en quoi apprendre ces langages informatiques, s'intéresser à tout ce qui est IA est important aujourd'hui? Parce qu'aujourd'hui, c'est votre mission à toi et ton frère avec vos liquides, de démocratiser ça. Je vois tout ce que vous faites, aller chercher des pépites dans les quartiers avec des projets comme Keskiya pour les prendre et les faire monter et montrer que dans nos quartiers, il y a des personnes qui ont les compétences, qui ont les capacités de travailler dans les entreprises du CAC 40, tout ça. Toi, de ton côté, une personne lambda qui connaît rien, qui connaît rien à l'informatique, ce serait quoi le message pour dire bah faut faut que tu développes cet aspect-là et pourquoi c'est important de le développer?
Très bonne question, merci Mohamed. J'ai envie de dire, la programmation et l'univers de la tech autrefois était réservé à ce qu'on appelait les geeks ou les technophiles, etc. Et du coup, il y avait une sorte de scission, il y avait des mondes parallèles finalement, où sans connaître rien des nouvelles technologies, qui étaient peu présentes dans la société, en fait on pouvait s'épanouir, etc. Attention, je dis pas qu'on s'épanouit pas, on peut s'épanouir de manière... Mais là, pour le coup, ces nouvelles technologies ont grappillé de plus en plus dans notre quotidien. La question, soyez pragmatiques, chers parents, chers professeurs, Ça, c'est un autre débat. Est-ce que c'est bien, c'est pas bien? C'est un fait. L'IA occupera la quasi, comment dirais-je, majorité de notre environnement. Les lignes de code sont présentes, le numérique, les smartphones, etc. La question, c'est de ne pas se laisser dépasser par ça. Comme je l'ai dit, devenir consom'acteur, être acteur, avoir la maîtrise. Comment faire en sorte que nos enfants, nos jeunes ou les individus soient acteurs pour être dans des pratiques éthiques. L'IA, encore une fois, on dit qu'en 2030, 2035, donc d'ici 10 ans, 70 à 80 des métiers sont liés à l'intelligence artificielle. Voilà, ça, il n'y a pas de faire ce que vous voulez, ça c'est un fait. Avec l'IA, On peut faire des choses atroces, on peut identifier des types de personnes et puis cibler, bref, et faire des choses très mauvaises. Avec un drone aussi, on peut tuer des personnes avec un drone en zone de guerre, mais avec un drone, on peut livrer des médicaments dans des zones difficilement accessibles. Avec de l'IA, on peut détecter un cancer et prédire, voilà, des maladies, sauver des millions de vies. Donc faut faire en sorte de prendre à bras-le-corps ces thématiques, être acteur dans le bien, dans la bonne éthique, etc. C'est ça le combat d'Evolu'Kid, c'est d'être maître de ces nouvelles technologies-là. Derrière toutes ces technologies, il y a bien un humain qui appuie sur un bouton ou qui rentre les données. Je prends un dernier exemple: l'intelligence artificielle se base sur des données, sur de la data, sur du big data. Il y a beaucoup de données. Qui entre ces données-là? Qui qualifie ces données? Qui traite ces données-là? Qui ce sont des humains. Si on fait en sorte que dans les équipes d'ingénieurs qui gèrent la donnée, il n'y a que des hommes, eh bien on va biaiser les données parce que comme il n'y a pas assez de femmes, même s'ils sont bien intentionnés, ils vont biaiser les données. S'il n'y a que des Blancs, les données seront biaisées. S'il n'y a que des Noirs, c'est pas bon. S'il n'y a que des personnes valides, c'est pas bon. Il faut diversifier. Justement, la diversité n'a jamais été aussi importante que dans ces questions-là. Donc voilà ce que j'ai à dire, c'est oui, c'est important d'apprendre à coder et tout ça parce que ça touche tout le monde, pas que les ingénieurs. Maintenant, même si je fais de la communication et du marketing, eh bah, parler avec des personnes qui sortent de licences marketing, communication, ils vous parlent de quoi? D'algorithmes. Oui, les algorithmes d'Insta, on, voilà. Et donc il faut qu'ils comprennent ce que c'est. Maintenant, quelqu'un qui est dans le marketing, il doit rentrer dans ce qu'on appelle le back, c'est-à-dire une application ou un site. Il y a le front, c'est ce qu'on voit, et le back, c'est les lignes de code. Même s'il code pas beaucoup, il doit sur WordPress, WordPress voilà, c'est pour créer des sites, eh ben il va plus travailler en binôme avec ce qu'on appelle avant un webmaster. Tout seul, il doit lui rentrer, rafraîchir la page, la changer, etc. Donc tout ça pour dire que qu'on soit très technicien, très technique, et qu'on va être ingénieur dans l'IA, et on a beaucoup, beaucoup besoin, ce sont des métiers d'avenir. Vos enfants, s'ils ont une appétence pour le numérique, poussez-les, poussez-les. Je préfère que mon enfant passe une après-midi devant un ordi à faire des lignes de code et à résoudre des problématiques qu'effectivement qu'il passe son après-midi sur les réseaux sociaux à consommer et à être passif. Donc voilà, la question, en fait, il n'y a même plus de débat, le numérique est extrêmement présent et donc il faut s'accaparer ces nouvelles technologies-là et pour mieux créer le monde de demain.
Et donc tu conseilles à tous les parents, même les personnes qui ne s'intéressent pas à ça, d'aller aujourd'hui lire, s'informer, commencer à apprendre des choses sur la thématique parce que tu estimes que d'ici 2030-2035 Si les personnes ne le font pas maintenant, ils seront soit dépassés, soit ils le feront un peu... Je vais prendre l'exemple d'internet. T'avais les personnes qui avaient à l'époque 40, 45, quand il y avait internet, ils disaient: «Ah non, mais moi je vais pas toucher internet.» Et c'est les mêmes qui aujourd'hui ont maintenant 65 ans, 70 ans et qui sont dépassés parce qu'au moment où ils pouvaient le faire, ils l'ont pas fait. C'est à peu près ce que tu es en train de me dire par rapport à tout ça.
On parle d'analphabétisme numérique. Ils seront analphabètes, il faut le dire, ils seront analphabètes, mais numériques. Et ce qui est marrant, c'est que quand on a fait des ateliers nous pour des seniors, c'est exactement ce que tu dis là, ceux qui ont maintenant 65-70 ans, tu avais des ingénieurs dedans. Et du coup, allergiques, ils ne savaient pas du coup c'était quoi une appli, ils ne savaient pas utiliser. Comme ils ont une tête bien faite, bien entendu, ensuite ça allait très vite. Ah mais c'est ça en fait? Oui monsieur, c'est pas plus compliqué que ça. Et après, ça, tu es mieux positionné pour le dire, c'est les déconstructions mentales, c'est le mécanisme du cerveau, comment il fonctionne, ça c'est toi qui sais. Mais le numérique, c'est une connaissance. Tu peux être expert dans le feuillage et dans les champignons et tu peux être pareil expert dans le numérique ou pas forcément expert. Tu peux avoir une appétence pour les champignons et les plantes et tout ça, et je trouve ça magnifique. Le numérique ne veut pas dire qu'il ne faut plus s'intéresser au monde réel. Moi, j'aime beaucoup la nature, j'aime bien me balader en forêt, j'aime beaucoup les animaux.. Ce n'est pas une dichotomie et ce n'est pas en fait noir ou blanc. C'est des paramètres, c'est une connaissance à avoir en plus de tout ce qui était fait avant.
Aujourd'hui, tu es une référence dans cette thématique-là, mais je voudrais maintenant revenir sur ton parcours. Déjà quand tu étais jeune, tu étais quel type d'étudiant? Parce qu'aujourd'hui, on t'entend, tu es prof. Souvent on dit prof, prof de maths, c'est l'excellence pour beaucoup de personnes. Quand tu étais étudiant, tu étais quel type d'étudiant?
Alors, c'est une bonne question. Donc moi, je suis issu d'une fratrie de 6 enfants. J'ai eu la chance que ma mère, en fait, nous a inculqué les valeurs du travail et l'importance de l'école très tôt. Donc ça a été, je pense, de manière inconsciente, faible, déjà en haut de moi. Moi, je suis au milieu, je suis le 4e de la famille, donc je suis 4e après encore ma petite sœur et mon petit frère, et donc j'ai 3 grands frères et grandes sœurs. Et du coup, ça c'est un conseil que je peux donner, c'est mettre beaucoup d'énergie sur le premier ou la première. En dessous, tu as une sorte de pression qui pour moi était positive. Après attention, je ne suis pas psychologue, mais moi je ne me suis même pas posé de questions, Mohamed. En haut, ça suivait, c'était du bac S, c'était félicitations, conseil de classe. Tu arrives et quand on te reconnaît, «Atik, il est où Atik ?» «Ah, Mourad, c'est vous Watik? Oh là là, j'ai vu vos grands frères et grandes sœurs, ils étaient adorables, ils travaillaient bien et tout.» Derrière, tout de suite, tu es dans le mindset de réussir. Donc voilà, j'ai été, si tu veux, j'ai bercé dans ça. À la maison, ouais, ça parlait, voilà, ça parlait. J'ai mon frère à qui je suis associé, c'est un geek, c'est un technophile. On regardait C'est pas sorcier, on regardait, on allait au bibliobus. Les bus qui passent là dans les quartiers, Dieu merci, franchement c'est des gens ça, il faut les récompenser. On allait choper des livres sur les sciences. Donc moi très jeune, j'avais compris que, je comprenais, j'étais très à l'aise avec les phénomènes scientifiques. Je voyais mes grands frères et tout qui lisaient ça, ils m'expliquaient, ils me posaient des questions. Après moi j'ai transmis ça aussi plus en bas. Donc j'ai mon grand frère qui est ingénieur, j'ai ma petite sœur qui est médecin, j'ai mon autre petit frère qui est conseiller en gestion de patrimoine, mais qui était un très bon, qui a fait S aussi. Donc en fait, si tu veux, c'est un peu des cultures, c'est la culture de la famille. Après, tu as aussi une pression positive sociale où on dit la famille Attik, eux c'est des, ils appelaient ça avant, c'est des têtes, ils disent tu vois, des têtes, des tronches, appelez ça comme vous voulez. Donc moi ça, je l'ai bien vécu, j'étais à l'aise avec ça, j'étais à l'aise avec ça, je viens d'un quartier, j'avais aussi des fois des codes de quartier. Mais j'avais un fort caractère où je ne passais pas pour le ringard. Ça, s'il y a des ados qui écoutent, j'étais fier moi d'être premier de la classe et d'avoir félicitations au conseil de classe. Et quand on me dit: «Oh, t'es un bouffon !» Je dis: «Ouais, je suis un bouffon, mais derrière, regarde.» Et voilà, je me la racontais positivement, je communiquais sur la réussite, je n'avais pas de mal à ça. C'est-à-dire que quand j'avais 18 ans...
Tu étais déjà, quand tu étais étudiant, quand tu étais au collège et au lycée, tu étais déjà un exemple d'excellence. Parce qu'aujourd'hui, moi je t'ai connu sur LinkedIn avant qu'on se côtoie, qu'on parle ensemble et tout, tu étais déjà à promouvoir l'excellence à ta manière avec: oui, je suis une personne issue de l'immigration, du moins mes parents, moi je suis né et je suis là, je suis une personne qui est peut-être, qui n'a pas le même parcours que beaucoup de personnes et je montre que tout le monde peut réussir et que dans nos quartiers on peut réussir. Et donc, tu as accepté d'avoir ce poids. Je te dis, voilà, on met des mots. Tu as accepté d'avoir ce poids qui était: oui, je suis un rebeu, mais on peut être bon et ce n'est pas parce que j'ai une tête comme j'ai qu'on devrait être moins qualifié ou autre. C'est un peu un combat que tu mènes indirectement ou je ne sais pas si j'ai mis les bons mots. Je ne sais pas si j'ai le droit de dire ça, mais—
C'est important ça, ce que tu dis, ce que tu décris, bien sûr.
Et au quartier, je reviens par rapport à ça parce que moi, j'accompagne plein d'ados. Et aujourd'hui, quand tu es bon, tu arrêtes de faire le bouffon, arrête de faire le premier de la classe. Et comme tu as une pression sociale qui fait que forcément tu as envie de rester avec les gens qui sont comme toi, donc tu restes forcément. Si moi, exemple, moi j'ai grandi à Saint-Ouen dans le 93, mes amis avec qui je traînais, forcément si tu veux rester dans ce groupe-là, ils vont dire: «Mais non, attends, il y a un problème. Soit tu restes avec nous, soit tu arrêtes de faire le bouffon, mais c'est compliqué.» Et toi, tu as Dans ce que tu viens de m'expliquer, tu as réussi à avoir les deux et c'est super bien. Et c'est ce que je pousse aujourd'hui les ados à avoir parce qu'effectivement, il n'a jamais été aussi bon. Des fois, j'ai même fait un jour une publicité dans laquelle je disais: il n'a jamais été aussi cool d'être le premier de la classe, il n'a jamais été aussi cool d'être le bouffon de la classe. Parce que c'est exactement ça. Tu es bon, mais ça ne t'empêche pas de délirer, de t'amuser, de faire plein d'autres choses. Mais être bon à l'école, Ça doit pas être une honte, ça doit être plutôt une fierté et on doit se pousser vers ça. Tout le monde doit se motiver à être premier de la classe et nous on se tire plus vers faut qu'on reste au fond de la classe et autre chose. Mais ouais, je te laisse rebondir.
Mais j'ai 2 anecdotes et avant ça, du coup, message là pour les ados: le bien est connu, le mal est connu. Faut pas avoir honte de faire du bien et d'être bon et d'être bien, etc. Ce qui veut pas dire que si on n'est pas bon à l'école, on est mauvais, c'est pas ça que je dis. Mais si vous êtes bon à l'école, Faut pas avoir honte, c'est vous qui êtes dans le vrai. Ceux qui veulent vous tirer vers la médiocrité, vers le mauvais, eh bien, qu'ils s'accrochent. Donc moi, j'ai pas de mal à ça. Donc première anecdote, c'est que tous mes potes, tous mes potes qui me disent: «Mourad, on n'a jamais autant travaillé, été sérieux que quand on était dans ta classe.» Parce que tu es un challenger, parce que du coup, il y a de la compétition entre nous. Mahadi, s'il m'écoute, M'a dit du coup un renoi, tu vois, franco-malien, un Français d'origine malienne, qui est maintenant ingénieur d'ailleurs, et c'était mon pote, c'est un ami d'enfance, c'est un frère. Mais quand il était dans ma classe, c'était la guerre. S'il avait 19, fallait que j'aie 19 et demi, tu vois. Et on se challengeait comme ça, on se regardait de loin, on se disait «Ah, tu vois, des masses comme ça». Et je me rappelle, on avait un délire, c'est que quand on avait les notes, Tu vois, ils rendaient les notes, donc il avait 18, j'avais 19 ou le contraire. Tu vois, on se le mettait en dessous du manteau et on allait en récréation et je simulais un petit malaise. Je disais: «Mohamed, qu'est-ce que t'as ?» Je faisais: «Attends, pardon.» Et puis j'ouvrais mon manteau et puis hop, 19 sur 20. Et je montrais ça à mes potes, à d'autres et tout. Et tu forces le respect en fait. Et du coup, mes potes qui réussissaient moins à l'école, après à la fin ils te respectent.. Il t'encourage, te dit franchement bravo et tout, tu vois. Ça, c'est une chose. Deuxième chose, j'arrive au lycée. Donc là, c'est dans ton écosystème de quartier. Maintenant, quand après t'arrives au lycée, tu sais, c'est malheureusement, c'est les crémages. Au début, t'es en bas de, voilà, t'as l'école qui est en bas de ton bâtiment, l'école maternelle, l'école élémentaire. Après, tu vas plus loin qu'elle et après tu vas au lycée, c'est au centre-ville. Et là, j'étais dans une option spéciale scientifique et on était 2 rebeus. Donc Mourad et Siham, je me rappelle. Et du coup sur 37, premier contrôle de physique. Et du coup, tu te rappelles du délire de remettre les notes d'abord la plus basse vers la plus haute? Donc moi, j'avais encore une fois code de quartier, j'avais je pense sur Lacoste, un truc comme ça, Nike et tout, tu vois, Air Max et tout.
Tu avais le code du quartier, mais tu étais...
Et qu'est-ce que je prenais un malin plaisir, donc premier, tu vois, un peu discret et tout, Les gens se regardent, qu'est-ce qu'il fout là lui déjà en option élitiste S et tout. Et ils rendent les contrôles, bam bam bam, 5, 5,5. Nicolas, attention là, faut être plus rigoureux dans ça, ça, ça. Et mon camarade, il disait, attends, il y a un problème là, on est déjà dans les 13-14, il a pas eu sa note. 15, lui il a dit, ouais, il a eu 11,5, je sais pas, il y a un souci, tu vois. Ils arrivent premiers, 18,5. Et tout le monde se retourne, il y a des Les têtes qui tombent. Et ça, je prenais un malin plaisir à casser les codes.
Et ça a duré quasiment tout ton collège, tout ton lycée?
Collège, lycée, moi voilà, j'étais très très bon. J'ai eu une période intéressante aussi, crise d'adolescence, un peu vers 16 ans où j'ai découvert un petit peu que traîner un peu en bas du bâtiment, je faisais rien de mal, mais je perdais un peu mon temps. Je me suis un peu concentré sur le foot, sur les potes et tout. Et du coup, tu vois, c'est intéressant aussi à dire, j'ai raté le bac une fois. À cause de quoi? J'ai raté le bac, bah, j'ai première S, j'ai commencé avec 14 de moyenne générale. En S, c'est très bien, tu vois, j'étais dans le trio. Après, j'ai eu, je ne sais pas, 11, après j'ai eu 9. Donc après, voilà, bon, je passe en terminale. Quand j'ai voulu reprendre un peu, je me suis un peu, bref, et puis, je n'ai pas eu de bons professeurs. Mon lycée, il n'était pas top, j'ai revu ça. Du coup, je n'ai pas eu le bac, j'ai eu, je ne sais pas, j'ai eu 7,89, un truc comme ça, en foutant rien. Après, je me suis ressaisi et après j'ai fait maths sup. Donc je me suis dit, j'ai 15 de moyenne en maths, 17, j'ai eu 17 en physique et tout. Et après j'ai fait maths sup et pareil.
Je vais revenir sur ça, c'est super intéressant ça. Je découvre cette anecdote et que ce soit pour tous les parents qui écoutent et toutes les personnes qui écoutent, aujourd'hui, bon, tu es une référence dans tout ce que tu fais. Dans ton parcours, tu disais voilà, tu as des super notes et effectivement, tu peux avoir un moment où tu baisses les bras. Exemple, là tu es passé de, pour moi c'était, tu as eu le bac avec, ton parcours en t'écoutant, je me suis dit c'est bon, il a continué bac avec mention très bien et prépa et tech. Non, il y a eu un passage à vide, un passage où tu n'as pas eu le bac. Et là, tu as deux types de personnes. Tu as ceux qui vont se dire, j'ai pas le bac, je continue. T'es au fond du trou et tu continues à creuser. Moi je dis souvent aux gens autour de moi, je dis quand t'es au fond du trou, la première chose à faire c'est d'arrêter de creuser. Des fois y'en a ils sont au fond et ils continuent à creuser. Donc toi t'étais au fond, t'avais soit t'arrêtes de creuser et tu remontes, soit tu continues à creuser. Et t'as décidé d'arrêter de creuser et boom, t'as repris le niveau 15 et après Maths Sup, Maths Spé et t'as continué dans l'enseignement.
C'est ça, mais c'est exactement ce que tu dis, c'est qu'après un moment donné tu te poses plein de questions. En fait, je vais faire quoi? Et ton ego, il faut le plier. Parce que quand tu étais habitué à être premier, deuxième, troisième, à l'excellence et tout ça, là tu commences à être un pestiféré. Tu arrives en terminale, ils savent pas que tu étais bon toi au collège ou en seconde, tu n'as pas de communication. Tu sais, quand tu commences l'année, tu commences au début. Et malheureusement, moi j'étais prof, il y a beaucoup de jugement malheureusement. Tu es là, première note, on te catalogue après.
Bien sûr, bien sûr. Et tu acceptes l'étiquette. Tu as deux types de personnes. Tu as les personnes qui vont accepter l'étiquette en disant: oui vas-y, tout le monde me dit que je suis bête. C'est pour ça qu'il faut faire très attention aux paroles qu'on donne à notre entourage quand on parle avec quelqu'un. Ne jamais juger la personne mais juger l'acte.
Bien sûr.
Parce que quand tu juges la personne, tu es bête.
Non.
Ou tu vises la personne et donc la personne avec le temps, elle se met cette étiquette et elle assimile cette étiquette à qui elle est réellement. Alors que quand tu juges l'acte, l'acte est dissocié de la personne. Donc tu peux dire: non mais c'est pas normal, t'es quelqu'un d'intelligent, je comprends pas qu'une personne intelligente comme toi puisse avoir 15 de moyenne, avoir 8. Ouais, alors donc ok. Et qu'est-ce qui t'a poussé, parce que tu as fait maths sup, maths spé, tu aurais pu être ingénieur, tu aurais pu faire plein de choses. Qu'est-ce qui t'a poussé et t'a lancé dans l'enseignement?
Ok, donc j'ai fait que maths sup, et justement pourquoi j'ai fait que maths sup, parce qu'après je suis parti à la fac pour faire une licence de maths. Mais du coup, avant ça, c'est intéressant de noter que Très tôt, même au collège, comme j'étais bon, j'étais une référence, je donnais un coup de main à ceux qui galéraient un peu. Et je poussais, il y avait Mahadi qui était très bon avec moi, mais tu avais d'autres potes dans la classe. Je disais: «Mais les mecs, il y a contrôle et tout, on a une heure de perm, vas-y, sort, si vous voulez que je vous donne un coup de main.» Donc j'avais très vite, dès la fin de collège, peut-être je disais mes 5e, mais dès 4e, 3e, On venait me consulter pour un devoir maison. Des fois, je tapais le devoir maison des potes. Mais même dans ça, je trouvais que c'était pas... D'accord. Je dis: «Regarde, tu veux que je te le fasse? Viens, je te jure, c'est facile. Regarde, c'est une équation. 4x 2, le 2 tu le passes, le plus il devient moins.» Moi, je trouvais ça simple. Et ils me disaient les gens: «C'est vrai.» Donc, je donnais comme ça des coups de main. Après, au lycée, ça se transformait en cours. Des fois, en perm', on venait me voir, ils étaient 5, 6. Camarade, il ou elle d'ailleurs, et on avait un contrôle et je tapais 2 heures de cours. J'avais un petit tableau et donc j'étais... Moi, c'est des choses que j'aime bien faire, tu vois, j'ai un profil un peu de leader et tout, donc quand il fallait réviser le bac, c'est moi qui me colle, qui me mets au tableau et je trouve que, et là c'est toi qui va confirmer, qu'en termes d'apprentissage, c'est beaucoup mieux quand tu transmets, quand tu retranscris ton cours à quelqu'un que d'être tout seul dans ma chambre. Donc, ce que je faisais pour moi, réviser, j'avais compris qu'au lieu de réviser tout seul et d'être pas motivé et tout, médiathèque. Vas-y, venez, on se donne rendez-vous à la médiathèque de samedi 14 h et tout. Et je me disais, tiens, je vais passer du temps avec des camarades de classe, on va rigoler un peu, on va manger des gâteaux et des chips. Et en plus, je sais qu'à la fin de l'après-midi, mon cours, comme je sais que c'était un peu, en toute transparence, c'était un peu un peu égoïste, je savais que moi ça allait me servir. Bon, je savais que j'allais aussi, mais je savais que moi, fin d'après-midi, la leçon je la connaîtrais sur le bout des doigts, c'est ce qui se passait.
Tu vois? Il y a une prof de français au collège qui m'avait dit: ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire t'arrivent aisément. C'est-à-dire que tout ce que tu comprends bien et que tu as bien assimilé, tu vas pouvoir l'expliquer simplement et efficacement Alors que si t'as les mots, que t'arrives à l'expliquer, c'est que t'as bien compris. Et c'est pour ça que connaissance illimitée, quand les gens me disent ça veut dire quoi connaissance illimitée? Moi je dis ça veut dire apprendre, appliquer, partager. Tu apprends un savoir, tu l'appliques pour l'ancrer, et ensuite tu le partages. Et en le partageant, tu le rends illimité. Parce que plus tu le partages, plus tu donnes ce savoir à des personnes qui pourront le donner. Et aussi en le partageant, tu confrontes ton savoir aux gens. Et donc soit tu sais Et tu réponds, soit tu sais pas, tu vas chercher l'information et donc tu apprends encore plus. Parce que tout ce qui est matériel, quand tu le donnes, la dernière fois tu m'as demandé 100 €, je t'en ai donné 50, il me restait 50 €. Tu me les dois toujours, si tu avais pas oublié. Il a commencé à regarder moi, il a dit non, comment ça moi, il m'a jamais donné 100 €. C'est une blague, c'est une blague. Non mais quelqu'un te demande 100 €, tu donnes 50, il t'en reste 50. Le savoir, quand tu le donnes, plus tu le donnes, plus il se multiplie. Tu peux le donner à des centaines et des centaines de personnes, ça t'enlève rien à toi, mais ça le multiplie parce que c'est immatériel et ça c'est super puissant. Ok, et donc aujourd'hui tu as été enseignant pendant pas mal d'années et j'aimerais bien revenir sur cette partie-là de l'enseignement parce que moi je suis un peu dans l'enseignement entre guillemets, je suis pas prof mais j'apprends, je suis formateur, j'enseigne. Toi Quelles ont été pour toi les contraintes ou les problématiques ou les choses que tu as constatées sur les étudiants que tu as accompagnés et qui font, qui les empêchent d'avancer? C'est quoi qui, s'il y avait un frein ou deux freins que tu as constatés de manière récurrente sur les étudiants que tu as accompagnés au collège ou au lycée? Tu faisais quel niveau toi? Tu faisais le lycée, collège?
J'ai fait collège, lycée, ouais. Collège, lycée, puis post-bac, bac+1, bac+2.
Voilà, si tu en avais un ou deux, ça aurait été quoi?
C'est quoi?
Je ne sais pas si tu as déjà, tu t'es déjà arrêté pour voir ça et réfléchir à ça.
Alors, j'ai pris du recul sur, je le faisais de manière inconsciente, mais j'ai vite compris, tu vois, j'ai vite compris qu'en fait, tu ne peux pas dissocier le niveau de quelqu'un à ce qu'il est lui. C'est-à-dire que moi, on venait, on me disait: oui, votre enfant, mon enfant, il a un problème en maths. Et du coup, je faisais appel à des connaissances, pas des connaissances, mais à des aptitudes en psychologie, alors que je ne suis pas psychologue. Mais je comprenais, j'analysais, je regardais. Je disais: en fait, il n'a pas de problème en maths, lui. Votre enfant, je ne sais pas moi, il a... Regarde, j'étais prof au lycée français d'Alep en Syrie. J'étais prof au lycée international au Caire, donc des pays arabes. D'accord. Donc c'était des Syriens et des Égyptiens qui venaient au lycée français, on est d'accord. Et on me disait: «Mon enfant, il a des problèmes par exemple en maths.» Je dis: «Votre enfant, il n'a aucun problème en maths parce que quand je lui explique un peu en arabe ou quand je lui retraduis avec des mots simples, en fait il a des problèmes en français.» Ça, c'est un exemple. Et votre enfant, il a des problèmes à comprendre les consignes, mais quand, c'est-à-dire que le cheminement mathématique, la réflexion mathématique, elle est là, il comprend très bien. Mais ça c'est voilà, si on prend des franco-français ici là, j'ai enseigné à Nanterre, j'ai enseigné à Meaux, etc. Oui mon fils, etc. Je leur disais: votre enfant il a des problèmes de confiance en soi, on lui a montré les maths comme une montagne, etc. Donc du coup qu'est-ce que je faisais moi? En général dans les progressions pédagogiques, tout le mois de septembre jusqu'à la Toussaint, j'étais en retard par rapport à mes collègues. D'accord? Pourquoi? Parce que je travaille sur les individus. Ma classe, fallait qu'il y ait une bonne entente, une cohésion, qu'on se respecte, qu'on commence très strict au départ. Je remonte tout de suite. Pourtant je suis cool, les gens qui me connaissent, j'ai des élèves qui m'écrivent et tout. Des élèves, ils sont venus en pleurant, tu vois, je blague pas. J'étais un excellent professeur. Comprendra qui pourra. Il y en a qui vont dire: «Il se la raconte.» C'est un fait, mais je sais que j'étais un tueur. Pourquoi? Parce que j'ai compris qu'un prof de maths, il n'est pas là pour faire des maths, qu'un professeur, c'est un tout. Ils te le diront. Va voir des profs, ils te disent: je suis assistante sociale, je suis coach pour des parents. Ça, je l'ai compris qu'en fait, j'étais un animateur. Et moi, je disais: je ne donnais pas des cours, j'animais des cours. Je viens, je crée des jeux de rôles. Je suis une fois venu avec des Kinder Bueno pour les distribuer, on a fait un challenge et crois-moi que leur formule de dérivés, ils les connaissaient par cœur les élèves de première ES. Mais tu comprends, donc tous ces éléments qui sont connexes au métier d'enseignement, comme de par mon parcours, de par tout ce que j'ai raconté avant, j'étais animateur jeunesse toutes mes études, donc j'ai une bonne connaissance de l'individu Où est-ce que je vais mettre le savoir? Est-ce que c'est un petit verre de café? Est-ce que c'est un bol? Il faut savoir où est-ce qu'on va verser avant de verser. Cognitivement, tu regardes, tu sais ce que tu vas plus verser vite ou doucement. C'est un petit verre, tu vois. Et ben moi, d'abord, j'inspectais ça, si tu veux, pendant un mois. Je comprenais bien qui neutralisait. Important quand on a 2-3 et ils sont À ce moment-là, il faut les neutraliser, comment et tout. Je crée une bonne dynamique. Après, la confiance en soi, comment? Au lieu de faire commencer le programme de terminale, on revoit d'abord la seconde. C'est ce qu'ils font vite fait, 3-4 jours, mes collègues. Bon, c'est bon, après moi, ils te disent des phrases de fou qui sortent, les profs. J'ai entendu après moi, c'est pas mon problème. Moi, bien sûr que c'est ton problème, mon ami, bien sûr, tu es garant et tu fais que l'existant. Si ta classe, ils sont au fait et à jour, tant mieux pour toi. S'ils sont pas à jour, faut revenir 1 an, 2 ans en arrière, tu vas gagner. Et donc je prenais grave du retard au départ et après je lâchais le frein à main, je crée de la cohésion. J'étais très gentil, cool, mais je blague pas avec mes élèves. Je suis un peu de l'ancienne école par rapport à ça, je suis strict, je blague pas avec eux, je casse les codes, j'avais le numéro de tous les professeurs. J'ai des trucs non conventionnels, j'avais le numéro de certains entraîneurs de l'équipe de foot parce que tu as 3-4 fouteux. Donc je sais neutraliser et si tu veux des situations de crise, je perce ça mais en 2 temps 3 mouvements, le lendemain il n'y a plus de problème. Et donc mes élèves, les élèves, et vraiment avec tout ce que je vous décris là, vous comprenez comment j'arrive à avoir un élève qui a 1,5 de moyenne, qui est perdu, les maths c'est du chinois, la confiance en soi, et après avoir 12 au bac, à faire un fois 10. Et tous, on les amène à mental de gagnant, etc.
Si je devais analyser ça pour les personnes qui nous écoutent et transposer ça, là tu parlais des maths, mais on va transposer ça à toutes les choses de la vie. Si une personne dit qu'elle a un problème avec, exemple, moi je dis j'ai un problème avec l'anglais, je dis j'ai un problème avec les maths, j'ai un problème avec telle ou telle matière, peut-être que le problème n'est pas avec la matière parce que si tout le monde arrive à le faire, c'est pas le problème, mais c'est des choses sous-jacentes qui peuvent être soit la compréhension des consignes, soit donc quand c'est avec l'étranger, soit un travail sur la confiance en soi, l'état d'esprit, le fonctionnement de la personne et comment elle va travailler sur elle-même pour ensuite réussir à atteindre ses objectifs. C'est ça?
C'est exactement ça, mais j'ai même pas envie de dire, toi tu dis peut-être que, mais c'est sûr même qu'on n'a pas de problème avec les matières, voilà, c'est des méthodologies, c'est l'individu, c'est tout ça, c'est le cerveau, et ça tu connais ça mieux que moi, comment en fait, j'ai envie de dire, je vais donner une métaphore, tu me dis si elle est bonne. Tu as vu quand tu es bloqué à la hanche, à l'épaule ou que sais-je, tu vas voir le kiné, et il te manipule, tu vois, et clac, après il te débloque et c'est magique en fait. Est-ce que peut-être qu'on peut faire la même métaphore où du coup, tu vois, le cerveau en fait, on va le manipuler, on va le masser un peu et après—
Ce qui est fou des fois—
Et je disais moi, si on parle que de maths, les maths c'est la matière la plus juste au monde qui fait que tout le monde en fait, on peut, tu vois, on peut. Par contre, peut-être que l'anglais ou d'autres, peut-être effectivement celui qui a fait 7 séjours à Londres, il a travaillé sur le temps. Il a du temps d'avance qui est un peu dur à rattraper. Maths, je te jure que j'avais des surprises mais de fou. Il y avait des surprises où celui qui était dernier, parce qu'en plus les maths, c'est cérébral, on travaille ça tous les jours. Mais je pense que c'est transposable évidemment sur toutes les matières.
Je suis entièrement d'accord. Ta métaphore du kiné est très bien parce que des fois tu vas voir l'ostéo, tu as mal aux cervicales, il travaille le dos. Tu dis: «Mais pourquoi tu me travailles le dos ?» Il dit: «Ouais, parce que c'est ta vertèbre.» «T'as un problème au niveau de tes vertèbres, c'est pour ça que t'as mal aux cervicales.» «Ouais.» «Ok, lui toi t'es venu pour le haut, lui il travaille le bas.» J'ai dit «Mais il y a un problème.» C'est exactement ça.
Ok, c'est fou.
Et toi aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui t'as été enseignant, tu t'es lancé dans l'entrepreneuriat, ta société ça fait 7 ans qu'elle existe, t'as des projets incroyables. Est-ce que, toujours par rapport à, en tant qu'entrepreneur, est-ce que tu prends le temps aujourd'hui de te former, d'apprendre? De continuer à t'élever ou aujourd'hui t'as pas trop le temps?
Alors j'ai pas le temps que je voudrais, par contre en 7 ans on a fait 3 incubations avec Evoliquid. Incubation ça veut dire que t'es dans des dynamiques où t'as des coachs, t'as des formateurs, donc dynamique d'apprentissage. On a un coach qui vient nous accompagner Donc c'est un coach, c'est pas des cours. On va dire qu'on se forme différemment. Tu vois, on se forme différemment. J'ai fait des séminaires en France, à l'étranger, donc je bloque 2 jours, 3 jours. Ça, pour moi, c'est Rabah, mon associé et frère, il a une belle phrase. Il dit: quand on est diplômé, c'est le début de l'apprentissage. En fait, pour lui, tu vois, lui, il s'est formé sur 15 milliards de trucs. Il est ingénieur mécatronique. D'ailleurs, il est diplômé de SUPMECA à Saint-Ouen, tu vois. Ensuite, donc il a bossé un peu dans le secteur, il a vite vu en 2001, on parle de 2006-2007, que le développement web c'était hyper important. Il s'est formé en cours du soir au CNAM, 2 ans, il est devenu développeur certifié et tout, Linux embarqué. Ensuite, là en 2015, il s'est formé en big data, IA et tout, tu vois, là où C'est un bon exemple, lui vraiment il bouffe des formations, moi j'apprends plutôt différemment, mais oui on est toujours dans une dynamique d'apprentissage, de remise en question, de diversification, de voilà quoi, donc ça c'est essentiel pour moi.
Donc toi tu estimes qu'un entrepreneur pour son évolution il doit toujours continuer à apprendre?
Alors est-ce qu'il doit? Je ne sais pas, parce qu'après en même temps ce qui est bien quand t'es entrepreneur c'est que tu rencontres plein d'écosystèmes et t'apprends aussi de manière différente. Moi, j'ai décuplé mon apprentissage ou connaissances ou en relation sociale.
D'accord.
C'est-à-dire que là, comme je rencontre des gens tous les jours, des fois 5-6 personnes par jour, 5-6 rendez-vous en physique, en visio, c'est professionnel, tu vois, mais c'est pas les mêmes personnes, c'est des femmes, c'est des hommes, c'est des jeunes, c'est des étudiants, c'est des adultes, c'est des seniors. Et du coup, pour moi, je prends ça comme un apprentissage. J'apprends beaucoup, j'apprends énormément.
Tu apprends beaucoup en écoutant les personnes.
En écoutant les personnes, en vivant des expériences. Des fois aussi, tu as envie de dire aux gens: n'apprenez pas de manière scolaire, je m'inscris à une formation, il y a des prérequis et tout ça. Apprenez aussi de la vie. La vie, c'est un apprentissage. Mais ça veut dire quoi? Mettez-vous en mode observation et apprentissage, tu vois. C'est aussi quel mode j'active, tu vois ce que je veux dire? C'est-à-dire que des fois je ne suis pas conscient, mais des fois je me dis tiens, là il y a une situation, il y a un cas d'usage intéressant où je vais me taire et je vais regarder, je vais apprendre. Des fois je suis dans ma zone de confort et c'est moi qui maîtrise, des fois je dis purée, là il se passe quelque chose. Il y a mon frère qui parle, un gros coach ou consultant, il parle d'un sujet que je ne connais pas, tu vois, c'est pas un cours formel où il y a un tableau et Je prends des notes, mais j'observe. Je dis là, tiens, là j'ai une situation où c'est intéressant et je pose 2-3 questions et du coup je ressors, ils ont discuté pendant une heure et j'ai appris quelque chose et c'est une compétence qui est maintenant acquise et validée. J'ai bien compris telle et telle chose.
Super, merci pour ton partage parce que je pose ces questions que je pose souvent à toutes les personnes qui sont là, qui participent au podcast et ce qu'on a lu, c'est qu'on a tous un mode d'apprentissage différent. Et aujourd'hui, effectivement, permet à chacun de se dire: moi, je suis plus comme ci, moi je suis plus comme ça. Et donc, dans ton cas de figure, ce qui est très mis en avant parce que tu le reflètes, parce que tu en parlais quand tu étais jeune, t'es une personne qui a un bon relationnel, qui adore partager, qui est dans— et donc également, comme tu as un bon relationnel, tu as utilisé cette force qui est l'interpersonnel. Dans les intelligences, c'est l'intelligence interpersonnelle pour enseigner, mais également pour apprendre. Parce qu'aujourd'hui, quand tu passes ta journée à faire des rendez-vous avec plein de personnes qui ont des expertises différentes, et tu les écoutes, bah tu apprends de leur expérience, tu apprends. Et donc c'est un raccourci parce que la personne, elle a peut-être testé 10 fois quelque chose, ça a fonctionné ou pas, et donc elle, elle te met ça sur un plateau en disant voilà, j'ai testé ça, ça a fonctionné, ça, ça n'a pas fonctionné. Et donc tu apprends direct de leur expérience et donc tu prends un raccourci que beaucoup de personnes apprennent eux-mêmes parce qu'ils vont tester. Mais là, toi, tu l'as appris juste en écoutant des personnes, juste en faisant des rencontres. Et donc ça permet à toutes les personnes qui nous écoutent de dire bah moi, je peux apprendre différemment. J'ai pas envie de passer ma journée derrière une chaise. Prends ton téléphone, appelle des personnes qui ont ton expertise, fais des rencontres, va dans des trucs de networking, assieds-toi avec des personnes qui ont l'état d'esprit que toi tu aimerais avoir ou l'objectif que tu aimerais atteindre, écoute d'eux et apprends de ces personnes-là et tu verras qu'en apprenant de ces personnes, tu ne peux que progresser. C'est super. Est-ce que, juste je vais te poser une question, mais je pense qu'on y a répondu un peu. Est-ce que tu as déjà réfléchi à toi, quel type d'intelligence ou du moins Quel type de, quand t'apprenais, quel est le mode opératoire que tu activais? C'est-à-dire que, est-ce que, et comme tu es un nouveau domaine, tu sais pas par où commencer. Je te donne une thématique, tu dois te lancer dans ça, tu t'y prends comment toi? Comment tu fais pour apprendre?
Ok, je vais avoir d'abord une première lecture de découverte du document ou de la, tu vois, là on parle, je sais pas, on parle Je vais prendre un exemple, donc j'ai un document, j'ai un livre, j'ai un feuillet, donc je vais l'appréhender d'abord, je vais le prendre, je vais même le peser, je vais de manière sensitive, je vais toucher, tu as utilisé l'aspect kinesthésique. C'est quoi?
Kinesthésique, kinesthésique c'est le toucher.
Kinesthésique, je vais ouvrir, je vais regarder, je vais, voilà, c'est un peu comme des chiens quand ils se voient, c'est pas péjoratif, mais tu sais, ils se reniflent, ils se regardent, ils s'inspectent. Tu vas avoir ce rapport comme ça où, tu sais, il y a une sorte de combat qui va s'opérer entre moi et le livre ou moi et la connaissance. Bon, faut que je la dimensionne en fait. D'accord. Et si tu veux, il faut que je prenne l'ascendant tout de suite, tout de suite que je regarde, que j'ouvre et je me dis, je me rassure «Oh écoute, ça n'a pas l'air compliqué quoi, il faut que j'arrive à cette conclusion-là.» Tu vois, je fais ce travail même envers moi-même, me donner confiance d'abord. Je ne veux pas rentrer dedans et je vais découvrir, je ne sais pas si c'est facile ou pas, non. Il faut d'abord que j'appréhende le truc et que je me convainque que «Mohamed, t'inquiète, ce n'est pas compliqué, il y a des notions, il faudra les mettre dans l'ordre, etc.» Je le fais et tout. Et ensuite, j'ai une deuxième lecture là, du coup j'ai une lecture où Je prends des bouts, ensuite je m'arrête et je réfléchis. Je peux mettre des notes, mais pas des notes pour prendre des notes, des notes pour synthétiser un petit peu les idées importantes. Donc je vais le feuilleter d'abord, je vais en prendre connaissance, et ensuite je sors un peu les idées, je les répète, je regarde, voilà. Et il faut absolument qu'il y ait un avant et un après. Il faut qu'à la fin de cette séance avec moi-même, avec le document, Ça peut durer une demi-heure, une heure, plus. Je sors, je me répète à moi-même, je prends un tableau, je suis très tableau, très schéma aussi. D'accord. Je ne vais pas parler de mind mapping et tout, je ne suis pas formé, mais bon, grosso modo, Mourad, ce n'est pas compliqué, mais 3 idées, 1, 2, 3, c'est quoi les liens entre eux et je le fais un peu à ma sauce, ça me rassure moi. Alors, très important de se rassurer soi-même et voilà, et donc faire un peu à ma sauce. D'accord. Et à la fin, voilà, à la fin, et après, je vais tout de suite chercher à qui je peux l'expliquer.
Waouh, très bien. Et donc ouais, c'est fou, ton mode opératoire que tu mets, c'est un peu ce qu'on a dit tout à l'heure parce que tu vois, que ce soit pendant ton enfance, pendant tes études, dans ton travail, parce qu'aujourd'hui tu es dans l'enseignement, Evolve Kid c'est l'enseignement, et comment tu apprends, il y a un fil conducteur qui revient à qui tu es initialement et c'est super puissant.
Ouais, je pense que c'est ça.
Yes. Et une dernière question, on arrive sur la fin du podcast. J'aime bien poser cette question à tous mes invités, c'est une petite question un peu introspection. Si aujourd'hui c'était ton dernier jour sur terre et tu as les gens autour de toi, tes proches, et tu voulais leur laisser un héritage, un enseignement, mais cet héritage c'est pas de l'argent, c'est pas des biens, mais un enseignement. Quel serait l'enseignement que tu partagerais à tes proches autour de toi si c'était ton dernier jour aujourd'hui?
À mon avis, si c'était mon dernier jour, je ferais en sorte à la fois de penser à moi et d'être un peu égoïste, mais aussi de penser aux autres. Il faudrait que ce soit win-win. Moi, j'aime bien le win-win.
Alors, OK, j'ai compris ce que tu es en train de dire.
Non, non, mais ce que je veux dire par là, c'est que même après ma mort, ça me sert, tu vois. D'accord, ça me sert. Chacun après ses croyances et tout ça, mais même sans moi faudrait que du coup ce que je laisse, ce soit utile pour tous. Et du coup, faudrait que je laisse un enseignement qui soit viral, tu vois ce que je veux dire? Faudrait que ce que je laisse, moi j'aurais 3 interlocuteurs, mais je me pose la question comment je fais en sorte que ce que je laisse, qui a beaucoup de valeur pour moi, auxquelles, et ce sont des valeurs ou l'enseignement auquel je crois et qui a beaucoup d'importance, et je sais que je suis convaincu du truc, il faut pas que ça ne serve qu'à ces 5 personnes, ça sert à... Vas-y, et donc ce serait quoi? Et du coup je leur dirais, et c'est expérimenté, je leur dirais ne soyez surtout pas avare, donnez, donnez beaucoup de ce que vous connaissez, c'est ce que tu as dit, parce que c'est illimité, c'est-à-dire, et ça va vous retomber dessus, c'est-à-dire que des fois, je sais pas, il y a des gens, c'est bizarre, tu leur demandes des infos, ils sont, tu vois, ils sont avares, ils te donnent pas les... que ce soit un plan, que ce soit où ils sont partis acheter ce livre, où ils ont puissé, dans un site, tu vois. Et soyez généreux dans les connaissances que vous avez, parce que comme tu as dit, c'est illimité. C'est-à-dire que plus vous allez transmettre, plus vous allez vous les maîtriser, et en plus plus ça va servir. Une connaissance, si elle sert pas, ça sert à rien, quoi. Si elle sert pas, ça sert à rien. Je me répète, mais À quoi bon? Maintenant, vous avez bossé sur votre concept à vous, là on parle pas de ça, c'est la propriété intellectuelle, c'est vos lignes de code pour votre application, c'est autre chose. Mais les bons plans, les bonnes choses, votre réseau, soyez donc, moi la chose que je dirais, c'est partager la connaissance, partager avec les gens, parce que les gens, ou leur connaissance à eux, vous le rendront. C'est-à-dire que déjà pour ceux qui sont en mode, alors la pureté voudrait que de rien attendre en retour, ça c'est le summum, c'est ça me revient ou pas, c'est pas grave, ça c'est magnifique. Mais même si vous êtes dans une dynamique de ouais mais qu'est-ce que je gagne? Vous allez gagner, même si vous êtes dans cette dynamique-là, ce qui n'est pas forcément mauvais, chacun voilà, mais vous allez gagner vraiment. Donc partagez votre savoir, partagez votre réseau, donnez aux gens, Créons des relations humaines. Moi, c'est ce qui m'arrive sur LinkedIn, comme tu le disais. Franchement, je donne, je partage, j'aide et tout. Pas pour dire que je le fais, c'est comment j'ai grandi, c'est comme ça et je ne suis pas le seul d'ailleurs. Quand on a grandi dans un quartier, on est quand même assez solidaire. Donc, Mohamed, il y a 3 mois, 4 mois, on ne se connaissait pas. Tu m'as appelé, tu me donnes des plans, je te donne des plans. Ça s'est passé naturel. Mais ce n'est pas tout le monde, Mohamed. Ce n'est pas tout le monde qui fait ça. Et tôt ou tard, on va créer des vraies relations. Au début, c'était vraiment entre guillemets professionnel. "Ah bah, Mohamed, tu fais ça, c'est cool, c'est bien ce que tu fais, faut qu'on travaille ensemble." Et ces relations pro, quand elles se transforment en relation amicale, voire fraternelle, là, on a tout gagné. Après, c'est du réseau de qualité, etc. Mais voilà, partagez votre savoir et puis, c'est une bonne chose.
Yes, parfait. Merci pour ce témoignage. Donc on arrive sur la fin et pour finir avec les paroles de Mourad, partagez, soyez généreux. Et donc soyez généreux et partagez, c'est également partager ce podcast. J'en profite, je rebondis sur ce qu'il vient de dire. Si le podcast vous a plu, si vous avez appris des choses, partagez-le, prenez, mettez ça sur les réseaux sociaux, mettez 5 étoiles sous. Si vous êtes arrivé jusqu'à là, c'est que vous avez tout écouté et que Normalement, ça vous a plu, donc mettez 5 étoiles, pas 4 étoiles, pas 3, ça sert à rien. 5 étoiles. Mettez-nous un commentaire, dites-nous qui vous aimeriez que j'invite dans les prochains épisodes. Si vous avez également des contacts, des personnes que je pourrais inviter et que vous pouvez me faire une, comme il a dit Mourad, aider, faire une passe décisive pour pouvoir inviter quelqu'un que vous pensez être inspirant dans le podcast, n'hésitez pas à mettre le nom sous le podcast et je rentrerai en contact avec cette personne pour l'invité. Merci Mohad pour cet épisode, merci pour tous les enseignements que tu nous as donnés. Et aujourd'hui, on a appris énormément de choses grâce à toi et je trouve que c'est super puissant. Je vous invite vraiment à l'écouter, à réécouter et à appliquer ce que Mohad nous a partagé aujourd'hui, et également à le partager. Et c'est que comme ça qu'on peut progresser. Mohad, est-ce que tu as un mot de la fin? Est-ce que tu as un dernier truc à partager aux illimités qui nous écoutent?
Ou pas? D'abord, merci à toi. Il faut être très reconnaissant. Il faut aussi que, chers auditeurs, vous vous rendiez compte que bloquer une heure de temps pour Mohamed Boclet, pour moi, c'est du temps, ça a beaucoup de valeur. On a condensé, on a mis du cœur là, on a donné des pépites et on a tous des pépites dans nos domaines. Moi, je suis un expert de mon domaine. Ce que je vous donne, c'est un condensé de pépites. Donc consommez-les, partagez-les, etc. Ça, c'est très, très important. On est dans un monde assez éphémère où des fois on partage des choses, comment dirais-je, des choses qui n'ont pas beaucoup d'apport en fait, pas de valeur ajoutée. On est normalement là, nous on est en 2022, on doit créer un monde meilleur que la décennie d'avant. Et là, c'est dans la dynamique de partage du futile. Et c'est bien un divertissement, moi j'ai rien contre ça, moi-même je partage des choses qui me font rire, mais peut-être qu'on a exagéré un peu dans ça. Donc ce genre de contenu, faut pas être avare, faut vraiment le, voilà, il faut, il faut partager. C'est ça que j'ai envie de dire aux gens, ça revient avec mon dernier mot: partagez, ne soyez pas avare. Et s'il vous plaît, les trucs de 3-4 étoiles, j'ai jamais pigé moi. Oussama Ammar il a dit ça, le mec il a dit, un grand entrepreneur, il dit: je comprends pas, tu vois un post, tu likes, c'est pas compliqué, tu vois. Et si t'arrives pas à faire ça, qu'est-ce que tu fais en fait à la fin?
Exactement.
Un truc en plus que t'aimes bien et c'est une connaissance, tu mets un pouce, c'est pas compliqué. Mohamed Boclet, tu connais ce qu'il fait, c'est magnifique, il donne de la connaissance et tout. Merci. Donc donnez de la force.
Merci beaucoup, merci Mourad, à très vite, prenez soin de vous et à très très bientôt pour un prochain épisode du podcast Connaissance Limitée. Paix sur vous et à très vite.










