[ Podcast - #8 ] Comment vivre de son projet entrepreneuriale sans passer par le salariat ?

Alexandre Dana, founder of LiveMentor, built a business helping 20,000 entrepreneurs learn freelance and micro-enterprise skills through online courses and dedicated mentors. He went from two failed startups and living with his mother to running a 100-person company, and now focuses on multiple intelligences and intentional learning to avoid burnout.
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J'ai toujours été entrepreneur, j'ai jamais signé de contrat salarié. Mes deux premières entreprises, je les ai montées quand j'avais 19 et 20 ans. Elles ont été des fiascos total. Ça n'a pas du tout marché. Et la troisième entreprise, c'est celle sur laquelle je travaille toujours aujourd'hui, LiveMenteur. Je l'ai fondée il y a 10 ans.
Je suis Mohamed Bouclet, auteur, conférencier et formateur en techniques d'apprentissage. Je suis vice-champion du monde de lecture rapide et triple champion de France de mind mapping. Dans le podcast Connaissances Illimitées, on démocratise des techniques d'apprentissage. Le but de ce podcast est de parcourir la vie de plusieurs personnes inspirantes pour vous démontrer que la réussite est à portée de tous. Peace sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Connaissance illimitée et j'ai l'honneur d'avoir Alexandre Dana qui est le fondateur de LiveMentor et LiveMentor qui est une entreprise qui accompagne les entrepreneurs dans la francophonie, c'est même les numéros 1 dans ce domaine-là, je les connais, moi je les suis depuis très longtemps et j'ai l'honneur Aujourd'hui, d'abord, Alexandre Allais, il va se présenter, il va dire qui il est. Si vous ne le connaissez pas, il faut sortir de votre grotte parce qu'il est extrêmement connu sur les réseaux et un peu partout pour le travail qu'il fait depuis plusieurs années dans l'entrepreneuriat, dans également le fait de se lancer dans les différents projets. Et comment tu vas Alexandre? Bonjour, comment tu vas?
Bonjour, ça va très bien, écoute, je suis Honoré par la présentation que tu fais de moi et puis très content d'être dans ce podcast. On s'est rencontré toi et moi à la fin de l'année 2022 et c'était un bon petit coup de cœur professionnel entre nous. On a parlé pendant 2 heures sans s'arrêter de connaissances, de manière d'apprendre, de tests de personnalité, de plein de choses. Donc j'ai hâte de faire cette interview avec toi.
Super. Également, coup de cœur fin 2022, on a pu échanger, on s'est rencontré après assez rapidement en physique. Et c'est aussi un des enseignements de l'enseignement zéro. Des fois, il y a des personnes, vous avez l'impression qu'elles sont inaccessibles, il faut juste leur écrire, discuter. Et voilà, des fois, ça finit par un café et sur peut-être des amitiés et plein d'autres choses qui peuvent arriver dans le futur. Est-ce que Alexandre, tu peux te présenter? Moi, je t'ai fait une toute petite présentation, mais je pense que tu as encore plein de casquettes que tu veux présenter aux auditeurs.
Allez, c'est parti. Bah écoute, je m'appelle Alexandre Dana, j'ai 34 ans, je suis né à Paris, j'ai vécu quasiment toute ma vie à part 2 ans où je suis parti vivre en nomade durant la période du COVID d'ailleurs. Et j'ai toujours été entrepreneur, j'ai jamais signé de contrat salarié. Mes 2 premières entreprises, je les ai montées quand j'avais 19 et 20 ans, elles ont été des fiascos total. Ça n'a pas du tout marché. Et la troisième entreprise, c'est celle sur laquelle je travaille toujours aujourd'hui, LiveMentor. Je l'ai fondée il y a 10 ans, exactement 10 ans et 6 mois, exactement quasiment jour pour jour. Et LiveMentor a eu un parcours très difficile au début. Les premières années d'entrepreneuriat n'étaient pas faciles. On ne trouvait pas notre modèle, on ne savait pas comment entreprendre. Je n'arrivais pas à me verser un salaire tous les mois, je suis retourné vivre chez ma maman à l'âge de 29 ans, ce qui n'était pas une expérience marrante parce que tu retournes dans ta chambre d'enfant avec un lit qui a pas bougé et tu as tes pieds qui dépassent. Et finalement on a persévéré et puis on a réussi à trouver un modèle qui fonctionne, on a fait plein de micro-changements et on est devenu le premier organisme de France pour un public spécifique, les créateurs, les créatrices d'entreprise. On propose des formations en ligne, on a un catalogue de près de 25 formations. Toutes ces formations peuvent durer 3 ou 6 mois. Ces formations peuvent être plus ou moins intensives, mais à chaque fois il y a l'accompagnement par un mentor dédié pour chaque personne qui suit la formation. Et ces formations portent sur des compétences entrepreneuriales la compétence commerciale, la compétence en communication, la compétence en création de sites internet, la compétence en business plan. On a une équipe de 100 salariés chez LiveMentor et une équipe de 150 freelances. Ces freelances, c'est majoritairement nos mentors qui sont eux-mêmes ou elles-mêmes entrepreneurs. Et puis on a également une équipe en freelance pour gérer notre magazine. On a monté à côté de nos formations en ligne un magazine qui s'appelle Odyssey. Qui est un magazine papier qui sort tous les 2 mois, 60 pages, sur un thème de développement personnel pour les entrepreneurs. Donc la créativité, l'argent, on a fait un numéro sur l'amour, on a fait un numéro sur l'espoir, et on interroge la place de ce thème, de cette valeur comme l'espoir dans le parcours d'un entrepreneur. Et à côté, enfin, j'ai publié 2 bouquins. Le premier s'appelle Entreprendre et surtout être heureux aux éditions Albin Michel. Et le deuxième s'appelle Entreprendre et surtout— attends, je l'ai dit à l'envers. Le premier, c'est La Méthode Live Mentor, pardon, je m'y perds, tu vois.
Tu as tellement de casquettes, tu as tellement de casquettes que c'est normal, il y a pas de souci.
Le premier bouquin aux éditions Albin Michel, La Méthode Live Mentor, qui est un résumé de notre pédagogie entrepreneuriale. Et le deuxième, Entreprendre et surtout être heureux, Audition et rôle, qui est un livre sur le burn-out chez les entrepreneurs. Voilà, c'est un parcours, une vue d'ensemble de ce qu'on fait.
J'ai plein de questions à te poser, mais j'ai envie de rebondir sur plein de choses que tu as dit. Tu as dit: j'ai lancé ma première société, il y a 2 sociétés, ça a été un échec. Mais de ces 2 sociétés, qu'est-ce que tu as le plus appris? Parce qu'en fait, ça a été un échec peut-être financier, Mais intérieurement, qu'est-ce que tu as appris et ce que, et, et, et comment ça t'a permis de rebondir sur la suite?
Ouais, alors de là, j'ai appris deux choses de, de ces premiers échecs. Premièrement, apprendre à faire des choses par soi-même. Ma, ma première entreprise j'avais une associée qui avait des moyens financiers et qui avait mis 30 000 € pour créer le site internet auprès d'une agence web. Le site internet, on a attendu 9 mois avant qu'il sorte. Il y avait donc 6 mois de retard sur un objectif initial de 3 mois. Il y a eu un procès même au sein de l'agence entre un des développeurs et le patron. Et quand le site est sorti, il ne marchait pas. Alors qu'on était sur un site e-commerce aux fonctionnalités très basiques. Et donc moi, je suis sorti un peu traumatisé de cette expérience en me disant, mais en fait, pendant 6 mois, tu as attendu, attendu, attendu que le site sorte, tu as attendu ces 6 mois de délai, et tu disais que le délai supplémentaire allait se traduire par une super qualité, et en fait non, et tu as pas été utile à ta boîte. T'as rien pu faire, c'est affreux, tu es comme coincé dans le siège passager. Moi, je vais être dans le siège conducteur. Et donc c'est là que j'ai commencé à me former, à investir dans mes compétences et à apprendre à faire moi-même des sites internet, faire moi-même des séquences email, faire moi-même des propositions commerciales, faire moi-même la mise en place de certains outils pour gérer un service client ou pour gérer des finances, vraiment devenir bricoleur, quoi, devenir artisan. Et c'est vrai que moi, je viens d'une famille où on m'a pas forcément donné cet état d'esprit, en fait. Moi, on m'a dit fais des études, fais des études. Donc j'allais à l'école et j'ai aimé d'ailleurs plein de choses à l'école, mais par contre, j'ai réalisé que j'avais rien appris à faire moi-même.
T'as fait quoi comme études?
J'ai fait un collège et un lycée général, j'ai fait un bac ES parce que j'étais traumatisé par la physique-chimie, j'ai jamais réussi à avoir plus de 2 sur 20. Sciences Éco parce qu'il y avait pas de physique-chimie. Et puis ensuite, j'étais complètement perdu, absolument pas quoi faire comme études supérieures parce que ma mère était trapéziste de cirque et mon père est psychiatre et psychanalyste, donc ils connaissent rien au monde de l'entreprise. Et complètement par hasard, je suis tombé dans une classe prépa commerciale et je savais pas ce qu'était une école de commerce. Donc vraiment, la première semaine, je me retrouve dans cette prépa que j'ai intégré en dernière minute fin août. Et je demande autour de moi, mais en fait, c'est quoi une école de commerce? Et tout le monde se fout de moi, tu vois. Il dit, t'es un clown quoi, tu sais pas à quoi ça prépare. Et je savais pas ce que c'était. Et finalement, j'ai fait une école de commerce, mais j'étais très peu présent parce que j'ai commencé à créer des entreprises en parallèle de mes études. Voilà, donc le premier apprentissage, c'est vraiment faire des choses soi-même. Et le deuxième apprentissage, l'importance des associés Sur mes deux premières entreprises, c'était pas les bons associés. J'ai un associé qui est parti littéralement une semaine après le dépôt du KBIS, après la création juridique de l'entreprise. J'ai un associé qui est parti une semaine après en disant en fait c'est pas pour moi. Et là je me suis dit ok, à partir de maintenant il faut vraiment que tu trouves des personnes où tu es aligné en termes de valeur et des personnes qui ont des compétences à amener à l'entreprise.
Super. Tu parlais de tes études, donc tu as fait une école de commerce. Tu as fini l'école de commerce ou pas?
Oui, difficilement, mais en 5 ans au lieu de 3.
Et tu étais quel type d'étudiant?
Alors, en école de commerce, j'étais un fantôme, absolument invisible. Et j'avais comme seule priorité d'avoir mes résultats en y passant le moins de temps possible. Donc Là, je vais pas mentir, j'ai payé des gens pour faire des devoirs à ma place, j'ai séché un maximum de cours et j'ai même fait croire que j'étais parti à l'étranger. Il fallait faire un stage à l'étranger pour valider les études. J'ai fait croire que j'étais parti au Maroc dans l'entreprise de mon cousin, mais en fait je suis pas parti au Maroc. Je suis allé à la Grande Mosquée de Paris, j'ai pris des photos des plateaux de thé et je les ai insérées dans mon rapport PDF où j'ai raconté une expérience qui n'a jamais eu lieu.
Donc l'élève que j'étais... T'es vraiment fort! Franchement, là, t'es vraiment fort! Aller à la Mosquée de Paris pour prendre une photo des thés, pour l'insérer et dire j'étais au Maroc et faire signer la convention par ton cousin ou un truc à l'étranger. Mais alors, trop fort ce que tu viens de raconter.
J'étais un autre élève en prépa. J'ai eu un élève très différent en prépa.
Alors, mais tu disais que tu as été ce type d'élève, mais pourquoi tu as été ce type d'élève? Parce que tu entreprenais en parallèle?
Parce que j'entrepreneais en parallèle et que je voulais passer le moins de temps possible sur mes études. À ce moment-là, je voulais passer l'essentiel de mon temps sur mon entreprise.
LiveMenteur n'existait pas encore, ou c'est au moment où LiveMenteur se crée?
En fait, mes études ont duré 5 ans. Durant les 2 premières années, il y a eu 2 premières entreprises qui n'ont pas marché, et sur les 3 dernières années, il y avait le démarrage de LiveMenteur.
D'accord, OK. Et est-ce que, vu que, en vrai, je te posais une question mais j'ai peut-être déjà la réponse, vu que tu as peu été à l'école, est-ce que tu estimes que ce que tu as appris à l'école, ça t'a servi dans ton lancement dans l'entrepreneuriat ou ce que tu as fait après?
Non, non, non, monsieur, je n'ai utilisé aucune compétence acquise en école de commerce dans mon parcours entrepreneurial, absolument rien. Et c'est pour ça que je dis aux gens qui ont des syndromes de l'imposteur de ne pas avoir fait d'école de commerce, de ne pas avoir fait de grandes écoles, et qui pensent que ça va les freiner dans leur parcours entrepreneurial, je leur dis qu'en tout cas moi je l'ai fait, ça m'a coûté cher, ça m'a coûté 30 000 € ces études, et ça ne m'a pas du tout été utile pour développer mon entreprise.
Et aujourd'hui, chez LiveMentor, vous accompagnez des milliers d'élèves tous les ans. Vous avez dû dépasser les, je ne sais pas, vous êtes à combien d'élèves aujourd'hui accompagnés depuis le début? Plus de 10 000, 15 000, un truc comme ça? 20 000. 20 000 élèves. Dans les 20 000, en pourcentage ou en profil un peu, les personnes que tu accompagnes et qui se lancent dans l'entrepreneuriat, ils ont quoi comme, c'est quoi le type de profil? Est-ce que vous avez pu analyser ces types de profils? Ouais. Je te laisse parler de ça après.
En fait, c'est des personnes qui ressemblent à l'immense majorité des créateurs et des créatrices d'entreprise en France. Il y a 900 000 personnes qui se lancent chaque année et ces personnes ont en moyenne 40 ans, sont situées en dehors des grandes villes, opèrent une reconversion professionnelle, ont travaillé en tant que salarié pendant 10 ans, 15 ans, 20 ans et à un moment en ont marre et ont envie de créer quelque chose avec leurs mains, souvent autour d'une passion, ont une envie de liberté, ont une envie de développement personnel au fond, et ne cherchent pas à construire une entreprise multinationale, ne cherchent pas à lever des fonds, ne cherchent pas à recruter des dizaines d'employés, veulent simplement pouvoir vivre de leur activité. Et ce qui est toujours troublant, c'est que cette image-là, elle est en sous-représentation dans les médias. Dans les médias les plus influents aujourd'hui en France, on parle énormément des startups, on parle énormément des licornes, on parle énormément des grands capitaines d'industrie en France comme Xavier Niel par exemple, mais on parle très très peu de ce qui constitue pourtant l'immense majorité des entrepreneurs.
Effectivement, et ceux qui sont sur les réseaux sociaux vont entendre beaucoup parler des infopreneurs, des personnes qui font, montrent qu'ils font des formations en ligne, qui gagnent de l'argent. Et donc, on a l'impression que l'entrepreneuriat, on met l'entrepreneur ou l'entrepreneuriat, ça reprend toutes les personnes qui entreprennent. Mais tu as, comme tu as dit, peut-être 90 des gens qui veulent entreprendre et qui ont leur passion, ils veulent gagner l'argent de leur passion. Tu as ceux qui font, par exemple, comme tu as très bien dit, les startups, les infopreneurs et autres, et on met tout dans le même panier alors que non, c'est, il y a différents types d'entrepreneurs.
Ouais, moi en tout cas, les personnes que j'accueille dans les formations Live Mentor, c'est des gens qui veulent devenir freelance, c'est des gens qui veulent être indépendants, c'est des personnes qui se lancent en tant que thérapeute, en tant qu'artiste, des personnes qui ouvrent aussi des commerces locaux, des restaurants, des espaces de coworking. Voilà, donc des artisans, des coachs, des thérapeutes, des artistes, des freelances, des personnes qui souvent se lancent avec une micro-entreprise ou une EURL.
Et sur la pédagogie, parce que vous avez créé la pédagogie Live Mentor, moi je suis à fond dans l'aspect pédagogie, est-ce que tu peux aborder un peu ce point? Est-ce qu'il y a des piliers dans la pédagogie Live Mentor et quels sont ces piliers?
Bah, le pilier principal et qui nous a beaucoup différencié à notre lancement en 2016, c'est l'accompagnement par un mentor. C'est-à-dire qu'on peut bien sûr apprendre des choses avec des vidéos, avec des exercices, avec des PDF, mais pour le cas spécifique de quelqu'un qui monte une entreprise, avoir un mentor qui peut guider pendant 3 mois, qui peut avoir des moments d'échanges par visioconférence, qui peut faire des retours sur tout ce que fait l'entrepreneur dans les premières étapes de son projet, c'est essentiel. Et il faut que ça fonctionne, cette pédagogie, si le mentor est lui-même ou elle-même entrepreneur et a lui-même ou elle-même passé par ce chemin. Et c'est ce qui nous distingue beaucoup de certaines structures d'accompagnement où il y a du mentorat, mais il est pas fait par des personnes qui connaissent dans leur chair, j'ai envie de dire, l'entrepreneuriat.
C'est bien parce que c'est en adéquation avec ce que j'enseigne beaucoup dans ce podcast et ce que je partage: le apprendre, le appliquer, le partager. Souvent on me dit mais qu'est-ce que veut dire connaissances illimitées? C'est tu apprends, tu appliques, tu partages. Et donc toi, tes mentors que vous avez choisis, c'est des personnes qui ont appris, qui ont appliqué et qui sont dans la phase de partage. Et donc ils sont passés par ce chemin-là. Et la personne qui est en dessous, qui est en train d'apprendre, elle est en train d'apprendre d'une personne qui a déjà fait le chemin. Et souvent, quand tu cherches quelque chose, il faut demander à quelqu'un qui a déjà réalisé ce que tu as envie d'entreprendre. Si tu demandes à un boucher comment devenir électricien, je ne suis pas sûr qu'il va te donner les meilleures techniques pour devenir électricien ou autre. Je donnais cet exemple, je ne sais pas pourquoi j'ai eu le boucher, peut-être parce que j'ai faim et qu'il est midi, mais voilà, tout simplement.
Mais derrière cet exemple-là, il y a la question du matching. Et nous, on a passé énormément de temps et on continue d'optimiser en permanence. C'est vraiment le matching, c'est comment tu trouves pour chaque entrepreneur, chaque créateur ou créatrice d'entreprise, le bon mentor. Et donc on regarde l'expérience au niveau du stade de développement de l'entreprise, on regarde l'expérience sur le secteur d'activité, on regarde bien sûr la compétence dans la formation que veut suivre entrepreneur. On regarde aussi la compatibilité en termes d'horaire. Est-ce que les personnes préfèrent avoir des visios le matin, l'après-midi, le soir? On prend tous ces critères-là pour associer une personne en formation avec un mentor. Et un des exemples qui toujours me fait sourire, c'est quand on a des des élèves qui viennent se former pour développer leur entreprise, ils développent leur entreprise et puis 2 ans, 3 ans plus tard, ils reviennent pour devenir mentor. Et je pense à Gwenelle par exemple qui a monté un site e-commerce génial qui fait plusieurs millions d'euros de chiffre d'affaires qui s'appelle NUOO, c'est un site de cosmétique vegan et qui après avoir suivi une petite formation sur Instagram chez nous est devenue est devenu mentor et ça, c'est des très beaux parcours.
Waouh, c'est incroyable. Ça, c'est super intéressant ce que tu racontes. Et aujourd'hui, toi qui es CEO d'une structure comme LiveMentor, vous avez des centaines de salariés, comment tu continues à apprendre? Parce que la question que beaucoup de personnes se posent, c'est: oui, j'apprends au début, j'ai envie de me lancer, donc là dans le cadre de l'entrepreneuriat, et après, je suis la tête dans le guidon, j'ai pas le temps, et même les salariés: j'ai pas le temps, on n'a pas le temps. Donc toi, en tant que CEO qui gère des centaines de personnes, comment aujourd'hui tu trouves le temps d'apprendre? Est-ce que tu continues à apprendre?
Alors, la bonne nouvelle, c'est qu'hier soir, j'ai continué d'écrire mon article bilan de l'année 2022 et je me suis posé cette question justement. Et j'ai remarqué qu'en 2022, j'ai fait un effort bien plus important que les autres années pour apprendre sur les formes d'intelligence, sur la psychologie, la mienne et celle des personnes autour de moi. Et je l'ai fait avec différents outils. J'ai bossé avec une première coach, Anne, au début de l'année 2022. Ensuite, j'ai découvert un outil qui s'appelle les 5 portes du philosophe Fabrice Midal qui est un outil pour mieux se connaître, qui peut ressembler au DISC, qui peut ressembler au ProcessCom, pour lequel j'ai eu un énorme coup de cœur, notamment pour les notions d'ambivalence qui sont très bien mises en avant dans l'œuvre de Fabrice. Ensuite, je suis allé suivre un séminaire toujours de Fabrice Midal sur l'hypersensibilité. J'ai enchaîné en suivant un coaching avec quelqu'un dont on a parlé qui s'appelle Pierre David, qui a monté une entreprise qui s'appelle l'Académie de la Haute Performance. Lui, c'est un ancien sportif de haut niveau et il a mis au point une méthode qui s'appelle la dépolarisation. Et donc j'ai fait un coaching avec lui. Et puis enfin, je t'ai rencontré à la fin de l'année, et via les discussions qu'on a eues, je me suis pris de passion là durant les 10 derniers jours de l'année 2022 pour le sujet des intelligences multiples. Intelligence verbolinguistique, l'intelligence logico-mathématique, et ces différentes formes d'intelligence me donnent encore un nouveau éclairage. Et donc comment est-ce que j'apprends? Je pense que la première chose, c'est j'essaye de mettre une intention sur ce que je veux apprendre. Ça, c'est la première étape, c'est essentiel. En fait, pendant Pendant très longtemps, on m'a reproché quand j'étais étudiant d'être un papillon qui passe d'un sujet à l'autre. On disait par exemple sur le sport, mais pourquoi tu passes du badminton au ping-pong à la gym, etc. On me disait mais tu passes par plein de sujets différents. Ça, je crois que c'est ma force aujourd'hui dans mon mode d'apprentissage. C'est que je vois certaines personnes qui sont lancées au même moment que moi et qui continuent de se former mais sur les mêmes sujets. Ils continuent de se former par exemple en communication, en stratégie de distribution, mais en fait moi je crois que j'ai atteint mon Pareto là-dessus. Je crois que je connais le 20% qui me donne 80%. Et par contre, par rapport au challenge que j'ai dans ma vie pro et perso, ma psychologie et la psychologie des autres, ça c'est essentiel. Donc première étape: mettre une intention sur ce sur quoi je veux progresser. Et deuxième étape pour bien apprendre allez voir les meilleurs. Et moi, parce que je fonctionne beaucoup dans le relationnel, énormément dans le relationnel, et donc le fait d'avoir rencontré Fabrice Midal, d'avoir pu déjeuner avec lui, de l'avoir revu à plusieurs reprises, ça me donne une compréhension plus naturelle de son travail. Pierre David, j'aurais pu regarder ses vidéos, j'aurais pu lire son livre, mais j'ai d'abord commencé par travailler avec lui. Donc voilà, ma La deuxième étape pour moi, c'est d'aller à la rencontre de personnes que je trouve excellentes et progresser à leur contact.
Et super, l'intention. Et donc le premier cas, c'est avoir l'intention, et après le deuxième, être accompagné par les meilleurs.
Voilà, vraiment poser une intention sur ce sur quoi je veux me former, ne pas me former au hasard et ne pas me continuer de me former sur des sujets où j'ai déjà atteint le Pareto.
Dans un de mes podcasts, j'avais invité une personne qui s'appelle Amine et qui nous a partagé un enseignement qui est incroyable, c'est apprendre la bonne chose au bon moment. Ça veut dire quoi? Pourquoi il développait ça? Il disait, bah, les personnes qui veulent apprendre, exemple en communication, exemple tu veux lancer une entreprise, tu lances ton entreprise et tu commences à réfléchir à comment créer une holding, à faire des fiscalités, travailler sur la fiscalité, Mais quand tu crées ton entreprise, comment créer une holding, ce n'est pas la première chose que tu dois apprendre. Au début, tu dois te concentrer sur le plus important: comment trouver le bon produit, comment délivrer, comment créer ton offre ou du moins répondre à un besoin avant de regarder. Et effectivement, c'est se concentrer et donc avoir l'intention d'apprendre la bonne chose au bon moment et d'optimiser le temps parce que le temps, c'est la chose la plus sacrée qu'on peut avoir. Là, je vois, donc tu continues à apprendre et ça, c'est super intéressant. Quelle est la chose la plus incroyable que tu as appris en 2022?
Oh là, c'est—
ou sinon, on va faire une autre question.
Je pense que— non, mais je peux te répondre. J'hésite entre ce que j'ai appris sur le syndrome d'Asperger, d'accord, parce que j'ai différentes personnes dans mon entourage pro et perso qui sont autistes Asperger, sachant qu'il y a différents niveaux dans le spectre de l'autisme Asperger. J'ai enregistré à ce sujet un podcast pour Graines de Métamorphose, d'accord, avec quelqu'un qui s'appelle Paul Elkarrat, qui s'était fait connaître via une émission télé, qui est autiste Asperger et qui a publié un super bouquin intitulé Bienvenue dans mon monde. Bref, donc ça m'a beaucoup aidé de comprendre l'autisme Asperger qui est une force, qui est une force incroyable. On sait l'utiliser. L'autre découverte assez fantastique de 2022, ça reste quand même l'outil des 5 portes de Fabrice Midal, et notamment la porte rouge qui est ce bonheur d'entrer en relation. Cette, ça fait écho évidemment à ce que j'avais appris sur moi via d'autres outils comme ProcessCom, comme le DISC, mais Je trouve que Fabrice arrive bien à mettre en lumière les ambivalences, le fait que quand on est porte-rouge, on a une facilité naturelle pour créer du lien avec les autres, pour rencontrer de nouvelles personnes, pour aller dans des discussions qui sont profondes, authentiques, qu'on ne perd pas d'énergie quand on est entouré de plein de gens. Mais par contre, il y a des conflits. Est-ce que je préfère rencontrer 100 nouvelles personnes dans l'année qui vient ou est-ce que je préfère sur 5 personnes avoir le plus haut niveau d'intensité possible dans la relation? Est-ce que je vais sur la quantité ou l'intensité? Tu vois, et bon, et je pourrais continuer pendant une heure, mais ça a été vraiment un émerveillement, cette découverte de cet outil. Et je suis fier que là, dans le courant du mois de janvier, on lance, je suis très fier qu'on lance avec Fabrice une adaptation de son enseignement, de sa méthodologie au cas spécifique des entrepreneurs avec une formation qui sera intitulée Les 5 portes des entrepreneurs.
Wow, superbe, belle formation en perspective. Ça me fait penser à ce que tu es en train de dire avec la porte rouge, à l'intelligence interpersonnelle. Donc toi qui t'es intéressé aux intelligences là pendant ces 10 derniers jours, est-ce que tu as, en lisant sur le sujet, ou je sais pas si tu as regardé dans la formation, dans le pack connaissance limitée, dans la formation mémorisation, je parle un peu des intelligences un peu, un tout petit peu. Est-ce que tu t'es auto-analysé et tu sais aujourd'hui quelles sont tes 3 intelligences prédominantes ou pas?
Ah oui, oui, complètement.
Si c'est le cas, dis-nous. Moi j'en vois quelques-unes, mais je te laisse me dire ce que tu vois.
Bah, interpersonnelle évidemment.
Ouais, ça c'est sûr.
C'est ce que j'ai travaillé en fait en 10 ans de pédagogie, en 10 ans de mentorat, en 10 ans de formation. Moi c'est le seul métier que j'ai connu, c'est celui-là, c'est J'ai commencé en étant prof particulier indépendant. Mes deux premières entreprises étaient aussi dans le domaine de l'éducation, donc logiquement ça travaille l'interpersonnel. Le verbo-linguistique également, via l'écriture, d'abord l'écriture de newsletter, puis l'écriture de livres, puis l'écriture d'une chronique tous les 2 mois dans notre magazine Odyssée, dans l'animation de conférences en ligne. Et puis j'adore lire des histoires, tu vois. Moi, je crois sentir que pour détecter ton intelligence, tu peux regarder ce qui te passionne naturellement. Et moi, je suis passionné naturellement non pas par les tableurs Excel, mais par le fait d'écouter des histoires ou de lire des romans. Donc le verbe linguistique, et puis l'intelligence du corps, j'ai Je pense la voir aussi, en tout cas je la ressens.
Tu l'as ou tu la développes actuellement?
Ah, c'est une bonne question. Je la développe, c'est certain. Est-ce que je l'ai? Je sais pas.
Et est-ce que tu estimes que tu as l'intelligence interpersonnelle? Je pense que tu l'as beaucoup en t'analysant, mais est-ce que toi, en écoutant un peu la description des intelligences, est-ce que tu penses l'avoir?
Ah oui, oui, c'est ce que je te disais à l'instant.
Inter, non intra, je veux dire, excuse-moi.
Ah oui, je pense l'avoir. En tout cas, j'ai énormément fait évoluer mon rôle au sein de LiveMenteur par rapport à ce que j'ai appris de cette intelligence intrapersonnelle.
Parce que souvent, quand tu es, on est beaucoup très inter, juste quand tu es beaucoup interpersonnel, et ben indirectement tu es aussi, sans le vouloir, tu développes l'intra. Après, il y en a qui le sont, mais tu développes l'intra parce que plus tu donnes, plus tu dois recevoir. Quand je dis recevoir, tu peux recevoir de toi-même, c'est-à-dire si tu passes ta journée à donner, à un moment, tu as besoin d'être seul, tu as besoin d'être en introspection, de travailler, faire de la méditation, te reposer, avoir des moments pour soi, des moments pour se former, des moments pour lire, des moments pour méditer. Parce que ces personnes qui sont beaucoup dans l'inter, et qui font pas ce moment de pause pour être dans la trace, c'est à ce moment-là que tu as souvent pas des burn-out, mais des moments où tu es fatigué, tu en peux plus parce que tu fais que donner, donner, donner. Et ben inversement, tu as besoin de recevoir toi aussi, et c'est pour ça qu'il faut développer.
Tu viens de me donner une clé de lecture incroyable sur mon deuxième burn-out. Moi j'ai fait 2 burn-out, un en 2016, un en 2018. J'en parle dans mon deuxième bouquin. Et effectivement, je crois que j'avais quelques explications sur ces burn-out, mais là je crois voir qu'ils sont la conséquence d'un énorme déséquilibre entre l'interpersonnel et l'intrapersonnel. Passer beaucoup de temps à communiquer avec les autres, mais je passais peu de temps à me comprendre. Et c'est vrai que j'ai rééquilibré énormément ça depuis 2018. Et tous les outils que j'ai mentionnés là, que j'ai que j'ai creusé en 2022, ces outils qui travaillent à la fois l'inter et l'intra. Super intéressant, merci beaucoup.
Je t'en prie. Et pourquoi je partage ça maintenant? C'est parce que fin décembre, je faisais une formation à Paris, une soixantaine de personnes, et une personne qui vient me voir à la fin de la formation, formation mémorisation, et elle va me voir, elle me dit: «Mohamed, je viens de comprendre quelque chose.» J'ai dit: «Quoi?» Elle me dit «C'est fou, j'adore partager. Dès que j'apprends quelque chose, je dois appeler mes copines, je dois appeler telle personne, je partage.» Et, j'avais l'impression que c'était un défaut. Et elle me dit: «J'ai vraiment l'impression que c'était un défaut, j'ai l'impression que j'avais un problème de toujours vouloir parler, de raconter. Je t'ai découvert, j'en ai parlé à tout le monde pour expliquer ce que j'avais appris.» Et après, elle me dit: «Déjà grâce à ça, j'ai compris une chose. Et inversement, des fois à la maison à la fin de la journée, «Je ne veux plus que mon mari me parle, j'ai besoin d'être seul, j'ai besoin de me reposer. Des fois, je m'isole parce que j'ai besoin de me retrouver seul.» Et là, je viens de comprendre qu'en vrai, c'est normal d'avoir ces moments où je m'isole. Et c'est incroyable parce que quand on développe les intelligences multiples ou du moins quand on apprend à connaître les intelligences multiples, on met des mots sur des choses qu'on fait inconsciemment et on ne sait pas pourquoi on le fait. Et donc ça permet aussi de se dire, bah non, je suis normal, je suis comme tout le monde, j'ai pas de problème.
Super intéressant, c'est un très bon exemple. Et moi, j'ai aussi beaucoup creusé les intelligences que je n'ai pas, comme le logico-mathématique, tu vois, que j'ai absolument pas, que je développe pas du tout.
Oui, après, ce qui est bien, c'est que quand tu sais les intelligences que tu développes pas, faut se poser la question, est-ce que ça va, si tu en as besoin Tu peux aller la développer, mais si tu n'en as pas besoin, est-ce que c'est nécessaire d'aller la travailler? Est-ce que c'est le bon moment d'aller l'apprendre? Ça revient à ce qu'on disait tout à l'heure, est-ce que c'est le bon moment? Pour continuer, c'est quoi pour toi les, parce que là, vu que tu accompagnes des entrepreneurs, on va s'orienter un peu sur l'entrepreneuriat. C'est quoi les compétences d'un bon entrepreneur, si tu devais en définir que 2 ou 3?
Voilà, franchement, la première, c'est ce dont on discute depuis le début de ce podcast, c'est la capacité à apprendre. Et c'est pour ça que ce que tu fais, je pense, c'est absolument essentiel. Nous, avec nos formations, on vient quasiment, je dirais, dans un second temps. On donne ensuite du soutien sur des compétences très concrètes comme les compétences commerciales, les compétences en communication, les compétences de trésorerie. Mais comme on n'arrête pas de le mentionner, le développement d'une entreprise va nécessiter des compétences sans cesse nouvelles, va sans cesse falloir se renouveler, et il va sans cesse falloir de mieux en mieux se connaître. Et donc le meta-sujet C'est comment je trouve mon mode d'apprentissage à moi en tant qu'entrepreneur, ma clé d'apprentissage à moi en tant qu'entrepreneur. Et ça, moi, c'est mon— si je regarde mes 10 dernières années, c'est ce que j'aurais aimé savoir la première année. Bien sûr, les 4, 5, 6 premières années qui ont été très difficiles économiquement l'entreprise marchait pas, mais c'est aussi 4, 5, 6 années où je n'apprenais pas de choses nouvelles, je ne me formais pas, je ne me faisais pas accompagner, je n'avais pas creusé tout ce que j'ai creusé par exemple en 2022 ou dans les quelques années qui ont précédé. Et je le regrette, je ferais les choses très différemment si je pouvais revenir en arrière.
Et c'est bien parce que les personnes qui écoutent ce podcast, ils ont la possibilité de gagner 10 ans d'entrepreneuriat ou 10 ans d'expérience. Ou même si on n'a pas forcément des personnes qui nous écoutent, c'est des parents, c'est des étudiants et c'est des salariés qui n'ont pas vocation à forcément être entrepreneur. Même dans la vie en tant que salarié, dans la vie de tous les jours, passer du temps à se former nous permet d'évoluer. Et ça, c'est incroyable. Quelle est la dernière chose que tu as appris?
La toute dernière?
Vraiment, et ça peut être tout et n'importe quoi. Tu peux me dire j'ai appris à faire une tarte aux pommes, ça peut être ça.
Je pense que c'est les intelligences multiples. Je pense que vraiment la toute dernière, c'est les intelligences multiples. Ouais, c'est les intelligences multiples. Intelligence multiple et une et une figure de cirque aussi.
D'accord, bah tu as utilisé, tu as appris l'intelligence multiple et tu as mis, tu as développé l'intelligence kinesthésique avec ta figure de cirque. Ok, j'ai, on arrive sur la fin et j'ai une dernière question, c'est que, que je pose tout le temps à mes invités, que j'aime beaucoup poser. Si aujourd'hui c'est ton dernier jour et tu étais entouré de gens qui ce sont proches et tu veux leur laisser un héritage. Mais cet héritage, c'est un enseignement. Quel serait l'enseignement que tu laisserais à tes proches comme héritage?
Écoute, je laisserais pas un enseignement. S'il me restait vraiment qu'une journée à vivre et que j'ai mes proches autour de moi, je leur écrirais une lettre de remerciement à chacun, chacune. Je me concentrerais d'abord là-dessus. Et ça, c'est la porte rouge, hein, ou l'intelligence interpersonnelle. Mais c'est que vraiment, ma première priorité serait de dire à ces personnes à quel point elles m'ont aidé, à quel point elles sont incroyables, à quel point je les aime, de leur donner plein d'énergie, de force pour la suite. Leur dire que là, c'est mon dernier jour, donc demain je serai pas là, mais qu'elles pourront repenser à moi via tel objet, tel souvenir, telle photo, tel livre aussi. Voilà, c'est vraiment ce derrière ça, l'enseignement, c'est la puissance du lien qui est quelque chose qui moi guide énormément ma vie. C'est ça que je ferai.
Super, parfait. Est-ce que pour finir le podcast, tu as un dernier mot, quelque chose que tu aimerais partager à toutes les personnes qui sont là? On a beaucoup parlé intelligence multiple, on a beaucoup parlé apprentissage, mais est-ce que tu as quelque chose d'autre ou en lien avec ça, un truc à dire pour finir le podcast?
En conclusion, découvrir le monde des intelligences multiples, découvrir le monde de la connaissance, c'est vraiment prendre conscience qu'on peut tous profondément avoir confiance en nous, mais vraiment on peut tous profondément avoir confiance en nous et que tout ce qu'on se raconte sous la forme «lui il est intelligent, moi je suis bête », c'est complètement à côté de la plaque.
C'est complètement faux.
Il faut le répéter encore et encore. Toi je sais que c'est ton quotidien, c'est ta mission, mais il faut le répéter parce qu'on a tellement créé un système éducatif qui génère de manière industrielle ce syndrome de l'imposteur. Il faut lutter contre. Et là-dessus, il faut regarder la vidéo TED de Ken Robinson «Changer le paradigme de l'éducation» qui explique comment l'école actuelle a été construite en même temps que les usines au 19e siècle. Et que dans les usines on fait rentrer la matière première, il y a une boîte de conserve qui sort, et ben dans les écoles on fait rentrer une matière première, un petit écolier, et puis il doit ressortir un produit fini pour le système. Mais ce modèle-là évidemment ne peut pas fonctionner, ne peut que générer des problèmes de confiance en nous. Donc on change d'approche et on se dit plutôt il y a plein de formes d'intelligence différentes c'est quoi mes forces naturelles, c'est quoi mon système interne, mon fonctionnement, et comment à partir de ça j'entretiens le muscle de la connaissance qui va être un pilier pour tout ce que je veux entreprendre dans ma vie, quoi. C'est ça qui est fantastique.
C'est une belle parole de fin. C'est vrai que j'appelle beaucoup à ça et je dis souvent que, je le dis mais c'est réel, on est tous intelligents. L'intelligence est une capacité humaine.. On a juste des intelligences différentes. Moi, j'ai un type d'intelligence, toi tu en as d'autres et on est tous intelligents. Le problème, c'est qu'on doit répondre aux mêmes problèmes, on a tous les mêmes problématiques, mais on a des intelligences différentes. Donc, on évalue les personnes, on évalue des individualités, mais sur la même chose. Forcément, ça pose un problème et les gens s'en rendent compte beaucoup plus tard dans leur vie, une fois qu'ils sont sortis du système éducatif. Et là, ils prennent conscience que non, ils peuvent le faire et donc après, ils entreprennent où ils recommencent et d'autres qui vivent avec ce syndrome toute leur vie. Et malheureusement, ils sont passés à côté de ce qu'ils devaient faire, de leur mission, de ce qu'ils pouvaient faire et ce qu'ils pourraient faire parce qu'ils ne sont pas allés creuser. Ils sont restés dans le moule qui nous avait été donné. Super! Merci beaucoup Alexandre pour cet épisode. Tu nous as partagé plein, plein, plein de pépites. Si, et j'en suis sûr, l'épisode vous a plu, mettez 5 étoiles à cet épisode, donnez de la force, partagez. Si vous avez des gens autour de vous qui doivent découvrir les intelligences multiples, qui doivent apprendre, et vous savez que cet épisode peut les aider, bah, ça ne coûte rien, vous prenez, vous le partagez à 1, 2, 3 personnes, c'est gratuit. Et cette personne, grâce à elle, grâce à vous, elle va apprendre des nouvelles choses. Et n'hésitez pas à nous mettre en commentaire du podcast si vous avez un sujet que vous voudriez qu'on aborde dans le podcast, une personne que vous voulez qu'on invite. Je vous invite vraiment à aller voir ce qu'Alexandre propose avec Live Mentor, à aller voir son dernier livre qui est sorti il n'y a pas très longtemps, je crois qu'il y a Il y a 3 mois, 4 mois qu'il est sorti ton dernier livre?
Début de l'année 2022.
Ah, 2022, ouais. Le temps passe tellement vite, j'ai l'impression que c'était hier que tu en parlais. Donc, il est sorti début 2022 et cet épisode sort mi-février. Et donc là, je suis sûr que vous avez mon livre «Connaissance illimitée» dans votre bibliothèque. Si ce n'est pas le cas, je vous invite à aller le commander. Il est disponible partout, à la Fnac, Amazon, Leclerc et vous pouvez vous le dé— vous le procurer, apprendre des choses et le partager pour rendre ce savoir illimité et qu'un maximum de gens découvrent ce savoir pour s'ouvrir les portes de la connaissance tout simplement. Merci encore mille fois Alexandre pour cet épisode, pour le temps que tu m'as accordé. Et comme je dis toujours, je suis, tu es, nous sommes tous des illimités.
Trop beau message de fin. Merci beaucoup à toi, j'ai vraiment adoré ce podcast et c'est rare que je parle de ces sujets et ça fait du bien.
Super, à très vite.










