Two speakers discuss how criticism or humiliation can silence children, triggering a protective brain response that causes blanking during public speaking. They explain how to "disinhibit" this blocked speech and restore natural expression.
Les enfants parlent beaucoup et puis à un moment donné, on rencontre le mur de la critique. On a des moments pas faciles à vivre, quelques humiliations. Ça peut être en classe, ça peut être avec les parents et on apprend à se taire. Là où la parole est en expansion, tout d'un coup, elle s'arrête et hop, je me taire. Et toute ma vie, je fuis un peu ces moments de prise de parole en public. Tant bien que mal, je passe des oraux, je passe des entretiens, mais c'est une souffrance. Mais cette fluidité, on l'avait, on l'a perdue et le but, c'est de se désinhiber pour retrouver une parole plus libre.
En vrai, on a eu ce blocage quand on était enfant et après, on garde ce blocage et on grandit avec. Et c'est réussir à enlever ce blocage.
C'est ça, ça veut dire que le cerveau, lui, il a un objectif prioritaire, c'est notre survie, notre pérennité. Donc ton bonheur, à la limite, il s'en fout. Le premier objectif, c'est de survivre. Donc toute situation présente qui ressemble au passé, protection, tac, tu vas plus jamais revivre ça. Tu as vécu ça une fois, tu le vivras plus deux fois, quitte à fuir, à lutter, à faire le mort. C'est pour ça qu'il y a des espèces de blackouts parfois quand on parle, parce que le cerveau veut nous protéger finalement.