In this segment of Fabien Olicard’s talk, the speakers discuss the challenge of being accused of “changing” by friends and acquaintances when one begins to set personal boundaries and prioritize self‑growth. Olicard shares a vivid anecdote about a neighbor who monopolises his time at the mailbox, illustrating how such “time‑vampires” ignore non‑verbal cues and persist in conversation. He describes how he calmly but firmly told the person he would no longer listen, emphasizing that the refusal was not rude but a necessary self‑defence. The conversation then shifts to the emotional weight of friends reproaching him for spending less time with them, and Olicard reflects on his hope that the changes he is making are positive, signalling an ongoing personal evolution.
Il dit: «Je vous écoute pas, monsieur.
Quand vous me parlez le matin, je vous écoute pas et je vous écouterai plus.» Ces personnes qui peuvent se vexer quand t'as plus le temps pour eux, t'en parles un peu dans ton livre. Des phrases comme «t'as changé », «t'es plus le même », «t'as pris la grosse tête». Quel conseil tu donnerais aux gens qui sont là, qui nous écoutent? Ils ont cette valeur amie qui est très importante, mais en même temps, de l'autre côté, ils ont ce rêve ou cette mission.
Moi, je me souviens déjà de ceux qui me vampirisaient le temps. Ça va du voisin de la boîte aux lettres qui s'en fout de moi, mais alors d'une puissance infernale, et qui me prenait 10 minutes à la boîte aux lettres dès que je le croisais. Pour me parler de lui. Il ne connaît rien de ma vie, il m'a jamais demandé comment j'allais. Et tu sais, des personnes qui ne respectent même pas ton langage non verbal, tu es en train de partir, tu dis au revoir, tu es machin, tu es— mais non, il poursuit, tu vois. Et c'est des prises d'otage. Bah lui, par exemple, c'est une vraie anecdote, un jour pendant qu'il parlait, j'ai dit: je vous écoute pas, monsieur, quand vous me parlez le matin, je vous écoute pas et je vous écouterai plus. Et donc il continue à me parler, je fais: je sais pas si vous m'entendez là vraiment, mais je vous dis, je pars et je ne vous écouterai plus jamais. Et je suis parti. Comme ça, c'était une tension parce que j'avais l'impression d'être le salaud de l'histoire. Et j'ai pas été vulgaire, j'ai pas été méchant, j'ai pas été malpoli. Il est malpoli, lui, de pas m'écouter. Et il est vulgaire en plus de me voler mon temps, tu vois. Ça, c'est avec des illustres inconnus, c'est plus facile. Avec des personnes qui sont un peu moins inconnues, qui sont des amis ou des bons copains et qui vont te reprocher de t'achanger parce que tu leur consacres un peu moins de temps, il y a un truc que j'ai pas mis dans le livre, j'aurais pu mettre, c'est J'espère que j'ai changé quoi. Avec tout ce que j'apprends et tout ce que je réfléchis sur moi-même et tout ce que je remets en cause de qui je suis humainement, j'espère que j'évolue, que je change dans le bon sens du terme.